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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 23:25

DDK

 

 

Évocation A la maison de la culture de Tizi-Ouzou à partir d’aujourd’hui

Un hommage appuyé à Mouloud Mammeri

Par

A l’occasion de la commémoration du 23e anniversaire de la disparition du grand écrivain Mouloud Mammeri, le secteur de la culture de Tizi-ouzou marque l’événement avec un grand hommage qui lui sera dédié à partir d’aujourd’hui au niveau de la maison de la culture.

Au programme de l’hommage qui débute aujourd’hui et s’étalera jusqu’à mardi prochain, nombre d’activités culturelles. Ainsi, aujourd’hui, il est prévu un concours de dictée inter établissements, à l’initiative de l’Association des professeurs de Tamazight de la wilaya. Il aura lieu au niveau de l’Etablissement des œuvres sociales. Pour demain et comme c’est de coutume en ce genre d’événement, une exposition permanente de livres de Tamazight. Mais aussi d’autres documents à l’image des travaux de recherche effectués par le Centre national de recherche en anthropologie, préhistoire et histoire d’Alger. Avec la présence bien évidement de l’œuvre littéraire, d’articles de journaux et de photos de Mouloud Mammeri. Les étudiants de l’école régionale des beaux arts d’Azazga s’attèleront pour leur part, à des réalisations de portraits de l’artiste Mammeri. En parallèle, l’ouverture officielle aura lieu au niveau du petit théâtre. Gana Mammeri, parent du défunt poète apportera son témoignage. Avec le concours du secrétaire général du HCA et du chercheur au Centre national de recherche en anthropologie, préhistoire et histoire d’Alger, Bellil en l’occurrence. Des étudiants au niveau du département français de l’université de Tizi-ouzou, qui porte elle aussi le nom de Mouloud Mammeri, participera avec la lecture de textes extraits de l’œuvre littéraire de Dda Lmouloud. Suivi de la projection du film «La colline oubliée», une adaptation au cinéma du livre de même intitulé de Mouloud Mammeri. Mouloud Mammeri est né un certain 28 décembre 1917 à Taourirt Mimoun, un petit village de la Grande Kabylie coupé du monde extérieur et dont son père était l'Amin (maire). Il grandit en compagnie des sages dont il devint un admirateur fervent. Ses études primaires, secondaires et supérieures, il les effectuera tour à tour à son village natal, au Maroc puis à Alger et à Paris où il passe avec succès le concours de professorat de lettres classiques. Il connut l' exil (refuge au Maroc) pour échapper à la répression coloniale, fut tour à tour professeur de l' enseignement secondaire et supérieur, directeur du Centre de Recherches Anthropologiques, Préhistoriques et Ethnologiques du Musée du Bardo à Alger, premier président de l' Union des Ecrivains Algériens, écrivain et chercheur. Son œuvre littéraire compte entre autres, l’éternel «La colline oubliée», «Le sommeil du juste». En plus de pièces théâtrales dont «Le banquet» Le Foehn. Ainsi que des nouvelles et deux recueils de contes (Machaho et Telem Chaho). Mouloud Mammeri trouva la mort le 25 février 1989 au volant de sa voiture alors qu'il rentrait d'une conférence donnée au Maroc. Sa mort demeure à ce jour un mystère. Absurde, comme dans son essai «La mort absurde des Aztèques» pour certains, énigmatique pour d’autres, elle laissera tous le mondes perplexe. Mouloud Mammeri aura consacré toute sa vie au combat identitaire avec la plume et à la littérature et culture amazighes, ignorant même les dangers qui le guettaient. L’hommage consacré au pilier de la littérature amazighe en particulier et à la culture kabyle en général, prendra fin mardi. Un recueillement sur la tombe de Mouloud Mammeri aura lieu à Taourirt Mimoun.

T. Ch.

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 23:11

 

 

 

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 20:58

Mes commentaires sont en bleu

 

 

Les Algériens seraient amnésiques au point d'oublier que dans les années 90, l'Arabie Saoudite faisait la même chose et signait des chèques en blanc aux islamistes. Nous savons où cela avait mené : plus de 200 000 civils assassinés par ces hordes sanguinaires salafo-wahhabites (l'équivalent d'une guerre).

 

 

 

L'Expression

 

L'ÉMIR DU QATAR, CHEIKH HAMAD BIN KHALIFA, PARRAINE LES ISLAMISTES ALGÉRIENS

Cet homme ne nous veut-il que du bien?

Par
Un émir insatiableUn émir insatiable

Un émissaire qatari a approché, cette semaine, trois chefs de partis islamistes algériens en vue de financer leur campagne électorale pour les législatives.

Quand le 18 février dernier, la secrétaire générale du PT, Louisa Hanoune, a balancé le scoop, ce n'était pas uniquement pour meubler son discours. Elle a affirmé que des responsables de partis islamistes algériens se sont rendus, le mois de janvier dernier, au Qatar, pour quémander un soutien financier aux cheikhs de ce pays richissime.
Le premier de ces hommes a été le président du MSP, Bouguerra Soltani, qui a passé près de 20 jours dans cet émirat. Il s'est même permis le luxe de s'inviter sur le plateau de la chaîne Al Jazeera pour discourir sur l'Algérie et le «printemps arabe». Les faits viennent de se confirmer encore une fois. De sources fiables, on a appris qu'un émissaire qatari a approché, cette semaine, trois chefs de partis islamistes algériens en vue de financer leur campagne électorale à l'occasion des législatives prochaines. Si jusque-là, Cheikh Hamad bin Khalifa a eu de très bonnes relations avec l'Algérie, il est à se demander si cet émir ne nous veut que du bien. Quand il finance des partis islamistes algériens pour accaparer le pouvoir, cela s'appelle de l'ingérence. Nos sources précisent que les services de sécurité ont déjà à l'oeil ces partis en accointance avec le Qatar. Il serait même question d'exiger la traçabilité des finances que ces mêmes partis vont débourser dans le cadre de la campagne électorale pour les législatives. Le Qatar, qui fait figure de nain dans le Moyen-Orient, n'est pas à son premier soutien pour les partis islamistes sunnites, ni à sa première ingérence. Depuis le début du printemps arabe, il s'est donné un rôle d'acteur majeur dans la région au point d'agacer les autres monarchies du Golfe dont son voisin immédiat, l'Arabie Saoudite. Il a appuyé le parti Ennahda en Tunisie, offert sa médiation dans le conflit yéménite, déboursé une fortune et contribué militairement à renverser El Gueddafi et il est à la tête des Etats arabes pour isoler la Syrie. Au Moyen-Orient, une région politiquement statique, l'émir Cheikh Hamad bin Khalifa al-Thani, agé de 59 ans, est le plus actif, le plus bruyant. Cheikh Hamad bin Khalifa Al Thani, dépose son père en 1995 et accède au trône. Redoutable stratège, le monarque a su investir les créneaux qu'il faut. D'abord imposer l'image de marque du Qatar, débourser une fortune pour la politique étrangère et tisser des liens tous azimuts. L'émir a offert aux Etats-Unis d'établir une base militaire, El-Oudeid, le plus grand dépôt d'armes américaines à l'étranger. Le problème de la défense étant ainsi réglé, il passe à l'offensive et lance la chaîne propagandiste Al Jazeera. A elle seule, cette chaîne remplace toute la quincaillerie militaire et les colonnes de chars arabes inopérants. Autre arme de séduction massive: sa seconde épouse, la belle Cheikha Mozah, qui offre à l'opinion internationale une image séduisante du royaume. Cette stratégie marketing est l'une des plus réussies dans le monde. Si bien qu'aujourd'hui, le Qatar occupe toutes les agoras médiatiques. En une décennie, cet ergot sorti de la péninsule Arabique, est présent sur tous les fronts. Tous les chemins mènent à Doha. XIIe Jeux panarabes, le Congrès mondial sur le pétrole, le premier sommet du Forum des pays exportateurs de gaz, le Sommet mondial sur l'innovation en éducation, le 4e Forum de l'ONU sur l'alliance des civilisations. Ce sont autant d'événements qu'il a accueillis en 2011. Avec des revenus d'exportations autour de 100 milliards de dollars par an contre des importations inférieures à 30 milliards, l'argent coule à flots et booste les conquêtes extérieures de l'émir. En Europe, notamment en France, on s'affole. Le petit monstre de Doha menace de bouffer le monde. Des voix s'élèvent pour protester contre le fait que l'argent qatari fausse les règles du jeu économique. Il rafle tout. Il ne s'arrête pas à la conquête de l'organisation de la Coupe du Monde de 2022, il racheté le PSG. A tour de bras, il investit dans tous les secteurs et s'octroie la part du lion dans plusieurs multinationales. Avec son capital de 65 milliards d'euros, Qatar Investment Authority (QIA) est l'un des fonds souverains les plus importants du Golfe. Il détient des participations dans des firmes mondiales comme Veolia, Lagardère, Suez Environnement, Barclays, Volkswagen, Porsche, etc. Et la liste est loin d'être exhaustive. Ou s'arrêtera ce petit émirat? Il est insatiable et sa voracité ne peut être assouvie par l'outarde. Cet émir ne nous veut-il que du bien?

 

 

 

 Et que font les ''walis''  (équivalents des préfets coloniaux) de ces départements sinistrés ? Encore faudrait-il qu'il y ait un état ! Qu'attendre d'un beylik qui depuis 50 ans pratique l'apartheid et le bloccus économique contre la Kabylie ? Et cela ne se résume pas à la volonté d'un seul responsable, mais à celle de tout un système qui tire sa ''légitimité'' d'une guerre de libération qu'il n'avait pas mené (on se rappelle de cette armée des frontières de Boumedienne-Ben Bella-Bouteflika qui se cachait en Tunisie durant la guerre, et qui en 1962 avait fait un coup d'État contre le GPRA grâce au soutien de l'Egypte de Nasser). Ce système  se doit d'occulter la Kabylie, bastion de la résistance anti-coloniale pour qu'elle ne fasse pas de l'ombre aux faux résistants qui squatent le pouvoir depuis 50 ans !

 

 

L'APW DE TIZI OUZOU FERA LA DEMANDE À L'ÉTAT

«Il faut déclarer la région sinistrée»

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La région a beaucoup souffert des intempériesLa région a beaucoup souffert des intempéries

C'est la deuxième fois que l'APW de Tizi Ouzou tient une session extraordinaire. La première a eu lieu l'année dernière suite à la série de kidnappings qu'a connus la région.

«Nous allons demander à l'Etat de déclarer la région comme sinistrée et de prendre en charge tous les dégâts occasionnés par ces intempéries», a déclaré hier, en exclusivité à L'Expression, le président de l'APW de Tizi Ouzou, Mahfoud Belabbas. «Les élus auront aussi à discuter sur la manière de rattraper les cours pour les écoliers dans les établissements scolaires fermées durant les intempéries», a ajouté M.Belabbas. Il est question aussi, selon M.Belabbas, que «tous les maires à travers la wilaya établissent des bilans détaillés sur l'ensemble des dégâts survenus lors de cette période, de même qu'il va falloir situer les responsabilités». Des données, en effet, qui éclaireront les responsables concernés afin de trouver une meilleure démarche pour dédommager les dégâts et panser les blessures subis durant cette vague exceptionnelle de neige et de froid. Ces décisions seront prises lors d'une session extraordinaire, a précisé le président de l'APW. Depuis l'ouverture démocratique, c'est la deuxième fois que l'APW de Tizi Ouzou tient une session extraordinaire. La première a eu lieu l'année dernière suite à la série de kidnappings qu' a connus la région et cette fois-ci, elle traitera exclusivement des intempéries. Avant d'entamer cette session extraordinaire, les élus de Tizi Ouzou n'ont pas oublié de rendre hommage à l'élan de solidarité nationale manifesté envers les populations. Aussi, à l'initiative de l'APW de Tizi ouzou, une cérémonie a été organisée hier, au siège de la wilaya en l'honneur des conducteurs d'engins venus des autres wilayas du pays pour apporter leur aide dans le cadre de l'effort de déneigement consenti lors des fortes intempéries qui ont touché la région en début de ce mois. Ils étaient 66 chauffeurs, venus de 18 wilayas de l'Est pour prêter main forte aux localités enclavées par les neiges. Venus de Tipaza, Chlef, Oran, Mostaganem, Saïda, Tlemcen, etc, ces hommes ont affronté pendant 15 jours le drame blanc qui a isolé des populations entières, fragilisées par le manque de prévisions. Un des plus bel hommage leur a été rendu par tous les responsables locaux de la wilaya de Tizi Ouzou.
Dans son allocution, le président de l'APW, Belabbas Mahfoud, a «remercié tous ceux qui se sont mobilisés pour porter secours a cette population qui a vécu le martyre». Avec une reconnaissance extraordinaire et des plus émouvantes, M.Belabbas, a posé les mots les plus sincères dans le coeur de ces volontaires hommes venus bravant tous les risques afin de sauver la vie de leurs concitoyens. «Chaque acte, chaque geste de chaque personne mobilisée est un acte de bravoure. C'est par ce courage, ce dévouement et cette conscience que nous avons pu faire face», a clamé M.Belabbas dans une émotion qui dégèle les consciences. Lors de cette cérémonie, une collation offerte à la bravoure des 66 personnes et des cadeaux symboliques leur ont été offerts. Un moment fort en émotion et symbolique. C'est une leçon de solidarité et de reconnaissance qu'ont voulu marquer et graver, les élus de la wilaya de Tizi ouzou, dans la mémoire collective. Après l'hommage et la reconnaissance, les regards sont vite braqués sur les dégâts occasionnés par cette catastrophe. C'est ainsi que la décision de se réunir en session extraordinaire est annoncée. Elle aura lieu, selon M. Belabbas, au plus tard, en début de la semaine prochaine.

 

 

 

 

Bordj Ménaïl, Dellys, Laaziv, les Issers, Timezrit et Baghlia ne sont pas simplement meurties par le salafisme mais je dirais triplement meurtries. En effet, ces villes ont commis le crime d'appartenir à la Kabylie (objet d'un bloccus économique depuis 1962). Ensuite, elles ont été sinistrées par le séisme de Boumerdès et abandonnées sans aucune aide. Le salafisme y a trouvé un terreau favorable dans cette région pour une raison très simple : les populations de ces villes étant été humiliées en les ''arabêtisant'' dès 1962 et en leur substituant une autre idendité que la leur. Ils sont devenus des aliénés identitaires, et plus royalistes que le roi (plus arabes que les vrais arabes). Les spécialistes appellent ces gens là des néophytes ou des prosélites, donc des candidats privilégiés pour les salafo-wahhabites. C'est ce qui explique qu'à l'échelle de l'Algérie, le wilaya de Boumerdès est devenue le vivier des fanatiques islamistes. Sidi Ali Bounab est le ''Bora Bora'' algérien. Le même raisonnement s'applique également pour la wilaya de Jijel où la population  parlait kabyle en 1962, et aujourd'hui seules quelques enclaves parlent encore la langue vernaculaire. Elle est aussi un des fiefs de ces intégristes.

 

 

 

Bordj Ménaïel: une ville meurtrie par le salafisme

Une élève d'un lycée à Bordj-Menaiel, à 60 kilomètres à l'est d'Alger, n'a pas voulu accepter d'ôter son niqab (voile intégral) pour assister à ses cours, a-t-on appris mercredi auprès de responsables syndicaux.

Depuis une semaine la directrice du lycée technique Saïd Khoudi à Bordj Ménaïel, près de Boumerdès, s'est vue cofrontée à un probléme de nouveau genre: "Une élève refuse d'oter son voile pour accéder à la salle de classe", a déclaré le secrétaire général du Conseil des lycées d'Algérie (CLA) Achour Idir.

« Cette affaire a donné lieu à une enquête de la direction de l'éducation de Boumerdès qui a donné gain de cause à la directrice de l'établissement et l'élève a dû se dévoiler », a-t-il précisé.

« Cette élève n'a jamais été empêchée d'assister à ses cours au motif qu'elle portait le voile », a toutefois indiqué le secrétaire général de la direction de l'éducation de Boumerdes, Arezki Slimani

Selon lui, «la directrice a signalé à sa hiérarchie le cas de cette lycéenne qui l'a aussitôt informée que la loi algérienne n'interdisait pas le port du voile dans les établissements scolaires ». « Nous l'avons alors invitée à résoudre à l'amiable ce différend », a-t-il souligné.

«Les parents de l'élève se sont montrés compréhensifs et ont demandé à leur fille de se dévoiler le visage à l'intérieur du lycée pour des raison de sécurité », a précisé M. Slimani.

Cette affaire a soulevé l'ire de l'organisation salafiste des « enfants des mosquées » qui a réclamé le «licenciement de la directrice qui n'a pas peur d'Allah » dans une lettre adressée au ministère de l'Education.

Un de ses représentants, le cheikh Abdelfatah Ziraoui, a appelé le «peuple algérien musulman à soutenir cette élève opprimée et toutes les Algériennes qui pâtissent de leur attachement à la religion musulmane ».

L'Algérie connaît depuis deux décennies un regain de ferveur religieuse marqué notamment par l'adoption par les femmes du foulard, puis pour quelques unes du niqab.

Aucune loi ne régit le port du voile en Algérie, où l'islam est religion d'Etat. Toutefois, la police et l'armée notamment n'intègrent pas de femmes le portant.

 

 

DDK

 

 

 

 Franchement le ''timing'' n'est pas bon pour faire la fête ! La Kabylie panse encore ses blessures, grelotte encore de froid. La moitié de sa seule ressource (i.e. les oliviers) a été détruite par les intempéries. Nous viendrons tous si au moins la moitié de la recette servirait aux sinistrés, ou pour replanter les oliviers et les figuiers.

 

Entretien Avec Mohamed Allaoua

“Venez tous au Zénith !”

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Il revient à l’affiche de l’une des plus prestigieuses salles de spectacles parisiennes. ça sera le 21 avril au Zénith à 20 heures pour fêter ses dix ans de succès. Il en parle et révèle quelques surprises qu’il prévoit pour ses fans, mais aussi à son idole, alors qu’il était enfant. A découvrir dans l’entretien.

 

Les Américains sont aveuglés par les hydrocarbures et sont en train de refaire les mêmes bêtises qu'avec les baâthistes. Ils avaient appuyés Saddam Hussein et on avait vu la suite. Soutenir les islamistes après le 11 septembre est un non sens. Je ne crois pas que ça soit dans l'intérêt des Algériens, et ni des Américains à moyen terme, d'avoir des islamistes au pouvoir.

Sur invitation du ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci

Hillary Clinton ce samedi à Alger

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La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, effectuera, samedi prochain, une visite de travail en Algérie à l’invitation de son homologue algérien, Mourad Medelci, a indiqué hier le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères, Amar Belani.

Il s’agit de la première visite de Mme Clinton en Algérie, qui intervient après la visite à Washington du ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci, en janvier dernier. La dernière visite d’un chef de la diplomatie américaine en Algérie remonte à celle effectuée par Condoleezza Rice en septembre 2008. Selon le Département d’Etat américain, la venue de Clinton en Algerie intervient dans le cadre d’une tournée maghrébine qui mènera, également, la secrétaire d’Etat en Tunisie et au Maroc. En effet, avant d’atterrir à Alger, le chef de la diplomatie US devra prendre part, les 24 et 25 février en Tunisie, à la première réunion du groupe des « amis de la Syrie », pour ensuite se rendre au Maroc.
La visite de ce samedi est très attendue, surtout que les discussions du chef de la diplomatie américaine avec son homologue algérien porteront, essentiellement, sur des questions politiques en relation directe avec les réformes initiées par le Président Bouteflika et, bien sûr, les futures élections législatives. C’est du moins ce que soutient le porte parole du Ministère des Affaires étrangères dans sa déclaration. « Les entretiens qu’aura Mme Clinton, à l’occasion de son séjour en Algérie, porteront sur la consolidation des relations bilatérales multiformes qui lient les deux pays et sur le train des réformes politiques profondes, en cours dans notre pays », a précisé M. Belani dans une déclaration reprise hier par l’APS. Les autres sujets qui seront abordés, lors de cette visite de Clinton en Algérie, porteront sur « certaines questions de l’actualité régionale et internationale d’intérêt commun, telles que la conjoncture qui prévaut dans certaines parties du monde arabe, la relance de l’intégration régionale au Maghreb, la situation sécuritaire au Sahel et la lutte internationale contre le terrorisme et ses connexions”, a-t-il ajouté. Pour sa part, le communiqué du département d’Etat américain, rendu public mardi soir à Washington, a annoncé qu’Hillary Clinton s’entretiendra également avec le président Bouteflika sur « la situation interne, la préparation des élections législatives du 10 mai et les défis auxquels fait face la région ». Cette visite du chef de la diplomatie américaine, qui intervient dans une conjoncture marquée par les révolutions qui ont touché plusieurs pays arabes, pourrait constituer, selon de nombreux observateurs, l’occasion de connaître la position américaine sur les réformes politiques engagées par le Président Bouteflika. Une position qui semble très favorable, surtout lorsqu’on rappelle que l’Algérie acceptera, pour la première fois, la présence sur son territoire d’observateurs de deux ONG américaines, la Fondation Carter et le National Democratic Institute (NDI), pour surveiller le déroulement des élections législatives du 10 mai. «La nouveauté sera la présence d’observateurs internationaux de l’UE, de la Ligue arabe, mais également d’ONG internationales comme le NDI et la Fondation Carter», a déclaré, mardi à Reuters, le ministre de l’Intérieur, Daho Ould Kabila.

 

 

El Watan

 

Il était temps de remettre les pendules à l'heure ! Après la publication des ''Confessions'' de Fathi Dhib (ancien chef des services secrets de Nasser en Afrique du Nord) publié chez l'harmattan en 1975 et qui est passé inaperçu, cet ouvrage sur Abane va contribuer à clouer le bec aux comploteurs et hommes de Fathi Dhib.

 

Le livre "Ben Bella – Kafi – Bennabi contre Abane" sort le 25 février : Un ouvrage « coup de poing »

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le 22.02.12 |

Pour répondre aux «attaques» de Ben Bella, Ali kafi et Malek Bennabi, le proche parent de Abane Ramdane, l’auteur et universitaire, Belaïd Abane, a commis un ouvrage justement intitulé Ben Bella-Kafi-Benabi contre Abane : les raisons occultes de la haine qui sortira le samedi 25 février 2012 chez les éditions KOUKOU.

Belaïd Abane est un proche parent de ABane Ramdane, diplômé de Sciences politiques, ancien professeur des universités en médecine, ayant consacré l’essentiel de sa carrière universitaire aux CHU d’Alger et depuis la fin des années 90, vivant en France, il exerce et enseigne dans un hôpital parisien de l’APHP.

Il vient de publier un ouvrage intitulé "Ben Bella-Kafi-Benabi contre Abane : les raisons occultes de la haine" qui sera disponible dans les librairie, le samedi 25 février 2012. Ce livre est une réponse « posthume » aux « attaques » de Ben Bella, Ali Kafi et Malek Bennabi contre ABane Ramdane.

L’auteur répond aux détracteurs du défunt, sans haine, mais sans concessions. Témoignages inédits et documents à l’appui, il révèle les dessous des agressions récurrentes qui poursuivent l’homme de la Soummam jusque dans sa tombe. La 4e de couverture est intitulée : « On ne crache pas impunément dans le bleu du ciel !».

K. Smail

 

Ratissage à Béni Amrane : cinq autres terroristes abattus

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le 22.02.12 |

Cinq autres éléments de l’ex-GSPC ont été abattus hier après les trois terroristes éliminés dimanche sur les hauteurs de Beni Amrane, à 20 km au sud de Boumerdès, a-t-on appris de sources locales.

Cette offensive porte à neuf le nombre de terroristes mis hors d’état de nuire par les forces de l’ANP depuis le début, il y a quelques jours, de l’opération de ratissage dans les maquis avoisinant les villages de Beni Khelifa et Tiza. L’on parle également de la récupération d’un important lot d’armes et de la destruction de deux casemates au lieudit Souhana, au sud de Ammal. Les bombardements se sont poursuivis hier encore dans plusieurs endroits suspectés de servir de lieu de refuge aux membres de la katibat El Arkam. Les massifs boisés, s’étendant jusqu’aux frontières de la wilaya de Bouira au sud, sont systématiquement quadrillés par l’armée qui guette le moindre mouvement suspect pour passer à l’action, nous dira un habitant de la région.

Ce reploiement militaire a été enclenché, selon nos sources, sur la base d’informations faisant état de l’organisation d’un important regroupement des éléments de Droukdel dans cette zone montagneuse. Cette opération est la plus importante du genre après celle qui avait eu lieu dans les maquis de Chouicha (Zemmouri) fin octobre 2011 et qui s’est soldée par la neutralisation de 13 terroristes.
Nos sources indiquent, par ailleurs, que les cadavres des terroristes éliminés, lundi dernier, ont été acheminés vers la morgue de l’hôpital de Thénia où ils sont en cours d’identification.
Notons enfin que pas moins de six autres éléments de l’ex-GSPC avaient été éliminés dans différentes localités de la région depuis le début de l’année en cours.




Ramdane Koubabi
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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 22:47

El Watan

 

Journée internationale de la langue maternelle: Le syndrome du flou linguistique algérien

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le 21.02.12 | 15h18

Le 21 février coïncide avec la journée internationale de la langue maternelle. La journée est célébrée depuis maintenant douze ans à travers le monde et cette 13e édition est consacrée au "multilinguisme pour l'éducation inclusive".

En Algérie, Si elles sont importantes pour l'identité de l'individu, les langues maternelles sont ignorées, voire dévalorisées.

L’usage même des langues maternelles dans les institutions de l’Etat est banni. Les gouvernements ne fait rien pour les sauvegarder ou pour les promouvoir, il ne les protège pas.

L’école algérienne a toujours ignoré l’enseignement des langues maternelles, plus proches de l’aspect affectif, émotionnel et identitaire des interlocuteurs.

Et pourtant permettre aux populations d'apprendre, dès le plus jeune âge, dans leur langue maternelle puis dans d'autres langues, nationale, officielle ou autre, c'est promouvoir l'égalité et banir l'exclusion sociale.

Une thèse que soutiennent d’ailleurs les psycholinguistes et les spécialistes depuis maintenant plusieurs années en affirmant que l’apprentissage des langues maternelles dès la première année de la scolarisation permet une meilleure capacité de compréhension et d’apprentissage pour les apprenants (voir entretien)


De la complexité au complexe linguistique
La langue maternelle de beaucoup d’algériens varie selon la région ou l’origine de la famille où on est nés. La langue amazighe avec ses variantes, l’arabe algérien qui est un mélange de français, d’arabe et de kabyle avec toutes ses variantes régionales et enfin le français
avec ses accents, ses néologismes et surtout les « malformations » que les interlocuteurs algériens opèrent à loisirs sur cette langue.

En Algérie quand on atteint un certain degré intellectuel dans la discussion, on utilise le français ou l’arabe classique ou encore le kabyle davantage présent dans notre quotidien que les autres variantes de tamazight. Les interlocuteurs algériens peinent souvent à s’imposer linguistiquement surtout les jeunes scolarisés.

Fouad, jeune fonctionnaire, nous explique comment il appréhende la réalité linguistique en Algérie :

« J’ai fait mes études en arabe classique mais je ne maîtrise pas l’arabe !»



Notre réalité linguistique a même fait réagir des intellectuels et humoristes à travers les temps :

  • Kateb Yacine disait à ce propos : « On croirait aujourd'hui, en Algérie et dans le monde, que les Algériens parlent l'arabe. Moi-même, je le croyais, jusqu'au jour où je me suis perdu en Kabylie. Pour retrouver mon chemin, je me suis adressé à un paysan sur la route. Je lui ai parlé en arabe. Il m'a répondu en tamazight. Impossible de se comprendre. Ce dialogue de sourds m'a donné à réfléchir. Je me suis demandé si le paysan kabyle aurait dû parler arabe, ou si, au contraire, j'aurais dû parler tamazight, la première langue du pays depuis les temps préhistoriques... »


«Comment voulez-vous qu’on construise un pays ensemble…si on est même pas synchros ? »

  • Fellag, le grand humoriste algérien a lui aussi traité la langue maternelle tout en mettant en scène un policier qui réprime. Il somme les révoltés «d’avoir mal » en langue arabe quand il les bastonne. Il ne s’agit pas d’un mot mais d’une interjection : le « aïe » dont l’intonation diffère d’une langue à une autre, il fallait le dire en arabe. L’humoriste y dépeint d’une façon subtile la répression dont est victime les langues maternelles en Algérie, notamment le kabyle.


Amira, étudiante en sciences juridiques, nous explique tant bien son rapport aux langues et surtout le pêle-mêle linguistique où baignent les algériens :

«Un Arabe incorrecte avec du français cassé… ! »

Ainsi, peut-on dire que nous souffrons en Algérie d’une forme d’aliénation linguistique ou au contraire nous avons une richesse linguistique inestimable qu’il est enfin temps de valoriser?

Le poète et médecin français du siècle dernier, Georges Duhamel en l’occurrence dira à propos de la langue maternelle ceci : « On demande volontiers au polyglotte : «En quelle langue pensez-vous ?» Je lui pose plutôt cette question : «En quelle langue souffrez-vous ?». Celle-là, c'est la vraie, la maternelle.

Pourquoi le 21 février ?

 

La date du 21 février a été choisie par l’UNESCO en 1999, en hommage aux étudiants tués le 21 février 1952, par la police à Dhaka (aujourd'hui la capitale du Bangladesh) alors qu'ils manifestaient pour que leur langue maternelle, le bengali, soit déclarée deuxième
langue officielle du Pakistan oriental et qui est devenu le Bangladesh après la guerre de libération. Cette journée a été proclamée afin de promouvoir la diversité linguistique et culturelle ainsi que le multilinguisme.

 

Hamida Mechaï
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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 22:19

 

 

RadarLundi, 20 Février 2012 10:00

La volte-face du printemps du Jasmin

Une police des mœurs en Tunisie !

Par : Rubrique Radar

Après le printemps du Jasmin, les Tunisiens doivent lutter pour préserver leurs acquis sociaux des années de la dictature ! Ils redoutent qu’“un comité de prévention du vice” ne vienne mettre en danger leurs libertés mais les animateurs de ce groupe affirment qu'ils ne s'en tiendront qu’“à confirmer l'identité islamique de la Tunisie”. Ce mouvement, qui prône le salafisme dans sa version wahhabite, prend de la pâte depuis qu’il s’affronte aux présidents d’université pour que ceux-ci tolèrent le port du niqab dans les franchises universitaires. Leurs manifestations musclées aux abords des campus sont révélatrices des tensions croissantes au sein de la société tunisienne, donnée pourtant comme sécularisée. Des barbus frappant à coups de bâton ceux qu'ils perçoivent comme différents de leur secte, terrifiant femmes et jeunes, voilà ce que redoutent les femmes et la société civile moderniste, si le pouvoir coalisé derrière Ennahda devait institutionnaliser cette police des mœurs exigée par ce comité.

 

neon20-02-2012 12:00

 

il est très clair que le salafisme du Moyen Orient a disséminé ses tentacules ces dernières années en déhors de la péninsule arabique. Son plus remarquable succès se situe en Egypte, le pays le plus peuplé de la région où le religieux a conquis un tout grand terrain - le niqab s'y est particulièremen t bien développé et une part importante des Egyptiennes le porte aujourd'hui, mieux encore c'est parmi les jeunes qu'il a le plus grand succès et il est omniprésent dans les écoles, ce qui est un garant de sa propension. Les salafistes tunisiens ont bien compris tout le bénéfice à tirer de cette expérience et oeuvrent remarquablement à introduire le niqab dans les écoles, ce au nom de la liberté individuelle - la passivité de Ennhada constitue plus qu'une simple complicité et permettra à terme au niqab de prospérer et d'amener les Tunisiennes à le porter de plus en plus nombreuses. Dans le contexte actuel - il est de plus en plus difficile aux démocrates d'y faire face

 

 

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source: Jijelinfo

Le voile traditionnel de la femme algérienne en voie de disparition.

Portrait de MedSouilah

 

ALGER - Symbole de pudeur et de décence, "Hayek Lemrama" le voile traditionnel qui a longtemps caractérisé la femme algérienne aussi bien à Alger
que dans les villes de l’ouest du pays pour en devenir l’attribut, semble s’incliner devant "Le Hidjab". Sensible aux mutations opérées dans la société à la lumière de la succession des générations, la femme algérienne a fini par échangée son habit traditionnel contre le hidjab, le réservant uniquement aux occasions.


Effectivement, la valeur intrinsèque de ce legs ancestral demeure incontestable lorsqu’il s’agit de fêtes de mariage, car la mariée doit en être vêtue avant de quitter le domicile familial.

Bien qu’il soit quasiment rare de nos jours de croiser une femme vêtue du Hayek en sillonnant les artères de la capitale, il n’en demeure pas moins qu’il reste toujours présent sur les étalages des commerces réservés aux trousseaux de mariée.

"Il existe deux sortes de Hayek, Hayek Lemrama propre à Alger et El Acheachi propre à Tlemcen" a précisé un grand commerçant à la rue Ahmed Bouzerina ex rue de "la Lyre" à Alger, soulignant que "Hayek Lemrema est généralement fait à base d’un tissu blanchâtre de pure soie ou de soie mélangée avec des touffes de laine".

"Cette tenue enracinée dans les traditions et les coutumes algéroises entre autres régions du pays, donnait une image vivante de la femme algérienne" qui a inspiré beaucoup de poète, a-t-il ajouté. "Cependant la majorité de nos grands-mères restent attachées à ce vêtement qu’elles cachent soigneusement dans leurs armoires pour l’offrir à leurs petites filles le jour de leur mariage", ont indiqué certains commerçants, ajoutant que "plusieurs familles conservatrices continuent de l’exiger dans la dote de la mariée".

"Le prix du haïk de bonne qualité, importé généralement de Tunisie, est de 7500 DA. Pour savoir si le haïk est réellement de premier choix, il suffit de prendre un fil de son tissu et de le brûler. Si l’on sent une certaine odeur qui ressemble à celle de "Bouzelouf", alors c’est un haïk authentique", a confié Sid Ali, un jeune vendeur dans un magasin. "Le Haïk a disparu. On ne le voit plus dans les villes et villages.

Au milieu des années 80, avant l’invasion du Djilbab et de la mode importée, les femmes portaient le haïk avant de sortir, on n’en voyait, pour certaines, qu’un seul oeil qui paraissait à travers une toute petite ouverture ronde qu’on appelle +Laouina+", dira Siham, fonctionnaire dans une entreprise privée.

Hadja Zoubida, est parmi les rares femmes qui portent encore le haïk. Cette native de la Casbah qui n’a jamais quitté son grand voile blanc, déplore avec amertume la disparition de cet habit traditionnel des rues d’Alger. "Nous étions très fières à l’idée d’acheter un nouveau haïk. Le prix à cette époque, était entre 1000 et 2000 DA", a indiqué Houria, 52 ans, en se remémorant les années 60 et 70. Sa mère qui l’accompagnait, a évoqué le haïk au temps du colonialisme français lorsque les moudjahidine se couvraient avec pour fuir le contrôle des soldats francais et pour faire passer les armes.

Où est passé la M’laya constantinoise ?

La M’laya constantinoise a connu le même sort que le haïk algérois. Ce voile a lui aussi disparu de la majorité des régions de l’est du pays pour céder la place au hidjab. Les premières à avoir porté la M’laya sont les constantinoises pour exprimer leur deuil suite à la mort de Salah Bey en 1792. Elles furent suivies des sétifiennes.

Après les massacres du 8 mai 1945, le voile se répandit dans les régions avoisinantes comme Souk Ahras, Jijel, Annaba, Skikda et Batna, en signe de tristesse suite à ces évènements.

La M’laya se porte suivant une technique spéciale que seules les constantinoises maîtrisent. A noter qu’un petit voile en dentelle qu’on surnomme "Laadjar" est porté par les femmes de la ville du vieux rocher pour cacher leur visage. Le voile constantinois, désormais absent des rues de la ville, ne fera ses rares apparitions que dans les funérailles, une occasion qui lui va bien d’ailleurs.

aps


 

 

medsouilah@jijel.info

Commentaires

Le hayek (qui signifie tissage) est typiquement maghrébin donc aussi algérien tout comme la Mlaya!

la légende (non écrite à son époque) mais largement rapportée oralement fait remontée la mlaya à l'assassinat par étranglement de Salah Bey (bey de Constantine) par le Dey d'Alger (Hussein Dey)!

En tout les voiles des femmes algériennes sont plus beaux, plus élégants que ceux (Hijab, Jilbab, Nikab, Tchador) importés du moyen orient rétrograde!

Le haik et la mlaya algériens et maghrébins sont le symbole d'une culture tandis que que hijab, jilbab et autres sont le symbole de la soumission! Enfin, contrairement à ce qu'affirme un internaute sur JI, beaucoup d'étrangers savent faire la différence entre Hayek et Mlaya d'une part et Hijab, Niqab, Tchador, Jilbab d'autres part! Encore plus, il savent en distinguer la symbolique purement culturel de celle religieuse et militante! Regardez, plus bas l'affichette!!

E

 

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 22:07

 

 

Paru chez Berti Éditions

L’encyclopédie des Berbères célèbres

Par : Rubrique Radar

De Jugurtha à Ibn Toumert, de Massinissa à Bologhine Ibn Ziri, de Yaghmoracen à Ibn Batouta, de Tarek Ibn Ziyad à Lalla Fadhma n’Soumer… les éditions Berti viennent de publier sous la plume de Mohand-Akli Haddadou une encyclopédie des personnalités berbères les plus connues à travers l’histoire depuis l’Antiquité à nos jours.
Les Berbères célèbres, tel est l’intitulé de cet ouvrage de 230 pages qui recense, certes de manière pas tout à fait exhaustive, souverains, guerriers, savants, hommes de lettres, saints mystiques, martyrs et héros de la liberté qui ont marqué l’histoire.

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 21:56

 

El Watan

 

Wilaya de Tizi Ouzou : Détresse à Sidi Ali Bounab

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le 20.02.12 | 01h00

 Le développement n’est pas arrivé dans la localité.

zoom | © El Watan
Le développement n’est pas arrivé dans la...

Les villageois de Sidi Ali Bounab ont manifesté leur colère dès les premiers jours de la tempête de neige.

Les 11 villages et hameaux accolés au flanc nord de Sidi Ali Bounab, dans la commune de Tadmaït, à 18 km à l’ouest du chef-lieu de wilaya, ont souffert le martyre durant la tempête de neige de février courant. Les villageois ont dû recourir au blocage de la route, dès les premiers jours des intempéries, pour crier leur détresse. La dégradation des conditions atmosphériques a été ressentie durement dans cette contrée culminant à environ 500 mètres d’altitude. Ces intempéries ont dévoilé toute la misère dans laquelle la population se sent abandonnée de la part des pouvoirs publics.

«C’est dans la douleur et leur ressentiment contre cet abandon» que les villageois de la contrée ont recouru, en pleine tempête de neige, à la protestation de rue, allant jusqu’à bloquer, sur les deux sens, au niveau du quartier Mouldiouane (Draâ Ben Khedda), la RN 12 reliant Tizi Ouzou à Alger, en causant d’énormes désagréments aux milliers d’usagers de ce tronçon autoroutier, carrefour de liaison aussi pour Tadmaït, Sidi Namane et Draâ Ben Khedda.

Ces villages, qui ne sont pas raccordés au réseau du gaz naturel, ont vécu ces derniers jours des moments très difficiles dus au manque du gaz butane et à l’absence d’eau potable. Les villages de Sidi Ali Bounab «souffrent encore de la non concrétisation des promesses, depuis des années, des autorités, notamment de ceux que nous appelions nos élus, qui ne réapparaissent plus, sitôt que nos voix leurs sont acquises», affirment les représentants de ces villages.

Hormis un revêtement en bitume d’une route allant d’Ighil Azuggagh (Draâ Ben Khedda) et traversant les villages At Khercha, At Saâda, Ihidoussene… pour aboutir vers Timezrit (Boumerdes), la région de Sidi Ali Bounab souffre aussi de l’état aléatoire de son alimentation en eau potable (AEP). «Il nous arrive de rester 20 jours sans eau, notamment en été, à cause de fréquents vols de pompes au niveau des forages alimentant nos villages, en plus des éclatements répétés des tuyauteries, vétustes, car placées après avoir rouillé à l’air libre pendant une décennie», dénoncent nos interlocuteurs. Selon eux, cet ensemble de villages n’a aucune couverture sanitaire.

De surcroît, expliquent-ils, un villageois d’Aït Khercha, habitant Draâ Ben Khedda, avait fait don d’un terrain, situé en bordure de route et au cœur du village, pour servir, suivant son souhait, comme assiette d’implantation d’une polyclinique ou d’un lycée, impératifs pour la région. Mais, en fin de compte, l’on y a érigé un autre édifice. Ces représentants de villages énumèrent en outre l’absence, en leurs localités, de routes, de pistes, de l’éclairage public, de l’assainissement, d’aires de jeu, de maison de jeunes, du téléphone fixe, de la non résorption de beaucoup de cas d’habitats précaires, etc.

«Comment pourrait résister un villageois, notamment le jeune, à vivre sur les terres de ses parents, lorsqu’il n’a pas même le minimum de condition d’une vie, disons juste normale, pour ne pas dire décente, alors qu’il sait qu’ailleurs l’on recourt spontanément à des actions de protestation pour une simple panne d’électricité, de l’AEP, de téléphone, et j’en passe?» s’interrogent nos interlocuteurs, pensant en outre à l’insuffisance d’établissements scolaires dans cette région où des écoliers font plusieurs kilomètres à pied pour rejoindre les salles de classe.

Salah Yermèche
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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 02:13

DDK

 

Tubiret : Tura tesɛa tasdawit !

Par

 

Taggara n yimalas yezrin, tekseb Tubiret s wudem unṣib tasdawit. Ɣas akken seg useggas n 2001 i tebda leqraya taɛlayant deg-s, maca ur tettuṣennef ara s yisem n tesdawit: timehla yellan deg-s d tid icudden ɣer tesdawit n Boumerdès. d ayen i d-yesdukklen ilmend n waya aṭas n yimḍebbren n twilayt gar-asen lwali Ali Bouguerra.Qef leḥsab n yimeslayen n yimḍebber amezwaru n tesdawit-a, M.Abadlia, “aya yusa-d s lxedma yeṣfan n yiɛeggalen n tesdawit Akli Mohand Oulhadj. Asnerni-agi d win ara yettekkin deg yisenfaren n unegmu i yessedduy ass-a yimḍebber amenzu n twilayt.
seg tama-s, Mass Ali Bouguerra ibeggen-d lferḥ-is deg uqeddim i texdem tesdawit n tubiret, maca yenna-d dakken mazal aṭas n lxedma i aɣ-yettrajun. ɣef waya, iwakken ad nessiweḍ ɣer lebɣi-nneɣ, 45 n yihikṭaren i d-nessewjed i lebni n ara yawin 9000 n yimukan n leqraya, snat n tnezduɣin d usnerni n lḥirfat. akken kan i tekfa tmeɣra-agi, yella-d yiwen n lufaq gar tesdawit d l’OPGI i lebni n 100 n tnezduɣin i yiselmaden n tesdawit-a s ṣṣenf “LSP”. Am wakken daɣ i d-tella tikci n warrazen i kra n yiselmaden.

 

 

 

 

Skud llan yirgazen

Par

 

Iqqers-d yigenni ɣef tmurt, ɣlin-d yideflawen d izumal. Maca tikkelt-a, cbaḥa n uɣebbar amelal tewwi cbiha n lekfen. Yezdew lxuf, aṣemmiḍ, lweḥc akked wurrif ɣef yiɣerban n leḥwari yeqlen d tadla i tegrest ur necbi tiyaḍ. Ɣef tudrin, teqfel fell-asent ticerket, imezdaɣ ufan iman-nsen weqɛen deg yir tallit. Sebba n waya ? D astehzi ( yekkan akkin i lmuḥal) n wid teɛna tamsalt n uḥareb ɣef laman n yimdanen si tama, akked yir udem n tmeddurt ttidiren imesdurar yettun leɛwayed n zik, imi rran lɛewl di temɛict –nsen ɣer wallalen imaynuten ( trisiti, lgaz, aman n tsebbalt…) di tmurt yesseftin atrar akked « wac ɛendi fih » ! Deg imir yufa uhdum abrid yebrareḥ, yenna i medden mreḥba s yis-si !
Tudrin –nneɣ, deg tuget n yimdanen ttun tasudest n tmeddurt i d aɣ-d- ǧǧan lejdud ufan iman-nsen mebɣir amḥaddi imi, ufrinen( les élus) ɣer tɣiwanin, xas akken srabes n tignawt fkan-d ulɣu n lḥers di lawan, werǧin llan-as di lmendad imi qlil-it tɣiwanin i d- yesbedden agraw n cedda( cellule de crise) akken ad qazmen taswiɛt. Si ljiha nniḍen , tidukliwin iqedcen deg unnar, amur ameqran n yiɛeggalen-nsent, jlan neɣ lhan deg usbeddi n yikabaren ara ikecmen tifranin ara d- yilin deg waggur n Maggu i d-iteddun. Deg wannect-a, ḍefren aneɣlaf n daxel i d- yettaznen imazanen i uttiki deg tefranin -agi ɣer tilufun amteddu n medden deg lawan deg tugett deg-sen dermen ddew teẓayt n udfel isebken adif deg yiɣsen-nsen. Maca aya ur yeswhem ara di tmurt deg ula d berziden id yemeslayen srid di la télévision i yibermaniyen ( citoyen) ur d yenni ula d awal ɣef cedda iḥuzen tudrin akked lɛrac di tmurt-nneɣ.
Ayen i d-yesmenɛen taswiɛt d tasiwin n yergazen akked d lxalat ur n cuḥ s lemɛawna akken ad snefsusin cwit n teɛkemt ɣef wid meḍruren. Wa s wallalen yeṣɛa akken ad llin iberden wa d tagula akken ad qewten imeɣben tḥuza taluft. Adfel i d-yewten ɣef tmurt( xas ma yeglad s tixaṣarin) yesneɛted yiwet n tamsirt : mebɣir taddukli n yiɣalen, mebɣir tuɣalin ɣer lsas i d-ǧǧen lejdud , teswiɛt mazal aɣ tekelax, imi ass-a iban belli allalen n dewla xas me leḥqend werǧin ṣsawḍen di lawan. Am akken qqaren s trumit : « i kra n tɣawsiwin tikwal lhem yelha » ! Dɣa nekni me nelmed tamisrt –a , nezmer ad nnini ayen drent tudrin-nneɣ yelha-yanneɣ amer yiwwas werǧin aɣ yeseɛreq lewhi umaynut.

 

 

 

Tiseḍsa n wedfel

Par

 

 

Akken i t-ncedha i nennecham seg-s makka tḍul tirz-as fell-aɣ, iɛeṭṭel almi messus, zik irezzu-d fell-aɣ am inebgi-nni n yiwen wass, d afessas, nessedmaɛ yis-s tamuɣli, neqqar-as nwala-t xersum yiwen wass, tikelt-a nerja-t ad iruḥ, yewwet nneḥ amzun akken yettu belli d inebgi i yella, yuɣal d amessas am waman-nni i d-itekken ddaw ṭṭjur n uṣefṣaf, tissit ad ten-tesweḍ, fad ur itekkes, i terriḍ ar daxel ay ul! Wissen ilemẓi-nni n Micli i tečča Tizi n wedfel ma ad naru isem-is s wedfel am wakken nura isem imeɣrasen n tefsut taberkant s idammen? Wissen tazeqqa-nni nnsen n waddal ma ad as-nales lebni, ad twennaɣ, ur tettrab deg yiwen wass? Wissen arrac n C.E.M. n Ugusim deg Yillulen n Umalu ma ad ten-id-tqabel Tizi n umenṭar si llakul ɣer wayeḍ makka irab llakul-nnsen? Ma tella kra n leqraya is en-d-yeqqimen? Wissen arrac n llakul ma yella kra ara d-ṭṭfen makka ara uɣalen ɣer leqraya, yak dayen ttun aqrab-nni yerẓan tuyat-nnsen xas ulamma beddlen-t s tbutayin n lgaz d tcekkarin n wewren? Ttun kullec, mmektan-d tiyita d turart s tkurin, mmektan-d taduyt n txeftin i yefrax terẓa Tizi n wedfel, mmektan-d aseḥmu s yirrij n tmes, tafat n tcemmaɛt i win i d-tṣaḥ, rriḥa n lgaz imi ara yessew turin, mmektan-d tuga, tafunast n igujilen i rehnen tenza. Tizi n wedfel,” rrwaḥ truḥ, yyaw meqqar ad necḍaḥ” akken i tt-xedmen imezdaɣ n taddart n At Waɛban, tečča-ten Tizi, kkren xedmen tiwizi, wwin-d ak ayen i ten-ixuṣṣen, kksen-as adfel i bracma, rran-tt i ccna d ccḍaḥ, yak rrwaḥ truḥ a Zeddek Mulud, anef-asen meqqar ad ceḍḥen! I umeznaz-nni n uyefki ,deg Yillulen, yerran iman-is yeḥrec, yenwa deg yiwen wass ad yerbeḥ ma ismed-d adrim a teḥraymit, ma yezzenz tacekkart n uyefki s 30da neɣ s 35da, neɣ wid-nni yezzenzen lbaṭaṭa s 75da, d tidet tuɛar temɛict di Lezzayer tamannaɣt, dinna iban, xeddmen tettali ṭṭlaba, i wedrar, ɛni akka kan ara tdum? Akka kan ara tettemlil lqaɛa d igenni? Tizi ad tɛeddi, attaya tayeḍ yugaren tagi, awi-d ukan ad as-naf ixef-is, ma nellez, ma necɛef, ass-nni ad d-tezzi ssaɛa, mulac “ur yeɛqil ḥedd axṣim-is”, gar-aneɣ kan ara tettezzi, yis-naɣ kan ara trab akken tt-nbennu, wa ad tt-yadi, wayeḍ ad tt-iqareɛ ma yella wacu ara teṭṭef tqellaɛt-nni. Kul tikelt win ara ɣ-yerzen. Tizi n wedfel am tefsut tamellalt, tira-s s rruḥ, s tikti, s yiles, s tsusmi, s tilla, s tnekra, s facebook. Tir-as ad d-tini kra, s imesdurar n Tizi n wass-a.

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 19:34

TSA

 

Louisa Hanoune soupçonne le Qatar de financer des partis algériens

 

 

La porte‑parole du parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, soupçonne le Qatar de financer des partis islamistes en Algérie. « Le Qatar a financé la campagne électorale en Tunisie et est devenu un instrument de guerre entre les mains de l'administration américaine », a déclaré Mme Hanoune ce dimanche 19 février au terme du Plénum des cadres de son parti dont les travaux ont duré trois jours. « C’est quoi son rôle lors des prochaines législatives ? », s’est‑elle interrogée. Elle s’est également demandé quelles sont les « raisons qui ont poussé trois partis politiques islamiques, dont un parti en cours de constitution, à se rendre au Qatar », selon des propos repris par l’APS.

Louisa Hanoune considère que le gouvernement doit imposer un contrôle rigoureux sur le financement des prochaines élections législatives « afin qu'il ne se fasse pas par des parties étrangères ».

 

 

Dilem du 19 Février 2012

 

 

 

 

 

 

 

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 19:31

El Watan

 

Hocine Malti : «La corruption a pris des formes nouvelles»

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le 19.02.12 | 01h00

Hocine Malti

zoom | © D. R.

Corruption endémique, mauvaise gestion, loi sur les hydrocarbures, affaire dite de «Gassi Touil», domaine minier, etc. Hocine Malti, un des fondateurs de Sonatrach, dont il a été vice-président de 1972 à 1975, ausculte ce «grand corps malade». Aujourd’hui consultant pétrolier, l’auteur du livre Histoire secrète du pétrole algérien, administre son ordonnance.

-Sonatrach veut se défaire de l’image détestable d’entreprise minée par la corruption dont elle a hérité ces dernières années. Le ministre de l’Energie a parlé récemment de la nécessité de renforcer le contrôle interne dans le mode de gestion. Est-ce suffisant pour enrayer cette plaie ?

Les sommes brassées par l’industrie pétrolière sont si importantes qu’elles attirent fatalement des convoitises, ce qui explique, en partie, que la corruption ait existé de tout temps à la Sonatrach. Celle-ci s’est développée à partir du moment où les hauts responsables politiques ont découvert la puissance que pouvait leur conférer le contrôle des richesses en hydrocarbures du pays. Car, pour eux, l’enjeu a toujours été, non seulement l’enrichissement personnel et celui du clan auquel ils appartiennent, mais aussi le renforcement de leur pouvoir au travers de l’accaparement de la plus grande part possible de la rente pétrolière. Avec l’argent du pétrole, on peut acheter les consciences d’électeurs potentiels, le soutien de cercles de pouvoir influents dans le pays et à l’étranger, tout comme on peut acheter le silence des grandes démocraties sur les dérives du régime.

C’est pourquoi tous les pouvoirs qui se sont relayés depuis l’indépendance ont fait en sorte que le secteur pétrolier ne relève que d’un cercle très restreint qu’ils contrôlent et qu’une opacité totale y règne. Jusqu’au début des années 1980, seuls le président de la République et son ministre de l’Energie avaient droit de regard sur les affaires du secteur : la corruption était donc confinée dans le cercle étroit de l’entourage présidentiel. Le délitement progressif du pouvoir du Président et son transfert vers d’autres membres du sérail auquel on a assisté depuis a vu la corruption se propager au-delà de ce premier noyau et atteindre d’autres milieux qui gravitent dans l’orbite présidentielle : se sont invités au «festin», l’entourage familial du Président, des conseillers de l’ombre, des hauts responsables civils et militaires et des membres des services de sécurité. Depuis le début des années 2000, la courbe de la corruption a pris une allure exponentielle jusqu’à atteindre un niveau inégalé. A ces cercles de profiteurs sont venus s’ajouter des hommes d’affaires véreux et divers autres personnages douteux. La corruption elle-même a pris des formes nouvelles.

-Qu’est-ce que vous voulez dire par ces formes nouvelles de corruption ?

Au système classique de commissions sur les affaires, est venue se rajouter, à titre d’exemple, la création de sociétés écrans dans lesquelles sont associés le corrupteur et le corrompu et auxquelles sont attribués des pourcentages de participation dans les projets objet du délit. C’est ce qui se passe notamment dans le domaine de la commercialisation du pétrole brut, où certains barons du régime possèdent des parts dans les sociétés clientes de Sonatrach. Pour accomplir leurs forfaits, ces mafieux ripoux doivent avoir des complices dans la place, auxquels ils accordent le droit de procéder à leurs propres détournements ou qu’ils associent à leur rapine. Ces complices situés à tous les niveaux de la hiérarchie de la compagnie nationale bénéficient, en temps normal, de la protection des puissants pour le compte desquels ils travaillent. Mais, ils deviennent des fusibles que l’on fait sauter et auxquels on attribue tous les maux dès lors que les maîtres du jeu, qui appartiennent à différents clans du pouvoir, entrent en conflit.

Cette présentation était nécessaire pour faire ressortir à quel point sera ardue la tâche du ministre de l’Energie, qui, dans sa tentative de lutter contre la corruption, va se heurter à de très puissants centres de pouvoir qui disposent de toutes sortes d’armes pour se protéger contre ce genre d’incursion dans ce qu’ils considèrent être leur domaine réservé. Le renforcement du contrôle interne dans le mode de gestion de l’entreprise ne sera certainement pas suffisant pour enrayer cette plaie. C’est néanmoins une bonne initiative qui permettra d’empêcher ce que l’on pourrait considérer comme des «petits larcins», c’est-à-dire les détournements auxquels se livrent certains gestionnaires des commandes de biens et services quotidiens de la société. Seule une action de grande envergure, permanente et soutenue, déclenchée et conduite depuis le sommet de la coupole du régime qui impliquerait l’intervention de plusieurs institutions publiques, permettrait de ramener le phénomène de la corruption à des limites acceptables. Car, malheureusement, le niveau zéro de corruption n’existe pas.

-Vous avez qualifié dans votre livre Sonatrach de «grand corps malade». Pourquoi un tel qualificatif ? Existe-t-il un remède, et lequel ?

La Sonatrach est classée au 12e rang mondial en raison de sa production, pas pour sa gestion. Il n’y a qu’à voir, à titre d’exemple, les grèves de la faim actuelles des agents de Hassi R’Mel pour se rendre compte du degré de colère qui prévaut au sein du personnel de la société. Les accidents intervenus ces dernières années dans certains complexes industriels démontrent le niveau de délabrement qui y prévaut. Encore que ce ne sont là que les accidents visibles ; ceux qui ne le sont pas aux yeux du profane, ce sont ces dégâts causés à certains gisements, par incompétence ou par désintéressement pour la chose publique. Le remède ?

D’abord, une refonte en profondeur du système de gestion du personnel, car le bien le plus précieux c’est l’homme. Il faut faire aimer à l’agent, quel que soit son grade, son métier et son entreprise. Il faut qu’il en arrive à considérer comme siens, et par conséquent en prendre soin, les équipements dont il assure l’entretien, les outils de travail qu’on lui a mis entre les mains ou les gisements qu’il est chargé d’exploiter. Il faut réviser totalement le système de rémunération et attribuer des salaires plus en conformité avec la réalité, de manière à empêcher la fuite des compétences et que les bons n’aillent négocier leurs compétences ailleurs. Il faut mettre fin à la ‘‘hogra’’ et instaurer le respect comme règle de base des relations humaines au sein de l’entreprise. Enfin, il faudrait surtout éradiquer la corruption ou pour le moins la ramener au plus proche possible du niveau zéro.

-Le ministère de l’Energie travaille sur la révision de la loi sur les hydrocarbures afin, entre autres objectifs, d’attirer l’investissement étranger. Pensez-vous que la règle contractuelle du 51/49% soit l’obstacle décourageant à l’origine de l’échec des trois derniers appels d’offres ?

Les compagnies pétrolières travaillent un peu partout à travers le monde, aussi bien dans le cadre de contrats de partage de production que dans celui d’associations à 51/49% dans lesquelles elles sont minoritaires. Elles connaissent et s’adaptent sans états d’âme aux deux systèmes. Ce qu’elles redoutent le plus, ce sont les changements intempestifs de la loi, car elles savent parfaitement que dans les pays du tiers-monde, la loi est souvent sujette aux sautes d’humeur du prince du moment. C’est pour échapper à cette sorte de situation et notamment à la modification, sans préavis, et des fois à titre rétroactif des règles fiscales, qu’elles ont mis au point et poussé à l’instauration du système de partage de production, adopté aujourd’hui par toute la profession ; ce système leur garantit, en effet, la récupération de leurs investissements, une certaine rémunération nette de tout impôt et un approvisionnement permanent et sans accrocs en pétrole brut.

Elles souhaitent également rester maîtresses de leur destin en menant par elles-mêmes les opérations d’exploitation, car elles peuvent ainsi mettre en place plus facilement, même dans le cas d’associations dans lesquelles elles sont minoritaires, les conditions d’exploitation qui vont dans le sens de leurs intérêts.

-L’application de l’effet rétroactif de la taxe sur les superprofits pétroliers suscite un grincement de dents auprès de certains partenaires étrangers. Le conflit entre Sonatrach et Anadarko est édifiant ! Les reproches des sociétés étrangères sont-ils légitimes ?

S’agissant de la taxe sur les superprofits pétroliers, il est évident que les compagnies opérant en Algérie auraient souhaité que cette taxe n’existât jamais, afin d’augmenter encore plus leurs bénéfices. Elles sont disposées cependant à l’accepter, vu que cette taxe existe dans d’autres pays et qu’elles font avec. Ce qu’elles n’arrivent cependant pas à digérer, c’est l’effet rétroactif de cette taxe. Elles disent : «C’est comme si vous m’aviez loué une maison et que vous veniez me dire, en cours d’année, que vous aviez décidé d’augmenter le loyer et que cette augmentation s’appliquait depuis le 1er janvier écoulé. Ce n’est pas normal.» Je pense que, compte tenu de la détérioration des relations entre les compagnies et l’Etat et de la dégradation de l’image de l’Algérie que les conditions d’application de cette mesure ont entraînées, il faudrait trouver, par la voie de la négociation, un règlement amiable qui ne ferait pas perdre la face à l’Etat, tout en accordant un certain assouplissement aux compagnies. Je signale que le taux maximum prévu pour cette taxe est de 50% de ce que l’on considère comme étant un superprofit, alors qu’il atteint des niveaux supérieurs dans certains pays, dont la Russie notamment. Il n’est donc pas certain qu’une renégociation de cette question entraînerait des pertes pour l’Algérie.

-Les contrats qui liaient Sonatrach aux Espagnols de Repsol et Gas Natural ont été annulés. Quelles ont été les conséquences de ces décisions à l’international ? Quel a été le manque à gagner pour l’Algérie ?

Dans le domaine des affaires, le renom d’une entreprise se construit notamment par le sérieux avec lequel elle traite ses affaires et par le respect de la parole donnée. Or, à quoi a-t-on assisté dans l’affaire dite de Gassi Touil, dans laquelle la compagnie nationale était associée aux Espagnols de Repsol et Gas Natural ? On a d’abord entendu parler de Sonatrach, sans que ces dires soient clairement justifiés, qu’elle avait décidé de réaliser le projet par ses propres moyens. Ce projet atteignait, ne l’oublions pas, un montant de 3,6 milliards de dollars ; vu l’importance de la somme, on devait donc s’attendre à ce que les partenaires contestent cette décision. Quelque temps après, on apprenait que l’affaire avait été coupée en deux et que les deux nouveaux projets qui en avaient résulté étaient attribués dans des conditions douteuses aux Italiens de Saipem et aux Japonais de Japan Gasoline. L’impact au plan international sur le renom de la Sonatrach, voire sur le prestige du pays, a été catastrophique, d’autant plus que des soupçons de corruption sérieux pesaient sur l’ensemble du dossier.

Quant au manque à gagner de l’Algérie, j’avais personnellement indiqué, dans une «lettre ouverte à MM. les enquêteurs du DRS», publiée en janvier 2010 dans vos colonnes, que le montant de l’investissement avait, à lui seul, augmenté d’environ 2,6 milliards de dollars, du fait de la décision de Sonatrach. Si l’on ajoute à cela les pertes engendrées par la non-commercialisation des produits finis en raison du retard de 3 à 4 ans enregistré dans la mise en production, on peut estimer que le manque à gagner total sera probablement de l’ordre de 6 à 7 milliards de dollars.

-Pensez-vous que l’objectif de Sonatrach de réaliser 15 milliards de dollars de chiffre d’affaires à l’international à l’horizon 2015 soit crédible ?

Je ne possède pas de suffisamment d’éléments pour juger si cet objectif est réalisable. Je pense par contre qu’il aurait été plus intéressant qu’au plan international, Sonatrach se déploie plutôt dans l’aval que dans l’amont. Il aurait été bon, de mon point de vue, que la compagnie nationale acquît un réseau de distribution de produits pétroliers (essence, super, gasoil, huiles, etc.) en Europe, en Amérique latine ou au Moyen-Orient par exemple. Cela aurait d’ailleurs dû être fait depuis longtemps. Non seulement les profits sont énormes, mais imaginez aussi quel aurait été l’impact sur le renom de la compagnie et sur le prestige de l’Algérie si l’on avait vu apparaître des stations d’essence à l’enseigne de Sonatrach le long des autoroutes européennes. D’autres pays producteurs, la Libye notamment, l’ont fait. Quant à faire de l’exploration à l’étranger, je ne suis personnellement pas trop d’accord sur cette option.

-Qu’en est-il de l’attractivité du domaine minier algérien ?

Le domaine minier algérien reste très attractif malgré les apparences. On constate cependant que les efforts de recherche sont menés en priorité dans la région orientale du Sahara ; c’est le long de l’axe Hassi Messaoud-Hassi Berkine-In Amenas qu’ont été faites les plus grosses découvertes. Mais il reste certainement encore beaucoup de pétrole et probablement encore plus de gaz à découvrir dans la région ouest du Sahara, celle que l’on appelle l’erg occidental. Il y a aussi certainement pas mal de pétrole à découvrir dans la région nord du pays, au relief accidenté certes, mais que l’évolution des techniques de forage rend chaque jour plus accessible. Il y a enfin l’offshore algérien qui est quasiment méconnu. Reste à mettre au point la bonne solution politique et financière pour attirer les investisseurs étrangers, mais cela n’est pas le point fort du pouvoir politique algérien actuel.
Nos dirigeants sont imbattables dans le calcul des commissions à percevoir de la part de tout nouvel intervenant, mais pas dans l’élaboration d’une politique d’investissements attractive.

Hocine Lamriben
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