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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 02:48

 

el watan

18 décembre, Journée mondiale des migrants

Les harraga et les forces de l’OTAN

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le 18.12.11 | 01h00

L’ Organisation des Nations unies avait choisi le 18 décembre 2000 pour instituer la Journée mondiale des migrants, rappelant le dixième anniversaire de l’adoption par son Assemblée générale de la Convention internationale pour la protection des droits de tous les travailleurs immigrés et des membres de leur famille.

Aujourd’hui 18 décembre 2011 est, par contre, pour notre pays, une date dont il ne pourrait être fier et ou la célébrer dans la joie vu les chiffres macabres se rapportant aux Algériens morts engloutis par la houle de la Méditerranée. Pour la seule période allant de janvier à la fin octobre de 2011, le canal de Sicile, itinéraire privilégié de nos harraga, a, à lui seul, comptabilisé 87% des 1674 migrants illégaux morts dans les traversées méditerranéennes.
Pour ceux dont l’identification en tant qu’Algériens est établie, le nombre s’élève à 189 victimes et cela, faut-il le souligner, ne concerne que les harraga partis vers la Sardaigne depuis les côtes annabies. Si l’on tient compte de ceux parmi les 5969 ayant péri depuis 1994, l’année où débuta la comptabilisation des morts sur le même canal de Sicile, dans les tentatives de franchissements illégaux, les chiffres seraient ahurissants.

En termes relatifs, l’année 2011 est la pire. La raison, nombreux étaient les Algériens à s’être mêlés aux dizaines de milliers de migrants illégaux libyens et tunisiens partis vers Lampedusa, en raison des crises qu’ont connues leurs pays respectifs et parmi lesquels on dénombre plusieurs personnes portées disparues dans les naufrages fantômes.
D’autres harraga, dont les familles restent à ce jour sans nouvelle, ont disparu le long de la route maritime vers l’île sarde. Surcharge aidant, la fragilité de leurs embarcations a souvent raison de tous les efforts de combattre seuls la houle. Car en ce qui concerne le sauvetage, les pêcheurs prêtent de plus en plus difficilement leurs secours en mer, pour ne pas risquer l’arrestation et la saisie de leurs barques. C’est la même chose pour les navires de guerre de l’OTAN, mais bien évidemment pour d’autres raisons.
Sans le savoir, les harraga annabis arrivent, dans la plupart des cas, sur le littoral sud de l’île sarde, non loin de la plage Capo Teulada, indique Mounira Haddad, présidente de l’association Afad, qui active dans la défense de la cause des harraga.
Là où est justement implantée une base d’entraînement des forces de l’OTAN dont le polygone avec son vaste terrain de plus de 7000 ha, destiné aux exercices de tirs de l’artillerie, et ce, à partir de la côte.


Des naufrages fantômes


Plus frappant encore, les harraga algériens se retrouvent, en outre, souvent exposés à un autre risque et non des moindres : sauter sur les mines disséminées au sol par les militaires de l’OTAN pour protéger le périmètre de la base, lâche la même source. Car il arrive que des harraga s’égarent aux alentours de cette base militaire lorsqu’ils parviennent à échapper aux mailles des gardes-côtes italiens ou de leurs alliés de Frontex.
A cela vient se greffer le sort réservé à ceux épinglés par les 3000 militaires récemment déployés dans les grandes villes italiennes pour appuyer les forces de l’ordre dans la chasse aux sans-papiers, les Algériens en particulier. Que faut-il de plus à nos gouvernants pour qu’ils se réveillent et puissent enfin sortir de leur longue et étrange torpeur ? A cette question, Mme Haddad a répondu sans ambages : non : «Ils ne se réveilleront pas de sitôt, nos politiques, eux sont heureux, ils vivent loin des Algériens, dans leur grande majorité, retranchés de la population, et n’ont pas les mêmes préoccupations. Ils ne sont concernés que par la question du pouvoir, ils sont occupés à affûter avec rage leurs armes pour se placer avec les leurs, dans les prochaines élections, et se projeter dans la perspective de la présidentielle, sans se soucier de ce qui se passe autour d’eux», s’indigne-t-elle. Et d’ajouter : «Dans leur programme, la jeunesse demeure un éternel alibi, d’ailleurs au même titre que les femmes, que pour le racolage électoral, en fait comme une simple question subsidiaire. Cette jeunesse n’est associée à aucune décision prise en son nom, le changement tant attendu n’est pas pour demain. Alors vogue la galère, on est en pleine schizophrénie, et ce sont les jeunes qui en payent le prix en fuyant le pays et en mourant engloutis par les flots de la mer.»
C’est dramatique.

Naima Benouaret
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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 02:37

 

Après tout, le pouvoir a bien amnistié ceux qui ont massacré des humains. Quant aux arbres ou aux animaux, c'est le dernier de leurs soucis !

 

 

El Watan

Atteintes à l’environnement : Le dernier cyprès abattu dans l’indifférence

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le 19.12.11 | 01h00 1 réaction

 Le massacre, comme l’a qualifié l’un des rares défenseurs de la nature, s’est déroulé dans l’indifférence générale.

zoom | © Yechkour
Le massacre, comme l’a qualifié l’un des rares...

Une dizaine d’hectares de pins d’Alep, de cyprès et autres espèces ont été arrachés et remplacés par de nouvelles constructions, en particulier des édifices publics.

Dans la foulée de la destruction de l’unique espace forestier entourant le centre de Chlef, on a procédé, récemment, à l’abattage du dernier cyprès datant de 1965. Malheureusement, le massacre, comme l’a qualifié l’un des rares défenseurs de la nature, s’est déroulé dans l’indifférence générale. Comme si de rien n’était et que cette source de vie qu’est la forêt ne concerne plus personne. Mais où sont passées les associations dites de protection de l’environnement ? Pourquoi les services en charge du secteur n’ont-ils rien fait pour protéger ce qui reste du couvert végétal dans la région, réputée pourtant pour son climat extrêmement chaud en été ? Autant de questions qui restent, malheureusement, sans réponses. Il faut savoir que le cyprès en question a été abattu juste à côté de… la nouvelle maison de l’environnement !

Une structure qui perd, du coup, sa raison d’être, à partir du moment où elle a été érigée sur les ruines d’une forêt urbaine transformée en chantiers de réalisations par différentes administrations. Une dizaine d’hectares de pins d’Alep, de cyprès et autres espèces ont en effet été arrachés et remplacés par de nouvelles constructions, en particulier des édifices publics. Seul l’ardent défenseur de la nature, cité plus haut, a eu le courage de saisir directement, en vain, le ministre de l’Aménagement du territoire et de l’environnement sur le sujet. Selon notre interlocuteur, ladite zone a été boisée avant l’Indépendance avec des plants rapportés de Miliana dans le but d’embellir la ville et de faire face aux effets des grandes chaleurs. Mais qui est conscient aujourd’hui des grands enjeux de l’environnement, dans une cité qui a perdu tous ses repères ?

Ahmed Yechkour
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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 02:33

el watan

 

Batna. Clôture du 3e Festival du théâtre amazigh

Ized 1er prix

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le 20.12.11 | 01h00

 Scène de la pièce Ized de Tamanrasset.

zoom | © El Watan

Scène de la pièce Ized de Tamanrasset

 

Le baisser de rideau sur la 3e édition du Festival national culturel du théâtre amazigh s’est distingué par l’impartialité du jury, sous la présidence de Djamel Marire, directeur du Théâtre régional d’Annaba.

Contrairement à l’année dernière, où le verdict final a suscité moult interrogations tant au sein des participants qu’au sein du public, il a, pour cette fois-ci, rendu justice en octroyant le premier prix à la troupe Sarkhat Arokah de l’association culturelle des arts dramatiques de Tamanrasset. Par la persévérance dans le travail et la simplicité de l’exécution, elle a su convaincre la majorité de ceux qui étaient présents à la présentation d’Ized (Les cendres), écrite et réalisée par le jeune autodidacte Abdelkader Azzouz, une pièce à méditer et à joindre au palmarès de ce festival.

Le prix de la meilleure interprétation féminine est revenu à la jeune et nouvelle comédienne Amel Wahiba Karfa, qui a interprété le rôle de H’lima, une jeune femme désœuvrée à la recherche d’un rêve perdu dans la pièce Thidith (La vérité) écrite par Larbi Boulbina et réalisée par Mahfoudh El Hani. Encore étudiante, elle a tenté le coup, et elle est arrivée à séduire tout le monde, bien qu’elle monte pour la première fois sur les planches. Kamel Abdat, à qui est revenu le prix de la meilleure interprétation masculine, n’a pas volé non plus cette reconnaissance du jury, lui qui a su donner le rythme à la pièce Twaghit Al moumnine, produite par le Théâtre régional de Tizi Ouzou, écrite par Fouzia Aït El Hadj et réalisée par Brahim Chergui.

Amwin yestrajoun rebbi (en attendant Godot), présentée par le TNA et mise en scène par Ahmed Khoudi, a eu le prix de la meilleure mise en scène. Abdelghani Chentouf, avec Taxxamt n ihres (La guérite), présentée par l’association Masrah El Djadid des Issers (Boumerdès), a eu le prix de la meilleure scénographie. Le meilleur texte revient à Boulbina pour la pièce Essaba. Cette 3e édition du festival aura ainsi permis à de nouveaux talents, réalisateurs, comédiens et scénographes d’émerger. Le jury n’a pas manqué de son côté à avancer des recommandations allant dans le sens d’améliorer les prochaines éditions.

A cet effet, il préconise une présélection au niveau des régions avant la compétition nationale, appelle tous les théâtres régionaux du pays à y participer et d’inclure la meilleure pièce au festival international. Par ailleurs, il recommande d’archiver toutes les pièces présentées au festival et ainsi permettre la création d’une banque de données. Et pour donner plus de sens à ce type de rencontres, il propose la création d’espaces pour les débats.

Lounes Gribissa
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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 02:18

 

La décision de suspendre la Syrie de la Ligue arabe, qui doit entrer en vigueur mercredi, n’est pas passée comme une lettre à la poste. Durant la réunion des ministres des Affaires étrangères des pays arabes, une vive altération a eu lieu entre le ministre des Affaires étrangères algériens, Mourad Medelci et son homologue qatari, Hamad bin Jassim al-Thani.

 

Ce dernier n’a pas hésité, selon des médias arabes, a menacé le Chef de la diplomatie algérienne lors des débats sur le cas syrien. Selon ces sources, M. Medelci aurait demandé au conclave de ministres arabes de «traiter le sujet syrien avec plus de sagesse et de revoir la décision de suspendre la Syrie de la Ligue arabe au risque de se retrouver dans une situation compliquée».

 

Le ministre des Affaires étrangères qatari l’interpella en plein discours pour le menacer : «Arrêtez de défendre la Syrie parce que votre tour viendra et peut-être que vous aurez besoin de nous».

 

 

TSA

L’émirat financera les projets de jeunes entrepreneurs des banlieues

En France, le Qatar tente de séduire une diaspora algérienne délaissée par son propre pays

 

 

La semaine dernière, l’ambassadeur de l’État du Qatar en France, Mohamed Jaham Al‑Kuwari, annonçait la création par son pays d’un Fonds d’investissement de 50 millions d’euros destinés à financer les projets de jeunes entrepreneurs des banlieues françaises. L’émir cheikh Hamad Ben Khalifa Al Thani venait de recevoir à cet effet neuf conseillers municipaux de banlieue, tous originaires du Maghreb.

Il ne s’agit pas de « charité », explique le diplomate à propos de ce Fonds, mais d’un « partenariat qui va servir la relation entre le Qatar et la France », « un pays stratégique et très important pour nous ». Une attitude qui suscite des interrogations en France, dans la presse et au sein de la classe politique française, à la veille de l’échéance électorale présidentielle.
Investir un champ délaissé par l’Algérie
Mais si la démarche du Qatar suscite l’embarras en France, elle a de quoi inquiéter en Algérie. Soutenir la communauté maghrébine des quartiers populaires, c’est soutenir la diaspora algérienne. Première communauté étrangère de l’Hexagone, les Algériens sont en effet estimés à 4 millions de personnes. Cette nouvelle stratégie de séduction de la diaspora par le Qatar démontre plusieurs choses.
D’une part, l’échec de la politique algérienne vis‑à‑vis de sa communauté de France. Malgré les visites répétées de son secrétaire d’État chargé de la communauté algérienne à l’étranger, Halim Benattalah, rien de concret ne ressort. Pis, en arrivant à ce poste, M. Benatallah a décidé de geler le Conseil consultatif de la communauté algérienne à l’étranger, une structure cependant créée par décret présidentiel le 9 septembre 2009. L’Algérie a pourtant les moyens financiers de soutenir le talent et les compétences de ses expatriés, bien présents dans le discours politique algérien… Mais dans le discours seulement. Par cette offensive, le Qatar ne fait donc qu’investir un champ délaissé par l’Algérie, dont la politique envers sa communauté en France reste ambiguë.

Cette position algérienne laisse du coup le champ libre à l’accroissement de l’influence de l’émirat du Golfe au Maghreb, qui entend se servir de la diaspora algérienne comme d’une passerelle. Ce qui n’est pas sans poser problème au regard de la proximité du Qatar avec les milieux islamistes.

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 00:17

 

 

 

 

 

 

 

 

Inig n UMUNAṚK

 

Ay aferṭeṭu ucbiḥ areqman
Qqen deg_gifg-ik εelli
Nirr-as metwal Michoacan
Qbel asemiḍ ad yezzi
Zgger tiγezwa n Marikan
D San Luis Potosi

 

Tarusi-k deg durar n zan
D watma-k xas zdi
Ṭṭef agazu i-k yahwan
Taṛğuḍ tagrest at_tezri
Zdat maγṛes neγ ḥeyan
S agafa i-k tecbaḥ tikli

 

San Luis Potosi, dec 2011

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 10:09

 

Le Papillon monarque

 

 

 

Ay aferṭeṭu bu wafriwen
Mi-g-huz ṭṛeḍqen
Yalma ara yezri unebdu

 

D agellid deg iminigen
Ulac win i-t yifen
Di temrikt agi umallu

 

Tesdahceḍ imusnawen
Lesrar-ik ggwten
Mačči d kra ad nesfru

 

San Luis Potosi, 2011

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 00:48

 

 

Located at 1,900 meters (6,200 feet) above sea level in central Mexico, San Luis Potosi was founded in 1592. The city was soon renown as one of the richest and most important cities in the New Spain, because of the wealth extracted from the mines in "Cerro de San Pedro" (Saint Peter's hill).

San Luis Potosí has an estimated population of 735,886 inhabitants in the city proper, and a population of approximately 1,021,688 in its metropolitan area which is formed with the neighbour city of Soledad and some other small townships inside the urban area. This makes the metropolitan area of Greater San Luis Potosí the tenth largest in Mexico.

The city of San Luis Potosí is located in the west-central part of the state of San Luis Potosí, at 22.16°N, 100.98°W. The municipality has an area of 1,443.14 km² (557.2 sq mi).

The city is named after Louis IX of France (also known in Mexico as San Luis Rey de Francia; Saint Louis, King of France), who is the city's patron saint. Potosí was added in reference to the fabulously rich mines of Potosí, Bolivia, discovered some forty years before the city was founded, as the exploitation of silver and gold mines in Cerro de San Pedro near San Luis was the main reason for the founding of the city in 1592.

Nowadays the city is one of the main industrial centres in central Mexico with a prolific manufacturing industry. A number of foreign industries have chosen to invest in San Luis Potosí in the last decades thanks to its strategic location for trade, as the city is located halfway Mexico City and the United States border, as well as in the middle of the triangle formed by Mexico City and the other two largest cities in Mexico, Guadalajara

 and Monterrey.

Besides its industry-based economy, recently the city has been promoted as a touristic destination in central Mexico by state and federal programs. San Luis Potosí's historic downtown displays a great mixture of different artistic styles in many buildings and it's a major example of colonial architecture in Mexico. In 2010 the historic center of the city was listed as a UNESCO World Heritage Site within Camino Real de Tierra Adentro.

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 04:25

 

Le pouvoir intégriste algérien aurait t-il réussi à domestiquer la population ? À croire l'article ci-dessus, il semblerait hélàs que oui puisque 88% des Algériens rasent aujourd'hui les murs.

 

 

 

Liberté

Mercredi, 14 Décembre 2011

Selon un sondage réalisé par la LADDH

“88% des Algériens ont peur de dénoncer la corruption”

Par : Karim Kebir

Cette étude, qui vient après la publication du dernier rapport de Transparency International, révèle un autre versant du phénomène de corruption, à savoir la peur des citoyens de dénoncer.

Et si les professions de foi des autorités sur la lutte contre la corruption n’étaient qu’un prêche dans le désert de Gobi ? Dire aujourd’hui que les citoyens sont disposés à s’impliquer dans la lutte contre un fléau qui gangrène les institutions et des pans entiers de la sphère politico-économico-sociale relève de la gageure. Selon une étude rendue publique hier par la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (Laddh), l’écrasante majorité des personnes sondées craint de dénoncer des affaires de corruption dans lesquelles sont trompés de hauts fonctionnaires de l’État. À une question de savoir s’ils se sentent protégés contre des menaces ou d’éventuelles représailles s’ils sont appelés à témoigner contre des personnes influentes dans une affaire qui touche l’économie nationale, 88% des personnes interrogées sur un échantillon de 1 600 se disent “ne pas se sentir protégés”. 10% seulement se disent protégés. En décodé : les Algériens ne font pas confiance à l’appareil judiciaire. Signe de cette crise de confiance : 51,8% invoquent la crainte “d’être impliqués pendant l’instruction” parmi les freins qui empêchent de révéler des faits de corruption, 43,9% avancent l’absence de documents à présenter pour prouver les faits, tandis que 17%, tare sans doute d’une culture ambiante mais aussi de l’inculture civique, évoquent la “gêne d’être traités de délateurs”. Autre indice : près de la moitié des personnes interrogées, soit 46,1%, préfèrent s’adresser à l’opinion publique (presse, associations, société civile…) lorsqu’elles sont en possession d’une information sur une affaire de corruption ou de dilapidation de deniers publics, qu’à l’autorité judiciaire (procureur de la République, police, gendarmerie…) (36,8%), ou à l’autorité administrative (ministère de tutelle, hiérarchie, P-DG…). Selon l’étude, l’appareil judiciaire ne s’ébranle que grâce aux articles de presse (31,4%), aux lettres anonymes (30,9%), aux dépôts de plainte (30%) et, enfin, la dénonciation, à seulement 29,1%. Cependant, les personnes interrogées ne sont pas satisfaites du travail de la presse puisqu’elles sont 56,1% à “n’être pas satisfaites” de la couverture médiatique des affaires de corruption. 5,7 personnes seulement semblent satisfaites. Considérée comme un “crime” pour 82% des sondés, la corruption n’est pas suffisamment sanctionnée à leurs yeux puisque 85% considèrent que les peines prononcées dans les affaires de corruption sont “légères”. Si la crise de confiance reste le facteur majeur qui dissuade les éventuels dénonciateurs, nombre de personnes (78%) ignorent les dispositions de la loi 06/01 relative à la lutte contre la corruption alors qu’un cinquième seulement (21%) se disent informés. Face à ce constat accablant, la Laddh, par la voix de son secrétaire général, Moumène Khellil, estime qu’“il faut travailler pour renforcer le dispositif législatif qui protège les dénonciateurs de la corruption”. “On doit être aux côtés des dénonciateurs”, a-t-il dit lors de la présentation de cette étude. “Sans l’implication des citoyens, tous les efforts sont voués à l’échec”, estime, pour sa part, Mustapha Atoui, coordonnateur de la cellule chargée de l’enquête. Négligence des citoyens, faiblesse de la justice, des institutions, inertie du parquet, absence de sanctions sont autant de facteurs qui confortent la corruption, selon lui. Menée depuis plusieurs semaines, cette enquête est basée sur un échantillon
de 1 600 personnes à travers 24 wilayas du pays, dont 62% d’hommes, la plupart âgés entre 18 et 40 ans (56,4%) parmi lesquels 51% sont des fonctionnaires. L’étude est publiée quelques jours après la publication par Transparency International du classement mondial des pays corrompus et dans lequel l’Algérie figure à la peu enviable 112e position. Jeudi, le président Abdelaziz Bouteflika a signé un décret sur la composition, l'organisation et le fonctionnement de l'Office central de répression de la corruption (OCRC), censé lutter efficacement contre ce fléau. “Cette étude vise à mettre sur pied une stratégie et fixer les priorités dans notre programme futur”, a expliqué Atoui. “Le but étant de créer le débat dans la société”, a-t-il conclu.
Karim Kebir

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 04:17

El Watan

 

  Dénuement à Sidi Ali Bounab

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le 15.12.11 | 01h00

 Les aides publiques n’arrivent pas dans les villages.

zoom | © El Watan
Les aides publiques n’arrivent pas dans les villages.

Le programme de développement rural intégré n’a pas donné les résultats escomptés.

Les habitants des localités surplombant les monts de Sidi Ali Bounab vivent dans un dénuement total. Les promesses des lendemains enchanteurs qui leur ont été faites à la faveur de la mise en œuvre de la politique du renouveau rural se sont avérées au bout du compte qu’un leurre. Les projets inscrits dans le cadre du PPDRI en 2009 n’ont toujours pas abouti. Ce qui a accentué le sentiment d’oubli chez les villageois des localités de la région, notamment ceux d’Aït Slimane, Iouryachen et Ihamaden qui comptent désormais emprunter le chemin de l’exode pour améliorer leur vécu.

Ainsi, les cinq pistes ouvertes en 2010 dans le cadre du PPDRI ne sont pas encore aménagées de manière à permettre aux habitants de rejoindre leurs champs d’oliviers. «Il n’y a que nos vergers et nos oliviers qui nous poussent à rester. Rien de plus. L’Etat ne fait rien pour nous maintenir sur nos terres, ce qui nous contraint à aller s’installer en ville», déplore Hocine, un membre du comité de village d’Ait Slimane qui s’indigne des lenteurs constatées pour le dallage des pistes.

L’entreprise publique, Génie rural, créée en 2010 pour donner un nouveau souffle au programme en question ne s’est toujours pas mise au travail. «Les services de la conservation des forêts qui chapeautent ce projet n’ont en réalité rien fait pour alléger nos souffrances. Les pistes avaient été ouvertes début 2010 avec les moyens de la commune. Depuis, elles ont connu des dégradations considérables à cause des eaux pluviales et l’absence de fosses et de gabions», ajoute Hocine.

Aujourd’hui, les habitants éprouvent d’énormes difficultés pour rejoindre leur champ. Des difficultés qui sont accentuées par la crainte née après la mort d’une femme en octobre dernier suite à l’explosion d’une bombe artisanale sur un sentier desservant un champ d’oliviers. Certains villageois soutiennent que le drame aurait pu être évité si la victime empruntait une voie aménagée.

Outre cela, les habitants précisent que l’espoir qu’ils avaient nourri après l’annonce des aides promises par les responsables des forêts n’a pas duré trop longtemps. Les ruchers et les quelques têtes de cheptel ne sont toujours pas octroyés aux familles démunies pour améliorer leurs revenus. «On nous a dit que les dossiers des aides avait été validé par la commission de wilaya depuis plusieurs mois, mais on n’a rien vu venir», déplore un jeune qui dit avoir bénéficié d’une formation en apiculture de la part des services de la conservation des forêts.
«J’ai suivi la formation avec 16 autres jeunes de la région. On nous a expliqué qu’on va nous livrer une dizaine de ruchers chacun. En vain», ajoute-il.

D’autres villageois avaient fourni des dossiers pour l’obtention de quelques têtes d’ovin et de bovin. Ils attendent depuis plus d’une année. Une source proche de la conservation des forêts indique que près d’une quarantaine de dossiers formulés par des habitants des trois villages avaient été validés par la commission de wilaya.

Mais les aides, dont 16 d’apiculture, 14 ovins et 8 bovins, ne sont pas encore attribuées. En sus de ces problèmes, les habitants de la région se plaignent de l’absence de couverture sanitaire et réclament l’ouverture de la salle de soin réalisée depuis plusieurs années au village Iouaryachen. L’infrastructure a été pourtant aménagée depuis plus de sept ans. Le DSP justifie sa fermeture par l’absence de réseau électrique et d’AEP, alors que le problème réside dans l’absence d’un infirmier devant y assurer les soins de base. Les malades parcourent plus de 15 km pour une simple consultation médicale. À ces difficultés s’ajoutent celles liées à l’absence d’infrastructure de jeunes, notamment à Ait Slimane où l’on se plaint de la dégradation du stade de foot depuis plus d’une année.

Interrogé, le P/APC précise que plusieurs projets sont inscrits au profit de la région. Il a cité entre autres, l’aménagement et l’achèvement de l’école primaire d’Ait Slimane et le dallage de certaines ruelles pour faciliter l’accès au village. Il a annoncé également la réalisation courant 2012 d’une annexe d’état civil, une salle de sport au lieudit Ighil et le relogement des six familles du village Ihamaden au chef-lieu communal. Mais cela suffit-il pour mettre un terme aux souffrances endurées par les habitants de la région.

Ramdane Koubabi
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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 04:06

Pourquoi ?

Tout simplement parce que le régime algérien est bien plus intégriste que ses voisins, en dépit d'une façade moderniste.

 

 

 

 

Écrit par Kamel Daoud Mercredi, 14 Décembre 2011 15:35 PDF Imprimer Envoyer
Les islamistes à l'épreuve du bikini

 

hijeb et maillots de bains sur la plage

Hidjebs et maillots de bains sur la plage

 

Le tourisme représente 14% du PIB du Maroc, 11,5% du PIB de l’Egypte et 7% du PIB de la Tunisie. Quel avenir a-t-il dans ces trois pays qui ont connu récemment une déferlante électorale islamiste ? Est-il compatible avec l’islamisme et son rigorisme ? Une tentative de réponse dans cet article de Slate Afrique.

 

 

Résumons: le tourisme représente au Maroc 14% du PIB en 2010. Pour l’Egypte, c’est 11,5% soit 12,6 milliards de dollars la même année. Pour la Tunisie, c’est 7% du PIB. Au Maroc, les islamistes ont obtenu 107 des 395 du Parlement aux dernières élections. En Tunisie Ennahda a raflé 41,47% des sièges. En Egypte, les Frères musulmans totalisent 36,62% des voix au scrutin de listes et les salafistes les talonnent avec 24,36% des voix. Toutefois l’islamisme et le tourisme sont-ils compatibles? La question est de mise et c’est sur l’épreuve du Bikini que les barbus sont attendus pour prouver leur bonne foi et leur doctrine modérée sur le modèle de l’AKP turc. Enfin au pouvoir un siècle après la chute du dernier empire musulman, celui des Ottomans, les islamistes sont de retour aux commandes. Où? Dans des pays sans pétrole, où le touriste, sa bière en terrasse, le bikini de sa compagne, ses euros sont la première source de revenue.

 

Le touriste au pays des islamistes

 

Mais après l'annonce de la victoire électorale des barbus, tout le monde se pose la question du devenir de l’industrie nourricière du pays. L’électeur a beau être croyant, il a besoin de manger. Du coup, les islamistes vainqueurs le savent: la ferveur de leurs électeurs ne tiendra pas devant les assiettes vides, les plages vides, les hôtels vides. Du coup, il faut rassurer et très vite. On ne touchera pas aux touristes, ont annoncé les militants d’Ennahda face à un parterre de professionnels du secteur réuni en une messe de réconciliation et d’assurance. Le PJD de Benkiran, chef de l'actuel gouvernement marocain fera de même. En Egypte, les Frères musulmans feront dans le show: visite aux pyramides, photos de groupe et sourire sous les caméras. Les curieux salafistes font également sourire avec leurs intentions de promouvoir un tourisme «hallal» avec des plages séparés. «Le parti salafiste al-Nour ne veut pas interdire le tourisme balnéaire. Mais nous voulons un tourisme plus halal (...) avec des plages non-mixtes» a expliqué doctement un représentant de ce courant d’ultras.

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  • : La confédération des Iflisen Umellil
  • : Un des objectifs est de reconstituer la grande confédération qui regroupait les 14 aarchs des Iflisen Umellil avant la colonisation française. Le but est de rétablir les liens interrompus et de promouvoir la solidarité inter-arche. Nous visons également à consolider les liens entre la diaspora et leur région d'origine. Réecrire l'histoire des Iflisen et préserver leur patrimoine matériel et immatériel .
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