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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 23:43

 

Les émirs arabes tuent l'outarde et la gazelle avec la bénédiction des autorités

Par

 

 

Voilà les riches émirs du Golfe de retour dans notre pays, non pas pour investir, mais pour exterminer des espèces rares.

Des têtes de gazelles sur un tout-terrain d'émir du Golfe.

Décidément le pouvoir ne refuse rien aux riches braconniers, par ailleurs émirs du Golfe. Ainsi le Sahara algérien est devenu depuis quelques années un défouloir pour émirs arabes d'Orient. L'Etat algérien leur offre toutes les commodités pour venir chasser l'outarde et la gazelle pourtant protégées officiellement. Ainsi, donc les représentants du pouvoir sont les premiers à fouler les lois de protection de la nature.

La gendarmerie pour protéger les émirs

Notre correspondant s'est déplacé à Ghardaïa et les témoignages racontent comment ces émirs viennent par vols spéciaux dans les aéroports intérieurs algériens chasser des espèces en voie de disparition.

"Les émirs et autres riches des pays arabes viennent par avion spécial avec tout le nécessaire. Une fois arrivés, ils sont escortés par d'impressionnants escadrons de la gendarmerie dans le désert", raconte un élu local.

D'autres témoins, généralement mis au service dans ces opérations illégales, mais couvertes par les autorités algériennes, soutiennent que "ces émirs munis de kalachnikovs, de serviteurs pakistanais et de femmes de jouissance et de toutes la logistique nécessaire chassent impunément l'outarde dont ils extraient le cœur et la gazelle pour garder rien que leur tête en guise de trophée". Ce n'est pas de la chasse, si tant est que ces émirs aient l'amour de la chasse, mais un crime contre la nature auquel on assiste avec la complicité des hautes autorités de l'Etat. PErsonne ne peut se targuer de dire ignorer l'extermination de ces espèces animales. L'opération se déroule depuis notamment l'arrivée de Bouteflika au pouvoir. Il est donc manifeste que ces émirs ont la bénédiction d'El Mouradia pour braconner en toute impunité.

Pourtant, la loi algérienne protège en tout 73 espèces, dont l’outarde et la gazelle. L'outarde est protégée par des conventions internationales et en Algérie par le décret n°083-509 du 20 août 1983 renforcé par l’arrêté du 17 janvier 1995.

L’outarde houbara (chlamydotis undulata), en voie d’extinction, est un bel oiseau coureur de 60-65 cm, haut sur pattes, dont le plumage tacheté reproduit l’ocre de la steppe, par un mimétisme qui lui permet d’échapper à ses prédateurs.

Nos sources affirment que l'endroit principal que choisissent ces riches braconniers d'Arabie se situe généralement dans l’immense espace qui est entre les wilayas d’El Bayadh et de Béchar, au sud-ouest du pays.

En Arabie, l'espèce est déjà exterminée et les centaines de chasseurs qui viennent dans le sud algérien ne se contentent pas seulement de chasser mais affectionnent aussi le pillage des nids d’outarde, ne laissant aucune chance à cette espèce de reconstituer sa population.

Avec Siwel

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 23:30

Liberté

 

ActualitéLundi, 19 Mars 2012

Ould Kablia livre ses vérités sur les accords d’Évian

“Boumediene, Ben Bella, Mendjeli et Kaïd ont voté contre”

Par : Samir Leslous

“Il faut que les points sombres de la Révolution algérienne tels que le complot des colonels, l’affaire de la Bluette, le Congrès de la Soummam et de nombreux autres évènements encore soient éclairés”, a plaidé le ministre de l’Intérieur et néanmoins président des anciens membres du MALG, Daho Ould Kablia, à l’occasion d’une conférence qu’il a animée hier à la Maison de la culture de Tizi Ouzou.

Aux yeux d’Ould Kablia, “ceux qui ont empêché que l’histoire soit dite sont ceux qui ont peur et qui savent qu’il leur soit défavorable”. Sans faire une quelconque allusion et encore moins citer des noms, l’ancien membre du ministère de l’Armement et des Liaisons générales du GPRA a expliqué que l’association des anciens du MALG, qui a déjà pu réaliser une douzaine d’ouvrages sur la base des documents authentiques qu’elle détient, avait demandé au ministère de l’Information une émission télévisée spécialement pour “dépoussiérer les dossiers qui constituent les points noirs de la guerre d’Indépendance”. En ce sens, M. Ould Kablia estime que l’idée de lancer une chaîne consacrée à l’histoire de l’Algérie ne peut qu’être saluée, notamment dans une conjoncture où certains ne cessent de jeter le discrédit sur cette Révolution. “Laisser toute cette poussière sur l’histoire de la guerre d’Algérie fait que les Algériens n’y croient plus et malheureusement notre société est en train de partir en miette”, a-t-il encore soutenu. Et de souligner : “Nous avons perdu une quarantaine d’années. Autrement, on se serait dirigé vers un État démocratique beaucoup plus tôt.” Mais ceci ne constitue pas le seul regret de l’ex-compagnon de Boussouf. “Malheureusement ceux qui ont négocié les accords d’Évian n’ont pas participé à la gouvernance de l’Algérie post-indépendance, et c’est là tout le problème”, a-t-il encore déploré.
Interrogé sur l’écriture de l’histoire, le ministre de l’Intérieur a expliqué que 10 tonnes d’archives avaient été remises par le MALG au ministère de la Défense mais, a-t-il encore regretté, “hormis Mahfoud Kaddache qui était la boîte de liaison du MALG, nous n’avons pas encore de bons historiens, de nombreux livres sont écrits mais c’est du factuel qui sert pour chacun à tirer la couverture vers soi”.
Faisant le récit de la genèse et de la signature des accords d’Évian, M. Ould Kablia a tenu à apporter des précisions de taille. Tout en se disant favorable à la réalisation du film sur Krim Belkacem, il a tenu particulièrement à démentir les déclarations d’Ali Kafi au sujet d’Abane. “Je démens les insinuations faites sur Abane par Ali Kafi dans ses mémoires. Lorsque la France était revenue à la charge en entamant des contacts secrets après l’échec des contacts entamés déjà par Guy Mollet, Abane avait rejeté de manière ferme les nouvelles propositions des Français”, a-t-il expliqué. Il citera, concernant la mort d’Abane, le premier président du GPRA, Ferhat Abbas, qui avait clairement noté qu’“Abane est assassiné par ses frères de combat”.
Continuant à asséner certaines vérités historiques, l’ancien homme fort du MALG a révélé qu’au moins quatre homme forts de la Révolution avaient voté contre les accords d’Évian. Il s’agit, a-t-il dit, de Boumediene, Ben Bella, Mendjeli et Kaïd Ahmed, a-t-il cité, avant de regretter également le klash entre le GPRA et l’état-major de l’ALN qui a donné lieu à l’été de la discorde de 1962 qui a fait perdre trop de temps à l’Algérie. “Ce qu’on a fait en 50 ans, on aurait pu le faire dans les premières années de l’Indépendance si ce n’était pas ce faussé idéologique entre les deux parties.”
M. Ould Kablia n’a pas manqué d’évoquer la mémoire de Salah Bouakouir qu’il dit considérer, aux yeux des révolutionnaires, réhabilité dans son statut de révolutionnaire.
M. Ould Kablia n’a pas conclu sa conférence sans réitérer la position de l’Algérie vis-à-vis des harkis et de répondre subtilement à la question sur la repentance de la France. Concernant la première, M. Ould Kablia dira : “Nous ne pardonnerons jamais aux harkis.” Quant à la seconde, il rappellera que le GPRA a préparé ce qui est appelé “le livre blanc” sur la torture qu’il comptait remettre à l’ONU, chose qui n’a pas été faite avec le début des négociations sur les accords d’Évian. “Nous avons de quoi les accuser de manière très spectaculaire”, a-t-il menacé.

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 00:35

ddk

 

Tasdawit n Bgayet

“Aqusis ussnan Tumast", yemmuger tafsut

Par

Mmugren yinelmaden n Uqusis(club) Ussnan "Tumast" tafsut n useggas-a s yiwen n leqdid d ameqqran i gan deg wamas asdawan n Abudaw ass n 13 di meγres yellan d ass n umenzu n tefsut γer yimaziγen. Leqdic-a i yesferḥen ladγa inelmaden i d-yerzan deg waṭas yid-sen, llan-d deg-s yisaragen ideg d-yella wawal γef wamek i d-yettili umager n tefsut deg temnaḍin yemxalafen n tmurt n Leqbayel d wazal i tesεa teḥcict n "uderyis" i sexdamen abeεda deg temnaḍt n Ssumam. Isaragen-a i ten-id-yefkan d massat: Karim Cheikh(amyaru), Adrar Amar(abyulujist), Laib Makhlouf(ajenyur n tfellaḥt), Maouche Mohand Sadek(amejjay s teḥcicin) akked massa Linda Wateh(taselmadt n tmaziγt). Rnu γer waya, yella-d uskan n yiwen n lfilm, yellan d arupurṭaj i xedmen γef ddema yiεeggalen n uqusis ideg d-jemεen imeslayen n yimγaren d temγarin n tudrin yemxalafen n tmurt n Leqbayel γef temsalt n umager n tefsut d wayen i xeddmen deg yal tamnaḍt iγer rzan. Di taggara n tmeγra, inebgawen ideg llan yiselmaden d yinelmaden d yimdanen-nniḍen i d-yerzan, feḍren akken jmiε s "seksu n uderyis" i d-sewwent tnelmadin izeddin deg uqusis Tumast.

Mokrane Chikhi

Amur-nneɣ d asayes !

Yewwi-ten wesyax !

Par

Nniqal nesseḥmac ad yelli wexxam n yidles n Iɛezzugen tiwwura-s, yerna ad as-iger irebbi i tfaska n ssinima s tmaziɣt ara d-yilin di tagara n meɣres-agi deg-i nella, ziɣen meɣres d tidet, am yennayer, ma ur yewwit s imezwura ad yewwet s ineggura! Diɣ netta akken i yewwet iɣisi annect ilat tala uqucaḥ d yiɣil n wuzzal, deg Iɛezzugen. Yewwet iɣisi yegla s yidles-nni, a nerju diɣen amur nniḍen ara ɣ-d-squcḥen wid-nni yettgallan ur ḥennten, wid-nni ur nḥezzeb ara i wasmi ara tsew lqaɛa almma terwa, imi tfud idles d leqrun-aya, ur rjin ara ad yessaɣ wedfel, ad feggḍent tliwa ddaw tmurt, imi ulac ansi ara kken waman nnig-s. Abrid iceqqeq, ad as-tiniḍ yella win i s-yennan i lqaɛa lli, ad tesbelɛed kra yellan, ixxamen atan tikelt-a menɛen ur ɣlin ara, ixellef-iten-id usyax aseggas-a, i qabel wi tt-iḍemnen?! Lebni apipri kan, awi-d kan axxam, anida-t? Anaɣ din, ar daxel ay ul! Ruḥ tura keč, i wannect nni n yexxamen yembabben wa ɣef wa, nessalay deg wayen ur qettɛent wallen, anda akken ur ilaq. Iiiiiiiiiiih! Bac ad k-id-iṣaḥ wexxam deg Iɛezzugen, alma tcubaḍ s agur, netta deg igenni, keč di lqaɛa, imi medden ak ttmennin-d tamɛict di temdint igan ccan i kullec: tudert, tezdeg, lefhama, iseɣ, taqbaylit, artg. Wi bɣan ussan di tmurt, yerzu ɣur-s. Tura, amek ara qablen annect-a n lexsara? Akken lhan waman i diri-ten ticki ur sen-nserreḥ ara ad lḥun. Nnan, zik asmi tella Fransa , sebɛa n tliwa i yellan deg Iɛezzugen, maci kan akka i ccbaḥa neɣ d fad i fuden medden, d annect-nni n waman i yellan ddaw n tmurt n Iɛezzugen i ɣef d-ttekksen dderk, ttfeggiḍen-d ɣer berra, ass-a tiliwa-nni yak ulac-itent bexlaf tin n taddart n tala n uqucaḥ, i lukan mazal-itent ahat ur iḍerru ara ubaxix-agi, ahat ur yekkat ara wessyax, ur derrmen ara yexxamen, ur ttagaden ara medden azekka. Ahat, wissen?!! Win yerḥan ad yesteqsi, ayen akka la nbennu kan, akken d-tusa akken? Akal yella, awi-d kan win ara s-igen leqrar, a nettu talast-a d talast-ina, a nettu imḥaddan d ucaraɛ, a nezdi tagmat, a nḥader iman-nneɣ, a nḥader Tamurt n wakal d idammen.

Zira

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 20:30

 

L'Expression

 

CINQUANTENAIRE DE LA SIGNATURE DES ACCORDS D'EVIAN:A TIZRA AISSA, VILLAGE NATAL DU HÉROS

Qui se souvient de Krim belkacem?

Par
L'homme qui a signé les accords qui ont libéré l'AlgérieL'homme qui a signé les accords qui ont libéré l'Algérie

Les adolescents de Tizra Aïssa ne semblent pas connaître grand-chose de l'apport de Krim Belkacem à la Révolution algérienne.

Jeudi dernier, nous arrivons en début d'après-midi au village natal du signataire des Accords d'Evian. Tizra Aïssa est situé dans la commune de Ait Yahia Moussa, à une demi-heure de Drâa Ben Khedda.
Un village minuscule avec quelques habitations éparses où le stress n'a pas droit de cité. Des sièges d'une poste et d'une antenne de l'APC non encore réceptionnés et un dispensaire: c'est la seule présence de l'Etat ici. Pour quelqu'un qui ne connaît la guerre qu'à travers les livres et les films, il aura du mal à imaginer qu'un tel havre de paix et de tels sites naturels féeriques ont été le théâtre de violents affrontements et de batailles des plus féroces. Pourtant, comme nous le rappelle un septuagénaire adossé au mur d'une épicerie située en face de l'allée qui mène vers le musée Krim-Belkacem, trois cent quatre-vingt neuf martyrs algériens sont tombés au champ d'honneur en trois jours ici, en janvier 1959. «Une grande partie de ces martyrs sont originaires de Kabylie mais aussi d'autres régions comme Lakhdaria, ex-Palestro», ajoute le gardien du musée Krim-Belkacem.
Tizra Aïssa est un village martyr. Grâce à Krim Belkacem, qui est sorti de ses entrailles, la localité est très connue mais les adolescents de Tizra Aïssa ne semblent pas connaître grand-chose de l'apport de Krim Belkacem à la Révolution algérienne.
Saïd, un enfant de dix ans, qui est en classe moyenne, sait seulement que Krim Belkacem est un grand moudjahid. «On nous a parlé de lui à l'école primaire mais on ne l'a pas au programme du CEM», enchaîne Amar qui est aussi en classe de 3e année moyenne. Signataire des Accords d'Evian?
L'un des premiers à être monté au maquis en 1947 bien avant le déclenchement de la guerre de Libération nationale, assassiné en Allemagne en 1970? Sur ces questions et sur bien d'autres, les jeunes adolescents de Tizra Aïssa, du moins ceux que nous avons croisés n'en ont aucune idée, même pas des bribes. Encore faut-il reconnaitre que les temps ont changé. Même si le village est reclus et peu peuplé, les jeunes sont connectés, constamment ou très souvent, au phénomène de la mondialisation.
Le premier adolescent, que nous croisons en arrivant à Tizra Aïssa, a les écouteurs collés aux oreilles et même s'il a les pieds sur cette terre, son esprit est ailleurs. C'est d'ailleurs cet adolescent qui monte dans notre véhicule pour nous montrer le chemin vers le musée Krim-Belkacem. Un acte qui semble machinal puisque beaucoup de visiteurs viennent ici sur les traces d'un Homme qualifié de grand par tous ceux qui connaissent son épopée.
Le chemin vers le musée Krim-Belkacem est une piste non goudronnée qui se trouve dans un piteux état. Cela renseigne sur le degré du retard dans le développement de ce village qui ressemble tant à tous les autres villages de la Kabylie. Avec une verdure à perte de vue et une multitude de plantes et d'arbrisseaux, Tizra Aïssa permet d'observer une grande partie de la commune d'Aït Yahia Moussa, un vrai fief de la guerre d'Algérie.
A partir du musée Krim-Belkacem, on peut observer à satiété les villages Afir, Ivouhrew, Aït Attella, Imoulak et toutes les étendues de verdures de toutes sortes qui caractérisent la région.
C'est une configuration géographique qui explique amplement pourquoi la région a abrité tant de batailles. «Ici est né le martyr Krim Belkacem, le lion des Djebels», lit-on sur le fronton de l'entrée principale du musée. «C'est dans cette maison que Krim Belkacem est né et a grandi», explique notre accompagnateur en ouvrant la porte de la première pièce.
On découvre alors des photos de Krim Belkacem mais aussi celles d'autres maquisards et martyrs de la région à l'image du frère du signataire des Accords d'Evian, le capitaine Arezki Krim, qui porte toujours les traces de la guerre dans sa chair et dans son âme ainsi que le martyr Mohamed Talah et d'autres encore.
Le visiteur peut aussi contempler la silhouette de Krim Belkacem à travers un grand tableau. Il y est noté ses dates de naissance et de décès: 1922-1970. «Il avait à peine quarante-huit ans quand il fut assassiné», commente notre guide. On trouve aussi la photo de Krim Belkacem en pleines négociations des Accords d'Evian.
«La délégation algérienne lors des négociations d'Evian», lit-on sur la légende de cette image historique. Dans le registre des doléances, on peut y trouver des centaines de commentaires et des éloges des admirateurs de la personnalité de Krim Belkacem exprimés en plusieurs langues. L'hymne national est également transcrit en gros caractères et suspendu à la muraille.
C'est la maison de Krim Belkacem qui a été réhabilitée en 2000 et transformée ainsi en musée. Avant cela, il n'y avait aucune trace du héros dans son village natal. Les cinq chambres de la demeure familiale de Krim Belkacem sont toutes intégrées au musée. On peut y consulter des articles de presse évoquant la personnalité de Krim Belkacem, des photos, et des archives. Au moment de notre passage, une grande partie de la documentation n'y était pas car des journées commémoratives du 19 Mars allaient démarrer le lendemain (vendredi dernier, Ndlr) à la Maison de jeunes de Draâ El Mizan, à l'initiative de l'association culturelle Tarwa N'Krim Belkacem, présidée par un cousin du héros.
A Tizra Aïssa, tout le monde est fier d'appartenir au patelin de Krim Belkacem. Mais, en même temps, les gens sont mécontents que le village, qui a donné naissance au signataire des Accords d'Evian, ne dispose pas encore d'assainissement, ni d'eau courante, cinquante ans après l'Indépendance. Le village n'a été électrifié qu'en... 1994. Les jeunes se morfondent dans l'oisiveté. Aucun lieu de distraction n'existe ici, même pas une maison de jeunes.
La route qui mène vers Tizra Aïssa n'a été goudronnée qu'en 2004 après d'âpres protestations, menées par les villageois. «C'est un village dont on ne se souvient que le 19 mars», conclut le même septuagénaire d'un air très serein. Un calme qui montre que notre interlocuteur a appris qu'il faut accepter la vie avec ses avers et ses revers.

 

 

IL Y A CINQUANTE ANS, KRIM BELKACEM SIGNAIT À EVIAN

Les accords qui ont libéré l'Algérie

Par
Krim Belkacem, chef de la délégation du FLN, aux négociations d'Evian, annonçant officiellement la finalisation des discussions avec le gouvernement françaisKrim Belkacem, chef de la délégation du FLN, aux négociations d'Evian, annonçant officiellement la finalisation des discussions avec le gouvernement français

La journée du 19 mars n'est pas fériée. Elle n'est même pas une fête nationale. C'est à peine si elle est consacrée Journée de la victoire.

Il y a cinquante ans, jour pour jour, naissait l'Algérie. Le 18 mars 1962, l'Algérie combattante et la France coloniale signaient à Evian la fin de la Guerre d'Algérie. La signature de ces accords a conduit à l'indépendance du pays, le 5 juillet 1962. Pour les historiens, ces accords ont été un compromis historique entre deux peuples. Ils avaient scellé définitivement le sort de plus de sept années de guerre, mettant également fin à 132 ans de colonisation, à la faveur d'un référendum d'autodétermination consacrant l'intégrité territoriale, l'unité du peuple algérien et l'indépendance totale du pays. 50 ans plus tard, c'est tout juste si cette date est évoquée dans les manuels scolaires algériens. La journée du 19 mars n'est pas fériée, elle n'est pas une fête nationale. C'est à peine si elle est consacrée timidement Journée de la victoire. Pourtant, le peuple algérien venait d'accomplir ce qu'aucun autre peuple au monde n'avait pu réaliser. L'Algérie venait d'arracher une victoire ayant consacré les principes énoncés dans la Déclaration du 1er Novembre 1954. C'est ainsi que l'on a considéré que ces Accords n'étaient pas seulement un moyen de mettre un terme à une guerre extrêmement dure de plus de 7 ans, mais aussi, il s'agissait d'une occasion pour montrer d'une façon éclatante que l'Algérie était devenue adulte en traitant d'égal à égal avec la cinquième puissance coloniale dans le monde. «Les fellagas, quand ils verront un tapis vert, on leur fera signer tout ce que l'on voudra», promettait le diplomate suisse, Olivier Long, chargé par son gouvernement de gérer les approches entre Français et Algériens. La France s'est appuyée sur cette erreur d'appréciation, montrant une totale méconnaissance des Algériens et de leur psychologie. C'était l'ultime erreur d'appréciation de la France car dans ce chapitre, elle en commit depuis le projet d'assimilation défendu bec et ongles par Ferhat Abbas. Mais 50 ans plus tard, il convient de faire une halte, un bilan des acquis et des ratages de cette marche qui a débuté depuis 1962. Libérés du joug colonial, les Algériens ne partaient pas seulement à la recherche d'une prospérité mais d'une identité anéantie par les différents colonisateurs qui se sont succédé en Algérie depuis des millénaires. Le développement de l'Algérie se voulait alors renaissance, se voulait rédemption et rectification puisque le passé tout aussi glorieux a montré qu'il recelait des ferments d'échec.
Echec oui, le mot revient avec instance à l'occasion de ce cinquantenaire des Accords d'Evian et de l'Indépendance. Doit-on aujourd'hui penser l'Algérie avec ou contre la France? 50 ans après notre indépendance on se retrouve face à ce dilemme. Un terrible paradoxe auquel la classe dirigeante algérienne n'a pu apporter de réponse.
Les Accords d'Evian transmettaient à l'État algérien un héritage de guerre, un butin culturel. Il a été broyé par les rouages du clanisme en éliminant les partisans d'une authentique République algérienne. Plus que jamais, amorçant ce cinquantenaire chargé de symbolique, si plein de fractures tragiques et d'espoirs parfois trahis, on a l'impression que la rhétorique de nos gouvernants est une sorte de chansonnette lointaine. Une rengaine qui reflète un système de pensée périmé, d'un disque rayé et d'un logiciel dépassé.
La génération de la guerre, celle qui a libéré le pays, celle qui a détruit le colonialisme et qui lui a survécu, n'a cédé que très peu de place à la génération de l'après-Indépendance. Erreur fatale qui a coûté cher au pays qui, 50 ans plus tard, voit sa jeunesse se jeter à la mer, s'immoler par le feu et fuir le pays vers d'autres horizons. Mais pour transposer une phrase célèbre: il semble que la construction d'un pays soit devenue une chose très sérieuse pour qu'elle soit confiée à une génération dont la tâche était de détruire... le colonialisme.

 

 

CINQUANTENAIRE DE LA SIGNATURE DES ACCORDS D'EVIAN:KARIMA KRIM, FILLE DE KRIM BELKACEM

«La vérité sur l'assassinat de Krim concerne tous les Algériens»

Par
Rédha Malek entouré de Kaouthar Krim (à sa droite) et de Karima Krim (à sa gauche)Rédha Malek entouré de Kaouthar Krim (à sa droite) et de Karima Krim (à sa gauche)

Les deux filles de Krim Belkacem ont appelé à faire du 19 mars une journée nationale à l'instar du 1er Novembre et du 5 Juillet.

Le mystère autour de l'assassinat de Krim Belkacem, le 18 octobre 1970 dans sa chambre d'hôtel à Francfort en Allemagne, reste entier.
La vérité sur sa mort n'incombe certainement pas uniquement à sa famille, son village ou sa région. «La vérité sur l'assassinat de Krim Belkacem est l'affaire de tous les Algériens car il n'a pas consacré sa vie à sa famille ou à sa région. Il était un grand nationaliste et il s'est consacré pour toute l'Algérie», a indiqué, hier au forum d'El Moudjahid, sa fille Karima, en réponse à une question relative à la possibilité de demande d'une enquête par les filles du Lion des Djebels.
Cette mort n'est pas seulement un mystère. Bien plus, elle reste un tabou qu'on veut maintenir dès lors que la volonté de l'occulter est toujours de mise. Certains pensent même que l'évacuation du 19 mars, qui est pourtant une date charnière de l'histoire de l'Algérie, est fait pour mieux oublier celui qui a signé les Accords d'Evian. Peut-on, en effet, parler du 19 mars sans parler de Krim Belkacem?
Le Dr Karima Krim, qui a rendu hommage à son légendaire père qui a pris le maquis contre la France en 1947 et qui a signé les Accords d'Evian mettant fin à une guerre sanglante de plus de 7 ans, un certain 18 mars 1962, s'est montrée confiante quant à l'éclatement de cette vérité depuis longtemps occultée. Mais elle préfère laisser la tâche au temps qui finira, un jour ou l'autre, par nous dire qui a fait quoi. D'ailleurs, la fille de Krim Belkacem estime qu'il faut faire la lumière sur tous les assassinats politiques pas seulement sur celui de son père. Mais la soif de vérité presse. Surtout qu'à Draâ-El-Mizan, les gens ne veulent pas oublier. Comment pouvait-il en être autrement alors que l'homme du 19 mars était né à lallalen, village situé dans la commune d'Aït Yahia Moussa le 14 décembre 1922?
Assurant que son père a été liquidé pour ses idées, le Dr Krim a plaidé pour la réhabilitation de son père dont la seule évocation du nom fait frissonner certains de ses détracteurs d'hier et d'aujourd'hui.
Cette réhabilitation commencera par celle du 19 mars, date du cessez-le-feu. «On ne parle même pas du 19 mars. On commence à en parler. Quand le 19 mars sera au podium, parce que c'est le trait d'union entre le 1er Novembre et le 5 Juillet, à ce moment-là, le reste viendra. Rien n'est trop tard, il faut se précipiter lentement», a-t-elle dit.
Pour réhabiliter sa date, Mme Krim plaide pour que le 19 mars soit une journée nationale à l'instar du 1er Novembre et du 5 Juillet. Avant elle, c'est l'autre fille du signataire des Accords d'Evian, Kaouthar, qui a appelé à la consécration de cette date comme journée nationale chômée et payée. Et quand cet appel émane des filles de Krim Belkacem, il vaut la peine d'être entendu et appliqué. Les deux filles de Krim Belkacem ont été honorées à cette occasion. Rédha Malek, porte-parole de la délégation algérienne à Evian et ancien chef de gouvernement, a rendu pour sa part un grand hommage au «grand militant qui s'est sacrifié corps et âme pour ce pays».

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 23:11

 

Algérie profondeJeudi, 15 Mars 2012

Béjaia

Un CHU et des ambitions

Par : L. Oubira

Le CHU Béjaïa compte actuellement trois unités, les hôpitaux Khelil-Amrane, Frantz-Fanon et Targa-Ouzemour, pour un total de 425 lits et 23 services dont 16 d’hospitalisation.

En attendant la finalisation de l’étude de la future structure du CHU par un bureau d’études anglais, les responsables redoublent d’efforts pour ouvrir les services spécialisés et se hisser ainsi au niveau des autres structures hospitalières du pays. La création du CHU de Béjaïa avait coulé beaucoup d’encre avant la promulgation du décret n° 09-319 du 06.10.2009. Et pour parer au plus pressé, l’hôpital Khelil-Amrane est promu en CHU en attendant la construction de la structure devant abriter le futur hôpital CHU sur le site de Sidi-Boudraham d’une superficie de 30 ha. L’étude est confiée par le gouvernement à un bureau d’études anglais. En attendant, les responsables, à leur tête, Mme Mouri Wahiba, secrétaire générale et DG par intérim, et Dr Hamissi, directeur médical et paramédical, redoublent d’efforts pour ouvrir les services spécialisés afin de se hisser au niveau des autres CHU du pays. Le CHU Béjaïa compte actuellement trois unités, les hôpitaux Khelil-Amrane, Frantz-Fanon et Targa-Ouzemour, pour un total de 425 lits techniques et 412 lits organisés et 23 services dont 16 services d’hospitalisation. La chirurgie viscérale, l’orthopédie-traumatologie, la neurochirurgie, la médecine interne, la réanimation, la pédiatrie, les urgences médicochirurgicales, l’imagerie médicale et le bloc opératoire sont les services hébergés à Khelil-Amrane. Le service IRM sera opérationnel ces jours-ci, selon Mme Mouri qui tient au passage à remercier l’APW de Béjaïa qui a financé le matériel. Des services assurés par 4 professeurs et 19 maîtres assistants. À titre indicatif, depuis l’ouverture du service neurochirurgical, zéro évacuation sur les autres CHU. “C’est un service d’une opportunité très importante pour notre wilaya”, insiste Dr Hamissi. Deux opérations pour tumeur cérébrale, signale-t-il, ont été entreprises avec succès en sus d’un projet de recherche en spina-bifida. “Nous sommes dans l’attente d’acquisition d’une colonne d’endoscopie”, nous informe Mme Mouri dans la foulée de ses déclarations comme pour souligner le programme ambitieux tracé afin de répondre au mieux aux attentes de la population de la région en termes de soins. Au mois de février dernier, une convention de partenariat a été signée avec l’Établissement hospitalier universitaire d’Oran (EHUO), une convention portée sur les spécialités d’une série d’interventions chirurgicales pratiques et de communications sur différentes spécialités au profit du personnel du CHUB. Des interventions chirurgicales de tumeur de cerveau, d’appareilloscopie, de gynécologie par voie basse, pharmacovigilance, endoscopie interventionnelle, cardiovasculaire… À l’unité hospitalière Frantz-Fanon, on y trouve des services de psychiatrie hommes et femmes, la pneumo-phtisiologie, la néphrologie, l’anapathologie… La dernière unité hospitalière est Targa-Ouzemour où sont assurés la maternité, la gynécologie, la néonatalogie… Néanmoins, cette unité fait face à l’exiguïté de son service obstétrique. Un service qui fait face, notamment pour des accouchements par césarienne, pour toute la wilaya. L’unité, nous signale Mme Mouri, est en voie d’extension pour répondre à la demande toujours croissante. À signaler que le SAMU est totalement réorganisé pour reprendre “les missions qui lui sont dévolues”, à savoir des visites à domicile et le transport assisté médicalement vers les structures de santé avec ses deux équipes de deux médecins, deux infirmiers et deux chauffeurs régulateurs. Les services qui restent à créer au CHUB sont ceux de la cardiologie, de la gastro-entérologie, l’unité de réanimation chirurgicale et le SEMEP.
Mais, les contraintes d’infrastructures pour abriter ces nouvelles activités et le déficit criant en personnel paramédical freinent leur ouverture. Actuellement, les responsables du CHUB se contentent des opérations de rénovation des structures existantes pour les mettre aux normes en attendant le lancement du projet de construction du futur CHU.

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 23:53

 

 

 Le Soir

 

Actualités: À L’ISSUE DE SON CONGRÈS
Le RCD préconise un «Etat unitaire régionalisé»

 

 

L’idée est novatrice, la proposition révolutionnaire. Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) propose une refondation institutionnelle de l’Etat couplée à un redécoupage administratif et territorial : l’Etat unitaire régionalisé (EUR).
Sofiane Aït Iflis - Alger (Le Soir) - Comme le concept de laïcité jadis, le projet de refondation nationale proposé par le RCD ne manquera pas de faire débat, tant est qu’il véhicule une rupture avec le modèle jacobin de l’Etat. Un modèle, au demeurant éculé, auquel, dans la vieille Europe et en Amérique, se sont substitués d’autres modèles plus adaptés et qui assurent incontestablement une meilleure intégration politique, économique et sociale. Conçu comme une alternative à l’impasse institutionnelle dans laquelle l’Algérie s’est engluée, l’Etat unitaire régionalisé (EUR) proposé par le RCD est une voie médiane, à cheval entre l’Etat unitaire et l’Etat fédéral. L’EUR repose fondamentalement sur le concept de région non point seulement en tant qu’étendue géographique mais comme synthèse de contingences géographiques, historiques, socioéconomiques ou politiques. Proposant une réorganisation administrative et institutionnelle où la région joue en élément central, le parti de Mohcene Bellabas a la conviction établie que l’entité administrative actuelle qu’est la wilaya est inadaptée pour un pays comme l’Algérie, le plus grand d’Afrique après que le Soudan eut consommé sa division. Le RCD estime que, pour l’impulsion du processus démocratique, il faut transférer la plus grande part possible de la décision socioéconomique et politique vers les régions.
12 capitales régionales

Le RCD ne reste pas sur l’énoncé dialectique. Sa proposition est articulée sur des schémas pratiques claires. L’Etat unitaire régionalisé (EUR), explique-t-il, aura à relier une douzaine de capitales régionales, lesquelles seront constitutives de pôles de décisions de régulation, de concertation et d’une élite compétente qui agiront au plus près des intérêts locaux et régionaux sans être déconnectées du pouvoir central. «L’Etat central aura à se concentrer sur ses missions régulatrices et régaliennes que sont la politique étrangère, monétaire, douanière et de défense nationale tout en œuvrant au développement intégré des régions.» Les capitales régionales seront dotées d’un pouvoir d’action et de décision. Un pouvoir qu’auront à exercer deux organes, l’un exécutif et l’autre législatif, pourvus de larges compétences et qui seront l’émanation de la volonté populaire. Dans son projet, le RCD prévoit que les capitales régionales seront incarnées également par des administrations spécifiques dotées de faculté décisionnelle et une assise financière et économique propre.
Des parlements régionaux

L’Etat central n’étant pas totalement évacué, le projet élaboré par le RCD retient, en terme de pouvoir législatif, une assemblée nationale dont les attributions doivent recouper celles de l’Etat central. En même temps que l’Assemblée nationale, chacune des douze régions prévues dans la proposition- programme du parti est dotée de son propre parlement. L’assemblée régionale, institution élue, a pour mission de légiférer en même temps que contrôler l’exécutif régional dans les limites des pouvoirs dévolus à l’autorité régionale. En fait, les missions classiques dévolues à un parlement.
A chaque région son rythme

Plutôt qu’une démarche brusquée, qui risque de générer des ratés, le RCD propose une mise en place graduée (modulable) de l’Etat unitaire régionalisé. «Chaque région peut organiser les transferts de compétences selon son propre rythme, le niveau d’autonomie étant fonction de la demande sociale régionale et de ses capacités matérielles et humaines.» Aussi le RCD préconise- t-il deux types de collectivités : celles de pleine autonomie et celles d’autonomie progressive. En d’autres termes, un modèle dynamique. L’arbitrage entre l’Etat central et les Régions est assuré par une juridiction suprême. Les missions de cette dernière englobent également la veille sur la constitutionnalité des lois et décrets votés par les Régions. Elle veillera aussi au respect des valeurs républicaines et démocratiques par l’ensemble des collectivités régionales. Deux valeurs qui sont la base d’un consensus national.
Les Régions et les Régions provinces

Dans le démembrement administratif proposé par le RCD, il est prévu 12 Régions et trois Régions provinces. Les Régions sont calquées sur le modèle des wilayas historiques. Les Aurès constitueront une Région, la première, pendant que le Nord constantinois et la Kabylie formeront les deuxième et troisième Régions. L’Algérois, qui englobe le Titteri et le Cheliff, forme la quatrième Région. Le RCD propose que cette Région soit divisée en trois Régions économiques, Alger (4e), la capitale du pays, le Titteri (5e et qui inclut Blida et périphérie) et le Cheliff (6e et qui regroupe Chlef et Aïn Defla). L’Oranie et le Sud sont proposés comme les septième et huitième Régions. La Saoura (Béchar), le Touat (Gourara), le Grand Erg Oriental et l’Ahaggar constitueront respectivement le reste des Régions. Quant aux Régions provinces, le RCD en délimite trois : le M’Zab, le Souf (El Oued) et la Saoura, laquelle est considérée comme Région provinciale potentielle.
S. A. I.

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 23:41

 

 

Dilem du 13 Mars 2012

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 23:27

 

 

L'Expression

 

COMMÉMORATION DU 19 MARS

Draâ El Mizan se souvient de ses colonels

Par
La région qui a enfanté ces colonels est aujourd'hui l'une des régions les plus oubliées et les plus déshéritées de l'AlgérieLa région qui a enfanté ces colonels est aujourd'hui l'une des régions les plus oubliées et les plus déshéritées de l'Algérie

Krim Belkacem, Amar Ouamrane, Ali Mellah, Mohamed Zamoum et Slimane Dehilès, cinq colonels donnés par Draâ El Mizan à l'Algérie.

«Jusqu'à aujourd'hui, ils se souviennent à Draâ El Mizan. Ils ne veulent pas oublier l'affaire de l'Allemagne.» La strophe est du regretté Matoub Lounès. Celui que les citoyens de Draâ El Mizan ne sont pas disposés à oublier, c'est Krim Belkacem, assassiné en 1970 dans un hôtel de Francfort en Allemagne. Krim Belkacem n'est plus à présenter à ceux qui frissonnent à l'évocation de son nom. Son ombre plane, du reste, sur eux. Par contre, il serait utile de le ressasser à ceux qui ne connaissent de lui que les boulevards qui portent son nom. Quelques mots suffisent pour dire tout son courage. Lion des djebels, il n'a pas attendu le 1er Novembre pour déclarer la guerre à la France coloniale. Il a pris le maquis en 1947. Maquisard, puis politique et diplomate, c'est lui qui signera la fin de la Révolution avec la France un certain 19 mars 1962 et l'accès de l'Algérie à l'indépendance. Le reste n'étant pas encore fait. L'homme du 19 mars est effacé de l'histoire officielle. Il est oublié et son village natal, lallalen dans la commune d'Aït Yahia Moussa (Draâ El Mizan) où il est né le 14 décembre 1922, est totalement enclavé.
Krim Belkacem mérite tous les hommages. Sa région, ex-commune mixte de Draâ-El-Mizan, n'a pas enfanté que lui. Du même grade de colonel que lui, elle a donné naissance à quatre autres hommes héroïques.
Ils s'appellent Amar Ouamrane, Ali Mellah, Mohamed Zamoum dit Si Salah et Slimane Dehilès.
Ouamrane, natif de la commune de Frikat en 1919, adjoint de Krim, a lui aussi déclaré la guerre à la France avant l'heure. Formé par l'armée française à l'Académie de Cherchell, il déserta suite aux massacres du 8 mai 1945. Arrêté et condamné à mort, il sera gracié en 1946 par le général Georges Catroux. Arrêté de nouveau en 1946 pour ses activités politiques au cours de la campagne électorale de 1946, Ouamrane réussit à s'évader pour vivre dans la clandestinité. Durant la Guerre d'Algérie, il était de tous les fronts. Au Congrès de la Soummam, il a représenté Alger. Le colonel se retire de la vie politique en 1962 et nous quitte en juillet 1992.
Ali Mellah est né le 14 février 1924 à Taka dans la commune de M´kira. Responsable de la 6e Région (Sahara) issue du Congrès de la Soummam, Si Chérif sera assassiné le 31 mars 1957 par les Messalistes.
Mohamed Zamoum dit Si Salah est né le 27 novembre 1928 à Aïn Taya (Alger). Il est tombé au champ d'honneur à M'chedallah (Bouira) le 20 juillet 1961.
Slimane Dehilès ou le colonel Si Sadek, est né aux Ouadhias le 14 novembre 1920. Il est l'un des principaux chefs politico-militaires de la Révolution algérienne, et décède le 5 novembre 2011. La région qui a enfanté ces colonels est aujourd'hui l'une des régions les plus oubliées et les plus déshéritées de l'Algérie. Il serait pourtant louable de rendre hommage à ces hommes à la veille du cinquantenaire du cessez-le-feu, signé par Krim Belkacem, pour que nul n'oublie. Et qui d'autre à la place des enfants de la région le fera dès lors que les autorités officielles font de leur mémoire un tabou, à tel point qu'un film sur Krim est rejeté par le ministère des Moudjahidine. C'est dans cette perspective que l'association culturelle Tarwa-n'Krim-Belkacem du village Iallalen a pris l'initiative de commémorer le 19 mars en rendant hommage aux cinq colonels.
En collaboration avec des associations locales, la Maison de jeunes de Draâ El-Mizan et les APC d'Aït Yahia Moussa et de Draâ El-Mizan, cette association a prévu des activités allant du 16 au 19 mars au niveau de la Maison de jeunes Arezki-Mansouri et le cinéma Le Maghreb, au village Ath Bardjal (Ouadhias), au cimetière d'El-Alia (Alger), au Carré des martyrs de Bougarfène à Ighil El-Vir à Aït Yahia Moussa et au musée Krim-Belkacem à Tizra Aïssa.
Des recueillements et dépôt de gerbes de fleurs, table-ronde avec les membres des familles des cinq colonels, projection d'un film documentaire sur la bataille du 6 Janvier 1959 d'Aït Yahia Moussa sont au programme des activités. L'ex-officier de l'ALN, Djoudi Attoumi, donnera une conférence-débat.

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 18:56
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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 18:41

 

Tounes al-khadra , disaient les beni-hillal, avant de l'envahir au 11ìeme siécle et d'y semé la désolutation !

 

 

ActualitéLundi, 12 Mars 2012 10:00

Moncef Marzouki veut une loi protégeant les libertés

La Tunisie face à ses démons salafistes

Par : M. A. Boumendil

Le gouvernement, dont les postes de souveraineté sont revenus à Ennahda, commence peu à peu à montrer sa vraie nature et à afficher ses ambitions islamisantes et liberticides, même s’il alterne, de-ci de-là, avec un discours se voulant rassurant.

Des centaines de femmes de l’organisation internationale islamiste, Hizb Ettahrir, un parti créé en 1953 et qui prône l’instauration du califat, se sont réunies, samedi à Tunis, pour célébrer le 8 Mars à leur façon. Le choix de Tunis n’est pas anodin.
La femme tunisienne a le statut le plus avancé des pays arabes et assimilés, mais ce statut est sérieusement menacé depuis la victoire du parti islamiste Ennahda, qui domine l’Assemblée constituante et le gouvernement intérimaire. Ce dernier, appuyé par deux autres partis intégristes, mène une véritable offensive au sein de l’hémicycle du palais du Bardo pour introduire la charia dans la prochaine constitution tunisienne et imposer un conseil islamiste qui jugerait de la compatibilité des lois avec les principes islamistes, ce qui reviendrait à lui faire jouer le rôle du Conseil constitutionnel. La Tunisie serait alors l’archétype d’un État théocratique.
La lutte autour de la configuration et de la nature de la prochaine constitution n’est pas le seul indice inquiétant, même si elle prouve déjà la volonté du parti islamiste majoritaire de renier toutes ses promesses et ses engagements en la matière. Le gouvernement, dont les postes de souveraineté sont revenus à Ennahda, commence peu à peu à montrer sa vraie nature et à afficher ses ambitions islamisantes et liberticides, même s’il alterne, de-ci de-là, avec un discours se voulant rassurant. Ainsi, le ministre des Affaires religieuses, Nourredine al-Khademi, a déclaré à la presse, samedi, que l’extrémisme dans les questions religieuses “est rejeté de manière catégorique”, estimant que les mosquées “doivent rester des espaces qui assument un rôle moral et religieux et consacrent l’unité nationale loin de la politique et des intérêts partisans”.
Mais ce discours n’est-il pas simplement motivé par la peur du parti Ennahda de se voir débordé à sa droite par les salafistes ? En effet, sur les 6 000 mosquées que compte la Tunisie, 400 sont déjà contrôlées par ces derniers et ils continuent d’en conquérir d’autres par la force.
La duplicité du gouvernement et du parti Ennahda, à l’instar de tous les courants islamistes, ne fait pas de doute et appelle à la plus grande vigilance de la part des démocrates modernistes du pays. Il suffit, pour s’en convaincre, de signaler qu’au moment où le ministre des Affaires religieuses servait un discours apaisant, son collègue du ministère de l’Enseignement supérieur, Moncef Ben Salem, du même parti, volait au secours des salafistes qui veulent imposer le port du voile intégral pour les étudiantes à l’université.
Il a désavoué sans détour le doyen de la faculté de la Manouba, près de Tunis, qui s’est farouchement opposé à cette pratique. “J’accuse clairement (…) le doyen (qui) n’a pas fait ce qu’il fallait pour résoudre le problème pacifiquement (car) il a des arrière-pensées politiques”, a déclaré le ministre sur les ondes d’une radio tunisienne.
Ainsi, dans leur bras de fer avec les salafistes, qui cristallisent l’attention ces dernières semaines, les enseignants se découvrent un nouvel adversaire : leur propre tutelle ! Nous avons déjà assisté à l’incarcération d’un directeur de journal pour avoir publié un nu sur une couverture de sa publication, nous avons vu une salle de cinéma saccagée et les organisateurs d’une projection-débat agressés et, par-dessus tout, que dire de la tentative de destruction de la chaîne Nessma TV et celle d’assassiner son patron en mettant le feu à sa résidence, sous prétexte qu’il a laissé diffuser un film animé qui serait attentatoire à l’islam ? Dans tous ces cas, les agresseurs s’en sont bien sortis, tandis que certaines victimes sont traînées devant les tribunaux, à l’instar de Nabil El-Karoui.
Dans la foulée des débats et des controverses qui agitent le quotidien tunisien, le président Moncef Marzouki a demandé à l’Assemblée nationale constituante de “promulguer une loi criminalisant l’accusation des gens de mécréance”. Ennahda le suivra-t-il ? Rien n’est moins sûr. C’est, néanmoins, un test efficace pour le parti islamiste majoritaire à l’Assemblée car, s’il s’oppose à l’initiative présidentielle, sa duplicité ne fera plus de doute, y compris pour les plus conciliants à son égard.

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