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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 23:07

L'Expression

JOURNÉE CONTRE L'OUBLI À BÉJAÏA

Nabila Djahnine ressuscitée

Par
Nabila Djahnine ressuscitée

Le théâtre régional Malek-Bouguermouh était au rendez-vous de la journée contre l'oubli, tenue dans l'après-midi du vendredi dernier.

L'émotion, les souvenirs partagés, la convivialité et le recueillement ont marqué cette journée. Comme fut celle de l'année dernière, dédiée pour rappel à Saïd Mekbel, alias Mesmar Djeha, cette dernière a été consacrée à la mémoire de celle qui a marqué le terrain de lutte de toutes le causes justes sous toutes ses formes, Nabila Djahnine, en l'occurrence. La rencontre a débuté par une minute de silence à la mémoire de tous ceux qui sont morts pour l'Algérie démocratique et progressiste depuis 1962 à nos jours, suivie d'une conférence-débat portant sur l'historique et l'origine de l'intégrisme en Algérie, animée conjointement par Rachid Oulebsir et Fodil Mezali. Dans son intervention, l'auteur Rachid Oulebsir a fait une rétrospective pointilleuse, ponctuelle et surtout ordonnée de l'intégrisme depuis l'avènement de l'islamisme politique en Algérie. Il dira en substance que «l'intégrisme a toujours fait le lit du pouvoir en place depuis l'indépendance à nos jours. Ce dernier s'est servi de lui pour mater toutes les forces démocratiques et progressistes de l'Algérie libre et indépendante, notamment son aile de gauche, sans omettre de rappeler et de préciser que les islamistes algériens étaient les derniers à rejoindre le FLN dans sa lutte armée contre le joug colonial» avait-il déclaré avant de rappeler les dérives des décideurs à l'indépendance qui ont accueilli, comme enseignants du système éducatif, les Frères musulmans égyptiens libérés de prison par Djamel Abd El Nasser, une décision loin d'être fortuite pour le régime de Ben Bella. Un exposé fort remarquable, en somme, qui a été complété par Fodil Mezali qui a mis l'indexe sur l'échec du système éducatif depuis l'éviction de Mustapha Lacheraf qui a sauvé un tant soit peu ce système durant son règne à la tête de l'Education nationale. Après les débats, c'était autour de Basou et Mounia de gratifier les présents de quelques morceaux musicaux de haute facture. Très ému, Basou l'artiste déclare: «Ce genre de rencontres est indispensable pour que nul n'oubli les sacrifices des hommes et des femmes morts pour leurs convictions. Cette dernière chanson El Werka est comme une note d'espoir pour un avenir meilleur». La musique a cédé la place à la poésie représentée par Fatah Amrouche qui a déclamé quelques vers de ses poèmes à l'occasion. La rencontre a été clôturée par une cerise sur le gateau, une note théâtrale avec la présentation de Arfia fi samt el-leil (Arfia dans le silence de la nuit), qui relate le drame des femmes enlevées et violées dans les maquis terroristes durant la tragédie nationale qui rappelle les épreuves endurées et les destins brisés de toutes celles qui ont été victimes de la horde terroriste et son idéologie intégriste. Aussi, pour que nul n'oublie, des rencontres similaires sont plus qu'indispensables, voire même incontournables. Sinon, comment expliquer à la nouvelle génération tous les sacrifices de toute une panoplie d'artistes, de journalistes, d'écrivains, d'intellectuels clairvoyants... D'hommes et de femmes engagés tout simplement pour que vive l'Algérie libre et indépendante, démocratique et progressiste. Un projet ou plutôt un souhait que nous devons tous défendre pour que leur sacrifice ne demeure pas vain.

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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 21:43

 

 

La faillite de la houkouma coûtera cher aux algériens : un pays à l'abandon

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le 24.08.12 |

 Le président Bouteflika à la mosquée d'Alger lors de la nuit du Destin.

zoom | © APS
Le président Bouteflika à la mosquée d'Alger...

Pas de réunion des ministres, ni d’audition présidentielle. Nos dirigeants sont aux abonnés absents. Si l’on en croit l’ENTV, «Djazaïr el injazat» n’a rien à craindre. Alors que la rentrée parlementaire approche, les députés n’ont pas de textes sur lesquels se pencher. Pendant ce temps, le pays continue de s’enfoncer.

Le Conseil des ministres ne se réunit plus en Algérie. Réalité que tout le monde connaît mais qui ne suscite aucune réaction ni de l’opposition ni des «milieux» éclairés d’Alger ou d’ailleurs. Fatalité ? Non Indifférence ? Possible. Le président Abdelaziz Bouteflika, qui termine dans une année et demie son troisième mandat, ne voit visiblement plus «l’utilité» de réunir les ministres pour étudier les projets de loi et prendre des décisions qui impliquent tous les Algériens. Sans la réunion de ce conseil, aucune loi ne peut atterrir sur le bureau de l’APN. Et, indirectement, le conseil du gouvernement, déjà largement limité dans ses prérogatives, est ligoté. Ses réunions, qui ne sont pas annoncées officiellement, ressemblent presque à une forme protocolaire, une tentative de meubler le vide.

Durant le mois de Ramadhan, Bouteflika a disparu, parti en Suisse, paraît-il. Il en est de même pour Ahmed Ouyahia, «son» Premier ministre. Une dizaine de ministres n’ont pas donné signe de vie, eux non plus. Le ministre de la Solidarité nationale, Saïd Barkat, par exemple, a abandonné son poste le mois où théoriquement il devait le plus travailler. Idem pour le ministre du Commerce, Mustapha Benbada. Tout ce que ce ministre a «raconté» sur la régulation du marché s’est avéré faux, complètement faux. Le résultat de cette faillite généralisée de la gouvernance était clair : un pays livré à lui-même.

Des coupures d’électricité partout, un patrimoine forestier détruit à large échelle, une anarchie totale sur le circuit commercial, violence et agressions multiples dans les villes, pénurie de médicaments, désorganisation dans les hôpitaux, forte inflation… Tout cela coûte cher, très cher à l’Algérie. Le fisc ne pourra jamais rattraper la perte d’argent du marché informel. Et il faudra deux à trois siècles pour remplacer les milliers d’arbres fruitiers (154 000 arbres ont été détruits par le feu depuis le début de l’été) perdus dans les incendies provoqués et programmés par des mains criminelles.

Sanctions

Un chef d’Etat préoccupé par la défense des intérêts du pays qu’il gère aurait demandé à la justice d’ouvrir une enquête sur les pyromanes téléguidés qui brûlent les forêts et les maquis. Un chef d’Etat qui gère réellement les affaires du pays aurait pris des sanctions après les coupures d’électricité qui «pourrissent» la vie des Algériens. Un chef d’Etat qui n’est pas «un trois quart» de président se serait intéressé à «la mafia» qui tire les ficelles au marché parallèle et qui profite de la pénurie voulue des produits pharmaceutiques.

Tout cela ne semble pas attitrer l’attention de Abdelaziz Bouteflika au point de susciter plusieurs interrogations dont celle-ci : le locataire du palais d’El Mouradia est-il capable de suivre ce qui se passe en Algérie ? Sinon, comment expliquer qu’aucune mesure ne soit prise pour rassurer les Algériens sur l’existence d’un président de la République qui décide et qui contrôle l’action des institutions ? L’efficacité avec laquelle le président égyptien Mohamed Morsi a entamé son mandat en tant que chef d’Etat élu a brusquement ouvert les yeux sur la dure réalité algérienne : quelque chose ne va pas dans le pays ! Mais quoi au juste ?

La fragile santé de Bouteflika qui l’oblige à s’éloigner durablement de la scène nationale ? De graves différends entre la hiérarchie militaire et la présidence de la République ? L’absence de perspective ou de «plan B» après la fin du troisième mandat de Bouteflika en 2014 ? Les Algériens ont bien l’impression que le chef de l’Etat a abandonné le pays. En d’autres termes, cela porte un nom : vacance du pouvoir. C’est presque inévitable.

Vacance

En faisant éteindre son «signal» du radar, Ahmed Ouyahia a renforcé ce sentiment. Il a fallu attendre la veille du 27e jour du Ramadhan, proclamée «nuit du destin» en Algérie, pour que Bouteflika réapparaisse sur les écrans. L’image ? Un homme fatigué assis dans une mosquée. La religiosité tactique dans toute sa splendeur. Trois jours plus tard, Bouteflika, pour une fois vêtu de blanc, réapparaît une deuxième fois assis, tout aussi fatigué, assis dans la même mosquée. C’est le jour de l’Aïd El Fitr. Ce jour-là, il fallait bien écouter le prêche politique de l’imam officiel. «Ce qui se passe dans le monde arabe est le résultat d’un complot de l’Occident. Son objectif est déstabiliser la ouma islamique et créer la fitna (…).

N’écoutez pas ceux qui vous parlent de conflit de générations. Ce conflit n’existe pas. C’est une invention de l’Occident», a-t-il lancé. A ce moment-là, Bouteflika admirait le tapis de la mosquée. Ouyahia, à quelques mètres de là, en faisait de même. C’est pourtant ce même Ouyahia, alors ministre de la Justice, qui avait introduit en 2001 des amendements au code pénal interdisant… l’utilisation de la mosquée à des fins politiques. Durant le Ramadhan, Bouteflika n’a pas «auditionné» les ministres. L’opinion publique n’a eu droit à aucune explication à ce brusque changement dans «la façon» de faire du locataire du palais d’El Mouradia. Depuis son arrivée au pouvoir en 1999 à l’appel des généraux, Bouteflika s’est habitué à la pratique, héritée du parti unique, de n’écouter de ses collaborateurs que tout ce «qui va bien».

Aveuglement

Les bilans présentés par les ministres durant «les auditions» ramadhanesques des années précédentes étaient tous, sans exception aucune, positifs. L’ENTV, qui a oublié qu’un vent souffle toujours sur le monde arabe arrachant les dictatures l’une après l’autre, a repris sa mauvaise habitude d’ignorer tout ce qui préoccupe les Algériens et présenter «une image» faussement parfaite de l’Algérie, «Djazaïr el injazat» (l’Algérie des réalisations). Ce n’est là qu’un petit exemple de l’aveuglement ambiant. Trois mois et demi après les législatives, les ministres «élus» députés n’ont toujours pas été remplacés. Six secteurs importants sont livrés aux quatre vents. Mais il ne se passe rien ? On fait comme si cela était normal, naturel, dans l’ordre des choses. Alors, l’Algérie terre des miracles ? Il y a tout lieu de le croire. Les partis sont devenus complices par leur silence. La chaleur de l’été a-t-elle «assommé» tout le monde ?

Début septembre, la saison parlementaire sera ouverte. Mais de quoi débattront les députés ? A peine «désignés» représentants du peuple, ils se sont offerts, eux aussi, trois mois de vacances pleins et entiers. Un Parlement réel aurait imposé une session extraordinaire pour se prononcer sur les dossiers importants, obliger le gouvernement à rendre des comptes. La nouvelle APN, mal élue comme celle qui l’a précédée, attendra que le gouvernement lui envoie des lois pour les adopter à défaut de les examiner ou de les rejeter. Il n’y a pratiquement aucune chance que les nouveaux députés décident d’engager une commission d’enquête sur les feux de forêt ou sur les coupures électriques.

A moins d’un sursaut d’orgueil. Sans contre-pouvoirs, sans projet politique clair, sans perspectives et sans vision économique, le pays se dirige droit dans le mur. La fragilité interne va compliquer toute entreprise stratégique de prévention de la principale menace extérieure : la situation d’instabilité au Sahel. L’explosion sociale n’est pas loin aussi en raison de la situation actuelle de flottement. Que l’imam officiel de l’Aïd l’accepte ou pas : la politique de la fuite en avant ne peut plus durer. «Complot» ou pas !

Fayçal Métaoui
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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 00:12

 

 

 

 

Communiqué 3

 

 

Au moment où des milliers de jeunes Algériens subissent le chômage, le pouvoir ne trouve rien qu’accorder des chantiers pharaoniques dans lesquels les Algériens n’ont pas le droit de travailler. 10 000 Chinois, transportés, logés et nourris coûteront moins cher pour la construction de cette mosquée auquelle tient plus que tout l'usurpateur de Oujda ! Pour lui  la préférence nationale est une marque de dentifrice. Après les usines clés en mains chères à son ex-accolyte Boumediene dont on connaît les tristes performances, l’heure est aux mosquées clés en main.

C'est un affront aux  Algériens qui peinent à joindre les deux bouts  Cela ne fera que les conforter dans leur sentiment d’injustice car au lieu de leur proposer des projets créateurs d’emplois durables, ils constatent avec amertume qu’ils doivent subir les « caprices de postérité » de leur président.

Car si la mosquée ne se justifie ni sur le plan économique ni sur le plan social et encore moins sur le plan religieux (l’Islam ne tolérant pas le faste), reste une seule hypothèse : Bouteflika voudrait-il sa méga-mosquée pour être cité dans les manuels d’histoire et au passage décrocher un leadership symbolique au Maghreb en ayant la plus grande mosquée ? Triste leadership alors que nos citoyens attendent de leurs dirigeants de rivaliser d’ingéniosité pour libérer l’initiative privée, plutôt que de la plomber par des projets pharaoniques dispendieux.
La première chose à préciser est que l’inutilité d’une méga mosquée est flagrante d’autant qu’il n’y a pas de déficit en la matière à Alger, en tout cas pas au point de lancer un projet aussi fou et démesuré : selon les statistiques réalisées en 2006 par le département ministériel de Ghlamallah, l’Algérie disposait déjà de 39 876 lieux de cultes et salles de prière dont 14 659 mosquées. Pour remplir le nouvel édifice d’une capacité de 120 000 fidèles faudrait-il vider les mosquées d’Alger ou bien ramener les fidèles par bus entiers depuis leurs lointains quartiers et villages ? Ou encore faudrait-il inventer un pèlerinage pour ce nouveau lieu de culte ? Qui ira jusqu’à Mohammadia pour faire sa prière, même un jour de l’aïd ou peut-être surtout un jour de l’aïd ? Combien de gens affronteraient les embouteillages pour faire la prière du dohr ou du as’r à cinq, dix, ou vingt kilomètres de chez eux ? Il suffisait de réaliser un sondage d’opinion sur un échantillon de quelques milliers d’Algérois pour être fixé sur l’inutilité du projet !

Alors que de graves problèmes se posent au pays, dont ceux du chômage, du logement, de la santé, de l’éducation, des besoins en eau, de la dépendance alimentaire, de la dépendance en textiles, en médicaments et même en carburant, voilà que l’on jette des milliards de dollars dans une mosquée qui, de surcroît, va défigurer la capitale et son panorama.

N’a-t-on pas truffé Alger de trémies alors que la solution au problème de l’embouteillage réside en création de parkings et développement des transports publics et non pas en la transformation de la ville en Gruyère ?

 

Forza Mezghena

Alger 16 août 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

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28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 22:34

algerie-focus

 

Haram/Hallal : les deux plus grands parties politiques algériens, par Kamel Daoud

La semaine politique ? On attendait les audiences califales des ministres par Bouteflika et elles n’ont pas eut lieu. On attendait sept nouveaux ministres et ils ne viennent pas trois mois presque après les élections législatives. Qu’est-ce que les algériens ont reçu ? La chaleur, puis la viande d’inde puis les syriens. Pour la première, elle est déjà qualifiée d’ennemie de l’électricité qui ennemie de l’Etat et cause des émeutes. Pour la viande d’Inde, on a peut-être sous-estimé le conditionnement religieux chez les algériens qui la boycottent : l’Inde c’est un pays lointain, aux religions troubles, à la qualité ambiguë et où l’on adore des idoles nues et où donc la viande n’est pas hallal peut-être. La notion de Hallal et Haram (licite et illicite) ne concerne pas seulement la viande ou le vole comme en France. Les deux catégories sont devenues presque deux immenses partis politiques qui interviennent jusque dans les ablutions intimes. Les algériens en parlent de plus en plus, à propos du moindre propos ou geste ou choix de vie et d’habit, en usent jusqu’à l’absurde et le surréel, et en abuse pour catégoriser le monde et les mains. Du coup, on ne parle plus de lois, de décret, de droits et consensus social ou de règlement intérieur et de conventions pour la gestion du bien, du but et de la propriété, mais de Hallal et Haram pour tout et tous.

Cette culture au Hallal/Haram est devenue une culture populaire, encouragée par les TV satellitaires religieuses, les imams, les livres, les films et la débandade de la culture nationale « Ethakafa el wataniay », produit dérivé du nationalisme et de la décolonisation et du panarabisme défunts. Ces deux catégories convertissent donc les signes, les idées et les rapports au monde et à l’Autre. Il est conseillé même de prendre trois dattes, en impairs, selon les traditions du Prophète pour la rupture du jeûne. A-t-on compté les dattes mangées par le Prophète à son époque ? Non, mais il est des époques mortes pour peuples morts où le bigotisme atteint une ritualisation maladive. Cela s’appelle le Moyen-âge ou les TOC. Troubles obsessionnels compulsifs. La « maladie » touche aujourd’hui les discussions algériennes, les familles et les us. Le sujet numéro un de discussion entre familles algériennes, dans l’espace ritualisé du conformisme et du conservatisme est le catalogue, en plusieurs volumes déjà, de ce qui Haram et Hallal. Cela est poussé jusqu’au raffinement de l’impensable et du démantèlement des traditions algériennes et pratiques, sociales hérités de l’histoire du pays. Et comme dit par certains, si le FIS n’a pas pris le pouvoir, les islamistes ont réussi au moins deux choses : prendre le nord du Mali et les âmes des algériens (A Alger, une femme qui achète un hidjab pour la première fois, se voit offrir un second gratuit, dans certains magasins de l’islamic Fashion !). Une sorte de victoire de l’islamisme horizontal, couché sur le dos des algériens, accroupi dans leurs cerveaux.

Car pour l’islamisme vertical, ce fut la défaite militaire avec le FIS, l’assimilation alimentaire avec le MSP, la dispersion avec Djaballah puis l’éclatement final avec le cas de Amar Ghoul qui vient de quitter le MSP et qui va fonder un MSP-bis, plus malléable, plus obéissant à l’intérieur de la maison de l’obéissance, « Beyt E’taâ ». Véritable cas d’école du manuel « Comment déshabiller un islamiste jusqu’à ce qui ne lui reste que la barbe comme vêtement ».

La semaine politique a donc été vide : à peine un Amar Ghoul pour « casser » le jeun, de la viande d’inde et d’ailleurs comme but de la nation, pas de Bouteflika en vue en Algérie et des syriens. Par milliers venus en Algérie pour fuir le boucher de Damas. Là, ils n’ont pas encore reçu ce qu’a reçu la famille Khadafi : hébergement VIP, escorte, garde et nourritures. Pourtant les raisons sont les mêmes : humanitaires.

Hallal et Haram sont donc les deux plus grands partis politiques algériens : ils divisent le monde en deux, le ciel en deux, les algériens en millions. Tout se fait au nom de ces deux concepts et tout le monde est devenu imam en Algérie ou Haram/hallal Boy. Ou presque.

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28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 22:19

 

Dilem du 28 Juillet 2012

 

 

Être musulman est devenu une tare aujourd'hui! Aux USA ou au Canada ils te voient vivre comme eux, tu prends les mêmes habitudes qu'eux, tu partage les mêmes préoccupations qu'eux, mais dés qu'ils apprennent par hasard que tu viens d'Algérie par exemple la question fuse,  tu es musulman? Avec les yeux grands ouverts! Comme si tu viens d'attraper le sida! Depuis Septembre 2001 tout a changé! Par la grâce de Ben Laden et des salafistes. Nous nous aspirions seulement vivre un peu de bonheur!

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 19:04

 

 

Dilem du 11 Juin 2012

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 21:21

 

 

L'Expression

AU 30E ANNIVERSAIRE DE LA DISPARITION DE SEDDIK BENYAHIA

Lakhdar Brahimi et Dembri se souviennent de l'homme

Par
Il a défendu la souveraineté politique et économique nationaleIl a défendu la souveraineté politique et économique nationale

L'ancien ministre a débuté son militantisme au sein de l'Ugema et a eu un rôle diplomatique capital dans l'évolution du pays après la Révolution.

Une conférence a été animée hier au forum El Moudjahid sur la vie de Mohamed Seddik Benyahia. On a relevé la présence de Lakhdar Brahimi et Mohamed Salah Dembri, ex-ministres des Affaires étrangères, compagnon du défunt, Salah Benkobi, compagnon et militant aux côtés du défunt, les ambassadeurs d'Irak, d'Iran et de Palestine et le ministre de la Communication, Nacer Mehal. Ils sont venus partager des moments douloureux avec la famille du défunt et témoigner de toute l'importance et de la dimension politique et diplomatique de l'inoubliable Seddik Benyahia. S'exprimant à l'occasion de la célébration du 30e anniversaire de sa disparition tragique en 1982, Lakhdar Brahimi souligne que le défunt «Mohamed Seddik Benyahia, acteur et militant engagé dans l'organisation de l'Ugema, a eu un rôle diplomatique et politique capital dans l'évolution du pays durant et après la Révolution algérienne sur tous le plans». La salle du centre de presse El Moudjahid à Alger, était archicomble. La dimension intellectuelle, morale et politique de l'homme a influé sur les étudiants français et occidentaux au point de soutenir la cause nationale.
Mohamed Seddik Benyahia et Amara Rachid ont été les premières personnes à se réunir pour préparer la grève des étudiants en 1955/1956.
Mohamed Salah Dembri, un autre ténor de la diplomatie algérienne a fait une intervention. «Il faut dépasser les divergences interpersonnelles et penser à l'intérêt du pays», dit-il.
Evoquant la mémoire du défunt, le conférencier dira que Mohamed Seddik Benyahia a défendu la souveraineté politique et économique nationale.
Benyahia a défendu le droit des peuples et la souveraineté énergétique et alimentaire depuis les années 1970. L'Algérie est souveraine sur le plan énergétique, mais pas sur le plan alimentaire jusqu'à présent. «Pour pouvoir s'imposer sur le plan international, il faut assurer sa souveraineté sur tous les plans», rappelle-t-il. La politique sécuritaire au Sahel pour la stabilité de la région, a été abordée depuis les années 1970. Mais faute de continuité des efforts qui ont été engagés dans ce sens, «c'est toute la région qui est menacée en l'état actuel des choses». «C'est dans l'esprit critique qu'on avance et non pas dans l'allégeance qui conduit à l'incompétence», dira Mohamed Salah Dembri.
Diplomate très respecté à l'ONU et à l'échelle internationale, le défunt Seddik Benyahia a été invité par Saddam Hussein, président de l'Irak, à étudier une solution à la guerre qui l'oppose contre l'Iran. Mohammed Seddik Benyahia décède en pleine mission de paix, le 3 mai 1982 dans un crash d'avion. Il était avec une délégation composée de 15 cadres, ainsi que Mouloud Ait Kaci, journaliste à l'APS.

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 21:14

 

 

Samedi, 05 Mai 2012 10:00

Keddara (Boumerdès)

Un colonel et un commandant de l’ANP tués dans un attentat

Par : Madjid T

Le commandant du sous-secteur de l’ANP de Keddara-Bouzegza de grade de colonel et son adjoint de grade de commandant ont été tués, hier, dans un attentat terroriste dans la localité de Benhechlef, relevant de la commune de Keddara, 25 km au sud de Boumerdès, a-t-on appris de sources bien informées. Deux autres officiers de grade de commandant ont été également blessés dans cet attentat qui s’est produit vers 11h sur la route reliant Bouzegza à Benhechlef. Selon nos informations, les quatre officiers se trouvaient dans un véhicule civil et se dirigeaient vers le cantonnement de l’ANP de Benhechlef lorsque leur véhicule a été soufflé par un obus tiré d’un habhab (mortier artisanal). Le projectile a littéralement touché l’avant du véhicule à bord duquel se trouvaient le colonel et son adjoint qui ont été tués sur le coup, alors que leurs collègues installés à l’arrière ont été légèrement blessés. Ces derniers ont été évacués à l’hôpital de Thénia avant d’être transférés vers l’hôpital de Aïn Naâdja à Alger mais, selon nos sources, leur vie n’est pas en danger. Une opération de ratissage a été aussitôt déclenchée par l’ANP dans cette région fortement boisée pour tenter de mettre la main sur les auteurs de ce carnage. Cet attentat, considéré comme le plus meurtrier commis dans la wilaya de Boumerdès depuis le début de l’année, intervient après celui commis la semaine dernière à Baghlia où quatre policiers et trois civils ont été blessés. Il sera suivi le lendemain par un autre attentat perpétré à Mekla dans la wilaya de Tizi Ouzou et qui a fait quatre morts parmi des policiers. Cette recrudescence d’attentats en Kabylie intervient à quelques jours du rendez-vous électoral du 10 mai

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 00:00

 

Dilem du 02 Mai 2012

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 22:09

 

Quelle farce que cette candidature (ex-femme du fanatique islamiste égyptien, El Qaradhaoui) aux élections algériennes ! Cela confirme si besoin en est l'allégence du FLN au salafisme.

 

 

 

L'Expression

BENKADA ASMA, CANDIDATE DU FLN, À L'EXPRESSION

«Je suis contre un Etat islamique»

Par
«Je milite pour une Algérie démocratique, à hauteur de son siècle»«Je milite pour une Algérie démocratique, à hauteur de son siècle»

Spécialiste des questions religieuses, en l'occurrence l'Islam, et chercheuse aux Centres de recherche et des études stratégiques, émirati et jordanien, Benkada Asma est candidate du Front de libération nationale (FLN) pour les élections législatives du 10 mai prochain à Alger. Dans cette interview, elle a soutenu, contrairement aux fervents défenseurs d'un Etat islamique, qu'elle milite pour une Algérie démocratique et moderne. Le temps, précise-t-elle, de «l'Islam est la solution» est révolu.

L'Expression: Au FLN des voix se sont élevées pour contester votre candidature sous prétexte que vous êtes étrangère au parti, d'autant plus que vous êtes une islamiste et pour preuve disent-ils: vous êtes l'ex-femme du célèbre mufti égyptien, cheikh Youssef El Qaradhaoui? Qu'en est-il de votre position?
Benkada Asma: D'abord, sachez que je suis descendante d'une famille combattante. Donc, le FLN n'est pas une formation politique étrangère pour moi. En outre, il faut dire que je me retrouve en accord avec moi-même au sein du FLN. En effet, le FLN a été et est toujours pour moi le parti le plus approprié pour la concrétisation des idéaux auxquels j'aspire. D'autant plus que le FLN repose sur un projet de société qui préconise l'unicité et dans lequel chaque Algérien se retrouve en accord avec lui-même, quelles que soient sa conviction, sa tendance et sa conception de la vie. Et en résumé, le FLN est de mon point de vue une multiplicité dans l'unicité, car il n'y a pas de monde commun qui ne soit pluriel. Pour le reste, je vous fais savoir que je milite pour une Algérie démocratique, à hauteur de son siècle. Un siècle de modernité et de technologie. De plus, je suis une femme musulmane, qui refuse de faire usage de la religion en politique. Séparer le politique de la religion est la meilleure façon pour épargner à l'Islam, religion de tous les citoyens, toutes formes et tentatives de manipulation. Et en clair, je pense qu'il est temps pour les mauvaises langues de se taire.

Êtes-vous pour un Etat islamiste en Algérie, où la charia soit appliquée?
Non. Je suis contre un Etat islamique. Je n'y crois même pas. Je suis, comme je l'ai déjà dit, pour une Algérie démocratique et moderne. Par ailleurs, je souligne que cet Etat islamique tant vulgarisé par des réseaux médiatiques ou des réseaux politiques n'a jamais existé dans l'histoire des musulmans et ce, même du temps des héritiers (Sahaba) de la voie du Prophète (Qsssl). Cependant, je suis pour un Etat moderne et démocratique, où la religion sera impérativement séparée de la politique.
Je précise également qu'un Etat théocratique n'a jamais existé dans l'histoire musulmane. Et il ne pourrait être inventé en Algérie. Un pays où la démocratie constitue l'idéal de tout un chacun.
L'époque de l'idéologie et des slogans véhiculés par des extrémistes et des charlatans religieux, tels que «l'Islam est la solution» ou «nous voulons un Etat islamique basé sur la charia», est révolue. Cela dit, le peuple algérien est politiquement très mature et soucieux de ses intérêts et de sa souveraineté. Il n'a besoin ni d'Occidentaux et encore moins d'Orientaux pour décider de son système politique, ou arbitrant le fonctionnement de la société. En outre, il est à signaler que mes concitoyens, conscients des conséquences dévastatrices de la manipulation de la religion, comprennent parfaitement qu'il est impératif de séparer la religion de la pratique politique.
Personnellement, je m'opposerai, dans le fond et dans la forme, à ceux qui utilisent la religion à des fins politiques. Voire, il est également du devoir de l'Etat de sanctionner tous ceux qui font de la religion leur cheval de bataille dans la pratique politique.

Des partis islamistes soutiennent qu'ils peuvent remporter la majorité des sièges dans la prochaine Assemblée populaire nationale (APN). Qu'en pensez-vous?
Non! Franchement, je ne pense pas que ces formations politiques, dites islamistes ou qui se disent être islamistes, seraient en mesure de remporter les prochaines élections législatives. Et puis, le peuple n'a pas encore dit son dernier mot à ce sujet. Autrement dit, je pense qu'avant le 10 mai prochain, jour des élections législatives, tout ce qui se dit relève à l'évidence d'un simple discours électoraliste. Et je sais que les citoyens ne sont pas dupes. Ces derniers veulent du travail, des logements, des soins, une école à la hauteur des défis de son temps, mais aussi une économie forte, source de développement, de stabilité et de cohésion nationale. Ils n'ont pas besoin, par voie de conséquence, d'écouter des discours mettant au point des projets théocratiques. Mais, aujourd'hui les citoyens veulent du concret susceptible d'améliorer leur quotidien. Et encore une fois, je vous fais savoir que les Algériennes et Algériens sont des musulmans. Alors que l'Islam est la religion de l'Etat algérien. Par conséquent, il est illusoire de penser que ces partis, faisant de la religion (l'Islam) leur cheval de bataille, puissent recueillir les voix nécessaires pour atteindre une éventuelle majorité à la future Assemblée nationale. Notre religion, l'Islam, comme je l'ai souligné et précisé dans mes travaux de recherche et précédents écrits, concernant le développement de la société, «n'est pas la lampe d'Aladin, ni le tapis volant de Sindbad le marin».

Quel est votre avis sur le quota attribué aux femmes dans les élections?
Le système des quotas, ayant revalorisé le statut de la femme dans les élections, est un acquis aussi bien pour la femme que pour l'homme. Autrement dit, l'effet de cette décision politique mise en oeuvre pour la première fois en Algérie est enrichissante et encourageante pour un développement dans notre société. L'Algérie a besoin de ses femmes. La présence active des femmes dans la chambre basse du Parlement appuiera et fera fructifier les débats et leur donnera du sens. La femme est toujours un pilier sur lequel repose l'homme.

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  • : La confédération des Iflisen Umellil
  • : Un des objectifs est de reconstituer la grande confédération qui regroupait les 14 aarchs des Iflisen Umellil avant la colonisation française. Le but est de rétablir les liens interrompus et de promouvoir la solidarité inter-arche. Nous visons également à consolider les liens entre la diaspora et leur région d'origine. Réecrire l'histoire des Iflisen et préserver leur patrimoine matériel et immatériel .
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