Jeudi 12 novembre 2009
Courrier d'Algérie 12 nov

UN VILLAGEOIS SAUVÉ PAR LA MOBILISATION CITOYENNE D'ISSENADJÈNE (IFLISEN)
  ÉCHEC À LA TERREUR

La bravoure, le sens de l’honneur et de la dignité sont des valeurs humaines qui ne se décrètent pas : soit on les a, soit on ne les a pas. On peut s’en départir momentanément, le temps d’une paix retrouvée ou prétendue comme telle, mais on finit toujours par y recourir pour faire face à un péril qui menace ses valeurs, voire jusqu’à la vie d’une personne, d’une famille, d’un village ou d’une confédération de village entière, ou même d’une communauté ou d’un peuple.

Autant de valeurs dont ont toujours fait siennes les habitants de la commune d’Iflissen à l’instar de leurs compatriotes des autres localités de la Kabylie. Des habitants dont la dernière mobilisation historique autour de l’un des leurs kidnappé par les tenants de l’obscurantisme a fait le tour du pays, voire au-delà des frontières nationales. Une mobilisation digne d’une épopée qui mérite de figurer dans les manuels scolaires pour être éduquée et transmise aux générations futures. AU COEUR D’UNE ÉPOPÉE Quoi de mieux indiqué pour revivre cette épopée surmédiatisée que de se rendre dans son berceau pour nous la faire raconter par ses acteurs. Quoique la journée de lundi dernier fût fortement pluvieuse, le périple nous ayant mené à Iflissen fut des plus agréables. Avant d’arriver, une appréhension nous hantait, celle de ne pas trouver d’interlocuteur surtout que certains écrits n’étaient pas du goût des habitants, devions-nous apprendre avant le départ. Mais que fut notre étonnement en se faisant accueillir dans la pure hospitalité par la toute première personne interpellée à hauteur de Taqsebt, le village millénaire, le premier de la commune d’Iflissen. Le vieil homme au béret basque qui nous indiqua le chemin à emprunter ne s’est pas gêné de nous conseiller de ne pas faire comme certains confrères qui, selon lui, ont fait purement et simplement dans la désinformation. «Que Dieu vous garde mais soyez objectifs dans votre compterendu », nous lancera notre interlocuteur dans un kabyle châtié. La même consigne ou presque, nous la recevrons telle une litanie à chacune de nos brèves haltes, que ce soit à Taguersift, Iheddaden, Ath-Yacine, Taxamt Lallam, Boukellal, Iguer N’Salem, Arbi ou encore Agouni Moussi, le chef-lieu de la commune que nous atteindrons vers les coups de 10 heures. Une vieille femme s’affairant à abreuver son petit bétail dans le garage familial, une jeune étudiante en partance pour Tizi Ouzou, un jeune manoeuvre sur un chantier, autant de personnes qui nous ont balancé, à une nuance près, la même chose. Il faut dire, à ce propos, que le village d’Issenadjène en particulier et la région d’Iflissen plus généralement, ont fait les choux gras de la presse nationale, tous supports confondus, avec des comptes-rendus parfois contradictoires, sans parler des «analyses» que certains se sont permis. Ce que, d’ailleurs, le premier magistrat de la commune, M.Tizguine qui nous a reçu chaleureusement dans son bureau, a tenu à relever de prime abord. Il en est de même du tout nouveau président du comité du village Issenadjène, Mehenna B. « Si certains écrits ont été corrects, d’autres en revanche ont été à côté, affirmeront nos interlocuteurs. « Il est même un journal connu pour ses faux scoops, qui a publié la photo de la femme de l’otage libéré sans le consentement de la famille», tonnera le gérant d’un café du village héroïque. Invité à nous montrer le chemin de l’otage libéré, un certain Abdellah Talmat-Kadi, notre interlocuteur déclinera poliment la demande nous conseillant de ne pas trop insister à propos. Il dira que le concerné, de même que sa famille, sont vraiment épuisés par cette dure épreuve. «Personnellement, je n’ai vu Abdellah qu’une fois depuis sa libération. Il est cloîtré chez lui pour reprendre ses esprits et ses forces», dira-t-il. Celui-ci, comme d’ailleurs tous les villageois, nous orienteront vers le président du comité avec qui nous avons convenu auparavant d’une entrevue à la mi-journée.

LE PRIX DE LA DIGNITÉ
Un café, le Tamurt, dans lequel un quatuor d’hommes assez avancés dans l’âge se livrait une âpre partie de dominos, sous l’oeil bienveillant d’une grappe de spectateurs qui éclatent de rire au moindre commentaire amusant d’un des joueurs. Un de ces spectateurs, un jeune chômeur de 25 ans, affirme n’avoir fait que son devoir de citoyen en participant à cette mobilisation. Je pense que la position que nous avons adoptée à l’égard des ravisseurs était idoine. Il fallait mettre un terme à ce cycle infernal, quoique reconnaîtra-t-il, nous ayons mis la vie d’un des nôtres en danger », dira-t-il. Un autre villageois, la quarantaine, abondera dans le même sens, déclarant que c’était-là le prix à payer pour la dignité, l’honneur du village. «Si on avait abdiqué, les ravisseurs auraient certainement été encouragés à renouveler la même opération et qui sait, un jour, ils attenteront à notre honneur en prenant en otage une des nôtres», dira-t-il d’un ton serein. Et si cette libération sans rançon n’était que ruse de la part des ravisseurs ? rétorquet- on. Probabilité qu’un autre présent évacuera totalement en tenant à préciser que l’action de la population de la commune était pacifique et ne portait aucunement l’empreinte d’aucune menace ou autre mise en garde ou un quelconque ultimatum contrairement à ce qui a été rapporté ici et là. J’ai été particulièrement étonné par l’extraordinaire engagement des jeunes, que Dieu les bénisse», relance pour sa part, Da Saïd du haut de ses 75 ans. Cet ancien émigré qui dit, au passage, vivre de sa maigre retraite, affirme avoir cautionné la démarche des villageois et y avoir pris part activement. «Nous avons pris nos responsabilités et notre action approuvée unanimement par les citoyens des 38 villages de la commune s‘inscrivait dans l’optique de la libération de notre concitoyen kidnappé, sans pression, sans surenchère», affirmera Mhenna.B, le président du comité de village d’Issenadjène qui nous entretint du film de l’épopée dans son moindre détail, en compagnie d’un confrère de la chaîne II de la Radio nationale. Il nous dira que la nouvelle du rapt de Abdellah.T-K, père de trois enfants d’une cinquantaine d’année et gérant d’un bar restaurant sur la RN24 qui ceinture le village par le bas, à la lisière de la grande bleue, est tombée quelques instants seulement après la célébration par le village d’un rite, Nnoual, au bout duquel un nouveau comité de village est intronisé (Voir encadré). Le lendemain au matin et comme il n’y avait point de prise de contact de la part des ravisseurs qui, pour rappel, ont pris le soin de subtiliser la puce téléphonique du frère de l’otage, les villageois ont improvisé une assemblée générale vers les coups de 10h qui a décidé d’un sit-in devant la brigade de gendarmerie de Tigzirt. Chose faite dans l’après-midi au bout de laquelle une autre assemblée générale des villageois s’est tenue. Une assemblée des plus démocratiques, tient à préciser notre interlocuteur puisque, dira-t-il, «tout un chacun a eu à exprimer son point de vue. De celui consistant à faire la collecte des fonds pour la rançon à payer éventuellement jusqu’au refus de toute contrepartie à la libération de l’otage». C’est d’ailleurs cette position qui a été retenue à l’unanimité avec une précision de taille : les villageois étaient disposés à prendre en charge la famille de l’otage en cas de mauvaise nouvelle suite à cette décision.Autres mesures décidées : un appel solennel à travers les minarets des toutes les mosquées de la commune d’Iflissen et même celles de la commue voisine de Azeffoun. Des appels à l’adresse aussi bien de ravisseurs les exhortant sans menace aucune à libérer l’otage alors que des gens sont invités à rejoindre la mobilisation. Une autre tournée sur toutes les routes de la commune a été décidée à l’occasion de laquelle ont pris part des centaines de citoyens, de tous les âges, transportés à bord de véhicules, camions et autres fourgons. À chaque endroit suspecté d’abriter les ravisseurs, des appels leur sont lancés par le biais de mégaphones. Une tournée vaine qui, loin de décourager et démobiliser les villageois, les a, au contraire, alimentés de plus de détermination. D’autant plus que le lendemain coïncidant avec la célébration du 55ème anniversaire du déclenchement de la guerre de libération nationale, les citoyens des villages de la commune ont tôt fait d’envahir Issenadjène pour prendre part à cet élan de solidarité.

LES RAVISSEURS SE MANIFESTENT
Une assemblée générale de l’ensemble des 38 villages de la commune se tient et fait sienne la première décision, celle de non-payement de rançon et décida d’une autre tournée. Une caravane pour les besoins de laquelle toutes sortes de véhicules, plus de cinq cents, ont été mobilisés dont un camion transportant une grande sono alimentée par un groupe électrogène mis sur une camionnette. À peine six kilomètres après le départ de cette procession, le premier appel des ravisseurs parvient au cours duquel ils réclamaient l’arrêt du convoi et le payement d’une rançon de 700 millions de centimes contre la libération de l’otage. C’est là que commence le rôle prépondérant de Arezki Tigherstine, un retraité de l’enseignement du village voisin Timliline, auquel la délicate mission de négocier a été confiée. Par son tact, sa connaissance de la langue arabe et de l’écriture sainte, il a su dialoguer avec les ravisseurs en leur faisant part de la décision des citoyens portant refus de toute rançon quoique celle-ci ait été entre-temps rabaissée à 200 millions de centimes. Il leur fera comprendre que l’otage qu’ils détiennent a été déjà capturé en 2006 et a dû chèrement négocier sa libération. Une rançon dont il traîne encore des séquelles pour avoir contracté des dettes qu’il n’a toujours pas remboursées, faute de pouvoir le faire. Le président du comité de village a insisté par dire que les citoyens n’ont, à aucun moment quitté la chaussée et n’ont fait de ratissage contrairement à ce qui a été distillé ici et là. De retour à Issenadjène, alors que les citoyens étaient amassés dans la place centrale du village, les représentants des 38 villages, discutaient encore une fois, à l’intérieur du Mqam, du bienfondé de leur décision. Mehenna.B tient à préciser avoir approché à cet instant précis le frère de l’otage qui a tenu, dira-t-il, à réaffirmer sa soumission à la décision des citoyens. « Je ne peux tout de même pas remettre en cause le consensus de 38 villages quoiqu’il s’agisse de la vie de mon frère qui est en jeu », s’est vu rétorquer notre interlocuteur. Et tout le monde était dans l’angoissante attente de l’appel des ravisseurs comme ils l’ont promis. Chose faite aux environs de 18 heures à l’occasion de laquelle le cheikh Arezki, en fin diplomate, a réitéré le refus de l’Arch de payer toute rançon si minime soit-elle, leur faisant entendre les voix de l’assistance. Les ravisseurs décrochent non sans promettre de rappeler dans un petit instant.

L’ULTIME APPEL ET… LA BONNE NOUVELLE
Pas plus de dix minutes plus tard, ils téléphonent à nouveau pour annoncer, cette fois-ci, la bonne nouvelle, celle de la libération imminente et inconditionnelle de l’otage. C’est alors l’explosion d’une joie incommensurable des présents par milliers quoique l’appréhension d’un mauvais jeu des ravisseurs ait vite fait de prendre le relais. Près d’une heure après, un nouvel appel des ravisseurs, le dernier, détaillant les conditions de libération de l’otage. Chose faite quelque temps plus tard puisque le cheikh Arezki le frère de l’otage et une troisième personne, récupéreront Abdellah à Aït-Rehouna, vers les coups de 23 heures et sera accueilli en héros par les citoyens. Ainsi prend fin l’action héroïque des villageois d’Iflissen qui, certainement sans le savoir, venaient d’être les acteurs et les meneurs d’une véritable épopée digne d’être racontée à nos enfants tels ces contes avec lesquels nos grands-parents nous dorlotaient et par le biais desquels ils ont intelligemment élevé bien des générations dans un moule de civisme et de citoyenneté que nous envieraient bien des nations développées. À méditer 

 De notre envoyé spécial Mohammed Kebci

 Nnoual, un rite ancestral
Le rapt a coïncidé avec l’organisation, le vendredi, de Nnoual, cette pratique ancestrale tenue chaque 28 octobre de chaque année. Exceptionnellement, cette année, le rite a été organisé le vendredi 30 octobre, premier jour de week-end. Il consiste en la préparation, par chaque famille du village, de mets, de préférence, fortement épicés, que des gamins ramenaient, vers la fin de l’après-midi, à la place du village sise par-devant le cimetière. Les villageois mangeaient à satiété en présence des enfants, une manière de leur inculquer cette pratique ancestrale transmise de génération en génération depuis la nuit des temps. Pas que cela, juste après la fin de ce rite, le comité de village se doit de présenter le bilan d’une année d’action avant de déposer leur démission. Aussitôt, une nouvelle équipe est choisie par l’assistance. Pour l’exercice 2009/2010, Issenadjène s’est doté d’un gouvernail mené par Mehenna.B, un universitaire de 44 ans, en chômage.
 M.K. 

AKLI TIZGUINE, MAIRE D’IFLISSEN :
  «Cette mobilisation est un acte de citoyenneté à méditer»
Profitant de notre passage à Iflissen, nous avons jugé utile de faire le point sur l’état de cette commune aux potentialités touristiques, voire agricoles, indéniables, mais qui demeure, fort malheureusement, à la traîne du développement, puisque manquant à vue d’oeil du strict minimum.
Et pour ce faire, le maire de la localité, Akli Tizguine, jeune médecin généraliste de formation, s’est aimablement montré disponible, nous exprimant une reconnaissance toute particulière pour être le seul journal à l’avoir sollicité pour parler de choses autres que cette épopée qu’il affirme ne pas être étrangère aux us des populations de toute la région de Kabylie, réputée pour ses valeurs séculaires de solidarité et d’entraide.
Le Courrier d’Algérie : En tant que premier magistrat de la commune, quelle lecture faites-vous de cet événement, c’en est un ?
Akli Tizguine : C’est un acte de citoyenneté à méditer et que nous soutenons pleinement et de toutes nos forces.
Cette formidable réaction de nos citoyens est l’expression d’un ras-le-bol après les deux premiers kidnappings enregistrés dans notre commune.
Aussi bien le citoyen lambda que le plus ou moins cultivé ont eu la même attitude face à ce phénomène nouveau dans notre société, une attitude pacifique et responsable qui a bien fini par donner ses fruits.
Tout un chacun s’est dit que l’on se devait bien d’y mettre un terme, car il s’agissait bien de l’honneur de tout le monde sans exception aucune qui était en jeu.
Et si l’on devait céder une fois de plus à ce chantage, ce sera alors un coup dur porté à notre dignité et à notre honneur.
Ce n’est pas pour rien que la population de la commune nous a de tout temps exprimé son soutien presque dans sa totalité pour nos positions claires et sans ambiguïtés à ce sujet et à bien d’autres.
Qu’en est-il du projet de la fédération des comités de village ?
Pour éclaircir un peu les choses et lever toute équivoque, il faut dire encore une fois et ce n’est certainement pas de trop, que c’est là une idée qui ne fait pas suite à ce kidnapping et la formidable mobilisation citoyenne qui s’en est suivie que nous saluons de toutes nos forces.
Elle remonte bien loin, à l’année 2006, lors de mon tout premier mandat en tant que maire de la commune.
Une idée qui n’a pas bénéficié de toute l’attention requise pour des considérations, il faut l’avouer, d’ordre politique; certains voyaient dans l’initiative une récupération de notre part du tissu associatif de la commune, principalement le réseau des comités de village au nombre de 38.
D’où sa relance à l’occasion, non ?
Parfaitement, cet épisode malheureux mais qui a fait rebondir, à notre grand bonheur, l’une de nos valeurs ancestrales, celle liée à la mobilisation, nous a semblé opportun pour relancer cette idée comme vous le dites si bien.
Fort malheureusement, les tentatives de récupération de cet événement et les mauvaises interprétations qui ont ressurgi encore une fois ont fait capoter l’initiative, mais nous ne perdons point espoir.
Pouvez-vous être plus explicite… Il faut reconnaître que la réunion de samedi dernier, qui devait déboucher sur la mise sur pied solennelle de cette nouvelle organisation, a relativement échoué.
Certains présents y nourrissaient bien des desseins inavoués comme celui par exemple de se substituer à l’assemblée communale, ou encore la fermeture des bars, entres autres.
Néanmoins, au bout d’un large débat parfois passionné au cours duquel nous avons, pour notre part, fourni un effort pédagogique pour expliquer que cette coordination se doit d’être un appui pour les autorités locales dans ses moult démarches pour la concrétisation de bien de projets pour la commune et la satisfaction de doléances citoyennes, audelà de son efficacité prouvée à l’occasion de dures épreuves comme celle que nous venons de subir, l’assistance a convenu d’un autre conclave prévu pour le premier vendredi d’après la fête de l’Aïd el-Kebir.
Nous espérons bien que ce nouveau rendez-vous débouche sur la naissance de ce projet tant attendu.
Une réunion au cours de laquelle seuls les délégués dûment mandatés par les citoyens de leurs villages respectifs seront autorisés à prendre part.
Pour évoquer un peu l’état de votre commune, comment la décrivez-vous succinctement ?
Iflissen endure, certainement comme certaines de ses conseurs, un paradoxe.
C’est une commune déshéritée, très pauvre de près de 15 000 habitants éparpillés sur une quarantaine de villages et hameaux.
Et pourtant, ce ne sont pas les atouts qui lui font défaut puisque le créateur l’a dotée de potentialités naturelles que lui envieraient bien d’autres localités avec un littoral qui s’étale sur près de 17 kilomètres en sus de vestiges dont les plus connus sont les ruines romaines du village Taqsebt.
De nombreux et ambitieux projets d’investissement sont annoncés pour votre commune ?
Il y a plusieurs projets d’investissement, notamment dans le domaine touristique.
Aucun de la dizaine de projets présentés et touchant à bien de volets, entre autres aquaculture, villages et hôtels touristiques, n’a eu malheureusement le quitus du CALPI.
Il faut dire au sujet de ces investissements qu’ils ne peuvent objectivement se concrétiser en l’absence d’un réseau d’électricité le long de notre littoral.
À notre niveau et conformément à nos engagements pris lors de nos campagnes électorales, nous accompagnons à chaque fois tous ceux qui expriment le voeu d’investir chez nous.
Mais on parle d’un gigantesque projet de chantier naval….
Effectivement, il s’agit d’un investissement algéro-canadien de l’ordre de deux cents millions de dollars portant sur la réalisation d’un complexe naval prévu au village de Taqsebt.
Seulement, cet ambitieux projet, qui nous tient vraiment à coeur et sur lequel nous nourrissons d’énormes espoirs en termes de postes d’emploi qu’il aura à charrier et de la dynamique d’investissement qu’il ne manquera pas de susciter auprès d’autres potentiels hommes d’affaires, tarde à se concrétiser.
Le promoteur que nous avons accompagné de même que le sénateur, le député de la région et le président de l’APW, ne consentent toujours pas à lever de minimes réserves techniques émises par le CALPI.
Comment vous vous-y-prenez pour gérer alors les préoccupations de vos administrés ?
C’est tout notre défi que nous mesurons, par ailleurs, à sa juste valeur, sans berner nos concitoyens de fausses promesses.
Figurez-vous que pour ce faire, nous ne comptons que sur notre ingéniosité à bien gérer les maigres enveloppes qui nous sont concédées dans le cadre des PCD (Plans Communaux de Développement).
Pour nous limiter aux quatre ans que je dirige la commune, il y a plus de vingt villages qui ont bénéficié chacun d’une tranche d’assainissement, 11 revêtements de routes nouvelles et deux salles de soins.
Jusqu’à présent, il n’y a que quatre ou cinq villages qui n’ont pas bénéficié directement d’opérations mais qui profitent de celles réalisées dans les villages voisins.
À ce sujet, dois-je vous dire que concernant certaines structures comme les écoles ou les centres de soins, il est quasiment impossible d’en doter chacun, on a opté pour des pôles démographiques.
Nous avons aussi réhabilité, toujours au titre des PCD, le centre culturel fonctionnant grâce à un encadrement recruté dans le cadre de l’emploi des jeunes, à ajouter à la bibliothèque communale en voie de finition, de même que le stade communal réhabilité sur deux opérations et cinq aires de jeu.
Il en est de même pour l’extension du siège de la mairie réalisée en trois tranches de cinq cents millions de centimes chacune.
Presque la moitié des enveloppes financières reçues dans le cadre de PCD ces quatre dernières années a été consacrée au réseau d’assainissement.
Il faut dire, à ce propos, que seuls quatre à cinq villages sont assainis à 80%, d’autres à 20%, 40%, alors que certains villages ne disposent pas de la moindre buse.
Dans votre plan d’action, vous avez certainement fait le diagnostic de votre commune et le traitement adéquat ?
Nous ne sommes pas du genre nous se dérober de nos missions et de nos devoirs.
Nous avons effectivement élaboré un plan de développement pour notre commune qui s’étale sur quatre ans (2009-2013).
Un programme qui brosse tous les secteurs (hydraulique, AEP, travaux publics,..
) et dont nous avons estimé la concrétisation à 70 milliards de centimes.
Vous conviendrez volontiers avec moi que c’est là une somme que nous considérons dérisoire quand on sait que ce programme aura comme ambition de combler l’énorme retard accusé par la commune depuis l’indépendance.
Un programme que nous défendrons à tous les niveaux à commencer par la réunion de ce mercredi avec le wali (hier, ndlr).
 Entretien réalisé par M.Kebci 
Par iflisen - Publié dans : Iflisen Umellil & Iflisen n ilel
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Jeudi 12 novembre 2009

 
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Actualité (Jeudi 12 Novembre 2009)

Alors que toute la Kabylie est en ébullition
À Draâ Ben-Khedda, on prie pour les Verts et… Gaouaoui !

“Allez les Verts ! Toute l’Algérie est derrière vous ! On va faire la fête !”

Ces graffitis écrits à la hâte sur une façade d’immeuble à l’entrée de la ville de Tizi Ouzou reflète, on ne peut mieux, l’ambiance qui prévaut depuis quelques jours dans la ville des genêts et un peu partout dans toute la Kabylie où il n’y a pas un seul village ou la moindre contrée qui ne vit pas au rythme de ce match Égypte-Algérie à la dimension hautement historique. Si la fièvre de la Coupe du monde a envahi la région depuis quelques semaines déjà, il faut se rendre à l’évidence qu’elle s’est accentuée durant ces dernières quarante-huit heures puisqu’il n’y a pas un seul lieu public ou un seul foyer où la grande confrontation de ce samedi au Cairo Stadium ne suscite pas de l’engouement populaire et de l’effervescence sans limite. Dans les cafés maures, les jardins publics, dans la rue ou dans les lieux de travail, un seul sujet de discussion : "Égypte-Algérie !” et tout ce que cela suppose comme commentaires, pronostics et spéculations autour d’un match qui entrera certainement dans l’histoire du football algérien. S’il faut rappeler que toute le peuple algérien est sorti dans la rue le 6 novembre 1981 lorsque l’Algérie avait battu le Nigeria à Constantine (2-1) pour s’offrir son premier Mondial de 1982 en Espagne et que l’on avait remis cela lors de la double victoire historique de 1985 contre la Tunisie (4 à 1 au stade El-Minzah puis 3 à 0 au stade du 5-juillet) pour se propulser encore au Mondial-1986 de Mexico, il faut bien admettre que cette confrontation face aux Égyptiens et l’éventualité de goûter à l’ivresse d’un troisième mondial en Afrique du Sud et ce, après une longue traversée qui aura bien duré… vingt-quatre ans tient, en haleine tout le peuple. Et dans un tel décor, la Kabylie terre de foot et de patriotisme par excellence ne pouvait que rugir de fierté et de soutien indéfectible à nos vaillants Fennecs partis défier les mythiques Pharaons au pied des Pyramides. À Tizi Ouzou et dans toutes les villes et les villages de Kabylie, l’on a déjà déployé des milliers de drapeaux sur les balcons d’immeubles, sur les toits des maisons et des voitures, sur les devantures de magasin. Même les vendeurs de cigarettes au bord des trottoirs ou les vendeurs saisonniers de melons ou de patates qui pullulent sur les routes ont accroché sur leur baraque de fortune le drapeau national alors que les kiosques à journaux sont littéralement pris d’assaut chaque matin pour prendre les nouvelles des Verts en stage en Italie et des premiers contingents de supporters ayant déjà débarqué sur les bords du Nil tout en se rassurant à qui mieux-mieux sur l’état de santé de nos “guerriers blessés” qui ont pour nom Ziani, Antar Yahia, Bougherra et Yebda. “Marche ou crève ! Ils vont tous guérir et se relever pour défendre l’honneur de l’Algérie comme… en Novembre 1954 !” nous dira un vieux maquisard de Tizi Ouzou comme pour rappeler la fibre nationaliste des Algériens. Et au moment où les marchands de drapeaux, de tee-shirts et d’écharpes bariolés aux couleurs nationales continuent à battre tous les records de recettes que seuls l’industrie et le commerce du foot peuvent engendrer, toute la Kabylie est sur le même décalage horaire algérien pour retenir son souffle et préparer comme il se doit une veillée d’armes qui fera certainement date dans les chaumières du Djurdjura. Et la meilleure preuve d’une telle fébrilité est parfaitement symbolisée par ce jeune citoyen de Draâ Ben Khedda, la ville natale du gardien du “temple national” Lounès Gaouaoui, et qui s’apprêtait à entrer à la mosquée en nous lançant en tremblotant : “Depuis quelques jours, nous prions Dieu pour aider et protéger El-Khadra et notre fils Gaouaoui !” N’est-ce pas que cet Égypte-Algérie dépasse tout entendement et suscite toutes les passions !




 
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Jeudi 12 novembre 2009

el khabar

la une 

Selon Rosoboronexport
La Russie a fourni 500 mille Kalachnikov à un pays Maghrébin

Des sources russes ont révélé, sans autre précision, que Moscou a fourni un demi million de mitrailleurs Kalachnikov, au profit d’un pays Maghrébin. A relever dans le même sillage que la Russie a conclu plus de contrats d’armement, les toutes dernières années, avec l’Algérie et la Libye. Cité par l’agence de presse russe, Ria Novosti, M. Igor Sevastianov, le directeur général adjoint de la centrale d’exportation d’armes russes Rosoboronexport, a indiqué que les 500 mille mitrailleurs ont été livrées aux forces armées de ce pays maghrébin, ajoutant que lesdits mitrailleurs ont été améliorés. Ceux-ci sont capables de tirer des coups de feu séparés, 3 balles consécutives, ou bien des rafale de balles. Selon le représentant de l’armateur russe, l’option de tir balle par balle a été installée afin de permettre aux appelés de ne pas tirer les 30 balles contenues dans le chargeur, à la fois. Dorénavant, les appelés en instruction ne peuvent plus tirer plus de trois coups, a-t-il soutenu. A noter que ce marché a été annoncé à l’occasion du 90e anniversaire du créateur russe de Kalachnikov, l’un des mitrailleurs les plus performants.    

Par iflisen - Publié dans : North Africa Green & Peace Actions
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Jeudi 12 novembre 2009
el khabar 12 nov 2009

La configuration du monde du XXIème siècle
Les universités algériennes face à la bataille de l’intelligence

 

Au moment où l’Algérie entame sa rentrée universitaire 2009/2010, il est urgent pour l’avenir du pays  et sans passion  de faire un bilan à partir du classement international, objet de cette modeste contribution en espérant  qu’elle suscitera des débats contradictoires utiles pour le pays car la prospérité  de tout pays  est la ressource  humaine et toujours la ressource humaine, richesse bien plus importante que toutes les réserves d’hydrocarbures,une Nation sans élites  étant comme un corps sans âme.

I- Quels sont les organismes  internationaux  qui   classent  les universités ? 

Nous avons plusieurs institutions qui classent les universités et grandes écoles. Parmi elles,  CHE University Ranking (Classement du Centrum für Hochschulentwicklung) Allemagne dont  la date  de création est en  1998. Le think tank allemand spécialisé dans les politiques publiques de l'enseignement supérieur allemande et européenne publie plusieurs classements : le CHE University Ranking, le CHE Research Ranking, le CHE Excellence Ranking et le CHE Employability Rating. Ils ont comme particularité de ne pas établir un ordre strict des établissements pour mettre en avant les « meilleures universités ». En effet, le CHE considère qu’il n’existe pas de « meilleure » université mais plutôt, pour chaque discipline des groupes d’universités d’un niveau équivalent (excellent, bon, etc.).  Nous avons  ensuite  le Professional Ranking of World Universities (Classement de l’École des Mines de Paris) France, crée en 2007 qui se présente clairement comme un classement « anti-Shanghai ». Ce classement évalue les performances des formations grâce à un seul critère : celui du nombre d’anciens étudiants figurant parmi les dirigeants exécutifs (PDG ou CEO) des 500 plus grandes entreprises mondiales. Egalement  le Times Higher Education (Classement du Times) Royaume-Uni depuis  2004. Le Times, propriété du groupe News international, publie tous les ans le Times Higher Education qui établit un palmarès de 200 universités mondiales et  Global MBA Ranking (Classement du Financial Times) Royaume-Uni  depuis 2006.  Le Financial Times réalise 5 classements différents : le « Business School Ranking », l’« Executive Education Ranking », l’« Executive MBA Ranking », le « Masters in management Ranking » et le « European business school Ranking ». Il établit aussi un classement récapitulatif : le Global MBA Ranking. Jusqu'à 2008, il ne concernait que des établissements européens, aujourd'hui il est étendu au niveau mondial.

Mais c’est celui  de Shanghai, qui a   acquis  la plus grande  notoriété et sa sortie  est  attendue et redoutée, leurs résultats commentés et scrutés. Pour preuve une enquête récente en 2008 en Europe montre clairement que 61% des présidents d’universités et des grandes écoles souhaitent améliorer leur place dans le classement de Shanghai et 83% ont déjà pris des mesures concrètes pour améliorer leur rang. Le classement de Shanghai (The Academic Ranking of World Universities) Chine date depuis  2003. Réalisé par l’Université de Shanghai Jiao Tong, il est aujourd’hui le classement le plus connu. Il recense plus de 500 universités à travers le monde. Jusqu’en 2006, il ne différenciait pas les universités de sciences sociales des universités de sciences exactes. Depuis 2007, il met en avant les 100 meilleures universités par domaine de spécialisation : « Sciences naturelles et mathématiques », « Ingénierie, technologie et informatique », « Sciences agronomiques », « Médecine et pharmacie » et « Sciences sociales ». Le classement de 2009 dit « de Shangaï » concerne 6000 universités à l’échelle internationale. Il est établi par des chercheurs sur la base de critères et d’indicateurs dont  on retiendra la qualité de l’enseignement, qui dépend  tels que le nombre de prix Nobel et de médailles Fields, parmi les élèves et les chercheurs, la  qualité de l’institution qui est aussi un critère de classement dont l’indicateur est le nombre de chercheurs les plus cités dans leurs disciplines et les articles publiés dans la revue « Nature et Science ». Vient ensuite le critère « Publication » avec ses indicateurs dont « les articles indexés dans Science Citation Index » et enfin, « La taille de l’institution » avec comme indicateur « les performances académiques ». Toutefois, les  créateurs du classement soulignent eux-mêmes certaines de ses limites, notamment un biais en faveur des pays anglophones et des institutions de grande taille et les difficultés à définir des indicateurs adéquats pour classer les universités spécialisées dans les sciences sociales.

II- Classement des 100 meilleures universités du monde

2.1- Les dix premières

1-Harvard Université Etats-Unis- 2-Stanford Université Etats-Unis -3Université California - Berkeley Etats-Unis- - 4Université Cambridge Angleterre 5Massachusetts Inst Tech (MIT) Etats-Unis 6California Inst Tech Etats-Unis 7Columbia Université Etats-Unis 8Princeton Université Etats-Unis 9Université Chicago Etats-Unis 10Université Oxford Angleterre

2.2- le classement de 11 à 50

11Yale Université Etats-Unis 12Cornell Université Etats-Unis 13Université California - Los Angeles Etats-Unis 14Université California - San Diego Etats-Unis 15Université Pennsylvania Etats-Unis 16Université Washington - Seattle Etats-Unis 17Université Wisconsin - Madison Etats-Unis 18Université California - San Francisco Etats-Unis 19Tokyo Université Japon 20Johns Hopkins Université Etats-Unis 21Université Michigan - Ann Arbor Etats-Unis 22Université Coll London Angleterre 23Kyoto Université Japon 24Swiss Fed Inst Tech - ZurichSuisse 24Université Toronto Canada 26Université Illinois - Urbana Champaign Etats-Unis 27Imperial Coll London Angleterre 28Université Minnesota - Twin Cities Etats-Unis 29Washington Université - St. Louis Etats-Unis 30Northwestern Université Etats-Unis 31New York Université Etats-Unis 32DAngleterree Université Etats-Unis 32Rockefeller Université Etats-Unis 34Université Colorado - Boulder Etats-Unis 35Université British Columbia Canada 36Université California - Santa Barbara Etats-Unis 37Université Maryland - Coll Park Etats-Unis 38Université North Carolina - Chapel Hill Etats-Unis 39Université Texas - Austin Etats-Unis 40Université Manchester Angleterre 41Université Texas Southwestern Med Center Etats-Unis 42Pennsylvania State Université - Université Park Etats-Unis 42Université Paris 06 France 42Vanderbilt Université Etats-Unis 45Université Copenhagen Danemark 46Université California - Irvine Etats-Unis 47Université Utrecht Pays Bas 48Université California - Davis Etats-Unis 49Université Paris 11 France 50Université Southern California Etats-Unis

2.3- Le classement de 51 à 75

51Karolinska Inst Stockholm Suède 52Université Pittsburgh - Pittsburgh Etats-Unis 53Université Zurich Suisse 54Rutgers State Université - New Brunswick Etats-Unis 55Université Edinburgh Angleterre 55Université Munich Allemagne 57Tech Université Munich Allemagne 58Université Florida Etats-Unis 59Australian Natl Université Australie 60McGill Université Canada 61Université Bristol Angleterre 62Carnegie Mellon Université Etats-Unis 62Ohio State Université - Columbus Etats-Unis 64Université Oslo Norvège 65Hebrew Université JerEtats-Unislem Israel 65Purdue Université - West Lafayette Etats-Unis 67Université Heidelberg Allemagne 68Osaka Université Japon 68Université Helsinki Finlande 70Moscow State Université Russie 71Brown Université Etats-Unis 71Uppsala Université Suède 73Ecole Normale Super Paris France 73Université Melbourne Australia 73Université Rochester Etats-Unis

2.4- le classement de 76 à 100

76Université Leiden Netherlands 77Université Arizona Etats-Unis 77Université Sheffield Angleterre 79Tohoku Université Japon 79Université Utah Etats-Unis 81King's Coll London Angleterre 82Université Nottingham Angleterre 83Boston Université Etats-Unis 83Case Western Reserve Université Etats-Unis 83Michigan State Université Etats-Unis 86Stockholm Université Suède 87Université Basel Suisse 88Texas A&M Université - Coll Station Etats-Unis 89McMaster Université Canada 90Université Goettingen Allemagne 91Université Birmingham Angleterre 92Indiana Université - Bloomington Etats-Unis 93Aarhus Université Danemark 93Arizona State Université - Tempe Etats-Unis 95Université Virginia Etats-Unis 96Université Freiburg Allemagne 97Lund Université Suède 97Rice Université Etats-Unis 97Université Bonn Allemagne 97-Université Sydney Australie-

2.5- Les meilleurs établissements français en 2009

Les étudiants et chercheurs algériens  étant surtout concentrés en France, pour des raisons culturelles (langue) il est  intéressant  de mettre  en relief le classement des meilleures universités françaises en distinguant le rang de classement en France  et celui  de  Shanghai 2009 (Academic Ranking of Word Universities)

Rang en France 1 - Université Pierre et Marie Curie – Paris rang dans le monde -  40ème +2 places par rapport à l’an passé- rangs en France -2-  - Université de Paris Sud (Paris 11)- rang dans le monde-43ème + 6 places par rapport à l’an passé- rand en France 3- Ecole Normale Superieure – Paris- rand dans le monde-70ème +3 places par rapport à l’an passé- rang  en France -4- Université Louis Pasteur (Strasbourg 1)- rang dans le monde -101-151ème- rang en France – 4- Université Paris Diderot (Paris 7)- rang dans le monde -101-151ème- rang en France -6-Université Joseph Fourier (Grenoble 1)-rang dans le monde- 152-200ème- rang en France-6 - Université Paris Descartes (Paris 5)- rang dans le monde - 152-200ème- rang en France -8/14- Université Claude Bernard Lyon 1- rang  dans le monde -201-302- rang en France – 8/14-rang dans le monde -201-302- rang en France – 8/14- École Supérieure de Physique et de Chimie Industrielles de la Ville de Paris-8/14- rang dans le monde -201-302- rang en France- Université Paul Sabatier (Toulouse 3) -8/14 –rand dans le monde -201-302- rang  en France8/14 - Université de Bordeaux 1- rang dans le monde – 201-302- rang   en France -8/14- Université de Montpellier 2- rang dans le monde – 201-302- rang en France – 8/14-Université Aix-Marseille 2- rang dans le monde – 201-302- rang en France -15/19- Ecole Nationale Superieure Mines – Paris- rang dans le monde – 303-401- rang en France – 15/19-Université Henri Poincare (Nancy 1)- rang dans le monde – 303-401- rang en France -15/19- Université Paris Dauphine (Paris 9)- rang dans le monde – 303-401- rang en France-15/19- Université de Provence (Aix-Marseille 1)- rang dans le monde – 303-401- rang en France -15/19- Université Rennes 1- rang dans le monde – 303-401- rang en France -20/23- Ecole Normale Superieure   de Lyon- rang dans le monde – 402-501- rang en France-20/23 - Université de Lille 1 – rang dans le monde -402-501- rang en France 20/23- Université de Nice Sophia Antipolis- rang dans le monde – 402-501- rang en France -20/23- Université Victor Segalen Bordeaux 2- rang dans le monde -402-501-

III- Analyse du classement de l’Université de Shanghai 2009 ( The Academic Ranking of World Universities)

Pour le classement 2009  des "top 100" universités du monde, les Etats-Unis dominent avec 54 universités américaines dont Harvard arrive  en tête du classement pour la 7e fois successivement, étant  l'université la plus riche sur terre, avec un capital financier en 2006 de 23,2 Milliards d'euros, qui dépasse le budget de l'enseignement supérieur de la France (20.6 milliards d'euros en 2008. A titre de comparaison,  Paris VI tourne à 472 millions d'euros, Harvard leader mondial à 3,5 milliards de dollars de budget en précisant que pour  s'inscrire dans l'université la plus convoitée dans le monde, il faut décaisser 25 000 $US annuellement. La source de cette puissance financière est donc  le montant élevé des droits d'inscription ("tuitions and fees") et surtout la gestion des fondations, alimentées par des dons privés ("endowment") qui se mesurent en centaines de millions de dollars. Ces fonds sont à peine utilisés dans le budget de fonctionnement (de 4 à 6%), et davantage pour l'investissement et les bourses accordées aux meilleurs étudiants venant de milieux défavorisés.  Un classement de ces Fondations par ordre décroissant de richesse est tenu par l'administration américaine. Dans les dix premiers, on retrouve la grande majorité des universités figurant au sommet du Ranking de Shangaï. Mais rappelons également que l’exode de cerveaux des européens vers les USA et surtout des pays du Tiers monde, es USA  bénéficiant  ainsi  des  investissements colossaux   antérieurs réalisés par ces pays. La dernière mesure  annoncée   au Forum pour l'Avenir, le 3 novembre 2009 à Marrakech par la   Secrétaire d'État américaine, Mme Hillary Clinton, peuvent aller dans un  sens négatif , ou au contraire positifs si ces  nouvelles initiatives visent à renforcer la coopération avec le monde musulman en matière de sciences et de techniques en désignant notamment MM. Bruce Alberts, Elias Zerhouni et Ahmed Zewail comme envoyés spéciaux des États-Unis, le  Département d'État US  devant  augmenter le nombre de postes d'attachés scientifiques, environnementaux et techniques à l'étranger.

Car,  il faut reconnaître  que la concurrence inter universités  et donc  l'autonomie des universités américaine permet l’émulation et la créativité,  les universités américaines ayant  donné la priorité à la recherche scientifique en dépassant ainsi largement les universités européennes. En Europe, seuls les établissements anglais, suisses, scandinaves et quelques allemands trouvent place dans les cent meilleurs top 100. Ainsi,   Cambridge arrive en 4e en étant donc la meilleure université européenne et anglaise. La 10e dans le classement mondial et la seconde en Europe est l’anglaise Oxford et la  22e par une autre université londonienne l'université de Coll London. Ces trois universités sont espacées par seulement des universités américaines et une seule, en 19e place, japonaise, la première donc en Asie est Tokyo université, secondée dans le classement continental par Kyoto université. Ainsi, les trois meilleures universités du monde sont américaines, en l'occurrence Harvard, Standard et Berkeley, celles européennes sont anglaises (Cambridge, Oxford, Coll London) et celles  asiatiques sont japonaises (Tokyo, Kyoto, Osaka).

Le premier établissement d'Europe continental, le Swiss Institute of Technology, n'arrive qu'au 24e rang, en progression d'une place. De leur côté, les universités françaises sont dans une position très moyenne , Pierre et Marie Curie (Paris 6) est en 40e position  améliorant son score de deux places par rapport à 2008 et ce  malgré   ses 3 250 universitaires, ses 3 500 doctorants, ses 30 000 étudiants et son budget annuel de près d'un demi- milliard d'euros - Pourtant  l’édition 2009 du classement de Shanghaï innove en proposant également des classements spécifiques pour les mathématiques, l'informatique, la chimie, la physique et la gestion.  Pour le cas de la France, en mathématiques, Paris-Sud  est à la sixième place d'un classement dominé par Princeton, Berkeley et Harvard. Paris VI (7e), Paris Dauphine (35e), l'ENS (47e) s'installent dans le top 50  loin  devant Polytechnique. En gestion, l’ Insead   est  à la 40e place et   en informatique, aucune université hexagonale ne se classe dans les 100 meilleures universités, Stanford et le MIT dominant ce classement. Une  des  raisons souvent invoquée dans les  débats en France,   est dans  ces pays, le financement par étudiant s'inscrit dans une fourchette allant de 15 000 à 20 000 euros, avec une  moyenne supérieure pour les  USA  et en  France, la moyenne  est de  10 000 euros par étudiant et surtout ces résultats sont fonction du budget  tant dans la recherche théorique qu’appliquée  par rapport au PIB.

IV- Qu’en est-il pour le monde arabe  et l’Afrique ?

Aucune université africaine ne  figure  dans le classement. Quant à l’Algérie, avec l’université Djilali-Liabes, on la retrouve sur le top 100 africain, 23e et sur le top 100 arabe 29e, l’université Aboubakr-Belkaïd  se positionne  à la 24e   suivie directement par la faculté de Batna classée à la 47e place. L’université de Constantine, est  en 62e position, l’université des sciences et de la technologie Houari- Boumediene arrive en 65e position,   l’université d’Alger  en 76e position,    l’Université de Bejaia 86ème en position,  Boumerdès en 91eme position, l’Ecole nationale de l’informatique arrive en 96e    et  l’Université des sciences et de la technologie d’Oran 98e position  soit avant-dernière. Le classement africain est entièrement dominé par l’Afrique du Sud, puisque pas moins de 12 universités de ce pays sont classées sur les 15 premières.
 
Pour le monde arabe, au  plan mondial, sur 6000, l’Arabie saoudite, première dans le monde arabe, se classe à la 197e place, beaucoup mieux que l’Afrique du Sud, première en Afrique, qui est la 405e et bien entendu que le Maroc (3 653e) ou encore l’Algérie (4 116e). L’ensemble du top arabe est donc dominé par l’Arabie saoudite qui s’octroie les 5 premières places  et l’Egypte les 6e et 8e sur les dix premières.  Aussi, la seule université arabe qui figure dans le classement  aux cinq premières places des universités arabes laissant juste derrière elles, celle du Caire qui est classée en 6e position est celle de l’université du Roi Saoud. L’Algérie et le  Maroc sont  sur un pied d’égalité avec un peu moins d’une dizaine d’universités retenues, la Tunisie (seulement deux) est loin derrière.
 
Voici  pour l’Algérie, les universités ayant obtenu les meilleurs classements sur 6000  des universités en compétition au niveau mondial  e tau delà c’est l’élimination puisque hors compétition :

a)  Universités classées

-l’université de Sidi Bel Abbés la 4 116e place-
-Université  de Tlemcen, la  4 143e place  -Université   de  Batna  5 548e place
 
b) hors classement – élimination de  la sélection

-L’université de Constantine,  6766e place à travers le monde ; -l’université des sciences et de la technologie Houari- Boumediene à la 7008e place ;-l’université Abdelhamid- Ben Badis de Mostaganem 7205e ; -l’université d’Alger  à la 7849e ; l’Ecole nationale de l’informatique 8960e   et l’université Mohamed Boudiaf d’Oran à la 9004e.

En résumé, les deux piliers du développement du XXIème siècle  sont la bonne gouvernance (centrale, des collectivités locales   et celle  de l’entreprise intiment liée) et la valorisation du savoir, par  la considération, et il est utopique, voire démagogique    de vouloir faire revenir  les émigrés  lorsque qu’on dévalorise  ceux qui sont restés sur place. Et   où sont donc les différents centres de recherche,  les universités de Annaba,   d’Oran Es Sénia , l’Ecole nationale  d’administration ,  l’Ecole  nationale polytechnique , l’Institut algérien du pétrole, c ayant  pourtant formé une génération de brillants cadres et ingénieurs qui n’avaient  rien à envier aux grandes écoles occidentales ? Les cours à dans au primaire, secondaire et  dans nos universités à l’ère de la  révolution dans le système des télécommunications sont encore dispensés selon les méthodes  des années 1950 avec des sureffectifs  et un environnement déplorable, alors nos universitaires et chercheurs  aussitôt à l’étranger  s’épanouissent expliquant  cet exode de cerveaux massifs, vidant de sa substance essentielle le pays, comme un corps sans âme. Car le grand danger  à la lumière de l’analyse de la balance de  paiement  document beaucoup pus fiable que la balance commerciale est ce triplement  entre 2006 et 2008 du poste service qui risque de prendre la relève   de   l’ancien service  de la  dette, dépendance beaucoup plus grave,   réduit  grâce aux remboursement de la dette par anticipation, atteignant 11 milliards de dollars  en 2008, certainement une somme équivalente ou  supérieure pour 2009 selon les informations  du premier semestre 2009,  traduisant ce paradoxe : paiement des compétences étrangères  et exode de cerveaux algériens à l’étranger étant passé  des usines clefs en main  à des infrastructures clefs en main sans permettre l’accumulation du savoir faire technologique et organisationnel local  qui est la base d’un développement durable hors hydrocarbures  .

Or,  Avec   ses 1,5 million d’étudiant, un nombre  de rang magistral ayant une expérience minimum de 10 années,  sur le  nombre d’étudiants loin des normes  internationales, ratio que l’on gonfle en ajoutant  les enseignants ayant uniquement le magister ,  et un budget de la recherche dérisoire, comparé aux dépenses des infrastructures qui ne sont qu’un moyen de développement, s’assimilant plus à une prime en plus du salaire aussi dérisoire, devant  revoir toute la politique salariale biaisée qui favorise les emplois  rentes,  l’Algérie, si  elle veut éviter une usine à fabriquer des chômeurs. Evitons   ce mythe dévastateur  et démagogique d’une université par wilaya ( et donc l’urgence  de la création de grands centres régionaux  de pôles d’excellence au sein d‘éco- pôles regroupant administration, banques, universités  , chambre de commerce) en revoyant le fonctionnement de tout le système scolaire du primaire au supérieur, car l’Université , et  de loin, n’est pas  la seule responsable  mais est   dépendante des niveaux de base  des cycles  de formation antérieurs héritant d’un faible niveau dans la majorité des cas . Dans ce cadre, il serait souhaitable , un grand ministère  de l’éducation  nationale pour plus de cohérence avec une  symbiose plus accrue entre l’environnement et les  universités devant favoriser le recrutement au poste le plus élevé , donnant automatiquement  le grade le plus élevé , celui de grade de  professeurs d’ Université  d’anciens ministres docteurs  universitaires ayant des publications,  des grands cadres d’entreprises publiques, banques ayant des dizaines d’années d’expérience et un doctorat d’Etat , évitant la sélection bureaucratique / administrative actuelle ignorant les publications sur les sites Internet sérieux  avec la révolution dans le  système des communications  surtout concernant les sciences sociales, qui  repose partiellement  sur des critères scientifiques, comme  cela se passe dans les plus grandes universités  et grandes écoles du monde qui recherchent  les compétences hors universités ,  permettant ainsi d’améliorer également le niveau qui en Algérie s’ est totalement effrité.

En fait, bien que les  universités algériennes s’en sortent  relativement bien par rapport au Top 100 Afrique,  leur   l’efficacité  est largement tributaire de l’ensemble de la politique socio-économique pour plus de cohérence et de visibilité dans la démarche de la  réforme globale, en un mot , la gouvernance. AM


NB-  Je remercie les  collègues des universités  de Annaba –Constantine - Tlemcen, de Sidi Bel Abbès, Bejaia,  d’Alger et d’Oran pour la lecture attentive  de cette contribution 

Par iflisen - Publié dans : scientifiques Nord-Africains
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Mercredi 11 novembre 2009



Tifawin n waḍan
 
 
mazal ayen ara d-tinim
skud nettidir nsel
qaren awal yettleqim
yerna tallit tbedel
llan wid hdeṛ neγ qqim
atan anida nuḥel
 
yella f ayen ara d-tawim
ulama tenger Teryel
uguren gwten d ameččim
tawaγit drus i tzegel
d afran n lḥeb γef alim
i nugad ad awen ifel
 
mazal asekkud ad itim
d netta kan i d asfel
ulama zrint at ufzim
amaynut a-t-id neftel
amin yeqqimen f idmim
seg asmi id nesnufsel
 
Ukerdis
2005
Par iflisen - Publié dans : Poésie - Communauté : Diaspora Kabyle
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