Dimanche 29 novembre 2009
Le JI

Le Caire exige de l’argent pour cesser sa campagne médiatique
Honteux chantage égyptien

C’est le terme qu’on peut désigner pour qualifier le comportement des autorités égyptiennes vis-à-vis de la campagne médiatique menée par des chaînes de télévision et des journaux égyptiens contre l’Algérie. C’est ce qu’on peut comprendre à travers les propos tenus par Mustapha Othmane Ismael, conseiller du président soudanais Omar El-Bachir.
Ce haut fonctionnaire a annoncé que deux ministres égyptiens, dont celui des Affaires étrangères, ont proposé trois points dans le cadre d’une éventuelle médiation du Soudan entre l’Algérie et l’Egypte. La première de ces étapes est «la cessation de la campagne médiatique», la seconde est «l’indemnisation suite aux dégâts matériels occasionnés» et la troisième, «le retour à la normale des relations entre les deux pays».
En proposant ces trois points, l’Egypte fait un aveu de taille, celui de cautionner ou d’exploiter cette campagne médiatique de dénigrement aux graves dépassements. Le pays de Hosni Moubarak ne se serait pas engagé à mettre fin à cette campagne médiatique haineuse s’il n’en avait pas les moyens.
Les autorités égyptiennes posent, par ailleurs, une condition pour mettre fin à cette campagne. Elles exigent une indemnisation pour les dégâts matériels occasionnés. Entendre par là les dégâts matériels causés au siège d’Egyptair à Alger notamment. Aucun mot sur le préjudice moral subi par l’Algérie à travers les agressions contre la mémoire de ses martyrs, son Etat, son histoire, son peuple, ses valeurs et ses symboles.
Préjudice qui ne peut aucunement être quantifié ou évalué financièrement. Exiger ces indemnisations et évoquer la cessation de cette campagne médiatique est une forme de chantage de la part des autorités égyptiennes.
Le conseiller du président soudanais s’exprimait sur la chaîne de télévision Al Jazeera, avant-hier, dans le cadre d’une éventuelle médiation de ce pays pour le dénouement de la crise entre l’Algérie et l’Egypte.
Deux officiels égyptiens ont, pour rappel, fait le déplacement, la semaine dernière, au Soudan, à savoir le ministre égyptien des Affaires étrangères et le patron des services secrets égyptiens. Les deux officiels égyptiens auraient communiqué, à cette occasion, les exigences de l’Egypte quant à cette éventuelle médiation. C’était, auparavant, le leader libyen, Mouammar El-Gueddafi, qui était sollicité par la Ligue arabe pour assurer cette médiation.
Avec la proposition du Soudan d’assurer cette médiation, l’incitation libyenne est-elle tombée à l’eau avant même d’avoir démarré ? Tout ce qu’on sait c’est que des entretiens ont eu lieu entre notre ambassadeur en Egypte et le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, comme cela a été confirmé au Jeune Indépendant par M. Abdelkader Hadjar. La campagne menée contre l’Algérie se poursuit en parallèle. L’AFP a rapporté que, la semaine dernière, des artistes, parmi lesquels l’acteur égyptien Omar Sharif, ont participé à une manifestation près des pyramides de Guizeh, en bordure du Caire, pour dénoncer les irrégularités algériennes lors du match joué à Khartoum.
Omar Sharif a toutefois invité ses compatriotes à «diriger leur colère vers quelque chose de productif», est-il ajouté par cette agence de presse.
M. Abi

Par iflisen - Publié dans : North Africa/Afrique du Nord
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Dimanche 29 novembre 2009


Pendant ce temps, à Alger c’est le silence radio. Personne ne réagit, ni le chef de l’état, ni le ministre des affaires étrangères, ni les députés, ni les habituels défenseurs du patriotisme teinté d’arabo-islamisme, ni les partis politiques de la coalition au pouvoir ou de l’opposition. Pas un mot. Où est donc le FLN d’habitude si prompt à se défendre de toutes attaques extérieures même lorsqu’elle n’existe pas. Où est donc le ministre des moudjahiddines qui ne se fait jamais prier pour donner des leçons de patriotisme? Où sont donc ces nationalistes-islamistes qui se déchaînent à la moindre critique?

A croire que le silence a été imposé. On ne critique pas celui que l’on s’est donné comme modèle pendant un demi siècle. C’est toute l’idéologie du régime depuis l’indépendance du pays qui est remise en cause. Bouteflika et ceux qui l’entoure sont dans le piège dogmatique. Une crise sérieuse, avec des allures de différenciation identitaire, aurait des conséquences autrement plus importantes qu’une rupture diplomatique. Elle remet en cause le socle même de l’appartenance de l’Algérie à un ensemble arabo-islamique. Les déclarations des dirigeants et des médias égyptiens ont toutes consistées, par delà les insultes, à dénier aux algériens une arabité que ses propres gouvernants, eux n’ont cessé de s’auto attribuer. Mieux, c’est en grande partie, sur cette culture et cette appartenance arabo-islamique que le régime s’est structuré, éliminant, de fait, tous les autres courants de pensées notamment les options démocratique et laïque. En quelques jours, un simple match de football et des calculs de politiques internes égyptiens vient d’ébranler, sous nos yeux, un demi siècle d’orientation culturelle forcée. Un petit match de football et voila des décennies d’arabisation remise en cause.

Par iflisen - Publié dans : North Africa/Afrique du Nord
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Dimanche 29 novembre 2009


Tizi Ouzou Algérie-Egypte
Le foot ou l’identité retrouvée

Le match ayant opposé l’Algérie et l’Egypte est considéré comme étant le match du siècle par l’Algérie toute entière, cela est tout à fait juste, à plus d’un titre.

 

Primo, cette victoire des Verts a relancé le foot algérien sur l’échiquier africain et international, d’autant plus que cette équipe des fennecs n’a pas pu participer à la coupe du Monde depuis 23 longues années, sans oublier aussi sa disqualification à la phase finale de la coupe d’Afrique pour les deux dernières joutes. Le foot algérien est déclassé sévèrement par la FIFA, la place et le rang qu’occupait notre équipe en sont révélateur, faut-il le préciser.

Avec la victoire des coéquipiers de Antar Yahia, puisque c’est lui qui a délivré les millions d’Algériens collés à leur écran de l’Unique, qui a enregistré pour la circonstance son meilleur audimat depuis sa création.

Le onze de l’équipe nationale a su avec brio et tact répandre la joie, la liesse et le bonheur dans tous les cœurs algériens, avides de victoires et de succès.

La joie est entrée dans tous les foyers. Une chose que personne d’autre n’a su insuffler d’une manière ou d’une autre. Ni les décideurs, ni les intellectuels et ni même les artistes n’ont pu égayer les enfants de Massinissa, comme ont su le faire les gladiateurs d’El Khedra.

Nous ne pouvons aujourd’hui que tirer chapeaux bas devant ces maestro d’Oum Dorman et de dire tout simplement, merci jeunes de ma patrie, de mon Algérie, de mon Algérie retrouvée. Même si les autres nous qualifient de “Barbares”, des ignorants comme c’est toujours le cas.

Vos cadeaux empoisonnés, vous pouvez les offrir à d’autres. Vous nous qualifiez de “Barbares” alors que nous sommes des berbères, des Berbères épris de liberté, de justice et de démocratie.

Un rappel historique dans ce monde des Pharaons, et de l’histoire ancienne de l’Egypte, vous fera rafraîchir la mémoire. Les berbères vous ont gouverné pendant deux siècles entiers. Sheshonq est un berbère, messieurs du Nil. Votre capitale “le Caire” eh bien, ce sont les berbères qui l’ont construite.

La civilisation berbère est plusieurs fois millénaire alors quand on vous entend parler de Misr Oum Dounia, cela nous fait rire tout bonnement. Vous dites que nous ne sommes pas des Arabes, seule chose que nous vous accordons, et bien nous ne le sommes pas et nous refusons de le devenir.

C’est là, une revendication que nous soulevons depuis des lustres à nos gouvernants, peut-être que cette fois-ci, ils finiront par l’admettre. Nos décideurs ont toujours écouté vos racontars, peut-être qu’ils ne vous écouteront plus cette fois-ci, c’est là notre souhait le plus cher.

Quant au venin que vous distillez, vos méchancetés à notre égard, vos insultes et vos bassesses font de vous la risée de l’humanité. Le foot nous permettra, peut-être, de retrouver notre vraie identité, il nous permettra d’être nous-mêmes et nous n’avons en aucune manière besoin de tuteur. Enlevez vos sales pattes. Nous sommes des Hommes libres.

Hocine Taïb

 

Par iflisen - Publié dans : actualités
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Dimanche 29 novembre 2009
Takhribt dans l’isolement

Les habitants du village Takhribt à l’ouest de la commune de Maâtkas vivent dans des conditions très difficiles. Le village éparpillé en bourgs et hameaux est isolé du reste de la localité.



L’unique route ceinturant le village est difficilement accessible aux automobilistes tant en hiver qu’en été. Elle est goudronnée à moitié. En plus de cela, elle n’est pas reliée au CW148 situé à proximité du village. La vie dans ce village devient de plus en plus ardue pour les jeunes villageois qui pour la plupart sont rongés par le chômage et l’oisiveté. La localité est dépourvue d’un foyer de jeunes pouvant abriter cette masse juvénile avide de moyens de distraction. Ainsi, ils demandent aux autorités locales de se pencher sur leurs préoccupations pour leur trouver des solutions. Pour se déplacer, les rares travailleurs et autres écoliers ou les simples citoyens, mettent beaucoup de temps pour rejoindre le chef-lieu communal ou le lieu de travail, et ce en parcourant des kilomètres à pied. Ceci est difficile particulièrement pour les personnes âgées et les enfants. Cette contrée n’est pas desservie par le transport public ou par les fourgons des particuliers. « C’est vraiment épuisant de parcourir cette colline à pied. Le transport public fait défaut. Même nos enfants scolarisés vivent ce calvaire pour aller au collège d’Ighil Aouène ou aux lycées de Maâtkas. L’APC n’assure pas le ramassage scolaire à partir du village », dit un citoyen. Outre ces problèmes, les citoyens rencontrent des contraintes pour rallier la mairie, la poste ou le centre de soins. Toutes ces institutions de l’Etat sont situées loin du village. La seule infrastructure implantée au village Takhribt n’est autre qu’une école primaire de quatre salles de classe. Elle est construite loin des habitations. Les écoliers s’y rendent en marchant en hiver comme en été sur une distance de 2 km. Sur un autre plan, un terrain jouxtant la route risque l’affaissement depuis longtemps et entraînerait avec lui quatre habitations. Les familles vivent la peur au ventre en raison de ce danger lancinant. Pour cela, la construction d’un mur de soutènement ou la pose des gabions pour préserver les quatre habitations de l’effondrement. Le comité du village a maintes fois attiré l’attention de l’APC sur les risques d’éboulement du sol à tout instant en cette période hivernale. Les problèmes rencontrés par les villageois sont multiples. La collecte des ordures ménagères n’est pas assurée par les éboueurs de la commune. Les habitants soulèvent en outre la vétusté de la conduite AEP alimentant le village. Le débit devient de plus en plus insuffisant pour une région qui s’accroît, surtout pendant la période des vacances. En plus des problèmes rencontrés par les villageois, l’éclairage public n’est pas totalement fonctionnel. Son extension est souhaitée. Les villageois demandent également l’extension du réseau d’assainissement car les bouches d’égout déversent non loin des habitations.



Par Amar Ikour

Par iflisen - Publié dans : Kabylie
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Dimanche 29 novembre 2009

el watan 29 11 09

Le diabète et ses complications

L’œil, une cible privilégiée

Les complications du diabète touchent plusieurs organes vitaux, notamment l’œil. La principale complication oculaire du diabète est l’atteinte de la rétine : la rétinopathie.



Cette affection fréquente touche, selon les spécialistes, 30 à 40 % des diabétiques. La fréquence de cette affection devrait augmenter puisque le nombre de diabétiques lui-même croît de façon considérable partout dans le monde. Il devrait doubler d’ici une quinzaine d’années. Non seulement cette affection est fréquente mais elle est également et malheureusement encore grave. C’est la principale cause de malvoyance, avec la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) et le glaucome. C’est également la première cause de cécité dans la population active, chez les sujets de moins de 65 ans. Elles sont des centaines de personnes à perdre la vue. Or, il existe un traitement extrêmement efficace : le laser. S’il était appliqué à temps, ce traitement permettrait d’éviter 90 % de ces cas de cécité ou de malvoyance. C’est pourquoi il est recommandé aux diabétiques de faire des examens régulièrement notamment une visite chez l’ophtalmologue. Le Pr. Zahida Merad, spécialiste en ophtalmologie du CHU Lamine Debbaghine (ex-Maillot) recommande aux diabétiques de consulter l’ophtalmologue pour s’assurer que la maladie n’a pas affecté la fonction visuelle. « La personne atteinte du diabète ne doit pas attendre jusqu’a ressentir une baisse de la vue pour se rendre chez l’ophtalmologue. Tous les diabétiques doivent être surveillés de façon plus fréquente pour éviter l’atteinte des capillaires de la rétine : la rétinopathie », a affirmé la spécialiste à l’APS. La spécialiste a souligné la nécessité de faire un examen de l’œil du diabétique et de prendre en charge l’équilibre glycémique afin de faciliter le traitement par laser qui constitue, a-t-elle dit, le seul traitement disponible actuellement.

Elle a fait remarquer que ce traitement ne guérissait pas la maladie mais qu’il en atténuait les complications. Parmi les autres complications du diabète, le Dr. Azeddine Ghanem, spécialiste en diabétologie au CHU de Bab El Oued a cité l’altération des vaisseaux sanguins souvent à l’origine d’accidents cardiovasculaires et cérébraux et de l’atteinte des membres inférieurs. L’évolution des cardiopathies chez le diabétique est souvent latente d’où la nécessité pour cette catégorie de malades de consulter le cardiologue de manière fréquente et régulière, a-t-il estimé avertissant que l’hyperglycémie chez le diabétique restait étroitement liée à l’hypertension artérielle ou encore à l’obésité. Le spécialiste a par ailleurs souligné le retentissement du diabète sur le rein. A cet égard, il a appelé les diabétiques à effectuer des examens réguliers notamment pour ce qui est du taux de microalbumines qui, à un taux de 30 à 300 mg en 24 heures, nécessite une prise en charge immédiate pour éviter les complications qui pourraient être à l’origine de l’insuffisance rénale. De son côté, la diabétologue Fouzia Sekal a souligné la nécessité d’une meilleure prise en charge du pied diabétique qui risque la perte de sensibilité en raison des lésions des vaisseaux. Toute blessure ou fracture du pied diabétique nécessite une prise en charge particulière pour éviter les infections qui pourraient mener à l’amputation du pied, a souligné la spécialiste. Elle a recommandé aux malades présentant un pied diabétique d’opter pour des chaussures adaptées et de consulter le médecin à la moindre blessure. Mme Sekal a par ailleurs tiré la sonnette d’alarme devant la propagation du diabète préconisant « une éducation sanitaire » à travers notamment les journées d’études et des campagnes de sensibilisation.



Par Djamila Kourta

Par iflisen - Publié dans : Médecine
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