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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 22:19

 

 

RadarLundi, 20 Février 2012 10:00

La volte-face du printemps du Jasmin

Une police des mœurs en Tunisie !

Par : Rubrique Radar

Après le printemps du Jasmin, les Tunisiens doivent lutter pour préserver leurs acquis sociaux des années de la dictature ! Ils redoutent qu’“un comité de prévention du vice” ne vienne mettre en danger leurs libertés mais les animateurs de ce groupe affirment qu'ils ne s'en tiendront qu’“à confirmer l'identité islamique de la Tunisie”. Ce mouvement, qui prône le salafisme dans sa version wahhabite, prend de la pâte depuis qu’il s’affronte aux présidents d’université pour que ceux-ci tolèrent le port du niqab dans les franchises universitaires. Leurs manifestations musclées aux abords des campus sont révélatrices des tensions croissantes au sein de la société tunisienne, donnée pourtant comme sécularisée. Des barbus frappant à coups de bâton ceux qu'ils perçoivent comme différents de leur secte, terrifiant femmes et jeunes, voilà ce que redoutent les femmes et la société civile moderniste, si le pouvoir coalisé derrière Ennahda devait institutionnaliser cette police des mœurs exigée par ce comité.

 

neon20-02-2012 12:00

 

il est très clair que le salafisme du Moyen Orient a disséminé ses tentacules ces dernières années en déhors de la péninsule arabique. Son plus remarquable succès se situe en Egypte, le pays le plus peuplé de la région où le religieux a conquis un tout grand terrain - le niqab s'y est particulièremen t bien développé et une part importante des Egyptiennes le porte aujourd'hui, mieux encore c'est parmi les jeunes qu'il a le plus grand succès et il est omniprésent dans les écoles, ce qui est un garant de sa propension. Les salafistes tunisiens ont bien compris tout le bénéfice à tirer de cette expérience et oeuvrent remarquablement à introduire le niqab dans les écoles, ce au nom de la liberté individuelle - la passivité de Ennhada constitue plus qu'une simple complicité et permettra à terme au niqab de prospérer et d'amener les Tunisiennes à le porter de plus en plus nombreuses. Dans le contexte actuel - il est de plus en plus difficile aux démocrates d'y faire face

 

 

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source: Jijelinfo

Le voile traditionnel de la femme algérienne en voie de disparition.

Portrait de MedSouilah

 

ALGER - Symbole de pudeur et de décence, "Hayek Lemrama" le voile traditionnel qui a longtemps caractérisé la femme algérienne aussi bien à Alger
que dans les villes de l’ouest du pays pour en devenir l’attribut, semble s’incliner devant "Le Hidjab". Sensible aux mutations opérées dans la société à la lumière de la succession des générations, la femme algérienne a fini par échangée son habit traditionnel contre le hidjab, le réservant uniquement aux occasions.


Effectivement, la valeur intrinsèque de ce legs ancestral demeure incontestable lorsqu’il s’agit de fêtes de mariage, car la mariée doit en être vêtue avant de quitter le domicile familial.

Bien qu’il soit quasiment rare de nos jours de croiser une femme vêtue du Hayek en sillonnant les artères de la capitale, il n’en demeure pas moins qu’il reste toujours présent sur les étalages des commerces réservés aux trousseaux de mariée.

"Il existe deux sortes de Hayek, Hayek Lemrama propre à Alger et El Acheachi propre à Tlemcen" a précisé un grand commerçant à la rue Ahmed Bouzerina ex rue de "la Lyre" à Alger, soulignant que "Hayek Lemrema est généralement fait à base d’un tissu blanchâtre de pure soie ou de soie mélangée avec des touffes de laine".

"Cette tenue enracinée dans les traditions et les coutumes algéroises entre autres régions du pays, donnait une image vivante de la femme algérienne" qui a inspiré beaucoup de poète, a-t-il ajouté. "Cependant la majorité de nos grands-mères restent attachées à ce vêtement qu’elles cachent soigneusement dans leurs armoires pour l’offrir à leurs petites filles le jour de leur mariage", ont indiqué certains commerçants, ajoutant que "plusieurs familles conservatrices continuent de l’exiger dans la dote de la mariée".

"Le prix du haïk de bonne qualité, importé généralement de Tunisie, est de 7500 DA. Pour savoir si le haïk est réellement de premier choix, il suffit de prendre un fil de son tissu et de le brûler. Si l’on sent une certaine odeur qui ressemble à celle de "Bouzelouf", alors c’est un haïk authentique", a confié Sid Ali, un jeune vendeur dans un magasin. "Le Haïk a disparu. On ne le voit plus dans les villes et villages.

Au milieu des années 80, avant l’invasion du Djilbab et de la mode importée, les femmes portaient le haïk avant de sortir, on n’en voyait, pour certaines, qu’un seul oeil qui paraissait à travers une toute petite ouverture ronde qu’on appelle +Laouina+", dira Siham, fonctionnaire dans une entreprise privée.

Hadja Zoubida, est parmi les rares femmes qui portent encore le haïk. Cette native de la Casbah qui n’a jamais quitté son grand voile blanc, déplore avec amertume la disparition de cet habit traditionnel des rues d’Alger. "Nous étions très fières à l’idée d’acheter un nouveau haïk. Le prix à cette époque, était entre 1000 et 2000 DA", a indiqué Houria, 52 ans, en se remémorant les années 60 et 70. Sa mère qui l’accompagnait, a évoqué le haïk au temps du colonialisme français lorsque les moudjahidine se couvraient avec pour fuir le contrôle des soldats francais et pour faire passer les armes.

Où est passé la M’laya constantinoise ?

La M’laya constantinoise a connu le même sort que le haïk algérois. Ce voile a lui aussi disparu de la majorité des régions de l’est du pays pour céder la place au hidjab. Les premières à avoir porté la M’laya sont les constantinoises pour exprimer leur deuil suite à la mort de Salah Bey en 1792. Elles furent suivies des sétifiennes.

Après les massacres du 8 mai 1945, le voile se répandit dans les régions avoisinantes comme Souk Ahras, Jijel, Annaba, Skikda et Batna, en signe de tristesse suite à ces évènements.

La M’laya se porte suivant une technique spéciale que seules les constantinoises maîtrisent. A noter qu’un petit voile en dentelle qu’on surnomme "Laadjar" est porté par les femmes de la ville du vieux rocher pour cacher leur visage. Le voile constantinois, désormais absent des rues de la ville, ne fera ses rares apparitions que dans les funérailles, une occasion qui lui va bien d’ailleurs.

aps


 

 

medsouilah@jijel.info

Commentaires

Le hayek (qui signifie tissage) est typiquement maghrébin donc aussi algérien tout comme la Mlaya!

la légende (non écrite à son époque) mais largement rapportée oralement fait remontée la mlaya à l'assassinat par étranglement de Salah Bey (bey de Constantine) par le Dey d'Alger (Hussein Dey)!

En tout les voiles des femmes algériennes sont plus beaux, plus élégants que ceux (Hijab, Jilbab, Nikab, Tchador) importés du moyen orient rétrograde!

Le haik et la mlaya algériens et maghrébins sont le symbole d'une culture tandis que que hijab, jilbab et autres sont le symbole de la soumission! Enfin, contrairement à ce qu'affirme un internaute sur JI, beaucoup d'étrangers savent faire la différence entre Hayek et Mlaya d'une part et Hijab, Niqab, Tchador, Jilbab d'autres part! Encore plus, il savent en distinguer la symbolique purement culturel de celle religieuse et militante! Regardez, plus bas l'affichette!!

E

 

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