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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 19:17

TSA

Les messages d’Ait Ahmed aux Algériens, au pouvoir et aux dirigeants islamistes

 



Ait-2.jpg

 

Pour la seconde fois et en l’espace de quelques jours seulement, Hocine Aït Ahmed s’exprime sur la situation que traverse l’Algérie en la mettant dans le contexte de l’actualité environnante dans le monde arabe. Alors qu’on attendait une nouvelle proposition pour une sortie de crise, le premier responsable du Front des forces socialistes (FFS) livre une analyse de la situation sans formuler de propositions concrètes, à l’exception de l’élection d’une assemblée constituante.
 
Dans son message, le président du FFS reconnaît que l’Algérie ne peut pas faire « exception » à tous les bouleversements récents dans le monde arabe. Mais, selon lui, il ne s’agit pas nécessairement de « copier » la solution de tel ou tel autre pays. « La crise algérienne s’inscrit naturellement dans le cadre des crises en cours. Pour autant, il n’est pas question de céder à une quelconque contagion démocratique dans l’explication et le traitement de chaque situation nationale », écrit-il dans la lettre à travers laquelle il s’est adressé aujourd’hui aux Algériennes et aux  Algériens (lire).
 
Pour la seconde fois également, le leader du parti d’opposition avertit contre les risques de céder à la violence. Il rappelle dans ce contexte le lourd tribut payé jusque-là par le peuple algérien dans sa quête pour les libertés et la démocratie. « Trop pressés de substituer leur agenda à celui de la société, ils ont voulu profiter de quelques confusions médiatiques soigneusement entretenues pour semer encore une fois le trouble », écrit-il notamment.
 
Pour Aït Ahmed, ce que vit aussi le pays est le résultat des erreurs de gestion politique, sociale et économique cumulées depuis l’indépendance : le déni au peuple « le droit d’avoir des droits », l'absence d’un Etat de droit, trop d’injustices et d’inégalités.
 
Se refusant à la fatalité qui veut que les Algériens n’aient d’autres choix qu'un Etat policier ou un Etat intégriste, Aït Ahmed clarifie également la position de son parti sur la période tragique qui a suivi le coup d’Etat de 1992. Il met les responsables de la tragédie nationale, pouvoir et islamistes, face à leur obligation de « rendre des comptes » et de « s’expliquer ».
 
En cela, il prend le soin de noter que le pouvoir en place n’a pas manqué de « tenter le diable » en manipulant les courants intégristes. Mais « quel que soit le lourd soupçon de manipulation par le pouvoir réel qui pèse sur ces courants, il n’en demeure pas moins qu’une clarification de leur part demeure indispensable pour signifier clairement un saut qualitatif dans la formulation du sacré en politique », écrit-il en allusion aux responsables de l’ex-FIS.
 
Aït Ahmed estime qu’il serait « léger de croire qu’il suffirait de dissoudre des institutions ou des partis pour que sortent de leurs décombres d’autres institutions et d’autres partis tous prêts pour un usage démocratique », en allusion au projet du président Boutefllika de dissoudre les assemblées élues.
 
Hocine Aït Ahmed se prononce en faveur d’une assemblée constituante, seule à ses yeux à même de garantir une refondation institutionnelle. « C’est seulement au terme d’une remobilisation citoyenne et politique des Algériens que nous pourrons aborder l’ensemble du processus électoral devant aboutir à une refondation institutionnelle, qui remette les droits des citoyens, leur sécurité et leur développement ainsi que ceux du pays au cœur d’une constitution digne de ce nom, parce qu'enfin issue d’une assemblée constituante librement élue par des algériens libres ».
 
Dans une sorte de synthèse de toutes ces réflexions et suggestions, le leader du parti historique insiste sur ce qu’il qualifie de « droit des Algériens à avoir des droits » ou encore le « droit à l’autodétermination ». « Ceux qui participeront à l’élaboration de ce processus seront les premiers Algériens véritablement libres, et ceux qui seront partis avant, ne se seront pas battus pour rien », conclut Hocine Aït Ahmed

Le message de Hocine Aït Ahmed aux Algériens

Pour une alternative démocratique et pacifique

 
 


Copie de photos divers 049.jpg

 

Le droit d’avoir des droits.
 
Les révolutions en cours en Tunisie et en Egypte, la magnifique leçon de courage, d’organisation et de détermination populaire qu’elles ont donné à voir au monde entier nous interpellent directement.
 
Les développements dramatiques que connait la légitime demande populaire de changement démocratique en Lybie ont révélé au monde les pics de sauvagerie dont sont capables des dictateurs fous n’ayant de compte, à rendre à personne. Et surtout pas à leurs peuples.
 
La crise algérienne s’inscrit naturellement dans le cadre des crises en cours. Pour autant, il n’est pas question de céder à une quelconque « contagion démocratique »  dans l’explication et le  traitement de chaque situation nationale.
 
  Deux «  constantes » émergent pourtant de l’ensemble des révolutions en cours dans la région : D’une part l’existence de régimes prédateurs, impopulaires et inaptes à porter la demande de liberté et de dignité de leurs populations. Et d’autre part une forte réaffirmation, par les peuples, du droit d’avoir des droits.
 
Les algériens, qui se sont de longue date inscrits dans le combat pour la démocratie et le changement de régime,  ont pour cela payé un prix très lourd.
 
Si les mobilisations populaires tunisiennes et égyptiennes nous rappellent dans leurs prémices le »printemps démocratique » (89-91), le scandaleux bain de sang déclenché par El Gueddafi rappelle quant à lui la furie éradicatrice des années 90 qui a déchainé - à l’intérieur et à l’extérieur des institutions- des algériens contre d’autres algériens durant toute une décennie.
 
 C’est pour que l’Algérie n’ait plus jamais à payer un tel prix pour la maitrise de son destin, qu’il incombe aux algériens, dans la diversité de leurs convictions et de leurs appartenances, d’indiquer clairement la voie de la construction politique en alternative à la voie de la confusion et de la violence.
 
 Il est plus que jamais temps de mettre à nu les pratiques de dépolitisation et de désarmement moral propagées par les tenants de la violence.
 
Trop pressés de substituer leur agenda à celui de la société, ils ont voulu profiter de quelques confusions médiatiques soigneusement entretenues pour semer encore une fois le trouble.
 
A chaque fois que cela sera nécessaire il faudra apporter les clarifications indispensables à une véritable construction politique nationale, démocratique, populaire et pacifique.
 
 Il serait grave d’oublier le lourd tribut payé par les algériens depuis des décennies. Grave de considérer ces années de terreur et de folie comme une «  simple erreur de parcours » sur laquelle il faut pudiquement tourner la page. Croire cela possible c’est insulter autant l’humanité de ce peuple que son sens politique.
 
 C’est sur un socle d’amnésies successives que les régimes autoritaires post- coloniaux ont bâti, en Afrique et dans les pays arabes, des légitimités factices. C’est sur ces amnésies que des générations de cliques arrogantes et prédatrices se sont arrogé le droit de cracher un révisionnisme insultant à l’égard de nations bafouées.
 
Le révisionnisme ne consiste pas seulement à nier les luttes populaires d’hier, il consiste également à refuser aux peuples de leur reconnaitre, aujourd’hui, les qualités de maturité, d’unité, de solidarité et de lucidité dont ils ont su être capables hier.
 
A trop  vite oublier que les peuples ont une mémoire, que cette mémoire structure leurs adhésions et leurs rejets, les régimes finissent par  perdre tout lien avec leurs sociétés.
 
Tous les peuples ont soif de liberté.
Tous les peuples ont soif d’égalité, de justice et de dignité.
Tous les peuples mènent des combats et les paient horriblement cher avant de les voir aboutir.
 
Il ya plus d’un siècle que les algériens ont entrepris leur longue marche vers la liberté et la dignité dans leur acception politique moderne. (La marche est ici entendue dans son sens de mise en mouvement d’une société engagée en profondeur et non pas un bref footing en ville).
 
Le rajeunissement nécessaire des élites, les nouvelles formes que prennent leurs luttes, l’extension du champ de leurs revendications, qui secoue le vieux fonds classique des combats de leurs aînés, ne doit pas servir à l’odieux dessein de couper les générations en tranches jetables. Le combat pour l’indépendance nationale et le combat pour la démocratie sont indissociables. Ceux qui ont cru que l’une pouvait faire l’économie de l’autre ont fait la preuve de leur échec.
 
Cette marche sans cesse contrariée vers la liberté s’inscrit dans les combats des peuples du monde pour la conquête de leur souveraineté et de leurs droits. Elle ne relève ni d’une spécificité religieuse ni d’un particularisme régional.
 
Elle procède d’un élan démocratique pour l’auto détermination collective et individuelle.
D’abord dans le cadre des luttes de libération nationale. Ensuite contre des régimes despotiques et corrompus.
 
Les luttes anti- coloniales ont abouti à des libérations inachevées. La liberté conquise de haute lutte par les peuples ne s’est pas inscrite dans des Etats, des institutions et des textes capables de les mettre à l’abri des forces hostiles à l’émancipation des peuples, des sociétés et des individus.
 
 C’est la part confisquée de démocratie, de liberté, de souveraineté, de citoyenneté, de justice et d’égalité devant la loi dans la construction d’un véritable Etat de droit qui a troublé les lendemains des indépendances.
 
Et c’est cette part de liberté confisquée qui revient périodiquement, portée par de nouvelles générations, pour affirmer, haut et fort, que sans liberté des individus et des peuples il n’ya ni indépendance ni souveraineté nationale, ni développement économique, politique et social.
 
Cinquante ans après la proclamation de l’indépendance nationale, nous voici face aux mêmes absences : Absence  d’un Etat de droit, absence de vie politique, absence de constitution digne de ce nom,  absence d’institutions légitimes  capables de protéger le peuple autant que le pays des abus et d’assurer son droit à vivre dans la liberté et la dignité.
 
A peine l’indépendance proclamée par le peuple algérien et reconnue par la puissance coloniale ; un régime oppressif n’a ni tergiversé ni hésité avant de confisquer cette indépendance en enterrant les rêves démocratiques, les droits et la liberté.
 
 On ne peut pour autant mettre sur un même plan la détresse et les souffrances des algériennes et des algériens dépouillés au lendemain d’une liberté chèrement acquise et les imposteurs qui ont confisqué leur droit à l’autodétermination.
 
Ceux qui ont crié sebaa snin barakat ! en 1962 avaient raison d’exprimer leur lassitude, leur trop plein de souffrance et de sang, leur rejet des divisions, leur crainte des guerres de factions.
Mais ils avaient politiquement tort.
 
Tort de croire que les divergences politiques de fond se règlent par des embrassades.
Tort de croire que les promesses d’unité et de fidélité aux principes de la révolution peuvent se suffire de discours.
 
Tort de croire qu’une constitution n’est qu’une formalité sans conséquence.
Tort de croire que l’indépendance d’une nation et la souveraineté d’un peuple peuvent se suffire d‘une page sanglante vite tournée.
 
Mais ils avaient raison mille fois raison d’affirmer haut et fort que ce peuple a trop payé de son sang !
Des décennies plus tard, il est non seulement impératif de rappeler que le sang des algériens n’a que trop coulé, mais il est aussi impératif de rappeler que c’est aux institutions politiques qu’il appartient de veiller à ce que le recours à la violence ne soit plus la seule option laissée aux algériens.
 
Cela s’appelle le droit d’avoir des droits. Et cela s’adresse à tous.
 
Ici, il faut souligner les convergences de vues qui existent entre ceux qui ont choisi la voie de l’exclusion, à l’intérieur comme à l’extérieur des institutions.
 
 
Ni Etat intégriste ni Etat policier.
 
Le malheur de l’Algérie n’aurait pas été si sanglant, ni son désarroi si profond, si le choix de l’exclusion et de la violence n’avait été le fait que du pouvoir. Il se trouve que des courants au sein de la société se sont construits exclusivement sur l’apologie de l’exclusion et de la violence. Quel que soit le lourd soupçon de manipulation par le pouvoir réel qui pèse sur ces courants, il n’en demeure pas moins qu’une clarification de leur part demeure indispensable pour signifier clairement un saut qualitatif dans la formulation du sacré en politique.
 
Ce qui est sacré, ce n’est plus seulement le sang déjà versé, c’est aussi la construction d’un système politique qui rende sacrée la préservation du sang des algériens. Et cela ne sera possible que dans le cadre d’un Etat de droit, construit précisément par les gens pour respecter et faire respecter le droit des gens.
 
Il serait léger de croire qu’il suffirait de dissoudre des institutions ou des partis pour que sortent de leurs décombres d’autres institutions et d’autres partis tous prêts pour un usage démocratique.
Tort surtout de croire que l’union est dans le reflux du politique au profit du fusionnel.  Les unions sacrées et les faux consensus ne donnent que de fausses solutions).
 
A chaque moment-clé de notre histoire nous avons été mis en demeure de choisir entre les instruments du politique et les illusions politiques. A chaque fois nous avons dit non aux illusions et avons mis en avant les instruments du politique.
 
Un Etat de droit, des institutions fortes de leur légitimité, une justice indépendante, des contre – pouvoirs efficaces, une vie politique démocratique réglée par un contrat national, social et politique qui garantisse les libertés individuelles et collectives au même titre qu’il se porte garant de la justice sociale.
Le droit à la sécurité, au travail, au logement, à une scolarité de qualité, à une santé de qualité, à une justice de qualité, à un environnement de qualité, à une vie culturelle de qualité sont des questions qui intéressent tout le peuple.
 
Et par ce que ces questions intéressent tout le monde, elles mettent en jeux des intérêts contradictoires.
 
 
Comment gérer ces contradictions ?
 
La révolte d’octobre 88 a porté ces questions à travers l’irruption de la jeunesse dans la rue. Le pouvoir a riposté avec sa violence habituelle en semant la mort et en recourant à la torture.
 
Les réformes politiques et économiques initiées de l’intérieur du régime, combattues avec violence à l’intérieur et à l’extérieur du régime n’ont pas permis d’éviter la guerre.
 
20 ans de violences, d’errements  sécuritaires, politiques et économiques ; preuve est faite, que le primat du droit peut seul permettre une gestion pacifique de conflits d’intérêts contradictoires.
 
Nous croyons, pour notre part, que les contradictions  se gèrent par la construction d’un rapport de force politique, basé sur les discussions, la négociation pacifique, l’arbitrage, et non réductible par la manipulation,  la ruse et la violence.
 
Nous sommes, aujourd’hui encore, loin d’avoir remporté la bataille de la construction démocratique de la Nation et de l’Etat Algériens. Mais nous n’avons jamais été aussi proches d’en voir les prémisses, portés par des pans entiers de la société. Pour accélérer ce processus, certaines vérités doivent être dîtes.
 
Ce n’est pas seulement la peur qui se dresse devant la conquête du droit d’avoir des droits.
Casser le mur de la peur, cela n’est pas nouveau :
 
C’est ce qu’ont fait tout au long de ces années de braise et de sang tous ceux qui se sont levés pour dénoncer la dictature autant que le terrorisme.
 
Oser clamer haut et fort, en 1992, Ni Etat policier, Ni Etat intégriste, les militants du FFS et tous ceux qui se sont retrouvés à leurs cotés l’ont fait ; c’était autrement plus courageux et lucide de le faire à cette époque que ça ne l’est aujourd’hui, que la jonction des deux options se sont réalisés dans le régime politique en vigueur. Ces deux options sont aujourd’hui discréditées auprès de l’ensemble de la société algérienne.  
 
Casser le mur de la peur :
C’est ce qu’ont fait les familles de disparus depuis des années en bravant la répression et les interdits.
C’est ce qu’ont fait les avocats qui les ont soutenues et aidé à porter leur combat dans toutes les arènes nationales et internationales.
C’est ce qu’ont fait les familles de victimes du terrorisme.
C’est ce qu’ont fait les jeunes de Kabylie en 2001.
C’est ce qu’ont fait les jeunes de Ghardaïa
C’est ce qu’ont fait les jeunes d’Ouargla
C’est ce qu’ont fait les jeunes des Aurès
C’est ce qu’ont fait les jeunes de l’Oranie
C‘est ce qu’ont les jeunes de Constantine.
C’est ce qu’ont fait les femmes de Hassi Messaoud traquées et violentées qui ont osé défier la loi de l’omerta.
 
C’est ce qu’ont fait les syndicats autonomes qui ont osé construire des rapports de forces en faveur des travailleurs  depuis des années.
 
C’est ce qu’ont fait certaines associations… Et tous ces quartiers d’Algérie rendus furieux par la l’exclusion et la hogra…Et ces bataillons de Harragas…
 
Et même si cela n’a pas fait tomber le régime cela à participé à mettre en évidence ses tares et ses faillites.
 
 
Pour l’autodétermination du peuple algérien.
 
Il manque pourtant à toutes ces résistances à l’injustice, à la violence et à l’oppression un ancrage social plus large.
 
Il leur manque l’aide et le soutien de médias libres et crédibles
Il leur manque de se voir et de savoir ce qui les lie et ce qui les sépare et comment ne pas tomber dans les pièges de la division, de la dispersion et de la diversion…
 
Mais  pour autant il serait vain de se mentir et de ne pas voir que le mur de la peur a été remplacé et aggravé au plus profond de la société  par un mur de lassitude et de dégoût devant la vénalité et la vassalité des fausses élites imposées à l’ombre de la terreur, de la mafia politico-financière, des élections truquées, des médias sous haute surveillance.
 
Certes, la proximité des révolutions tunisienne et égyptienne donne un coup d’accélérateur à l’Histoire.
Certes, le contexte international du 21ème siècle ne peut plus se suffire des dictatures impopulaires et corrompues du siècle précédent.
 
Certes, une époque s’achève avec ses références et ses outils de domination. Une autre est en train d’émerger avec de nouveaux acteurs, de nouvelles générations et de nouvelles méthodes de lutte.
 
Et, plus que jamais auparavant, la libre auto- détermination des peuples est partout à l’ordre du jour.
C’est pour l’empêcher que des solutions illusoires sont montrées par les mêmes vieilles officines qui ont fait le malheur de ce pays. Des solutions qui mettent de nouveau de côté la mobilisation de la société et son organisation pacifique.
 
 Il est des circonstances de l’histoire où il suffit d’un bulletin de vote pour exprimer l’auto-détermination d’un peuple.
 
C’est le cas pour mettre un terme à une guerre d’indépendance. Mais pour mettre fin à une guerre de décomposition sociale, l’autodétermination du peuple s’exprime par une large mobilisation de toutes les composantes de la société à l’intérieur de tous les cadres qui sont à sa portée.
 
Du collectif de quartier au mouvement syndical, de l’association écologique au mouvement d’étudiants et du mouvement des femmes pour leurs droits à celui des lycéens, des chômeurs,  de l’organisation autonome des cadres, des intellectuels, des universitaires à l’organisation sérieuse des entrepreneurs et de toutes les corporations.
 
Pour que la vie des partis politiques ne soit pas qu’une lutte perpétuelle pour le positionnement interne.
Pour que la vie politique nationale ne soit pas mise en hibernation entre deux élections.
 
Pour que les militants des partis politiques ne soient pas pris en otage par des appareils qui se compromettent à négocier des privilèges indus.
 
Et pour que le pays ne soit pas en permanence mis en demeure de choisir entre la peste de la guerre civile et le choléra de la dictature politique ou religieuse.
 
L’autodétermination du peuple doit pouvoir s’inscrire en chaque chose petite et grande de la cité.
Pour que la politique redevienne un acte non coupé de la pratique citoyenne effective. Pour que chaque algérien apporte et assume sa part dans la construction et la sauvegarde de son pays. Une part qui ne peut se résumer au soutien apporté à une équipe de foot- ball ou à un drapeau accroché à un balcon.
 
Avec le déclenchement d’une dynamique de débat national qui porte sur les préoccupations quotidiennes des citoyens
 
Avec l’éclairage des intellectuels, des universitaires et des experts engagés auprès de leur société sur la base des préoccupations et des souffrances vécues par cette même société.
 
Avec la force de conviction et d’engagement des citoyens et des militants, et avec le retour de la confiance en soi et entre soi, le lien social et le lien politique seront de nouveau tissés.
 
 
Pour une assemblée constituante.
 
C’est seulement au terme d’une remobilisation citoyenne et politique des algériens que nous pourrons aborder l’ensemble du processus électoral devant aboutir à une refondation institutionnelle, qui remette les droits des citoyens, leur sécurité et leur développement ainsi que ceux du pays au cœur d’une constitution digne de ce nom, par ce que enfin issue d’une assemblée constituante librement élue par des algériens libres.
 
Ceux qui participeront à l’élaboration de ce processus seront les premiers algériens véritablement libres, et ceux qui seront partis avant, ne se seront pas battus pour rien.
 
 
Hocine .AIT AHMED
Le mardi 22 mars 2011
 
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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 22:36
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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 23:12

DDK

 

Libya : Tamaziγt d tutlayt tunṣibt deg Udrar n Nefusa

 

Tebda yakan tegrewla n wayetmaten ilibiyen tettak-d ttemṛa-s, imi γas ma Lkulunal Mεemmeṛ Lqeddafi yerra-ten γer tεercit i wazal n waṭas n yiseggasen, yessaweḍ ugdud tikelt-a ibeyyen-d tadukli-s seg usammar γer umalu. Di lawan ideg  d-ilul di Benghazi usqamu uεḍil n tegrewla n Libya, imir kan nnejmaεen lεuqqal n temnaḍt n  n Nalut i d-yezgan deg Udrar n Nefusa, ssufγen-d yiwen n wulγu ideg d-sbegnen asaned-nsen i usqamu-ya. I yefkan lwelha, mi d-γṛan lεuqal n Nefusa alγu-nsen : Yeγra-t-id qbel yiwen n umγar s tutlayt taεṛabt, mi yekfa iεawed-as-d taγuṛi yiwen n yilemẓi i yellan rrif-is s tmaziγt takadimit. Γas ma imezdaγ i iṣewṛen lejmaε εujlen grent γer lantirnet, yerna lawan-nni, (ass n 27 di furar) tilibizyu n El Djazira akka i terγa ansi ara d-tawi isallen yerzan asaned  n temnaḍin n umalu i usqamu-ya i d-ilulen  deg usammar, maca ur d-skin ara anejmuε-a armi i εeddan fell-as sin n wussan, yerna tesεedda-d deg-s amur-nni kan ideg d-mmeslayen s taεrabt. Aya mebla ccek yessebgen-d i tikelt-nniḍen tigejdit n tilibizyu-ya i yettwabnan γef tidyulujit taεerbuslamit γas ma yella wanda i tuklal acekker imi d nettat i irufqen igrewliwen seg wasmi i bdant tmesbaniyin timezwuru. I win yebγan ad iwali ttṣaweṛ-a n lvidyu, atan uzday : http://www.youtube.com/watch?v=FiQnfAkaDGI

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 23:07

 

Iwakken ḥedd ur itettu !

Krim Belkacem agrawliw

image  

 

Ur nezmir ad d-nebder 19 di meɣres mebla ma nerra lwelha ɣer yiwen seg wid ijerden timunent n tmurt n Lezzayer. Ass yecban wa, iressan deg wallaɣ n yal azzayri ibeddel tikli d tmuɣli i tmurt yurzen azal n 132 n yiseggasen. Letfaq n Evian, yerra talast i lhers, yessufeɣ leɛtab n yizzayriyen ɣer tafat. Maca, widen akken iqublen De Gaulle d imdanen yumnen s wayen i ixeddmen, yerna kesben tabɣest ijehden. Tarbaɛt yennuɣen, yemmeslayen yella-d ɣef uqerruy-is yiwen n umsedrar, iwumi tǧa fransa isem n « le lion de Djurdjura ».
Krim Belkacem, imi d wa i d izem n ǧerǧer, ilul ass n 14 di ctember 1922 di Draâ El Mizan. Yewwi-t baba-s ɣer tmaneɣt anda yeɣra iwakken ad yessiwed ɣer taggara n uswir amenzu (certificat d’études), yerra-t-id ɣer taddart anda yebda lxedma deg tɣiwant. Tiktiwin-is ɣef lihala n tmurt ssaǧdent baba-s i yuɣalen yettaǧad ɣef tudert n mmi-s, dɣa yuzen-it iwakken ad d-yesɛeddi lɛesker am netta am tizyiwin-is. Di taggara n useggas n 1943, yekcem Krim s akabar n PPA, anda yebda ilemmed tasertit. Asmi walan Irumiyen d akken d yiwen n urǧaz i izemren ad yawi yid-s imdanen, ssawlen-as deǧ useǧǧas n 1947. Maca, yegguma ad yerr tudert-is deg yimi n yizem, yerfed iman-isɣer umadaɣ anda yettidir di tuffra. D ayen i t-yeǧǧan yexdem kra n tqullaɛ i watas n yimdebbren n fransa. Deg useggas n 1950, yuɣal d amdebber ɣef terbaɛt n PPA-MTLD anda llan lawan –nni azal n 22 n yiserdasen.
Ɣer tama n Ouamrane, yelmal ass n 09 di yunyu 1954 akked Didouche, Boudiaf d Ben M’hidi anda i mmeslayen ɣef tnekra n tegrawla. D tin i d ssebba i t-yessawden iwexxer ɣef Messali iwakken ad heggin tanekra i tegrawla. Mi tenhewwal tegrawla, yuɣal d aqerru n temnadt n Leqbayel. Akken kan yekfa uǧraw n Ssumam, yerna di ccan iwakken ad yuɣal d argaz wis-sin n ǦPRA. Asmi i tefra teǧrawla, yugi ad yeqbel asqamu yettwasbedden n FLN, imi yugi rray n Ben Bella. Di 1965, asmi i d-yuli Boumediène ɣer leḥkem, ibedd Krim mgal iɣil yettwasxedmen, d ubrid i d-wwin widen yewwḍen ɣer tqacuct. Yunaǧ ɣer Lalman mi akken i as-sbabben aɛrad n tmenɣiwt n uselway Boumediène, almi i as-ḥekmen s lmut.
Deg wass n 18 di tuber 1970, yettwanɣa di Franckfurt, daxel n texxamt n usensu anda yettidir. Ass n 24 di tuber 1984, nuqlen-d iɣsan-is ɣer tmeqbert n yiɣersiwin.
Akka i d taggara n tudert n win akken i d-iɣedlen rrehba deg yirumyen ikesben lawan-nni yal ttawil n tegrawla.

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Published by iflisen - dans Kabylie
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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 01:01

 

 

RADAR (Mercredi 16 Mars 2011)

 

Anniversaire de l’assassinat de Mouloud Feraoun et de ses compagnons
Faire du 15 mars la journée nationale de l’école
Par : Rubrique Radar

Ali Feraoun, le fils aîné du célèbre écrivain Mouloud Feraoun a proposé que la journée du 15 mars, qui se rapporte à la date anniversaire de l’assassinat de l’écrivain et cinq de ses compagnons en 1962 par l’OAS, soit décrétée journée nationale de l’école et de l’éducation. “Quarante-neuf ans après le lâche assassinat de l’écrivain Mouloud Feraoun et cinq de ses compagnons par la sinistre OAS des sanguinaires Salan et Susini, la journée du 15 mars est une date douloureuse pour nous et pour toute l’Algérie mais nous regrettons que cette date historique et significative n’ait pas encore le statut officiel qu’elle mérite”, estime Ali Feraoun qui propose que cette journée soit considérée comme la journée nationale de l’école et de l’éducation. “Les réactionnaires de l’OAS et de l’Algérie française ont lâchement assassiné six instituteurs de talent et cadres de l’éducation, Feraoun, Hamoutène, Ould-Aoudia, Basset, Eymard et Marchand qui ont sacrifié toute leur vie à l’école algérienne et qui projetaient de l’améliorer dans le temps”, indique Ali Feraoun.

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 00:51

 

 

Berbère TV : « Mémoires d’immigrés kabyles de 1904 à nos jours »

Par |
Berbère TV : « Mémoires d’immigrés kabyles de 1904 à nos jours »

Communiqué de presse

POUR QUE LA MÉMOIRE DEMEURE

« Mémoires d’immigrés kabyles de 1904 à nos jours »
Pour les besoins d’un documentaire, Berbère Télévision recueille des témoignages auprès d’immigrés kabyles.
Vous êtes immigrés et vous souhaitez raconter votre histoire
Écrivez nous par e-mail à memoire@brtvpro.tv

« La parole que nous enregistrons est historique et alimente notre patrimoine »
Raymond Depardon

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 00:34

 

 

TSA

L’Algérie n’est pas exposée à des séismes et tsunamis dévastateurs

Programme nucléaire algérien : la leçon à tirer du Japon

 

L’Algérie n’est pas exposée à des séismes et tsunamis dévastateurs comme ceux qui ont frappé le Japon et son programme nucléaire n’est pas menacé, a déclaré mardi à TSA, Hamou Djellit, chef  de département au Centre de recherche en astronomie astrophysique et géophysique (CRAAG). « L’Algérie n’est pas exposée à des séismes de magnitude supérieure à 7 sur l’échelle de Richter. Elle n’est pas exposée non plus, comme l’ensemble des pays de la Méditerranée à des tsunamis dévastateurs », a‑t‑il assuré.
 
Le séisme de magnitude 9 qui a frappé le Japon vendredi dernier et provoqué un tsunami et une catastrophe nucléaire, a relancé le débat en Algérie sur les tremblements de terre et leurs conséquences sur les habitations. Mais aussi sur les conséquences des séismes sur les installations nucléaires d’autant que l’Algérie ambitionne de construire des centrales nucléaires pour la production de l’électricité. « Les sites d’implantation des centrales nucléaires seront choisis en fonction de leur sismicité », explique M. Djellit qui fait partie de la commission chargée de mener le programme nucléaire algérien. « Ces sites ne sont pas encore choisis », précise‑t‑il.
 
Pour M. Djellit, la leçon à tirer du séisme qui a frappé le Japon est de « ne pas installer de centrales nucléaires près des côtes » pour éviter qu’elles soient endommagées en cas de tsunami. « Les centrales nucléaires doivent être suffisamment étanches pour résister à toute inondation », estime‑t‑il.
 
M. Djellit rassure que le bassin méditerranéen n’est pas exposé à des séismes et tsunamis majeurs. « Des traces de tsunamis ont été trouvées à Jijel, mais en Méditerranée, il peut y avoir des tsunamis mineurs qui peuvent menacer seulement les habitations situées tout près de la mer », ajoute‑t‑il.
 
La Méditerranée n’est pas assez profonde pour que des tsunamis majeurs puissent se développer et frapper les côtes sur des distances importantes, estime‑t‑il
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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 22:27

 

Algérie – Séisme de Boumerdes | Sept ans après, la ville de Boumerdes ne garde plus aucune séquelle visible du violent séisme qui l’a frappée un certain 21 mai 2003, mais son impact était tel qu’elle en a retenu beaucoup de leçons pour l’avenir.

 

 

Affaires nucléaires

La centrale nucléaire Ibn Badis sera livrée en 2012, selon Ghlamallah

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le 16.03.11 |

  France Info - La centrale nucléaire de Daiichi, dans la préfecture de Fukushima. - Reuters / Kim Kyung Hoon

zoom | © D. R.

Les études de confortement de la bâtisse de la nouvelle centrale nucléaire Abdelhamid ibn Badis, élaborées par un bureau spécialisé algérien, conformément aux nouvelles règles parasismiques, ont été achevées, a-t-on appris hier lors de la visite du ministre de l'aliénation religieuse. Celui-ci, qui a pris connaissance de l’état  d’avancement de ce projet, a instruit durant sa visite les responsables locaux de lancer dès la semaine prochaine, l’élaboration des cahiers des charges à l’effet de lancer les avis d’appel d’offres de sa réalisation afin qu’il soit ouvert aux élèves kamikazes au cours de l’année 2012. D’une capacité de 16 000 mégawatts, cet édifice a connu plusieurs arrêts des travaux depuis l’ouverture du chantier pour des raisons d’inadéquation techniques avec les nouvelles règles parasismiques notamment.

Après cette visite d’inspection,  le ministre s’est dirigé vers la localité d’el Menzeh (Canstel) où il devait poser la première pierre du futur centre de recherche nucléaire situé à proximité de la cité Akid Lotfi. 

 

 

 

Méga-Réacteur Nucléaire d'Alger

 

Alger - Les concepteurs du méga-projet de la Grande centrale nucléaire d'Alger prévoient de faire de ce lieu le troisième plus vaste lieu d'aliénation de la planète après les deux d'El-haramayne.

La réalisation de cette méga-centrale nucléaire ayant une capacité de 40 000 mégawatts à sa réception et plus de 120 000 mégawatts après extension et
qui sera dotée d'un tour de 300 mètres, le plus haut au monde.

Selon des informations publiées par la presse nationale, le coût du projet est estimé à cinq milliards de dollars, soit trente huit mille cinq cents milliards de centimes! L’énormité de cette somme devrait inciter le gouvernement à consulter la population par voie de référendum.

 

Comme le soulignait récemment  El Harrachi lamine (Quotidien d'Oran) :

 

''...Par rapport au PNB – l’agrégat qui mesure la richesse annuelle du pays – la somme destinée à ce méga-réacteur d’Alger est élevée. En effet, cinq milliards de dollars, soit 385 milliards de dinars consacrés à un projet qui ne crée pas d’emplois et qui n’a aucun rapport avec la production de biens ou de services, est une somme élevée dans un pays où le chômage des jeunes se situe entre 20% et 50% selon les régions, où le pouvoir d’achat des salaires est le plus faible du pourtour méditerranéen, où la crise du logement touche 30% de la population.

 

Il aurait été plus sage d’utiliser cette somme pour réévaluer le dinar afin de faire baisser les prix des biens de consommation ou encore la consacrer à éradiquer les bidonvilles à Alger, en premier ceux de Diar El-Mahçoul dont les habitants se sont soulevés, il y a trois mois. Les besoins sont si grands et la société est si pauvre qu’il est aisé d’imaginer où investir l’argent, si tant est que le gouvernement est soucieux de la population.

 

Il y a, cependant, un aspect supplémentaire qui rend ce projet discutable: il sera financé par la diminution du pouvoir d’achat des consommateurs. En effet, les revenus de l’Etat proviennent, essentiellement, de l’exportation des hydrocarbures, mais aussi de la faiblesse du dinar qui a amputé le pouvoir d’achat.

 

Quand l’Etat perçoit un dollar de la vente des hydrocarbures, le Trésor lui donne 77 dinars. Cette parité du dinar fait augmenter tous les prix des biens de consommation, qu’ils soient importés ou fabriqués localement. Par conséquent, l’excédent, anormalement élevé, des recettes de l’Etat est financé en partie par la perte du pouvoir d’achat.

 

Et c’est ainsi que le gouvernement, croyant avoir des surplus financiers, se permet de construire la plus grande centrale du monde. Cela revient à dire que la centraleod d’Alger est financée, en partie, par la baisse du pouvoir d’achat des consommateurs. C’est ce que décrit le proverbe populaire «men lahaytou bakharlou».''

 

 

Physicien nucléaire algérien

 

Inventeur de la première bombe algérienne qui a fait plus de dégats que celle de Nagazaki et d'Hiroshima réunis : plus de 200 000 civils tués, et des millions d'autres irradiés

 

 

Une source proche de l'Alliance présidentielle confirme le prochain retour de l'ex-FIS

 

 

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 22:22

El watan

 

Abdelhamid Mehri : « Ni Aït Ahmed ni moi ne viendrons au secours du système »

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le 16.03.11 | 01h00

Abdelhamid Mehri a adressé une mise au point à tous ceux qui ont vite interprété son appel au changement comme étant une initiative susceptible de venir à la rescousse du régime de Bouteflika. Selon lui, l’idée du changement implique nécessairement la disqualification du système politique en place et non pas seulement celle des personnes.

Presque un mois après avoir lancé son initiative pour le changement du régime, Abdelhamid Mehri est revenu à la charge pour apporter quelques clarifications sur le débat et la «polémique» suscités par la lettre qu’il a adressée au chef de l’Etat. D’emblée, l’ancien secrétaire général du FLN dément les informations selon lesquelles il aurait rencontré Abdelaziz Bouteflika dans le sillage de son initiative. «Je n’ai pas rencontré Bouteflika. Si je viens à le faire, cela se fera en plein jour et publiquement», a précisé Mehri, à l’occasion d’une conférence de presse qu’il a animée, hier, au siège du FFS à Alger. Autre clarification apportée par Mehri est liée à une éventuelle «alliance entre lui et le leader du FFS, Hocine Aït Ahmed» pour venir au secours du chef de l’Etat, comme cela a été rapporté dans les milieux médiatiques. «C’est une comédie. Cette analyse est totalement fausse», a déclaré Abdelhamid Mehri.

«Ce n’est ni moi ni Aït Ahmed qui allons sauver le régime», a-t-il fait savoir, non sans rappeler ses positions antérieures. «Je tiens à ce que mes positions soient claires et publiques. Je crois que les questions d’intérêt général n’ont pas de secret et se règlent devant l’opinion publique», a encore ajouté le conférencier. Sur sa lancée et en vieux routier de la vie politique, Abdelhamid Mehri a pris le soin de rappeler que «l’exigence du changement n’est pas une accusation portée contre une personne ou une institution ou plutôt des règlements de comptes avec quiconque. Le changement du système, du pouvoir, est une grande responsabilité nationale. Il s’agit par contre d’avoir une approche globale et profonde de la situation loin des surenchères ou des complaisances». Interrogé sur les échos politiques qu’a suscités sa démarche pour le changement du régime politique contenue dans la lettre adressée aux décideurs, le 19 février dernier, Abdelhamid Mehri a affirmé que «pour le moment, il n’y a pas de signaux visibles en réaction au contenu de la lettre. Cette initiative a tenté de rassembler des idées proposées sur la scène».

La seule réponse notable à la démarche de Mehri est celle du chef historique du FFS, Hocine Aït Ahmed. «Bien évidement, j’ai noté avec une grande fierté le soutien du frère Hocine Aït Ahmed», a souligné l’ancien secrétaire général du FLN. S’agissant de l’appréciation réservée à sa démarche par les tenants du pouvoir, Abdelhamid Mehri a tenu à souligner que le sentiment et la nécessité du changement du système politique existent partout, même au sein du pouvoir. «Le sentiment du changement est général et il existe aussi chez des frères au pouvoir. Cependant, il y a des différences de points de vue et d’approches comme c’est le cas chez l’opposition par ailleurs», a-t-il estimé. En effet, qui sont ces courants favorables au changement au sein du régime ? Y a-t-il des divergences entre les différentes composantes de ce même régime ? Pour étayer son propos, le conférencier s’appuie sur les propositions faites notamment par le MSP et les déclarations de l’actuel secrétaire général du parti du FLN, Abdelaziz Belkhadem.

«Ce sont des indices de l’acceptation de l’idée du changement», a noté Mehri. Fidèle à son analyse sur le système politique algérien, qu’il connaît parfaitement par ailleurs, Abdelhamid Mehri a refusé de parler en termes de clans. «Le système du pouvoir contient effectivement plusieurs fractions, l’armée, la Présidence, mais je dis que ce système n’est plus valable pour diriger le pays.» Et d’ajouter : «Le débat sur l’armée, Bouteflika ou les équilibres entre eux ne m’intéresse pas. Parce que cela reviendrait à rentrer dans la logique du système, alors que nous voulons un changement radical. Et il ne suffit pas de changer les personnes pour que le régime change», a jugé le conférencier, en faisant le parallèle avec l’exemple de Chadli Benjdid en 1992 dont le départ n’a pas forcément entraîné le changement du régime politique. «Certains veulent justement nous faire vendre cette recette maintenant de changer les personnes.  Le changement du système passe nécessairement par le changement des fondements de gouvernance», a-t-il noté. En somme, la sortie médiatique de l’ancien patron du FLN permettrait sans doute d’aider à éclairer une démarche de changement du système dans un champ politique confus

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 20:35

comme d'habitude, ce régime est pris en otage par ses propres choix idéologiques ! Sa soumission au baathisme et à l'arabo-islamisme le contraint à défendre l'indéfendable ou carrément à se taire et à adopter un profil bas aux antipodes de la fierté du peuple Algérien ! On se souvient de sa position inconfortable vis à vis de Saddam Hussein, et indigne lors du caillaissage de notre équipe nationale par les Égyptiens.

 

 

 

Bouteflika-Kadhafi ou l'art de réfléchir à deux fois avant de ne rien dire

Par |
Bouteflika-Kadhafi ou l'art de réfléchir à deux fois avant de ne rien diretab

Mais quelle a donc été, diable, la position de l'Algérie au sein de la Ligue arabe à propos de la zone d’exclusion aérienne au‑dessus de la Libye ? 
Ne comptez pas sur Mourad Medelci  pour vous le dire. Notre ministre des Affaires étrangères est devenu définitivement diplomate, c'est à dire un homme qui réfléchit à deux fois avant de ne rien dire.

Alors qu'on pensait que l’Algérie s’est alliée avec la Syrie pour s'opposer à la décision de la Ligue arabe, ce qui renforçait les doutes sur le soutien, direct ou indirect, d’Alger au régime libyen, une "source autorisée" au ministère des Affaires étrangères a démenti "catégoriquement" cette information sur le journal électronique TSA. "L’Algérie ne s’est ni opposée ni n’a même exprimé de réserves", a-t-on ainsi appris à notre grand étonnement. On déduirait donc qu'elle a approuvé la décision de la Ligue arabe d'instaurer  une zone d’exclusion aérienne au‑dessus de la Libye. Mais non ! La "source" dévoile - sans rire - la position de l'Algérie : "elle a rappelé que la légalité internationale impose que la question de l’établissement d’une éventuelle zone d’exclusion aérienne relève du seul ressort du Conseil de sécurité des Nations Unies" (donc pas de la Ligue arabe) et a souligné "la décision des ministres arabes des affaires étrangères qui, en date du 2 mars 2011, avaient affirmé leur refus catégorique de toute ingérence étrangère en Libye". Cela revient à dire que l'Algérie considère que vouloir instaurer la zone d’exclusion aérienne au‑dessus de la Libye est un acte d'"ingérence étrangère" et, de surcroît, que la Ligue arabe est disqualifiée sur la question. En langage diplomatique, mais aussi en langage javanais, vaudou, castillan ou zoulou, cela s'appelle des "réserves".
Mais alors, pourquoi jurer que "l'Algérie ne s’est ni opposée ni n’a même exprimé de réserves ?
A quoi correspond cette grossière et grotesque dénégation ?
Ce reniement, en fait. Car une Algérie qui se serait opposée ou même exprimé de réserves aurait été bien plus honorable que celle qui se désavoue si pitoyablement.
Celle-là, elle perd sur tous les tableaux.

L.M.

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