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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 21:37

 

   Il y aura une émission sur radio pays de Paris dimanche le 25 septembre sur cette affaire   (www.radiopays.org) à 14h30 (heure française)

 
 
RADAR (Samedi 24 Septembre 2011) 

Prénoms berbères
L’administration persiste
Par : Rubrique Radar

Encore une affaire de prénom berbère refusé. Mercredi 21 septembre 2011 à l’établissement hospitalier spécialisé (ex-maternité) Bouâtoura, la mère voulait donner un prénom amazigh (Tin-Hinan) à son bébé, mais elle a essuyé un niet catégorique. La sage-femme de garde et chargée du protocole lui avait préconisé de changer en disant : “Changez madame, changer, ces prénoms sont refusés, il y a eu même l’annonce de leur interdiction sur radio Batna.” Renseignement pris auprès de l’administration de l’établissement hospitalier spécialisé, le chef de l’établissement parle d’un grave malentendu et qu’il n’a jamais été question d’occulter un prénom algérien. Il s’avère que l’infirmière avait agi de son propre chef, faisant fi de la liberté des citoyens de choisir les prénoms de leurs enfants.

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 21:21

 

 

  ...comme disait un émigré qui faisait du jogging dans son village (pour dire qu'il a un point de côté !). Avec l'entêtement du régime algérien à maintenir les Algériens dans un statut quo devenue intenable, bientôt cette Algérie,  livrée aux salafistes et autres arabo-islamistes, aura carrément  ''mal à la colonne des bras'' (pour paraphraser le même émigré).

 

 

 

 

 

Editorial (Samedi 24 Septembre 2011)

 

Douloureuses contorsions

 

Par : Saïd Chekri

Cet exercice de trapéziste auquel aura été acculée la diplomatie algérienne ne sera pas le seul coût de ce qui relève, en somme, d’une faute politique inspirée par une volonté de contrecarrer le cours de l’Histoire.


“L’Algérie a décidé de travailler avec les nouvelles autorités libyennes et de faire que la coopération entre les deux pays redevienne une coopération normale, et je dirais même une coopération particulièrement renforcée dans tous les domaines.” Ces propos sont de Mourad Medelci, ministre des affaires étrangères, actuellement à New York où il prend part à la 61e Assemblée générale des Nations unies.
Après cela, faut-il douter de la reconnaissance du Conseil national de transition (CNT) libyen par l’Algérie ? Louisa Hanoune pense que oui, mais il semble bien qu’elle interprète mal, plutôt selon sa convenance, les paroles du chef de la diplomatie algérienne. Certes, le ministre n’a pas prononcé le mot “reconnaissance”. Mais on le comprend : un tel revirement doit se négocier en douceur, sous peine d’être perçu comme une brusque et flagrante remise en cause d’une position que le gouvernement algérien a défendue contre vents et marées pendant des mois. Medelci s’est, d’ailleurs, astreint au devoir d’explication, voire de justification. Et ce fut au prix de contorsions pénibles et douloureuses : “La position de l’Algérie a été basée, d’une part, sur la cohérence avec celle de l’Union africaine et d’autre part sur l’engagement du CNT à consolider l’unité du peuple libyen (…)”, a-t-il tenu à préciser, confirmant la teneur du communiqué de son département qui indiquait que l’Algérie, “ayant pris acte” de la reconnaissance du CNT par l’UA, voulait “travailler étroitement avec les nouvelles autorités libyennes afin d’asseoir une coopération bilatérale féconde (…)”.
Pour autant, cet exercice de trapéziste auquel aura été acculée la diplomatie algérienne ne sera pas le seul coût de ce qui relève, en somme, d’une faute politique inspirée par une volonté de contrecarrer le cours de l’Histoire. Faute pour l’Algérie d’avoir adopté à temps une position favorable avec une insurrection populaire contre une dictature avérée, celle du régime de Kadhafi, la facture sera salée. L’Algérie devra, pendant longtemps, se résoudre à accuser le coup, à “composer” avec le processus politique en cours en Libye dans lequel elle ne pourra jouer, au mieux, qu’un rôle mineur, contrairement aux autres pays de la région, la Tunisie, le Maroc ou l’Égypte, ou encore les lointaines monarchies du Golfe. En définitive, l’Algérie de Bouteflika s’est donné le statut peu enviable de “mouton noir” de la région, qui n’adhère au mouvement d’ensemble que contrainte et forcée. Cela aussi risque de valoir d’autres désagréments au pays.

S. C

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 20:30

 

Il y a une nuance importante : personne ne déteste son pays de naissance ou d'origine. Critiquer le régime ou dénoncer le système politique ne signifie pas détester son pays ! D'ailleurs, soit dit en passant, il n'y a que ceux qui aiment l'Algérie, qui critiquent souvent le régime. Ça leur fait tellement mal de voir un si beau pays s'enfoncer dans le fanatisme étatique, la corruption, la pollution et le non-respect de l'environnement, le non respect des différences et de la diversité de ce grand pays. Qu'on se le dise !

 

 

 

 

 
 
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La 24 (Samedi 24 Septembre 2011) 

Il était hier au stand de casbah éditions
Dilem signe “Algérie mon humour”
Par : Rédaction de Liberte

Une véritable marée humaine a déferlé, hier, sur le stand de Casbah éditions pour la signature du dernier album de notre caricaturiste Ali Dilem. “Algérie mon humour”, un jeu de mots qui renvoie à son amour pour le pays. Malgré son crayon teinté au vitriol, cela ne l’empêche pas d’avoir de l’affection pour une Algérie qu’il porte dans son cœur.
“Dilem fait des dessins incroyablement provocateurs en Algérie. Il a même fait des dessins rigolos au lendemain d’attentats à Alger. Il peut se permettre parce qu’il est Algérien”. C’est en ces termes que Plantu, caricaturiste au quotidien français Le Monde, parle de Dilem. Affable, il était tout sourire avec toutes les personnes qui ont fait le déplacement pour avoir un livre signé d’une part, et rencontrer celui qui les fait sourire chaque matin en page 24 de Liberté. Une ambiance bon enfant ponctuée par des éclats de rire.
“Algérie mon humour” (dont le prix public est de 1 200 DA), qui vient de paraître aux éditions Casbah, est un album à travers lequel “Dilem nous fait partager une énorme tendresse pour toutes les composantes de l’Algérie”. Des caricatures, parmi le meilleur cru de ses dessins. Des images qui “sont les projecteurs qui éclairent la frustration des lecteurs”.
Composé de trois parties, “La politique”, “Les Algériens” et “La main de l’étranger”, cet album, dédié à un grand caricaturiste algérien de talent, Sid-Ali Melouah, décédé en juin 2007, se décline comme une rétrospective des moments qui ont marqué l’actualité à travers la caricature nationale et internationale. Un art qu’il considère comme un métier à part entière tel un “Zorro” sans masque. Ali Dilem pointe son crayon pour croquer ce qui l’entoure, ce qui l’interpelle…, que se soit en Algérie ou ailleurs.

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 22:10

 

Ovale de Cassini

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Quelques ovales de Cassini. Les foyers sont (-1, 0) et (1, 0). La valeur de b2 est notée sur les courbes.

En mathématiques, un ovale de Cassini est un ensemble de points du plan tel que le produit des distances de chaque point p de l'ovale à deux autres points fixés q1 et q2 est constant, c’est-à-dire de telle sorte que le produit

\mbox{dist}(q_1, p)\mbox{dist}(q_2, p)\, (=b²)

soit constant. Les points q1 et q2 sont appelés les foyers de l'ovale.

Les ovales de Cassini sont nommées d'après Giovanni Domenico Cassini.

Si l'on note b2 le produit constant qui précède, et a celle-ci:

a=\frac{1}{2}\mbox{dist}(q_1, q_2).

La forme de l'ovale dépend du rapport b/a.

  • Si b/a est plus grand que 1, le lieu est une boucle simple et continue.
  • Si b/a est plus petit que 1, le lieu est composé de deux boucles non sécantes.
  • Si b/a est égal à 1, le lieu est une lemniscate.

 

 

Line_of_Cassini.svg(SVG file, nominally 800 × 550 pixels, file size: 9 KB)

This image rendered as PNG in other sizes: 200px, 500px, 1000px, 2000px.

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 21:58

La fenêtre de Viviani est l’intersection d’une sphère de rayon R et d’un cylindre de révolution de diamètre R dont une génératrice passe par le centre de la sphère. Elle peut être définie de plusieurs façons comme intersection de quadriques.

 

 

 

Vue en perspective de la fenêtre de Viviani

Musée maritime d'Osaka, dôme construit sur ce modèle (architecte P. Andreu)
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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 21:41

 

 

 

 
 
 

La lemniscate de Bernoulli est une courbe plane unicursale. Elle porte le nom du mathématicien et physicien suisse Jacques Bernoulli.

Une lemniscate de Bernoulli, de foyers F et F’, est l'ensemble des points M vérifiant la relation :

MF \times MF' = OF^2.

 

 

 

 

 

 Fichier:LemniscateB.png

 

 

 

 

 

Cette courbe fait partie de la famille des lemniscates, dont elle est l'exemple le plus connu et le plus riche en propriétés. 

En 1694 Jaques Bernoulli publia dans Acta Eruditorum une courbe qu’il appela lemniscate, du grec lêmniskos et latin lemniscatus qui signifient ruban. Ses recherches sur la courbe élastique l’ont amené à définir cette courbe dont le calcul de la longueur d’un arc conduit plus tard à l’introduction des fonctions elliptiques.

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 09:39
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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 01:53

 

Liberté

 

 
 
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Actualité (Mercredi 21 Septembre 2011) 

LE CRAAG DÉMENT LA RUMEUR DE BOUZARÉAH
Le mystère d’un volcan à Alger élucidé !
Par :Farid Belgacem
                 

“Ces réactions de chaleur pourraient être des témoins de l’existence de sources thermales souterraines qui, à un moment dans l’histoire, ont été colmatées par des minéraux

et autres composants”, développe M. Djellit. Une enquête est ouverte.

 

Une récente rumeur scientifique faisant état de l’existence d’un volcan menaçant la ville de Bouzaréah, sur les hauteurs d’Alger, est prise très au sérieux.

 Une rumeur qui a fait le tour de la capitale suite à la constatation de chaleur dite “anormale” dans une maison située à la cité Bousmaha de la même localité. “Je ne pourrai pas m’avancer sur des hypothèses tant que je ne me suis pas déplacé sur les lieux. Je dois m’y rendre aujourd’hui (mercredi, ndlr) pour voir l’évolution de la chose, surtout qu’une équipe du Craag a déjà fait un travail. Une chose est sûre, il y a eu constatation de chaleurs dues à des températures inhabituelles qui nécessitent des investigations poussées afin d’arrêter un résultat final avant de se prononcer. Et c’est ce que nous ferons, puisque notre équipe fait un suivi quotidien et établit des rapports à chaque sortie sur le terrain.

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 01:46

El Watan

Nadia El Fani. Réalisatrice de laïcité, inch’allah !

«La liberté de conscience est la première des libertés»

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le 21.09.11 | 01h00

zoom | © D. R.

Documentaire de 1heure 12 minutes, Laïcité, Inch’Allah , réalisé par Nadia El Fani et qui a obtenu le Grand prix international de la laïcité 2011, sera diffusé dans les salles en France le 21 septembre.

«C’est un film sur la tolérance, un appel pacifique à la possibilité pour chacun et chacune de choisir et d’exprimer librement ses opinions, ses croyances et sa manière de vivre», est-il signalé dans le dossier de presse de présentation du film. «Et si pour une fois, par la volonté du peuple, un pays musulman optait pour une Constitution laïque, alors les Tunisiens auraient vraiment fait ‘‘la révolution’’.» C’est le souhait qu’exprime Nadia El Fani dans une note d’intention accompagnant son film et qui s’en est ouverte à El Watan.


-Laïcité, Inch’Allah !, c’est un projet de société ?

C’est ce que je développe dans le film. Quel projet nous avons pour la Tunisie et comment continuer à vouloir que la Tunisie reste dans la modernité et refuser la régression, parce que, pour moi, si les islamistes gagnent du terrain, ce sera le début de la régression.

-Est-ce que la société tunisienne, et pas seulement les cercles citadins, est réceptive à ce projet et est-elle prête à se battre pour le réaliser ?

Ce qui est un peu différent pour la société tunisienne par rapport aux deux autres grands pays maghrébins, le Maroc et l’Algérie, c’est l’existence d’une importante classe moyenne qui est habituée aux pratiques laïques dans son quotidien et dans l’histoire de la Tunisie, puisque Bourguiba avait instauré des pratiques laïques. Je le rappelle un peu dans le film, Bourguiba avait empêché que pendant le Ramadhan soient aménagés des horaires spéciaux, il avait même exhorté le peuple, dans un discours en 1961, dont je n’ai malheureusement pas retrouvé d’images, à ne pas faire le Ramadhan en disant que le plus grand des djihads, c’est le djihad du développement, et qu’économiquement, le Ramadhan coûte cher au pays de par la baisse de la productivité qu’il entraîne.

-Mais qu’aujourd’hui, comme on le voit dans votre film, les «dé-jeûneurs» soient dans l’obligation de se cacher, est-ce que ce n’est pas un recul par rapport à cette position de Bourguiba ?

Bien sûr. Ben Ali est à l’origine de ce recul ; dès qu’il est arrivé au pouvoir, la première décision qu’il a prise, c’est la diffusion de l’appel à la prière à la télévision. C’était le début des concessions aux islamistes. Non seulement il a voulu autoriser Ennahdha, avant de l’interdire par la suite, et de réprimer très durement ses membres, mais il a tenté de s’allier aux islamistes.Il faut rappeler aux Tunisiens que Ben Ali a instrumentalisé la religion pour mieux donner des gages aux islamistes.

Et c’est peut-être ce qui explique en partie que s’ils ont eu une certaine assise lorsqu’ils sont revenus sur la scène publique, après la révolution de janvier 2011, c’est parce qu’on leur avait donné satisfaction sur beaucoup de points, en commençant à cacher les gens qui «dé-jeûnaient» pendant le Ramadhan, alors que sous Bourguiba, les cafés et restaurants continuaient à rester ouverts. A partir des années 1980, l’alcool commençait à être interdit dans les lieux publics pendant le Ramadhan.

-Vous dites que la classe moyenne a une pratique de la laïcité, est-ce aussi le cas en dehors des grandes villes ?

Les Tunisiens vivent en grande partie en milieu urbain aujourd’hui, même dans la Tunisie de l’intérieur il y a de moins en moins de gens qui vivent isolés, dans des douars. Ceux-là n’ont pas accès à d’autres visions de la société, mais ceux qui vivent en ville, je pense qu’ils sont prêts - c’est ce qu’ils disent - à «tolérer» ; moi, je n’aime pas ce terme, des pratiques différentes en avançant le terme de respect. C’est le rôle des intellectuels, des artistes et des partis politiques progressistes d’expliquer aux gens que le respect va dans tous les sens, on respecte les pratiques religieuses des pratiquants, mais les religieux doivent respecter ceux qui ne le sont pas.

-La laïcité est une priorité aujourd’hui…

Je pense que c’est un vrai enjeu de société, parce que si ça ne l’était pas, je ne vois pas comment expliquer la virulence et la violence des attaques islamistes à l’égard de mon film. Pour les islamistes, c’est une menace, et pour nous, ce serait entrer définitivement dans la modernité et de plain-pied dans le troisième millénaire. On est rentrés dans la modernité en faisant la première révolution du monde arabe du troisième millénaire, mais aujourd’hui, il faut qu’on continue sur cette voie. Si on veut achever le travail qui a été accompli le 14 janvier, il faut voter pour une Assemblée constituante en faveur de la laïcité, soit de la séparation de la religion et de l’Etat.

-N’y a-t-il pas là aussi un travail d’explication et de clarification à faire autour du concept de laïcité ?

On a été pris de vitesse par les islamistes qui ont réussi, aidés par leurs chaînes satellitaires aussi, à faire croire au peuple tunisien, comme à tous les autres peuples arabes, que la laïcité imposerait l’athéisme à toute la population et les progressistes ont aujourd’hui du mal à contrer cette idée reçue.

-Pourtant, la laïcité protège la pratique religieuse…

C’est ce que dit un intervenant dans un débat dans le film ; à la fin, il dit que la laïcité, c’est un ensemble de règles qui régissent la façon dont on va vivre et que la laïcité protège la religion parce que le politique pervertit la religion comme la religion pervertit la politique.
Que disent les Tunisiens attachés à la laïcité aux islamistes qui disent que «le Coran est notre Constitution» ?
Les islamistes tunisiens vont abandonner ce slogan parce que cela ne marche pas. Pendant la révolution, ils étaient absents de la lutte alors qu’ils ne l’étaient pas en Egypte.

-Ils ont toutefois vite occupé le terrain…

Parce qu’ils ont eu énormément d’argent, ce sont eux qui ont réussi à s’organiser le mieux, d’abord parce qu’ils étaient préparés, ils manient très bien les outils de communication, ils ont des gens qui ne font que cela, travailler sur Internet toute la journée.

-Les Tunisiens sont-ils prêts à la laïcité ?

Ils sont d’accord pour que la religion soit séparée de l’Etat, il y a les pro-Ennahda qui représentent, paraît-il, 25%, cela laisse 75% qui ne sont pas pour que la religion régisse notre vie, et là-dessus, effectivement, il va falloir se battre au niveau des idées ; est-ce qu’ils étaient prêts à la parité, pourtant, la parité on l’a fait voter. Ce qui est triste, c’est de voir que les plus conformistes, les plus pro-islamistes, ce sont les jeunes et, en même temps, il faut en analyser les raisons, c’est la génération qui n’a connu que Ben Ali, et la seule force politique organisée au régime de Ben Ali, c’est l’opposition islamiste, les progressistes étaient absents pour diverses raisons.

C’est facile d’embrigader les gens par des prêches tendancieux et ambigus, en faisant du social dans les quartiers parce qu’on a de l’argent, la gauche personne ne la finance. Quand on a voté l’interdiction du financement étranger pour les partis qui se présenteraient aux élections, Ennahda a quitté la haute instance de la révolution.

-Etes-vous confiante quant à l’issue du rendez-vous électoral du 23 octobre prochain ?

J’étais comme tout le monde au lendemain de la révolution, très euphorique et très optimiste. Et puis, après, on fait face à la réalité et on se dit que le combat n’est pas terminé, j’ai confiance en la maturité du peuple tunisien, parce que je trouve qu’il a été exemplaire dans cette révolution, il ne s’est pas laissé tromper.

-Instruit de l’expérience algérienne ?

Une expérience dramatique. Après ce qu’on a vécu avec Ben Ali, en Algérie, le pouvoir était beaucoup moins dictatorial que ne l’était le pouvoir en Tunisie. Ben Ali, c’était la répression maximum, tout le monde avait peur de parler, aujourd’hui, on voit que les méthodes des islamistes sont identiques, ils essaient de terroriser la population et d’empêcher les gens de parler, d’empêcher les cinéastes de montrer leurs films, d’empêcher des manifestations culturelles comme des pièces de théâtre.

-Vous-même avez été obligée de changer le titre initial de votre film qui était Ni Allah ni maître ?

Le titre premier, je le reconnais, était provocateur, et je le revendiquais en tant que tel, parce que je considère que le rôle des artistes et des intellectuels est d’attirer l’attention et de poser des débats là où personne ne veut les poser, et ce débat sur la laïcité je voyais bien que plus on avançait et moins les partis politiques voulaient le poser parce qu’ils ont peur de rater des électeurs. Je pense que chaque fois qu’ils ont essayé de faire de la politique politicienne, les partis politiques de gauche se sont trompés, parce que la politique cela se fait avec des idées et des convictions, et peut-être qu’aujourd’hui on ne va pas gagner, mais on gagnera beaucoup en fierté et en honorabilité si on continue à nous battre pour nos valeurs, et les valeurs de la gauche, c’est la laïcité, donc je ne vois pas pourquoi la gauche a peur de dire qu’elle est pour la laïcité et essaie de faire croire qu’on ne va jamais changer l’article 1 de la Constitution.

-Vous êtes en procès pour votre film…

De la part des islamistes. Après l’attaque du cinéma qui projetait mon film, il y a eu une grande campagne de soutien de la presse écrite, et comme ils ne savaient pas quoi faire, les islamistes ont dépêché trois de leurs avocats à la télévision qui ont annoncé qu’ils n’avaient pas vu le film, mais qu’ils portaient plainte contre moi pour atteinte au sacré, pour atteinte aux bonnes mœurs et pour atteinte à un précepte religieux. Trois plaintes que le procureur de la République a reçues.

-Cela ne veut-il pas dire que la justice est réceptive aux adversaires des défenseurs de la laïcité ?

Pendant toutes ces années de dictature, les islamistes ont creusé le terrain, ils avaient compris que, pour se défendre, il fallait des avocats islamistes qu’ils ont financés, beaucoup sont militants d’Ennahda. Cela étant, parmi les avocats, beaucoup sont progressistes et ont participé massivement à la révolte de janvier 2011. Un comité d’avocats s’est créé pour me défendre, avec, à leur tête, le président d’un parti libéral de droite. Les islamistes prétendent que j’attaque l’Islam et que j’insulte les musulmans, c’est faux. Ils n’ont pas vu le film. Je suis passée à la télévision et j’ai dit ce que je dis dans le film, que je ne crois pas en Dieu et que je n’ai aucune raison de me soumettre à une loi divine que je ne reconnais pas. Et pour eux, c’est faire acte d’apostasie, sauf que ces gens oublient que si on ne reconnaît pas la loi divine, on n’a aucune raison de se soumettre à cette loi-là.

La loi tunisienne n’a jamais obligé qui que ce soit à croire en Dieu et reconnaît la liberté de conscience, et pour moi, la liberté de conscience, c’est la première des libertés pour qu’après, chacun puisse être maître de ses choix politiques. Je ne les empêche pas de défiler en criant «Allah Akbar», je ne vois pas pourquoi ils m’empêcheraient de dire que je ne crois pas en Dieu.

-Vous êtes de ceux qui disent «Je suis libre et je n’ai pas peur»…

Oui, et comme le disait Tahar Djaout aussi : «Si tu parles tu meurs, si tu te tais tu meurs, alors parles et meurs.»

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 01:25

 

    C'est comme tous ces salafistes ou néo-islamistes qui se bousculent pour venir vivre en Occident, et boudent biensûr les pays arabo-musulmans ! En tout cas Hadjar vit très mal cette décision, c'est comme une véritable punition que d'aller vivre chez les saoudiens. Tout comme beaucoup de Nord-Africains qui préférent ne pas aller aller au Firdous (paradis musulman) de peur de se retrouver éternellement avec ces wahhabites et salafistes.

 

 

TSA

Nommé ambassadeur en Arabie saoudite

Abdelkader Hadjar refuse d'aller à Riyad

 

 

Depuis quelques semaines, un incroyable bras de fer se déroule au ministère des Affaires étrangères. Abdelkader Hadjar refuse de rejoindre son nouveau poste d’ambassadeur d’Algérie en Arabie saoudite. La cause ? Selon nos informations, Abdelakader Hadjar a été rappelé du Caire – où il représentait l’Algérie à la fois en Égypte et auprès de la Ligue arabe – suite aux plaintes de plusieurs pays arabes. Ces pays ont protesté officieusement auprès d’Alger à cause de certaines prises de position de M. Hadjar, jugées peu conciliantes. Mais en réalité, ces prises de position sont conformes aux orientations de la diplomatie algérienne.

Parmi les pays auxquels s’opposait régulièrement l’ambassadeur d’Algérie auprès de la Ligue arabe figure l’Arabie saoudite. Alger et Riyad ont souvent eu des divergences sur les dossiers importants, comme la question palestinienne, le processus de paix au Proche‑Orient ou les relations avec l’Iran. Cet été, Abdelkader Hadjar avait même quitté une réunion après un échange vif avec le représentant saoudien.

Aujourd’hui, Abdelkader Hadjar craint de ne pas pouvoir effectuer pleinement sa mission d’ambassadeur à Riyad. Il sait que les Saoudiens ont la rancune tenace et pourraient lui faire payer ses prises de position au sein de la Ligue arabe. Mais malgré le risque de voir son efficacité réduite à néant à Riyad, la présidence de la République et le ministère des Affaires étrangères maintiennent leur décision de l’envoyer en Arabie saoudite.
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  • : Un des objectifs est de reconstituer la grande confédération qui regroupait les 14 aarchs des Iflisen Umellil avant la colonisation française. Le but est de rétablir les liens interrompus et de promouvoir la solidarité inter-arche. Nous visons également à consolider les liens entre la diaspora et leur région d'origine. Réecrire l'histoire des Iflisen et préserver leur patrimoine matériel et immatériel .
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