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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 00:55

 

 

 

 

 

Several factors may explain the low profile of Algerian's regime today.

 

 

We believe that it is only a matter of time before Algerians, like Tunisians, Libyans and  Egyptians, rise up to confront the 50-year dictatorial arabo-islamist regime , a far more repressive regime than Ben Ali ones. Amazigh-speaking Algerians have had “enough” of a leader known to the people as a “silent killer” due to his ability to charm outsiders, block information from the ground from getting out of the country and silence outsiders by making himself useful to the highest bidders; thereby maintaining a low-profile dictatorship; despite his brutality.



To amazigh-speaking Algerians Bouteflika  is a terrorist—a serial perpetrator of genocide, crimes against humanity, who has used oil revenues to fund a repressive one-party apartheid government that has closed off all political space; resulting in a claimed electoral victory of 90%. He has severely restricted the activities of civic organizations; controls all the media, criminalizes dissent and represses the civil rights of the people; creating a culture of fear that has enabled him and his cronies to rob the people of Algeria of their land, natural resources and national assets



The people of Algeria will not be satisfied until this tyrannical regime steps down and is replaced with a government that gives the people genuine freedom and democracy.

 

The already precarious situation is made all the more dangerous by the deep-seeded ethnic divisions within the country; carefully cultivated by this regime. In Algeria, the regime has used divide and conquer tactics to fragment the opposition, to create racism between Arabic-speaking and Amazigh-speaking algerians  and prolong his own power. He has garnered some degree of religion/ethnic-based support by exploiting those within his own arabo-islamist group. 

 

 In light of this, President Obama and other western leaders are urgently invited to re-examine foreign policies that choose dictators over the people. How sustainable is stability or national interest when it comes at the cost of the suffering, misery and abuse of our global neighbors? Only when the rhetoric of freedom, justice, truth, the rule of law, respect of differences and respect for human rights is empowered by policy, will we better ensure the security of our homeland, our global society and all humankind.

 

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TSA



Il a y trois semaines, le département d’État américain, dénonçait, dans un rapport virulent sur la situation des droits de l’homme en Algérie, le manque de volonté des autorités algériennes à lutter contre le trafic d’êtres humains dans le pays. Ce rapport a suscité de nombreuses réactions en Algérie, notamment celle du président de la Commission consultative de promotion et de protection des droits de l’homme, Farouk Ksentini. Il fustigé un rapport «  injurieux » et « scandaleux ». Et Alger avait promis, le 3 juillet, de répondre officiellement au département d'État. Le ministre de la Justice, Tayeb Belaiz, avait en effet annoncé qu’une réunion aurait lieu au ministère des Affaires étrangères pour mettre au point cette réponse (lire). Or, à ce jour, trois semaines après cette annonce, aucune déclaration publique officielle n’est venue. Non seulement le gouvernement algérien n’a pas réagi, mais aucun ministre n’a osé la moindre déclaration d’indignation ou de rejet des accusations américaines.
 
Ces dernières semaines, ce n’est pas la première fois que l’on constate ce silence pesant du ministère des Affaires étrangères sur des dossiers le concernant. Il y a eu ensuite les propos du ministre français des Transports, Thierry Mariani, qui, pendant la grève d’Air Algérie, a appelé la compagnie algérienne publique à assumer ses responsabilités. Il y avait eu auparavant d’autres rapports sur la situation des droits de l’homme dans le pays, comme celui de l’ONG Amnesty international ou du Département d’État américain.
 
Le 19 avril, Alain Juppé, ministre français des Affaires étrangères, avait rendu publique une conversation avec son homologue algérien Mourad Medelci sur l’implication de l’Algérie en Libye. Malgré l’agacement qu’elle a provoqué en Algérie, cette attitude peu diplomatique du ministre français n’a donné lieu à aucune réaction algérienne.
 
Cette attitude du gouvernement tranche avec celle à laquelle il avait habitué les Algériens par le passé. Ces prises de paroles étaient d’ailleurs souvent le fait de responsables bien précis, quasi habitués des sorties outrées contre les pays, notamment la France, qui prononçaient des propos négatifs à l’encontre de l’Algérie. C’était le cas par exemple de Mohamed Cherif Abbas, ministre des Moudjahidine, ou d’Abdelaziz Belkhadem, ex‑premier ministre et secrétaire général du FLN. Tous deux, et certains autres, réagissaient au nom de la défense de la souveraineté nationale.
 
Depuis peu, ce n’est plus le cas. Comment expliquer cette nouvelle réserve des autorités algériennes ? Le contexte politique national et international a changé. Des dictateurs sont tombés en Tunisie et en Égypte. D’autres sont menacés, en Libye, en Syrie, au Yemen. D’autres pays doivent accepter d’ouvrir leur pays à  plus de démocratie, comme le Maroc et l’Algérie. Surtout, les puissances occidentales ont décidé de soutenir ce vent de changement. Leur appui aux pouvoirs en place n’est plus si inconditionnel. L’Algérie cherche‑t‑elle alors à ne pas provoquer de tension contre‑productive pour le régime ? La volte‑face est en tout état de chose frappant. Le pouvoir, pour se maintenir, semble prêt à faire l’impasse – momentanément ? – sur les intérêts et l’image de l’Algérie à l’étranger. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 13:46

 

NOTICE SUR LES CANONS DE LA QALAA DES BENI-ABBËS

par Association El Mokrani B.B.Arréridj, samedi 18 juin 2011, 11:25

Le premier auteur qui ait fait mention des canons de Kalaâ est, croyons-nous, le général Daumas dans ses Etudes historiques sur la grande Kabylie. Les renseignements pleins d'intérêt qu'il donne, tant sur ces pièces d'artillerie qu'on /lait si étonné de trouver en pareil site, que sur la position topographique de cette ancienne capitale d'un royaume kabyle, lui furent fournis, ainsi qu'il le dit lui-même en note, par un touriste distingué, M. de Chevarrier, le premier européen qui vraisemblablement ait visité Kalaâ.

 

Comme sur la foi de ce double témoignage d'autres touristes pourraient bien, ainsi que nous, être tentés de gravir les sentiers étroits et périlleux qui seuls donnent accès au coeur de cette immense citadelle aérienne, nous croyons leur épargner cette course au clocher, en leur disant, que ces fameux canons ne sont plus à Kalaâ, mais bien à Bouni, dans la cour d'un bordj tout récemment bâti par les Français sur le plateau de ce nom, à trois lieues sud-ouest de Kalaâ. Quel recul! C'est là que nous les avons vus. C'est là qu'il faudra désormais aller pour les visiter.

 

Ils sont au nombre de quatre :

Le premier, le plus beau comme matière et comme travail, est eu bronze et mesure près de deux mètres en longueur et trente centimètres en diamètre à sa bouche, épaisseur des parois comprise. Dans la partie supérieure de la volée, il est entouré de huit rangées de fleurs de lys, comprenant alternativement l'une six et l'autre cinq de ces fleurs. Du côté de la culasse, un peu au-dessus de la lumière, est gravée une L majuscule, surmontée d'une triple fleur de lys formant couronne royale. Sur toute sa surface extérieure, on remarque des dessins bizarres, incorrects, qui ne sont pas autre chose que des imitations grossières des fleurs de lys primitives, et des noms hébreux encadrés dans des arabesques plus ou moins réussies, que quelques ciseleurs juifs (et on sait qu'ils étaient autrefois très nombreux à Kalaà), se sont amusés à graver sur le bronze. Il se pourrait, toutefois, qu'on trouvât là tel nom, telle date, qui mettrait sur la voie pour remonter à la provenance de celle pièce. L'heure avancée ne nous a pas permis d'en essayer la lecture.

 

La seconde pièce est en fer et mesure en longueur environ dix centimètres de plus que la précédente. Elle est comme celle-ci en très bon état de conservation; mais elle n’à ni ornementation, ni marque de fabrique d'aucune sorte, au moins sur la partie que l'oeil peut embrasser dans la position actuelle qu'elle occupe. Il m'a été cependant affirmé par un lettré de l'endroit, qu'elle porte gravée en caractères arabes l'inscription suivante qui, si elle est vraie, lui assignerait une origine tout à fait locale : Cenâat Hadj Abdallah euldji, Ce qui signifie : (Ouvrage du pèlerin Abdallah, chrétien). Ainsi ce sérail quelque ouvrier européen, un renégat espagnol peut-être, qui serait venu établir dans cette capitale des Beni-Abbès, une fonderie de canons, après avoir embrasser la foi de l'islamisme. Bien qu'à peu près inadmissible, cette hypothèse n'en a pas moins cours dans le pays, où les habitants supposent que ces canons ont été fondus à Kalaâ même. Sans doute ces montagnards ont été pendant longtemps renommés pour leurs factures d'armes à feu ; mais, vu les ressources dont ils peuvent disposer, la raison a bien de la peine à admettre qu'ils aient poussé l'art de la fonderie assez loin pour exécuter des pièces d'artillerie d'un si fort calibre. Dans tous les cas, cela n'expliquerait pas davantage la présence du canon en bronze dont l'origine toute française est incontestable.

 

Les deux autres pièces d'un calibre bien moindre que les deux précédentes, sont des couleuvrines en fer, longues d'environ un mètre et demi, sans ornement et sans marque de fabrique. L'une d'elles est cassée en grande partie, l'autre est intacte.

Voilà les pièces telles que je les ai vues. Comme la description qu'en donne M. le général Daumas, d'après les renseignements à lui fournis par M. de Chevarrier, diffère un peu de celle qu'on vient de lire, nous croyons devoir la reproduire

Ici :

« Abd-el-Aziz passe, dit-il, non seulement pour avoir bâti la Casbah (de Kalaâ), dont on voit encore les ruines, mais encore pour avoir introduit dans Kalaâ quatre canons de gros calibre. Eu égard au site de la  ville, ce fait serait traite de fabuleux si les quatre pièces n'en attestaient encore par leur présence l'inexplicable vérité. Deux sont du calibre de 36 et d'origine française, car elles portent les fleurs de lys et un L surmontée de la couronne royale.

La troisième était beaucoup moindre. La quatrième est cassée. Elles jonchent aujourd'hui la terre, l'une sous un arbre au village des Ouled-Hamadouche, les autres près de la mosquée d'Ouled-Yahia-ben-Daoud et dans les mares (gheder) des Ouled-Aïssa. Les habitants conservent encore quelques notions exactes sur la charge de ces pièces ; ils disent que les plus grosses portent un boulet plein de dix-huit kilogrammes et consomment à chaque coup six kilogrammes de poudre.»

 (Page 47 de l'ouvrage précité).

 

Nous ne ferons qu'une observation à ce récit. C'est que la pièce en bronze est seule ornée de fleurs de lys et d'une L surmontée d'une couronne. Aucune des trois autres pièces ne porte trace d'ornements. En outre, nous tenions à enregistrer ici la constatation d'un fait qui peut-être un jour serait devenu matière à controverse. C'est que ces quatre pièces de canon, à l'époque où M. de Chevarrier les a signalées pour la première fois et que, depuis lui, bien d'autres personnes ont vues, particulièrement un grand nombre d'officiers de la colonne Camou, lors de l'expédition contre Bou-Barla, en juillet 1851, étaient bien dans Kalaà même, et non à Bordj-Bouni où on ne les a transportées que depuis trois ans environ, par ordre administratif et à grands renforts de bêtes et de bras. Dans quel but? C'est ce que personne n'a pu nous dire et ce que nous ne chercherons pas à élucider, car c'est de l'histoire contemporaine, et notre mission, à nous, est de fouiller clans le passé.

Donc, par quelle série de circonstances ces quatre pièces d'artillerie d'une origine toute européenne (ce qui est au moins certain pour l'une d'elles et plus que probable pour les trois autres), se sont-elles ainsi trouvées transportées en plein pays Kabyle, au milieu d'un véritable chaos de montagnes, sur le plateau le plus inaccessible qu'il soit possible d'imaginer? A quelle époque et par quels moyens ces pièces sont-elles arrivées chez ce peuple qui ne connaît pas encore l'usage de la brouette, à travers des sentiers étroits, raboteux, courant sur des crêtes bordées de précipices, ou serpentant le long d'escarpements à pic, à des hauteurs de trois et quatre cents mètres? C'est ce que l'on demanderait vainement aujourd'hui à l'histoire locale. Il faut donc recourir à d'autres sources et voir si dans les auteurs arabes ou européens qui Ont écrit sur l'Algérie, au temps des Turcs, nous ne trouverons pas les données nécessaires pour résoudre, au moins d'une manière suffisante, la question qui nous occupe.

 

L'emploi de l'artillerie dans les guerres avec lès populations de l'intérieur, ne fait guère son apparition au milieu des États barbaresques, qu'à l'époque où les Turcs s'emparèrent du pays, c'est-à-dire dans la première moitié du seizième siècle.

Dès l’année 1534 où 1535, nous voyons Kheïr-ed-Din se servir dans une expédition contre Kaïrouan, d'une invention singulière pour faciliter le transport de son artillerie par terre. Il fit faire, lisons-nous dans le GHazaouat publié par « M. Sander Rang\ sons le titre le Fondation de la régence d'Alger, des affûts auxquels il adapta un mât et une voile qui, poussée par le vent, tendait a les faire avancer sur la terre, comme des bâtiments qui fendent l'eau. Quoi qu'il en soit, ce furent les pièces de campagnes qu'il employa contre les Arabes lorsque, sous les ordres du sultan de Tunis, ils vinrent lui présenter le combat, qui les mirent sur-le-champ en déroute. Ces machines infernales que les hommes dont nous parlons, ne connaissaient pas encore, firent une telle impression sur leur esprit, qu'ils écrivirent à Kheïr-ed-Din pour implorer sa miséricorde.

 

D'après ce passage, il est aisé de conclure qu'aucune des pièces transportées à Kalaâ ne peut remonter au-delà de celte époque.

Quelques années plus tard, en 1542, Hassan-Agha, pacha intérimaire d'Alger en l'absence de Kheïr-ed-Din, ayant à châtier le roi de Koukou de sa connivence avec les Espagnols, prend la route de la grande Kabylie. Il envahit le pays à la tète de trois mille turcs armés de mousquets, deux mille cavaliers arabes, deux mille fantassins berbères et douze pièces d'artillerie, la plupart de petit calibre et montées sur affût.

Ici nous voyons les canons faire pour la première fois leur apparition dans les montagnes de la Kabylie.

Suivons-les dans leur marche, et pour cela nous n'avons qu'à ouvrir ce livre si instructif et si intéressant qui a pour titre les Époques militaires de la grande Kabylie et qu'a publié M. Berbrugger en 1857. Nous les retrouverons bientôt jusque chez les Beni-Abbés.

En effet, dix ans plus lard, en 1552, Abd-el-Aziz, restaurateur de la Kalaà, chef des Beni-Abbès et un des plus braves guerriers du Maghreb, accompagne Salah-raïs, successeur d'Hassan-Pacha « avec cent vingt Kabyles, chose rare à cette époque chez les indigènes, et seize cents chevaux, dans son aventureuse expédition contre Tougourt et Ouargla. Marmol raconte que dans ces pays plats, on imagina d'atteler les Berbères (c'est-à-dire les Beni-Abbès) aux canons des Turcs, et qu'ils traînèrent cette artillerie pendant tout le temps qu'on opéra dans le désert »

 

Voilà déjà nos Kabyles qui se familiarisent avec ces formidables engins de mort et qui, après les avoir traînés sur les sables du désert, sauront plus tard les hisser jusqu'aux sommets de leurs roches ardues. Mais poursuivons.

 

En 1557, Hassan, fils de Kheïr-ed-Din, étant revenu à Alger occuper de nouveau le poste de pacha, Abd-el-Aziz qui avait été jadis en fort bons termes avec ce même fils de Barberousse, lui envoya de grands présents pour renouveler leur amitié La bonne intelligence qui s'établit entre eux, à distance, dura un an, pendant lequel Hassan lui donna les contributions de Msila et les trois pièces d'artillerie que Salah-Raïs y avait laissées.  (Les époques militaires, p. 92).

 

Voilà donc Abd-el-Aziz, ce roi des montagnes, en possession de trois pièces d'artillerie. Il est probable qu'il dut aussitôt les faire servir à sa plus grande gloire, en les tournant contre ses voisins rivaux, pour étendre les limites de son petit royaume et satisfaire ainsi son ambition. Car trois ans plus tard, en 1559, nous voyons que ce même pacha indigné des usurpations de Abd-el-Aziz  En effet, dix ans plus lard, en 1552, Abd-el-Aziz, marche contre lui avec trois mille Turcs et, selon Haedo, avec huit pièces de canon, vient camper à Medjana, y construit une forteresse, en élève une autre à Zammoura (où l'on voit encore aujourd'hui des pièces d'artillerie), et se retire. Mais, poursuit M.Berbrugger, il ne fut pas plutôt parti, qu'Abd-el-Aziz descendit de ses montagnes, et, dans une seule rencontre, tailla en pièces ces hommes  et leur chef En apprenant ce désastre, la garnison turque du bordj Medjana se retira ailleurs, et le chef des Beni-Abbès vint le démolir et enlever quelques pièces de campagne qui avaient été prises sur les espagnols à la déroute de Mostaganem (en 1548), et que le pacha y avait laissées. »

 

C'est au milieu de ces faits historiques que nous devons trouver les trois pièces en fer de Kalaâ, et il est à supposer que ce sont celles qui furent données à Abd-el-Aziz par le pacha Hassan, et qui avaient été laissées à Msila par Salah-Raïs.

 

Quant à la pièce en bronze aux armes de Louis XIV, elle ne peut provenir que de l'expédition du duc de Beaufort contre Djidjelli, en 1664. En effet, l'histoire nous dit qu'après trois mois d'occupation l'armée française dut se rembarquer le 31 octobre au matin, en abandonnant trente-six pièces d'artillerie. Or, il est à présumer que les Beni-Abbès, dans la joie de leur triomphe, et voulant rapporter sur leur rocher une preuve non équivoque de la victoire à laquelle ils avaient le plus contribué, traînèrent à grands renforts de bras, par la vallée de l'Oued-Sahel, et puis hissèrent jusque dans leur nid d'aigle, cette formidable pièce d'artillerie qui devait perpétuer à jamais le souvenir de leur victoire. Mais ils ignoraient que seuls les écrits restent, et voilà pourquoi, aujourd'hui, en présence même de ce trophée matériel, le fait auquel il se rattache a disparu de la mémoire de leurs petits-fils et que l'histoire, pour en retrouver l'origine, doit se borner à de simples conjectures, à moins que le hasard ne la fasse découvrir dans quelque manuscrit jusqu'ici ignoré.

 

Constantine, le 30 avril 1864.

E. VAYSSETTES.

 

 
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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 00:52

 

 

Je ne jeûnerai pas le Ramadan cette année

Par |

En cette année de révolution dans le monde arabe, j’ai décidé de ne pas observer le jeûne rituel du mois de Ramadan et de le faire savoir. Dans la volonté, individuelle et collective, de rupture avec l’ordre établi, tout moyen d’action peut être envisagé.

Partout on se bat, on manifeste, on organise des émeutes, on coupe des routes, on brûle des édifices, on se met en grève, on fait la grève de la faim,… Et bien je vais faire la grève du Ramadan. Je décrète cette fatwa personnelle. Cette année, je ne me soumettrai pas au mimétisme social, au suivisme de la meute, au réflexe pavlovien, au conditionnement alimentaire. Pas de couffin, pas de marché, pas de viande, pas de repas amélioré, pas de sieste prolongée, pas de temps mort, … Je vivrai exactement comme les autres jours. Le Ramadan a toujours symbolisé une certaine forme de régression des sociétés arabo-musulmanes. Le temps, l’économie, le tourisme et l’administration s’arrêtent. On entre en hibernation. Les citoyens se transforment en tubes digestifs, les commerçants en vampires, les garages en pâtisseries ou en fast-food nocturnes, les automobilistes en chauffards… Les gouvernements deviennent des épiceries gérant la farine et la viande.

Sous l’effet de l’hypoglycémie le cerveau s’éteint, c’est l’estomac qui pense. Plus rien n’a d’importance que le repas du soir. On s’enferme le jour et on sort la nuit comme des animaux nocturnes. La saignée financière du Ramadan, où tout devient très cher, impose aux moins aisés de se reconstruire financièrement durant plusieurs mois. Pourquoi perpétuer indéfiniment cette dérive matérialiste d’un jeûne censé être spirituel ? Les conditions matérielles et sociales de la pratique du jeûne se sont considérablement dégradées au fil des années. Une remise en cause s’impose sans tabou religieux. Depuis l’indépendance, quel bénéfice spirituel, ou avancée sociopolitique avons-nous gagné de notre pratique alimentaire du Ramadan? Aucune. Les dépravations de toute sorte se sont aggravées. L’avant ou l’après-Ramadan sont devenus les pires repères de stagnation et d’éternel statu quo… Comme si la Terre s’arrêtait de tourner durant un mois, et qu’il faut tout recommencer.

Six mois après la Révolution du jasmin, des dictateurs s’accrochent toujours à leurs fauteuils après avoir fait perdre aux peuples arabes des décennies de développement, de liberté, d’émancipation, d’ijtihad… Ils ont instrumentalisé à outrance la religion, agissant comme si leur pouvoir était de droit divin, s’offrant durant le mois de Ramadan un pacte de soumission et d’allégeance des peuples.

Ce mois de Ramadan 2011 ne doit pas être un prétexte de trêve dans les révoltes populaires. Pourquoi faire semblant d’être heureux de jeûner avec piété dans ce monde en crise profonde et grave ? Les rebelles libyens vont-ils s’arrêter de combattre. Les syriens de manifester. Les Algériens vont-ils courber l’échine encore plus bas. Le mouvement de rupture doit continuer pour mettre fin aux dictatures et aux déviances politico-religieuses, y compris en chacun de nous. Alors, je ne jeûnerai pas cette année et je reste vigilent.

Saad Lounès

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 20:20

L'Expression

3E ÉDITION DU FESTIVAL DE DJOUA

Par
Amazigh Kateb allume le feu

L'attraction était au rendez-vous à la 5e soirée sur le mont Taqintocht avec l'entrée en scène d'Amazigh Kateb.

Chose promise, chose due. Les organisateurs qui ont tablé sur une édition sans précédent ne se sont pas trompés. Ils ont su et pu joindre l'utile à l'agréable. Exposition, débats, tourisme de montagne et soirée musicale de haute facture, tel est le menu de choix que s'offrent les plus chanceux des estivants qu'accueille la capitale des Hammadites en cette période. Pour la cinquième soirée d'affilée, le plateau artistique a fait exploser l'audimat. En effet, c'était une foule déchaînée et enthousiaste qui a reçu, dans la soirée de mardi dernier, sous un tonnerre d'applaudissements, Amazigh Kateb sur le mont Taqintocht, du village Mazkouane, élu nouveau site du fabuleux festival de Djoua. En effet, depuis sa belle prestation lors de l'édition précédente, (2e édition), on ne peut plus imaginer, désormais, un festival de Djoua sans le fils de l'auteur de Nedjma, Amazigh Kateb en l'occurrence. Devenu un habitué incontournable de la scène artistique dudit festival, Amazigh Kateb a, une fois de plus, marqué les esprits du nombreux public présent. Malgré l'heure tardive à laquelle la vedette de la soirée est entrée sur scène, aux environs de 1 heure du matin, les fans d'Amazigh ont fait preuve de patience pour être enfin récompensés par un chanteur qui confirme son talent à chaque nouvelle production. Modeste, enthousiaste, engagé et révolté sur scène, l'enfant terrible du style gnawi impose et force le respect. Entre lui et son public, il n'existe aucune barrière de quelque nature qu'elle soit. Egal à lui-même et sans protocole aucun, malgré sa célébrité gagnée par son parcours, son style et son engagement «le fils du peuple» tel qu'il se revendique, s'est vraiment donné à fond devant un public plein d'admiration composé en majorité de ses propres fans venus de partout. Un public connaisseur en fait et à la page de tout ce qui a trait à leur idole. Amazigh Kateb a interprété des chansons du groupe Gnawa Diffusion mais également, des chansons nouvelles, tels que Ifrikia, l'un de ses grands succès et N'rouhou Jamaïca entre autres. Ses prouesses sur scène n'ont pas laissé indifférents les plus réservés pour faire de même à côté des jeunes en liesse. Pour la 6e soirée qui devait intervenir hier soir, c'est un autre ténor de la chanson chaâbi kabyle, Akli Yahiaten en l'occurrence, qui devait marquer comme d'habitude son passage au Festival de Djoua. Il se produira à côté de Kamel Hamadi aussi en hommage à Slimane Azem. Par ailleurs, la soirée d'hier devait aussi connaître l'entrée sur scène de cheb Khaled qui a proposé aux organisateurs d'avancer la date de son passage pour des contraintes liées à son programme. En outre, parallèlement au festival de Djoua une autre soirée pas des moindres, s'est tenue au stade scolaire du chef-lieu de la capitale des Hammadites organisée dans le cadre des soirées d'été du comité des fêtes de la ville de Yemma Gouraya. Le nombreux public présent, composé essentiellement de familles a eu droit à un plateau de marque animé par le chanteur chaâbi Mohamed Raïs, cheb Cripo, cheb Hichem et le chanteur vedette du style sétifien cheb Khalas. Bien organisée, en plein air, la soirée a été un moment de détente et de plaisir pour les familles béjaouies et autres estivants qui n'ont pas pu se déplacer à Djoua ou se permettre une ruée sur les deux côtes Est et Ouest de Béjaïa.

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 13:19

 

teḍṛa-yidi am ugṭiṭ
yezgan d iminig lebda

seg asmi i-yi bbin timiṭ
axxam u-yi ḥbis ara

aqcic ma tegren s tiṭ
mačči d kra i-d nettara


asawen d ukessar teẓṛiṭ
tamurt-a njeṛb-itt meṛṛa

abrid i k-yehwan tawiṭ
ay aḍaṛ ma deg-k kra

γef tayett tezga tmuẓiṭ
af nekk inudan lexla

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 23:16

 

Alors que l'Afrique du Nord est en ébullition, la population algérienne quant à elle, notamment algéroise, est toujours autant "domestiquée" par le régime.

Ce statu quo, qui présente l'apparence de la pacification, est en vérité en proie à un bouleversement radical, notamment sous l'influence de l'internet et de la mondialisation.  Cette situation qui, dans la mesure où elle déraillerait, pourrait dégénérer en une prise d'otage de la société algérienne par son propre conformisme et son propre laxisme vis-à-vis du régime.  

 

L'apprivoisement peut se faire sur un seul individu tandis que la domestication se fait sur une population entière, et sur plusieurs générations.

 

Peter Sloterdijk, l'in des plus brillants philosophes allemands, a publié un essai portant sur la domestication de l'Être.

 

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 19:43
RADAR (Mercredi 20 Juillet 2011)

 

Il est brandi à Bab El-Azizia et sur les plateaux des télés libyennes
Le drapeau algérien utilisé comme instrument de propagande à Tripoli
Par : Rubrique Radar

Depuis le début du conflit en Libye, en février dernier, les partisans de Kadhafi ne se gênent pas d’user comme ils l’entendent de l’emblème national de l’Algérie. à Bab El-Azizia, ce lieu “mythique” de Tripoli où se rassemblent tous les soirs quelques dizaines de supporters du “Guide” dans un cérémonial que l’on peut suivre au quotidien, et en direct, sur les chaînes de télés libyennes, notre drapeau national est régulièrement brandi par ceux qui veulent faire croire que “l’Algérie est aux côtés de Kadhafi”. Que l’emblème national de l’Algérie soit ainsi utilisé ouvertement comme instrument de propagande dans un conflit extra-national n’ait pas fait réagir les autorités algériennes, voilà qui laisse perplexe.
Mais depuis deux jours, le Rubicon est carrément franchi : notre drapeau national, côtoyant celui de la Syrie et celui de la Libye, est utilisé comme élément du décor de l’émission “L’appel de la Libye” diffusée en direct par la chaîne Al-Libya et animée par un farouche fan de Kadhafi et de ses fils.
Alors l’Algérie, la Syrie d’Al-Assad et la Libye de Kadhafi, même combat ? Aux autorités algériennes de répondre.

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 19:06

Pythagore disait :

 

 

''Aides ton prochain, non pas à supporter son fardeau, mais à le charger''

 

 

par conséquent si le pouvoir ou autres quêteurs de ''hassanates'' veulent réellement aider leurs prochains, il faudrait tout simplement leur donner du boulot (un job !) pour gagner dignement leur vie, pas un couffin de mendiant !

 

 

Si le pouvoir se souciait réellement du peuple, il a eu tout le temps voulu et tout l'argent nécessaire pour le mettre au travail. S'il respectait son peuple, il ne le considererait pas juste comme des tubes digestifs !

 

 

 

Au pays du salafisme et de l'intégrisme d'état, le ridicule ne tue pas. Digne de l'époque coloniale, ce pouvoir pratique la politique de '' l'opium et le bâton''. Il affame le peuple (les journaux parlent de 5 millions d'Algériens dans l`'extrême pauvreté), et ensuite il lui offre des couffins de Ramadan. Comme durant la guerre d'indépendance, l'armée française distribuait des rations alimentaires.   

 

 

  Après le Ramadan, les gens peuvent crever dans l'indifférence.

 

 



Pythagore (en grec ancien Πυθαγόρας / Pythagóras) est un philosophe, mathématicien et scientifique présocratique qui serait né aux environs de 580 av. J.-C. à Samos, une île de la mer Égée au Sud-Est de la ville d'Athènes ; on établit sa mort vers 495 av. J.-C., à l'âge de 85 ans.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'Expression

Solidarité : 1,5 million bénéficiaires du couffin de Ramadhan

 

 Cette année, ce sont 1,5 million de familles démunies qui vont bénéficier du couffin de Ramadhan qui sera remis, pour la première fois, directement aux concernés, à leur lieu de résidence.

Cette opération de solidarité sera lancée 48 heures avant le début du mois sacré, a indiqué le chef de la commission nationale par intérim chargée de la préparation du mois de Ramadhan, Khellaf Aissa.

Selon ce même responsable, les familles nombreuses et les plus démunies, estimées à 384 162, bénéficieront de deux couffins au lieu d'un seul, comme ce fut le cas pour les années précédentes.

D’autre part, plus de 5 millions repas seront servis durant le mois sacré par quelque 700 restaurants de chœur qui seront ouverts à l’échelle nationale.

Dans le souci de préserver la santé du citoyen, le ministère de la Solidarité nationale a mis en place des commissions d'inspection chargées du contrôle régulier de l'activité de ces restaurants.

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 01:24

 

Un citoyen de Jijel nous écrit...

Je m'adresse à vous pour lancer un SOS, Je suis un citoyen algérien qui habite à Jijel qui aime son pays je viens dénoncer un crime que tout le monde voit mais personne n'a osé en parler.
Soit par ignorance des risques de cet acte soit par intérêts......je vous parle du vol de sable des plages, chaque nuits je vois des dizaines de camions "SAVIEM" qui n'ont ni plaque d'immatriculation ni feux de positions ni phares et qui roulent au sens inverse sur l'autoroute entre JIJEL et TAHIR a quelques centaines de mètre des deux barrages : celui de la police a la sortie de Jijel et celui de la gendarmerie à l'entrée de Tahir... j'ai mal au cœur de constater que ces "Camion de la mort" sillonnent les plages de l'est de la Wilaya sont que personne n'intervient. j'ai fait une remarque un a gendarme au barrage et il m'a répondu : oui on le sait mais on peut pas intervenir puisque ce sont des groupes de soutient au terroristes et si on intervient on risque de tomber dans une embuscade.

 

Jijel.info

 

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 01:14

Algérie Focus

 

Des chèques en bois pour « récompenser » les lauréats de l’Algerian Startup Initiative

Poste par juil 18th, 2011

Ayant fait leurs preuves dans la Silicon Valley en Californie, des ingénieurs algériens ont eu l’idée géniale de lancer en 2009 l’Algerian Startup Intiative, un concours pour dénicher les meilleures startups algériennes et dans le même temps faire profiter l’Algérie de leur savoir faire. Motivés par une promesse d’aide de Microsoft, les initiateurs de ce concours se voyaient déjà investir le Cyberparc de Sidi Abdallah à Alger et créer une dynamique autour des startups locales.

Ainsi, sur 150 candidatures, trois groupes sont sélectionnés. Les trois équipes gagnantes sont alors reçues en grandes pompes à la résidence d’Etat de Djenane El Mithak en octobre 2009. Pour les encourager, le ministère des Télécoms, dirigé à l’époque par Hamid Bessalah, leur remet un chèque de 10 000 euros. Jusqu’ici tout va bien. Sauf que, tenez-vous bien, les fameux chèques s’avèrent sans solde. Commencent alors les déboires des lauréats.

Après plusieurs réclamations, le nouveau ministre des Télécoms Moussa Benhamdi, nommé lors du remaniement de mai 2010, promet de prendre en charge le dossier. Début 2011, les intéressés reçoivent 50 % de la somme prévue au départ. Ils attendent toujours le reste de l’argent.

Résultat des courses : découragés, les animateurs du concours, qui devait être annuel, décident de ne plus renouveler l’expérience.

L’Algérie est le pays le moins innovant au monde, selon l’indice mondial de l’innovation pour l’année 2011 (lire notre article). On en connaît désormais les raisons.

RAF

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  • : La confédération des Iflisen Umellil
  • : Un des objectifs est de reconstituer la grande confédération qui regroupait les 14 aarchs des Iflisen Umellil avant la colonisation française. Le but est de rétablir les liens interrompus et de promouvoir la solidarité inter-arche. Nous visons également à consolider les liens entre la diaspora et leur région d'origine. Réecrire l'histoire des Iflisen et préserver leur patrimoine matériel et immatériel .
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