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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 17:11

 

Texte intégral de la nouvelle constitution Marocaine :

 

 http://www.lematin.ma/Events/discours-royal/constitution-referundum.pdf

 

 

 

 

 

ARTICLE 5.

L’arabe demeure la langue officielle de l’Etat. L’Etat

oeuvre à la protection et au développement de la langue

arabe, ainsi qu’à la promotion de son utilisation.

De même, l’amazighe constitue une langue officielle

de l’Etat, en tant que patrimoine commun à tous les

Marocains sans exception.

Une loi organique définit le processus de mise en

oeuvre du caractère officiel de cette langue, ainsi que

les modalités de son intégration dans l’enseignement

et aux domaines prioritaires de la vie publique, et ce

afin de lui permettre de remplir à terme sa fonction de

langue officielle.

 

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 16:57

 

 

  lematin.ma > tous les flashs info
 
Rachida Dati
Référendum : «moment historique et révolutionnaire»
 Publié le : 02.07.2011 | 16h42
   
 
 
Rachida Dati, député européen et ancien ministre, se réjouit du soutien massif du peuple marocain à la réforme constitutionnelle voulue par S.M. le Roi Mohammed VI.
 
 
 
 
 
 
 

«Par cet élan démocratique, le Maroc a pris son destin en

main et s'affirme nettement comme l'une des grandes

 Nations réformatrices du XXIe siècle : il est aujourd'hui

un modèle, bien au-delà des frontières du Maghreb.»

«C'est un peuple conscient de son Histoire, confiant dans

son destin et sûr de son identité, qui a exprimé sa volonté

 de refonder sereinement ses institutions et

 de constitutionnaliser des valeurs fondamentales qui

 unissent le Peuple marocain.»

«Je tiens à saluer le courage et la vision de S.M. le Roi qui

 a porté cette réforme devant Son peuple avec

une détermination exemplaire. Les Marocains Lui ont, par

 ce vote, réaffirmé tout leur respect, leur soutien et

 leur attachement.»

«Ce moment historique pour le Maroc a été à l'initiative

de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, en toute indépendance

 et sans aucune influence extérieure!»

«L'Europe s'honore d'avoir un partenaire comme le Maroc

 qui montre à d'autres Nations arabes que si leurs

dirigeants ne sont pas coupés de leur peuple,

 ils pourront compter sur leur soutien pour des

 réformes intégrant plus de démocratie et de liberté!»

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 16:09

Honteux dans un pays qui brassent des milliards de dollars ! On se croirait au Bengladesh ! Les citoyens sont acculés à ne parler que de nourriture ou de biens de consommations. La culture est le dernier de leurs soucis. À l'approche de ramadhan, tous les sujets de discussion ne concernent que l'estomac : chorba, ham lahlou, hallal ou haram, loubia bel ker3in, baqlawa, etc...La science ou encore l'hygiène sont devenus un luxe. La pollution et les déchets partout...

 
 
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Actualité (Samedi 02 Juillet 2011) 

600 INTOXICATIONS ALIMENTAIRES DEPUIS LE DÉBUT DE LA CANICULE
Les Algériens mangent-ils n’importe quoi ?
Par : FARID BELGACEM
L’Algérie enregistre une moyenne annuelle de 5 000 à 6 000 cas d’empoisonnement et près de 200 000 infractions liées aux règles d’hygiène. Les restaurants, les pizzerias, les campus universitaires,
les foyers et les salles des fêtes sont les plus touchés.
Plantons le décor tant que l’été ne fait que commencer pour des millions d’Algériens. Chawarma (au sens de foyer de microbes), huiles usagées destinées aux fritures du jour, produits frais exposés au soleil et vendus sur le trottoir, au vu des autorités concernées qui ferment les yeux, et des consommateurs aveuglés par un “marketing de trottoir” et assassin, de la sardine cédée à 300 et 400 dinars à 11 heures sous des températures dépassant parfois les 35 degrés C°, du kacher emballé aux côtés des fromages dans des frigos éteints toute la nuit et passons. À côté, des commerçants indélicats qui affichent des “soldes” et qui font “écouler” des produits périmés, des marchands véreux chargés d’approvisionner en aliments les institutions (écoles, hôpitaux, casernes, centres de formation…) qui font fi des règles du marché public pour échapper au contrôle et proposer une bouffe infecte aux malades, aux élèves et aux fonctionnaires, des chaînes de froid qui fonctionnent selon les horaires de bureau, pour ne citer que certaines situations avérées, la question mérite d’être posée : les Algériens mangent-ils n’importe quoi ? Fatalement, la question concerne tout le monde dès qu’il y a péril et un risque majeur de pandémies à la lumière des dernières intoxications alimentaires.
Ces dernières ont causé des hospitalisations à plus de 600 personnes en moins de deux mois, l’espace d’une canicule qui s’installe davantage. L’hygiène étant le dernier garde-fou des registres du commerce délivrés aux nouveaux amateurs de la restauration et de l’alimentation générale, nous avons eu droit, pour un sinistre début, à plus de 200 étudiantes intoxiquées dans la ville des Genêts au mois de mai dernier. Suivra alors la catastrophe de Sétif où 45 personnes ont chèrement payé des pizzas cuisinées avec un fromage avarié. Pis encore, des dizaines d’élèves, en plein examen dans les Hauts-Plateaux, ont été touchés par ce phénomène qui tend à se banaliser tant qu’aucun responsable n’est traduit devant la justice. Alors que ces cas n’étaient même pas résolus, voilà que 238 autres personnes sont intoxiquées à Guerrara (Ghardaïa) après avoir consommé de la pâtisserie infectée de bactéries. D’autres cas ne sont pas signalés et sont passés inaperçus.
L’imprudence des consommateurs étant la cause majeure de ces empoisonnements, l’Algérie recense chaque année une moyenne de 5 000 à 6 000 cas, sans compter les cas isolés et généralement dus à la qualité de l’eau, des cocktails maison ou autres produits “made in houma”. Nul n’est à l’abri si l’on se fie au profil des personnes touchées.
Les plus vulnérables sont les enfants, les femmes enceintes et le troisième âge et qui résistent rarement aux dommages collatéraux causés par ces désœuvrements aux conséquences fâcheuses. Chaque année, les responsables concernés remettent sur le tapis le texte relatif à la protection du consommateur, son droit à l’information et son droit à poursuivre son “bourreau” devant la justice, mais aussi celui relatif au système d’alerte rapide et de retrait immédiat du marché des produits impropres à la consommation. Est-ce suffisant ? “Nous allons sévir !”, menaçaient-ils lors des cas gravissimes. Même discours et même méthode en amont, c'est-à-dire au niveau des pouvoirs publics, même comportement et mêmes résultats en aval, en l’occurrence chez les commerçants, les Algériens sont ballottés entre deux pouvoirs, celui censé appliquer la loi pour le protéger en qualité de consommateur et qui est rarement présent au moment voulu, et “le pouvoir d’achat” qui le contraint à acheter des produits à la limite de sa bourse, au diable la qualité et les conséquences ! De quoi nourrir un peuple, ce sont 1 500 milliards de dinars impropres à la consommation qui sont déclarés chaque année alors que 12 à 13 000 locaux commerciaux sont fermés à travers les 48 wilayas pour non-conformité à l’hygiène et à la qualité des produits exposés à la vente. Au chapitre des saisies, on relèvera également une valeur de 10 milliards de dinars de marchandises frauduleusement introduites via les frontières terrestres. Le mois du Ramadhan pointe déjà du nez, les consommateurs s’interrogent beaucoup plus sur la flambée des prix que sur la qualité des produits prisés. Surtout que la période du jeûne interviendra au mois d’août, c'est-à-dire en pleine canicule. Une chose est sûre, tous les produits virent sous la chaleur.
À commencer par la mayonnaise, la viande, les produits laitiers, les fruits et légumes exposés aux germes, aux microbes et aux bactéries. Les restaurants, les pizzerias, les campus universitaires, les foyers et les salles des fêtes sont les plus touchés. Les services d’hygiène sont mis à l’index à cause du manque de suivi et de la complaisance des PV rédigés selon les humeurs. Signalons, enfin, que près de 200 000 infractions, liées aux règles d’hygiène, sont relevées en Algérie.
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Published by iflisen - dans Santé en Algérie
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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 11:08

 

 

Le régime algérien a écumé le pays en le décapitant de son élite, notamment de tous ceux/celles qui revendiquent l'authenticité (càd l'Algérianité). C'est dans la logique de l'idéologie baâthiste et panarabiste d'éradiquer tous ce qui constitue notre mémoire (tels tous ces monuments numides comme le MEDGHASEN, tous les mausolés soufis/almoravides dynamités par leurs supplétifs d'islamistes), tous ce qui nous différencient des Arabes Moyen orientaux (ils ne restent plus qu'à nous imposer l'excision pratiquée à 97% en Egypte !), toute notre histoire (occultation d'Ibn Khaldoun, Ibn Roshd, Ibn Tachefin, Ibn Tumert, etc...), notre patrimoine immatériel (poésie populaire chaabi, Tamazight)...L'assassinat en direct de Mas Boudiaf et de celle de Matoub est une des preuves flagrantes de ce défi lancé par un régime arrogant à son peuple , une mesure du degré de sa domestication, de sa soumission et de son aliénation.

Boumédienne avait déjà vidé la capitale El Bahja /Mezghenna de sa substance en s'attaquant à l'âme de la ville (Bab el oued). En déplaçant des populations entières arabophones vers la capitale pour diluer sa composante amazighophone, pour en finir avec la musique chaabi...Ses successeurs n'ont-ils pas célébrés réecemment leur ''vicoire'' d'Alger comme capitale de la culture arabe ?

Comme cette ultime insulte de faire de la capitale des Ziyanides, du Roi Yaghmoracen, une capitale islamique dans un pays qui a vécu l'horreur islamiste avec son cortège macabre de 250 000 civils égorgés ! 

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 20:00

 

http://www.reflexiondz.net/FEMMES-VICTIMES-D-HARCELEMENT-AU-TRAVAIL-35-millions-de-plaintes-a-travers-l-Algerie_a4355.html

 

 

 

 

 

source : http://www.africapresse.com/wp-content/uploads/2010/08/harcelement-moral-et-sexuel.jpg

La loi vient toujours sanctionner une pratique. Elle ne la précède jamais. Il a fallu des années et des années pour qu'apparaisse l'article suscité dans le code pénal algérien.

 

Le concept de cette loi N° 04-15, introduite, pour la première fois, dans les anales de la législation algérienne, est très vague – ce qui rend la procédure judiciaire difficile. Un flou s’y dégage : Il reste beaucoup à faire pour informer sur la teneur de l’article en question, sur la possibilité de recours à la justice des femmes qui  subissent cette violence : Dans quelle mesure peut-on pénaliser l’acte du harcèlement moral et sexuel sur les lieux du travail en ayant recours à ces textes ? Faut-il alors que l’acte du harcèlement moral et sexuel soit durable, et que le harcèlement insiste pour qu’on puisse le sanctionner ?

 

Aujourd’hui, avec les reformes libérales, c’est la généralisation des emplois temporaires, la vie est dure et l’emploi est rare. Ces conditions de chantage économique ont favorisé le harcèlement moral et sexuel dans le milieu du travail.

 

La définition de la notion du harcèlement au sens large du terme est une forme de violence physique et/ou matérielle et/ou morale et psychologique portant atteinte à la dignité, la pudeur, l’honneur et la liberté de la femme. Il peut se traduire par des insinuations verbales (directes ou indirectes) tels que les compliments, les blagues, les plaisanteries, les invitations de toute proposition ayant un but sexuel. Le toucher allant des pincements ou caresses à viol. Sur les lieux du travail, il se traduit, en outre, par l’abus du pouvoir qui revêt toutes les formes de pression en faisant chanter la femme sur ses droits les plus légitimes et absolus.

En effet, Le harcèlement sexuel et/ou moral, tant dans la rue que sur les lieux de travail, accompagné d’agressions physiques ou de pressions par ceux qui détiennent une autorité, restent, ainsi, tabous et font rarement l’objet de plaintes. Car, il est d’une violence telle qu’il cantonne la femme au repli sur soi et au silence. Sur le plan psychologique, les conséquences sont très graves. Le harcèlement en question porte gravement atteinte à la dignité des femmes. Leur santé mentale est ébranlée. Elles sont blessées, humiliées et fragilisées. Coté dépôt de plainte, les victimes se taisent, conscientes de la lâcheté de leur entourage dans ce genre de situation. Elles se trouvent alors confrontées à toutes ces femmes, souvent les plus virulentes, qui font carrière en utilisant leur corps comme seul atout. Quant à ces hommes, la majorité ne voit nulle part le harcèlement, le corps des femmes n’étant pour eux que “marchandise”… Ces femmes ont du mal à se faire entendre quand elles sont victimes des déviances sexuelles de leur directeur, professeur ou chef d’entreprise…

 

En 2005, les services de police ont enregistré 7419 cas de violence (débats des deux journées du premier atelier local, tenu à Alger, sur la violence contre les femmes organisé lundi 11 et mardi 12 juillet à Alger, par l’association Femmes en Communication avec l’aide du programme Karama (dignité), une ONG, qui relève du mouvement international V-Day, créée en 1998 pour faire cesser la violence pratiquée contre les femmes et les jeunes filles)dont 176 cas de harcèlement sexuel et pour le 1er trimestre 2006, 63 cas de harcèlement sexuel ont été répertoriés sur 1762 cas de violence.

 

Selon le rapport du Centre d’écoute et d’aide aux victimes du harcèlement sexuel, hébergé et financé par la Centrale syndicale UGTA, sur les 942 appels recensés durant la période de janvier à décembre 2004, 388 sont des appels pour cause de harcèlement sexuel, relève en outre que la tranche d’âge des victimes d’agressions sexuelles se situe entre 21 ans et 55 ans (In Liberté du 11 janvier 2005 : « Harcèlement sexuel : La honte » de Nadia Mellal)

 

Selon certains témoignages, les femmes harcelées ne déposent pas souvent de plainte contre leurs ’’harceleurs’’ d’un coté, les questions relatives au sexe relèvent du tabou et de l’autre coté, les raisons socio-économiques qui constituent un très grand obstacle. Une femme travailleuse, qui perçoit mensuellement un salaire qui lui permet de subvenir aux besoins de ses enfants ou de sa famille, éprouve toutes les peines du monde à oser dénoncer ses harceleurs en courant le risque de se retrouver sans emploi. Dans le passé, seules les femmes célibataires étaient harcelées ; mais de nos jours, les auteurs s’attaquent à toutes celles qui se trouvent dans leur champ de vision.

 

Pour parer à cette situation, une aide juridictionnelle doit être introduite dans le code sus – mentionné afin de permettre à ceux qui n’en ont pas les moyens de se défendre en justice. Cette aide, sous forme de prise en charge par l’État d’une partie ou de la totalité des frais de justice de l’harcelée, en particulier des honoraires d’avocat, sera accordée sous réserve que les ressources des demandeuses, touchées dans leur dignité, soient inférieures à un plafond donné et ce avec l’appui, ne serait ce que pour une prise en charge morale, des centres d’écoute, groupe de femmes, commissions, collectifs syndicaux et associations de défense des droits de l’Homme, en particulier, ceux de la femme…

 

Ainsi, d’autres articles doivent être introduits, aussi, dans le droit du travail actuel, qui condamne le fait :

 

1/ Aucune mesure concernant le recrutement, la titularisation, la formation, la notation, la promotion, l’affectation et la mutation ne peut être prise à l’égard d’un fonctionnaire en prenant en considération : Le fait qu’il a subi ou refusé de subir les agissements de harcèlement d’un supérieur hiérarchique ou de toute personne qui, abusant de l’autorité que lui confèrent ses fonctions, a donné des ordres, proféré des menaces, imposé des contraintes ou exercé des pressions de toute nature sur ce fonctionnaire dans le but d’obtenir des faveurs de nature sexuelle à son profit ou au profit d’un tiers ; Ou bien le fait qu’il a témoigné de tels agissements ou qu’il les a relatés.

2/ Aucun salarié ne peut être sanctionné ni licencié pour avoir subi ou refusé de subir les agissements de harcèlement d’un employeur, de son représentant ou de toute personne qui, abusant de l’autorité que lui confèrent ses fonctions, a donné des ordres, proféré des menaces, imposé des contraintes ou exercé des pressions de toute nature sur ce salarié dans le but d’obtenir des faveurs de nature sexuelle à son profit ou au profit d’un tiers.

 

3/ Si la personne, qui a subi un harcèlement sexuel ou moral, décide de démissionner, on considère qu’elle est « involontairement privée de son emploi » et que, de ce fait, elle peut y rejoindre, de « nouveau », son poste de travail avec paiement en rétro – actif des mensualités non dues… par son employeur.

 

4/ Il appartient à l’employeur de prévoir dans le règlement intérieur de l’entreprise une sanction proportionnelle à l’infraction commise par le harceleur (licenciement, rétrogradation …).

 

Reste, seulement, si la victime ne sera pas chassée par sa famille, du jour au lendemain, le moment d’assumer, publiquement, son acte qu’est d’attaquer devant les tribunaux son agresseur ? Comme témoigne Marie Victoire LOUIS dans son livre : Le droit de cuisage (Ed. de l’Atelier/éd. Ouvrières, 1994), dédié à la mémoire d’une femme qui avait été harcelée et violée par son patron. Le soir, elle le dit à son mari : pour toute réponse, celui-ci, furieux contre la victime, l’attache, l’arrose d’essence et y met le feu …Cela s’est passé en France il y a quelques années …

 

Face à ces phénomènes dangereux pour la société et l’Etat, plutôt que de mettre en place des politiques globales de réhabilitation des victimes, les autorités se sont le plus souvent bornées à un discours de compassion formelle à leur égard. Ce qui a poussé une majorité des victimes de violences sexuelles … tombées enceintes à suivre la voie de l’avortement.

 

Un pas en avant, deux pas en arrière ! Voila, en quelque sorte, le chemin que parcourt notre chère Algérie en matière de droits de l’Homme.

 

Par Samir REKIK

 

 

 

STOP AU HARCÈLEMENT SEXUEL PAS UNE DE PLUS !

ommuniqué du réseau féministe Algérien « Harcèlement Stop ! » transmis par mail le 17/12/2008

Contact : harcelement.stop@gmail.com


STOP AU HARCÈLEMENT SEXUEL PAS UNE DE PLUS !


Deux travailleuses de la Banque d'Algérie ont été humiliées sur leur lieu de travail. Leur dignité a été bafouée : elles sont victimes de harcèlement sexuel et moral ainsi que de sanctions abusives. Persécutées et mises à l'écart, elles souffrent de dépression nerveuse. Ces femmes se sont plaintes en vain à leurs responsables. Elles ont été menacées de licenciement. L' Inspection du travail n'a pas la compétence pour les prendre en charge. Lorsqu'elles osent briser le silence en s'adressant à la presse pour dénoncer ces atteintes intolérables à leur dignité et faire porter leur voix au Gouverneur de la Banque d'Algérie, dans l'espoir de recouvrer leur dignité sur leur lieu de travail, ces femmes sont alors, poursuivies pour diffamation et condamnées.

Comment se peut-il que, de victimes, elles deviennent coupables ? Coupables d'avoir osé se plaindre, d'avoir osé dire tout haut ce que tant d'autres subissent en silence. Coupables de demander des sanctions à la mesure de la violence qu'elles ont subie.

Tout en faisant confiance à la justice qui suit son cours, nous demandons aux législateurs de notre pays qui sauront apprécier la gravité des faits, de rendre justice à ces femmes et d'entendre leur demande de protection car leur sort de femmes humiliées et maltraitées nous interpelle toutes et tous.

Afin que plus aucune femme ne soit victime de harcèlement ni condamnée pour l'avoir dénoncé, mobilisons-nous et exprimons notre soutien à ces travailleuses.

La peur des représailles mure les victimes dans le silence, encourageons les victimes à déposer plainte contre leurs agresseurs car seule la justice peut mettre un terme à cette violence perverse.

Protégeons plus et mieux les victimes de harcèlement sexuel par une loi plus claire et plus rigoureuse ! Pour l'enrichissement de l'article 341 bis du Code pénal !


Signons, faisons signer, diffusons et adressons cet appel à :

La Présidence de la République d'Algérie, Premier Ministre du gouvernement Algérien, Ministre de la Justice d'Algérie, Ministre déléguée chargée de la Famille et de la condition féminine d'Algérie, Ministre du travail et de la Protection sociale d'Algérie, Le Conseil national de la femme d'Algérie, Ministre des Affaires religieuses d'Algérie, Ministre de la Solidarité d'Algérie, Ministre de la Santé d'Algérie, Ministre de la Protection sociale d'Algérie, Le Conseil de la famille et de la femme d'Algérie, L'APN, Le Conseil d'Etat d'Algérie, Le Sénat d'Algérie, Syndicat de la magistrature d'Algérie, Bâtonnat d'Algérie, Mme Meriem Belmihoub-Zerdani (Cedaw), Mme Zohra Drif-Bitat, Mmes les Moudjahidate, Mrs les Moudjahidine, Partis politiques d'Algérie, Ligue de défense des droits de l'Homme, ONDH, Organes de presse, Gouverneur de la Banque d'Algérie.


Envoyez une copie de votre soutien à : harcelement.stop@gmail.com


LISTE DES PREMIÈRES SIGNATURES RECUEILLIES :

Femmes en Communication / FEC ; Réseau WASSILA ; Fatma OUSSEDIK sociologue ; Comité de Femmes du SNAPAP ; AFEPEC ; RAFD ; Malika BOUZENAD ; SOS Femmes en Détresse ; Fatma BOUFENIK enseignante chercheure pdte de FARD ; Saleha LARAB journaliste ,Nadjet KHADDA ;SOS Nour Annaba ; FIJ Bureau d'Alger ; Comité de Femmes LADDH ; FARD Oran ; 20 ans Barakat ; Daho DJERBAL, universitaire Alger, ;Nadira LAGGOUNE, enseignante Alger ;Mohamed KHANDRICHE, Sociologue Alger, Anissa BOUAYED historienne ; Nadjia BOUARICHA, journaliste ; Khaoula ZERROUKI agronome Paris, Rachid YAHOU journaliste Tizi Ouzou ; Nabila nadjet GUERMESLI ; Nadia ARBAIOUI, Bedira Lesbet, assistante sociale Alger, Kheira MEZIANE Paris Adlene MEDDI journaliste, Abdelkrim BACHOUCHE, Dr ingeneieur, Dalila ALLOUCHE ; Djamila HARITI, Leila TALEB enseignante, Malia BEDJ, Yasmine BELKACEM, Sara DEMMOU ; Samia ALLALOU, Naima BOUDA, Paris, SILARBI Wassila chargee com alger, Aicha SAIDI, journaliste Oran, Djamal BENMERAD, ecrivain, Bruxelles, Belgique ; Ahmed HALFAOUI, journaliste consultant Alger ;Ali ELHADJ TAHAR, artiste peintre poète ; Françoise blanchon, peintre en bâtiment, Lyon, France; Judith Chaumont, secrétaire, Strasbourg, France ; collectif "Freakzine", Lyon, France ; association féministe "Le torchon brule toujours", Lyon, Strasbourg, Paris et Neyrolles, France ; collectif Scumlambda, soutien aux LGBTI de Turquie, Strasbourg, Paris, France ; Quincaillerie Féministe, Lyon, France ; Alter Egaux - lutte pour l'égalité des droits

Quelques adresses mail où adresser l'appel :

 

-Banque d'Algérie : ba@bank-of-algeria.dz

-La Présidence de la République en Algérie : president@el-mouradia.dz

-Ministre de la Justice en Algérie : contact@mjustice.dz

-Ministre déléguée chargée de la Famille et de la condition féminine en Algérie :

ministere-famille@djaweb.dz

-Assemblée Nationale Populaire d'Algérie : s.cabinet@apn.gov.dz; secretariat_general@apn-dz.org

-Ambassade d'Algérie en France : chancellerie@amb-algerie.fr

-Journal El watan : obelhouchet@elwatan.com; admin@elwatan.com; redact@elwatan.com; nationale@elwatan.com

-Journal El moudjahid : elmoudja@elmoudjahid.com; cherbal@elmoudjahid.com; timizar@elmoudjahid.com;redchef@elmoudjahid.com

-Journal Le Soir d'Algérie : info@lesoirdalgerie.com ; hlaalam2001@yahoo.fr

-Journal Le Jour d'Algérie : lejourdz@lejourdalgerie.com

-Ligue Algérienne de défense des droits de l'homme: formulaire de contact

-Algeria Watch : algeria-watch@gmx.net

-Coalition Egalité Sans Réserve : contact@adfm.ma

-Fédération Internationale des droits de l'homme : formulaire de contact

N'oubliez pas d'envoyer votre signature ou copie de votre soutien à  harcelement.stop@gmail.com

Le réseau « Harcèlement Stop ! » nous demande également d'alerter nos organes de presse nationaux, de diffuser autant que possible cet appel auprés des organisations et individuEs de nos réseaux, et de mettre en ligne cet appel sur nos sites web et blogs.

Appel à traductions :

Si vous avez la possibilité de traduire cet appel en différentes langues, notament en Espagnol, merci de faire parvenir ces traductions à  harcelement.stop@gmail.com

Cet appel est en ligne sur :
Algérie Politique
 

Women Living Under Muslim Laws (femmes sous lois musulmanes)

LeZ Strasbourgeoises

Alter Egaux

Le réseau « Harcèlement Stop ! » a également lancé une campagne d'alerte sur les pratiques de harcellement sexuel, visible sur le site de « Femmes En Communication »


Important !
Précisons que le harcèlement sexuel au travail ou dans la  vie privée est loin d'être une spécificité  algérienne : ces violences sont répandues partout, y compris en France où la législation est inadaptée aux cas de harcèlements sexuels privés, et souvent insuffisante dans les cas de harcèlement (sexuel ou non) au travail, du fait de la pression de la précarisation et du manque de solidarité entre salariéEs.

 

 

 

Algérie : Enquête sur le Harcèlement sexuel en milieu professionnel

Actualité - Société

Depuis quelques années, l’Algérie figure parmi les pays qui s’attaquent au harcèlement sexuel sur les lieux de travail. Seulement, l’article 341bis du code pénal, tel qu’énoncé, a montré ses limites. Aujourd’hui, le moment est venu de le compléter, à la lumière des difficultés rencontrées, dans la pratique, par les victimes.

 

 

Souvent évoqué, mais encore tabou, le harcèlement sexuel est une violence, une agression. Des psychiatres l’assimilent carrément à un crime, en révélant que le harcèlement, comme le viol, est une affaire de pouvoir, dans laquelle le harceleur, c’est-à-dire l’auteur de chantage, de souffrances, voire de traumatisme, agit à huis clos et évite donc de s’exposer au grand jour. 

En Algérie, ce phénomène existait déjà auparavant, mais il a pris de l’ampleur, en raison des profondes mutations qu’a connues le monde du travail. De nombreux observateurs affirment que les contrats à durée déterminée et le travail au noir, pour ne citer que ceux-là, facilitent le chantage et accélèrent la fragilisation de certaines catégories sociales, particulièrement les “maillons faibles” de la société. Dans un contexte de “disparition progressive des protections légales et réglementaires” avec l’informel et la généralisation du travail non déclaré, du recul des syndicats dans le secteur public et d’absence quasi totale de syndicats dans le privé, la rareté et la précarité de l’emploi constituent, selon eux, un terreau favorable au développement de ce fléau. 

Un terreau qui se nourrit des failles dans la législation, mais aussi des pesanteurs sociales et des contradictions portées par la société, en ciblant principalement les femmes travailleuses. Vu sous cet angle, le harcèlement sexuel se fonde bel et bien sur la discrimination des sexes et trouve matière dans l’inégalité entre les hommes et les femmes dans la société algérienne. Les violences contre les femmes sont, en effet, renforcées par le code de la famille. Un code qui, malgré les derniers amendements introduits, est en contradiction avec la Constitution, qui consacre pourtant l’égalité entre les hommes et les femmes. 

Les violences faites aux femmes en général et le harcèlement sexuel en particulier sont reconnus et dénoncés par les plus grandes instances internationales, dont l’Organisations des Nations unies (ONU) et l’Organisation internationale du travail (OIT). Sur les lieux de travail, les syndicats et les organisations professionnelles sont sommés de s’impliquer directement dans la lutte contre ce fléau. 
Cela, d’autant que le harcèlement sexuel en entreprise a des coûts économiques et sociaux. Si une femme, victime de harcèlement sexuel de la part de son employeur, de son supérieur ou de son collègue, se plaint, elle risque d’être licenciée pour faute professionnelle, de mettre une croix sur ses perspectives de promotion. Sinon, elle est contrainte de démissionner pour fuir l’humiliation ou de changer de service, lorsque cela est possible. Le harcèlement sexuel porte également atteinte au moral des travailleuses, qui sont réduites à des objets sexuels par leur harceleur, lequel leur dénie le droit de dire non à ses avances : ces victimes subissent un stress continu dans le lieu du travail, s’enferment dans l’absentéisme ou deviennent moins efficaces, car elles sont sans cesse sur le qui-vive.

Non-assistance à personne en danger

Le débat sur le harcèlement sexuel et sa condamnation officielle sont récents en Algérie. Ils viennent en appoint à la législation du travail ou des lois sociales de 1990 (loi 90-11 du 21 avril 1990 notamment) et adhèrent au contenu de l’article 34 de la Constitution, qui condamne “toute violence physique ou morale ou atteinte à la dignité” et rend, dans le même temps, l’État responsable de “l’inviolabilité de la personne humaine”. Dès 2002, les femmes syndicalistes, plus particulièrement les représentantes de la Commission nationale des femmes travailleuses (CNFT) de l’UGTA, créée à la suite du 10e congrès de la Centrale syndicale (octobre 2000) et présidée par la militante des droits des femmes, Soumia Salhi, ont été à l’origine de la campagne, la première du genre en Algérie, contre le harcèlement sexuel. 

La CNFT s’est investie sur le terrain, soutenant et prenant en charge les victimes, par le biais du centre d’écoute et d’aide. Grâce aux témoignages de ces femmes travailleuses, une seconde campagne de plaidoyer a été engagée, en 2003. En mars de cette année, la CNFT a proposé l’incrimination du harcèlement sexuel et déposé une demande d’amendements du code pénal. Résultat des courses : l’article 341 bis est né, qui stipule que “toute personne qui abuse de l’autorité que lui confère sa fonction ou sa profession, en donnant à autrui des ordres, en proférant des menaces, en imposant des contraintes ou en exerçant des pressions, dans le but d’obtenir des faveurs de nature sexuelle” est réputée avoir commis l’infraction de harcèlement sexuel.
Désormais, la loi punit le harceleur d’un emprisonnement de 
2 mois à un an et d’une amende de 50 000 DA à 100 000 DA. En cas de récidive, la peine est portée au double. Par son existence même, l’article 341 bis a ainsi brisé le silence. Par ailleurs, il condamne le harceleur et réhabilite la victime. 

Mais, quatre ans plus tard, en mars 2008, le ministre de la Justice est de nouveau interpellé par lettre ouverte sur les limites de cet article. Une troisième campagne est également lancée, par la CNFT et d’autres organisations et associations, dont le réseau Wassila, le Ciddef, Rachda, Djazaïrouna, SOS Femmes en détresse et l’association Planification familiale (APF), à la fin de 2008, qui se poursuit toujours. Pour toutes ces associations, ne pas dénoncer le harceleur est “une non-assistance à personne en danger”. D’où l’importance de cette campagne nationale qui demande essentiellement l’amendement de l’article 341 bis du code pénal, pour garantir la protection des victimes et des témoins contre toutes représailles. Aujourd’hui, l’article 341 bis a montré ses insuffisances. Les règles générales pour l’établissement de la preuve sont en effet loin de répondre à l’objectif recherché, à savoir l’incrimination réelle du harcèlement sexuel. D’où la nécessité d’asseoir des règles spécifiques, notamment en ce qui concerne la charge de la preuve, et la protection des témoins contre les représailles administratives. Donc, la balle est dans le camp des dirigeants, plus particulièrement du responsable du département de la Justice, Tayeb Belaïz.

Par Hafida Ameyar

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 19:39

TSA

 
 



Le président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme, Mustapha Bouchachi a estimé ce mercredi 29 juin que le rapport du Département d’État américain sur le trafic d’êtres humains en Algérie « comportait une part de vérité ». « Je plains le gouvernement de n’avoir pas mené des enquêtes pour lutter contre le trafic d’hommes », a déclaré Me Bouchachi à TSA. Un rapport du Département d’État américain publié lundi 27 juin a placé l’Algérie dans la « liste noire » américaine des pays à surveiller pour trafic d’êtres humains.

Le rapport américain « n’accuse pas directement » des Algériens et des institutions algériennes de faire dans le trafic d’hommes, a ajouté le président de la LADDH. « Le rapport dit que les immigrés clandestins sont exposés aux dangers du trafic d’êtres humains de la part de leurs compatriotes et n’accuse pas les Algériens de le faire », a‑t‑il expliqué. « Il y a un trafic d’êtres humains sur le territoire algérien et le gouvernement n’a pas pris les mesures nécessaires pour lutter contre ce phénomène », a poursuivi Me Bouchachi.


Les autorités luttent contre l’immigration clandestine, les réseaux de prostitution et de trafic de drogue, mais elles ne font pas d’enquêtes sur le trafic d’êtres humains, a‑t‑il dit. Le gouvernement se contente de lutter contre les passeurs, les trafiquants de drogue et la prostitution, selon le président de la LADDH. « Il n’y a pas d’enquêtes sur ces phénomènes pour déterminer s’il s’agissait de réseaux organisés ou non », a ajouté Me Bouchachi.

 

 

TSA

L'Algérie malade de son image

 



L'Algérie vient de faire une entrée fracassante sur la liste noire américaine des pays à surveiller pour trafic d'êtres humains. L'information est inquiétante et met une nouvelle fois l'accent sur les manquements de la justice algérienne. Mais elle vient surtout s'ajouter à une longue liste de domaines dans lesquels l'Algérie est pointée du doigt au niveau mondial.  

Il y a d'abord les études qui montrent l'absence de progrès réel dans la lutte contre la corruption. Ainsi, selon un rapport de février dernier de l'organisme Global Financial Integrity, l'Algérie est un des pays où l'exportation de devises issues de la corruption ou de l'évasion fiscale est la plus importante. Entre 2000 et 2008, ce seraient près de 13,7 milliards de dollars qui auraient ainsi quitté le pays. Selon l'ONG Transparency international,  l'Algérie était classée en 2010 au 105e rang mondial sur 178 en matière de corruption.
 
Les performances de notre pays ne sont pas plus fameuses en terme de niveau de la formation et du savoir. Plusieurs classements internationaux révèlent la faiblesse des établissements algériens d'enseignement supérieur, les universités en tête. Un exemple, en ce qui concerne l'utilisation des NTIC, le classement de l'Internationale des Collèges et Universités ne fait figurer la première université algérienne qu'à la 49ème place. L'USTHB n'arrive ainsi qu'à la 52e place.
 
Une situation qui rejaillit également sur l'évaluation internationale de la gouvernance et de la pratique démocratique dans le pays. Là encore, les ONG sont très critiques dans leurs rapports. Régulièrement, Amnesty international ou d'autres dénoncent les manquements démocratiques et les contraintes sur la liberté d'expression, d'association etc.
 
Sur le plan sécuritaire enfin, l'Algérie, même si elle a réussi à contrecarrer le terrorisme islamiste, ne s'est pas encore complètement débarrassée de ce problème. Le sud du pays et certaines régions comme la Kabylie, continuent de faire l'objet d'avis défavorables par les diplomaties occidentales qui interdisent ou déconseillent fortement à leurs ressortissants de s'y rendre.
 
Conséquence : selon la revue française Globeco qui publie chaque année un Indice mondial du bonheur, l'Algérie est un des pays du monde où la population est la moins heureuse. Le pays se classe à la 42e place sur les 60 pays étudiés qui représentent 85 % de la population mondiale.
 
Tout cela renvoie une bien mauvaise image du pays, qui est fréquemment montré du doigt pour ses mauvaises performances. Cela explique sans doute pourquoi l'Algérie a autant de mal à attirer les investisseurs ou les touristes étrangers, dont les décisions sont très dépendantes de cette image.
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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 19:12

 

Liberté

 

 
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Actualité (Mercredi 29 Juin 2011)

Nacer Boudiaf revient sur l’assassinat de Tayeb El-Watani
Négligences
Par : Nacer Boudiaf

Il y a quelques jours, un commissaire et des officiers de police à Constantine ont été condamnés par la justice algérienne, pour “des négligences qui ont entraîné le suicide d’un citoyen, en détention préventive”.

Comme le système chez nous est largement appuyé sur les deux poids, deux mesures, rien ne semble étonner que le même mot “négligence” ait été retenu par la commission d’enquête sur l’assassinat du président du Haut-Comité d’État, Mohamed Boudiaf, le 29 juin 1992, sans qu’aucun officier ne soit condamné pour les “négligences” ayant entraîné l’assassinat du chef de l’État.
Ainsi, des négligences qui conduisent au suicide d’un simple citoyen sont fermement condamnées par la justice d’un pays qui néglige ouvertement les négligences qui ont conduit à “l’acte isolé”, ayant entraîné l’assassinat en direct à la télévision du chef d’État qui a été appelé à la rescousse du même système qui n’a pas tari en matière de négligences.
À son époque, Clément Richard Attlee avait lâché une lourde sentence : “Aux moments décisifs de l’histoire, les mots sont des actes.” Et le lâche assassinat de Mohamed Boudiaf est intervenu à un moment décisif de l’histoire contemporaine de l’Algérie. Ainsi les mots “négligence” et “acte isolé” sont devenus des actes.
Des actes non pas seulement contre Boudiaf mais des actes contre le pays tout entier et particulièrement contre la jeunesse qui avait cru en l’espoir qu’il avait su susciter. Boudiaf est mort il y a déjà dix-neuf ans. Une bonne partie de la jeunesse ne le connaissait pas parce que le système éducatif de l’époque avait sciemment utilisé des négligences pour ôter de l’histoire les noms de Abane, Abbas, Boudiaf, Khider, Krim et bien d’autres hommes et femmes qui ont fait la glorieuse Révolution du 1er Novembre 1954. Cependant, les jeunes l’ont connu et même ceux qui étaient encore des enfants le jour de “l’acte isolé” ont appris à le connaître à travers les larmes que leurs parents ont versées le 29 juin 1992, en suivant les insoutenables images de la télévision, le jour de l’assassinat.
Négligence. C’était le mot que Boudiaf détestait le plus. Il n’a rien négligé dans la pénible préparation de la réunion des 22 qui a permis le déclenchement du 1er Novembre. Quand il a été sollicité par les plus hauts gradés de l’armée pour diriger le HCE, en janvier 1992, il avait exigé de rentrer en secret pendant 48 heures pour rencontrer beaucoup de personnalités de tous bords. Ainsi, il est rentré le 14 janvier. Il a rencontré beaucoup de gens puis il a décidé de rentrer le 16 janvier pour faire éviter la guerre civile à l’Algérie. Les négligences, il en a relevé énormément durant son bref séjour au sommet de l’État. Ce dernier ne le protège pas et le livre aux négligences qui ont conduit à son assassinat.
Ainsi, l’apparition et la disparition de Boudiaf confirment la lourde sentence prononcée par l’Allemand Willy Brandt en disant : “Les grands dirigeants viennent presque toujours du chaos, jamais de l’ordre établi.” Aujourd’hui, on commémore le dix-neuvième anniversaire de son lâche assassinat.
Depuis lors, certains qui étaient supposés chargés de sa sécurité et qui ont commis les “négligences”, ne sont plus de ce monde. Ceux qui sont encore parmi nous se retrouvent dans deux clans : ceux qui sont livrés à leur conscience et d’autres qui vivent encore des “négligences des autres”. En ce qui me concerne, et depuis le 29 juin 1992, je me suis assigné un devoir de mémoire, en publiant un livre intitulé Boudiaf, l’Algérie avant tout.
Enfin et au moment des consultations pour des réformes, je suggère de méditer cette sagesse de Confucius : “Si un État est gouverné par la raison, la pauvreté et la misère sont honteuses, si ce n’est pas la raison qui gouverne, les richesses et les honneurs sont honteux.”

 

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 17:16

 

 

 

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 17:06

 

Line Monty

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Line Monty (née à Alger - décédée en 2003 à Paris) est une chanteuse française juive, originaire d'Algérie (durant la période française). On lui doit des standards comme Ana loulya, Ektebli chouiya, Ana Ene Hobbek, Berkana Menkoum, Khadahtini (Tu m'as Trahi), Alger, Alger, Laissez moi vivre, Ma Guitare, Mon Pays, ou en encore Ya oummi. Le répertoire de Line comprend des styles variés comme le chaâbi, ou des rumbas francarabes très populaires. L'Orientale est une chanson rendue célèbre par Line Monty.

 

Biographie[modifier]

Née dans une famille de mélomanes algérois, qui appréciait autant le registre traditionnel algérien que la mélodie occidentale, elle est donc tout aussi attirée par la chanson réaliste française (Damia, Marjane, Édith Piaf) que par les mélodies orientales d'Oum Kalsoum ou Mohammed Abdel Wahab. Après des cours de chant et de diction, elle se lance, et récolte rapidement une moisson de succès. Avec sa diction impeccable et sa chaude voix (pimentée de mélismes qui révèlent aux amateurs une ascendance méditerranéenne), elle renouvelle le genre réaliste dans la lignée de chanteuses comme Damia ou Marjane.

Elle obtient le prix Edith Piaf, puis le premier prix de l'Olympia, accumule les tubes dans les music-hall et dans les cabarets des quartiers chics. Elle défend ainsi les couleurs de la chanson française dans le monde entier, Canada, États-Unis (à New York, elle tiendra un club en vogue pendant une dizaine d'années), Amérique Latine, Allemagne, Hollande et Moyen-orient.

Au pays des pyramides, elle fait sensation : son ami Farid El Atrache lui fait répéter une de ses compositions et les Égyptiens, ignorant qu'elle possède aussi cette culture, se bousculent pour aller écouter « la française qui chante si bien l'arabe ». Oum Kalsoum et Mohammed Abdel Wahab se déplacent...

Sa carrière bascule lorsqu'un ami lui propose « L'orientale », un morceau « francarabe » et, séduite par ses nuances, elle l'enregistre et en fait un titre populaire, souvent repris par d'autres artistes. Ses admirateurs lui réclament de plus en plus de chansons traditionnelles algériennes et elle met un point d'honneur à aligner d'autres couplets à succès : « Ektebli Chouïa » (Ecris-moi de temps en temps), « Ana Louwlia » (Je suis la femme simple)...

Line Monty va réduire son répertoire français et alterner les chansons du patrimoine algérien avec de nouvelles compositions écrites sur mesure pour elle. Sa beauté et sa présence étonnante, acquise à l'école du cabaret (le public présent lors d'une de ses rares apparitions - c'était à l'occasion du Festival de la danse de Montpellier , en a gardé un souvenir ému), ajoutent à ce folklore une touche hollywoodienne pour soigner les langueurs d'un auditoire plongé dans la nostalgie et l'exil...

Il est à noter que Line Monty joua son propre rôle dans le Grand Pardon 2, d'Alexandre Arcady.

Après le décès de Line Monty en 2003, et de Lili Boniche en 2008, disparus dans le plus grand silence médiatique , un documentaire historique sur les trésors de la musique arabo andalouse et de la musique judéo arabe intitulé le port des amours, fut réalisé par Jacqueline Gozland.

Line Monty fut une véritable diva, une ambassadrice de charme du répertoire français ou oriental. Diction parfaite, voix grisante, élégance dans le geste et sensualité dans le mouvement : "elle était toujours en état de grâce, sa voix féline emportait nos cœurs, élevait nos âmes et sa beauté nous laissait sans voix" a dit d'elle feu Youssef Hagège qui avec la complicité de Maurice El Medioni, fut l'un de ses auteurs favoris. Line Monty et Reinette l'Oranaise sont enterrées au cimetiere parisien de Pantin.

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 05:17

 

 

D'où vient le toponyme du village d'Iɣemrasen (Ghumrasa, dayra des Issers) qui porte le nom du 3arch local  (Iflisen Umellil) ?

El Watan dit qu'en kabyle cela voudrait dire martyrs. Personnellement, j'en doute pour deux raisons :
c'est le nom du 3arch, qui est plus ancien que la guerre d'Algérie
un dictionnaire donne ameɣras (et non aɣemras) pour martyr.

 


Ce toponyme d'Ighumrasen rappelle le nom nom du célèbre fondateur de la dynastie Ziyanide " Yaghmorasen ibn ziyan " dont je me souviens que j'ai lu une biographie,ou l'on explique que Ighomrasen (le pluriel de aghomras) signifie (dans le parlé zénète j'imagine), donneur (en arabe معطاء) donc généreux !!

  

Ce toponyme se retrouve également de l'autre côté de la montagne de Timezrit, chez les Imazalen. Le nom du plus grand cimetière des Imzalen s'appelle Taqurabt n ighumrasen !

 

Une autre source parle de:
Yɣumrasen = « il les a fait prospérer » (panamaziɣ), nom de nombreux personnages et nom de tribu.
S'analyse en : Ya-ɣmur = « il prospère » + asen= « à eux » .
Le radical verbal est peu-être emprunté au sémetique « ɛmr »,  avec le traitement de la pharyngale /ɛ/ en /ɣ/,  mais il peu s'agir d'un lexème amaziɣ appartenant au fond
chamito-sémitique.
On pourrait également envisager une métathèse à partir du radical  panamaziɣ bien connu MɣR= « grand » ( yaɣmur < yamɣur ).

Ref :« Manuel de linguistique berbère II » salem chaker , p.165
chapitre: « Le berbère à travers l'onomastique médiévale, El bekri »

   

Ce toponyme viendrait donc de ce roi islamisant "Yaghmurasen" venu avec ses troupes vers le 13ème siècle faire la guerre contre les Iflisen. Il avait aussi ramené des beni Hillal dans la région (on se souvient que les Almoravides avaient stopé l'invasion arabe Beni Hillal à Sétif, et que les troupes hillaliennes défaites furent dépotés à Tamesna au Maroc, et aussi dans la région de Bouira (Inezliwen) et de Boumerdes).

 

Rappel historique:

C'est dans pareil contexte que s'expliquera plus tard le judicieux choix des Almoravides en décidant lors de leur arrivée à l'emplacement du plateau surélevant Agadir en 1079, à un kilomètre à l'ouest la construction d'un édifice religieux. Il devient quelques décennies plus tard en 1136 le centre de la nouvelle ville jumelle d'Agadir, Tagrart. La période Almoravide commence en 1079 avec Youcef Ibn Tachfine son fondateur aidé plus tard de son fils Ali Ibn Youcef, suivi en 1143 de la période Almohade, fondée par Abdelmoumene Ibn Ali période pendant laquelle s'affirme l'expansion économique de Tlemcen. Mais la période la plus faste se situe entre le XIII eme et le XVI eme siècle sous la prestigieuse dynastie des Zianides. Tlemcen devient à ce moment la Capitale du Maghreb central avec Yaghmoracen Ibn Zeyane (1236-1283) le fondateur de la dynastie. Dès l'avènement de la dynastie et par suite d'un long et exceptionnel règne, Yaghmoracen (de la tribu des Zénatas), qui avait reçu en fief des Almohades la cité commerciale de Tlemcen se déclara très vite indépendant. La ville prend de nouvelles dimensions telle qu'elle a été envisagée par les Almoravides, deux siècles plus tôt. Très vite la résidence des anciens gouverneurs dite Ksar El Bali élevée à proximité de la grande mosquée est délaissée au profit d'un nouveau quartier beaucoup plus vaste et plus imposant le Méchouar (édifié en 1145, appellation venant du fait que les premiers rois de Tlemcen tenaient conseil avec leur ministres

  

 

 Période du Royaume Abdelwadide : 1236-1554

Entre 1236 et 1287, l' Agellid Yaghmorasen fonde le royaume Abdelwadide (capitale Tlemcen) avec l'aide des Arabes hilaliens. Ibn Khaldoun nous apprend qu'au début du XIV ième siècle (1313), les Abdelwadites de Tlemcen entreprirent le siège de Bejaïa avec l'aide de contingents formés d'Arabes hilaliens. Pendant le siège de Bejaïa et pour mieux guetter les villes, les Abdelwadites occupèrent Dellys et Azeffoun où ils construisirent d'autres forteresses (selon Ibn Khaldoun). Ce fut à cette époque , écrit Boulifa, que les plaines de la Mitidja (Alger), et du Hamza (Bouira), les vallées de l'Isser, du Sebaou et de la Soummam furent envahies et occupées par des élèments arabes laissés derrière elles par les troupes Abdelwadites : "Toutes ces vastes régions recurent définitivement au détriment des tribus Imazighen refoulées vers les montagnes des colonies arabes destinées à soutenir l'influence des gouverneurs de Tlemcen".

  

 

 

Les Ghomrassen du Sud Tunisien

 

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ghomrassen


Une amie tunisienne de Gabes vient de me signaler les Ghomrassen se retrouve également dans la région berbeophone du Sud Tunisien.

Selon Wikipedia (ci-dessous), Ghomrassen (غمراسن) est une ville du sud-est de la Tunisie située à 16 kilomètres de Tataouine[2] et à 40 kilomètres de Médenine.

Rattachée administrativement au gouvernorat de Tataouine, elle constitue une municipalité de 11 383 habitants[1]. Elle est aussi le chef-lieu de la délégation du même nom qui compte 18 335 habitants[3] et rassemble, outre la ville de Ghomrassen, les villages de Ksar Hadada, Elferch, Elhorria, Ksar Elmorabitin et Guermassa.

 

Son nom viendrait des termes tifinagh ghom signifiant « tribu » et sen signifiant « chef »[4]. Ghomrassen est également le nom donné à l'une des trois lunes de la planète de Luke Skywalker dans Star Wars dont de nombreuses scènes sont tournées dans la région.

Un mythe raconté par les habitants de Ghomrassen indique que le nom de la ville viendrait de deux mots, Ghom Rassi (نغم راسي), prononcé par l'un des sept frères venus de la région de Seguia el-Hamra (nord du Sahara occidental) au XVe siècle pour peupler le sud-est de la Tunisie et issus de la confédération de Werguemma (كنفدرالية ورغمة). Ce frère se serait installé à l'emplacement de la future Ghomrassen qu'il a fondé par la suite tandis que ses frères se sont dispersés dans le sud-est du pays pour constituer les principaux groupes des habitants de la région : Wederni (الودرني) et Jlidi (الجليدي) ont fondé Tataouine, Touzni (التوزني) Médenine et Ben Gardane, Houioui (الحويوي) Beni Khedache et Khzouli (الخزولي) Oum Ettemr. Enfin, Tarhouni (الترهوني) est parti en Libye et il a fondé la ville de Tarhounah.

 

 

 

 

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