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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 22:29

Algérie Focus

 

L’ONU dénonce la discrimination dont sont victimes les prénoms amazighs en Algérie

Par F  | mars 10, 2013 5:11
prénoms amazighs

Le refus de certaines administrations d’enregistrer des prénoms amazighs n’irrite pas uniquement des citoyens algériens. Même le comité des nations-unies contre la discrimination en a fait le reproche aux autorités algériennes. Cela est consigné dans un rapport envoyé au gouvernement algérien la semaine passée.
«Le Comité est préoccupé du fait que dans certaines communes, les officiers de l’état civil refusent de procéder à l’enregistrement des prénoms amazighs sous prétexte qu’ils ne figurent pas sur « la liste des prénoms à caractère algérien », écrit le rapport.

Le comité prend, pourtant acte, de l’engagement du gouvernement du renouvellement de la nomenclature des prénoms. «Le Comité (…) recommande de prendre les mesures nécessaires pour assurer qu’en faits et en droits, tous les Algériens aient le libre choix des prénoms de leurs enfants et puissent les inscrire auprès de l’officier de l’état civil sans discrimination aucune», lit-on encore dans le document qui regrette que tamazight ne soit pas encore officialisée.

«Le comité prend note de la déclaration de l’Etat partie sur les efforts supplémentaires qui seront entrepris et l’encourage ardemment à assurer l’enseignement de la langue amazighe à tous les niveaux d’éducation et instituer la langue amazighe comme langue officielle en vue de renforcer sa promotion sur toute l’étendue du territoire», souligne-t-on dans le même rapport.

Plusieurs agents d’Etat civil, notamment en Kabylie et dans les Aurès, ont refusé d’inscrire des nouveau-nés qui portent des prénoms amazighs. A chaque fois, ces fonctionnaires mettent en avant l’application d’une liste provenant du ministère de l’Intérieur. Pourtant, des prénoms, parfois inspirés de terroristes comme Oussama Ben-Laden, sont inscrits sans problème.

Essaïd Wakli

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 20:20

L'Expression

 

19E MAGHREB DES LIVRES À PARIS

Les lettres algériennes honorées

Par
Les lettres algériennes honorées

Organisée par l'association Coup de soleil, cette manifestation à 100% littéraire se tiendra les 16 et 17 février prochains à l'Hôtel de ville de Paris.

Après la Tunisie, place à l'Algérie qui sera mise sous les feux des projecteurs cette année sans doute en raison du 50e anniversaire de l'Indépendance. Organisé par l'association Coup de soleil, cet évènement en est à sa 19e édition.
L'association Coup de soleil est née du désir de rassembler les gens originaires du Maghreb et leurs amis. Elle a pour vocation première de renforcer les liens entre ces populations, quelles que soient leurs origines géographique (Algérie, France, Maroc ou Tunisie), culturelle (arabo-berbère, juive ou européenne), ou historique (immigrés ou rapatriés). Elle a aussi pour objectif de mettre en lumière les apports multiples du Maghreb et de ses populations à la culture et à la société française. Aussi, le Maghreb des livres, c'est une librairie avec tous les livres publiés en 2012, relatifs au Maghreb et à l'intégration.
Des livres d'Algérie, de France, du Maroc et de Tunisie, livres en langues arabe, française et amazighe, 138 séances de dédicaces pour quelque 145 auteurs, que vous retrouverez pour des entretiens et des lectures, différentes des tables-rondes, des rencontres et des cafés littéraires, un espace-revues, un espace-jeunes, un calligraphe, des dessinateurs de presse, des expositions de peintures, de photographies et de B.D, un café maure convivial, ouvert sans interruption durant ces deux journées du Maghreb des livres...
Pour cette année, le programme se veut encore plus riche. L'Algérie sera déclinée sous différentes facettes. Les amoureux des belles-lettres auront l'occasion, entre autres, de découvrir leurs auteurs préférés à travers huit séquences d'entretiens, une trentaine d'auteurs se plieront aux jeux questions-réponses face au journaliste littéraire Yves Chemla pendant quinze minutes.
Quatre rencontres d'une durée d'une heure seront dédiées aux écrivains et militants pour la liberté du pays. On peut citer Mouloud Aounit, militant de la fraternité, Pierre Chaulet, médecin et militant algérien, Tahar Djaoût, écrivain assassiné il y a 20 ans et Mouloud Feraoun, écrivain assassiné il y a 50 ans. Quant aux tables rondes, les conférenciers mettront en relief la position du Maghreb à travers plusieurs volets: l'actualité: «Cinquante ans après, où en est l'Algérie?», l'histoire «Les justes du Maghreb entre 1939 et 1945», l'intégration «De l'écriture au spectacle, une banlieue très cultivée» et la littérature «Cinquante ans d'écriture algérienne au féminin». Outre ces rencontres, le public pourra découvrir des espaces «originaux»: revue et jeunesse, des expositions, spectacles et une librairie contenant quatre mille ouvrages en français, en arabe et en amazighe. Dessinateurs de presse - Menés par l'ami Gyps, ils seront présents à «leur» table dans la librairie. Vous y retrouverez Dahmani, Elho, Halim Mahmoudi et Slim..
Des hommages seront rendus à Mouloud Feraoun, à Pierre Chaulet, mais aussi à l'écriture algérienne au féminin. Parmi les écrivains invités on peut citer Anouar Benmalek, Christriane Chaulet-Achour, Malek Chebel, Daho Djerbal, Hamid Grine, Chaternie Rossi, Habib Tengour, Nouredine Saadi, Amin Zaoui etc. Parmi eux plusieurs écrivains vont dédicacer leurs oeuvres comme Youcef Merrahi, Hamid Grine, Fadéla M'rabet, Wassyla Tamzali, Aziz Chouaki, Amara Lakhous, Maïssa Bey, Waciny Laredj, Benamar Mediène etc. En gros, la salle des fêtes de l'Hôtel de ville va donc se transformer en une gigantesque librairie (5000 ouvrages exposés) où près de 120 auteurs présenteront leurs ouvrages aux visiteurs (5000 personnes environ lors des précédentes éditions) au cours d' entretiens publics, de débats et de cafés littéraires. L'actualité, l'histoire, l'intégration et la littérature algériennes seront au centre des débats qui seront sans aucun doute des plus animés....

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 22:44

 

 

DIlem du 12 Decembre 2012

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 20:32

 

El watan

Azrou Magoura, réalisateur libyen : « Les Amazighs ont grandement contribué à l’effondrement du régime de Kadhafi»

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le 22.10.12 | 14h45

Azrou Magoura, un jeune de 18 ans, originaire d'Adrar Nafoussa, a réalisé le documentaire "Toumast N'Tinéry" ((La mère du Sahara). Ce court métrage montre des images qui relatent la rude situation des habitants de Tiniri (des touaregs), une région berbérophone située à 1000 km au sud de Tripoli.

Il a été projeté lors la sixième édition du festival international du film amazigh (FIFA) qu'a organisé du 26 au 30 septembre dernier, l'association Issni N'Ourgh d’Agadir, au Maroc. Dans cet entretien, Azrou Magoura parle de son documentaire comme il évoque également l’apport des Amazighs dans la révolution contre le régime de Kadhafi.

Comment avez-vous eu l’idée de réaliser un documentaire sur les Berbères de Libye ?

L’idée est venue d’elle-même. C'est-à-dire, après la révolution libyenne, nous avons décidé de partir dans cette région du sud du pays pour voir comment nos frères amazighs y vivent. Avant la révolution, ils ont été vraiment oubliés des responsables au temps du régime de Kadhafi qui les a carrément marginalisés comme presque la totalité des autres amazigh de Libye. Donc, faire ce documentaire est un devoir car, il est nécessaire de lever le voile sur certaines conditions intenables dans les quelles vivent ces habitants condensés dans un quartier où le minimum pour une vie n’existe pas. La situation de ces berbère interpelle plus d’un car, il s’agit des citoyens laissés pour compte dans un désert au grée de multiples aléas de la nature. C’est pour cela que nous avons pensé à réaliser à ce film afin de porter à l’opinion nationale et internationale la misère de cette population. Je tiens à dire que même après la révolution qui a abouti à la chute du régime de l’ancien dictateur Kaddafi, le quotidien de ces malheureux citoyens n’a pas changé d’un iota. Ils sont toujours dans une situation difficile. D’autres quartiers des Berbères de Libye subissent le même sort

 

Quel est votre sentiment après la projection de votre film durant la sixième édition du festival international du film amazigh d’Agadir ?

 

Je suis vraiment heureux de voir le documentaire « "Toumast N'Tinéry », invité d’honneur, projeté au festival international du film amazigh Issni N’Ourgh, d’Agadir. Je suis aussi très content de voir le grand public qui a suivi ce court métrage aussi bien dans la ville d’Agadir qu’à Tiznit où il a vraiment été bien apprécié par l’assistance. Cela m’encourage énormément pour aller toujours de l’avant et essayer de porter davantage, à l’avenir, la voix des Berbères de Libye à travers l’image. C’est important de participer à ce genre de manifestations qui regroupent des Amazighs de plusieurs pays. Je tiens également à rendre un vibrant hommage aux organisateurs de ce festival à leur tête le directeur Rachid Bouksim qui ne ménage, à chaque fois, aucun effort afin de travailler dans le sens de promouvoir le cinéma amazigh et de les faire sortir au-delà des frontières. Ma présence à Agadir m’a permis également de rencontrer des personnes qui activent pour la promotion du 7e art dans les pays de l’Afrique du Nord, à l’image de Si El Hachemi Assad, commissaire du festival du film amazigh en Algérie.

 

Avez-vous d’autres productions cinématographiques en projet ?

 

Oui, après la réalisation de « "Toumast N'Tinéry », nous allons faire d’autres documentaires et même des films de fiction, surtout sur la participation des Berbères à la révolution en Libye. Il faut bien préciser que des amazigh de Djebel Nefoussa, de Tiniri et d’autres localités, ont grandement participé dans la lutte contre Kadhafi. D’ailleurs, l’engagement des Berbères a représenté une contribution décisive à l’effondrement du régime de l’ancien dictateur. Ils ont joué un rôle important dans la révolution.

 

 

Hafid Azzouzi
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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 21:05

El Watan

Rachid Boudjedra : Yasmina Khadra n’est pas un écrivain

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le 21.09.12 | 10h00

 Rachid Boudjedra et Yasmina Khadra.

| © D. R.
Rachid Boudjedra et Yasmina Khadra.

Le Salon international du livre d’Alger s’est ouvert hier au public sur un débat avec le romancier Rachid Boudjedra. Fidèle à son sens artistique de la provocation, il s’en est pris à tout le monde. Ou presque.

Rachid Boudjedra n’a pas changé d’avis sur Yasmina Khadra. «Yasmina Khadra n’est pas un écrivain. Et je le dis en tant que lecteur», a déclaré l’auteur des 1001 Années de la nostalgie, hier, lors d’un débat à la salle Ali Mâachi, au Palais des expositions des Pins maritimes, à l’est de la capitale, à la faveur du 17e Salon international du livre d’Alger (Sila). «Vous avez demandé son avis à Yasmina Khadra sur ce qu’il pense de moi. Je refuse de polémiquer», a-t-il ajouté. Le plus drôle est que le SILA 2012 rend hommage aux deux romanciers, Boudjedra et Khadra. A quand un face-à-face, un débat, entre les deux hommes de plume ? Plus loin, Rachid Boudjedra a confié avoir «un sens très fort» du mépris.

«Ce n’est pas négatif, mais Mohammed Dib, c’est la vie tranquille. Le peu de temps qu’a eu à écrire Kateb Yacine, il n’a pas posé de polémique politique. Mouloud Mammeri, grand écrivain, était aussi dans la tranquillité. Moi, je suis dans l’intranquillité psychologique, romanesque, métaphysique et politique. En 2012, je suis marxiste. Cela fait rire beaucoup de gens et enrager bien d’autres», a-t-il dit. Il s’est élevé contre ce qu’il a appelé les règlements de comptes personnels. «Je n’ai jamais été contre le Printemps berbère. Mais, des berbéristes fanatiques m’ont accusé d’être anti-berbère alors que je suis chaoui. Je suis debout. J’écris. Les gens me rencontrent lorsque je suis au marché avec mon couffin. J’ai une vision politique du monde que les autres écrivains n’ont pas», a appuyé l’auteur de Extinction de voix.

Il a illustré son propos par les souffrances de l’écrivain américain William Faulkner. «Parce qu’à l’époque, la société américaine était comme notre société aujourd’hui, fermée et puritaine. Faulkner était anticonformiste. Il a subi l’interdit pendant vingt-cinq ans», a-t-il noté. Il s’est attaqué à la presse mexicaine qui n’a pas été tendre avec la traduction espagnole de son roman L’escargot entêté. «C’est une presse anti-algérienne et pro-islamiste. Pourtant, dans L’escargot entêté, je critiquais d’une manière fine la bureaucratie algérienne de l’époque», a-t-il lancé. D’après ses dires, la plupart des sites littéraires sur internet lui sont hostiles. «Les trois quarts de ces sites sont erronés. Il y en quelques-uns qui sont corrects, comme celui de l’université Harvard aux Etat-Unis, deux autres en Egypte et en Algérie», a-t-il révélé.

Concernant le rapport de la littérature à l’histoire, l’auteur de La pluie a relevé avoir été le seul à aborder des questions sensibles. Et de citer l’exemple des harkis évoqués dans son roman Hôtel Saint-George. «Pourquoi la littérature algérienne n’a jamais abordé l’assassinat de Abane Ramdane ?», s’est-il demandé. Il a rappelé avoir souligné dans son roman Les figuiers de Barbarie ce qui apparaît toujours comme un tabou de la guerre de Libération nationale. «On m’a marginalisé parce que j’écrivais en arabe. Dès que je me suis mis à écrire en français, on m’a donné plus d’importance», a-t-il dit, accusant les maisons d’édition algériennes de déconsidérer le roman écrit en arabe et de refuser de le publier. Refus qui, d’après lui, a motivé son retour à l’écriture en langue française. Enfin, Rachid Boudjedra a critiqué les diplomates français en poste à Alger.

«Dans le passé, il y avait de bons Français. Aujourd’hui, ils sont mauvais, des diplomates guerriers !», a-t-il accusé. A propos de la controverse sur le film anti-islam Innocence of muslims et les caricatures haineuses du journal français Charlie Hebdo, Rachid Boudjedra a estimé qu’il ne faut pas insulter les religions. «Je refuse qu’on touche à l’islam, au christianisme ou au judaïsme. Au judaïsme, pas au sionisme. On doit respecter les convictions des gens. On doit respecter les personnes qui ne croient pas à la religion», a-t-il plaidé. D’après lui, le discours en Algérie est pro-américain et pro-européen. «Je tiens un autre discours. Je suis monté contre l’Occident fasciste qui donne des leçons de démocratie. Depuis que je suis enfant, je n’ai jamais fait confiance aux Européens, aux Occidentaux par rapport à nous, pays anciennement colonisé», a souligné le romancier minimisant les récentes révoltes populaires dans le Monde arabe.

Fayçal Métaoui
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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 19:57

TSA

 

Entretien avec Yamina Benguigui, ministre française de la Francophonie



Yamina Benguigui.jpg

Yamina Benguigui, ministre française de la francophonie, effectue jeudi 6 septembre une visite officielle en Algérie. À la veille de son déplacement, elle a accordé un entretien exclusif à TSA.

Quel est l’objet de votre visite en Algérie et quel en est le programme ?
Je suis ici en tant que ministre de la Francophonie et représentante personnelle du président de la République française auprès de l’OIF. Ma présence s’inscrit dans le cadre de la visite que le président François Hollande effectuera avant la fin de l’année.
J’aurai des entretiens avec le ministre des Affaires étrangères, le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, la ministre de la Culture et le ministre de l’Éducation nationale. Je visiterai aussi la cinémathèque d’Alger qui est pour moi un lieu chargé de symboles.
François Hollande a annoncé qu’il serait présent au Sommet de la francophonie du 12 au 14 octobre à Kinshasa. Êtes‑vous porteuse d’une "invitation" au président Bouteflika pour une participation à ce sommet ?
L’Algérie a répondu présent quant à sa participation à Kinshasa. Cette année, le grand rendez‑vous de la francophonie se passera en terre africaine où seront réunis 75 États. L’Algérie, qui est le deuxième pays francophone du monde, est toujours très attendue au sein du Sommet. Évidemment, si l’agenda du président Bouteflika le lui permet, sa présence sera un grand événement, comme à Beyrouth en 2002, à Ouagadougou en 2004 et à Québec en 2008, où il était très attendu.
L’Algérie est le deuxième pays francophone après la France. Mais l’usage du français y recule régulièrement. Avez‑vous des idées ou des projets pour remédier à cette situation ?
La culture algérienne francophone est connue du monde entier avec ses auteurs comme Assia Djebar, Boualem Sansal, Yasmina Khadra ou des réalisateurs comme Mohamed Lakhdar Hamina, Merzak Allouache, Mohamed Chouikh, Yasmina Chouikh ou Nadir Mokneche.
S’il existe un recul de la langue dans ce grand pays francophone, c’est regrettable. Car aujourd’hui, la langue française a muté, elle s’est débarrassée des oripeaux du colonialisme et c’est à la France qu’il appartient de transmettre de façon visible cette mutation : la langue française est aujourd’hui une langue solidaire, égalitaire, une langue qui rassemble à hauteur d’homme. Elle doit aujourd’hui être le fleuve qui fédère les peuples de la francophonie.
En tant que réalisatrice, vous avez beaucoup travaillé sur la question de l’immigration et dénoncé les discriminations en France. En tant que membre du gouvernement, comment comptez‑vous poursuivre ce combat ?
Je n’ai pas laissé mon combat contre les préjugés et les discriminations, la place de l’immigré dans la société, à la porte de mon ministère. Mon engagement sur ces questions m’a suivie dans cette maison de la République et sera toujours présent dans toutes les décisions que je prendrai dans le cadre de ma mission.
Relancer une francophonie porteuse de valeurs humanistes, de démocratie, tel est mon objectif. Il y aura dans mon projet de relance un volet qui concernera la francophonie en France. Elle sera en direction des territoires abîmés, maltraités où l’absence de maîtrise de la langue française est un handicap pour l’avenir des jeunes, car la langue est un rempart contre l’ignorance et ses conséquences.
L’Algérie célèbre cette année le 50e anniversaire de son indépendance. Votre père a lutté contre le colonialisme. Comment concevez‑vous la réconciliation entre les deux pays ?
Mon père a lutté pour l’indépendance de son pays et contre la colonisation. Il m’a transmis l’amour et la fierté d’avoir un pays debout. Cette éducation m’a donné une identité de réalisatrice engagée, j’ai toujours utilisé l’image comme une arme incontournable pour lutter contre les préjugés et changer de regard sur l’autre.
Ma volonté était de redonner respect et dignité à nos parents pour que les jeunes puissent se projeter dans le futur. Depuis plus de vingt ans, les débats initiés autour de mes films ont permis de libérer la parole pour regarder vers l’avenir.
La repentance de la France est perçue en Algérie comme un préalable à cette réconciliation…
Avec l’élection du président François Hollande, je perçois une embellie dans les relations entre la France et l’Algérie. C’est un humaniste qui a conscience que nous sommes aujourd’hui arrivés au carrefour historique de ce qui doit se défaire et se faire.
Quels sont les rapports que vous entretenez avec votre pays d’origine ?
Ce sont des rapports très forts, de cœur. C’est le pays d’origine de mes parents, le berceau de ma famille. Ces liens de cœur font partie intégrante de mon identité et de ma personnalité. Ma passion du cinéma est née de ma rencontre avec le cinéma algérien, et surtout Chronique des années de braise, de Mohamed Lakhdar Hamina. Je n’oublierai jamais non plus, ma rencontre avec Boudjemaa Karèche, le directeur de la cinémathèque d’Alger qui m’a dit : « va et deviens une cinéaste ».
Est-il vrai que vous ayez reçu des fleurs de la part du président Bouteflika à l’occasion de votre nomination au gouvernement ?
En effet, j’ai été très émue et honorée de recevoir des fleurs du président Bouteflika. J’ai eu le sentiment de recevoir des fleurs de tout un pays et qui avaient la couleur de l’élégance du cœur.
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7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 22:13

 

 Le Chawi Algérien Makhloufi de Souk Ahras (ville de St-Augustin) et le Chleuh Marocain Abdalaati ont honoré l'Afrique du Nord en remportant une médaille d'or et de bronze.

 

 

l’Algérien Taoufik Makhloufi a littéralement survolé la finale du 1500m mardi et devance l’Américain Leonel Manzano et le Marocain Abdalaati Iguider.

 

 

 

 

Taoufik Makhloufi a été sacré champion olympique sur le 1 500 m en remportant la finale ce mardi soir à Londres. Le coureur algérien a gagné la course en devançant largement ses adversaires pour offrir la première médaille d’or de ces JO à l’Algérie. Makhloufi a réalisé un excellent temps de 3 minutes 34 secondes et 8 centièmes (3'34"08). Il a devancé l'Américain Leonel Manzano (3'34''79) et le Marocain Abdalaati Iguider (3'35''13).

 

 

 Makhloufi_Taoufik.jpg

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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 00:51

el watan

 

Conférence-débat sur Jean El Mouhoub Amrouche au Centre diocésain d’Alger

Un nouveau Jugurtha «aux armes miraculeuses»

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le 25.05.12 | 14h22

«Touché à mort, mais entraîné et libéré par son épuisante noria, il est, selon son expression, sorti du purgatoire. » En si peu de mots, Réjane Le Baut, docteur es lettre, dit tout de l’itinéraire de Jean El Mouhoub Amrouche (1906-1962), poète et intellectuel d’expression française.

A l’aide de quelques dates et textes écrits par Jean Amrouche, Mme Le Baut a retracé, au cours d’une conférence organisée lundi au Centre diocésain d’Alger, le parcours douloureux d’un homme partagé entre sa foi chrétienne, sa condition d’intellectuel colonisé et ses origines berbères.

La première étape de sa vie, qui s’étale de 1938 jusqu'à 1944, évoque un « Jugurtha, soufrant qui avance masqué». Ses recueils poétiques de jeunesse expriment « la solitude et le désespoir qui révèlent son drame », dit Mme Le Baut qui vient de publier aux Editions du Tell (Blida) un ensemble d’émissions radiophoniques et de conférences inédites données par l’écrivain sous le titre « Lumière sur l'âme berbère d’un homme de la parole : Jean El Mouhoub Amrouche ».

Mal à l’aise dans son alvéole, Amrouche, figure moderne de Jugurtha, son héros éponyme, trouve sa « force » dans un retour salvateur aux sources, en traduisant en français les chants berbères en 1939. A Radio-Tunis, il analyse les rapports entre Orient et Occident et militepour la préservation du patrimoine berbère ignoré ou occulté. Des 1943, qui correspond à la seconde tranche de son parcours, il s’implique dans « un nouveau combat » à Alger puis à Paris dans la revue littéraire l’Arche, crée par son ami André Gide, sous l’ordre du général De Gaulle dont le but était de contrer la propagande de l’autre revue, la NRF collaborationniste du régime nazi. La troisième étape de ce cheminement, selon Mme Le Baut, s’étale de 1944 jusqu’à 1954, durant laquelle Amrouche était hanté par la question des déracinés créée par la colonisation. Sa confiance en la France « mythique » sera ébranlée à tout jamais par les massacres du 8 Mai 1945.

Ses articles de presses et conférences développent progressivement un discours politique qui battait en brèche toute politique d’assimilation entre algériens et français. Après le naufrage de la revue l’Arche, il entame une nouvelle aventure, réalise environ 363 émissions radiophoniques entre octobre 1948 et 1959. A la radio, il inaugure un genre inédit pour l’époque : les Entretiens littéraires avec les grands noms de la littérature française du temps (Gide, Mauriac, Jouhandeau, Claudel). « Livré à visage découvert », l’ultime combat de Jean Amrouche, selon Mme Le Baut, débute avec la guerre de libération. Il amorce un ultime virage,se tourne tout naturellement vers le général de Gaulle, multiplie les articles, une soixantaine, dans la grande presse française, s’adresse aux politiques et interpelle les intellectuels. «L’autodétermination était son cheval de bataille».

Cet engagement tranché, Jean Amrouche le payera : ses amis se détournent de lui, sa belle-famille d’Alger lui adresse une lettre de rupture pleine de mépris, la radio française l’exclut sur ordre du premier ministre, Michel Debré. Son émission Des Idées et des hommes est supprimée deux semaines plus tard. Il est même menacé par l’OAS en 1961. Il continue malgré les difficultés àplaider de 1958 à 1961 la cause algérienne sur les ondes de Radio suisse, Lausanne et Genève. Jusqu'à denier moment, Il fera office d’auto-émissaire officieux entre de Gaule et les instances du GPRA. « Par sa dualité, il était tenu pour suspect par chacune des parties», estime l’universitaire, ajoutant qu’Amrouche était « sans illusion » sur son avenir personnel tant en France qu’en Algérie. « Analyste politique très réaliste, Il avait compris que le ciment du futur État algérien serait pour longtemps la langue arabe et la religion musulmane. Chrétien et français, il n’avait pas sa place », explique-t-elle.

Cinquante ans après sa disparition, en avril 1962, Amrouche est frappé d’ostracisme en Algérie et inconnu en France. Mme Le Baut insiste sur le devoir « de justice et vérité », nécessaires pour sa réhabilitation dans le panthéon de lettres et de l’histoire de son pays. Selon elle, Jean Amrouche est toujours actuel : « L’aura de sa personne, de son action et de son œuvre nous invitent à nous réfléchir au destin de ces milliers d’humiliés et d’exilés, assignés à une seule identité génétique alors qu’ils sont multiples et porteurs de valeurs ignorées ouméprisées. »

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 20:18

 

 

 

Between 1946 and 1954, over 60 000 African and 200 000 North African soldiers were enlisted to fight the Viet Minh. Pitted against one another by circumstances, these two colonised peoples came into contact and a number of African soldiers took Vietnamese women as wives. Out of these unions, numerous mixed-race children were born. At the end of the war, the colonial army ordered that all the black children be repatriated to Africa, of!cially to protect them from the Viet Minh. While some children left with their mothers and fathers, others were simply taken away by their fathers, leaving their mothers behind.
Abandoned in orphanages, those that had neither mother nor father were put up for mass adoption by African of!cers, as was the case with Christophe.
Christophe long avoided facing the scars and identity complexes left by this abrupt separation from his mother and homeland. By encouraging him to undertake a journey into his own past, the !lm opens a little-known chapter of the Indochina war.

Documentary directed by Idrissou MORA KPAI

2010, Noble Films / Mkj Films


with
Christophe Soglo; Dang Van Viet; Boko Sozo; Zocli Jean-Pierre; Mme Dansi

Directed by
Idrissou MORA KPAI

Written by
Idrissou MORA KPAI

Produced by
Jeanette JOUILI; Arouna Sacca MORA KPAI; Idrissou MORA KPAI


CONTACT
idrimora(@)yahoo.fr
Téléphone : +22997589169

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 21:17

 

Le virus de l'arabisation coranique et de l'islamisation injecté en Algérie par Ben Bella en 1962, avec l'aide des mercenaires égyptiens (freres musulmans), a muté au cours des 50 dernières années en salafisme et wahhabisme.

 

Ahmed Ben Bella, premier président de l’Algérie indépendante (1962 – 1965) et  figure historique très controversée est décédé ce mercredi 11 avril à Alger à l’âge de 95 ans.

 

Ahmed Ben Bella est né dans une famille de paysans marocains, le 25 décembre 1916, à Maghnia. Après des études secondaires à Tlemcen, il fait son service militaire en 1937. Démobilisé en 1940, il sera rappelé en 1943. Adjudant des Tabors au 14e RTA, il participe à la campagne de France et d'Italie. Il s'illustre aussi à Monte Cassino

 

Ben Bella a longtemps véhiculé l’image d’un homme ambitieux, autoritaire, à l’idéologie versatile, sans fondement doctrinal. Tantôt "islamiste", tantôt communiste, ce panarabiste était un grand admirateur de Gamal Abdel Nasser.

 

Mais c’est sans doute sa haine, désormais maladive, d’Abane Ramdane, l’architecte de la révolution algérienne, qui résume le plus la personnalité d’Ahmed Ben Bella. Des décennies après l'assassinat d’Abane avec la complicité des services secrets égypriens, Ben Bella n’hésite pas à le brocarder sur le plateau de la chaîne Qatarie Al Djazira, l’accusant d’avoir été « un agent des Français ».

 

Il faut dire que pour l’ancien adjudant de l’armée française, amateur de football – il a joué à l’Olympique de Marseille entre 1939 et 1940 –, responsable de l’Organisation secrète (OS) après l’éviction d’Aït Ahmed, l’ascension fulgurante d’Abane dans les instances du FLN à partir de 1955 était inacceptable. D’autant qu’étant l’un des chefs historiques parmi les neuf du CRUA (Comité révolutionnaire pour l’unité et l’action), il se voyait légitimement le métronome de la révolution. En plus de cette légitimité, il jouissait du soutien des autorités du Caire grâce auquel, par l’entremise de Fethi Dib, chargé des affaires algériennes au sein des services de renseignements égyptiens, il a pu s’évader de la prison de Blida en 1952.
Selon Belaïd Abane, auteur du livre Ben Bella‑Kafi‑Bennabi contre Abane, les raisons occultes de la haine, l’animosité que vouait Ben Bella à Abane avait aussi pour origine des résolutions du Congrès de la Soummam, lesquelles dessinaient les contours d’une Algérie démocratique et moderniste.
Libéré en 1962, il participe au congrès de Tripoli où un différend l’oppose au GPRA. Après les négociations d'Evian, il critique en effet la légitimité du gouvernement provisoire et s'affronte à Boudiaf et Belkacem qu'il élimine rapidement. Il rentre à Alger et le 15 septembre 1962, est désigné président de la République jusqu à son renversement en 1965 par Houari Boumediene.
Grand manœuvrier, Ben Bella, après sa sortie de prison en 1962 (emprisonné avec Aït Ahmed, Khider, Boudiaf et Mostefa Lacheraf après le détournement d’avion en 1956) réussit à écarter nombre de dirigeants et devient le responsable du CNRA. En septembre 1962, il devient le premier président de l’Algérie indépendante.
En septembre 1962, Ben BELLA fut élu président de la République algérienne démocratique et populaire. Il suspendit la Constitution du pays en octobre 1963 et l’islam fut décrété « religion d’État »
Le nouveau régime refusa tout statut à l’arabe algérien et au berbère sous prétexte que les Français s’y seraient intéressés durant la colonisation. Par ailleurs, les autorités algériennes décidèrent que l’arabe algérien et le berbère étaient des langues « impures » parce qu’elles contenaient des mots étrangers. Dès le début, Ben BELLA avait annoncé ses couleurs en déclarant par trois fois à l’aéroport de Tunis, le 14 avril 1962 : « Nous sommes arabes. Nous sommes arabes. Nous sommes arabes ! » Il avait aussi affirmé : « L’Algérie est un pays arabe et musulman. On ne le dissociera pas du reste du monde arabe ».

En septembre 1963, Hocine Ait Ahmed fonde le FFS pour s’opposer au régime du parti unique imposé par Ben Bella. La guerre civile éclate en Kabylie entre les partisans du FFS conduits par Ait Ahmed et Mohand Oulhadj et l’armée  de Ben Bella.

Cette insurrection fera quelque 400 victimes. Arrêté en octobre 1964, M. Aït Ahmed est condamné à mort, puis gracié et déporté à la prison de Lambèse, à Batna, dans les Aurès. Pour mettre un terme à ce conflit fratricide, Ben Bella engage des négociations qui se soldent par un accord signé en juin 1965, peu de temps avant le coup d’Etat du 19 juin.


Mais en 1965, il sera renversé par le colonel Boumediene. Assigné à résidence à M’Sila, il sera libéré en 1980.
 En 1985, il signe avec Hocine Aït Ahmed la déclaration dite de Londres.Et se réconcilie avec Hocine Aït Ahmed en 1985 en concluant avec lui les "accords de Londres", une plate-forme de l'opposition algérienne. Un accord sans lendemain cependant.
Au lendemain de l’ouverture démocratique, Ahmed Ben Bella rentre au pays, un retour organisé avec faste par ses proches, et lance le Mouvement pour la démocratie en Algérie (MDA).
Ouvertement pro-baathiste et pro-islamiste, il s’opposera fermement à l’interruption du processus électoral, le 11 janvier 1992, et sera même signataire du fameux contrat de Rome, ce qui le mettra une nouvelle fois en position de rupture avec le pouvoir en Algérie. Mais il sera réhabilité une autre fois, dès l’arrivée de Abdelaziz Bouteflika au pouvoir, le 15 avril 1999. Pourtant, Bouteflika était un "lieutenant" de Boumediene lorsque Ben Bella fut renversé et assigné à résidence. Signe de la nouvelle amitié et du respect entre les deux hommes : Ben Bella est régulièrement invité aux cérémonies du président. Et Bouteflika s’est déplacé même à l’aéroport, un geste rare et fort, lors du décès de l’épouse de Ben Bella.
S’il a certainement emporté des secrets avec lui, Ben Bella n’a pas fait l’ultime geste qui devait accompagner son soutien à la réconciliation nationale : présenter ses excuses à tous ces grands dirigeants de la révolution aujourd’hui morts, auxquels il a mené une bataille farouche pour… le pouvoir.
En 1962, il donne sa caution politique au clan d'Oujda composé essentiellement de membres de l'état-major général, à leur tête le colonel Houari Boumediene et de quelques ministres du GPRA, déçus par Benkhedda.

Ahmed Ben Bella avec le colonel Houari Boumediene en 1962.

Ici avec Boumediene, du temps de leur entente.

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