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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 22:03

 

Avec la chute de Kadhafi, c'est l'encerclement totale du régime Algérien sur toutes les frontières du pays. L'affolement actuel s'explique par la gravité, sans aucune commune mesure avec Kadhafi, des crimes contre l'humanité commis durant les 50 ans de dictature similaire. Les dirigeants algériens savent bien qu'ils sont encore plus passibles d'être condamnés par le tribunal pénal international. Ils ont cumulé des crimes qui peuvent leur valoir plus de 500 ans de prison. Il suffit de se rappeler qu'ils ont à leurs actifs l'assassinat  :

 

- de l'ex-président Boudiaf;

- du poète chanteurs Matoub Lounas;

- de 129 jeunes Kabyles en 2001;

- de plusieurs intellectuels et militants de la cause amazigh;

- de plus de 200 000 civils algériens entre 1992 et 2000;

- de plusieurs opposants de la mouvance démocratique;

- des sept Moines de Tibhirine;

 

et responsables :

 

- du suicide de milliers de jeunes;

- de la disparition de plus de 6 000 harragas;

- de la disparation d'autres milliers d'opposants;

- de la politique d'apartheid en Kabylie;

- de l'exil de plusieurs millions d'Algériens.

 

 

Ainsi, on apprend que non seulement le pouvoir Algérien avait aidé Kadhafi en lui envoyait des mercenaires, mais en lui laissant toute la latitude de massacrer son propre peuple !

 

"En mars, a pour sa part rappelé Pierre Vermeren, quand Kadhafi a essayé d'écraser la rébellion, la Tunisie avait ouvert ses frontières alors que l'Algérie a fermé les siennes".

 

 

 

El Watan

 

L'Algérie plus embarrassée que jamais envers la rébellion libyenne

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le 30.08.11 | 13h34

Restée "neutre" sur le conflit libyen mais accusée par les rebelles de soutenir Mouammar Kadhafi, l'Algérie est encore plus embarrassée envers le Conseil national de transition (CNT) depuis l'entrée sur son territoire pour "raisons strictement humanitaires" de proches de l'ex-homme fort de Libye.

Restée "neutre" sur le conflit libyen mais accusée par les rebelles de soutenir Mouammar Kadhafi, l'Algérie est encore plus embarrassée envers le Conseil national de transition (CNT) depuis l'entrée sur son territoire pour "raisons strictement humanitaires" de proches de l'ex-homme fort de Libye.
L'annonce de l'arrivée de trois enfants de Kadhafi, Aïcha, qui a accouché d'une petite fille mardi en terre algérienne, Mohammed et Hannibal, ainsi que de Safia, la seconde épouse de Kadhafi, "ne va pas mettre de l'huile dans les rouages", estime un spécialiste du Maghreb contemporain, Pierre Vermeren.
"Maintenant qu'une partie de sa famille y est, l'hypothèse d'un Kadhafi se réfugiant en Algérie devient crédible", juge-t-il, rejoignant ainsi le CNT qui n'a eu de cesse d'accuser Alger d'être pro-Kadhafi.
Pour le CNT, le comportement de l'Algérie ces derniers mois vis-à-vis de la Libye s'apparente à un "acte d'agression".
Son représentant à Londres, Guma Al-Gamaty, l'a souligné mardi en jugeant "très imprudent" le comportement de ce pays voisin. Il a réitéré des accusations, pourtant démenties plusieurs fois avec force par Alger mais aussi par Washington et Paris, d'envoi de mercenaires pour soutenir l'ex-homme fort libyen contre la rébellion.
Et, depuis Tripoli, le vice-président du comité exécutif du CNT, Ali Tarhuni a déclaré mardi soir : "Nous espérons que le gouvernement algérien (...) coopèrera avec nous pour arrêter cette famille corrompue qui a oppressé le peuple libyen et volé ses ressources pendant 42 ans".
"En mars, a pour sa part rappelé Pierre Vermeren, quand Kadhafi a essayé d'écraser la rébellion, la Tunisie avait ouvert ses frontières alors que l'Algérie a fermé les siennes".
"On comprend donc tout à fait qu'à la chute de Kadhafi, ils (les dirigeants algériens) se trouvent extrêmement embarrassés", a-t-il ajouté.
L'Algérie, qui assure maintenir une attitude de "stricte neutralité" dans le conflit de Libye vieux de plus de six mois, est le seul pays d'Afrique du Nord à n'avoir pas reconnu le CNT.
"Sur la Libye, l'Algérie a pris une position en décalage avec l'ensemble des Etats voisins", constate Didier Le Saout, expert sur le Maghreb, enseignant à Paris VIII.
L'Algérie s'inquiète de "la dimension islamiste très présente, très importante" au sein du CNT, note Kader Abderrahim, professeur à l'Université de Californie.
Pourtant rappellent de nombreux experts, les relations d'Alger avec Kadhafi n'ont jamais été bonnes, les autorités algériennes accusant le dirigeant libyen de vouloir imposer son hégémonie sur les Touaregs de la région, ainsi que d'avoir livré des armes aux islamistes algériens durant la guerre civile.
Traumatisée par les 200.000 morts de cette guerre, l'Algérie met en garde depuis des mois contre le danger terroriste en Libye, selon elle, avec laquelle elle partage plus de 1.000 km de frontière en plein Sahel.
Elle a dénoncé plusieurs fois le transfert d'armes libyennes à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi, créé par des islamistes armés algériens) qui opère dans le Sahel.
Et, pendant le mois de ramadan (août), elle a subi une recrudescence d'attentats, dont le plus meurtrier vendredi dernier contre sa prestigieuse académie militaire à Cherchell a tué 18 personnes, 16 officiers -dont trois étrangers- et deux civils. Una action revendiquée par Al-Qaïda pour lui faire faire payer son "soutien" à Kadhafi.
Cependant, "le CNT a intérêt à se rabibocher avec les Algériens pour stabiliser le Sahel et faire la traque à tous ces gens armés", estime M. Vermeren. "Ils sont obligés de s'entendre sinon la situation sécuritaire risque de se dégrader dans toute la région".
Abdelhamid Mehri, ancien dirigeant du gouvernement à l'indépendance, veut que l'Algérie "clarifie sa position" vis à vis de la Libye. Elle a jusqu'à présent péché "de n'avoir pas été assez claire pour préparer l'avenir".
Les révolutions dans les pays arabes voisins ont probablement mené le pouvoir algérien à adopter cette "prudence", indique-t-il.
D'autant que l'Algérie n'a pas échappé à la contestation interne, ce qui explique la "certaine fébrilité des autorités algériennes", note Karim Emile Bitar, chercheur associé à l'Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS).

AFP
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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 21:45

 

Jeune Afrique

 

 

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 20:33

el watan

 

Hocine Aït Ahmed critique la démarche du pouvoir

«Le climat politique est complètement pourri»

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le 06.07.11 |

 

Un pouvoir qui a tout fait pour dépolitiser la société ne peut pas œuvrer pour la démocratisation du pays. C’est pourquoi l’Algérie patauge encore, 49 ans après l’indépendance, dans une crise politique sans issue.

Le président du FFS, Hocine Aït Ahmed, le rappelle ; il émet des doutes sur la volonté du régime d’entreprendre de sérieuses réformes qui déboucheront sur une vraie démocratie. «Le régime algérien, rompu à l’intrigue, n’a aucune volonté politique pour procéder à des réformes et aller vers la démocratisation du pays. On en parle (des réformes) à chaque fois qu’on ne sait pas que faire. Quand il y a eu de vraies réformes, ils ont fait une guerre pour les stopper. Je reste sceptique sur les capacités du régime à faire mieux que d’habitude», affirme-t-il dans une interview accordée, lundi dernier, au site La Nation. Pour M. Aït Ahmed, dont le parti a refusé de prendre part aux consultations sur les réformes politiques, le problème ne réside pas dans «les propositions et les déclarations». «Vous croyez que c’est une question de propositions, d’idées novatrices, de programmes ambitieux ? Nous avons fait des propositions, des déclarations, des lettres, des mémorandums…», note-t-il avant d’ajouter : «Il manque la volonté de faire les choses sérieusement. Il y a trop de mensonges, de dribbles, de jeux malsains. Ce pays croule sous les manigances et les coups tordus (…). 

Les vrais décideurs ont toujours imposé le savoir-faire de la police politique, sans oublier le rôle et la longue expérience de Bouteflika dans l’art de faire échec par la ruse et la violence à toute possibilité de démocratisation. Quand il n’y a plus de confiance, il faut d’abord restaurer la confiance. On n’imagine pas un dialogue sans ce préalable.» Mais le leader du FFS se montre disposé à contribuer à une sortie de crise si les conditions sont réunies : «Quand il y aura du nouveau, je me prononcerai. Pour l’heure, je n’en vois pas !» A l’occasion de la fête de l’indépendance, Hocine Aït Ahmed se dit émerveillé par les révolutions tunisienne et égyptienne et rappelle aussi une réalité : «Nous avons connu ce type de bonheur quand la liberté nous semblait à portée de main. Nous retrouverons ce sens festif de la lutte quand l’avenir semblera moins angoissant à la jeunesse. Les blessures infligées à ce pays sont trop profondes pour être contenues dans un ordre du jour simpliste. L’indépendance sans la liberté n’est plus vraiment l’indépendance.»


«Le climat sécuritaire est malsain dans tout le pays»


Le premier responsable du FFS appelle, dans la foulée, à la poursuite de la lutte politique : «On ne devient jamais définitivement un militant politique. On doit chaque jour réapprendre à le devenir ou à le rester.» H. Aït Ahmed refuse de polémiquer avec l’ancien président Ahmed Ben Bella qui lui a lancé des flèches dans sa dernière sortie médiatique : «Je laisse les bavardages aux bavards (…). L’histoire, on la fait d’abord, on l’écrit ensuite. Cela fait plusieurs mois que je travaille avec un groupe d’historiens français et algériens, jeunes et moins jeunes, sur ce que je sais et ce à quoi j’ai participé dans l’écriture de la Révolution et de la guerre d’Indépendance. Cela, je le dois à la mémoire de tous les patriotes et compagnons de lutte. De même que je le dois aux jeunes générations.»

A une question sur le climat sécuritaire, le président du FFS fait le lien entre la situation sécuritaire et le climat politique : «Comment voulez-vous avoir un climat sécuritaire sain dans un pays dont le climat politique est complètement pourri ? Le climat sécuritaire est globalement malsain dans l’ensemble du pays, avec quelques particularités locales ici et là.» En Kabylie et dans d’autre région du pays, relève-t-il, on assiste à une véritable entreprise de dépolitisation de la société «accentuée par la généralisation de la corruption et le banditisme» qui gangrène le pays.
M. Aït Ahmed termine son analyse sur une note d’espoir : «En ce 5 juillet, nous n’avons à célébrer que ce que la détermination des Algériens a pu préserver de toutes les entreprises destructrices du régime. Mais cette détermination obstinée (…) sera, malgré tous les obstacles, capable de construire une alternative démocratique à ce régime insoutenable.»
 

Madjid Makedhi
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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 19:12

 

Liberté

 

 
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Actualité (Mercredi 29 Juin 2011)

Nacer Boudiaf revient sur l’assassinat de Tayeb El-Watani
Négligences
Par : Nacer Boudiaf

Il y a quelques jours, un commissaire et des officiers de police à Constantine ont été condamnés par la justice algérienne, pour “des négligences qui ont entraîné le suicide d’un citoyen, en détention préventive”.

Comme le système chez nous est largement appuyé sur les deux poids, deux mesures, rien ne semble étonner que le même mot “négligence” ait été retenu par la commission d’enquête sur l’assassinat du président du Haut-Comité d’État, Mohamed Boudiaf, le 29 juin 1992, sans qu’aucun officier ne soit condamné pour les “négligences” ayant entraîné l’assassinat du chef de l’État.
Ainsi, des négligences qui conduisent au suicide d’un simple citoyen sont fermement condamnées par la justice d’un pays qui néglige ouvertement les négligences qui ont conduit à “l’acte isolé”, ayant entraîné l’assassinat en direct à la télévision du chef d’État qui a été appelé à la rescousse du même système qui n’a pas tari en matière de négligences.
À son époque, Clément Richard Attlee avait lâché une lourde sentence : “Aux moments décisifs de l’histoire, les mots sont des actes.” Et le lâche assassinat de Mohamed Boudiaf est intervenu à un moment décisif de l’histoire contemporaine de l’Algérie. Ainsi les mots “négligence” et “acte isolé” sont devenus des actes.
Des actes non pas seulement contre Boudiaf mais des actes contre le pays tout entier et particulièrement contre la jeunesse qui avait cru en l’espoir qu’il avait su susciter. Boudiaf est mort il y a déjà dix-neuf ans. Une bonne partie de la jeunesse ne le connaissait pas parce que le système éducatif de l’époque avait sciemment utilisé des négligences pour ôter de l’histoire les noms de Abane, Abbas, Boudiaf, Khider, Krim et bien d’autres hommes et femmes qui ont fait la glorieuse Révolution du 1er Novembre 1954. Cependant, les jeunes l’ont connu et même ceux qui étaient encore des enfants le jour de “l’acte isolé” ont appris à le connaître à travers les larmes que leurs parents ont versées le 29 juin 1992, en suivant les insoutenables images de la télévision, le jour de l’assassinat.
Négligence. C’était le mot que Boudiaf détestait le plus. Il n’a rien négligé dans la pénible préparation de la réunion des 22 qui a permis le déclenchement du 1er Novembre. Quand il a été sollicité par les plus hauts gradés de l’armée pour diriger le HCE, en janvier 1992, il avait exigé de rentrer en secret pendant 48 heures pour rencontrer beaucoup de personnalités de tous bords. Ainsi, il est rentré le 14 janvier. Il a rencontré beaucoup de gens puis il a décidé de rentrer le 16 janvier pour faire éviter la guerre civile à l’Algérie. Les négligences, il en a relevé énormément durant son bref séjour au sommet de l’État. Ce dernier ne le protège pas et le livre aux négligences qui ont conduit à son assassinat.
Ainsi, l’apparition et la disparition de Boudiaf confirment la lourde sentence prononcée par l’Allemand Willy Brandt en disant : “Les grands dirigeants viennent presque toujours du chaos, jamais de l’ordre établi.” Aujourd’hui, on commémore le dix-neuvième anniversaire de son lâche assassinat.
Depuis lors, certains qui étaient supposés chargés de sa sécurité et qui ont commis les “négligences”, ne sont plus de ce monde. Ceux qui sont encore parmi nous se retrouvent dans deux clans : ceux qui sont livrés à leur conscience et d’autres qui vivent encore des “négligences des autres”. En ce qui me concerne, et depuis le 29 juin 1992, je me suis assigné un devoir de mémoire, en publiant un livre intitulé Boudiaf, l’Algérie avant tout.
Enfin et au moment des consultations pour des réformes, je suggère de méditer cette sagesse de Confucius : “Si un État est gouverné par la raison, la pauvreté et la misère sont honteuses, si ce n’est pas la raison qui gouverne, les richesses et les honneurs sont honteux.”

 

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 00:34

 

 

TSA

L’Algérie n’est pas exposée à des séismes et tsunamis dévastateurs

Programme nucléaire algérien : la leçon à tirer du Japon

 

L’Algérie n’est pas exposée à des séismes et tsunamis dévastateurs comme ceux qui ont frappé le Japon et son programme nucléaire n’est pas menacé, a déclaré mardi à TSA, Hamou Djellit, chef  de département au Centre de recherche en astronomie astrophysique et géophysique (CRAAG). « L’Algérie n’est pas exposée à des séismes de magnitude supérieure à 7 sur l’échelle de Richter. Elle n’est pas exposée non plus, comme l’ensemble des pays de la Méditerranée à des tsunamis dévastateurs », a‑t‑il assuré.
 
Le séisme de magnitude 9 qui a frappé le Japon vendredi dernier et provoqué un tsunami et une catastrophe nucléaire, a relancé le débat en Algérie sur les tremblements de terre et leurs conséquences sur les habitations. Mais aussi sur les conséquences des séismes sur les installations nucléaires d’autant que l’Algérie ambitionne de construire des centrales nucléaires pour la production de l’électricité. « Les sites d’implantation des centrales nucléaires seront choisis en fonction de leur sismicité », explique M. Djellit qui fait partie de la commission chargée de mener le programme nucléaire algérien. « Ces sites ne sont pas encore choisis », précise‑t‑il.
 
Pour M. Djellit, la leçon à tirer du séisme qui a frappé le Japon est de « ne pas installer de centrales nucléaires près des côtes » pour éviter qu’elles soient endommagées en cas de tsunami. « Les centrales nucléaires doivent être suffisamment étanches pour résister à toute inondation », estime‑t‑il.
 
M. Djellit rassure que le bassin méditerranéen n’est pas exposé à des séismes et tsunamis majeurs. « Des traces de tsunamis ont été trouvées à Jijel, mais en Méditerranée, il peut y avoir des tsunamis mineurs qui peuvent menacer seulement les habitations situées tout près de la mer », ajoute‑t‑il.
 
La Méditerranée n’est pas assez profonde pour que des tsunamis majeurs puissent se développer et frapper les côtes sur des distances importantes, estime‑t‑il
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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 10:53
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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 22:16

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LES ALGÉRIENS SE RÉAPPROPRIENT LEUR MÉMOIRE
Demain,Yennayer...

 L'Expression

 

 


11 Janvier 2011 - Aujourd’hui c’est sans complexe qu’ils expriment toute la dimension sociale, économique et politique de cet événement enraciné depuis des siècles au plus profond de la société kabyle en particulier et amazighe en général.

Jour de l’An berbère, il coïncide avec le 12 janvier du calendrier grégorien qui correspond en 2011, à l’an 2961 du calendrier berbère. Il a la particularité d’être fêté autant par les populations berbérophones qu’arabophones. Au même titre que certaines fêtes religieuses officielles (Mouloud, Aïd, Achoura...) à la seule différence que celles-ci sont décrétées journées fériées.
Yennayer s’est taillé contre vents et marées, une place prépondérante au sein de la société algérienne moderne pour s’imposer comme élément identitaire et fédérateur incontournable sans pourtant bénéficier d’une reconnaissance officielle pour affirmer sans aucun doute son indépendance.
Une caractéristique de tout ce qui symbolise l’esprit de liberté et de tolérance. Tout ce qui ne rentre pas dans le moule de la culture institutionnelle que tendent à perpétuer les redoutables initiateurs de la pensée unique. Les détenteurs de ce pouvoir de décision fêtent, pourtant, eux aussi, cet événement.
Une contradiction qui est sans doute appelée à être rectifiée. Yennayer est tout le contraire de tout cela. Il traduit et rappelle des faits et gestes ancestraux à travers lesquels s’est forgée et a pris corps la nation algérienne dont la principale caractéristique demeure de hauts faits d’armes.
L’an zéro du calendrier berbère remonte à des événements marquants qui datent de l’époque de l’Egypte ancienne.
SheShonq 1er, prince de la tribu berbère des Mechaouech, qui a conquis le pays des Pharaons, est monté sur le trône pour y régner pendant 21 ans, de -945 à -924. Il est le fondateur de la 22e dynastie égyptienne. Il réunifia l’Égypte en l’an 950 avant J.-C puis envahit la Palestine pour s’emparer à Jérusalem, de l’or et des trésors du temple de Salomon.
Un événement parmi les plus anciens attestés par les premiers textes bibliques. Yennayer prend cependant toute sa dimension dans la relation qui l’unit au travail de la terre, le cycle des saisons...qui sont célébrés par des rites et coutumes qui témoignent d’une communion étroite entre les éléments naturels, le monde des morts et des vivants, que l’on qualifierait aujourd’hui de fusionnelle. La spécificité de Yennayer, à l’instar de «sebeiba» (fête célébrée chez les Touareg du Tassili N’Ajjers à Djanet) ou d’autres manifestations propres aux sociétés africaines traditionnelles, réside surtout dans sa manière d’investir l’espace de la vie quotidienne et de sa structuration du temps, marquée par une genèse: l’opposition nature-culture.
Le génie berbère mais aussi les contraintes liées à leur environnement (rudesse du climat, terres ingrates difficilement cultivables...) l’ont élevé à un rang de mode d’organisation sociale strict et codifié, marqué par des croyances païennes ou animistes qui réglementaient la vie des groupes ou des clans.
Aujourd’hui absorbées par la religion musulmane, elles attestent d’un Islam tolérant qui particularise la majorité de la population algérienne et la région du Maghreb.
D’Alger à Tamanrasset, de Annaba à Oran, d’est en ouest et du sud au nord, Yennayer sera célébré par l’ensemble de la population algérienne sans complexe et sans tabou.
Chaque région, sans distinction d’appartenance ethnique et dans toute sa diversité linguistique, exprimera toute la dimension sociale économique et politique de cet événement enraciné depuis des siècles au plus profond de la société kabyle en particulier et amazighe en général.

Mohamed TOUATI

 

 

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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 02:06

El Watan

Un enfant de 9 ans parmi les harraga

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le 02.01.11

Profitant d’une mer calme et des fêtes de fin de fin d’année, un groupe d’émigrants clandestins est parvenu à rejoindre sans encombre les cotes espagnoles.

Partis la nuit du 31 décembre depuis la plage de Seddaoua, plage relevant de la commune de Sidi Lakhdar, à 50 km à l’est de Mostaganem, les 9 passagers ont rejoint la côte dans la région de Carthagène.

Une fois à terre et parfaitement rassurés, ils ont put joindre au téléphone leurs familles restées au pays. Leurs proches étaient très inquiets car parmi les partants il y avait un enfant d’à peine 9 ans d’âge.

L’autre particularité de cette nouvelle embardée, serait la présence parmi les partants d’une personne à la taille atypique. Une information qui, si elle était dévoilée, faciliterait l’identification de cette personne.

Par ailleurs, le même jour, une autre équipée composée de 6 personnes a également pris le large à partir du même endroit. Toutefois, à ce jour, aucune information les concernant n’est parvenue à leurs proches qui craignent que les leurs ne soient tombés dans les filets des gardes cotes espagnols.

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 20:16
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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 23:22

 

RADAR (Dimanche 31 Octobre 2010)

 

Assassiné en 1982 par des intégristes islamistes
Le village de Tiferdoud se souvient de Kamel Amzal
Le village Tiferdoud, dans la commune d'Ath Bouyoucef, situé dans la région d’Aïn El-Hammam, wilaya de Tizi Ouzou, organise, du 31 octobre au 2 novembre, la commémoration du 28e anniversaire de l'assassinat de l’étudiant Amzal Kamel, ravi à la fleur de l’âge par un groupe d’intégristes islamistes à la cité universitaire Taleb-Abderrahmane de Ben Aknoun, sur les hauteurs d’Alger. Un crime resté jusqu’à présent impuni. L’association de son village portant son nom va donc lui rendre hommage pour son combat pour l’amazighité et la démocratie. Au programme, expositions jumelées sur le défunt et les martyrs du village durant la guerre de Libération nationale, pièces de théâtre, gala et dépôt de gerbes de fleurs sur la tombe du martyr de la démocratie .
Liberté
Actualité (Dimanche 31 Octobre 2010) 

TÉMOIGNAGES ET HOMMAGES SE SUCCÈDENT À LA VEILLE DU 1er NOVEMBRE
Abane Ramdane : un monument de l’Histoire consacré
Par : Samir LESLOUS
 

C’est la veillée d’armes à Azouza. Et pour cause, le musée Abane-Ramdane sera enfin inauguré ce 1er novembre.

Annoncée initialement pour le 20 août dernier, mais reportée pour de multiples raisons, l’inauguration du musée Abane-Ramdane, l’architecte du congrès de la Soummam, aura enfin lieu ce 1er novembre, date de la célébration du déclenchement de la révolution.
À Larbâa n’ath Irathen, et surtout à Azouza, village natal de ce révolutionnaire hors pair, assassiné le 27 décembre 1957 à Tétouan par Boussouf, comme en témoignent de nombreux écrits consacrés à cet épisode noir de l’histoire d’Algérie, les préparatifs tirent déjà à leur fin.
Depuis quelques jours déjà, le très actif comité de village d’Azouza, qui a déjà pris l’initiative, il y a deux ans, d’ériger deux fresques, à l’entrée et à la sortie du village, à l’effigie d’Abane, s’échine, en collaboration avec l’APC de Larbâa n’ath Irathen, à préparer les conditions du déroulement de cette cérémonie qui s’annonce déjà grandiose.
À Tighilt Oufella, au cœur du village Azouza, les travaux de restauration et de transformation de la maison natale d’Abane Ramdane en musée, sont achevés depuis déjà juin dernier, nous informe le président de l’APC de Larbâa n’ath Irathen, Hocine Lounis, qui nous rappelle, au passage, qu’initialement son inauguration était prévue pour le 20 août dernier, mais elle a été reportée à cause de la coïncidence de cette date avec le début du mois du ramadhan. Mais ce report ne semble pas être inutile tant il a permis d’éviter les précipitations de dernières minutes et, du coup, de préparer avec beaucoup de minutie l’inauguration de ce musée, dont le coût de réalisation s’élève à 18 millions de dinars, dont 12 millions sont prélevés sur les plans de développement communaux, et 6 millions de dinars au titre de la contribution de la direction de la culture. 
En effet, durant ce week-end, il ne restait que des drapeaux à accrocher ici et là, quelques travaux d’embellissement et de nettoyage aux alentours de ce monument historique composé de deux salles, l’une pour les archives et l’autre pour les expositions, ainsi qu’une bibliothèque.  Ce qui continuait d’ailleurs à se faire avant-hier, vendredi, dans une grande effervescence et une festive ambiance villageoise qui a réuni des jeunes et vieux qui ne ratent guère la moindre occasion pour exprimer leur fierté d’appartenir à ce village qui a vu naître celui qui a posé les jalons de la victoire algérienne contre le colonialisme français. Hier, c’était déjà le début des festivités culturelles et sportives dont certaines se déroulaient à Azouza et d’autres à l’ex-fort national.  Au programme d’aujourd’hui, dimanche, c’est une veillée religieuse, Fidia, qui est prévue dans la demeure natale d’Abane et ce, en plus de l’inauguration, dans la matinée, de cinq foyers de jeunes dans la commune.
Pour le lundi, ce sont au moins 2 000 personnes qui sont déjà invitées à la cérémonie d’inauguration de ce musée érigé en monument historique national, nous a expliqué, hier, le maire de Larbâa n’Ath Irathen, Hocine Lounis, précisant que c’est le nouveau wali de Tizi Ouzou qui procédera à l’inauguration du musée.
Des personnalités historiques, des responsables d’administration, ainsi que les membres de la famille révolutionnaire, des élus, des animateurs de la société civile, du mouvement associatif et, sans doute, de nombreux anonymes seront
également à ce rendez-vous avec l’histoire de cet homme qui a su, à lui seul, rassembler les forces patriotiques nationales, les organiser et les mettre au service de la révolution algérienne.
Ce même homme, dont le musée porte le nom, sera désormais là, au-delà d’un simple hommage à l’homme et l’œuvre, mais comme instrument de lutte contre l’oubli sinon contre toute tentative de falsification de l’histoire.

 

 

Actualité (Dimanche 31 Octobre 2010)

 

ATH YANNI (Tizi Ouzou)
Hommage à Mohamed Arkoun
Par : Limara B.
 

L’espace culturel Mouloud-Mammeri abrite une série d’activités en hommage à l’un des meilleurs enfants du village de Taourirt-Mimoune, penseur et intellectuel universel, en l’occurrence Mohamed Arkoun. Des banderoles et des affiches annoncent, depuis une semaine, la manifestation culturelle coïncidant avec le 40e jour de la mort de M. Arkoun. “Mourir ainsi, c’est vivre”, dirait Kateb Yacine. D’abord c’est sous un décor d’arrière-plan artistique que la scène de l’espace est mise sur pied : l’œuvre d’un artiste peintre, Azouaou Mammeri, petit-fils du précurseur de l’art pictural du XIXe siècle qui porte le même nom se fait (re)découvrir par les enfants des collines oubliées. Après bien sûr une minute de silence à la mémoire de l’enfant chéri des Ath Yanni, pour marquer cette commémoration, Slimane Hachi a tenu à lui rendre hommage à sa manière, en invitant un de ses amis du Maroc et non moins disciple de Mohamed Arkoun. Youcef Nacib et Rachid Bellil devraient être présents, mais c’est un autre représentant du Centre national des études historiques qui a tenu à accompagner Slimane Hachi, Abdeslam Chedadi lui rendra aussi hommage, après la projection d’un film portant sur sa dernière interview sur le Grand-Maghreb tel que le philosophe et islamologue l’avait souvent souhaité.
L’émotion était à son comble quand l’ami et le disciple marocain intervient presque en membre de la famille Arkoun, il le présentera en référence à une “illustre figure de proue du dialogue des civilisations et ce défenseur acharné d’un islam de tolérance et de lumière”. Da Gana Mammeri évoquera en bon orateur une tranche de la vie que tout le monde à Béni Yenni voudrait entendre. “Une enfance où des questionnements sur la vie, la philosophie et d’autres questions au-delà des jeux d’enfants occupaient leur quotidien”. Les intervenants, en présence des autorités locales, insistaient sur le fait que “les livres de Mohamed Arkoun brillent par leur absence des étals de nos bibliothèques, alors que dans le monde entier, son œuvre est une référence”, comme le souligne un médecin dans une salle archicomble où des jeunes, moins jeunes et personnes âgées étaient au rendez-vous. “Être enterré au Maroc constituait une incompréhension pour certains”. Zaïm Al-Machlaoui, son ami du Maroc, dira qu’il avait toujours “considéré le Maghreb uni comme une seule terre”, et un vieux compatriote des collines oubliées ajoutera : “Tout nous rassemble avec les Marocains et cela ne pourrait constituer un complexe”. Sur le vif, une fresque sera soigneusement achevée en son honneur. “Cher professeur nous ne t’oublierons jamais”.
Né en 1928, au village de Taourirt-Mimoune, dans la commune de Béni Yenni, Mohamed Arkoune a d’abord débuté son parcours scolaire à l’école du village, comme tout le monde, avant d’entamer ses études supérieures en lettres arabes et en philosophie à Alger puis à La Sorbonne. Il y décroche ainsi son doctorat et s’y installe en enseignant d’histoire de la pensée islamique dans un esprit cartésien. Il représente un modèle de référence et de renommée internationale compte tenu de sa riche bibliographie qui défraie toute chronique, notamment dans son combat pour la liberté de penser ; penser un islam ouvert sur la modernité et contre ceux qui l’ont voué à la léthargie.  Les représentants associatifs de la daïra de Béni Yenni promettent de revenir pour d’autres activités aussi riches que variées.

 
 
 
 
 
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