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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 19:59

 

 

Erdogan a oublié de dire aux Tunisiens qu'avant de parvenir à un islam moderne et tolérant de la Turquie d'aujourd'hui, il a fallu tout de même la révolution d'AtaTurk (Mustafa Kemal) ! Le Dil Devrimi ! On ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs, ni de révolution moderne avec des salafistes.

 

La réforme d'Atatürk (Dil Devrimi)

 

http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/asie/turquie_2revolution_lng.htm

 

 

 

 

L'Expression

IL A LANCÉ UN MESSAGE RASSURANT SUR L'ISLAM POLITIQUE

Erdogan Séduit les Tunisiens

M.Erdogan accueilli à l'aéroport de Tunis par son homologue tunisien, Beji Caïd EssebsiM.Erdogan accueilli à l'aéroport de Tunis par son homologue tunisien, Beji Caïd Essebsi

«Islam et démocratie ne sont pas contradictoires. Un musulman peut gérer un Etat avec beaucoup de succès», a déclaré M.Erdogan, à l'issue d'un entretien avec son homologue tunisien Béji Caïd Essebsi

Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, en visite en Tunisie, a assuré jeudi «qu'Islam et démocratie n'étaient pas contradictoires», un message clair dans un pays qui s'apprête à aller aux urnes le 23 octobre, pour un scrutin où les islamistes apparaissent favoris. «Islam et démocratie ne sont pas contradictoires. Un musulman peut gérer un Etat avec beaucoup de succès», a déclaré M.Erdogan, dirigeant d'un parti islamo-conservateur, à l'issue d'un entretien avec son homologue tunisien Béji Caïd Essebsi. «La réussite du processus électoral en Tunisie va montrer au monde que la démocratie et l'Islam peuvent aller ensemble», a-t-il insisté, alors que le mouvement islamiste tunisien Ennahda (Renaissance) suscite de fortes craintes dans les milieux laïcs et intellectuels tunisiens. Une assemblée constituante chargée de rédiger une nouvelle constitution doit être élue le 23 octobre en Tunisie, neuf mois après la chute de Zine El Abidine Ben Ali, chassé par un soulèvement populaire sans précédent. Les islamistes d'Ennahda, mouvement interdit et réprimé sous le régime Ben Ali, apparaissent comme les grands favoris du scrutin. Ils se réclament ouvertement du modèle turc, et leur chef, Rached Ghannouchi, était présent mercredi soir pour accueillir M.Erdogan à sa sortie de l'aéroport de Tunis. Jeudi après-midi, M.Erdogan a rencontré les chefs des principaux partis politiques tunisiens, à commencer par ceux d'Ennahda. «Nous avons parlé de l'actualité tunisienne, et donc des élections», a déclaré à l'AFP Samir Dilou, membre de la direction du mouvement, qui a cependant refusé de voir dans les déclarations de M.Erdogan un soutien à Ennahda.
«Le Premier ministre turc est une personnalité intelligente et se garde bien de faire de l'ingérence dans la vie politique tunisienne. Nous-mêmes ne l'accepterions pas», a-t-il déclaré. «Nous respectons le choix des Tunisiens et quel que soit le parti qui sera élu, nous aurons avec lui une bonne relation», avait auparavant déclaré M.Erdogan.
«La Turquie est un poids lourd. Ce n'est peut-être pas tout à fait innocent pour M.Erdogan de venir en Tunisie à un mois des élections, il lance un message rassurant en direction de l'opinion publique: ne craignez pas Ennahda», estime cependant l'analyste Fayçal Cherif. «Ankara endosse depuis quelque temps le rôle de parrain dans les pays arabes. Cette position s'est renforcée avec la ligne adoptée par la Turquie vis-à-vis d'Israël», ajoute M.Cherif. De fait, M.Erdogan a également réitéré jeudi ses avertissements à l'Etat hébreu. «Israël ne pourra plus faire ce qu'il veut en Méditerranée, et vous verrez des navires militaires turcs dans cette mer», a-t-il déclaré. «Les relations avec Israël ne pourront pas se normaliser tant qu'Israël ne présente pas ses excuses concernant la flottille, ne dédommage pas les familles des martyrs et ne lève pas le blocus à Ghaza», a poursuivi M.Erdogan. Un raid israélien sur un navire turc en route vers Ghaza avait coûté la vie à neuf Turcs le 31 mai 2010. Israël refuse de présenter des excuses pour cette opération, à la colère d'Ankara.
Le Premier ministre turc a déjà exprimé en Egypte, première étape de son voyage, de virulentes critiques contre Israël et affirmé que la reconnaissance d'un Etat palestinien était «une obligation».
Les instances transitoires de Tunisie ont adopté en juillet un «pacte républicain» interdisant notamment toute normalisation des relations avec l'Etat hébreu.
M.Erdogan était hier en Libye, dernière étape de sa tournée dans les pays du «Printemps arabe».

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