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Un des objectifs est de reconstituer la grande confédération qui regroupait les 14 aarchs des Iflisen Umellil avant la colonisation française. Le but est de rétablir les liens interrompus et de promouvoir la solidarité inter-arche. Nous visons également à consolider les liens entre la diaspora et leur région d'origine. Réecrire l'histoire des Iflisen et préserver leur patrimoine matériel et immatériel .

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« L’Algérie est responsable des essais nucléaires après l’indépendance »

al khabar 20 juin

la une 

Mohamed Bendjabbar, à El Khabar :
«  L’Algérie est responsable des essais nucléaires après l’indépendance »

Le président de l’association des victimes des essais nucléaires dans le Sahara algérien, M Mohamed Ben Djebbar a considéré que les indemnisations décidés par le ministère français de la défense pour les victimes des essais nucléaires en Algérie et en Polynésie étaient « insuffisantes », puisqu’elle omettait les centaines de victimes qui ont été exposées depuis 1962 à ce jour aux radiations en Algérie ».
M Ben Djebbar qui vit, actuellement, à Oran est « la seule victime officielle en Algérie »  des essais nucléaires français et ce, en a qualité de membre de l’association des victimes des essais nucléaires français, fondée le 22 décembre 2002, dans laquelle il milite depuis des années en compagnie de ses fondateurs français et polynésiens, pour arracher aux autorités françaises une reconnaissance des dommages causées pas ces expériences. Il n’existe, en Algérie, aucun citoyen reconnu officiellement comme une victime des essais nucléaires et chimiques effectués par les français entre 1960 et 1966. M Ben Djebbar qui a participé à la fondation de l’association que Zerhouni a refusé d’accréditer, trouve que le ministère des moudjahidines en charge du dossier des victimes des essais nucléaires n’a rien apporté de nouveau, ajoutant que « premièrement, les essais se sont poursuivis jusqu’en 1966, l’armée française a, ensuite, procédé, sur le sol algérien, à des essais chimiques jusqu’en 1968. Logiquement les victimes des essais postindépendance n’ont aucun lien avec le ministère des moudjahidines. Tout ce que ce ministère a fait n’a pas dépassé le cadre des « zerdates »  rencontre et des cérémonies. Selon notre interlocuteur le dossier aurait du revenir aux ministères de la santé et à celui de  l’environnement, étant donner que ces dommages ont touché les citoyens algériens et même les africains qui transitent par le Sahara, ainsi que les milliers de km2  de désert toujours exposées aux radiations ».
M Ben Djebbar a, également, fait part de sa conviction que le gouvernement algérien n’a rien fait de concret qui puisse laisser penser qu’elle veuille arracher une reconnaissance au gouvernement français. La question des essais nucléaires et chimiques en Algérie n’ont jamais été un dossier diplomatique entre les deux pays, la raison en est, selon lui, que l’Algérie porte la même responsabilité que la France sur ce qui s’est passé après 1962, puisque tous les essais effectués après cette date ont été fait avec son consentement, il n’y a aucun doute la dessus ».
Il cite dans ce contexte le nom de dizaines de ses camarades militaires et des habitants du Sahara qui sont décédés et dont il est persuadé que ce sont eux aussi des victimes, « mais il ne sont inscrits nulle part comme étant des victimes des essais, étant donné le fait que nous n’avons pas, en Algérie, d’organisations officielles ou autres qui en aurait la charge. Je peux dire que je suis le seul à être reconnu officiellement comme une victimes des radiations ».
Rappelons que M Ben Djebbar, est un ancien moudjahid qui a servi dans les rangs de l’armée de libération nationale, qui a été désigné en 1968 pour administrer en compagnie d’officiers er de soldats,  les structures utilisées par la France aux cours des essais nucléaires, avant d’être mis à la retraite après avoir été victimes des radiations. Il a, par la suite, été soigné aux frais du gouvernement algérien, à l’hôpital militaire du « Val de Grace ».

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