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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 22:50

 

 

Alors que toute la Kabylie grelottait cet hiver, le pouvoir exporte des milliards de m3 de gaz vers l'Europe !

 

 

 

Al Khabar

 

 

vendredi 27 avril 2012
Les habitants de la Sardaigne ne sont pas opposés au passage du gazoduc algérien par leur ile
Le gouvernement italien finalise les procédures de lancement du projet Galsi

Le ministre italien du développement économique Corrado Passera, a assuré que son gouvernement était en passe de finaliser les procédures pour débuter les travaux de réalisation du gazoduc Galsi à travers lequel il est prévu l’Algérie exporte 8 milliards de m3 de gaz naturel par an à l’Italie, alors qu’un sondage des habitants de la Sardaigne a indiqué que la majorité ne s’opposaient pas au passage du gazoduc par leur ile.

Le ministre italien a souligné lors de son audition par une commission parlementaire italienne chargée de l’industrie « nous sommes en passe de finaliser les procédures d’octroi des agréments pour le projet Galsi. Cette déclaration intervient après la circulation d’une information sur un accord de principe entre l’Algérie et l’Italie pour relancer le projet du gazoduc reliant l’Algérie et l’Italie via la Sardaigne et l’accélération de sa réalisation après un retard en raison de problèmes dont des différents au sujet de son tracé. Le projet avait besoin d’une volonté politique des deux cotés pour le sortir de l’impasse, sachant que l’année 2012 prévoit d’importants défis pour ce projet, particulièrement après l’accélération du rythme du projet gazier russe « South Stream » qui approvisionnera l’Italie en gaz russe à la fin de l’année en cours. Le projet Galsi est considéré comme le deuxième projet de gazoduc transportant du gaz algérien en Italie. Il diffère du premier gazoduc « Enrico Mattei » étant un gazoduc direct reliant l’Algérie à l’Italie sans passer par la Tunisie.

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 21:31

TSA

 

Nouvelle visite d’un responsable américain à Alger

 

Raymond Maxwell, sous‑secrétaire d'État adjoint américain pour le Maghreb est en visite à Alger. Il a été reçu ce mercredi 2 novembre par Abdelkader Messahel, ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, à Alger. L’agence APS, qui a donné l’information, n’a fourni aucun détail sur cette visite. Même discrétion à l’Ambassade des États‑Unis à Alger où une source a indiqué à TSA que le déplacement était prévu de longue date. Il ne serait donc pas lié à la situation actuelle dans le Maghreb.
Mais il est difficile de voir dans ce déplacement une simple visite technique prévue depuis longtemps. D’autant qu’il intervient une semaine après celui d’un autre responsable du Département d’État américain. Jeffrey D. Feltman, secrétaire d'État adjoint américain pour les affaires du Proche‑Orient et l'Afrique du Nord, était à Alger la semaine dernière. Au cours d’une conférence de presse, il avait appelé les dirigeants algériens à écouter la voix du peuple dans le processus de conception des réformes politiques actuellement en cours en Algérie. « Nous pensons que l'Algérie comme tout autre pays doit répondre aux aspirations de son peuple », a‑t‑il indiqué.
Le responsable américain a fait cette déclaration alors que les députés de l’APN discutent actuellement de plusieurs projets issus des "réformes politiques" de Bouteflika. Comprendre : pour les Américains, le gouvernement algérien ne doit pas se contenter des réformes actuelles issues essentiellement des propositions de la commission Bensalah. « Les Américains semblent dire aux Algériens : nous sommes avec vous, mais faites de vraies réformes. Mais les Algériens ne veulent retenir que la première partie de la phrase », résume un politologue, spécialiste du Maghreb.
En effet, si l’Algérie reste un partenaire important pour les États‑Unis en matière de lutte contre le terrorisme, l’évolution de la situation dans notre pays n’est pas du tout rassurante pour Washington. L’Algérie vit une situation d’instabilité sociale et politique depuis plusieurs mois. Sans les milliards de dollars de subvention des produits de première nécessité, le front social se serait embrasé. Faute de réformes, l’économie algérienne ne tient que grâce au maintien à un niveau élevé des prix du pétrole. Or, en plus des risques pour l’Algérie, la réussite des processus démocratiques en Tunisie et en Libye et la stabilité au Maghreb pourraient être menacées par la persistance de l’instabilité en Algérie. C’est surtout cette perspective qui inquiète les Américains.
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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 19:57

Cap Djinet (Ex Rusubicarri, ex Cissi)

 

 

 

 

 

 

 

Phare de Dellys (Ex Rusuccuru)

 

par soofiane35

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 06:14

 

 

 

 

 

La ville de Palestro italienne

Localisation de Palestro

 

Palestro est une petite ville italienne, située dans la province de Pavie et la région de Lombardie. Ses habitants sont appelés les Palestresi.
La ville s'étend sur 18,7 km² et compte 2 063 habitants depuis le dernier recensement de la population. La densité de population est de 110,3 habitants par km² sur la ville.
Entourée par Vinzaglio, Robbio et Confienza, Palestro est située à 9 km au Sud-Est de Verceil la plus grande ville à proximité.
Située à 121 mètres d'altitude, la ville de Palestro a pour coordonnées géographiques Latitude: 45° 18' 8'' Nord
Longitude: 8° 31' 57'' Est.
Le maire de Palestro se nomme Maria Grazia Grossi Tinti.

 

 

Bataille de Palestro en Algérie:

 

L'embuscade de Palestro de 1956 s'est déroulée durant la Guerre d'Algérie, à Ouled Djerrah dans la région de Palestro (aujourd'hui Lakhdaria) en Kabylie.

Selon l'historien Benjamin Stora : « Palestro restera comme la plus célèbre embuscade de la guerre, le symbole de ce qui peut arriver de pire: l'attaque surprise, l'impossibilité de se défendre, la mutilation des cadavres »[1]. En avril 1956, les premiers rappelés débarquent en Algérie. Dans la nuit du vendredi 18 mai 1956 au samedi 19 mai 1956, la 2e section du 9e régiment d'infanterie coloniale commandée par l'aspirant Hervé Artur, avec les sergents Serge Bigot et Alain Chorliet, est prise en embuscade par des combattants de l'Armée de libération nationale sous les ordres du lieutenant Mustafa « Ali » Khodja. Le combat de type guérilla dure moins de vingt minutes, il se solde par une victoire de l'ALN



 

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 06:09

 

source : http://algerazur.canalblog.com/archives/2011/03/19/20602403.html

 

 

Emigration italienne en Algérie...

 

P_cheurs_napolitain___Tipasa

                               Pêcheurs napolitains à Tipasa

L’émigration italienne de 1830 à 1914 - vers l’Algérie Depuis le moyen âge des relations amicales se sont développées entre les Italiens et les habitants de l’Afrique du Nord avec des périodes de conflits épisodiques suivies de trêves ou chaque camp essaie de récupérer ses ressortissants captifs ou esclaves. A partir du XVIème siècle l’activité des corsaires barbaresques s’amplifie et les Italiens redoutent les raids fréquents sur leurs rivages qui prennent en otages puis en esclavage à Tunis et Alger les personnes capturées. (voir l’histoire de Procida). Plus de 2000 italiens étaient retenus en captivité dans l’espoir de rançons ou autres et de même Livourne, Naples, Gènes, avaient des prisonniers Nord Africains. (Lire l’histoire du colonel Yusuf 1808-1866 né à Livourne…). En 1622 un corsaire renégat Picinini fit édifier à Alger une mosquée qui devint au XIXème siècle l’église de Notre Dame des Victoires dans le quartier de la marine où se sont déroulés tous les événements religieux: baptêmes, mariages, enterrements au XIXème de nos ancêtres ( archives actuellement à Nimes):

http://storage.canalblog.com/64/97/281248/55543803.pdf .

 

En Algérie et plus particulièrement dans le golfe de Stora les pêcheurs européens ont précédé de très loin les colons et même l'armée française car bien avant 1830 la faune marine, très riche en espèces, avait attiré d'importantes flottilles de diverses nationalités. C'est ainsi que des escadrilles marseillaises et génoises vinrent pendant des siècles pour la récolte du corail et des éponges qui se trouvaient disséminés sur la côte. De même les habitants des îles de Procida, d'Ischia et de tous les villages du golfe de Naples s'engageaient très nombreux au service des armateurs pour la pêche en Algérie. Ces Italiens venaient sur la côte orientale relâcher pendant une semaine ou plus durant la belle saison, pêchaient aux abords immédiats de la côte, débarquaient le produit de leur pêche dans une baie déserte, séchaient leurs filets, salaient leurs poissons et repartaient tout aussitôt pour leur port d'attache. Et cela malgré l'insécurité qui régnait sur ces rivages à l'époque aux mains des Turcs. Les pratiques s'élargirent pourtant: au lieu de relâcher pour peu de temps, Napolitains, Génois, Siciliens commencèrent à s'installer par petits groupes pour toute la belle saison dans les criques. Les hommes venaient seuls, sans femmes, et dormaient dans les barques tirées au sec. Assez vite quelques-uns d'entre eux s'installèrent à demeure mais pendant plus d'un demi-siècle d'autres continuèrent à venir pêcher en été seulement. C'est ainsi qu'en 1864 les Italiens constituaient la majorité de la population maritime de l'Algérie.

Source :www.procida-family.com/

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 06:02

 

source :

http://fr.wikipedia.org/wiki/L'italiana_in_Algeri

L'italiana in Algeri L'Italienne à Alger

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

L'italiana in Algeri (L'Italienne à Alger) est un opéra italien en deux actes de Gioachino Rossini.

L'italiana in Algeri est le premier opéra-comique que Rossini écrit peu après sa première œuvre développée, Tancredi. L'histoire est celle d'Isabella, une Italienne partie en Algérie pour rendre la liberté à son amant, Lindoro, qui est devenu esclave d'un homme de grande importance dans le pays, Mustafa. L'héroïne tente aussi de réconcilier Mustafa avec sa femme, Elvira.

La partition requiert des chanteurs une très grande habileté et volubilité. Par exemple, dans le duo de Mustafa et Lindoro, Se inclinassi a prender moglie et la hauteur des notes que chante Elvira, tels dans l'introduction et le finale du premier acte. L'œuvre contient également de beaux airs, tels celui d'Isabella, Cruda sorte ! Amor tiranno !, et celui de Lindoro, Languir per una bella. La mélodie de l’ouverture est également assez connue.

Cet opéra, écrit en 1813 pour le théâtre San Benedetto à Venise, est considéré comme la première comédie « développée » de Rossini, puisque ses opéras précédents (à l'exception de Tancredi et peut-être Demetrio e Polibio) sont très courts et souvent ne contiennent qu'un seul acte, tels que La scala di seta, Il signor Bruschino, L'equivoco travagante, La cambiale di matrimonio, La pietra del paragone et L'occasione fa il ladro.

Rossini, en effet, se répète souvent dans son travail : il lui arrive fréquemment de réutiliser des morceaux de ses œuvres pour en écrire de nouvelles. Les exemples de cette pratique sont nombreux. Ainsi, l'ouverture de son opéra Otello, osia Il Moro di Venezia ressemble à celle de Il turco in Italia. Dans Armida et L'italiana in Algeri, on retrouve des traces de La Cenerentola. L'ouverture de Il barbiere di Siviglia a été composée pour Aureliano in Palmira. On retrouve aussi la même mélodie dans La Cenerentola (Non più mesta) et dans Il barbiere di Siviglia (Cessa di più resistere).

 

 

 

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 05:29

 

 http://www.afrik11.com/portal/zidane-et-materazzi-ont-fait-la-paix.html

 

Zidane et Materazzi ont fait la paix

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Zinédine Zidane

Zinédine Zidane

Annoncée par le journal espagnol Marca il y a quelques semaines, l’information est désormais confirmée.

Zinédine Zidane et Marco Materazzi ont fait la paix en marge du match de Ligue des Champions entre le Milan AC et le Real Madrid (2-2). Le défenseur de l’Inter en a parlé jeudi sur Mediaset. Selon lui la rencontre a eu lieu le 3 novembre dernier à l'hôtel dans lequel le Real séjournait. Zidane accompagnait les Merengue tandis que Materazzi était venu saluer son ancien coach José Mourinho.


 

 

 

 

source : http://www.rtl.fr/actualites/sport/football/article/zidane-et-materazzi-ont-fait-la-paix-selon-marca-7634440668

Vidéo
FOOTBALL

Zidane et Materazzi ont fait la paix selon "Marca"

Créé le 04/11/2010 à 18h28

L'image du fameux coup de boule de Zidane sur Materazzi en finale du Mondial 2006

L'image du fameux coup de boule de Zidane sur Materazzi en finale du Mondial 2006 / AFP/J.Macdougall

Le quotidien espagnol Marca rapporte dans son édition de jeudi que Zinédine Zidane et Marco Materazzi ont fait la paix mercredi soir à Milan, avant le match de Ligue des champions AC Milan-Real Madrid, plus de quatre ans après le fameux coup de tête de la finale France-Italie du Mondial 2006. "Je suis content pour eux, c'était l'heure. Ils ont bien fait", a commenté le président de l'Inter Milan (où joue Materazzi), Massimo Moratti. Aucun des deux joueurs n'a démenti ni confirmé l'information.

Les deux joueurs se seraient rencontrés avant le match de Ligue des champions AC Milan-Real Madrid, mercredi, dans l'hôtel qui accueillait les Madrilènes. Materazzi était venu saluer José Mourinho, son entraîneur les deux saisons précédentes à l'Inter, aujourd'hui au Real. Zidane est lui conseiller du président madrilène, Florentino Perez.
  
Selon Marca, après un premier contact froid, Zidane et Materazzi auraient discuté avant de "conclure un traité de paix". "La scène s'est terminée par une  affectueuse embrassade: le passé est oublié", a conclu Marca.
  
Après la finale, gagnée aux tirs au but par l'Italie, des supputations avaient agité la presse internationale pendant plusieurs mois pour savoir les mots de Materazzi à Zidane qui avaient provoqué le coup de tête (et l'exclusion  du Français), sans que soit découvert le pot aux roses.

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 04:53

 

 

 

 

Source: http://www.siwel.info/Milan-2e-festival-amazigh-du-19-au-22-mai_a1356.html

Milan : 2e festival amazigh du 19 au 22 mai

19/05/2011 - 15:10


 

MILAN (SIWEL) — C'est aujourd'hui que débute le 2ème festival amazigh de Milan. Un festival consacré à l'art, la culture et le spectacle berbère.


 

Festival berbère à Milan 1er édition (PHOTO: DR)
Festival berbère à Milan 1er édition (PHOTO: DR)
Au programme

Jeudi 19 mai

20h45 - Table ronde à la Maison de la culture (via Borgogna 3)

Sur le thème de : " Les Berbères dans la nouvelle Afrique du Nord "
avec la participation de :
- Ferhat Mehenni (président du Gouvernement provisoire de la Kabylie)
- Ali El Idrissi (professeur d'université et historien de la guerre du Rif)
- Vermondo Brugnatelli (professeur agrégé de Langues et Littératures Etrangères de l'Afrique du Nord)

Vendredi 20 mai

10:00 Université de Milano-Bicocca (Aula Massa - Piazza Ateneo Nuovo, 1)

Projection de deux courts métrages :

- Le tuteur de madame la ministre (par et avec Djamila Amzal)
- les musulmans dans une église (Zakaria Bakkal)

20:30 au siège de « Associazione Culturale Berbera (via Oglio 21)

Projections du film de Hmimi Brahimi, Kabylie.

Samedi 21 mai

16:30 Chambre du Travail (Corso Porta Vittoria, 43)

Projection du film de Azzedine Meddour, la montagne de Baya.

18h00-22h30 Chambre du Travail (Corso di Porta Vittoria, 43)

6 concerts de musique berbère et de la Méditerranée

• Saghru Band (Saghru de la montagne, un bastion de la résistance, Maroc)
• Moha Mallala ( chanteur et peintre de Ouarzazate, Maroc)
• Jazira feat Kiki & Malika Ferhat (chants et danses de la Kabylie - Algérie)
• Aseklu (Mohamed El Khattabi - Ouarzazate, Maroc)
• Walmas Imazighen (Oulmes, Maroc)
• Fates Ali (Zuara, Libye)

Dans l'intervalle: dégustation de plats berbère

Dimanche 22 mai

11:00 Association culturelle berbère à (via Oglio 21)
Rencontre sportive. Avec des équipes constituées d'Imazighen contre des équipes constituées de nationalités diverses.

Il faut savoir que l'organisateur de ces rencontres est Vermondo Brugnatelli, un linguiste, écrivain et conférencier italien, considéré comme l'un des plus grands érudits des langues berbères. Il est président de l'Associazione Culturale Berbera ( Association culturelle berbère) et a encouragé la publication "Awal n tmazight" (La voix berbère).


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SIWEL 191510 MAI11
 
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Source :http://www.mostaganem.maghrebcity.com/comment/29930
 
Vermondo Brugnatelli, linguiste milanais, spécialiste des langues chamito-émitique vient d'éditer un nouveau livre de Lionel Galang .

Lionel Galand présente son nouveau livre «Regards sur le berbère» à Tamazgha

Onglets principaux

Regards sur le berbère

A l’occasion de la sortie du livre, l’association parisienne Tamazgha organise une rencontre avec l’auteur et l'éditeur.

Lionel Galand est l’un des plus éminents spécialistes du berbère et du libyque, son nouveau livre s’intitule Regards sur le berbère, il y fait le point sur les principaux problèmes de la linguistique berbère.

Le chercheur vient présenter cet ouvrage aux côtés de son éditeur Vermondo Brugnatelli, également linguiste, spécialiste des langues chamito-émitique. Débat avec Lionel Galand et Vermondo Brugnatelli

Vendredi 29 octobre 2010 à 19h, Local associatif du 12 rue du Moulin des Lapins, Paris (métro Pernety)

 

Lionel GALAND, correspondant de l’Institut de France et membre étranger de l’Académie royale des Pays-Bas, a été professeur de berbère à l’Institut des hautes études marocaines de Rabat, puis à l’Ecole nationale des langues orientales vivantes (aujourd’hui INALCO, Paris) et directeur d’études de libyque et berbère à l’École pratique des hautes études (Sciences historiques et philologiques).

Ses études de linguistique berbère s’étalent sur plusieurs décennies et touchent tous les aspects de cette discipline.

« On ne pratique pas la recherche et l’enseignement pendant plus de soixante ans sans avoir à traiter d’un grand nombre de problèmes. Cela m’a conduit à écrire une longue série d’articles, dispersés dans quantité de publications souvent difficiles d’accès ou introuvables. J’ai donc constaté, voici longtemps, que j’avais fait fausse route en ne prenant pas le temps de composer un livre. Aussi ai-je accueilli avec joie la proposition de Vermondo Brugnatelli, lorsqu’il m’a suggéré de rédiger un ouvrage pour la collection Studi Camito-Semitici. Ce livre n’est pas un manuel, encore moins une somme. Comme l’indique son titre, il invite à jeter sur l’ensemble linguistique berbère une succession de regards qui, tout en faisant le tour du panorama, ne se porteront pas partout avec la même insistance. Ils s’attarderont sur les aspects du paysage les plus chers à l’auteur, sur les parlers les mieux documentés et sur les problèmes qui ont le plus compté pour lui.»

http://users.unimi.it/cuscus/pubblicazioni/SCS8.html



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L'association culturelle berbère italienne apporte son soutien aux frères Buzakhar et Abdullah Ashini

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 19:44

 

 Un projet vient d'être lancé par l'Association des Berbères de Milan et des membres de la diaspora amazigh nord-africaine pour un jumelage entre la ville de Milano et la ville de Tizi-Ouzou (capitale du Djurdjura). Les promoteurs de ce projet compte associer à ce projet toutes les bonnes volontés, incluant des organismes comme l'Institut Culturel Italien d'Alger, l'Union pour la Méditerrannée, les associations culturelles et sportives, etc...  

 

 

Institut Culturel Italien d'ALger :

http://www.iicalgeri.esteri.it/IIC_Algeri/Menu/Istituto/

 

Hassan Yabda, le Kabyle d'Ighil Imoula à Napoli:

 

Et le but de yabda à Milano :

Le baptème de saint Augustin (354-430) de Taghaste par Ambroise de Milan.

Par Mgr J. Masson
 
 

Le baptême d'Augustin par Ambroise de Milan, toile de Benozzo Gozzoli, XVe siècle.

 

 

Enseignement du Pape Benoît XVI sur Saint Augustin(9 janvier 2008)


Après les grandes festivités de Noël, je voudrais revenir aux méditations sur les Pères de l'Eglise et parler aujourd'hui du plus grand Père de l'Eglise latine, saint Augustin:  homme de passion et de foi, d'une très grande intelligence et d'une sollicitude pastorale inlassable, ce grand saint et docteur de l'Eglise est souvent connu, tout au moins de réputation, par ceux qui ignorent le christianisme ou qui ne le connaissent pas bien, car il a laissé une empreinte très profonde dans la vie culturelle de l'Occident et du monde entier. En raison de son importance particulière, saint Augustin a eu une influence considérable et l'on pourrait affirmer, d'une part, que toutes les routes de la littérature chrétienne latine mènent à Hippone (aujourd'hui Annaba, sur la côte algérienne), le lieu où il était Evêque et, de l'autre, que de cette ville de l'Afrique romaine, dont Augustin fut l'Evêque de 395 jusqu'à sa mort en 430, partent de nombreuses autres routes du christianisme successif et de la culture occidentale elle-même.


Rarement une civilisation ne rencontra un aussi grand esprit, qui sache en accueillir les valeurs et en exalter la richesse intrinsèque, en inventant des idées et des formes dont la postérité se nourrirait, comme le souligna également Paul VI:  "On peut dire que toute la pensée de l'Antiquité conflue dans son œuvre et que de celle-ci dérivent des courants de pensée qui parcourent toute la tradition doctrinale des siècles suivants" (AAS, 62, 1970, p. 426). Augustin est également le Père de l'Eglise qui a laissé le plus grand nombre d'œuvres. Son biographe Possidius dit qu'il semblait impossible qu'un homme puisse écrire autant de choses dans sa vie. Nous parlerons de ces diverses œuvres lors d'une prochaine rencontre. Aujourd'hui, nous réserverons notre attention à sa vie, que l'on reconstruit bien à partir de ses écrits, et en particulier des Confessiones, son extraordinaire autobiographie spirituelle, écrite en louange à Dieu, qui est son œuvre la plus célèbre. Et à juste titre, car ce sont précisément les Confessiones d'Augustin, avec leur attention à la vie intérieure et à la psychologie, qui constituent un modèle unique dans la littérature occidentale, et pas seulement occidentale, même non religieuse, jusqu'à la modernité. Cette attention à la vie spirituelle, au mystère du "moi", au mystère de Dieu qui se cache derrière le "moi", est une chose extraordinaire sans précédent et restera pour toujours, pour ainsi dire, un "sommet" spirituel.


Mais pour en venir à sa vie, Augustin naquit à Taghaste - dans la province de Numidie de l'Afrique romaine - le 13 novembre 354, de Patrice, un païen qui devint ensuite catéchumène, et  de Monique, fervente chrétienne. Cette femme passionnée, vénérée comme une sainte, exerça sur son fils une très grande influence et l'éduqua dans la foi chrétienne. Augustin avait également reçu le sel, comme signe de l'accueil dans le catéchuménat. Et il est resté fasciné pour toujours par la figure de Jésus Christ; il dit même avoir toujours aimé Jésus, mais s'être éloigné toujours plus de la foi ecclésiale, de la pratique ecclésiale, comme cela arrive pour de nombreux jeunes aujourd'hui aussi.


Augustin avait aussi un frère, Navigius, et une sœur, dont nous ignorons le nom et qui, devenue veuve, fut ensuite à la tête d'un monastère féminin. Le jeune garçon, d'une très vive intelligence, reçut une bonne éducation, même s'il ne fut pas un étudiant exemplaire. Il étudia cependant bien la grammaire, tout d'abord dans sa ville natale, puis à Madaure et, à partir de 370, la rhétorique à Carthage, capitale de l'Afrique romaine:  maîtrisant parfaitement la langue latine, il n'arriva cependant pas à la même maîtrise du grec et n'apprit pas le punique, parlé par ses compatriotes. Ce fut précisément à Carthage qu'Augustin lut pour la première fois l'Hortensius, une œuvre de Cicéron qui fut ensuite perdue et qui marqua le début de son chemin  vers  la conversion. En effet, le texte cicéronien éveilla en lui l'amour pour la sagesse, comme il l'écrira, devenu Evêque, dans les Confessiones:  "Ce livre changea véritablement ma façon de voir", si bien qu'"à l'improviste toute espérance vaine perdit de sa valeur et que je désirai avec une incroyable ardeur du cœur l'immortalité de la sagesse" (III, 4, 7).


Mais comme il était convaincu que sans Jésus on ne peut pas dire avoir effectivement trouvé la vérité, et comme dans ce livre passionné ce nom lui manquait, immédiatement après l'avoir lu, il commença à lire l'Ecriture, la Bible. Mais il en fut déçu. Non seulement parce que le style latin de la traduction de l'Ecriture Sainte était insuffisant, mais également parce que le contenu lui-même ne lui parut pas satisfaisant. Dans les récits de l'Ecriture sur les guerres et les autres événements humains, il ne trouva pas l'élévation de la philosophie, la splendeur de la recherche de la vérité qui lui est propre. Toutefois, il ne voulait pas vivre sans Dieu et il cherchait ainsi une religion correspondant à son désir de vérité et également à son désir de se rapprocher de Jésus. Il tomba ainsi dans les filets des manichéens, qui se présentaient comme des chrétiens et promettaient une religion totalement rationnelle. Ils affirmaient que le monde est divisé en deux principes:  le bien et le mal. Et ainsi s'expliquerait toute la complexité de l'histoire humaine. La morale dualiste plaisait aussi à saint Augustin, car elle comportait une morale très élevée pour les élus:  et pour celui qui y adhérait, comme lui, il était possible de vivre une vie beaucoup plus adaptée à la situation de l'époque, en particulier pour un homme jeune. Il devint donc manichéen, convaincu à ce moment-là d'avoir trouvé la synthèse entre rationalité, recherche de la vérité et amour de Jésus Christ. Il en tira également un avantage concret pour sa vie:  l'adhésion aux manichéens ouvrait en effet des perspectives faciles de carrière. Adhérer à cette religion qui comptait tant de personnalités influentes lui permettait également de poursuivre une relation tissée avec une femme et d'aller de l'avant dans sa carrière. Il eut un fils de cette femme, Adéodat, qui lui était très cher, très intelligent, et qui sera ensuite très présent lors de sa préparation au baptême près du lac de Côme, participant à ces "Dialogues" que saint Augustin nous a légués. Malheureusement, l'enfant mourut prématurément. Professeur de grammaire vers l'âge de vingt ans dans sa ville natale, il revint bien vite à Carthage, où il devint un maître de rhétorique brillant et célèbre. Avec le temps, toutefois, Augustin commença à s'éloigner de la foi des manichéens, qui le déçurent précisément du point de vue intellectuel car ils étaient incapables de résoudre ses doutes, et il se transféra à Rome, puis à Milan, où résidait alors la cour impériale et où il avait obtenu un poste de prestige grâce à l'intervention et aux recommandations du préfet de Rome, le païen Simmaque, hostile à l'Evêque de Milan saint Ambroise.


A Milan, Augustin prit l'habitude d'écouter - tout d'abord dans le but d'enrichir son bagage rhétorique - les très belles prédications de l'Evêque Ambroise, qui avait été le représentant de l'empereur pour l'Italie du Nord, et le rhéteur africain fut fasciné par la parole du grand prélat milanais et pas seulement par sa rhétorique; c'est surtout son contenu qui toucha toujours plus son cœur. Le grand problème de l'Ancien Testament, du manque de beauté rhétorique, d'élévation philosophique se résolvait, dans les prédications de saint Ambroise, grâce à l'interprétation typologique de l'Ancien Testament:  Augustin comprit que tout l'Ancien Testament est un chemin vers Jésus Christ. Il trouva ainsi la clef pour comprendre la beauté, la profondeur également philosophique de l'Ancien Testament et il comprit toute l'unité du mystère du Christ dans l'histoire et également la synthèse entre philosophie, rationalité et foi dans le Logos, dans le Christ Verbe éternel qui s'est fait chair.


Augustin se rendit rapidement compte que la lecture allégorique des Ecritures et la philosophie néoplatonicienne pratiquées par l'Evêque de Milan lui permettaient de résoudre les difficultés intellectuelles qui, lorsqu'il était plus jeune, lors de sa première approche des textes bibliques, lui avaient paru insurmontables.


A la lecture des écrits des philosophes, Augustin fit ainsi suivre à nouveau celle de l'Ecriture et surtout des lettres pauliniennes. Sa conversion au christianisme, le 15 août 386, se situa donc au sommet d'un itinéraire intérieur long et tourmenté dont nous parlerons dans une autre catéchèse, et l'Africain s'installa à la campagne au nord de Milan, près du lac de Côme - avec sa mère Monique, son fils Adéodat et un petit groupe d'amis - pour se préparer au baptême. Ainsi, à trente-deux ans, Augustin fut baptisé par Ambroise, le 24 avril 387, au cours de la veillée pascale, dans la cathédrale de Milan.


Après son baptême, Augustin décida de revenir en Afrique avec ses amis, avec l'idée de pratiquer une vie commune, de type monastique, au service de Dieu. Mais à Ostie, dans l'attente du départ, sa mère tomba brusquement malade et mourut un peu plus tard, déchirant le cœur de son fils. Finalement de retour dans sa patrie, le converti s'établit à Hippone pour y fonder précisément un monastère. Dans cette ville de la côte africaine, malgré la présence d'hérésies, il fut ordonné prêtre en 391 et commença avec plusieurs compagnons la vie monastique à laquelle il pensait depuis longtemps, partageant son temps entre la prière, l'étude et la prédication. Il voulait uniquement être au service de la vérité, il ne se sentait pas appelé à la vie pastorale, mais il comprit ensuite que l'appel de Dieu était celui d'être un pasteur parmi les autres, en offrant ainsi le don de la vérité aux autres. C'est à Hippone, quatre ans plus tard, en 395, qu'il fut consacré Evêque. Continuant à approfondir l'étude des Ecritures et des textes de la tradition chrétienne, Augustin fut un Evêque exemplaire dans son engagement pastoral inlassable:  il prêchait plusieurs fois par semaine à ses fidèles, il assistait les pauvres et les orphelins, il soignait la formation du clergé et l'organisation de monastères féminins et masculins. En peu de mots, ce rhéteur de l'antiquité s'affirma comme l'un des représentants les plus importants du christianisme de cette époque:  très actif dans le gouvernement de son diocèse - avec également d'importantes conséquences au niveau civil - pendant ses plus de trente-cinq années d'épiscopat, l'Evêque d'Hippone exerça en effet une grande influence dans la conduite de l'Eglise catholique de l'Afrique romaine et de manière plus générale sur le christianisme de son temps, faisant face à des tendances religieuses et des hérésies  tenaces et sources de division telles que le manichéisme, le donatisme et le pélagianisme, qui mettaient en danger la foi chrétienne dans le Dieu unique et riche en miséricorde.


Et c'est à Dieu qu'Augustin se confia chaque jour, jusqu'à la fin de sa vie:  frappé par la fièvre, alors que depuis presque trois mois sa ville d'Hippone était assiégée par les envahisseurs vandales, l'Evêque - raconte son ami Possidius dans la Vita Augustini - demanda que l'on transcrive en gros caractères les psaumes pénitentiels "et il fit afficher les feuilles sur le mur, de sorte que se trouvant au lit pendant sa maladie il pouvait les voir et les lire, et il pleurait sans cesse à chaudes larmes" (31, 2). C'est ainsi que s'écoulèrent les derniers jours de la vie d'Augustin, qui mourut le 28 août 430, alors qu'il n'avait pas encore 76 ans. Nous consacrerons les prochaines rencontres à ses œuvres, à son message et à son parcours intérieur

File:Augustine Lateran.jpg

saint Augustin, portrait le plus ancien connu (du VIe s.)

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 18:16

 

http://www.seddouk-ouffella.com/article66.html

 

révolution d’ avril 1871 : Graves conséquences sur le foncier

jeudi 14 juillet 2005 par Hamane

révolution d’ avril 1871 Graves conséquences sur le foncier

La dépossession des fellahs par le système colonial a été répressive. Afin de s’ emparer au maximum des meilleures terres, et installer par voie de conséquence un grand nombre de colons européens sur de grands périmètres agricoles, il a eu recours à de nombreux moyens illégaux et répressifs contre les paysans dont l’ attachement aux terroirs était très profond. Ainsi, le but recherché est bien clair, il s’ agit d’ une répression qui se veut exemplaire, dirigée contre les tribus qui sont ainsi spoliées de leurs terres, de leur unique moyen de subsistance. Au total, les quarante premières années de la conquête (1830-1870) se soldèrent pour les fellahs par la perte d’environ un million d’hectares dont la plus grande partie est située dans les riches plaines et terroirs. Mais, la spoliation des fellahs ne s’est concrétisée qu’après de longues de résistances des populations rurales et les luttes engagées contre les forces d’occupation n’ont pas été interrompues. Les premières confiscations se sont limitées aux biens habous et biens beyliks qui sont utilisés auparavant par les turcs pour l’entretien des écoles, mosquées et établissements publics. Ces confiscations peu importantes ont permis l’installation des premiers colons. Très vite les expropriations s’étendent et touchent de nombreuses tribus. Soit par la séquestre ou par l’expropriation qui les avaient frappés, les paysans algériens se trouvaient en grande partie dessaisis de la propriété du sol sur lequel ils étaient installés séculairement Ces expropriations des tribus est la conséquence directe de l’extension et de la génération de la résistance qui s’est multipliée dans plusieurs régions du pays et celle menée par Cheik El Haddad et El Mokrani en 1871 est considérée comme étant le plus grand soulèvement qu’à connu la paysannerie algérienne, avant la grande révolution de novembre 1954. Ainsi, au début d’avril de 1871, les mokrani d’Ath Abbas rencontrèrent dans leur medersa à Seddouk ceux de la confrérie de Mouhaned Améziane ben Cheik El Haddad. Après une semaine de discussions, ils parvinrent à un accord et les membres de la confrérie (les khouan) attendaient impatiemment l’ordre qui allait lancer dans le soulèvement l’ensemble des tribus de la Kabylie. L’insurrection de Cheik El Haddad Attendant le jour du marché, le samedi, en dépit de son age avancé (80 ans) et de sa santé fragile, Cheik El Haddad proclama le djihad sur la placette de Seddouk, dans la wilaya de Bejaia comme il a été convenu lors des différentes consultations avec les mokrani qui ont furent de même chez eux pour rassembler un grand nombre de guerrier. Devant une assistance composée de plusieurs milliers de personnes, Cheik belhaddad, après avoir dirigé la prière publique du d’hor, soutenu par ses deux fils Aziz et m’hand, se fraya un chemin parmi l’assistance, se dégageant de ses fils et avança seul, il jeta sa canne par terre, se redressa face au soleil et exhorta la foule à combattre les oppresseurs. Plus de cent vingt milles combattants, représentant deux cent cinquante tribus se rallièrent vite à l’appel. Les premières dépossessions des terres agricoles dans la région sont les causes qui ont motivé les masses populaires à se structurer derrière ce mouvement insurrectionnel populaire qui a rassemblé un grand nombre de tribus, embrasant ainsi de vastes régions du centre du pays, notamment la Kabylie dans son ensemble mettant sérieusement en péril tout le système colonial. La foi et la détermination des paysans à reconquérir leurs terres ont motivé les moudjahiddines à pourchasser et harceler les forces coloniales et leurs alliés durant plus d’une année. Mais la réponse par l’occupant français est des plus farouche, qui a mobilisé un arsenal militaire composé de plusieurs hommes, d’armes et de munitions. Cette offensive de l’ennemi a fait un carnage parmi les moudjahiddines, les villages de Seddouk d’ath abbas, fer de lance de la résistance, ont payé un lourd tribut. Chaque famille dénombre en son sein des morts des mutilés et certaines même des déportés, tandis que les deux héros ont été capturés et déportés en nouvelles calédoniens. La défaite des masses paysannes fut accompagnée de graves conséquences. Châtiment En effet, ces conséquences se sont traduites aussitôt par de violentes réactions contre les fellahs en zone rurales. En plus de la dépossession des meilleurs périmètres de leurs terres, ils étaient sujets à de nombreux châtiments exemplaires aux effets durables dans le temps et l’espace. Parmi ces châtiments, les sanctions les plus répressives furent celles qui imposent à la population de verser une très forte amende de guerre et la déportation d’un grand nombre de révoltés parmi eux les chefs de guerre Aziz Bel Haddad et Boumezrag El Mokrani vers une île du pacifique, la nouvelle Calédonie. Cette déportation est l’une des pages sombres des premières années de l’histoire de l’Algérie colonisée. Autre conséquences, plus de 500.000ha ont été séquestrés dans la région de Seddouk. Du piémont d’Achtoug jusqu’à l’oued Soummam, pour leurs soutient indéfectible à Cheik El Haddad dans sa lutte contre l’occupant français, les villageois ont subi les pires châtiments de l’administration coloniale qui les a spoliés des meilleurs terres. C’est ainsi qu’un administrateur colonial de la région rassembla les villageois sur la parcelle deTaklath, limite entre la plaine et les terres situées sur le relief montagneux, debout au milieu de celle-ci, se positionne le visage bien orienté vers la montagne d’Achtoug, les mains allongées et tendues horizontalement, décrète que les terres se trouvant derrière lui, c’est-à-dire sur la plaine et jusqu’à la limite de l’Oued Soummam sont séquestrées et versées au domaine public qui les a attribués aux colons. Ces villageois ont été appauvris et dépouillés de leurs meilleures terres et seules les terres des montagnes qui ne sont guère favorable aux cultures de rendement donc qui ne présentent aucun intérêt pour les colons, leurs ont été laissées. Cette situation a fait naître un dualisme entre deux secteurs. Le secteur moderne, détenu par les colons, composé des meilleures terres des plaines, fortement équipé en matériel moderne grâce aux financements accordés par les banques, réalise des rendements et des profits importants et la production y afférente est exportée vers la métropole. Le secteur traditionnel pauvre, détenu par les paysans algériens ne bénéficie pas de crédits bancaires ou de toute forme d’aide d’où les rendements dégagés sont très faibles. Les parcelles situées en haute montagneuses au relief accidenté ne sont pas accessibles à la mécanisation et sont travaillées avec des moyens archaïques. C’est une agriculture de subsistance.

L.BEDDAR

14 juillet 2005

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