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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 16:21

 

 

belle-dame

Quand on parle de migration de papillons, on pense généralement à celle du papillon Monarque entre le Mexique et le Canada, mais beaucoup méconnaissent celle du papillon « Vanesse des chardons » du Maghreb au nord de l’Europe.

papi

Je faisais partie de ceux qui l’ignoraient jusqu’à présent, certainement parce que cette migration s’effectuait les autres années de manière plus discrète. Mais il semblerait que 2009 soit un cru exceptionnel quand à la quantité d’imagos concernées par cet exode.

papi

C’est pendant le dernier week-end de mai en Normandie que je fus intrigué par le vol frénétique de dizaines de papillons traversant le champ dans lequel je me tenais. Ils allaient tous dans la même direction Nord/Ouest ne prêtant aucune attention aux fleurs qu’ils survolaient. Je me mis à les compter et, en extrapolant, je réalisai qu’environ 5000 papillons avaient dû survoler ce terrain d’à peu près 500 m de long sur une seule journée, beaucoup trop pour qu’il s’agisse d’un phénomène local.

papi

Une rapide recherche sur internet me conforta dans cette impression qu’il s’agissait bien d’une migration. Laquelle atteint cette année une ampleur exceptionnelle, concernant plusieurs millions de « belles dames », l’autre nom de la « Vanesse des chardons » également appelée « Vanessa cardui ».

papi

Ce papillon de la famille des nymphalidés est facilement reconnaissable par sa couleur brun jaunâtre avec le bout de l’aile noir ponctué de taches blanches.

papi

 

Carte des flux migratoire du Vanessa cardui

Carte des flux migratoires du Vanessa cardui

http://motyle.info/forum/portal.php

papi

C’est en Afrique du Nord que commence le périple des Vanesses, pour atteindre au printemps le sud de l’Europe où elles se reproduisent. C’est alors une nouvelle génération qui va entamer le voyage vers le nord de l’Europe pouvant conduire certains individus jusqu’en Suède. Le temps presse: en effet, la durée de vie de ce papillon est de 3 à 4 semaines. Pour parcourir de telles distances en un minimum de temps la « Vanesse des chardons » possède un atout, son battement d’aile, qui peut atteindre 80 fois à la seconde lui permettant ainsi d’atteindre la vitesse de 25 km à l’heure.

papi

Une fois arrivées à destination, 1 ou 2 générations se succéderont jusqu’à l’automne et les derniers adultes entreprendront le voyage de retour.

belle-dame-useCette Belle dame n’atteindra pas la Suède et finira ses jours quelque part en Normandie

papi

Voici une video sur youtube donnant un aperçu de ce phénomène.

 

papi

Quelques liens indiquant qu’il s’agir d’un phénomène européen.

La Belle Dame nous envahit – Suisse

Les papillons à l’assaut du Pays de Vaud – Suisse

Des milliers de papillons passent par nos jardins – Belgique

papi

En 2010, j’ai pu observer que très peu de Vanesses des chardons.

En 2011, pratiquement aucun.

Mise à jour le 15 octobre 2011

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 21:03
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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 15:36
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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 23:43

Liberte

 

Mardi, 12 Mars 2013

Réalisation d'un complexe pétrochimique près d'une zone humide à SKIKDA

Un crime contre la nature

Par : Correspondants

Les protestataires, dans un lettre ouverte adressée au ministre de l’Environnement, interpellent ce dernier pour arrêter le massacre dans une région appelée à devenir un pôle touristique.

L'annonce non officielle faite par le PDG de Sonatrach, lors de sa dernière visite à Skikda concernant la réalisation d'un complexe pétrochimique dans la région Guerbès Sanhaja, près de la zone humide classée et protégée par la convention Ramsar et qui bénéficie d'un programme de préservation et de développement durable en collaboration avec le PNUD, a soulevé la colère du mouvement associatif local. Les protestataires, dans des pétitions et des lettres ouvertes au ministère de l'Environnement, qualifient ce projet, dans une région appelée à devenir un pôle touristique, de crime contre la nature. Deux autres associations actives à Skikda ont adressé un communiqué de presse exprimant “des réserves légitimes quant au devenir écologique de cette zone classée et protégée”. En effet, les deux associations Ecologica et Les Amis de Skikda, signataires de ce communiqué, proposent l'installation de ce complexe en remplacement du complexe pétrochimique CP1K de Skikda, en voie d'être démonté pour cause de ses multiples incidents ou de trouver ailleurs dans le pays un endroit plus propice que Skikda, pour reprendre le communiqué de presse.
Cependant, la proposition de ces deux associations de l'installation de ce complexe en remplacement du CP1K est également un non-sens, tant la ville de Skikda est également une région balnéaire hautement touristique qu'il faut protéger de toute forme de pollution. L'annonce de la création de 20 000 postes d'emploi permanents risque de peser sur le choix de ce site dans une région qui souffre d’un énorme déficit en matière de développement. Pour rappel, ce nouveau pôle d'hydrocarbures est prévu dans la commune de Guerbès, qui se trouve à environ une trentaine de kilomètres à l'est de la plate-forme pétrochimique de Skikda. Toujours selon nos sources, ce nouveau pôle, qui s'étendra sur 600 ha, va créer 20 000 postes d'emploi permanents.


A. B

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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 21:30

Les photos font le tour de Facebook, qu’est-ce donc ? Un requin en Algérie ! Ce vendredi matin un requin a été retrouvé échoué u port de la ville de Tigzirt, 35 km au Nord de la wilaya de Tizi Ouzou, il venait de la mer méditerranée.

L’invité surprise de la ville de Tigzirt était un énorme squale adulte qui mesurait plus de 10 mètres et pesait plusieurs tonnes d’après les photos prises de l’animal. C’est par pur hasard qu’il s’est retrouvé sur un port kabyle. Le requin a en tout cas suscité la curiosité d’un grand nombre d’habitants qui se sont précipités vers le port pour photographier la bête avec leurs téléphones portables. L’information a aussitôt circulé sur les réseaux sociaux.

Toutefois les badauds ne se sont pas contentés d’immortaliser la scène en prenant quelques photos et vidéos, certains habitants se sont jetés sur l’animal et l’ont dépecé pour le servir en guise de repas.

Ce n’est pas le premier requin qui s’invite en Algérie, en octobre dernier un requin blanc de plus de six mètres s’est échoué sur la plage de Beni Saf dans la wilaya de Ain Témouchent. Auparavant 3 autres requins s’étaient échoués sur les plages algériennes.

 

 

 

 

requin tizi ouzoou

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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 21:15

 

 

Béjaïa. Les macaques sous haute protection

L'homme qui veut sauver les Aiguades

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le 21.12.12 | 10h00

La baie des Aiguades, petit arc de galets, dominé par la montagne de Gouraya et baigné dans la Méditerranée, attire depuis toujours des milliers de visiteurs. Pour sauver le site des dégradations, une association se mobilise.

Dynamique et alerte, Malek Djelouli éprouve une véritable passion pour ce petit coin de paradis. Le professeur de sport ne tarit pas d’anecdotes historiques autour de ce qu’il appelle «un musée écologique à ciel ouvert». «La pharmacie de l’époque médiévale», renchérit-il. De ses jeux d’enfants, à sa prime jeunesse, alors qu’il est membre des scouts musulmans, Malek Djelouli n’a jamais quitté la baie des Aiguades. En 2010, il devient président de l’Association pour la protection et la sauvegarde de la baie des Aiguades, créée deux ans plus tôt. «J’ai élargi le champ d’action de l’association en introduisant le sport et la sauvegarde du patrimoine matériel et immatériel», précise-t-il, en parcourant le petit chemin en contre-bas qui mène vers la petite baie à grandes enjambées. Le siège de l’association émerge petit à petit derrière les feuillages. «Voici la baie des Aiguades», s’exclame-t-il en balayant le paysage de la main droite, avec un regard où se mêlent fierté et admiration. Le temps est nuageux et une légère brise fait onduler son survêtement de sport sombre. La mer est bleue azur et la végétation dense.


Constructions illicites


Le prochain chantier de Malek Djelouli sera la création d’un musée de la marine. L’histoire de la région laisse deviner de véritables trésors engloutis. Des trésors qu’il ambitionne de révéler via une exploration marine de la région. Le projet est actuellement au stade de discussions, mais Malek Djelouli ne manque pas d’arguments. D’ici là, l’association concentre ses efforts sur la formation des jeunes dans le domaine de la sensibilisation et la préservation de la faune et de la flore. Campagnes de reboisement et de ramassage des déchets rythment l’année. Mais ce qui agace le plus le président de l’association, ce sont les constructions illicites qui pullulent dans la région. Selon lui, elles représentent un véritable danger du fait des activités qu’elles abritent et des déchets qu’elles génèrent. En effet, poubelles renversées et canettes de bière jetée à même les sources d’eau enlaidissent le paysage.


Singes en danger


Ses craintes sont nombreuses. Des risques d’érosion à l’affection de l’écosystème, jusqu’à la disparition de certaines espèces rares. Des craintes partagées par le Parc national de Gouraya (PNG), dont fait partie la baie des Aiguades. Créé en 1924, le parc a pour objectif la sauvegarde et la protection de ces 2080 ha. Rabeh Boutekrabt, conservateur divisionnaire des forêts, chef de secteur oriental du PNG, s’occupe d'une espèce en particulier : le berbère ou magot. Ces petits singes qui vivent exclusivement au nord de l’Afrique sont très faciles à approcher. Il suffit de pénétrer dans le parc pour distinguer ces petits êtres agiles et espiègles. Les plus téméraires n’hésitent pas à s'approcher des visiteurs qui se réjouissent de les nourrir. Un comportement que redoute Rabeh Boutekrabt, vu les graves conséquences qu’il entraîne. «Nourrir les singes magots les rend obèses et fainéants.

Il ont du mal à se déplacer entre les branches, et lorsque l’hiver arrive et que les visiteurs se font rares, ils ont des difficultés à se nourrir», explique le conservateur divisionnaire. D’autant que la nourriture offerte n’est pas toujours idéale pour le singe. «Quatorze cas de mort par intoxication ont été enregistrés cette année», précise-t-il. Le suivi de 160 individus répartis sur quatre groupes a permis au PNG de recueillir de précieuses données sur leurs conditions de vie. Le nombre des singes magots dans la région est évalué à 360-400 individus. Hélas, plusieurs disparitions sont enregistrées. Enlevés, ces singes sont souvent utilisés à des fins commerciales. Lorsque la nature reprend le dessus et que leur instinct animal se révèle, ils sont souvent relâchés dans la nature. Rejetés par leurs semblables, leurs jours sont comptés. C’est pourquoi, la loi punit d’un an de prison ferme l’enlèvement des singes magots.

Nesrine Sellal
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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 22:21

 

 

 

 

 

 

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11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 01:00

Communiqué de Forza Mezghenna

 

Le réseau Forza Mezghenna interpelle tous les citoyens du Grand Alger, jaloux de leur patrimoine,  pour que les autorités  arrêtent d'urgence  le massacre en cours de Hammam Melouane. Après avoir ruiné notre société, l'état a livré la Nature (forêts, faune, ...) et notre patrimoine (sites historiques, nos qouba, ...) en pâtures à des incultes de tout bord.

 

 

source: http://www.lematindz.net/news/8944-hammam-melouane-massacree-cri-de-coeur-dun-citoyen.html

 

 

Hammam Melouane massacrée, cri de coeur d'un citoyen

Mots clés :, ,

Par Le Matin DZ | 08/08/2012

 

 

Je suis consterné, voir choqué, abattu, par l’image, la vue, l’état des lieux, que j’ai eu à constaté, il y’a quelques jours dans ladite localité – Boudjebar (El Megrounat) connu par les nostalgiques par le Rocher du pigeon à l’entrée de la station thermale de Hammam Melouane.

Station thermale Hammam Melouane

Cette petite localité a fait la joie de milliers, pour ne pas dire des millions d’Algériens, d’Alger et d’autres wilayas, depuis des décennies . C’est le village qui a été chanté par Cheikh Hamada, Bouras, El Hadj El Anka, Boudjemaa El Ankis, Dahmane El Harrachi, Hadj El Hachemi Guerrouabi, etc. Qui ne connaît pas Hammam Melouane, El Arroussa (Le Caroubier) un arbre, millénaire, où venaient les filles qui n’arrivaient à trouver un mari allumer une bougie, faire des offrandes et accrocher un morceau de tissu de leurs habits personnels. La source traditionnelle (Hammam Abou) les vendeurs de poulets de ferme, d’élevages traditionnels qui étaient destinés au sacrifice (Enechra ) en portant un vœux, pour la famille, pour une vie meilleure. Et dont la viande était consommée sur place (généralement en ragout de poulet –succulent). Oued Hammam Melouane, avec lequel on faisait connaissance dès qu’on arrive au goulot d’étranglement (Rocher du pigeon) El Megrounat, qui tient son nom de la presque rencontre des deux montagnes qui laisse un passage étroit pour une seule voiture et où un vieux (décédé depuis), s’installait du matin au soir pour assurer le passage des véhicules à tour de rôle (moyennant ) une pièce de monnaie, donnée par les automobilistes.

Le village de Hammam Melouane s’est installé au fur et à mesure, durant des décennies, autour de la source thermale, qui existe depuis le 18e siècle. Dont deux diligences assurées le transport depuis la rue Bab Azzoun à Alger, une écurie installée à Sidi Moussa par la société de transport de l’époque, pour changer des chevaux frais, en milieu du trajet, surtout en été. Tous ses souvenirs et beaucoup d’autres sont en moi, car je suis natif de cette localité. Je suis né au douar de Boudjebar, le 19 décembre 1951, mon père en 1927, mon grand-père en 1888 sur les mêmes lieux, commune de Hammam Melouane, née du dernier découpage administratif de 1984. Avant, ce village était rattaché à la commune de Bougara (ex- Rovigo), qui a été créée en 1876.

Les faits

J’ai appris qu’un projet d’élargissement de la route n°61, menant de Bougara vers Hammam Melouane, a été confié a une entreprise de travaux publics, qui est en train de faire un massacre écologique au détriment de l’environnement et de la belle nature de la localité. De prime à bord, cette entreprise n’a rien à voir avec les travaux d’élargissements de la chaussée. Je sais parfaitement que pour gratter un rocher immense, pour élargir la chaussée, on ne procède pas ainsi. Au détriment de l’environnement, en massacrant relief arbres et reliefs. Faire dévaler des rochers immenses depuis des hauteurs sur des sapins, des arbousiers, des oliviers, des caroubiers des pins, etc n’est rien d’autre qu’un massacre.

Cette entreprise a sous-traité avec une équipe de Chinois qui n’a rien à voir également avec la protection de l’environnement et de la nature (j’aimerais bien savoir s’ils feraient la même chose en Chine ). Alors, ce qui fait très mal au cœur c’est que cela continue au su et au vu de tout le monde. J’ai comme l’impression qu’il ne s’agit nullement de notre patrimoine national.

Je suis sûr et certain qu’il existe d’autres techniques de travail, plus modernes, peut-être un peu plus couteuses, mais qui n’engendrent pas un tel massacre sur la nature. Car il est clair que cette entreprise veut faire des bénéfices conséquents bien sûr, mais au détriment de notre environnement.

J’interpelle la Direction de l’environnement, l’ordonnateur du projet, les services de l’hydraulique et les citoyens jaloux de leur patrimoine pour arrêter ce massacre, sinon, le faire faire dans les règles de l’art. Et d’autres moyens existent, j’en suis sûr. En ce qui me concerne, je suis prêt à accompagner qui le veut pour lui montrer les anomalies et les dégâts causés à Oued Hammam Melouane. Cette belle localité est en train d’être ravagée par ces activités anarchiques et désordonnées. Je me soulève énergiquement car il s’agit du mon patelin, où je suis né et je fier de pouvoir dire quelque chose pour le défendre et personne ne pourrait m’en vouloir pour cela.

Dr Mahmoud Lekhal, président

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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 23:23

el watan

 

Parc National de Taza (Jijel) : le singe magot, une espèce en voie d’extinction

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le 23.07.12 |

 Le singe magot, une espèce à protéger.

zoom | © D. R.
Le singe magot, une espèce à protéger.

Sur la route de la corniche, en empruntant la RN 3 allant d’El Aouana, à l’ouest de la ville de Jijel, jusqu’aux frontières de la wilaya
de Béjaïa, le visiteur est attiré par des cohortes de singes magots contemplant le va-et-vient des véhicules.

En vérité, ils ont pris l’habitude de guetter le passage de quelques humains pour leur offrir de la nourriture. Les enfants et leurs parents se plaisent à s’amuser avec ces singes en leur offrant des gâteaux, des bananes ou des cacahuètes que ces animaux apprécient. Ce geste anodin, qui exprime une relation de sympathie avec ces primates, est en réalité porteur de danger pour la pérennité de cette espèce. Les spécialistes du Parc national de Taza (PNT) sont formels : il est interdit de nourrir ces animaux. Des campagnes sont d’ailleurs menées dans le but d’inciter les gens de s’abstenir à leur offrir toute nourriture, pour les laisser à leur état naturel.
Cette espèce, protégée et endémique, qui n’existe nulle part ailleurs qu’au Maghreb, plus précisément en Algérie et au Maroc, est menacée de disparition, avertit Nadia Ramdane du PNT. «En plus de la nourriture qu’on donne à ces singes, certains s’amusent, dans des comportements répréhensibles, à leur offrir des produits piquants, juste pour le plaisir», dénonce cette spécialiste de l’observation et du suivi des singes magots.

La nature a fait que cette espèce vit en groupe et chaque troupe marque son territoire et le défend. La concurrence est parfois mortelle entre clans. Omnivores, ils consomment les plantes, des insectes, des fruits, des racines, de petits animaux et des feuilles. Les recherches effectuées par les scientifiques du Parc national de Taza ont identifié trois types de groupes de singes vivant dans ce vaste espace naturel : un groupe strictement sauvage, un autre semi-sauvage et un troisième adapté à la fréquentation humaine.

Des pratiques interdites

Le premier type forme des groupes de nature à garder leur état sauvage stricts. Ces groupes vivent dans les monts Guerrouche, loin de tout contact avec le milieux urbain et l’homme. Ces sujets sont féroces et très vigilants et dépendent entièrement, pour leur nutrition et leur sécurité, des espaces qu’ils occupent. «Personnellement, depuis 2002, je n’ai jamais pu m’approcher d’un de ces groupes à moins de 60 m et vraiment accidentellement, car ils sont très vigilants et très organisés ; les plus anciens des forestiers du PNT confirment cet état de fait depuis les années 1987», affirme Nadia Ramdane.

De nature semi-sauvage, le deuxième groupe forme des cohortes qui s’approchent des habitations, des milieux urbains et ruraux. Moins vigilants, ils gardent néanmoins leurs distances vis-à-vis de l’homme. Ces groupes, constate notre interlocutrice, s’approchent des habitations à Chréa, F’tof et Kherracha, situés dans le périmètre du PNT, et causent parfois des dommages aux récoltes agricoles de ces mechtas.

Le dernier type de singe magot observé est adapté à la fréquentation humaine. Ce sont des groupes qui vivent le long de la RN43 et dépendent de plus en plus de la présence de l’homme. Cette espèce est exposée à la nourriture malsaine qui leur fait perdre leur résistance sauvage et risque de nuire à leur santé. Leur dépendance saisonnière estivale à la présence humaine les pousse à s’approcher des habitations, durant le reste de l’année, à la recherche de nourriture.

En dépit des panneaux interdisant de donner à manger aux singes, ces comportements sont toujours observés sur la corniche. «Les gens ne comprennent pas les conséquences de leur geste, dangereux pour les groupes de singes avant tout, mais aussi sur l’équilibre des écosystèmes, car les singes nettoient la forêt des insectes nuisibles ; il faut aussi savoir qu’ils sont porteurs de plusieurs maladies transmissibles, ce qui fait qu’il est préférable de ne pas les approcher. Une autre menace contribue aussi à l’extinction de cette espèce durant la saison estivale, à savoir le vol de bébés singes pour les vendre, en plus des accidents dus à la circulation automobile sur la RN43», déplore Nadia Ramdane.
Le singe magot est le seul macaque qui n’a pas de queue ; il est bon, joyeux, rigolo. Il imite le comportement humain et parfois, il est voleur lorsqu’il a faim.

Zouikri A.
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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 19:14

 

TSA

Le chardonneret, le singe magot et le cobra y figurent

L’Algérie fixe une liste de 373 animaux sauvages à protéger

 



Le chardonneret élégant, l’aigle royal, la sitelle kabyle, la couleuvre à capuchon algérienne, le porc‑épic, le singe magot, le hérisson, et le cobra d’Afrique du nord font désormais d’une longue liste d’animaux non domestiques protégés en Algérie. Un décret exécutif signé par le Premier ministre Ahmed Ouyahia paru au Journal officiel no 53 a en effet fixé la liste provisoire des espèces animales sauvages protégées parmi lesquelles figurent aussi des araignées, des tortues, les cigognes, des vautours, des hiboux, des lézards et même des coccinelles. Cette liste comprend plus de 373 animaux dont des mammifères, des reptiles, des oiseaux, des insectes, des amphibiens.

Le décret précise qu’une commission interministérielle sera installée pour fixer la liste définitive des animaux non domestiques protégés et « définir les conditions de reconstitution de leur population, de leur habitat et les exigences de protection pendant les périodes ou circonstances où elles sont particulièrement vulnérables ». Le décret ne précise pas les sanctions prévues contre les contrevenants. Des oiseaux tels que le chardonneret sont capturés en Algérie pour être revendus comme oiseaux de compagnie dans des commerces qui se sont développés notamment dans les grandes villes, loin de tout contrôle. Le décret ne précise pas non plus les moyens mis en place par l’État pour assurer la protection de ces animaux sauvages.
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  • : La confédération des Iflisen Umellil
  • : Un des objectifs est de reconstituer la grande confédération qui regroupait les 14 aarchs des Iflisen Umellil avant la colonisation française. Le but est de rétablir les liens interrompus et de promouvoir la solidarité inter-arche. Nous visons également à consolider les liens entre la diaspora et leur région d'origine. Réecrire l'histoire des Iflisen et préserver leur patrimoine matériel et immatériel .
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