Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 22:01
Repost 0
19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 23:37

 

 

TSA

Une Algérienne établie à Londres, où elle a obtenu un mandat à la mairie d’Islington, a été choisie par les services de sa majesté la reine d’Angleterre pour figurer sur la liste très sélective du millier de personnalités du Royaume‑Uni et du Commonwealth qui recevront la prestigieuse distinction de Membre de l'Empire britannique (MBE) et seront décorées par Elisabeth II.

Nous aurions pu patienter jusqu’au 8 mars prochain pour exposer le mérite de cette brillante consœur journaliste, formée ici en Algérie avant d’aller exporter son rayonnement social sous le ciel gris des Britanniques. Toutefois, en 2012, un aspect moins folklorique que les progrès de la femme dans la société humaine dite développée nous interpelle, sans plus attendre.
Mouna Hamitouche, l’heureuse élue repérée par la couronne d’Angleterre, n’incarne pas seulement ces femmes algériennes à qui elle a voulu dédier sa distinction. Elle représente toutes nos compétences, des deux sexes, qui vont forcer le respect à l’extérieur sans aucune perspective d’épanouissement sur leur terre d’origine. Comme s’il était inscrit en lettres de plomb dans notre Constitution que nul ne serait pro… en son pays !
Il y a quelques mois, c’était un autre Algérien parti adulte de sa commune de Thenia, dans la wilaya de Boumerdès, qui a été sollicité par la Nasa aux États‑Unis afin de participer à une mission prestigieuse en raison de ses travaux scientifiques pertinents. Ces destins fabuleux que vivent de géniaux compatriotes de l’étranger ont été portés au summum de la gloire individuelle partagée par tout notre peuple dans un domaine moins cérébral en apparence, celui du sport de haut niveau avec l’épopée de notre cher Zinedine Zidane devenu une star mondiale made in Algeria, qu’on le veuille ou non et bien qu’il ait grandi en France.
La reconnaissance par les académies du monde entier ou par les jurys les plus exigeants, de nos capacités, de nos qualités en dépit du sous‑développement de notre socle Algérie, vient bouleverser l’imaginaire collectif qui souffre, au quotidien, d’une mésestime de soi. Un doute profond que notre pouvoir a entretenu par sa politique basée sur l’infantilisme et le non‑droit.
Comme par un miroir échappant au contrôle de nos hiérarques, l’image de notre potentiel passe par le prisme des récompenses glanées çà et là par des individualités qui peuvent panser nos plaies narcissiques par leur propre réussite. Avec le message sous‑jacent que ce sont nos autorités qui inhibent le génie et brident le succès.
Du coup, le triomphe et la gloire des Algériens exilés se transforment en procès indirect de notre pouvoir même si, il faut le reconnaître, l’Algérie indépendante a aussi sa grande part de mérite dans l’éducation et la formation de base des lauréats à l’étranger. Une vérité que n’a pas occultée Mouna Hamitouche : « Je dédie cette distinction aux femmes algériennes et à l’Algérie qui m’a tout donné ». Une déclaration naturellement gorgée d’émotion et à laquelle on pourrait répondre que si l’Algérie lui avait tout donné, elle serait parmi nous à servir davantage son pays et aurait reçu une distinction à El Mouradia… Mais ce serait gâcher, par notre langue fourchue, le bonheur d’une de nos compatriotes qui mérite avant tout nos sincères félicitations.
Repost 0
20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 02:48

 

el watan

18 décembre, Journée mondiale des migrants

Les harraga et les forces de l’OTAN

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

le 18.12.11 | 01h00

L’ Organisation des Nations unies avait choisi le 18 décembre 2000 pour instituer la Journée mondiale des migrants, rappelant le dixième anniversaire de l’adoption par son Assemblée générale de la Convention internationale pour la protection des droits de tous les travailleurs immigrés et des membres de leur famille.

Aujourd’hui 18 décembre 2011 est, par contre, pour notre pays, une date dont il ne pourrait être fier et ou la célébrer dans la joie vu les chiffres macabres se rapportant aux Algériens morts engloutis par la houle de la Méditerranée. Pour la seule période allant de janvier à la fin octobre de 2011, le canal de Sicile, itinéraire privilégié de nos harraga, a, à lui seul, comptabilisé 87% des 1674 migrants illégaux morts dans les traversées méditerranéennes.
Pour ceux dont l’identification en tant qu’Algériens est établie, le nombre s’élève à 189 victimes et cela, faut-il le souligner, ne concerne que les harraga partis vers la Sardaigne depuis les côtes annabies. Si l’on tient compte de ceux parmi les 5969 ayant péri depuis 1994, l’année où débuta la comptabilisation des morts sur le même canal de Sicile, dans les tentatives de franchissements illégaux, les chiffres seraient ahurissants.

En termes relatifs, l’année 2011 est la pire. La raison, nombreux étaient les Algériens à s’être mêlés aux dizaines de milliers de migrants illégaux libyens et tunisiens partis vers Lampedusa, en raison des crises qu’ont connues leurs pays respectifs et parmi lesquels on dénombre plusieurs personnes portées disparues dans les naufrages fantômes.
D’autres harraga, dont les familles restent à ce jour sans nouvelle, ont disparu le long de la route maritime vers l’île sarde. Surcharge aidant, la fragilité de leurs embarcations a souvent raison de tous les efforts de combattre seuls la houle. Car en ce qui concerne le sauvetage, les pêcheurs prêtent de plus en plus difficilement leurs secours en mer, pour ne pas risquer l’arrestation et la saisie de leurs barques. C’est la même chose pour les navires de guerre de l’OTAN, mais bien évidemment pour d’autres raisons.
Sans le savoir, les harraga annabis arrivent, dans la plupart des cas, sur le littoral sud de l’île sarde, non loin de la plage Capo Teulada, indique Mounira Haddad, présidente de l’association Afad, qui active dans la défense de la cause des harraga.
Là où est justement implantée une base d’entraînement des forces de l’OTAN dont le polygone avec son vaste terrain de plus de 7000 ha, destiné aux exercices de tirs de l’artillerie, et ce, à partir de la côte.


Des naufrages fantômes


Plus frappant encore, les harraga algériens se retrouvent, en outre, souvent exposés à un autre risque et non des moindres : sauter sur les mines disséminées au sol par les militaires de l’OTAN pour protéger le périmètre de la base, lâche la même source. Car il arrive que des harraga s’égarent aux alentours de cette base militaire lorsqu’ils parviennent à échapper aux mailles des gardes-côtes italiens ou de leurs alliés de Frontex.
A cela vient se greffer le sort réservé à ceux épinglés par les 3000 militaires récemment déployés dans les grandes villes italiennes pour appuyer les forces de l’ordre dans la chasse aux sans-papiers, les Algériens en particulier. Que faut-il de plus à nos gouvernants pour qu’ils se réveillent et puissent enfin sortir de leur longue et étrange torpeur ? A cette question, Mme Haddad a répondu sans ambages : non : «Ils ne se réveilleront pas de sitôt, nos politiques, eux sont heureux, ils vivent loin des Algériens, dans leur grande majorité, retranchés de la population, et n’ont pas les mêmes préoccupations. Ils ne sont concernés que par la question du pouvoir, ils sont occupés à affûter avec rage leurs armes pour se placer avec les leurs, dans les prochaines élections, et se projeter dans la perspective de la présidentielle, sans se soucier de ce qui se passe autour d’eux», s’indigne-t-elle. Et d’ajouter : «Dans leur programme, la jeunesse demeure un éternel alibi, d’ailleurs au même titre que les femmes, que pour le racolage électoral, en fait comme une simple question subsidiaire. Cette jeunesse n’est associée à aucune décision prise en son nom, le changement tant attendu n’est pas pour demain. Alors vogue la galère, on est en pleine schizophrénie, et ce sont les jeunes qui en payent le prix en fuyant le pays et en mourant engloutis par les flots de la mer.»
C’est dramatique.

Naima Benouaret
Repost 0
21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 01:46

El Watan

Nadia El Fani. Réalisatrice de laïcité, inch’allah !

«La liberté de conscience est la première des libertés»

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

le 21.09.11 | 01h00

zoom | © D. R.

Documentaire de 1heure 12 minutes, Laïcité, Inch’Allah , réalisé par Nadia El Fani et qui a obtenu le Grand prix international de la laïcité 2011, sera diffusé dans les salles en France le 21 septembre.

«C’est un film sur la tolérance, un appel pacifique à la possibilité pour chacun et chacune de choisir et d’exprimer librement ses opinions, ses croyances et sa manière de vivre», est-il signalé dans le dossier de presse de présentation du film. «Et si pour une fois, par la volonté du peuple, un pays musulman optait pour une Constitution laïque, alors les Tunisiens auraient vraiment fait ‘‘la révolution’’.» C’est le souhait qu’exprime Nadia El Fani dans une note d’intention accompagnant son film et qui s’en est ouverte à El Watan.


-Laïcité, Inch’Allah !, c’est un projet de société ?

C’est ce que je développe dans le film. Quel projet nous avons pour la Tunisie et comment continuer à vouloir que la Tunisie reste dans la modernité et refuser la régression, parce que, pour moi, si les islamistes gagnent du terrain, ce sera le début de la régression.

-Est-ce que la société tunisienne, et pas seulement les cercles citadins, est réceptive à ce projet et est-elle prête à se battre pour le réaliser ?

Ce qui est un peu différent pour la société tunisienne par rapport aux deux autres grands pays maghrébins, le Maroc et l’Algérie, c’est l’existence d’une importante classe moyenne qui est habituée aux pratiques laïques dans son quotidien et dans l’histoire de la Tunisie, puisque Bourguiba avait instauré des pratiques laïques. Je le rappelle un peu dans le film, Bourguiba avait empêché que pendant le Ramadhan soient aménagés des horaires spéciaux, il avait même exhorté le peuple, dans un discours en 1961, dont je n’ai malheureusement pas retrouvé d’images, à ne pas faire le Ramadhan en disant que le plus grand des djihads, c’est le djihad du développement, et qu’économiquement, le Ramadhan coûte cher au pays de par la baisse de la productivité qu’il entraîne.

-Mais qu’aujourd’hui, comme on le voit dans votre film, les «dé-jeûneurs» soient dans l’obligation de se cacher, est-ce que ce n’est pas un recul par rapport à cette position de Bourguiba ?

Bien sûr. Ben Ali est à l’origine de ce recul ; dès qu’il est arrivé au pouvoir, la première décision qu’il a prise, c’est la diffusion de l’appel à la prière à la télévision. C’était le début des concessions aux islamistes. Non seulement il a voulu autoriser Ennahdha, avant de l’interdire par la suite, et de réprimer très durement ses membres, mais il a tenté de s’allier aux islamistes.Il faut rappeler aux Tunisiens que Ben Ali a instrumentalisé la religion pour mieux donner des gages aux islamistes.

Et c’est peut-être ce qui explique en partie que s’ils ont eu une certaine assise lorsqu’ils sont revenus sur la scène publique, après la révolution de janvier 2011, c’est parce qu’on leur avait donné satisfaction sur beaucoup de points, en commençant à cacher les gens qui «dé-jeûnaient» pendant le Ramadhan, alors que sous Bourguiba, les cafés et restaurants continuaient à rester ouverts. A partir des années 1980, l’alcool commençait à être interdit dans les lieux publics pendant le Ramadhan.

-Vous dites que la classe moyenne a une pratique de la laïcité, est-ce aussi le cas en dehors des grandes villes ?

Les Tunisiens vivent en grande partie en milieu urbain aujourd’hui, même dans la Tunisie de l’intérieur il y a de moins en moins de gens qui vivent isolés, dans des douars. Ceux-là n’ont pas accès à d’autres visions de la société, mais ceux qui vivent en ville, je pense qu’ils sont prêts - c’est ce qu’ils disent - à «tolérer» ; moi, je n’aime pas ce terme, des pratiques différentes en avançant le terme de respect. C’est le rôle des intellectuels, des artistes et des partis politiques progressistes d’expliquer aux gens que le respect va dans tous les sens, on respecte les pratiques religieuses des pratiquants, mais les religieux doivent respecter ceux qui ne le sont pas.

-La laïcité est une priorité aujourd’hui…

Je pense que c’est un vrai enjeu de société, parce que si ça ne l’était pas, je ne vois pas comment expliquer la virulence et la violence des attaques islamistes à l’égard de mon film. Pour les islamistes, c’est une menace, et pour nous, ce serait entrer définitivement dans la modernité et de plain-pied dans le troisième millénaire. On est rentrés dans la modernité en faisant la première révolution du monde arabe du troisième millénaire, mais aujourd’hui, il faut qu’on continue sur cette voie. Si on veut achever le travail qui a été accompli le 14 janvier, il faut voter pour une Assemblée constituante en faveur de la laïcité, soit de la séparation de la religion et de l’Etat.

-N’y a-t-il pas là aussi un travail d’explication et de clarification à faire autour du concept de laïcité ?

On a été pris de vitesse par les islamistes qui ont réussi, aidés par leurs chaînes satellitaires aussi, à faire croire au peuple tunisien, comme à tous les autres peuples arabes, que la laïcité imposerait l’athéisme à toute la population et les progressistes ont aujourd’hui du mal à contrer cette idée reçue.

-Pourtant, la laïcité protège la pratique religieuse…

C’est ce que dit un intervenant dans un débat dans le film ; à la fin, il dit que la laïcité, c’est un ensemble de règles qui régissent la façon dont on va vivre et que la laïcité protège la religion parce que le politique pervertit la religion comme la religion pervertit la politique.
Que disent les Tunisiens attachés à la laïcité aux islamistes qui disent que «le Coran est notre Constitution» ?
Les islamistes tunisiens vont abandonner ce slogan parce que cela ne marche pas. Pendant la révolution, ils étaient absents de la lutte alors qu’ils ne l’étaient pas en Egypte.

-Ils ont toutefois vite occupé le terrain…

Parce qu’ils ont eu énormément d’argent, ce sont eux qui ont réussi à s’organiser le mieux, d’abord parce qu’ils étaient préparés, ils manient très bien les outils de communication, ils ont des gens qui ne font que cela, travailler sur Internet toute la journée.

-Les Tunisiens sont-ils prêts à la laïcité ?

Ils sont d’accord pour que la religion soit séparée de l’Etat, il y a les pro-Ennahda qui représentent, paraît-il, 25%, cela laisse 75% qui ne sont pas pour que la religion régisse notre vie, et là-dessus, effectivement, il va falloir se battre au niveau des idées ; est-ce qu’ils étaient prêts à la parité, pourtant, la parité on l’a fait voter. Ce qui est triste, c’est de voir que les plus conformistes, les plus pro-islamistes, ce sont les jeunes et, en même temps, il faut en analyser les raisons, c’est la génération qui n’a connu que Ben Ali, et la seule force politique organisée au régime de Ben Ali, c’est l’opposition islamiste, les progressistes étaient absents pour diverses raisons.

C’est facile d’embrigader les gens par des prêches tendancieux et ambigus, en faisant du social dans les quartiers parce qu’on a de l’argent, la gauche personne ne la finance. Quand on a voté l’interdiction du financement étranger pour les partis qui se présenteraient aux élections, Ennahda a quitté la haute instance de la révolution.

-Etes-vous confiante quant à l’issue du rendez-vous électoral du 23 octobre prochain ?

J’étais comme tout le monde au lendemain de la révolution, très euphorique et très optimiste. Et puis, après, on fait face à la réalité et on se dit que le combat n’est pas terminé, j’ai confiance en la maturité du peuple tunisien, parce que je trouve qu’il a été exemplaire dans cette révolution, il ne s’est pas laissé tromper.

-Instruit de l’expérience algérienne ?

Une expérience dramatique. Après ce qu’on a vécu avec Ben Ali, en Algérie, le pouvoir était beaucoup moins dictatorial que ne l’était le pouvoir en Tunisie. Ben Ali, c’était la répression maximum, tout le monde avait peur de parler, aujourd’hui, on voit que les méthodes des islamistes sont identiques, ils essaient de terroriser la population et d’empêcher les gens de parler, d’empêcher les cinéastes de montrer leurs films, d’empêcher des manifestations culturelles comme des pièces de théâtre.

-Vous-même avez été obligée de changer le titre initial de votre film qui était Ni Allah ni maître ?

Le titre premier, je le reconnais, était provocateur, et je le revendiquais en tant que tel, parce que je considère que le rôle des artistes et des intellectuels est d’attirer l’attention et de poser des débats là où personne ne veut les poser, et ce débat sur la laïcité je voyais bien que plus on avançait et moins les partis politiques voulaient le poser parce qu’ils ont peur de rater des électeurs. Je pense que chaque fois qu’ils ont essayé de faire de la politique politicienne, les partis politiques de gauche se sont trompés, parce que la politique cela se fait avec des idées et des convictions, et peut-être qu’aujourd’hui on ne va pas gagner, mais on gagnera beaucoup en fierté et en honorabilité si on continue à nous battre pour nos valeurs, et les valeurs de la gauche, c’est la laïcité, donc je ne vois pas pourquoi la gauche a peur de dire qu’elle est pour la laïcité et essaie de faire croire qu’on ne va jamais changer l’article 1 de la Constitution.

-Vous êtes en procès pour votre film…

De la part des islamistes. Après l’attaque du cinéma qui projetait mon film, il y a eu une grande campagne de soutien de la presse écrite, et comme ils ne savaient pas quoi faire, les islamistes ont dépêché trois de leurs avocats à la télévision qui ont annoncé qu’ils n’avaient pas vu le film, mais qu’ils portaient plainte contre moi pour atteinte au sacré, pour atteinte aux bonnes mœurs et pour atteinte à un précepte religieux. Trois plaintes que le procureur de la République a reçues.

-Cela ne veut-il pas dire que la justice est réceptive aux adversaires des défenseurs de la laïcité ?

Pendant toutes ces années de dictature, les islamistes ont creusé le terrain, ils avaient compris que, pour se défendre, il fallait des avocats islamistes qu’ils ont financés, beaucoup sont militants d’Ennahda. Cela étant, parmi les avocats, beaucoup sont progressistes et ont participé massivement à la révolte de janvier 2011. Un comité d’avocats s’est créé pour me défendre, avec, à leur tête, le président d’un parti libéral de droite. Les islamistes prétendent que j’attaque l’Islam et que j’insulte les musulmans, c’est faux. Ils n’ont pas vu le film. Je suis passée à la télévision et j’ai dit ce que je dis dans le film, que je ne crois pas en Dieu et que je n’ai aucune raison de me soumettre à une loi divine que je ne reconnais pas. Et pour eux, c’est faire acte d’apostasie, sauf que ces gens oublient que si on ne reconnaît pas la loi divine, on n’a aucune raison de se soumettre à cette loi-là.

La loi tunisienne n’a jamais obligé qui que ce soit à croire en Dieu et reconnaît la liberté de conscience, et pour moi, la liberté de conscience, c’est la première des libertés pour qu’après, chacun puisse être maître de ses choix politiques. Je ne les empêche pas de défiler en criant «Allah Akbar», je ne vois pas pourquoi ils m’empêcheraient de dire que je ne crois pas en Dieu.

-Vous êtes de ceux qui disent «Je suis libre et je n’ai pas peur»…

Oui, et comme le disait Tahar Djaout aussi : «Si tu parles tu meurs, si tu te tais tu meurs, alors parles et meurs.»

Repost 0
13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 21:39

Algerie Focus

 

Grève chez Air Algérie : des passagers envisagent de porter plainte devant la Cour européenne de justice

Poste par août 13th, 2011

Une association de défense des droits des voyageurs a décidé de porter plainte devant la Cour européenne de justice contre la compagnie aérienne algérienne. Elle dénonce la « négligence » et le « mauvais traitement » dont ont été victimes les milliers de passagers bloqués dans les aéroports lors de la grève sauvage du personnel naviguant commercial (PNC) du 11 au 14 juillet dernier.

L’annonce d’une indemnisation via des bons de réduction des passagers bloqués pendant la grève ne semble pas avoir calmer l’ire de ces derniers. Selon Le Temps en Algérie, l’Association de défense des droits des usagers d’Air Algérie (ADDUAA) a décidé de porter cette affaire devant la justice européenne.

Elle reproche à la compagnie de ne pas avoir su gérer ce mouvement et laisser les passagers abandonnés à eux-mêmes et sans information dans de nombreux aéroports. Elle rappelle qu’en France, par exemple, ce sont des CRS qui leur ont distribué des bouteilles d’eau et que c’est Aéroports de Paris qui a organisé les couchages sur des lits de camp.

Pour appuyer sa plainte, l’association a mis en ligne sur internet un formulaire européen de plainte destiné aux passagers aériens et invite tous les voyageurs touchés par cette grève à le remplir. Par ailleurs, elle organisera une manifestation le 17 septembre prochain au siège d’Air Algérie à Paris.

Source : air-journal.fr

Repost 0
17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 21:19
La 24 (Samedi 18 Juin 2011)

 

Premier du genre en France
Un centre dédié à la culture berbère inauguré aujourd’hui
Par : Ameur Ouali

Un centre dédié à la culture berbère, présenté comme le premier du genre en France et où seront notamment pratiqués chant, danse, gastronomie, va être inauguré aujourd’hui à Drancy, dans le département de la Seine-Saint-Denis, qui abrite une très forte communauté algérienne. “Cet événement témoigne avec force la volonté des quelque 2 millions de citoyens français d’ascendance berbère de concilier vitalité culturelle, implication citoyenne et attachement aux principes républicains”, selon un communiqué des porteurs du projet. “Ce centre représentera tous les Berbères, dans leur diversité, de toute l'Afrique du nord”, a précisé Mustapha Sadi, patron de BRTV et conseiller régional d'Île-de-France (NC), à l’origine du projet, avec le député-maire de Drancy, Jean-Christophe Lagarde. “C’est la première fois en France, qu'une Maison de la culture berbère (...) est ouverte”, selon un communiqué du Réseau citoyen des associations franco-berbères. “Aussi paradoxal que cela puisse paraître, avec une présence berbère en France qui remonte à des décennies, c’est une première”, a dit M. Sadi, ex-président de la Coordination des Berbères de France. “Cela pourrait inspirer d'autres municipalités”, a-t-il ajouté. Le centre accueillera sur 700 m2 “de nombreuses activités culturelles et artistiques (musiques, chants, danses, théâtre, expositions, gastronomie...)”, explique le Réseau. Il sera aussi un lieu de débats et de réunions pour les associations, etc.
D’un coût de 1,5 million d'euros, la Maison de la culture berbère a bénéficié de subventions de la ville de Drancy et du Conseil régional d'Île-de-France, selon le communiqué. “La Maison de la culture berbère permet aussi de faire vivre, au quotidien, l’engagement des franco-berbères à la vie citoyenne (réunions d’associations œuvrant en faveur de la diffusion du droit, de l’aide à l’éducation, formations sur des grands sujets d'actualité, rencontres-débats...” L’originalité de cette démarche, encouragée par des élus du centre, de gauche comme de droite, réside précisément dans le refus de tout “entre soi”. “l'attachement à la république française y est clairement revendiqué et l'échange, le partage et le métissage sont des principes d'action”, selon le texte.

 

 

Repost 0
3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 23:20

 

Rassemblement pour Ali Mécili / Le Samedi, 9 avril 2011 à 14 h 30 Cimetière du Père Lachaise – Entrée principale

Par | |
T
Rassemblement pour Ali Mécili / Le Samedi, 9 avril 2011 à 14 h 30 Cimetière du Père Lachaise – Entrée principale  

Le 7 avril 1987, l’avocat André-Ali Mécili, compagnon de Hocine Aït-Ahmed et porte-parole de l’opposition algérienne démocratique, a été exécuté à Paris sur ordre des services secrets algériens. Dès le mois de juin 1987, son assassin présumé, interpellé sur le sol français, a été expulsé en urgence absolue vers l’Algérie, et vingt quatre ans après, ce crime d’État demeure impuni.

Le diplomate algérien, Mohamed Ziane Hasseni, soupçonné d’être l’organisateur de cet assassinat, arrêté le 14 août 2008 à l’aéroport de Marignane, puis mis en examen pour complicité d’assassinat, a finalement fait l’objet d’un non lieu et une fois encore la justice a été remise à plus tard.

Pourtant, notre combat n’a pas été vain. Votre fidélité, votre mobilisation depuis tant d’années ont permis de sortir l’affaire Mécili du silence et de l’oubli que prétendait nous imposer la Raison des États. Désormais, elle est inscrite dans les mémoires et dans l’Histoire.

Cela n’a pas été facile, tant de responsables politiques ont refusé de nous entendre, préférant fermer les yeux sur le crime d’un État ami. Les mêmes aujourd’hui, découvrant avec stupéfaction la volonté et la force des peuples en lutte contre les dictatures, s’autorisent à soutenir ce fameux « printemps arabe ». Sauront-ils être cohérents avec eux-mêmes et iront-ils jusqu’à accepter de nous entendre lorsqu’au nom des valeurs de la France, nous réclamons justice pour Ali Mécili ? Il faut y croire et ne pas baisser la garde.

C’est pourquoi nous devons être nombreux à nous retrouver, ce 9 avril, pour nous recueillir sur la tombe d’Ali. Nous aurons aussi une pensée pour tous ceux qui luttent dans les pays arabes pour leur dignité et leur liberté. Un immense espoir s’est levé et nous verrons un jour la vérité venir d’une Algérie enfin démocratique.

Paris, le 28 mars 2011

Annie Mécili

RASSEMBLEMENT pour Ali Mécili
Le Samedi, 9 avril 2011 à 14 h 30 Cimetière du Père Lachaise – Entrée principale

Repost 0
14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 19:46

 

RADAR (Mardi 15 Mars 2011)

 

Deux semaines après avoir gagné la coupe de France
Rachid Hamani remporte le titre de champion de France
 

Deux semaines seulement après avoir remporté brillamment la Coupe de France des superwelters à Florange, le boxeur algérien, Rachid Hamani, a encore fait des siennes, samedi soir, en arrachant, de fort belle manière, le titre de champion de France de sa catégorie, et ce, au détriment du Français Mathieu Bauderlique. Au Palais des sports de Saint-Quentin, qui affichait complet à l’occasion de ces finales de championnat de France, le digne fils de ce grand boxeur que fut Loucif Hamani a dominé aisément son adversaire, pourtant considéré comme le numéro 1 de l’équipe de France. “Rachid a réussi un sans-faute remarquable cette saison en remportant un beau triplé de champion d’île-de-France, Coupe de France puis champion de France 2011.
C’est de bon augure pour cet excellent boxeur qui est toujours prêt à défendre les couleurs algériennes comme il l’a si bien fait aux Jeux méditerranéens de Pescara, où il avait offert une belle médaille d’or à son pays, l’Algérie”, dira son entraîneur, Rachid Hallaf, du Boxing-Club d’Ablon-Villeneuve, tout heureux de cette nouvelle consécration

Repost 0
14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 23:25

 

  ddk

La mairie de Paris a célébré Yennayer 2961

 

Delanoë perpétue la tradition

image  

 

 

C'est dans la salle des spectacles de la mairie  de Paris, qu'a eu lieu la célébration du nouvel An berbère 2961, dans la soirée de mercredi dernier, à l’initiative du  maire Bertrand Delanoë en partenariat avec Berbère Télévision.

Cette  cérémonie à laquelle ont assisté plusieurs figures de marque berbères, à l’iamge des chanteurs Idir et Takfarinas a débuté à 20 heures, et a drainé des centaines d’invités qui ont eu le privilège d’assister à cette fête, devenue une tradition depuis son instauration par la mairie de Paris en 2005.
Pour cette sixième cérémonie, le premier magistrat de la ville de Paris, Bertrand  Delanoë  a indiqué dans son discours prononcé à l’occasion , qu’une  rue de Paris portera le  nom du philosophe Kabyle, Mohamed Arkoun, disparu le 14 septembre dernier, à Paris et enterré au Maroc. Une manière pour le maire de Paris de rendre hommage à « un  grand intellectuel parisien d’origine berbère » a-t-il tenu à préciser dans son discours de présentation de vœux aux côtés du Directeur de Berbère TV Mohamed Saadi, des chanteurs Idir et Takfarinas et la mère du défunt Smail Medjeber. Une annonce qui a fait plaisir à tous les présents qui ont vu par ce geste du Maire, une autre reconnaissance pour une figure de marque de la culture berbère. C’est la deuxième fois qu’une rue de la capitale française portera le nom d’un homme de culture Kabyle. En effet, après l’inauguration de la rue  Matoub Lounes le 3 juillet 2008 dans le 19e arrondissement de Paris, à l’occasion du dixième anniversaire de l’assassinat du chantre kabyle, par le maire de Paris ,Bertrand Delanoë, voilà que ce dernier annonce la baptisation d’une autre rue au nom du philosophe et islamologue Mohamed Arkoun. L’enfant de Beni Yenni, disparu il y a trois mois, sera ainsi donc le second homme de culture berbère qui aura le privilège de figurer sur une plaque d’une rue de la capitale française.
La grandiose cérémonie qui a eu lieu dans la grande salle de spectacles de la municipalité de Paris a drainé une grande foule constituée en majorité de familles venues des quatre coins de Paris. Ils étaient environ un millier d’invités qui ont eu le privilège d’assister à cette sixième célébration de Yennayer dans une ambiance de fête. En effet, les privilégiés qui ont eu  la chance d’accéder à la salle, qui semblait exiguë pour contenir une aussi grande foule, se sont défoulés toute la soirée au rythme de différents styles musicaux berbères. Du Targui au Chaoui en passant par le Kabyle, les  invités ont vibré au rythme des chants et musique du terroir. La chanteuse chaouie,  Dihya, qui a récemment repris le chemin de la scène a fait une apparition remarquée. Avec sa voix mélodieuse rythmée par la musique ancestrale des Aurès, la Diva da la chanson chaouie a fait vibrer les cœurs et les corps. Une soirée inoubliable pour les berbères de France qui semblent de plus en plus admis mais surtout reconnus dans leur identité par les plus hautes autorités de France car désormais, depuis maintenant six années, la mairie de Paris, à sa tête son premier responsable Bertrand Delanoë a institué le 12 janvier comme jour de l’An Berbère, célébré officiellement par la municipalité  à l’instar des jours de l’an des autres communautés vivant en France comme par exemple, le jour de l’An chinois. Une reconnaissance qui permettra à tous les berbères de l’hexagone de se sentir enfin reconnus dans leur identité et culture   millénaire,, eux qui ont célébré cette année, leur 2961  jour de l’An.

 

 

 

 

Repost 0
28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 23:12

 

YENNAYER 2961 - Nouvel An Amazigh

CONCERT avec YOUNES BOUDAOUD

29 janvier 2011 à 19h – Centre culturel De Rinck

Rue du Chapitre, 1 – 1070 Anderlecht

(Place de la Vaillance - Métro : Saint Guidon)

  

 

YOUNES  BOUDAOUD

 

 

  

 

Soirée inoubliable avec cet artiste kabyle chanteur, compositeur, comédien et réalisateur. Cette fête de Nouvel An amazigh se veut familiale, conviviale et chaleureuse se déroulera autour d’un repas traditionnel fait de couscous kabyle à la viande d’agneau ou de poulet. Prière de préciser votre choix de viande à la réservation. Voir détails au verso !

 

 

ASSOCIATION CULTURELLE N'IMAZIGHEN asbl

Rue de  Clabecq, 4 -1460  Ittre

Tél.: 067/646775 ou 0496/785020 -mail : cherif.hamdis@skynet.be

Cpte : 310-1206557-60

 

NOUVEL AN BERBERE – SAMEDI 29 JANVIER 2011

 

A l’occasion de cette fête amazighe, l’association culturelle n’Imazighen vous présente à tous ainsi qu’à vos familles ses sincères vœux de bonne santé et de bonheur.

Vous êtes cordialement invités au réveillon berbère «YENNAYER 2961» le samedi 29 janvier 2011 à 19h00.

 

Au programme : repas traditionnel et soirée animée par le chanteur kabyle YOUNES BOUDAOUD

 

a)     Apéritif ou jus de fruit

b)    Iêlulen (Potage kabyle)

c)     Couscous kabyle à l’agneau ou au poulet

d)    Pâtisseries berbères et thé à la menthe fraîche

Centre culturel de «De Rinck»

1 Rue du Chapitre – 1070 Bruxelles (Anderlecht)

Très important : à 21h00 fin du service repas – Soyez à l’heure  s.v.pl. !!

P. A. F. : 23,00 €  adultes avec 50% versés ou 25,00 euros sur place –

P. A. F. : 13,00 € enfants de 6 à 12 ans avec 50% versés ou 15,00 euros sur place

Compte : 310-1206557-60 avec indication YENNAYER

Renseignement/réservation jusqu’au mercredi 26 janvier 2011 au : Tél.: 067 / 64 67 75 ou : 0496 / 78 50 20

La réservation est obligatoire et n’est prise en compte qu’après l’enregistrement de votre payement

 

Repost 0

Présentation

  • : La confédération des Iflisen Umellil
  • : Un des objectifs est de reconstituer la grande confédération qui regroupait les 14 aarchs des Iflisen Umellil avant la colonisation française. Le but est de rétablir les liens interrompus et de promouvoir la solidarité inter-arche. Nous visons également à consolider les liens entre la diaspora et leur région d'origine. Réecrire l'histoire des Iflisen et préserver leur patrimoine matériel et immatériel .
  • Contact

Recherche

Liens