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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 22:42

Crédit :

medsouilah@jijel.info

 

 

 

 

 

 

 

 

Partout à Jijel, El Milia à El Aouana en passant par El Ancer, Taher, Emir Abdelkader ou encore Texenna, jusqu'à Ziama, , ces belles régions, sont très riches de culture et de traditions Amazigh préservés à travers l'histoire...

 

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 22:29

El Watan

Le 6e Festival international du film (FIFA) Issni N’ourgh, qu’abrite depuis mercredi dernier la ville d’Agadir, au Maroc, se veut, selon les organisateurs, un hommage aux Touareg d’ailleurs.

Agadir (Maroc).
De notre envoyé spécial


Lors de son allocution inaugurale, le directeur du FIFA, Rachid Bouksim, a souligné l’importance de cet hommage. «Notre saga continue à étinceler dans un contexte universel marqué par la problématique touarègue qui reflète non seulement un chevauchement d’intérêts; elle prédit plutôt un cataclysme politique qui risque de déloger la région. L’hommage qu’on réserve au cinéma Imouhagh, cette année, suscite plusieurs contemplations de l’histoire, la mémoire et les droits de l’homme.» A l’occasion, l’artiste peintre et poète Hawad et son épouse, Hellène Claudot, ont mis en place une exposition sur les Touareg. «Ces tableaux reflètent la situation difficile que vivent les Touareg spoliés de leurs biens.», nous a dit Hawad.

Dans le même sillage, un film intitulé Asshak a été projeté au public au niveau de la salle de la Chambre de commerce d’Agadir. Cette production cinématographique de la réalisatrice Ulrike Koch essaye d’expliquer, via l’image, le quotidien du peuple targui dans le Sahara caractérisé par la chaleur torride et le froid glacial. «Les Touareg observent l’ässhäk, une sorte de code moral qui garantit la survie de leur communauté. il signifie le respect de tout être vivant et un comportement digne», explique cette réalisatrice suisse dans le synopsis de son long métrage.

Par ailleurs, notons que le Festival international du film amazigh Issni N’ourgh d’Agadir a acueilli, cette année, des réalisateurs venus de la region de Siwa qui presenteront un documentaire sur les Amazighs de l’Égypte. «Cette histoire retrace l’itinéraire des Amazighs d’Égypte qui se sont installés depuis 3000 ans, en provenance de l’Afrique du Nord, représentant environ 24 000 personnes vivant dans l’île de Siwa», tel est le résumé de ce documentaire.

Rappelons que sept productions cinématographiques algériennes sont en compétition lors de ce festival. Ainsi, dans la catégorie long métrage, on enregistre la participation des films Le Sang et l’argent de Idir Saoudi, et de Vava Moh de Yazid Smaïl. Ce dernier a remporté, pour rappel, l’Olivier d’or du Festival national culturel du film amazigh qui s’est tenu, en mars dernier, à Tizi Ouzou.
Pour ce qui est de la section court métrage, on note la présence de Yidir de Tahar Houchi, Encre et le monde de Sofiane Bellali et Banc Public du chanteur kabyle Djamel Allam, tandis que Matoub Lounès, le combat éternel de Tahar Yami et Tiâawinine, ça coule la source de Djamel Aït Iftène, sont en lice en catégorie documentaire.

En marge des projections, un colloque est au programme.
Le jury de ce festival est présidé par Rachid Niny, journaliste marocain, assisté, entre autres, par Djamila Amzal, une actrice connue notamment par sa participation dans des films kabyles comme La Colline oubliée de Abderahmane Bouguermouh et La Montagne de Baya» de Azeddine Meddour.

Hafid Azzouzi

 

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Actualité du roman en tamazight

Quel avenir pour le roman amazigh ?

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le 29.09.12 | 10h00 Réagissez

L’inexistence d’instances de critique littéraire complique la situation du roman amazigh.

Après une rupture qui a duré près de 40 ans due à des facteurs politiques et historiques, depuis les années 1940 jusqu’aux années 1980, le roman d’expression amazighe a ressuscité avec le Mouvement culturel berbère qui a ouvert les portes à la production littéraire. Belaïd Ath Ali est considéré comme le premier romancier en tamazight, avec Lwali N wedrar (Le Saint de la montagne) datant des années 1940. Selon Ferhat Balouli, enseignant universitaire, traducteur et chercheur en sociolinguistique, le roman amazigh est en nette amélioration actuellement, «il y a une production qui se fait, on peut l’estimer entre 5 à 6 romans annuellement. Le niveau ou la qualité de cette production s’améliore au fur et à mesure comparativement aux premiers romans», dira-t-il.

Cependant, sur le plan de la thématique, rares sont les écrivains qui ont pu sortir de la coquille pour aborder de nouveaux thèmes et de nouvelles techniques de rédaction, car, comparativement aux autres langues, le roman amazigh est souvent imprégné dans la thématique du réalisme. Il n’y a pas de tendances ou d’écoles littéraires.

La langue est considérée comme un casse-tête pour le roman amazigh. Deux courants se disputent le terrain, d’un côté le courant des archaïsmes, et de l’autre celui des néologismes. Des abus sont commis de part et d’autre. D’un côté, dans l’utilisation excessive de la néologie au point de ne pouvoir lire. A l’exemple des écrivains Ahmed Nekkar, Amar Mezdad, Salem Zinia et autres. Tandis que le courant des archaïsmes utilise beaucoup plus l’emprunt d’une manière abusive aussi. «Des phrases entières en français ou en arabe sont utilisées dans les romans amazighs. C’est ce qu’on appelle en sociolinguistique le code switching». Un troisième courant essaie, tant bien que mal, de jumeler entre les deux premières tendances.

Selon M. Balouli, cela est dû essentiellement «à l’absence d’un standard pour la langue amazighe». Mais le problème crucial auquel fait face la littérature amazighe en général, et plus spécifiquement le roman est, selon toujours notre interlocuteur «l’inexistence des instances de critiques littéraires, dont le rôle est primordial dans la promotion d’une quelconque littérature. On se retrouve face à une multitude de romans qui ne sont pas triés. Les 3 départements de langue amazighe existant, (Tizi Ouzou, Bouira, Béjaïa) travaillent beaucoup plus sur la poésie berbère ancienne, dictons et proverbes,etc. La littérature contemporaine reste toujours marginalisée», déplore-t-il. Ces points de vue sont partagés par Mohamed Djellaoui professeur universitaire de la langue amazighe à l’Université de Bouira, et chargé du suivi des études de magistère et de doctorat au département de la langue amazighe de l’Université de Tizi Ouzou.

« Il y a de nombreuses tentatives dans l’écriture du roman, et c’est à partir de là qu’on constate des carences au point de ne savoir quoi lire. Il faut d’abord passer par l’acte de la lecture, pour arriver à l’écriture», insiste-t-il. Comme il déplore aussi l’inexistence des instances de critique littéraires, «cette absence a ouvert le champ à des improvisations dans l’écriture romanesque». Sur le plan langue, le professeur Djellaoui estime que «le romancier doit utiliser la langue courante, simple et compréhensible, loin des néologismes et des inventions». Se voulant optimiste, le professeur Djellaoui juge qu’«après chaque édition de romans, des écrivains évoluent sur tous les plans, style, structure, thème…»

Pour Hocine Arbaoui, écrivain, auteur de la première tragédie en tamazight en 1989, intitulée Sophonisbe, le problème se situe au niveau politique. «Le problème est plus complexe, car nous n’avons pas une politique globale qui régit le livre en Algérie», explique-t-il. Interrogé sur l’existence d’un lectorat du roman d’expression amazighe en Algérie, Hocine Arbaoui pense que «l’écrivain doit lui-même créer son lectorat en lui offrant des œuvres d’une meilleure qualité et non pas l’inverse. Je pense que le livre, et spécifiquement le roman, doivent passer par des étapes dans leur évolution pour arriver au stade de l’universalité.

Ce que j’ai constaté aussi, c’est que nos écrivains ne lisent pas».
Côté édition, Brahim Tazaghart, écrivain et propriétaire de la maison d’édition Tira, précise que le marché du livre en Algérie n’est pas structuré : «L’Etat ne s’est pas engagé pour subventionner et promouvoir le livre, il n’y a pas de volonté dans ce sens. Economiquement parlant, l’éditeur fait face à un dilemme. Ses dépenses sont supérieures à ses gains, surtout en ce qui concerne le livre en tamazight, et en bas du classement, le roman. C’est une exclusion de fait.»


Un seul roman en tamazight au Sila


Le Haut-commissariat à l’amazighité (HCA) qui est l’un des principaux promoteurs de la littérature et culture amazighes est présent à la 17e édition du SILA avec 7 nouveaux titres et un seul et unique roman. Cet organisme, notons-le, a consenti des efforts importants dans le domaine de l’édition. Depuis l’année 2003, le HCA a édité 190 titres.

Omar Arbane

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Nord - Mali : cinq adolescents amputés au nom de la chari'a

Par Le Matin DZ |                                       

Cinq jeunes Maliens accusés d'avoir braqué un bus de voyageurs ont été amputés au nom de la chari'a par des éléments du groupe terroriste le Mujao le 21 septembre dernier à l’hôpital de Gao, au nord-est du Mali.

Un djihadiste monte la garde devant une chambre de l’hôpital de Gao où ont été amputés les jeunes Maliens au nom de la chari'a le 21 septembre 2012 ( © AFP)

Une bande de coupeurs de route, composée de quatre Peuls et d’un Touareg, avait attaqué le mois dernier un autobus sur l’axe qui relie Gao à la frontière nigérienne. Les passagers avaient été dépouillés d’une forte somme d’argent.

Quelques jours plus tard, des éléments du Mujao arrêtaient à Gao des jeunes accusés du braquage. Le 21 septemble dernier, ils furent emmenés à l'hôtpial de la ville où, dans une chambre surveillée par des terroristes armés, ils furent amputés d'une main et d'un pied ; sentence prononcée au nom de la chari'a en vigueur désormais dans cette région nord-est du Mali.

Dans la foulée du coup d’Etat militaire du 22 mars à Bamako, les trois régions administratives du nord du Mali sont tombées aux mains des groupes islamistes radicaux Ansar Dine et Mujao, alliés d’Al-Qaïda au Maghreb islamique. Ils y appliquent leur interprétation de la charia qu’ils entendent imposer à tout le Mali.

La première amputation publique avait eu lieu en août à Ansongo (90 km au sud-est de Gao). L’homme mutilé avait été accusé d’avoir volé du bétail.

S'exprimant sur l'urgence de l'offensive armée contre Al Qaïda au Maghreb islamique décidée par Bamako, le premier ministre malien, Cheick Modibo Diarra a déclaré ce samedi 29 septembre, dans les colonnes du journal français Le Monde : "Chaque jour qui passe, nous avons davantage de mutilations, d’amputations, de viols, d’actes de barbarie dans le nord de notre pays. Le plus rapidement la résolution sera adoptée, le mieux ce sera. Et je suis convaincu que dès que nous aurons une résolution la plupart de ces malfrats et bandits essaieront de s’échapper avant même que les choses sérieuses commencent. Seuls les plus endurcis resteront."

Avec AFP

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Algerie-Focus

 

septembre 30, 2012 12:14

Petit bréviaire des idées algériennes les plus tragiques par Kamel Daoud

 
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Kamel Daoud, journaliste

Par : Kamel DAOUD

 1° – La débrouillardise est meilleure que l’effort. D’où la suivante : travailler ne sert à rien, ruser sert à tout. Cela donne l’idée de l’argent gratuit, du salaire comme butin, du Bien-vacant comme droit.

2° – Le pays est un bœuf tombé et nous sommes trente dix millions de couteaux. C’est l’idée du pays comme butin pas comme patrie. L’idée que la fortune est celle du plus rapide, pas du plus travailleur. L’idée que l’Algérie est une vache, une laiterie, un morceau, une propriété. L’idée que « trouver » est plus intelligent que de créer.

3° – La patrie s’arrête au seuil de la porte. Dehors, dans le pallier d’immeuble, dans la rue, dans la place publique, dans l’administration, dans la route et les champs on peut salir, détruire, prendre, voler, casser, faire ses besoins, jeter ses emballages ou déboiser.

4° – Ceux qui sont restés au pays sont des idiots. Ceux qui sont morts pour l’indépendance sont des naïfs. Ceux qui sont revenus sont des perdants. Ceux qui applaudissent sont des imbéciles. Ceux qui y croient sont des attardés.

5° – Vaut mieux connaitre quelqu’un que connaitre ses droits. Une «Relation » est plus utile qu’une institution.

6° – Les lettrés sont des traitres. Les francophones aiment la France. Les arabophones sont plus proches de Dieu.

7° – Dieu est partout. Donc il peut faire tout à notre place. Car nous ne sommes nulle part. il suffit d’attendre le jugement dernier.

8° – Conduire c’est se détester, s’écraser, se faire mal, faire mal, transgresser, pousser du coude et démontrer son rang, pas son éducation.

9°- La Loi est faite pour être contournée. C’est comme à l’époque des colons même si maintenant on est entre nous.

10° – On signale, à coup d’appel de phare les radars sur les routes mais pas les trous sur le chemin. On dénonce un couple qui s’embrasse pas un arracheur d’arbre, un casseur de vitre, un voleur de couffin du ramadan.

11° – Nous sommes plus arabes que les arabes. Plus kabyles que les algériens. Moins algériens que nos ancêtres. Plus fiers que les Tunisiens. Plus dignes que les Marocains. Moins noirs que les africains.

12° – Tout les algériens sont mauvais, sauf moi. Tous les algériens sont des violents, sauf moi. Tout les algériens sont idiots et voleurs, sauf moi. L’Algérie se porterait mieux si j’en étais le seul habitant. Je suis le seul à avoir la solution du cas algérien.

13° – Nous avons échoué. Rien ne sert à Rien. Il faut vite mourir pour mieux revivre au Paradis. Il faut partir ou faire revenir la France.

14° – Tout les riches sont des voleurs. Toutes les fortunes sont illégitimes.

15° – Il suffit de rien pour cracher sur l’Indépendance.

16° – On n’aime pas que les étrangers insultent l’Algérie mais nous sommes les premiers à insulter le pays devant le reste du monde.

17° – Pour être algérien il faut être musulman. Ceux qui ne sont pas musulmans ne sont pas algériens.

18° – Il nous faut un dictateur et une dictature car nous sommes ingouvernables par nature, par histoire.

19° – « Ce peuple est ingrat, sale et méchant » pense le régime. « Ce régime est voleur, corrompu et inculte » répond le peuple.

C’est un peu le bréviaire des idées algériennes les plus ancrées, les plus tristes, celles qui nous coutent le plus en temps et en espoir. Ces idées qu’il faut détruire pour pouvoir marcher sur terre et sur la lune et avoir des enfants sains. Il fallait les rappeler, simplement pour nous rendre aux évidences. Pour pouvoir commencer un jour à
reconstuire.

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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 02:29

source: Liberté

 

Samedi, 15 Septembre 2012

650 athlètes attendus à la course

Le 3e marathon international d’Imedghacen le 13 octobre

Par : Rubrique Radar

Plus de 650 athlètes nationaux et étrangers sont déjà inscrits au marathon d’Imedghacen, à Batna.
Organisé par l’Association des amis d’Imedghacen, en partenariat avec la Direction de la jeunesse et des sports, le 3e marathon international d’Imedghacen aura lieu le 13 octobre prochain.
Le point de départ de la course a été fixé au centre-ville de Batna vers le tombeau d’Imedghacen (42,195 km).
Deux autres courses sont inscrites au programme cette année, le semi-marathon et le 10 km. Cette manifestation ambitionne aussi de promouvoir le patrimoine historique et archéologique des Aurès.

 

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Samedi, 15 Septembre 2012

 

 

Yasmin Bendaas, anthroplogue et chercheuse sur les tatouages chaouis

“Une identité millénaire”

Par : Rachid Hamatou

Cette étudiante en anthropologie à l’université Wake Forest à Winston Salem (Caroline du nord, USA) est aussi journaliste photographe pour le magazine musique radio Wake The Zine. Elle est de père algérien et de mère iranienne. Intriguée par les tatouages faciaux de sa grand-mère paternelle (Chemora à Batna), elle revient au pays, afin de réaliser des recherches sur le sens de ces figures que porte son aïeule. Elle passe plus de deux mois dans les Aurès, à la recherche de spécimens et motifs de cette écriture oubliée.

Liberté : Qui est Yasmin Bendaas ?

Yasmin Bendaas : Bonne question (sourire), je suis Algéro-iranienne, mon père est originaire des Aurès. Je fais des études universitaires en anthropologie à l’université Wake Forest dans ma ville natale en Caroline du Nord et j’obtiendrai mon diplôme en 2013. Aussi, la même année, je recevrai un deuxième diplôme en journalisme dans la spécialité étude du Moyen-Orient et Asie du Sud. Bien sûr, je ne passe pas tout mon temps à étudier, j’aime bien la bonne nourriture, les blagues et le foot (rire).

Pourquoi le choix du tatouage et plus particulièrement dans les Aurès ?
C’est un choix aussi bien sentimental que personnel. Au début, je devais faire cette recherche et étude sur les tatouages en Nouvelle-Zélande. Mais j’ai vite changé d’avis, pour la simple raison que, dans ma famille (celle de mon père), ma grand-mère et quelques tantes le portent encore. Cela m’a surtout permis de renouer avec mes grands-parents, les écouter et renouer avec mes racines et savoir qui je suis. Je peux vous dire que j’ai appris beaucoup de choses en étant en contact avec des personnes simples, modestes et spontanées. J’ai pu recoller pas mal de morceaux du puzzle au sujet de l’étude anthropologique des tatouages chez les Chaouia. J’ai palpé la relation et l’apport des tatouages dans l’identité, même d’une manière symbolique, j’ai aussi réalisé que même si j’étais à moitié algérienne je savais peu de chose sur cette facette dans la culture des Aurès. C’est très important pour moi, sur le point personnel et scientifique. Maintenant, je sais que je peux décoder cette culture d’une manière scientifique grâce aux études journalistiques et anthropologiques.

Qui a financé votre projet d’étude ?
Toute l’étude avec ses charges a été financée par mon université et une bourse d’étude du centre Pulitzer basé à Washington, je suis reconnaissante aux deux institutions. Car sans leur apport je n’aurais jamais pu faire cette étude.

Est-ce que vous êtes satisfaite de votre recherche et de votre étude ?
Les deux mois passés en Algérie m’ont apporté plus que je n’espérais et que je ne souhaitais. J’ai mené vingt entrevues complètes avec des femmes tatouées âgées entre 70 et 90 ans. Durant ces recherches, j’ai pu relever des défis et faire face à certaines difficultés. Mais grâce à l’aide ma famille et de certains amis, j’ai obtenu un très bon résultat. J’ai aussi tiré satisfaction d’être parmi les miens et très heureuse de les retrouver.

Vous êtes polyglotte (anglais, persan, espagnol...), c’est pour quand l’apprentissage de la langue berbère ?
C’est vrai, il y a eu une barrière linguistique, mes études en arabe classique ne m’ont pas beaucoup aidée en zone berbérophone. Fort heureusement, tous les membres de la famille de mon père sont berbérophones, ils m’ont beaucoup aidée, mais je compte m’y mettre et j’ai de grands efforts à faire.

Le bilan de ce voyage ?
Mon travail me ressemble, oui comme je vous le disais, j’ai un père algérien et une mère iranienne, je vis aux états-Unis où souvent on me demande des renseignements sur mes origines. Je suis un peu fragmentée. Durant ma recherche sur le tatouage, j’ai eu l’impression de me chercher, je gère bien cette situation et j’aime ce brassage. J’ai trouvé aussi des ressemblances entre les tatouages des Chaouis et ceux de l’Irak et c’est extraordinaire.
Certains tatouages ressemblent à des toiles d’artistes comme ceux du peintre Hakar. Cependant, je suis un peu triste de voir cette pratique disparaître, je suis venue pour appliquer ce que l’anthropologie m’a appris et j’ai enfin su que les cultures ne sont pas inertes, bien au contraire, elles bougent, vivent et résistent au temps. Par contre, la documentation fait défaut et elle est presque introuvable, hormis quelques anciens manuscrits. Bien sûr, je ne peux pas et je ne dois pas oublier votre apport et votre disponibilité grâce à l’article dans le quotidien Liberte “Le tatouage : écriture oubliée”.

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 20:20

Liberté

 

Mardi, 22 Mai 2012 09:50Facebook ImprimerEnvoyerRéagir

“TAGNAWITTUDE” DE RAHMA BENHAMMOU EL-MADANI

La recherche de la trace

Par : Sara Kharfi

Un voyage musical et initiatique qui démarre en France et qui se termine à Sidi Bel-Abbès en Algérie. Rahma Benhammou El-Madani offre un film personnel, riche en images inédites et en questionnements. Mais les réponses qu’elle trouve suscitent d’autres questions…

La réalisatrice Rahma Benhammou El-Madani a présenté, avant-hier matin à la maison de la culture de Béchar, dans le cadre de la sixième édition du Festival national de la musique Diwane, son documentaire d’une heure vingt minutes, Tagnawittude. Le déclic pour la réalisatrice, comme elle l’explique dans son documentaire, est le souvenir de sa mère qui pratiquait la transe.
Alors enfant, elle ne comprenait pas très bien ce que tout cela impliquait et surtout à quel monde accédait sa maman par le truchement de cette danse thérapeutique. Voulant en savoir davantage et constatant que la musique Gnawa prenait de plus en plus d’ampleur au milieu des années 1990, notamment grâce à la formation Gnawa Diffusion, Rahma Benhammou El-Madani a décidé de poser les questions qui l’habitaient à d’autres personnes.
Elle suit deux membres de Gnawa Diffusion : le leader emblématique Amazigh Kateb qui lui parle, en tant que musicien, du style Gnawa ; Maalem Aziz Maysour l’entraîne dans le monde des Gnawa, d’abord à Essaouira, puis à Marrakech et Tamesloht (Maroc). Grâce aux deux musiciens, Rahma Boualem El-Madani rencontre les plus grands, notamment le regretté Maalem Ben Aïssa, un virtuose du goumbri et un homme qui a disparu comme il a vécu… en toute discrétion, même si son talent était incroyable.
Ce qui est frustrant est qu’il n’intervient pas dans le documentaire, n’était le sublime solo au goumbri que la réalisatrice nous restitue. Elle rencontre également le regretté grand Maalem Hmida Boussou, et Maalem Ahmed Bakbou, qui lui apprennent davantage sur le Tagnaouite (la culture Gnawa). Mais une seule question semble obséder Rahma : Qu’est-ce que c’est que la transe ? Elle rencontre tant de personnes qui lui donnent, chacune, sa définition, sa version de la vérité, mais pas la Vérité. Elle n’existe pas et Rahma devra se contenter des bribes d’informations récoltées pour se forger sa propre idée et répondre enfin à l’interrogation qui la hante tant. Tagnawittude, qui mène sa réalisatrice jusqu’à Sidi Bel-Abbès en Algérie, est un film très personnel ; c’est une recherche de la trace.
La réalisatrice s’interroge sur qui elle est, et [se] cherche à se construire et à se comprendre auprès des autres, ce qui est une très belle preuve à la fois de maturité et de sagesse. évidemment qu’on peut reprocher certaines incohérences au film, évidemment qu’on peut lui trouver des défauts et même des insuffisances, mais il reste un document inédit, dans un contexte où le Tagnaouite est comme une île inexplorée.
Grâce à Tagnawittude, on comprend beaucoup de choses, notamment qu’au-delà du rite, des traditions, du mysticisme et des rituels, il y a une forte dimension communautaire.
Outre cette dimension, il y a une magnifique musique qui émane de l’âme et qui évolue sur deux fronts : le sacré (diwane, lila) et le profane (la scène). Si certains “anciens” affirmaient dans le documentaire qu’une seule personne ne peut concilier entre le sacré et le profane, la nouvelle génération de Gnawa dément cette affirmation, car la plupart d’entre eux font de la scène aujourd’hui. Ils ont réussi à sortir cette musique de son cadre originel, et même de trouver un nouveau souffle par la fusion.
Et les Gnawa Diffusion, qui se sont séparés et qui ont décidé récemment de reformer leur mythique formation, en sont la parfaite illustration.


S. K

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 18:45

 

Valparaíso (littéralement en espagnol : Valle Paraíso [Vallée Paradis] et aussi nommée « Valpo » par ses résidents) est un port et une ville chilienne, capitale de la région et de la province éponymes. Elle est le premier port et la deuxième ville du Chili.

 

C'est aussi une ville intellectuelle avec quatre universités, dont l'Université de Playa Ancha et l'Université pontificale catholique de Valparaíso.

 

La configuration urbaine de Valparaíso est déterminée par la topographie de la baie, dominée par 44 collines formant un amphithéâtre naturel donnant sur l'océan Pacifique.

La ville peut être divisée en deux parties distinctes :

  • d'une part « El Plan », situé sur la partie plate de la ville. Elle abrite le port ainsi qu'une grande majorité des commerces de la ville (« ville basse ») ;
  • plus haut, les Cerros, les collines, dominant la ville. C'est dans ces collines que la majorité de la population vit, et ce sont leurs maisons de tôle aux couleurs si variées qui donnent à la ville son allure unique (« ville haute »).
  • Valparaiso vue par satellite
  • Fichier:Valparaiso SPOT 1360.jpg
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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 23:50

 

source : http://www.dziriya.net/couple/article.php?p=1932&title=onze-millions-d’algeriennes-sont-celibataires

Onze millions d’Algériennes sont célibataires

Onze millions d’Algériennes sont célibataires

Femme Algérienne – Dans notre société, le célibat est comme le tabagisme. Il est plus critiqué au féminin qu’au masculin. Toutefois, cela n’a pas empêché le célibat féminin de prendre de l’ampleur.

Sur 18 millions de femmes recensées, 11 millions sont célibataires. 50% des femmes algériennes en âge de procréer le sont aussi.


A la succession des générations, le célibat prend de nouvelles dimensions résultant de nouvelles conditions socio-économiques et modes de vie. L’Algérie ne fait pas exception quant au recul de la moyenne d’âge de mariage. Nos mœurs et traditions ne savent plus comment imposer leurs règles et approches contre le célibat prolongé. Du point de vue social et religieux, la notion de mariage est beaucoup plus profonde. Il ne s’agit pas d’une simple union de deux êtres, mais un culte par lequel le marié complète l’autre moitié de sa religion. Hélas, les choses ont bel et bien changé, et les célibataires peinent à compléter leur moitié en religion.

Entre problème de logement, chômage, la priorité aux études supérieures et la vie professionnelle au détriment de la vie en couple…le mariage a de plus en plus de quoi justifier son retard. Cependant, par effet de coutumes et considérations religieuses, notre société n’est pas tolérante vis-à-vis du célibat, et c’est le célibat féminin qui capte majoritairement les commentaires et les discussions non pas celui des hommes. Dans ce contexte, la célèbre croyance que le mariage est une question de maktoub ne sert à rien quand il s’agit du célibat féminin. Le célibat est comme le tabagisme. Il est plus dangereux pour la femme est moins toléré. Les statistiques rendues lors d’une rencontre portant sur les questions du mariage organisée par l’association bougiote Tafath révèlent que sur les 18 millions de femmes recensées, 11 millions sont célibataires dont 6 millions sont âgées de plus de 35 ans et 250 000 filles bouclent la trentaine chaque année. Dans le même contexte, le directeur des études et analyses de l’évolution des indicateurs sociaux pertinents au commissariat général à la planification et à la prospective, Faouzi Amokrane, a fait savoir lors d’une journée d’étude sur la santé de la femme et du genre, organisée par l’Institut national de la santé publique au mois d’avril dernier, que la moitié de la population algérienne en âge de procréer était célibataire. Par ailleurs, les résultats d’une enquête menée par le Centre d’information et de documentation sur les droits de l’enfant et de la femme CIDDEF en 2009, font savoir au sujet du travail des femmes célibataires une fois mariées, que la population de célibataires est divisée en deux par rapport à cette question. «50% des femmes célibataires répondent sans équivoque ‘’oui’’ tandis que l’autre moitié pose des conditions. Sur 74% des femmes les plus favorables au travail, désirent elles-mêmes travailler une fois mariées, seulement 9% parmi elles ne le désirent pas».

L’évolution de la femme, son accès aux études supérieures, son insertion dans le monde du travail et son autonomie financière font reculer la moyenne d’âge de mariage. Des acquis qui de plus en plus ne savent pas répondre aux interrogations de leurs proches lors des rencontres et fêtes familiales : «Quand mangera-t-on le couscous ?» car même si aujourd’hui des usines sont spécialisées dans la production du couscous, cela n’a nullement rendu le mariage moins compliqué comme c’est le cas autrefois quand c’étaient elles-mêmes qui le roulaient. La vie se complique vu les difficultés en tous genres qui ne rendent pas l’union conjugale facile pour les hommes célibataires encore moins pour les femmes dont les exigences dépassent parfois celles des hommes. En attendant de nouvelles tendances du célibat, les études supérieures, la vie professionnelle continuent à devancer le classement des priorités des femmes, viendra ensuite le projet du mariage dont les négociations concernent bien évidemment les hommes qui possèdent un poste de travail et un logement.

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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 07:56

La fierté et la dignité légendaire (le fameuxx nnif) du peuple algérien ont souvent été célébré par nos poètes, nos écrivains et nos chanteurs. C'étaient ces valeurs qui avaient permis à nos ancêtres de résister à ''la guerre de 2 000 ans'' (Kateb Yacine), et aussi d'insuffler le courage nécessaire pour affronter la quatrième puissance du monde et libérer le pays. Qu'en reste t-il cinquante ans après l'indépendance ou plutôt après cinquante ans de régime arabo-islamiste ?

Hélàs que nos yeux pour pleurer. ''Sanda erran irgazen ennagh ?''.  Le peuple algérien est aujourd'hui inconsolable d'avoir été dépossédé par le régime de ces valeurs séculaires. Il n'arrive pas à faire son deuil d'avoir ainsi été trahi par ses dirigeants. Il se retrouve, sans toujours savoir pourquoi, livré en patûres à la hogra, la harga, le suicide, l'immolation par le feu, l'exil,...et l'humiliation.

- Terrorisés par une guerre par islamistes interposés qui a fait plus de 200 000 morts;

- Humiliés par les forces de répression qui interdisent toute marche sur la capitale Alger;

- Humiliés par les DRS qui assassinent des Boudiaf et des Matoub en directe à la télévision;

- Humiliés par tous ces fléaux du régime : prostitution, viol, harcellement ...;

- Humiliés par un pouvoir qui traite le peuple de tubes digestifs;

- Humiliés par un pouvoir qui fait de notre capitale Alger-Mezghena, une capitale de la culture arabe et de Tlemcen, une capitale islamiste; 

- Humiliés par l'Égypte, lors de la coupe du monde de football, qui nous a traité de tous les noms d'oiseaux - des terroristes, des arabétisés (par les Frères musulmans égyptiens), des colonisés qui sans l'aide de l'Egypte seraient encore sous domination française, etc...;

- Humiliés par l'Europe qui arrêtent et expulsent nos haragas qui réussissent à échapper aux requins;

- Humiliés dans les ambassades et les aéroports du monde entier qui nous traitent comme des pestiférés ou des terroristes ''dormants'';

- Humiliés par Air Algérie qui traitent nos émigrés comme des vaches à lait du système et qui leur font payer le prix le plus fort pour pouvoir rentrer cehz eux;

- Humiliés par tous ces scores au niveau mondial où l'Algérie arrive en dernier, souvent après les pays les plus pauvres de la planète.

 

Humiliés au point où l'on peut se demander si nous serons capables un jour de rebondir (comme les Tunisiens, les Libyens, les Egyptiens...), s'il nous reste encore quelques réserves de notre résilience séculaire pour en finir avec ce régime.

Sinon, nous sombrerons dans un espèce de suicide collectif (qui ne dit pas nom ) et dans un fatalisme sans lendemain (allah ghaleb, lmektoub, ..) avec pour seule consolation un mythique Firdous plein de verdure, de miel, de vierges ...

 

 

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 22:27

 

 

Antar Yahia. Défenseur des Verts : «Obligation de résultat au Maroc»

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le 28.05.11 | 01h00 Réagissez

zoom | © Lyès. H.

Accroché à l’aéroport d’Alicante juste après son arrivée d’Allemagne, le défenseur algérien de Bochum, Antar Yahia, répond aux questions des envoyés spéciaux. Ecoutons-le.

-Vous vous apprêtez à rejoindre le camp d’entraînement de l’équipe nationale. Un sentiment particulier ?

(Sourire). C’est toujours avec plaisir de retrouver l’ambiance chaleureuse de l’équipe nationale. Une opportunité pour oublier la fin de saison difficile en Allemagne.Ce stage est aussi important dans la mesure où il rentre dans le cadre de la préparation du match contre le Maroc. Une rencontre capitale, son résultat aura une incidence directe sur l’avenir des deux équipes dans cette campagne éliminatoire de la CAN 2012.

-Le sélectionneur qualifie le derby maghrébin de finale. Qu’en pensez-vous ?

Il est clair que le match contre le Maroc revêt une importance particulière. Les quatre équipes du groupe (Algérie, Maroc, Tanzanie et Centrafrique) comptabilisent le même nombre de points (4 points).Nous sommes tous logés à la même enseigne, le moindre faux pas risque de tout compromettre. Nous en sommes conscients. Il faut donc négocier positivement ce rendez-vous contre le Maroc. Ce sera une partie difficile, les deux adversaires sont tenus par l’obligation du résultat. Nous appréhendons cette rencontre avec la nette ambition de réaliser une excellente performance qui préservera nos chances intactes de qualification à la Coupe d’Afrique. Il faut absolument qu’on soit à la hauteur des aspirations de nos supporters, nous devons faire honneur à notre pays.

-La ville de Marrakech est affectée par une vague de chaleur caniculaire. Est-ce un facteur défavorisant pour l’équipe algérienne ?

Nous sommes des professionnels tenus à nous adapter à toutes les conditions. Je ne pense pas que cela soit un handicap du moment que la sélection marocaine est dans la même situation. Ses joueurs évoluent en majorité en championnats étrangers, c’est-à-dire peu habitués à la canicule. Cela ne nous empêchera pas de nous défoncer sur le terrain pour sortir le match qu’il faut.

-Votre club (Bochum) n’a pas réussi à accéder en Bundesliga 2. Des regrets ?

Des regrets oui, mais nullement affecté. Nous avons effectué un beau parcours cette saison, malheureusement au finish nous avons marqué le pas. Pour mon avenir, je dirais que je suis toujours sous contrat avec Bochum. Et ce n’est pas le moment de penser à mon avenir, je préfère me concentrer sur le match contre le Maroc.

Kamel Yamine
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4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 09:38

 

 

A quel moment la thèse de l'ascension du prophète de l'islam est-elle apparue ?

 

 

 

 

 

 

Le Bouraq d'après une miniature moghole du XVIIe siècle
Image: miniature persane du milieu du XV décrivant l’ascension de Mohamed, le Miraj, au paradis sur le cheval miraculeux qu’est Buraq, entouré d’anges. Cette miniature illustre les poèmes de Nizami, du recuil « Khamseh de Nizami » (cinq poèmes de Nizami). Tarbiz, Perse, 1539-1543. Conservé à la Bibliothèque Britannique de Londres.

 

 

 

 

Le Bouraq ou Burak est, selon la tradition islamique, un coursier fantastique venu du paradis, dont la fonction est d'être la monture des prophètes. Selon l'histoire la plus connue, au VIIe siècle, le Bouraq fut amené par l'archange Gabriel pour porter le prophète de l'islam, Mahomet, de La Mecque à Jérusalem, puis de Jérusalem au ciel avant de lui faire effectuer le voyage de retour au cours de l'épisode dit Isra et Miraj(signifiant respectivement en arabe : « voyage nocturn » et « échelle, ascension », qui est le titre d'un des chapitres du Coran). Le Bouraq a aussi porté Ibrahim (Abraham) lorsqu'il rendit visite à son fils Ismaïl (Ismaël, à la Mecque. Il est un sujet d'iconographie fréquent dans l'art musulman, où il est généralement représenté avec une tête de femme, des ailes, et une queue de paon.

 

Un récit du voyage nocturne rapporté par Omm Hâni’ donne un autre éclairage sur le Bouraq : « Le Prophète dormait chez nous la nuit où le miracle d’al-Isrâ’ eut lieu. Je constatai son absence cette nuit là et je ne pus fermer l’œil de peur qu’un malheur ne lui soit arrivé. [A son retour], le Prophète m’expliqua : Gabriel vint me voir, il me prit par la main et nous sortîmes de la maison, puis devant la porte, je trouvai une monture entre la mule et l’âne. Il me fit monter dessus et nous partîmes. » Il s'agissait selon les interprétation des textes d'une grande bête blanche, plus grande que l'âne mais plus petite que le mulet. Il pouvait poser ses sabots à l'extrême limite où se portait le regard. Il avait de longues oreilles. Chaque fois qu'il faisait face à une montagne, il étendait les jambes. Il avait deux ailes sur les cuisses, qui donnaient la force de ses jambes.

 

“Le Mehaj fut un voyage physique (Djismani). Le Saint Prophète accomplit le trajet de Kaaba Shareef à la mosquée Al Aqsa où il fut l’Imaam de tous les prophètes et anges. De là, il traversa les sept cieux jusqu’à la limite (Sidratoul Mountaha). Dans cette même Nuit, le Prophète Muhammad a vu et conversé avec Allah. C’est alors que les cinq prières (namaaz) furent rendues obligatoires et plusieurs lois furent établies’’, explique le Mufti Hazrat Allama Muhammad Ishaaq Quadri Razvi. “Nous sommes en ce moment dans le mois sacré de Rajab, qui est le mois d’Allah, le mois de Shabaan est celui du Prophète Muhammad alors que le mois de Ramadan est pour les croyants.


Par ailleurs, il est recommandé de jeûner pendant le 27e et le 28e jours de Rajab, c’est-à-dire le lundi 20 et le mardi 21 juillet. “Celui qui observe un jour de jeûne pendant le mois de Rajab et passe une nuit entère en prière (Ibaadat), Dieu le réveillera en paix le jour du Qiyamaat (jour du jugement), il traversera sur le Poolsirat (un pont plus fin qu’un brin de cheveu et plus tranchant que le bord d’une épée). Ilportera des habits du Paradis, mangera ses fruits et consommera la boisson du Paradis (Sharban Tohoura)’’, explique le maulana. “Il est aussi rapporté dans le Coran que tous les croyants qui passent la nuit du Mehraj, c’est-à-dire la nuit du lundi dans des prières sera à l’abri des tourments de la tombe’’

La nuit Al Isra et Mehraj est considérée comme la plus grande expérience spirituelle qu’ait connue le Prophète Muhammed, affirme le Mufti de la Jummah Mosque. Il indique que “au milieu de la nuit, le Prophète Muhammad fut réveillé par l’ange Gabriel qui le conduisit vers une monture mystérieuse, resplendissante et rapide comme l’éclair (le Burâq) qui partit comme une flèche vers Jérusalem (Beit-al-Maqdis). Là, il dirigea la prière en présence de tous les prophètes, notamment Abraham, Moïse et Jésus’’.

A cette étape terrestre succède l’étape céleste : l’Ascension (Al-Mehraj). “Elle commence par une échelle de lumière vers les différents cieux et le Trône invisible de Dieu. Le prophète Muhammed se sentit dans un état de ravissement voisin de l’anéantissement. Par l’intermédiaire d’un ange, il reçut à l’intention des croyants divers commandements très connus dont celui des cinq prières quotidiennes. Ensuite le prophète redescend par l’échelle lumineuse sur Jérusalem, enfourche à nouveau la monture ailée et de là rentre à la Mecque’’, raconte le Mufti.

C’est l’affirmation de l’unité de la prophétie, de l’identité des messages divins transmis par tous les prophètes. Ils marquent l’unité de la prophétie depuis Adam jusqu’au prophète Muhammad. Dieu exige des hommes les mêmes devoirs et leur impose les mêmes prescriptions. “N’adorer que Lui, aimer son prochain, rechercher en tout l’équilibre, prier et s’en rapporter en tout à Lui’’, poursuit-il.

 

 

Légende digne des Mille et une nuit

 

Et qui a dit qu'on n'y " croyait pas ", à ces récits de l'imaginaire ? Remontons un peu plus loin dans le temps en partant d'un récit des Nuits : l'histoire de Hasib Karim Addîn. Il s'agit d'une mise en abîme de l'imaginaire qui rentre dans l'imaginaire des éléments de son récit. On y rencontre un Danayal (prophète hébreu ou philosophe grec ?), le souvenir de Souleïman, plus perçu dans les Nuits comme prince des Esprits que comme homme politique ou religieux, un personnage qui attend l'incarnation du Prophète Mohamed, des archanges, un fils du roi des Hébreux égyptiens, un extrait de la Torah, une mythologie arabe peuplée d'animaux et d'êtres extraordinaires, mais aussi la reine des serpents que l'un des personnages doit cuire et manger… C'est donc bien le moment de rejoindre l'imaginaire auquel " on croit ". La littérature apocryphe judéo-chrétienne contient maints récits de prophètes se rendant auprès de leur Dieu. Depuis toujours, le roi-prêtre est membre de l'assemblée divine et peut se rendre au ciel pour raisons professionnelles. Comment ne pas se souvenir que la tradition musulmane comporte aussi des voyages aériens ?
 
Abraham voyage sur l'aile d'une colombe avec l'ange Jaoel pour rencontrer Dieu ; ailleurs le chroniqueur arabe al -Azraqî mentionne qu'Abraham faisait son pèlerinage à la Mecque porté par le Burâq, un animal ailé " plus petit que la mule et plus grand que l'âne " ; dans la sourate 17 (verset 1, Le voyage nocturne Isra'), il est fait allusion à un voyage de la Mecque au Rocher de Jérusalem qu'on attribue au Prophète Mohamed, monté sur Burâq, bien que des recherches récentes indiquent que ce fut une attribution tardive pour inciter les gens à croire, alors que l'esprit de la révélation coranique indique que le seul miracle est le texte du Coran. On évoque aussi ce voyage, avant le retour à la Mecque sur Burâq depuis le rocher de la Mosquée du Dôme vers le paradis supérieur, dans les bras de l'archange Gibraïl (bien que cela ne figure pas dans le Coran). Et les anges, comme les esprits, comme les démons, sont à l'image de l'Homme. Donc, entre le VIIe et le VIIIe siècle, l'imaginaire arabe conforte l'imaginaire de son antiquité et recrée de l'imaginaire auquel " on croit ". Pourtant, même scénario que dans les Mille et une nuits. Et même désir : vaincre la pesanteur et le temps, voler, voir la terre de haut, et de façon plus abstraite : comprendre la vie. Les proches du Prophète, Aïcha son épouse et Mu'âwiya ibn Abi Sufyân, témoignent, eux, qu'il s'agissait d'une vision, mais ce n'est pas ainsi que la chose passe dans le conte religieux. A quel moment la thèse de l'ascension du prophète de l'islam est-elle apparue ? Il faudrait une enquête longue et minutieuse pour le dire… Nous sommes en plein imaginaire, et des millions de gens croient aujourd'hui encore que ces récits rapportent des choses qui se sont réellement passées ? Ou bien, la croyance fonctionne autrement et le texte, la tradition, en eux-mêmes, sont " vérité matérielle ". Dans ces exemples de voyages, la Loi est celle de la vie naturelle, de la physique, et le Désir est le franchissement de cette loi. Le désir apparaît donc ici comme la substance de ce qui nous fait humains : notre désobéissance apparente aux lois de la nature. Dans le conte comme dans le texte religieux, la magie, le miracle, sont une expression d'un impossible momentané que l'humain veut rendre possible. L'utopie revêt alors son vrai visage et marque l'homme pour de longs siècles puisqu'elle est vécue comme projet humain. C'est, comme dans le conte, indépendamment des rapporteurs qui confirment son existence, que le texte religieux agit et se développe, dans son propre fonctionnement, dans sa vie propre qui est l'essence de notre humanité. Que le conte ou le dogme comportent une boucle de morale, une indication pratique mise en code, une bribe historique, une description sociologique, ne change pas vraiment ce combat qui se livre dans le message, dans les mots, et qui traverse d'ailleurs plusieurs religions, comme ces voyages aériens coraniques, venus par les Isrâiliyyât (récits juifs auxquels eut recours la tradition musulmane) transmettant le message depuis les premières religions de la révolte humaine contre la fatalité, juste sur la frontière entre le néolithique et la haute antiquité arabe.

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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 09:40



Le 21 mars a été proclamé Journée mondiale de la poésie par la Conférence générale de l'Organisation des Nations-Unies pour l'éducation, la science et la culture, lors de sa 30e session, à Paris, en octobre et novembre 1999. L'objectif de cette journée est d'encourager la lecture, la rédaction, la publication et l'enseignement de la poésie dans le monde entier et de "donner une reconnaissance et une impulsion nouvelles aux mouvements poétiques nationaux, régionaux et internationaux".

A l'heure où la poésie est en pleine expansion, cette Journée pourrait servir de cadre aux actions et efforts qui sont réalisés à différents niveaux pour soutenir la poésie, et plus particulièrement à promouvoir :

  • les efforts des petits éditeurs qui s'attaquent au marché du livre, en publiant de plus en plus de recueils de jeunes poètes
  • le retour à l'oralité, ou plutôt au spectacle vivant, car aujourd'hui les récitals de poésie attirent de plus en plus de monde


    Selon Ali Iken (Maroc), ''...la poésie amazighe demeure foncièrement orale, elle est ancrée dans la tradition et appartient de ce fait à ce qu’on peut appeler "la poésie populaire" par opposition à la poésie écrite présupposée plus savante.

    C’est une poésie chantée ou récitée, un espace qui n’a besoin ni de papier pour le griffonner ni d’encre pour le réciter. Une poésie davantage liée aux mécanismes de la mémoire, au chant, à la musique et à la danse qu’à l’écrit.
    La voix, l’instrument, le mouvement du corps sont ses propres supports. Ses traces sont gravées sur le visage de l’air.
    C’est aussi une poésie exigeante qui impose des normes rituelles stylistiques et sociales. Ainsi les gestes, les inflexions de la voix, les intonations, les silences, les réactions des auditeurs, les états d'humeur de l'aède, le genre de fête, de rencontre et de rite, les instruments ..etc. sont les ingrédients qui concourent à la composition de l'oralité de cette poésie.
    Le papier n’a pas de place, même dans le cas où le poète est un lettré ou scribe de ses propres textes le moment est à l’improvisation et au « par cœur ». Par exemple, au sud, les poètes chanteurs appelés « rrways »sont en majorité des scribes de leurs textes, une scribalité basée sur la mémoire....''

    ''...Cette identité, l’homme libre (amazigh) la transpire, la fait vivre de toutes parts sur ces terres arides, ces régions montagneuses où l’on ne peut que s’émerveiller devant la beauté des paysages et des visages. Il la transpire, mais il la chante aussi, la poétise. Il n’est pas rare dans la rue d’entendre un homme ou une femme réciter un izli, ou de voir des écoliers évoquer la pluie à travers des chants. En discutant avec diverses personnes, poètes, universitaires, je suis peu à peu parvenue à entendre la voix du barde et des troubadours, les chants et les izlans d’amour, les contes et les proverbes pour enfant. De la poésie classique à la poésie contemporaine, l’histoire du Maroc se révèle à travers la poésie. Poésie essentiellement orale, de génération en génération.

    L'oralité est à l'origine de toute la poésie pas seulement amazighe. L'homme ne s'est jamais passé de la poésie, c’est l'un des premiers moyens après ses doigts qui lui a permis d'apprivoiser la cruauté et la beauté du monde. L'écriture est une invention, la parole est une nature, l'absence de la plume aiguise le génie de la mémoire....''


    Nigh iyis nigh aserdun
    Awa shuf aberem n lawqat
    Igrid z'man i uaghyul
    Igrid ughyul i washal.

    Je suis monté à cheval, je suis monté à mulet
    regardez comme les temps changent
    Le destin m'a jeté sur un âne
    et L'âne m'a jeté par terre.

    (Chanson berbère - Traduction Souag Mohamed)

    Mr i yettir usmun inw tifednin
    ad as bbix awd adar gex ahizun!

    *-Que mon ami me demande mes orteils
    je lui couperai tout mon pied
    et deviendrai boiteux.


    Asid wul inw illa ghur wayd rix
    adday ur i hadr ammi tteddux gg id


    *–La lumière de mon cœur
    est entre les mains de mon aimé
    quand il n’est pas là, je vais comme dans la nuit

    Gigh tin ughanim ur digi adif
    A y ! azwu ur digi may tessergigid.

    * -suis tel le roseau sans moelle
    prière ! ô vent arrête tes souffle !


    1. Mririda Naït Atik. Les chants de la Tassaout.

    Le Tassaout est une vallée du Haut Atlas dont René Euloge, voyageur français des années 1920, nous a fait découvrir les coutumes.

    « Dans leur simplicité, leur rudesse et leur sincérité, ces chants venus de la vallée de la Tassaout enclavée dans le Haut Atlas, parlent de la Femme, de l'Homme, de la Terre avec une telle authenticité, une telle vérité qu'ils abordent l'Universel.
    Au centre des récits, chants et poèmes, se trouve l'Amour dans sa fougue, sa brutalité, son ardeur avec en contrepoint le cri de la liberté de la prostituée-poète Mririda.
    Autour de ce thème, viennent se greffer la violence du rapport homme-femme, leur lutte quotidienne contre une nature hostile et omniprésente et la pesanteur de la tradition de ces "populations demeurées ignorées jusqu'au début de ce siècle ayant échappé à tout contact avec le reste du monde et ayant conservé mœurs et coutumes ancestrales" .


    Poétesse du Haut Atlas qui a inspirée la chanteuse kabyle Hayet Ayad qui chante en arabe et en bérbère ses propres créations. Elle nous raconte en français l’histoire d’une femme berbère, hétaïre et poétesse de la vallée de la haute Tassaout. Ici les poèmes sont d’une rare densité, ils mettent en valeur les émotions de la vie, sous le regard de cette femme « Mririda Naït Atik ».
    L’histoire de ces poèmes et la manière dont ils sont parvenus jusqu’à nous est extraordinaire. En 1927, l’écrivain René Euloge, envoyé comme instituteur dans le grand Atlas Marocain, découvre la Haute Tassaout, vallée du bout du monde, l’une des plus sauvages, des plus grandioses et des plus belles de cette région. Là, il fait la connaissance d’une jeune berbère dont le charme et l’inspiration vont le fasciner. Mririda n’Aït Attik est une jeune hétaïre du souk d’Azilal clos de hautes murailles de pisé, flanquées de tours à meurtrières ou elle était tolérée en compagnie de quelques jeunes filles de sa sorte. Elle n’avait pas la trentaine, jolie, elle ne l’était point, malgré des yeux immenses au regard expressif.

    René Euloge retranscrivit et traduisit patiemment ces chants dictés directement par l’inspiration de celle qu’il appellera notre Sappho berbère et publiera plus tard ces poèmes d’une âpre simplicité qui s’apparentent aux ballades, lais et rondeaux de notre Moyen-Âge.

    "Les Chants de la Tassaout" Mririda. Retranscription René Euloge, Edition Bellevisi

    .Comment aurais-je le temps?

    Comment aurais-je le temps d’écouter mon cœur
    Qui voudrait me parler de celui que j’aime,
    De celui qui ne sait pas que je l’aime tant…
    Idder n’a pas vingt ans et je les ai à peine.
    Je n ‘ai pas un seul soir pour lui ouvrir mon cœur.
    Le travail sans arrêt occupe tous mes jours.
    Comment aurais-je le temps de songer à l’amour ?
    Il y a le grain à moudre et les vaches à traire,
    La cruche à la source et le feu des repas.
    La journée est trop courte pour la besogne à faire.
    Il y a l’herbe des champs et le bois en forêt,
    Le pain à cuire et le linge à la rivière.
    Et morte de fatigue, je m’écroule le soir…
    L’aurore est loin encore lorsque je me lève
    Et la nuit faite depuis longtemps quand je m’endors…
    Quand aurais-je le temps de songer à l’amour?

    Mririda N'Aït Attik


    La fibule

    « Grand-mère ! Grand-mère ! depuis qu’il est parti,
    Je ne songe qu’à lui et je le vois partout…
    Il m’a donné une belle fibule d’argent,
    Et lorsque j’ajuste mon haïk sur mes épaules,
    Lorsque j’agrafe le pan sur mes seins,
    Lorsque je l’enlève, le soir, pour dormir,
    Ce n’est pas la fibule, mais c’est lui que je vois !
    -Ma petite fille, jette la fibule et tu l’oublieras
    Et du même coup tu oublieras tes tourments…
    -…Grand-mère, depuis bien des jours, j’ai jeté la fibule,
    Mais elle m’a profondément blessé la main.
    Mes yeux ne peuvent se détacher de la rouge cicatrice,
    Quand je lave, quand je file, quand je bois…
    Et c’est encore vers lui que va ma pensée !
    -Ma petite fille, puisse Dieu guérir ta peine !
    La cicatrice n’est pas sur ta main, mais dans ton cœur »


    2. Malek Ouary.
    Malek Ouary, né le 27 janvier 1916 à Ighil Ali, Kabylie, aux Ath Abbas, dans le massif de la Porte (Bibans), est décédé le 21 décembre 2001 à Argelès-Gazost. Parents berbérophones, et langue maternelle le kabyle. Sa première enfance est imprégnée du cadre et du mode de vie traditionnels. Après des études primaires au village, secondaires et supérieures à Alger, il débute dans l'enseignement. Il ne prend conscience de l'existence et de la valeur de son patrimoine culturel que parvenu à l'âge adulte. C'est pour lui une révélation. Il se consacre dès lors entièrement à cet héritage méconnu. C'est ainsi qu'il recueille de nombreux documents de la tradition orale dont il diffuse des traductions dans les médias (journaux, revues, radio). Dans l'édition, il fait paraître plusieurs ouvrages dont une anthologie de poèmes kabyles traduits en français et trois romans. Par-delà la sensibilité et l'esthétique des poèmes rassemblés, cette nouvelle édition de Poèmes et Chants de Kabylie, bilingue et complétée, constitue un document anthropologique de premier ordre.

    Ighil Ali : Voyage au bout d’une mémoire occultée

    Le quatuor écarté.

    Publie par watan le : samedi 6 décembre 2008

     

     

    Accolée aux majestueux monts des Bibans, la région d’Ighil Ali, à 90 km au sud-ouest de Béjaia, veille, esseulée, sur la mémoire de ses enfants. Le village, plus près du ciel que de la terre, n’a rien de commun. Et pour cause, il est le sanctuaire d’une fournée d’écrivains : Fadhma Ath Mansour, Jean El Mouhoub et Marguerite-Taos, issus d’une même famille, les Amrouche, et Malek Ouary. La réputation de ce quatuor dépasse largement les frontières de l’Algérie mais souffre toujours d’une occultation du Panthéon de la mémoire nationale.

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  • : Un des objectifs est de reconstituer la grande confédération qui regroupait les 14 aarchs des Iflisen Umellil avant la colonisation française. Le but est de rétablir les liens interrompus et de promouvoir la solidarité inter-arche. Nous visons également à consolider les liens entre la diaspora et leur région d'origine. Réecrire l'histoire des Iflisen et préserver leur patrimoine matériel et immatériel .
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