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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 20:31

 

 

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Published by iflisen - dans Bouira-Tubiret
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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 13:28

 

El Watan

 

Boumerdes : Rassemblement des habitants d’Ait Mekla devant le siège de la wilaya

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le 24.04.11 |

Les habitants d’Ait Mekla, dans la commune de Chabet El Ameur (Boumerdès), ont organisé dimanche 24 février, un rassemblement devant le siège de la wilaya. Ils protestent contre l’ « oubli qui frappe (leur) douar depuis l’indépendance ». C’est suite à une assemblée des habitants du village, tenue il y a une semaine, qu’il a été décidé d’organiser cette manifestation par laquelle les villageois veulent attirer l’attention du wali.

Une délégation représentant les habitants a remis à l’administration une plateforme de revendications. « Notre village, qui compte 13 000 habitants n’a aucune infrastructure. Nous réclamons la construction d’une antenne de mairie pour nous éviter les pénibles déplacements au chef-lieu de la commune,  d’une salle de soins, d’un bureau de poste et d’un CEM. Nous voudrions que le transport scolaire soit assuré à tous les collégiens et les lycéens du village scolarisés au chef-lieu. Nous exigeons également la réhabilitation de la route du village et l’ouverture d’autres pistes pour les hameaux enclavés, » a lancé un animateur du mouvement à l’adresse de la foule, nombreuse et composée d’hommes de tout âge, devant le siège de la wilaya.

 

Ait Mekla ne dispose pas non plus de réseau d’assainissement et fait face à un épineux problème de manque d’eau potable. « Nous exigeons que les autorités trouvent une solution à cette situation qui dure depuis des décennies avant cet été, » nous a déclaré un manifestant. 

 

Yacine Omar

 

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 23:13

 

source : Batna info

Batna : Le mausolée des rois numides de Medghassen attend sa restauration.

March 9, 2011 
sous Vestiges et Patrimoine

 

Parmi, les 17 sites naturels et archéologiques entre ruines, monuments et édifices ayant été classés d’importance nationale ou internationale, l’inestimable mausolée des rois numides de Medghassen, datant de 300 ans avant JC, est perçu comme étant le symbole de l’authenticité algérienne puisqu’il est le témoin vivant de l’époque ancienne où les berbères vivaient en paix au sein de la Numidie. L’importance et la valeur architecturale, historique et culturelle de ce rare site, perçu comme étant le plus ancien monument de l’Afrique du nord, se traduit par le fait qu’il a été intégré en relief pour orner le nouveau passeport biométrique algérien. Le mausolée des rois numides de Medghassen, se trouve dans les environs de la localité de Boumia, à plus d’une vingtaine de kilomètres au nord de Batna-ville. Ce qui est particulièrement troublant et bouleversant c’est le fait qu’il n’y aucune indication routière ou autre élément de base signalant la présence du mausolée, ni au niveau de la route nationale N°3 menant de Constantine à Batna, qui passe à quelques encablures du site, ni ailleurs. Le seul réconfort est celui ressenti grâce au geste salutaire de quelques cadres de la localité de Boumia qui ont permis la réalisation et l’installation d’une réplique du mausolée des rois numides de Medghassen, au niveau de la principale intersection de la localité. En cette année 2011, beaucoup de problèmes se posent pour une conservation tant souhaitée du site qui connaît des dégradations depuis de nombreuses années. Il y a deux années de cela, une opération de restauration a été entamée pour une enveloppe de 4 milliards de centimes mais cette opération a échoué du fait que les travaux gérés par la direction de l’urbanisme, Duch, ont été confiés sans études sérieuses à une entreprise non qualifiée dans le domaine des arts architecturaux. Cette entreprise a été incapable de remettre les pierres qui sont tombées à leur place, d’ou un bâclage du travail. Les infiltrations des eaux pluviales n’ont pas cessé et ont fait en sorte que le monument est plus que jamais menacé dans ses fondements. Des voix se sont élevées et la nouvelle direction de la culture a récupéré au courant de ce mois de mars 2011, tout le dossier pour prendre en charge la remise en état du site à la place de la Duch. Dans la foulée, les officiels annoncent que des travaux de restauration du mausolée des rois numides de Medghassen, sont une priorité pour la wilaya de Batna et qu’il sera fait appel à des artistes, à des architectes et à des entreprises nationales ou étrangères spécialisées et possédant un capital expérience pour une restauration adéquate de cet édifice archéologique, capable de servir de base d’appui pour la relance du tourisme dans la région des Aurès.

Nasreddine Bakha

 

 

 

L’insurrection de l’Aurès en Mai 1879 : Histoire d’un guerrier Chaoui « Mohand Ameziane »

May 30, 2010 
sous Histoire

 

par S .DOUCHMANE

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Ceux qui croyaient les chaouis des Aurès domptés par la misère furent détrompés par les évènements qui éclatèrent en fin du mois de Mai 1879; au cœur même de l'Aurès.

Le 30 mai 1879, Une bande de 200 à 300 insurgés, Lehalha, Touaba, Beni Bou Slimane se soulevèrent à la voix de mohand Ameziane  Ben-Djarrallah alias Bouhkanoucht : Un véritable guerrier  né au village de Djarallah, chez les Beni Bouslimane. Comme beaucoup de ses compatriotes, il avait émigré de bonne heure, abandonnant les montagnes arides qui forment la ceinture orientale de l’oued El Abiod, pour venir s’établir au pays des Touaba beaucoup plus fertile. Il devint  marabout. Son influence s’étendit sur les Lehalha, les Touaba et les Beni Bouslimane qu’il réunissait en grand secret dans la mosquée d’El Hammam. Ces montagnards se sont révoltés au moment où leurs récoltes étaient encore sur pieds. Les insurgés s’attaquèrent immédiatement aux trois caïds les plus voisins d’eux. C’était indiquer nettement qu’on en voulait surtout aux délégués de commandement français, à la conquête française elle-même. Dans sa première phase du 30 Mai au 7 Juin, que l'on peut appeler phase des Caïds, l'insurrection était incontestablement un succès contre les représentants de la domination française, elle était également une réussite pour Mohand Améziane qui a réussi à soulever la plus grande partie du massif auressien et obtenir même le soutien de certaines tribus qui entrèrent dans le parti des révoltés tel que  les Chorfa, Les Ouled Ali ben Flouss des Beni Oudjana de Khenchela enfin les beni Melkem, les Serahna et les Ouled sidi Mohamed de l'Ahmar Kheddou. Le nombre total des insurgés était estimé à 1200.Les autorités militaires  s’étaient effrayées et prirent les précautions nécessaires pour ne point redouter un échec. Un mouvement de trois colonnes (Celle de Batna, Biskra et Khenchela) vers le massif en insurrection s’est exécuté de façon à enserrer chaque jour les résistants dans un cercle plus étroit. Les révoltés avaient  échoué dans une attaque du 8 au 9 juin contre le caravansérail de Rebaa. Dans ce camp à 35 km de Batna sur la route de Batna à Khenchela; le parti des révoltés avait subi des pertes sensibles, qui mirent un terme à la marche offensive de l'insurrection. C'est le combat livré sur ce point qui avait décidé du sort de la révolte; il précipita l'émigration en Tunisie de Mohand Ameziane et quelques fractions des Aith Lehlouh. Les agents du Bey de Tunis l'arrêtèrent à Gabes chez le Bech Mefti de cette localité il fut livré à la France en Janvier 1880.]

les Auresiens ont toujours su allumer et conserver le flambeau de la liberté, comme en témoigne: Le flambeau de l'insurrection auresienne de 1849 (du leader Si Sadoq) ,de 1859, ( du leader Si Abdelhafid), de 1879 (du leader mohand Ameziane),de 1916 (du leader Ugzelmadh) et enfin le flambeau de la revolte de 1954 (du leader Mustapha Ben Boulaid). Le flambeau de la liberté n'a jamais été éteint en Aurès, et c'est le même qui éclaira l'indépendance de l'Algérie en 1962.

 

 

MASSINISSA Le plus célèbre roi amazigh de l’Antiquité, unificateur de la Numidie

May 28, 2010 
sous Histoire

Massinissa, dont le nom était transcrit MSNSN sur les stèles libyques -à lire probablement mas n sen “leur seigneur”- était le fils du roi Gaïa.
On connaît très peu de choses de Gaïa mais on sait que sous la direction de ce souverain, le royaume massyle avait commencé à atteindre un haut degré de civilisation, mais Syphax, le roi des Massaessyles rivaux, n’avait pas cessé de le harceler, s’emparant, à chaque fois qu’il le pouvait, de ses villes et territoires. Rome soutenant Syphax, Gaïa s’était allié aux Carthaginois. Il leur fournit, en échange de leur protection, des troupes que le jeune Massinissa commanda en
Espagne, à partir de 212 ou 211 avant J.C. jusqu’à l’automne 206, avec de fréquent: voyages en Afrique. La guerre ne tarda pas à tourner en faveur des Romains. Les Carthaginois, battus à Ilipa, perdirent leurs possessions en Méditerranée. Le général Scipion qui commandait l’armée romaine en Espagne, songeait à porter la guerre en Afrique, mais il voulait, auparavant s’assurer le soutien des royaumes numides. Il avait déjà gagné l’amitié de Massinissa, avec lequel il avait passé accord secret, puis il se rendit en Afrique pour tenter de convaincre Syphax de joindre à l’alliance. Mais le roi massaessyle, ayant eu vent de l’accord avec Massinissa, s’était déjà rapproché de Carthage.

Gaïa mourut cette année là et la royauté passa, la règle de succession des royaumes amazighs, au mâle le plus âgé de la famille, son frère Oezalcès. Celui-ci ne tarda pas à mourir à son tour. Un de ses fils, Capusa, lui succéda un homme sans envergure qui vit aussitôt se dresser contre lui un certain Mazetul qui devait appartenir à une à une branche rivale de la famille. Capusa fut tué au cours d’un combat mais Il ne prit pas le titre de roi. Il le conféra au frère de Capusa, Lacumazes, qui était un enfant. Or le trône devait revenir cette fois-ci à Massinissa, devenu l’aîné des enfants de la famille. Le jeune homme, se sentant lésé, quitta l’Espagne, avec une troupe de cavaliers, décié à faire valoir ses droits.

Lucamazès appela Syphax à son secours. Le puissant roi massaessyle chassa Massinissa mais, en retour, il annexa le royaume massyle.

Massinissa, réfugié dans les montagnes, avec une poignée de fidèles, connut une vie de proscrit. Il ne continua pas moins à harceler ses ennemis et les hommes de Syphax ne réussirent pas à venir à bout de lui.

Son heure arriva quand Scipion, décidé à en finir, avec Carthage, débarqua en Afrique. Le rusé Romain essaya une nouvelle foi, d’attirer Syphax jetant de nouveau l’alliance proposée, il se tourna de nouveau vers Massinissa, Les premiers combats tournèrent en faveur des deux alliés Ces derniers, encouragés par leurs succès, s’attaquèrent à Uttique, place forte carthaginoise, mais l’intervention de Syphax, les obligea à se retirer. ils prirent leurs quartiers d’hiver et Scipion, en cachette de Massinissa, entra de nouveau en contact avec Syphax. Faute de le détacher des Carthaginois, il lui demanda de proposer une solution pour mettre fin au conflit entre Rome et Carthage. Syphax proposa que les Carthaginois évacuent l’Italie, où ils sont en campagne, en échange les Romains quitteraient l’Afrique. Si le général Asdrubal, qui commandait les Carthaginois accepta l’offre, Scipion, qui voulait en fait la reddition pure et simple de la Cité punique, la rejeta.

Massinissa et Scipion reprirent leurs attaques, obligeant cette fois-ci les troupes puniques à se replier sur Carthage. Syphax, lui, ne voulant pas perdre plus d’hommes, se retira dans son royaume.
Les Carthaginois, comprenant que les Romains ne leur laisseraient pas de répit, décidèrent, après avoir adopté une attitude défensive, de passer à l’offensive. Ils levèrent une forte armée qui, rejointe par Syphax, donna l’assaut. Ce fut la bataille des Grandes Plaines (avril 203 avant J.C) qui s’acheva par la victoire des forces coalisées de Massinissa et de Scipion.
Il y eut un répit au cours duquel chaque camp reconstitua ses troupes, puis la guerre reprit. Un combat s’engagea entre Massinissa et Syphax, et ce dernier, entouré par de nombreux soldats, était sur le point de l’emporter, quand l’armée romaine intervint. Jeté à terre, Syphax fut arrêté. On l’enchaîna et on le conduisit sous les murs de Cirta qui, voyant son roi en piteux état, décida de se rendre. Massinissa, après plusieurs années d’errance, put ainsi reprendre le royaume de ses pères.
Carthage, vaincue, fut obligée de signer une paix qui la priva d’une grande partie de ses territoires et de sa flotte. Le retour de Hannibal, qui avait mis fin à la campagne d’Italie, souleva les espoirs de la Cité.Un incident rompit bientôt la paix et la guerre reprit.

Hannibal s’allia à Vermina, le fils et successeur de Syphax et, ensemble, ils envahirent le royaume des Massyles. Massinissa et Scipion les rejoignirent à Zama (soit l’actuelle Souk Ahras, en Algérie, soit Jama, en Tunisie) et une grande bataille s’engagea (202 avant J.C). Le choc fut rude et il y eut des pertes des deux côtés, puis la bataille tourna à l’avantage de Massinissa et de Scipion. L’historien latin Tite-Live fait un récit très imagé de cette bataille :
“Un combat singulier s’engage entre Massinissa et Hannibal. Hannibal pare un javelot avec son bouclier et abat le cheval de son adversaire. Massinissa se relève et, à pied, s’élance vers Hannibal, à travers une grêle de traits, qu’il reçoit sur son bouclier en peau d’éléphant. Il arrache un des javelots et vise Hannibal qu’il manque encore. Pendant qu’il en arrache un autre, il est blessé au bras et se retire un peu à l’écart… Sa blessure bandée, il revient dans la mêlée, sur un autre cheval. La lutte reprend avec un nouvel acharnement, car les soldats sont excités par la présence de leurs chefs. Hannibal voit ses soldats fléchir peu à peu, certains s’éloignent du champ de bataille pour panser leurs blessures, d’autres se retirent définitivement. Il se porte partout, encourage ses hommes, abat par-ci, par-là ses adversaires, mais ses efforts demeurent vains. Désespéré, il ne pense qu’à sauver les restes de son armée. Il s’élance en avant, entouré de quelques cavaliers, se fraie, chemin et quitte le camp de bataille. Massinissa qui l’aperçoit se lance avec son groupe derrière lui. Il le presse, malgré la douleur que lui cause sa blessure, car il brûle de le ramener prisonnier. Hannibal s’échappe à la faveur de la nuit dont les ténèbres commencent à couvrir la nature.”
Carthage fut de nouveau contrainte à négocier. Mais le précédent traité fut révisé et la cité punique dut restituer à Massinissa tous les territoires qui avaient été arrachés à ses ancêtres. Hannibal se révolta et essaya de s’opposer au traité mais menacé d’être livré aux Romains, s’enfuit en Syrie où il se suicida en 143 avant J.C.

Après la bataille de Zama, Massinissa vécut encore de nombreuses années. Il garda sa vie durant l’amitié de Rome mais il ne fut pas son vassal et, contre ses appétits impérialistes, déclara, dans une formule célèbre, que l’Afrique appartenait aux Africains. Il récupéra non seulement les territoires que lui accordait le traité passé avec Carthage mais aussi de nombreuses villes régions sous l’autorité des Carthaginois ou Vermina, le fils de Syphax. De 174 à 172, il occupa soixante dix villes et forts !

L’oeuvre sociale et politique de Massinissa fut aussi grande que son oeuvre militaire. Il sédentarisa les amazighs, il les unifia, il édifia un Etat Numide puissant et le dota d’inscriptions, inspirées de celles de Rome et de Carthage. Il fit une monnaie nationale, entretint une régulière et une flotte qu’il mit parfois au de ses alliés romains.

Massinissa qui était un rude guerrier, encouragera la littérature et les arts, envoya ses enfants étudier en Grèce et reçut à sa cour de nombreux écrivains et artistes étrangers. C’était un homme courageux, qui garda jusqu’à un âge avancé, une grande vigeur. Il pouvait rester une journée entière à cheval et, comme le dernier de ses soldats, supporter toutes les privations. Il avait quatre vingt huit ans quand il commanda une bataille contre les Carthaginois. Le lendemain, Scipion Emilien le trouva debout, devant sa tente, mangeant un morceau de galette, qui formait son repas.
Mais il savait aussi se comporter en souverain raffiné, portant de riches vêtements et une couronne sur la tête, donnant, dans son palais de Cirta, des banquets où les tables étaient chargées de vaisselle d’or et d’argent et où se produisaient les musiciens venus de Grèce.

Massinissa avait combattu les Carthaginois mais il ne dédaigna guère la civilisation carthaginoise, dont il sut tirer avantage. La langue punique fut sage courant dans sa capitale où on parlait également, en plus du amazigh, les langues grecque et latine.
Il eut plusieurs épouses et un nombre considérable dont quarante trois mâles. La plupart disparurent avant lui mais il en resta, à sa mort, une dizaine. Il aimait les enfants et il gardait autour de lui ses petits-enfants. Un marchand grec, étant venu acheter des singes en Numidie, pour distraire les riches, il dit “Les femmes de votre pays, ne vous donnent-elles pas des enfants ?”

Massinissa fut célèbre dans tous les pays de la Méditerranée et l’île de Delos, en Grèce, lui éleva trois statues. Vers la fin de sa vie, il voulut s’emparer de Carthage pour en faire sa capitale. Les Romains qui redoutaient qu’il n’acquière une puissance encore plus grande que celle des Carthaginois et qu’il ne se retourne contre eux, s’opposèrent à ce projet. Caton, attirant l’attention sur le danger que représentait Massinissa, lança sa célèbre formule: “Il faut détruire Carthage! ”
Ce fut de nouveau la guerre en Afrique et, après d’âpres combats, Carthage fut livrée aux flammes, puis au pillage. Les survivants furent réduits en esclavage et la ville fut entièrement rasée (149 avant J.C). Massinissa, mort quelques temps plus tôt, n’avait pas assisté à la chute de la ville convoitée. Ses sujets, qui l’aimaient, lui dressèrent un mausolée, non loin de Cirta, sa capitale, et un temple à Thougga, l’actuelle Dougga, en Tunisie.

 

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 22:13

 

Algérie: 10 ans après son « printemps noir », la Kabylie réclame justice

 

Dix ans après les émeutes du « printemps noir » en Kabylie, les familles des victimes réclament justice et menacent d’en appeler aux instances internationales pour engager des poursuites contre les responsables de la répression qui a fait 126 morts et des centaines de blessés.

« La douleur reste immense car les responsables de ces assassinats n’ont toujours pas été jugés: c’est l’impunité », a déploré auprès de l’AFP Khaled Guermah père de Massinissa, dont la mort a été l’étincelle qui embrasé cette région de l’est d’Alger, traditionnellement frondeuse.

« Nous avons donné le temps à l’Etat pour qu’il traduise en justice les responsables de ces crimes. Mais face à son silence qui dure depuis 10 ans, nous nous voyons obligés de solliciter les instances internationales pour rendre justice aux familles des victimes » avertit le père de famille.

Comme chaque année depuis cette date, de nombreux habitants se sont recueillis lundi sur la tombe de son fils au village Agouni Arrous.

Le 18 avril 2001, Massinissa Guermah, 18 ans, était blessé grièvement par une rafale de kalachnikov dans la gendarmerie de Béni-Douala, un bourg montagneux. Le lycéen avait été interpellé après une banale altercation entre jeunes et gendarmes. Deux jours après, il décédait dans un hôpital à Alger.

La Kabylie, qui s’apprêtait à célébrer en ce 20 avril le 21e anniversaire de son soulèvement pour la reconnaissance de l’identité berbère, se révoltait une une nouvelle fois après les obsèques de Massinissa.

Un peu partout, les habitants descendaient dans les rues des bourgs et des villages pour réclamer la fermeture de toutes les brigades de gendarmerie de la région. Les manifestations tournaient à l’émeute, puis aux affrontements avec les forces de l’ordre qui ont tiré à balles réelles.

Le président Abdelaziz Bouteflika, élu deux ans auparavant avec la promesse de ramener la paix dans un pays ravagé par une insurrection islamiste, devait affronter une crise majeure de son mandat.

Il décidait de mettre en place une commission d’enquête, confiant sa présidence à l’éminent juriste Mohand Issâd, originaire de Kabylie.

« Le rapport que j’ai rédigé et remis au président de la République n’a eu aucune suite. Il est toujours dans un tiroir », regrette le professeur Isaâd.

Le document soulignait que « la violence enregistrée contre les civils est celle d?une guerre, avec usage de munitions de guerre.

Il notait que « la plupart des morts ont été touchés dans les parties vitales les plus fragiles », une localisation qui, selon lui, « paraît difficilement imputable au hasard de la dispersion des projectiles ».

« Ce n’est n’est pas les gendarmes, les responsables sont ailleurs. Moi, je cible ceux qui n’ont pas donné l’ordre de cessez-le feu, ceux qui ne sont partis en Kabylie calmer le jeu », a déclaré M. Issad à l’AFP.

Pour Mohamed Meziani, ex-animateur du mouvement des âarchs (tribus Kabyle), fer de lance de la contestation, « les assassinats commis dans la région restent impunis ». « Leurs auteurs doivent répondre de leurs actes », a-t-il dit.

Après les émeutes, le mouvement contestataire avait exigé et obtenu au printemps 2002 le départ de la majorité des brigades de gendarmerie de kabylie, accusées de corruption et d’abus d’autorité.

Toutefois, les gendarmes ont entamé un retour progressif à cause d’une forte explosion de la délinquance dans la région qui est, par ailleurs, un terrain d’action d’Al Qaida au Maghreb Islamique (Aqmi).

AFP

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 21:59

ddk

 

33 députés déposent un projet de loi à l’APN

Pour que "Amenzu N’Yennayer" devienne fête nationale

 
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Un groupe de députés de diverses sensibilités politiques ont initié une proposition de loi pour légaliser " Amenzu N’Yennayer ", correspondant au 12 janvier de chaque année, fête nationale pour tous les Algériens.
C’est ainsi que dans un communiqué parvenu à notre rédaction, signé Bekltache Madjid, délégué des députés signataires, il est fait part des signatures de pas moins de 33 députés (quorum largement atteint) apposées sur un document déposé hier au bureau de l’APN, en reconnaissance, est il mentionné, aux sacrifices de tous ceux qui ont œuvré de près ou de loin au recouvrement de la composante amazighe de l’Identité nationale.

F.Z.

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 21:38

 

 

 
 
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Liberte
Actualité (Jeudi 21 Avril 2011) 

Commémoration du 20 avril
Marches à Tizi Ouzou, Béjaïa et Boumerdès
Par : L. OUBIRA/A. DEBBACHE/M. T.

Les lycéens encadrés par des militants du RCD à Tizi Ouzou, les militants du MAK à Béjaïa et les étudiants  à Boumerdès. Les trois villes ont vibré de nouveau en ce 20 avril 2011.

Deux marches distinctes ont été organisées, hier, dans les rues de la ville de Béjaïa pour commémorer le 31e anniversaire du Printemps berbère. Celle du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK) et celle de la Coordination des lycéens. Cette dernière, symbolique il faut le dire, de par la faible mobilisation qui l'a caractérisée, s’est ébranlée de la maison de la culture Taous-Amrouche vers le siège de la wilaya. Appuyés par la présence des cadres du RCD, tout au long de l’itinéraire, les lycéens marcheurs n’ont cessé de scander des slogans hostiles au pouvoir avant de se disperser au niveau du siège de la wilaya. L'itinéraire était prévu jusqu'au siège de la radio Soummam. Une demi-heure plus tard, ce sont les militants du MAK de Ferhat M’henni qui ont investi la rue pour célébrer la même occasion. Une démonstration de rue du MAK, qui a ratissé large. Un millier de personnes environ, 5 000 selon les organisateurs, ont battu le pavé depuis le campus Targa-Ouzemour vers le siège de la wilaya. Organisés en carrés de marcheurs, ces derniers ont scandé à tue-tête : “Kabylie autonome”, “Pouvoir assassin”, etc. Devant le siège de la wilaya, le message de Ferhat M’henni, adressé aux manifestants, a été lu par un responsable local du MAK. “Merci d’avoir répondu à l’appel du devoir collectif. Au moment où d’autres peuples prennent les armes pour faire chuter les régimes du déni et de l’oppression, nous ne pouvons que condamner avec la plus grande énergie le pouvoir algérien qui soutient militairement le criminel Kadhafi contre son peuple. La liberté finira par triompher et le pouvoir assassin en Libye comme en Algérie tomberont inéluctablement et plus tôt qu’on ne le pense”, lit on dans le message du leader du MAK. Il demandera, ensuite,  solennellement à tous “la tenue d’un référendum d’autodétermination de la Kabylie”. Après la lecture du message de leur leader, les manifestants se sont dispersés dans le calme.

 

De leur côté,  les étudiants de l’université M’hamed-Bouguerra de Boumerdès ont sillonné les artères de la ville scandant des slogans hostiles au pouvoir et au gouvernement. “La Kabylie n’est pas à vendre”, “Démocratie, liberté d’expression”, “Gloire à nos martyrs” ou encore “126 jeunes assassinés en Kabylie”, lit-on sur les banderoles hissées par les étudiants qui ont observé une halte devant le siège de la wilaya où ils ont lu une déclaration contenant leur revendication signée au nom du collectif des étudiants de Boumerdès.

 

En outre, la ville de Bouira a vibré, hier, aux rythmes de deux marches distinctes. La marche organisée par le RCD s’est ébranlée vers 10h30, à partir de la place des Martyrs de la ville de Bouira vers le siège de la wilaya. Les marcheurs ont sillonné les artères de la ville en passant par la rue Ben-Abdallah, le boulevard de l’ALN jusqu’au rond-point faisant face au siège de la wilaya. Durant tout le trajet, les militants de la cause ont scandé des slogans hostiles au pouvoir en place “Pouvoir assassin” et la reconnaissance de l’identité amazighe “Assa azakha tamazight tella tella”. Devant la wilaya, une prise de parole des militants de la cause s’est tenue. Mahmoud Bouchelkia, membre du comité citoyen d’El-Esnam, est revenu sur les évènements du Printemps berbère, assurant que le combat continue. “Des militants se sont sacrifiés pour la démocratie et l’identité amazighe. Nous ne devons pas les trahir. Le combat continue contre ce pouvoir autoritaire”, dira-t-il. Chabane Meziane, militant du RCD, de son côté, a rappelé les conditions ayant poussé les étudiants à sortir dans la rue le 20 avril1980 après que le pouvoir en place eut empêché la conférence de Mouloud Mammeri. “Le mouvement de 1980 était un pas vers la démocratie.” Ahmed Boutata, responsable de wilaya du RCD, a appelé au changement du régime en place. “La politique menée par le pouvoir actuel est une faillite. Il a échoué dans la gestion du pays. Il doit partir. Il y a eu un changement en Tunisie, en Égypte. Le pouvoir actuel doit partir ou on le fera partir”, conclut-il. Une deuxième marche organisée par les partisans du MAK avait pris le départ devant le centre universitaire vers le siège de la wilaya.

 
 

 

 

 

 

 

TSA

Le MAK et la CNCD-partis politiques marchent à Tizi Ouzou

Pour célébrer le Printemps berbère d’avril 1980, deux marches populaires ont été organisées, ce mercredi 20 avril à travers les rues de la ville de Tizi Ouzou, l’une par le Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK), dirigé par Ferhat Mhenni, et l’autre par la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD), tendance partis politiques.

Environ 2000 manifestants ont pris part à ces deux manifestations qui ont eu pour point de départ le campus Hasnaoua de l’université de Tizi Ouzou mais qui ont emprunté deux chemins différents à partir du rond‑point menant vers le CHU de la ville.
 
Tout au long de leur marche qui s’est dirigée vers le siège de la wilaya, les militants de la CNCD scandaient des slogans comme « le peuple veut la chute du régime », « Bouteflika Tewfik barra », « Tamazight langue officielle », « halte à l’antikabylisme », « Pour un changement radical du système », alors que les autonomistes qui se sont dirigés vers l’ancien siège de la mairie de Tizi Ouzou scandaient des slogans en faveur d’ « un référendum pour l’autodétermination du peuple kabyle » et également « pour l’officialisation de Tamazight ».
 
La marche de la CNCD s’est dispersée dans le calme et sans prise de parole devant le siège de la wilaya alors que celle du MAK a pris fin avec un rassemblement durant lequel le porte‑parole local du mouvement a retransmis à l’aide d’un mégaphone une intervention téléphonique du leader du MAK, Ferhat Mhenni, à partir des USA.

 

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 21:25

 

Source : L'Expression

 

L’IDENTITÉ ET LE SYSTÈME ÉDUCATIF
Les grands oubliés du discours du Président
21 Avril 2011 -

 

 «Observons les nations développées: en quoi nous ont-elles dépassé? Elles nous dépassent par la connaissance.»
Mohamed Boudiaf

Le dernier discours de Monsieur le Président m’a donné l’impression d’un goût d’inachevé. Deux dimensions importantes ont été omises. Il s’agit, d’abord, de la nécessité de réconcilier le peuple algérien avec son identité au moment où l’Algérie se devait de célébrer le trente et unième anniversaire du Printemps amazigh dans une vision oecuménique tant il est vrai qu’une identité assumée dans ses multiples dimensions est notre plus sûre défense immunitaire contre l’anomie du monde. Que l’on ne s’y trompe pas. Le pays va mal, la vague contestataire, quoique généralisée, ne dépasse pas pour le moment le seuil d’une contestation à caractère social. Grâce à la généreuse manne pétrolière, le pouvoir peut l’éteindre facilement. Mais l’absence de courroies de transmission démocratiques entre l’Etat et la société est annonciatrice de perspectives dangereuses pour la paix civile. Face à l’impuissance d’un syndicat national dépassé et discrédité en raison de son inféodation au pouvoir, l’intransigeance de syndicats autonomes qui se développent rapidement n’est pas toujours un facteur de progrès comme on peut l’espérer tant l’impatience et l’inexpérience peuvent aisément prêter le flanc à des manipulations politiciennes et «diplomatiques» douteuses. De son côté, le radicalisme d’une jeunesse désespérée et dépolitisée est utilisé par les lobbies de la rente dans leur chantage quotidien contre toute tentative d’encadrement juridique et administratif d’une économie informelle qui brasse des milliards comme on l’a vu lors des émeutes de janvier dernier.
Les dynamiques mondiales souterraines font de l’errance identitaire leur fonds de commerce. Un exemple,? Personne ne savait qu’il y avait quarante tribus en Libye, que la tribu dominante est celle des Kadafa et que la Libye n’est pas un Etat au sens occidental du terme. En clair, la partition inexorable ne changerait rien. Il nous a fallu quarante ans pour le découvrir
Qui empêcherait les officines occidentales de réfléchir à cela, s’agissant de l’Algérie? D’autant que subitement, l’Occident découvre que dans les pays arabes il y a des peuples qui aspirent à la liberté. C’est le sens à titre d’exemple, du conclave au ministère français des Affaires étrangères où nous avons vu Alain Juppé faire, à peu de frais, le mea culpa de la France pour avoir soutenu les dictateurs contre leurs peuples. Ainsi et comme l’écrit Jean-Christophe Ploquin, lors d’un colloque organisé par le ministère des Affaires étrangères à Paris, le chef de la diplomatie française a tendu la main aux mouvements islamistes qui respectent l’Etat de droit, les principes démocratiques et le refus de la violence. La France veut jeter un regard positif sur le «printemps arabe». Sa diplomatie entend être plus à l’écoute des sociétés qui réclament libertés, dignité et emplois. Elle juge que cette région renoue avec une tradition d’ouverture qui s’était déjà manifestée plusieurs fois à travers l’Histoire. Et elle entend oeuvrer pour soutenir les mouvements démocratiques et peser sur les régimes réfractaires au changement. Telles sont les indications données samedi 16 avril au soir par Alain Juppé, en conclusion d’un colloque d’une journée qui s’est déroulé à l’Institut du Monde arabe à Paris sur ce thème du «printemps arabe». Pour Alain Juppé, en tout cas, le jeu en vaut la chandelle et il est temps d’écrire une nouvelle page. «Trop longtemps, nous avons brandi le prétexte de la menace islamiste pour justifier une certaine complaisance à l’égard de gouvernements qui bafouaient la liberté et freinaient le développement de leur pays», a-t-il déclaré à la fin du colloque.
Aujourd’hui, c’est «la flamme de la liberté qui se propage dans toute la région». «Ce printemps arabe ne doit pas nous faire peur, a-t-il poursuivi.(1) On l’aura compris, l’Algérie doit se battre. A l’est, comme l’écrit Isabelle Mandrau du journal Le Monde, une révolution et une guerre. A l’ouest, bousculé par des manifestations, un roi s’engage dans une réforme politique qui, au passage, arrimera solidement, espère-t-il, le Sahara occidental à son royaume. Entre ses remuants voisins tunisien, libyen et marocain, l’Algérie, le plus grand pays du Maghreb, est à l’étroit dans ses frontières. Faisant ses adieux en quittant son poste le 24 mars, l’ambassadeur des Etats-Unis à Alger, David Pierce, a averti: «L’Algérie n’est pas immunisée contre les changements.» Les difficultés s’accroissent pour les autorités algériennes, qui tentent de tenir tous les bouts de la chaîne: se prémunir de la «contagion» des mouvements du Monde arabe et apaiser la contestation qui monte de tous côtés sur son propre sol, maintenir des relations de bon voisinage avec des pays devenus instables, surveiller et mettre à l’abri un territoire qui a déjà connu une décennie de violence.

Le danger Aqmi
Le front libyen constitue aujourd’hui la première source d’inquiétude.
L’organisation djihadiste Al Qaîda au Maghreb islamique (Aqmi), dont les chefs sont algériens, pourrait «accaparer un armement lourd et sophistiqué de nature à mettre en péril la sécurité dans cette région et bien au-delà», a fait valoir, mardi 5 avril, Abdelkader Messahel, ministre délégué algérien chargé des Affaires maghrébines et africaines, en évoquant la situation en Libye.
Pour les opposants au régime algérien, l’argument de la sécurité est entaché de soupçons, nourris par les rumeurs sur une aide à Mouamar El Gueddafi qu’Alger s’emploie à démentir. Cernée sur sa droite comme sur sa gauche par des mouvements importants, l’Algérie voit donc augmenter le péril qu’il y aurait pour elle à rester immobile. D’où la levée de l’état d’urgence qui était appliqué depuis dix-huit ans; d’où, aussi, la résurrection d’un vieux débat autour d’une Constituante. Mais ce que montre surtout la nouvelle donne du Maghreb, c’est l’isolement aujourd’hui, sur la scène internationale, de l’Algérie.(2)
Ceci est clair, l’Occident va changer de fusil d’épaule, il va jouer les peuples ou, mieux encore, les jeunesses arabes contre leurs gouvernants. Ceci nous amène encore une fois à dire tout notre scepticisme concernant le printemps arabe téléguidé sûrement de l’extérieur. Ces révolutions ou révoltes ont pu s’épanouir à des degrés divers car le terreau était favorable et là encore le discours du Président était en décalage avec la jeunesse. Que l’on interroge le personnel politique des deux bords, on s’aperçoit qu’il y a une complicité objective. Ils apprécient différemment le discours, mais la jeunesse profonde, celle qui représente les trois quarts de la population, n’a pas son mot à dire et ce n’est pas quelques jeunes soigneusement triés pour chanter en coeur qui donneront le pouls de cette jeunesse qui rêve de réussir sa vie, qui veut bien se sentir dans le pays, qui ne veut pas mourir en mer qui, réellement n’a pas de pays de rechange, contrairement à ceux qui quittent le navire quand il est en perdition pour aller vers des cieux plus cléments et qui reviennent ensuite en touristes dire «Il n’y a qu’à...» se prenant pour des messies en face d’un pays convalescent et qui peine à se redéployer.
Que veulent les satrapes qui, à des degrés divers, ont confisqué la parole, le pouvoir? Continuant un discours de courtisan qui donne la nausée, ils prônent une Algérie installée dans les temps morts, coupée de sa jeunesse et ceci en ameutant le ban et l’arrière-ban pour faire croire grâce à «l’Unique» que tout va bien madame la Marquise, que tout est sous contrôle et que la rente pourrait durer mille ans pour couvrir leur gabegie.
Cruelle erreur! l’Algérie ne va pas bien, elle est attaquée de toute part, et ce printemps arabe, va nous atteindre d’une façon ou d’une autre. Le redécoupage du monde doit nécessairement atteindre un domino central: l’Algérie. Supposons que nous sommes dans une situation de chaos! qu’on se le dise, nous sommes partis encore pour un demi-siècle de déstabilisation qui installera définitivement l’Algérie dans les zones grises. Certes, nous aurons un nouveau paysage politique avec un vernis de démocratie de liberté. Ce qui est sûr, c’est que l’Algérie de nos rêves, celle pour qui la fine fleur de ce pays a été fauchée, appartiendra définitivement à l’Histoire
Il me semble que la culpabilité du régime, du fait de sa fragilité, provient du fait que face à la difficulté, on ne sent pas que nous avons en face de nous un Etat stratège qui fait dans la pédagogie et qui a une vue d’ensemble des problèmes. Cette distribution tous azimuts de la rente donne l’impression que le gouvernement, dos au mur, pense gagner du temps et calmer les rues par le démantèlement des règles que nous avons mis cinquante ans à édifier. A titre d’exemple, les augmentations des différentes catégories ne rentrent pas dans une grille unique de la Fonction publique qui donne l’impression que c’est une juxtaposition de statuts particuliers, chacun étant plus particulier que l’autre dans l’opacité la plus totale, chaque corps pensant avoir touché le gros lot. On l’aura compris, face à un gouvernement attaqué à la fois de l’intérieur et de l’extérieur, et lâchant du lest, les citoyens voient qu’ils peuvent régler leur problème par l’émeute ou par les rassemblements. De plus, ceci est dangereux car il n’est pas demandé de contrepartie. A titre d’exemple, la revalorisation des salaires des enseignants n’a pas boosté l’université. Elle continue sur une cinétique de contemplation des convulsions de la société sans y prendre part, n’étant pas sollicité.
Quand on dit que des milliers de diplômés ont quitté le pays, il faut s’interroger pourquoi. Certes, on peut penser que certains ont privilégié leur carrière. Est-ce à dire comme certains journaux l’écrivent, sans savoir que tous ceux qui sont restés au pays sont du bas de gamme? Non! ce n’est pas vrai! Il y a aussi une explication, peut-être que ceux qui sont restés aiment aussi le pays et ont sacrifié leur carrière.
Ceci m’amène au deuxième oubli du discours de Monsieur le Président: la formation des hommes. Si nous avons réalisé des routes, construit des logements, amené de l’eau, c’est très bien, mais cela ne crée pas de la richesse. Il faut savoir que notre système éducatif est en panne, notre baccalauréat ne permet plus l’ascension sociale, banalisé et, réduit à un ventre mou constitué par les lettres et les sciences naturelles, il a perdu les disciplines mathématiques et physiques dont le pays a cruellement besoin. Les baccalauréats mathématiques techniques et élémentaires ont pratiquement disparu. On ne forme pas un ingénieur justement avec un bac sciences
Justement, à propos de la formation d’ingénieur, il est tragique de constater qu’elle a disparu. Le plan énergie renouvelable, bien qu’incomplet parce qu’il n’est pas adossé à une stratégie énergétique d’ensemble, a besoin de milliers d’ingénieurs et de techniciens
Au moment où en Europe, les perspectives montrent que les futurs emplois seront de plus en plus qualifiés comme nous lisons dans le Rapport publié aujourd’hui par la Commission européenne qui révèle que les pays de l’UE ont amélioré leurs systèmes d’éducation dans des domaines essentiels au cours des dix dernières années.
Depuis 2000, l’Union est parvenue à relever de 37% le nombre des diplômés en mathématiques, sciences et technologie, ce qui est largement supérieur à l’objectif de 15% qu’elle s’était fixé. Mme Androulla Vassiliou, commissaire européenne à l’éducation, a déclaré à ce propos: «La bonne nouvelle, c’est que les niveaux d’éducation européens se sont considérablement améliorés. Le nombre de jeunes qui achèvent le second cycle de l’enseignement secondaire ou obtiennent un diplôme de l’enseignement supérieur est plus élevé qu’il y a dix ans.(3)

Réhabiliter l’Université
L’Université algérienne doit réhabiliter la formation d’ingénieurs et de techniciens par milliers. Au lieu de s’acharner sur les Ecoles, il faut les multiplier à l’infini. Le destin du pays qui repose sur ses élites doit se décider en Algérie, nous n’avons pas besoin de tutelle qui doit nous indiquer si nous sommes sur la bonne voie ou si nous devons encore faire des efforts pour arriver à la norme, qui, on l’aura compris, est dictée par l’Occident, notamment paléo-colonial. Il serait tragique que la formation des hommes soit sous-traitée à l’extérieur. J’en appelle clairement à la remise sur rail, avant qu’il ne soit trop tard, de la formation technologique dans le pays, en réhabilitant la discipline des mathématiques, des mathématiques techniques, en revoyant fondamentalement la formation professionnelle, et naturellement en redonnant à la formation d’ingénieurs ses lettres de noblesse.
Dans la cacophonie actuelle, ce qui restera dans le futur ce sont les hommes et les femmes bien formés, fascinés par le futur et dont l’Algérie aura besoin. Le destin de l’Algérie se jouera assurément dans cette génération, soyons au rendez-vous de l’Histoire! Les conditions critiques d’implosion demeurent, les frustrations persistent, les perspectives s’assombrissent et enfin les fondements d’un développement durable du pays ne sont toujours pas réalisés. Si nous nous arrêtons aux équilibres macroéconomiques et la dette, il est évident que nous avons bénéficié d’une conjoncture favorable à nos exportations d’hydrocarbures et de bonnes conditions pluviométriques qui nous donnent un peu de répit. Cette embellie est indépendante de nos efforts.
Seul le parler vrai, l’assumation sereine d’un passé dans toutes ses dimensions, permettra de remobiliser le peuple algérien, en dehors des partis politiques dont on connaît les limites. Saurons-nous alors, tous ensemble, trouver le secret pour sauver l’Algérie en offrant à cette jeunesse en panne d’espérance une perspective pour le futur autrement que par le mimétisme ravageur d’un Occident sûr de lui et dominateur? La question reste posée

(*) Ecole nationale polytechnique

1.Jean-Christophe Ploquin. Alain Juppé veut que la France change son regard sur le Monde arabe. Journal La Croix 17.04.2011
2.Isabelle Mandraud. L’isolement de l’Algérie, à l’étroit dans ses frontières. Le Monde 08.04.11
3.http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=IP/11/488&format=HTML&aged=0&language=FR&guiLanguage=fr

Pr Chems Eddine CHITOUR (*)

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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 19:30

Liberté

 

Culture (Dimanche 17 Avril 2011) 

 

TLEMCEN CAPITALE DE LA CULTURE ISLAMIQUE 2011
Bouteflika inaugure plusieurs infrastructures

 

 

 

 
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Actualité (Dimanche 17 Avril 2011) 

Un campement de l’ANP attaqué par un groupe terroriste près de Yakourène
13 militaires tués et une quinzainede blessés
Par : Samir LESLOUS

Un campement de l’ANP, érigé à la sortie d’Azazga en allant vers Yakourène, 45 kilomètres à l’est de la ville de Tizi Ouzou, a fait l’objet, vendredi vers 20h, d’une attaque, sans doute, la plus meurtrière dans la wilaya durant cette dernière décennie.

Le bilan reste encore provisoire, mais il s’élève déjà à 13 militaires tués, une quinzaine d’autres blessés, entre graves et légers, et un terroriste abattu. L’accrochage entre les terroristes et les militaires a duré près de deux heures, selon le témoignage des habitants de Yakourène : cette petite et paisible ville située à moins de trois kilomètres du lieu du casernement de l’ANP pris pour cible. C’était au moment où les regards des habitants de la région, comme ceux de tout le reste du territoire national, étaient rivés sur leur écran de télévision pour suivre en direct le discours du président de la république, qui s’adressait au peuple algérien, que les premières rafales d’armes automatiques ponctuées par de fortes explosions ont commencé, laissant deviner que les criminels du GSPC ont fait également usage de bombes artisanales ou de grenades pour ne laisser aucune chance aux soldats de l’ANP.
Pris par effet de surprise, ces derniers tentaient cahin-caha de riposter, mais non sans payer un lourd tribut eu égard aux importantes pertes enregistrées dans leurs rangs. L’attaque, qui était a priori d’une très forte intensité, comme le laissent entendre les habitants de la région, semble avoir été minutieusement préparée par les islamistes armés dont le nombre exact reste inconnu, mais qui ne serait pas moins d’une cinquantaine d’éléments, puissamment armés, qui se seraient scindés en deux groupes ayant, selon des sources sécuritaires locales, pris d’assaut le campement des deux côtés. Avant de lancer leur attaque, les terroristes ont pris soin de bloquer la RN12 à l’aide de tronc d’arbres afin d’entraver d’éventuels renforts militaires qui devaient naturellement intervenir quelques dizaines de minutes après. Des engins explosifs auront été aussi placés sur la route que devaient emprunter les renforts, a indiqué notre source. Après près de deux heures de violents échanges de tirs à l’issue desquels les soldats de l’ANP ont pu éliminer un terroriste, les assaillants ont pris la fuite à travers le maquis de Yakourène, réputés être l’un des plus importants quartiers généraux de l’organisation d’Abdelmalek Droukdel en Kabylie.
Alors que morts et blessés commençaient à être acheminés vers l’hôpital d’Azazga, qui a connu ainsi une nuit des plus agitées, les renforts arrivèrent sur les lieux, appuyés par des hélicoptères de combat. Ils ont lancé, comme après chaque attaque, une opération de ratissage qui se poursuivait jusqu’au hier dans la journée. Une opération sur laquelle aucune information n’a encore filtré en fin de journée d’hier. Hier matin encore, la population d’Azazga et de Yakourène était toujours sous le choc, convaincue que le terrorisme, bien que moins actif qu’il y a quelques années, est toujours là, prêt à frapper n’importe où et à n’importe quel moment.
Il est à noter que cette attaque, des plus meurtrières qu’a connues la wilaya de Tizi Ouzou depuis le début du terrorisme, intervient au moment où les autorités du pays continuent de soutenir mordicus que la charte pour la paix et la réconciliation nationale a grandement réussi à affaiblir le terrorisme. Un terrorisme qui, comme le laisse croire l’attaque d’avant-hier, ne semble pas faiblir dans la wilaya de Tizi Ouzou où, malgré le bilan assez éloquent de 33 terroristes abattus, et dont 9 “émirs”, 4 capturés vivants et 2 repentis, durant l’année 2010, auxquels s’ajoutent une autre dizaine depuis le début de l’année 2011, l’islamisme armé continue de frapper notamment au moment où la baisse de vigilance se fait le plus sentir.

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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 19:28

 

Culture : BOUIRA
7e édition du livre et du multimédia amazighs

 

 

Le Salon du livre et du multimédia amazighs revient cette semaine dans sa 7e édition à Bouira. Au menu de cette nouvelle édition qui se tiendra du 17 au 23 avril prochain au niveau de l’esplanade de la maison de la culture Ali-Zamoum, sous les chapiteaux, il y aura, comme indiqué par Assad El Hachimi, directeur de la promotion culturelle au HCA, une vingtaine de maisons d’édition et une centaine d’auteurs et de concepteurs de logiciels multimédias.
Tout ce beau monde sera là pour s’échanger non seulement les expériences mais également pour donner et offrir ses connaissances et son savoir au large public qui, une semaine durant, aura la chance de côtoyer des figures emblématiques de la culture amazigh dans toutes sa richesse depuis les auteurs jusqu’aux réalisateurs en passant par les poètes et les comédiens. Des conférences et des tables rondes ainsi que des cafés littéraires sont prévues. Ainsi, le public bouiri aura droit à un plateau royal pendant toute une semaine avec d’abord des conférences autour de divers thèmes. On citera, entre autres, «Histoire et patrimoine de Bouira» qui sera animée par le président de l’Association d’histoire et d’archéologie de Bouira, «La poésie religieuse de Si Mohand Oumhand» de Mohamed Ghobrini, journaliste et auteur, des tables rondes sur le thème «Quelle prise en charge sur fonds publics de l’édition amazigh» avec Mammeria Zoubida, universitaire et cadre au ministère de la Culture, Benaziez Ahmed, universitaire et enseignant à l’Ecole supérieure de journalisme, et Hocine Nouara, universitaire et représentante des éditions Enag, ou encore «A propos de l’expérience de jeunes talents» qui sera animée par Brahim Tazaghart, écrivain et directeur des éditions Tira, et Youcef Zirem, universitaire, écrivain et journaliste, représentant les éditions Zirem, «Le bon usage du multimédia pour la promotion de tamazight» avec Hamza Ould- Mohand, consultant en informatique, Salah Kadi, spécialiste en réseaux informatiques et Benferhat Boualem, concepteur de programme et éditeur et, enfin, une dernière table ronde sous le thème «Autour de l’Anawal, premier lexique moderne amazigh en Algérie» qui sera animée par Mustapha Benkhemou. Outre ces conférences et tables rondes, il y aura des cafés littéraires sur l’œuvre de Slimane Azem, sur «Tamazight unicode», «Le conte comme activité d’éveil à l’école» et, enfin, «La dramaturgie et l’écriture». Des lectures poétiques ainsi que des animations culturelles avec des projections de films pour enfants et des pièces théâtrales et de la musique sont au menu. En somme, disons que pour cette année, comme le soulignera M. Assad, même si un thème spécifique n’y est pas consacré, il reste que l’effort est axé sur l’édition et l’encouragement de nouveaux éditeurs qui ont accepté de se lancer dans le monde de l’édition en encourageant les jeunes talents, en publiant leurs produits, alors que par le passé, hormis les ouvrages édités par le HCA et, à un degré moindre, le ministère de la Culture, la plupart des jeunes talents étaient obligés d'éditer leurs produits à compte d’auteur, ce qui bloque les initiatives et freine en quelque sorte la créativité. Aujourd’hui et grâce à la multiplication de maisons d'édition, beaucoup de jeunes auteurs ont vu enfin leur rêve réalisé. Ces jeunes auteurs proposent dans la plupart du temps, des œuvres de haute facture tant par le contenu que par le style, la métaphore et la symbolique. Cela étant, espérons que les autorités de la wilaya seront, cette fois-ci, à la hauteur et sauront prendre en charge convenablement les hôtes de la wilaya en leur assurant un séjour agréable, pas comme l’année passée où les artistes et les représentants du HCA se sont retrouvés pendant un déjeuner à puiser de l’eau avec un bocal d’un… fût.
Y. Y.

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8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 21:09

 

 

Séminaire sur l’arganier à Tindouf

Une espèce endémique en déclin

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le 09.04.11 | 01h00 Réagissez

Un rapport de la direction générale des fôrets met en exergue la fragilité des arganeraies. Le bois est utilisé pour en faire des charbonnières.
 

L’arganier est à l’honneur. Un séminaire national sur la préservation et la valorisation de l’arganier se tient à Tindouf jusqu’au 11 avril. «L’arganier régresse en termes de superficie et surtout de densité, il y a lieu de prendre des mesures urgentes pour sa préservation, sa valorisation et son classement en aire protégée», peut-on lire dans un communiqué du ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement. L’arganier (argania spinosa) est un arbre endémique à l’Algérie et au Maroc. Son aire de répartition géographique couvre un territoire relativement important dans le Nord-Ouest de la wilaya de Tindouf où cette espèce constitue la deuxième essence forestière après l’acacia. Un projet avait été lancé en 2008 dans la localité  de Touirat avec la réalisation d’un centre forestier et la plantation de 20 ha d’arganier. Une pépinière avait été créée afin d’assurer la production de plants d’arganier et de veiller à la réussite des plantations. Une superficie a été délimitée pour l’exploitation des fruits de l’arganier et une autre uniquement pour son reboisement. Cette opération a nécessité «la réalisation de travaux portant sur le fonçage d’un puits d’un débit de deux litres/seconde et deux bassins réservés à l’irrigation, un dépôt et des entrées menant à la station d’expérimentation, en plus de la création d’une pépinière et l’acquisition d’équipements nécessaires», selon un article du quotidien El Moudjahid.


Pourquoi ce déclin ?


L’arganier connaît un déclin important pour différentes raisons, d’abord, son bois est exploité pour en faire du charbon, et puis le pâturage n’a pas aidé l’arbre à se régénérer de façon optimale. Au Maroc, où l’arbre est largement exploité, il est passé en moins d’un demi-siècle de 100 arbres par hectare à 30 arbres par hectare. En Algérie, nous comptions quelque 60 000 ha qui auraient régressé pour des raisons de conjugaison de facteurs naturels et de pacages illicites. Un rapport établi par la direction des forêts en 2009, conjointement avec le PNUD, indique que dans la région de Merkala, la présence de pasteurs nomades a eu pour effet la persistance de la pratique du bois de chauffage à travers la création de charbonnières. «Les effets de la déprédation restent visibles sur de grandes étendues à travers les souches et les rejets de souches irréversiblement détruits suite à la persistance de l’action anthropique».


Son importance écologique


L’arganier est un arbre qui peut vivre jusqu’à 150 ans. Grâce à son système racinaire profond et puissant, il protège les sols de l’érosion éolienne et hydrique. L’utilisation rationnelle de son bois constitue une énergie de chauffage importante et sa solidité peut servir de bois d’œuvre. Ses fruits et ses feuilles peuvent être utilisés comme pâturage pour les chèvres. Quant à l’huile qui peut être extraite de l’amande, elle a des atouts phytothérapiques qui peuvent constituer une ressource supplémentaire aux populations locales. Sur le plan de la biodiversité, l’arganeraie sert de refuge à de nombreuses espèces. «Dans ce contexte, nous citons la présence de la gazelle Dorcas et la forte existence de la gazelle Dama, cela pour ce qui est des antilopes. Concernant les canidés, l’hyène rayée trouve aussi son refuge dans l’arganeraie et reste présente par endroits. Quant à l’écureuil de Barbarie, en situation de déclin, sa présence est avérée au niveau de la région et certains endroits, notamment les encaissements d’oueds et surtout les escarpements rocheux, attestent de sa présence. Il va de même pour une diversité d’espèces toutes protégées, qui trouvent dans l’arganeraie un écosystème propice à la création de refuges», selon le rapport de la direction générale des forêts.
 

Zineb Amina Maiche
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  • : La confédération des Iflisen Umellil
  • : Un des objectifs est de reconstituer la grande confédération qui regroupait les 14 aarchs des Iflisen Umellil avant la colonisation française. Le but est de rétablir les liens interrompus et de promouvoir la solidarité inter-arche. Nous visons également à consolider les liens entre la diaspora et leur région d'origine. Réecrire l'histoire des Iflisen et préserver leur patrimoine matériel et immatériel .
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