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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 20:34
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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 23:25

Algérie Focus

50 % des enfants Algériens sont exposés au diabète !

Poste par faycal mai 5th, 2011

 

En Algérie, “la situation épidémiologique du diabète est désormais intenable”, s’est écrié mercredi à Alger le président de la Fondation de promotion de la santé et de la recherche scientifique (FOREM), Mustpaha Khiati. Selon ce dernier, l’Algérie, comme les autres pays africains, accuse un immense retard quant à la mise au point d’une stratégie sur le diabète conformément aux recommandations de l’organisation mondiale de la santé. Et dans cette situation, la propagation du diabète en Algérie ne cesse de prendre des proportions alarmantes. Et à présent, ceux sont les enfants qui demeurent les plus exposés à cette maladie dangereuse et ravageuse.

A ce sujet, le Pr. Zahia Bouderda, spécialiste en pédiatrie, n’a pas hésité à tirer la sonnette d’alarme en citant sur la base d’une étude réalisée à Constantine que 50% des enfants souffrent de diabète ! Cette spécialiste a mis particulièrement en garde contre la propagation du diabète de type1 chez les enfants de moins de 15 ans, avec 1600 nouveaux cas chaque année soit une augmentation de 3 à 4%. Elle a appelé, dans ce sens, à fournir l’insuline et les seringues pour enfants outre la pompe à insuline. Mais face aux manques de moyens et de médecins spécialistes, beaucoup de familles de ces enfants ne peuvent bénéficier des soins spécialisés au profit des diabétiques.

De son côté, le Pr Aissa Boudissa, chef du service diabétologie au CHU Mustapha Pacha, a indiqué que la maladie touche de plus en plus de jeunes, ajoutant que le tiers des malades ignorent qu’ils sont atteints du diabète, ce qui expose le patient à des complications et augmente les frais des soins.

RAF

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 23:19

El Watan

 

Leïla Aslaoui Hemmadi. Ancienne magistrate à la cour suprême, ancienne ministre et auteur.

On a tort de croire qu’en étouffant l’Histoire, celle-ci ne resurgira pas

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le 06.05.11 | 01h00 Réagissez

Leila Aslaoui vient de publier aux éditions Dalimen un poignant et sulfureux roman sur le traumatisme de la décennie noire, Le cartable bleu. Derrière l’écriture, un message : le refus de l’impunité et la nécessité de se forger une mémoire collective.

- Après Lettres à Neyla-Meriem, vous récidivez dans l’écriture romanesque avec un ouvrage poignant, Le cartable bleu…


Les deux ouvrages obéissent à une écriture différente (style épistolaire et style romanesque), mais tous deux se veulent un témoignage sur le vécu, sur le combat de plusieurs générations dont la mienne, auxquelles les libertés et les droits n’ont pas été offerts sur un plateau d’argent. Des générations qui ont eu à défendre leurs acquis lorsque ceux-ci furent menacés durant les «années rouges». Le cartable bleu s’est imposé à moi, telle une évidence et une urgence, sitôt promulguée en 2005 la loi sur «l’amnésie», accordée aux islamistes terroristes sans jugement et sans condamnation. Derrière l’écriture romanesque, le lecteur retrouvera mes positions inchangées, consistant en un refus de l’impunité et d’un pardon accordé à des criminels dont je ne saisirai jamais le sens et la portée -puisque les offenseurs n’ont jamais exprimé de regrets. Et comment parler de pardon lorsqu’il n’y a ni justice, ni vérité ? D’ailleurs, Le cartable bleu s’inscrit dans l’actualité de notre pays, puisque des gardes communaux, des patriotes et des familles de victimes du terrorisme revendiquent ces temps-ci un statut. Celui-ci ne signifie pas seulement des demandes matérielles. Il exige une reconnaissance de la patrie à l’égard de ceux qui lui ont évité de sombrer dans le chaos et d’établir une distinction entre les bourreaux et les victimes.



- A travers votre dernier ouvrage, vous poursuivez votre quête : éclairer les consciences et les générations futures sur leur passé, en l’occurrence sur la décennie noire, en projetant votre fiction dans les années 2030 ?


Je souhaitais principalement rendre un hommage aux victimes du terrorisme islamiste connues et anonymes. Lorsque souffle le vent de l’amnésie, il est important de rappeler les traumatismes et les drames qu’ont engendré les «années rouges». Pourquoi 2030 ? Tout bonnement parce que nul ne peut savoir ce qu’il adviendra d’un passé vite occulté et pourtant si douloureux. Une nation ne peut être solidement unifiée lorsqu’elle est dépossédée de sa mémoire collective. «On ne cicatrice pas une plaie infectée en la recousant», dit Souhila, l’héroïne…


- Parmi les deux personnages principaux, campés dans le rôle de vos deux petites-filles, l’une est un peu distante tout en s’appropriant le passé, l’autre est plongée dedans parce qu’elle découvre le mystère de ce cartable…


En effet, j’ai imaginé l’Algérie de demain (2030) avec peut-être des jeunes indifférents à un passé qu’ils n’ont pas vécu et d’autres, peut-être, qui voudront savoir ce que contient le cartable-symbole de la mémoire. Je ne pouvais pas avoir une réponse tranchée sur cette question. Si je l’avais fait, l’ouvrage aurait péché par excès et l’écriture en aurait souffert. Cette question elle-même dépendra de ce qui sera transmis aux petits-enfants par leurs descendants des deux côtés (les familles de victimes et celles des terroristes islamistes). Cette page sombre sera-t-elle écrite ? Rien n’est moins sûr. Et si elle l’était, gageons que les historiens auront la bonne idée de se servir précisément des témoignages comme matériaux. Tout cela m’a  amené à créer deux personnages différents : Neyla, fière de «Ba Sidou» mais distante. Sirine, impliquée parce qu’elle découvre ce cartable bleu. Nul ne peut savoir ce que les jeunes penseront et feront de la décennie rouge et surtout, ce que sera l’Algérie de demain. En quête, après bientôt cinquante ans d’indépendance, de mémoire et d’identité ? Voilà pourquoi je me devais de diversifier les opinions et les comportements face à ce passé. N’a-t-on pas vu au mois de janvier 2011 avec satisfaction un ex-fissiste sommé de déguerpir du quartier de Bab El Oued par des jeunes, qui lui ont signifié clairement que ses appels à la haine et au meurtre de 1990 n’étaient pas leur combat ?



- Cette trame d’histoire poignante et saisissante à la fois renvoie à une série importante de questionnements dont la violence, le pardon et l’histoire ?


La grande interrogation a trait à l’écriture de l’histoire. En 2030, Sirine s’étonne de n’avoir pas été instruite à l’école sur cette décennie rouge. Et il y a lieu de dresser un parallèle entre ce vide probable et celui relatif à la guerre de libération qui n’est pas encore écrite, en dehors de quelques témoignages. Cela étant, on a tort de croire qu’en étouffant l’Histoire, celle-ci ne resurgira pas. La vérité sur les circonstances de la mort d’Abane Ramdane n’a-t-elle pas fini par éclater, alors même qu’on le disait mort au champ d’honneur ? On sait maintenant que ce sont des «frères» de combat qui l’ont lâchement assassiné. L’autre question est relative à la violence. Lorsqu’on l’occulte, qu’on ne guérit pas ceux qui l’ont pratiquée et ceux qui l’ont subie, il n’est pas certain qu’elle ne se reproduise pas au moment où l’on s’y attend le moins. Croyez-vous qu’un enfant de 5 ans en 1994 ou 1995, qui a assisté à l’assassinat de son père, sera un homme «normal» en 2020 ou 2030 ? Croyez-vous qu’on guérit d’un traumatisme comme d’un rhume ? L’autre grande question est évidemment celle du pardon ou plutôt de l’impossibilité de pardonner parce que seul l’acte de justice apaise. Comment se posera cette question dans l’Algérie de demain ? J’ai une impression bizarre d’une Algérie avec trop de cases manquantes : la mémoire, l’identité, la citoyenneté… pour ne citer que cela sans oublier l’injustice ou les injustices. En filigrane, évidemment, à chacune des pages du Cartable bleu, il y a bien entendu l’image désastreuse que renvoient les islamistes (l’islamisme étant une idéologie politique et non une croyance religieuse) de l’Islam. Le hidjab, le djilbab, en étant les meilleurs exemples pour procéder à l’enfermement de la femme. Et s’il est reconnu à chacune de se vêtir comme il lui plaît, il n’en demeure pas que le voile a été l’argutie des islamistes terroristes pour assassiner celles qui ont refusé de le porter. Le cartable bleu est aussi un hommage que je rends à ces victimes dont Katia Bengana fut un symbole de courage.



- Dans cette histoire romancée, la réalité prend finalement très souvent le dessus sur la fiction ?


Il m’était difficile d’éviter cet écueil, ayant vécu de bout en bout et au quotidien la décennie rouge. Et je ne regrette nullement cette alchimie entre la fiction et la réalité, car cet ouvrage se voulait un témoignage. Ceux qui ont connu cette époque se souviendront. Ceux qui n’ont pas eu à la vivre comprendront, je l’espère, que sans l’arrêt du processus électoral, ce ne sont pas des milliers mais des millions de personnes qui auraient été assassinées. Et l’Algérie aurait ressemblé à l’Afghanistan des Talibans. Nous avons perdu des êtres chers, nous n’avons pas notre perdu notre patrie. Alors nous avons gagné. Même si de nombreuses batailles nous
attendent. Mais il s’agit là d’un autre débat.
 

Nacima Chabani
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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 20:18

 

RADAR (Mardi 03 Mai 2011) 

 

Il a donné une conférence à Oran
Un chercheur américain ressuscite le royaume de Koukou

 

L’anthropologue américain et président de la Society for Algerian Studies, Hugh Roberts, a levé, jeudi dernier à Oran, le voile sur le royaume de Koukou, établi entre les XVIe et XVIIe siècles en Kabylie et qu’il a considéré comme “un moment particulier de l’histoire de l’Algérie”. Le conférencier, qui est intervenu devant un auditoire de chercheurs du Centre de recherches en anthropologie sociale et culturelle (Crasc) et de passionnés de l’histoire, a expliqué que ce thème fait partie d’un chapitre de son prochain ouvrage sur l’histoire de la Kabylie durant la période précoloniale, dont la parution est prévue à la fin de l’année en cours. Le royaume de Koukou,  constitué dans une région située à l’est d’Aïn El-Hammam est un village, perché sur une crête,qui porte jusqu’à présent le nom de ce centre de pouvoir, fondé en 1515 par Ahmed Oul Qadi, alors gouverneur de Bône (actuelle Annaba), qui s’est installé dans la région de Koukou, après la chute de Béjaïa entre les mains des Espagnols et la fuite des princes hafsides et les échecs successifs de sa reconquête par les troupes ottomanes.

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 22:15

DDK

 

Quelle tête de mort !

 

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Finale coupe d'Algérie JSK 1- USMH 0 : La JSK remporte le trophée

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le 01.05.11 | 16h14 8  Hamiti, le bourreau des Harrachis

diaporama | © D.R

Hamiti, le bourreau des Harrachis et de Boutef !

 

 

La  JSK a remporté, hier après-midi, le trophée de la 47e édition de la coupe d’Algérie, devant l’USM El Harrach à l’issue d’une finale qui s’est achevée sur un score d’un but à zéro au profit des Kabyles. L’unique but de la partie, qui a permis à la JSK de s’offrir sa cinquième couronne après dix sept années de disette, a été l’oeuvre de Hamiti, à la 10’ de jeu. Il faut dire que, sur l’ensemble de la partie, la JSK a mérité amplement le sacre devant une équipe d’El Harrach qui ne semblait pas dans son jour.
Pour en revenir au match, les Canaris qui ont démarré la rencontre en trombe et qui ont pressé d’entrée, ont été récompensés dés la 10’ par un but de Hamiti suite à une mésentente entre Griche et son gardien Doukha qui s’est vu chiper le ballon par l’attaquant kabyle qui l’a  envoyé mourir dans le filets. Cueillis à froid, les Harrachis qui ont tenté de réagir par Boumechera à la 11’, ont ensuite cédé à la domination des Kabyles qui ont été privés d’un penalty évident, suite à une incursion d’El Orfi, qui s’est fait descendre dans la surface de réparation, mais Charef n’as pas branché sur l’action. Loin de se décourager, les camarades de Younes ont maintenu leur pressing, mais ce sont les Harrachis qui se procureront la dernière  occasion de ce premier half par Boualem dont le tir est passé à coté de la cage de Asselah. C’est donc sur cet avantage d’un but à zéro, au profit de la JSK, que s’est achevée cette première mi-temps que les Canaris auraient pu finir avec un score plus lourd.
En seconde mi-temps, le jeu s’est équilibré entre les deux formations, avec néanmoins un léger ascendant pour des Harrachis qui voulaient égaliser. Mais les Camarades de Hendou n’ont pas vraiment inquiété la muraille défensive kabyle qui veillait au grain. Les quelques tentatives des hommes de Boualem Charef ont été toutes avortées par Assellah, auteur d’une belle partie, à l’image d’ailleurs de tous ses autres coéquipiers. Ainsi, c’est sur ce score d’un but à zéro, en faveur des Canaris, que Abid Charef a sifflé la fin de la partie, au grand bonheur des Kabyles et de leur fans qui renouent avec les délices de Dame coupe, après avoir raté l’occasion de le faire par deux fois, en 1999 et 2004, où la JSK avait perdu ses deux finales face au même adversaire, l’USM Alger en l’occurrence.

 

 

Liberte

 

 
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Sup sports : Dossier (Lundi 02 Mai 2011)

Elle a battu l’usmh en finale de coupe d’algérie
Une jsk 5 etoiles
Par : SAMIR LAMARI

“Les finales de coupe sont faites pour être gagnées”, dixit José Mourinho, le célèbre entraîneur du Real Madrid. Et non pour faire forcément le spectacle, serions-nous tentés d’enchaîner à la vue de la prestation offerte, hier, par les deux protagonistes de la Coupe d’Algérie, la JSK et l’USMH, loin, très loin des attentes, du moins celles des puristes. La JS Kabylie, très réaliste dans le jeu et superbement opportuniste, a profité d’une bourde monumentale de la défense harrachie, signée du duo Griche-Doukha, pour planter le décor dès la 12e minute et faire comprendre à son adversaire qu’elle est venue au temple du 5-Juillet d’abord pour rafler le trophée, qu’elle n’a pas hissé depuis 1994. Une erreur stupide à ce stade de la compétition que les Kabyles ont su transformer en un gain incommensurable. Ensuite, comme prévu, les Canaris, d’une manière tout à fait tactique, ont laissé l’USMH faire le jeu, comme elle sait du reste le faire depuis le début de cette saison. Les Harrachis ont poussé, couru longtemps derrière le résultat, mais en vain, se heurtant à une muraille kabyle de marbre. D’ailleurs, l’on avait même l’impression que les Jaunes pouvaient jouer des heures et des heures durant sans pour autant réussir à remettre les pendules à l’heure, tellement les Blancs de circonstance tenaient ardemment à leur maigre avance. En fait, cette faute du tandem Griche-Doukha a sonné précocement le glas pour toute l’équipe, telle exactement une fatale malédiction. Cela sans enlever, bien sûr, du mérite des poulains de Belhout qui ont su défendre leur acquis jusqu’au coup de sifflet final. D’ailleurs, à voir de près, cette Coupe d’Algérie a pris son chemin logique, celui des monts du Djurdjura au vu du parcours de la JSK durant cette saison. Demi-finaliste héroïque de la Ligue des champions d’Afrique, avec une pléiade de jeunes talents, les Canaris n’ont pas pu aller au bout de leur rêve en terre africaine. Mais ils y ont déjà semé les graines d’un retour en force de la légendaire JSK. Et avec la Coupe d’Algérie, remportée hier, visiblement, le temps de la récolte n’a pas tardé à venir !

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 22:27

Liberté

Culture (Jeudi 28 Avril 2011)

 

CLOTURE DU SIXIÈME COLLOQUE “KAHINA, REINE DES AMAZIGHS”
Assumer une identité
Par : RACHID HAMATOU

 

 

Ce rendez-vous avec l’histoire ou l’une des figures (Kahina, reine des Amazighs) de notre histoire millénaire s’est transformé, en l’espace de deux jours, en un forum d’échange de dialogue, de proposition et d’écoute surtout.

Les deux journées réservées au 6e colloque historique “Kahina, reine des Amazighs” s’avèrent trop courts et insuffisants pour aborder et moins encore étudier ou expliquer à la jeune génération, cette page de notre profonde histoire.
Si la majorité des présents à la rencontre ont fait le déplacement de la ville de Khenchela et des daïras et communes de la wilaya, ils sont nombreux aussi à avoir fait le voyage aussi bien des villes et wilayas limitrophes (Batna, Biskra, Oum El-Bouaghi, Souk-Ahras). Certains nous ont informés qu’ils venaient de Kabylie (Tizi Ouzou et Béjaïa). C’est dire combien ce genre de rencontre intéresse les Algériens, assoiffés pour connaître et renouer avec leur histoire. Ce rendez-vous avec l’histoire ou l’une des figures (Kahina, reine des Amazighs) de notre histoire millénaire, s’est transformé en l’espace de deux jours, en un forum d’échange de dialogue, de proposition et d’écoute surtout. Aussi bien les conférences animées par les spécialistes (linguistes, historiens, archéologues…) que les interventions des militants et érudits étaient suivies avec grand intérêt et attention. La nécessité de classer le site de la reine Kahina comme patrimoine internationale par l’Unesco et la valeur du patrimoine archéologique dans la wilaya de Khenchela deux conférences respectivement du président de l’association culturelle et scientifique organisatrice du colloque M. Djellal Tayeb et M. Nakia enseignant, deux conférences largement débattues par les présents, qui ont manifesté leur mécontentement, quant à l’état du site archéologique de Baghaï, qui est pour rappel, le lieu de naissance de la reine berbère, selon les spécialistes et les chercheurs. Une autre conférence qui aussi suscitée l’intérêt des présents et qui a trait à la vie des rois et reine numides, animée par le poète et auteur de Béjaïa, Brahim Tazaghart. La nécessité de passer de la tradition orale à l’écrit, sans pour autant laisser ou délaisser l’oral, car c’est un patrimoine qu’on n’a pas le droit d’oublier, par contre l’écrit, constitue l’arme des temps modernes, martelait le conférencier. Le souci de la trace écrite, le lègues aux générations futures, les ponts tracés et installés entre les différents variantes de la langue amazighe, étaient au menu de la conférence de Brahim Tazaghart longuement ovationné. Bien avant la clôture, les organisateurs et les présents avaient rendu un vibrant hommage à titre posthume à feu Aïssa Ben Agoun, inspecteur de la langue amazighe dans la wilaya de Batna, mort suite à une langue maladie. Des imperfections dans l’organisation sont signalées çà et là, il n’en demeure pas moins, que cette 6e édition, n’a pas bénéficié d’un budget adéquat, loin de là. Hormis le ministère, les autorités locales n’accordent l’importance nécessaire à cette manifestation, à titre d’exemple, les conférenciers qui ont fait le déplacement de l’étranger, les frais de transport étaient à leur charge et pourtant le colloque honore et rend hommage à une ancêtre, la nôtre.

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 08:54

 

 

Ay ttruγ tugim at-trum
I-yi ğğan ur d-uγaleγ
Yeffeγ-ed fellaγ yir lqum
Adabu axṣṣim yernayaγ
Aεrab ma yeṭṭef laḥkum
Acḥal d abrid ay ssuγeγ

 

A wetma aṭṭas i kerzeγ
Qqaren yewεaṛ weγrum
Di beṛṛa gw-asmi d-kkreγ
Nenfa mačči d ayen anγum
Nekki f tilleli id-ruleγ
Albaz uzlig n uqamum

 

Am ass-a ar d-uγaleγ
Fellam ad yazef ulemlum
D leḥnana inem ictaqeγ
L'exil yuqqwel-i d amcum
a wetma wellah ar xaqeγ
Yal-ass fellaγ d anezgum

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 20:54

 

 

 

 

 

Il est né dans le village de « Chahna » (commune d'Oudjana), à 10 km au sud de Taher (dans l'actuelle wilaya de Jijel), le 24 août 1899, dans une famille paysanne kabyle[1] de 12 enfants. Fils de caïd, son père est Saïd Ben Ahmed Abbas et sa mère Maga bint Ali. Sa famille, originaire de la petite Kabylie, a dû quitter la région après l'échec de la révolte menée en 1871 par Mohamed El Mokrani[1]. Le grand père est alors chassé de ses terres par les autorités françaises et reconduit à la condition de fellah. Condamné à être ouvrier-agricole, il descend des Hauts-plateaux pour se rendre sur la côte.

Entré à l'école à l'âge de dix ans, Ferhat Abbas fait ses études primaires à Jijel et, bon élève, il est envoyé en 1914 faire ses études secondaires à Philippeville (actuelle Skikda). De 1921 à 1924, il fait son service militaire et commence déjà à écrire des articles pour différents journaux sous le pseudonyme de Kamel Abencérages[2]. Étudiant en pharmacie à la faculté d’Alger de 1924 à 1933, il devient le promoteur de l’Amicale des étudiants musulmans d’Afrique du Nord, dont il est vice-président en 1926-1927, puis président de 1927 à 1931, date à laquelle il transforme l'amicale en association. Il est également élu vice-président de l'UNEF lors du Congrès d'Alger de 1930.

 

 

Source : L'Expression

 

FERHAT ABBAS: L’INJUSTICE DE LEÏLA BENAMMAR BENMANSOUR
Un nationaliste au long cours
26 Avril 2011 -

 

Ferhat Abbas s’investit dans le combat politique libérateur avec le concours de personnalités de haute valeur morale et intellectuelle.

Enfin, voilà un livre exhaustif, érudit et stimulant qui comble sur le plan éditorial un vide sur un personnage historique qui a dominé la scène algérienne sous le régime colonial pendant des décades à une époque où il fallait du courage pour affronter le colonialisme arrogant et triomphant.
Certes, il y a eu déjà deux livres sur Ferhat Abbas. Le premier, par Amar Naroun qui a été son adversaire politique lors des élections en Algérie avant 1954, est partial et surtout tendancieux. L’autre, par Germain Stera et Zakia Daoud, connus par leurs idées troskystes, le moins qu’on puisse dire, est idéologique car minimisant le combat d’un homme que l’Histoire a réhabilité et le situe dans la lignée des grands réformateurs et combattants de la liberté. Enfin, dans tous les livres sur la Guerre d’Algérie (1954-1962) la référence à Ferhat Abbas est incontournable, tant son action politique anticoloniale le situe comme un grand patriote, nationaliste et contestataire.
Guide éclairé, Ferhat Abbas le fut et, comme ceux de sa génération des années vingt, suivait avec sympathie et intérêt le combat de Mustapha Kemal, dans la modernisation de la Turquie. C’est pourquoi il publie entre 1922 et 1928 de nombreux articles sous le pseudonyme de Kemal Abencérage.
Ces articles reflétaient sen combat pour plus de justice et de dignité pour ses compatriotes, alors qu’il était encore étudiant en pharmacie à Alger. Ils seront réunis en 1930 en un livre Jeune Algérien qui est tout un programme d’un humaniste qui aspirait dans un premier temps à faire émanciper pacifiquement ses frères.
Dans son livre à la fois essai et étude historique, Leïla Benammar Benmansour relate, avec brio, comme dans une démonstration scientifique, la prise de conscience aiguë du jeune Algérien qui cherche avant tout à faire évoluer son peuple, dont il est issu, vers un avenir meilleur par l’éducation tout en préservant sa personnalité et son authenticité. Peur cela, Ferhat Abbas se lance dans le journalisme politique pour contester l’ordre établi en Algérie depuis 1830.

La voix des humbles
Face à l’inertie de l’administration coloniale qui défend les intérêts des seuls colons et de la minorité européenne, Ferhat Abbas ne rate aucune occasion de rappeler le sacrifice des milliers d’Algériens morts lors de la Première Guerre mondiale pour la défense de la France, sans que pour autant, en compensation, le peuple algérien ait acquis certains avantages matériels ou politiques. Il faut rappeler que Ferhat Abbas a pris ses classes dans l’action politique auprès du Dr Bendjelloul, fondateur en 1934 de la Fédération des élus de Constantine et qui, à son époque, étant un défenseur de ses frères Algériens, reste lui aussi à ce jour ignoré de l’historiographie algérienne.
Pour faire entendre la voix des humbles c’est-à-dire de la masse silencieuse, Ferhat Abbas se lance dans l’action politique élective et se fera élire à son tour, malgré les entraves administratives coloniales, conseiller municipal de Sétif, conseiller général du département de Constantine et enfin délégué financier à l’échelon national. Dans toutes ces assemblées il sera le trouble-fête par ses interventions énergiques bien fondées sur la situation de paupérisation des Algériens.
Des événements vont accélérer la grogne des jeunes Algériens et poussent Ferhat Abbas à être plus exigeant pour faire accélérer la marche de l’histoire pour plus de justice et de liberté. C’est ainsi que les fêtes grandioses organisées en 1930 à l’occasion du 1er Centenaire de l’occupation de l’Algérie, furent considérées comme une provocation par les Algériens et les discours prononcés lors des cérémonies, perçus par eux comme une insulte à l’égard de leurs ancêtres. Pour relever le défi obscurantiste des colonialistes, des lettrés de langue arabe créent l’Association des ouléma algériens en 1931 présidée par cheïkh Ben Badis. C’est une riposte pour faire connaître à l’impérialisme français que la lutte n’est pas interrompue et qu’elle se poursuivra pour le triomphe des droits de l’homme et des peuples.
La parution en 1931 en France du livre Histoire de l’Afrique du Nord en 2 tomes du professeur Charles- André Julien, connu pour ses idées anticolonialistes, qui a vécu et enseigné à Oran, sonne comme une bombe à retardement. Il sera le livre de chevet des Algériens francophones qui se réapproprient le passé glorieux de leurs ancêtres, alors que l’administration coloniale n’a cessé de les déculturaliser.
Enfin, cheïkh Abderrahmane Djillali, cheïkh M’barek El Mili, cheïkh Tewfik El Madani de leur côté éditent en arabe des ouvrages historiques sur l’Algérie et qui contribuent à donner plus de souffle à l’action politique des Jeunes Algériens et à leur tête Ferhat Abbas et ses compagnons de la première heure.
Avec l’avènement en 1936 du gouvernement du Front populaire en France, le président du Conseil, Léon Blum, en association avec l’ancien gouverneur général Violette, veut doter l’Algérie d’un nouveau statut par l’octroi aux élus algériens de certaines prérogatives dans leurs fonctions quoique minimes. Ce statut fut saboté par le lobby colonial et ne sera repris qu’en 1947 sans aucun résultat probant. Le sénateur Maurice Violette publie en 1931 un livre prémonitoire L’Algérie vivra-t-elle?, c’est-à-dire l’Algérie des impérialistes et profiteurs.
Il faut se rappeler aussi que pour cadrer la politique coloniale dans un sens plus positif, acceptable et endiguer les revendications nationalistes en Afrique du Nord, Léon Blum institue au sein de son équipe un secrétariat d’Etat aux Affaires étrangères, chargé de coordonner la politique musulmane de la France, confié à M.Pierre Vienot réputé comme un libéral et crée à cette même occasion un Haut Comité méditerranéen et de l’Afrique du Nord, qui peut être considéré comme l’ancêtre de l’Union pour la Méditerranée annoncée en 2008 par le président français Nicolas Sarkozy. Les hommes changent, mais les politiques néocolonialistes demeurent malgré la marche de l’Histoire considérée par certains comme étant un éternel recommencement.
Déçu par les atermoiements du gouvernement Léon Blum et mesurant la puissance grandissante et insatiable du lobby colonial en France, Ferhat Abbas se détache avec amertume et regret du Dr Bendjelloul considéré comme trop modéré et fonde en 1938 un parti: l’Union du peuple algérien (UPA), comme s’il voulait faire comprendre que l’immobilisme n’a que trop duré et que le peuple algérien, en revanche, n’a rien de commun avec le peuple français et que l’Algérie a sa propre personnalité.
A la veille de la Seconde Guerre mondiale, Ferhat Abbas est conscient en 1940 que le futur conflit dont les prémices se précisaient déjà en Europe sera plus global que le premier, mais sa fin entraînera des répercussions importantes dans les mentalités des peuples.
Alors que la guerre faisait déjà rage en Europe, le président des Etats-Unis, Roosevelt désigne à Alger comme son représentant personnel: le diplomate Robert Murphy pour coordonner l’action politique des Alliés et de la résistance française.
A Alger, Robert Murphy s’active tous azimuts et craint que le peuple algérien, profitant de la défaite de la France en guerre contre Hitler et le nazisme, ne se soulève. Il reçoit longuement Ferhat Abbas, qui profite pour soulever certaines revendications du peuple algérien après la fin de la guerre, d’autant plus que des milliers d’Algériens sont enrôlés dans l’armée française à l’effort de guerre contre le nazisme et Hitler.
Dans son livre: Un diplomate parmi les guerriers (Robert Laffont Paris 1965), Robert Murphy écrit: «Comme d’habitude, je reçus de nombreux visiteurs; souvent inattendus, notamment Ferhat Abbas qui, à cette époque (1940), était un ardent nationaliste arabe. Il m’avait parlé à plusieurs reprises de l’indépendance de l’Algérie...»
«...Abbas me donnait l’impression d’un homme modéré et raisonnable...» (P.136 et 137).
Ce témoignage d’un diplomate américain donc neutre, doit être apprécié à sa juste valeur, car résumant le combat conséquent de Ferhat Abbas. Certaines déclarations, qui lui sont imputées, mais rapportées ou détachées hors de leur contexte ne peuvent diminuer ni porter ombrage à son action, à faire régénérer l’Algérie colonisée mais toujours debout par la volonté de ses fils comme lui et de ceux qui étaient dans son sillage.
La participation des Algériens dans l’effort de guerre contre le nazisme et la mort de milliers d’entre eux sur les champs de bataille en Europe, incitent Ferhat Abbas à présenter en 1944 aux Alliés et au gouvernement français le Manifeste du peuple algérien et à créer la même année le journal Egalité qui prend en 1948 le nom de République Algérienne. Mais les massacres de mai 1945 à Sétif et dans d’autres villes algériennes au moment où les alliés fêtaient la victoire sur Hitler et le nazisme, le peuple algérien subit une nouvelle répression sauvage pour étouffer toute revendication politique. Le colonialisme, mauvais élève, ne comprend pas que le monde d’après-guerre aspire à plus de justice et de liberté. D’ailleurs, la Charte de l’Organisation des Nations unies (ONU) créée en 1945 dans ce but proclame solennellement la libération de tous les pays sous-domination.
Après la création des AML (Amis du Manifeste et de la liberté) en 1944, Ferhat Abbas fonde en 1946 un nouveau parti: l’UDMA (Union démocratique du Manifeste algérien).
Le combat politique s’avère difficile, mais à une cause juste, rien ne peut rebuter les hommes de foi en la liberté et la dignité. Ferhat Abbas s’investit dans le combat politique libérateur avec le concours de personnalités de haute valeur morale et intellectuelle (Les Boumendjel - les Sator - les Francis...).
Les élections locales ou nationales vont permettre aux candidats de porter la voix de la liberté dans les coins les plus reculés du pays. Les élus UDMA font entendre la voix d’un peuple qui aspire être lui-même et veut rejeter à jamais la domination rétrograde et inhumaine. Les nombreuses élections qui ont eu lieu en France et en Algérie seront une occasion pour les élus de l’UDMA de faire connaître les aspirations du peuple algérien à vouloir reprendre ses destinées par lui-même. Devant le triomphe des listes des candidats nationalistes, lors des premières élections, l’administration coloniale en Algérie va s’adonner à coeur joie au bourrage des urnes pour faire élire ses mercenaires appelés à juste titre les béni-oui-oui. C’est le règne des élections à la Naegelen du nom du gouverneur général socialiste de l’Algérie (1947 - 1951).
Toutes les entraves cumulées ou ourdies pour étouffer l’aspiration du peuple algérien vers plus de liberté ne font que radicaliser l’action politique des militants nationalistes algériens. Ferhat Abbas et ses amis suivent le mouvement et s’attendent à une explosion populaire pour arracher les droits de l’homme libre à un colonialisme qui est une négation à l’humble humanité.
Le 1er Novembre 1954 sera l’aboutissement de plusieurs années de combat politique, parce que Paris a toujours privilégié une minorité européenne sans tenir compte des aspirations de la majorité des Algériens musulmans humiliés, taillables et corvéables à merci.

Le combat de Ferhat Abbas
C’est pourquoi, quelques jours après le déclenchement de le glorieuse Révolution du 1er-Novembre 1954, Ferhat Abbas pouvait déclarer au journal tunisien l’Action: «Mon parti et moi-même avons déclaré clairement notre soutien total à la cause défendue par le Front de libération nationale. Mon rôle aujourd’hui est de m’effacer devant les chefs de la résistance armée. Les méthodes que j’ai défendues pendant 15 ans, coopération, discussion, persuasion se sont avérées inefficaces...».
Il rejoindra juste après, Le Caire pour renforcer la Délégation extérieure du FLN; jusqu’à la victoire finale le 5 Juillet 1962.
Le livre de Leïla Benammar Benmansour est venu à son heure peur combattre l’amnésie culturelle et politique qui est la plus grande source d’aliénation et une source majeure du sous-développement économique et social.
Mme Leïla Benammar Benmansour a fait oeuvre utile et le lecteur passionné de l’histoire devient à travers le récit son complice, elle qui, avec un talent et un style envoûtants fait partager et participer, comme si on y était, l’itinéraire de ce grand homme hors du commun, Ferhat Abbas qui, après des critiques et l’oubli bien entretenus, le fait revivre comme s’il était encore en vie.
Proudhon disait: «Ce ne sont pas les hommes qui gouvernent les sociétés, ce sont les principes, à défaut des principes ce sont les situations.» C’est le combat de Ferhat Abbas qui a tenté de fléchir le colonialisme par des principes universels et n’ayant pas pu le faire par cette méthode, il a dû épouser une situation, seule à même de faire émanciper le peuple algérien, le combat armé.
Ce livre est déjà un classique dans l’historiographie algérienne.
En traçant l’itinéraire politique de Ferhat Abbas et son action pour le triomphe des idées de justice, de liberté, de dignité et de démocratie, Leïla Benammar Benmansour lui a redonné vie et le fait placer parmi les grands hommes qui ont jalonné l’Histoire algérienne. Ferhat Abbas a eu la satisfaction intense de célébrer, en triomphateur, le 5 Juillet 1962 l’indépendance de son pays auquel il a sacrifié toute sa vie. Ni l’emprisonnement, ni l’exil, ni les souffrances morales et physiques n’ont entamé sa foi en Dieu et en la Justesse de son combat nourri par sa vaste culture de l’histoire.
Merci à Mme Leïla Benammar Benmansour pour son travail minutieux et convaincant sur un homme qui a mérité de la Patrie.

(*) Avocat - Oran
Editions Alger Livres - Editions - 2010

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 20:46

 

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Si Amar U Said Boulifa : l’innovateur de la recherche sur l’identité Amazigh

Si Amar Ben Saïd Boulifa serait né en 1861 au village d’Adeni dans l’actuelle commune d’Irdjen, daïra de Larbaâ Nath Irathen (Kabylie).Si Amar est un homme de lettre et l’un des premiers algériens à élaborer des méthodes d’enseignement de la langue berbère (Tamazight). Sa famille les At Belkacem U Amar est de souche maraboutique (M’rabtines), donc Si Amar a baigné tôt dans ce milieu culturel, un milieu certes traditionnel mais avantageux tout de même par rapport à la société de l’époque. Si Amar, qui est orphelin de père, assez tôt, a fréquenté l’école coranique, son oncle le fait scolariser à la toute première école coloniale ouverte en Kabylie (1875).

Il obtient un certificat d’aptitude aux travaux manuels et un diplôme d’enseignement en langue française ce qui le dirige vers la carrière d’instituteur. Pour l’époque, le jeune indigène qu’était Si Amar, ne pouvait espérer plus ! Engagé comme moniteur dans l’école même où il était élève, Si Amar est nommé en 1896 après avoir accompli un stage de formation à l’école normale de Bouzaréah, il devint enseignant en 1922 et a accédé au rang de chargé de cours comme professeur de Tamazight notamment à la Faculté des Lettres d’Alger.

Boulifa a consacré sa vie à la recherche, aussi bien dans les langues que dans les disciplines aussi diverses comme l’histoire, la littérature orale, la lexicographie, l’archéologie, l’anthropologie et la sociologie.

Il a édité en 1897 deux ouvrages restés longtemps comme référence dans l’enseignement :

Méthode de langue kabyle :

1o Cours de première année ; (Grammaire, Exercices et Dialogues).

2o Cours de deuxième année : Etude linguistique et sociologique sur la Kabylie du Djurdjura (texte zouaoua avec glossaire).

En appendice à ses travaux linguistiques, il a fait paraître plusieurs contes recueillis au Maroc et aussi un grand nombre de contes et récits dans sa langue maternelle mais réécrit dans un style personnel, ce qui fait de lui le premier prosateur contemporain en tamazight écrit.

Il a écrit de nombreux articles ou mémoires dans (Revue Africaine) et (Revue Archéologique) sur la Kabylie :

1o Inscription d’Ifir’a (Revue Archéologique, Paris 1909).

2o Nouveaux documents archéologiques découverts dans le Haut-Sébaou (Revue Africaine n° 280, Alger, 1911).

3o Kanoun d’Adni (Travaux du XIVe Congrès des Orientalistes, Alger 1904).

4o Etude sur la Femme kabyle, servant d’introduction au Recueil de Poésies kabyles, Alger1904, etc…

Boulifa était un homme de texte et homme de terrain, Voici un écrit sur ses investigations :

« Portant mes efforts d’investigations sur le massif de Thamgout’, je visitai les territoires d’un bon nombre de tribus situées sur les deux versants de la chaîne. Je parvins ainsi, de Makouda jusqu’à Kebbouch, de Koukou jusqu’au col d’Akfadou, à explorer une vaste région où les traces de civilisations anciennes se rencontrent encore à chaque pas, mes enquêtes sur les (dessins et écrits rupestres) se faisant surtout auprès des habitants du territoire où le hasard me conduisait, il m’arrivait la plupart du temps, usant de l’hospitalité des habitants, de coucher en tribu. Dans une de mes pérégrinations à travers les territoires de la tribu des Aïth-Djennad, je me vis un jour obligé de demander l’hospitalité à la Zaouia de Sidi-Mançour de Thimizar, où je fus très aimablement reçu par le personnel et surfont par son honorable et distingué directeur, le cheikh Daoui Sid Ahmed ben Mohammed ».

Le mérite de Si Amar Boulifa revient aussi au fait d’avoir sauvé d’une déperdition certaine des textes littéraires d’une grande valeur et des poèmes du grand poète kabyle Si Mohand u M’hand qu’il a eu la chance de rencontrer.

Un savoir colonial qui prédominait à l’époque, Boulifa a ainsi apporté la contradiction scientifique aux visions des missionnaires et autres militaires, il est le premier intellectuel issu du terroir qui a posé un regard interne sur la culture et à rompre avec le savoir colonial.

Il s’insurge contre les conclusions intentionnées du général anthropologue Adolphe Hanoteau faites sur la société kabyle à travers son ouvrage d’analyse poétique intitulé : Les chants populaires du Djurdjura. Pour rappel, le général faisait partie de la vaste conquête de la région Kabyle engagée par les forces d’occupation françaises à partir de 1857.

Selon l’association Issegh et le HCA, « Si Amar Boulifa a enseigné jusqu’en 1929, année où il se met en position de retraite. Il meurt à l’hôpital Mustapha des suites d’un néoplasme de l’intestin le 8 juin 1931. » Rabi Yarahmou

Œuvres et bibliographie :

_Recueil de poésies kabyles. Texte zouaoua traduit, annoté et précédé d’une étude sur la femme kabyle et d’une notice sur le chant kabyle (airs de musique), Alger 1904, 555 pp. (rééd. Awal, Paris, 1990)

_Manuscrits berbères du Maroc, in Journal Asiatique 10/6 (1905 pp. 333-362

_L’Inscription d’Ifiγa, in Revue archéologique juillet-décembre 1909 (4e sér., t. XIV), Paris, E. Leroux, pp. 387-415

_Nouveaux documents archéologiques découverts dans le Haut-Sébaou in Revue africaine n° 55, 1911.

_Nouvelle mission archéologique en Kabylie in Bulletin archéologique du comité des travaux historiques et scientifiques, Paris,

_Mémoire sur l’enseignement des indigènes de l’Algérie, in Bulletin de l’enseignement des indigènes, Alger, Jourdan, 1897.

_Le kanoun de la zaouia de Sidi Mansour des Ait Djennad, Mélange René Basset, Tome I, Paris, Leroux, 1923 [repris dans le Djurdjura à travers l’histoire]. _Le le kanoun d’Adni, texte et traduction avec une notice historique, in Recueil de Mémoires et de textes, XIVe Congrès International des Orientalistes, Alger 1905, pp. 15-27.

_Le Djurdjura à travers l’histoire depuis l’Antiquité jusqu’en 1830 : organisation et indépendance des Zouaoua (Grande Kabylie), Alger 1925, 409 pp. (rééd. Alger s.d.).

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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 20:44

DDK

 

Jaɛfer Ait Mengullet

“Taẓuri d abrid yettawin amdan ɣer uɣbalu n tidet”

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Ixef‑is yettudum d taẓuri . Alaɣ‑is yeččur d tirga akked d tikta. Tidmi‑s tewwi lwelha ɣer udrar anda id ufraren yirgazen at wawal . Ul‑is yeččur d tayri  i telsa meṛṛa.  Akka id ‑aɣ d iban Jaɛfar Ait Menguellet deg timlilit id yellan   ger‑nneɣ di Tizi Wezzu.  S lxaṭer wesiɛen yeqbel ad yerr ɣef tutttriwin‑nneɣ mebla adari . Aten ihi wawal i unaẓur . Qqaren awal n ugdud d awal  n rebbi, nekni ad nnini awal unaẓur d awal n tmusni.         

Ddurt‑agi d amuli wis 31 n tafsut n Yimaziɣen, amek tettwaliḍ aya ?
Tafsut n Imaziɣen d yiwwet n tamsalt s wacu nettḥulfu si zik, ilaq yal taddart, yal tamnaḍṭ,  yal amdan di tmurt n leqbayel ad ifugel amuli‑agi yellan d iseɣ akken iwata lḥal. Aya d ayen yelhan i yildes nneɣ  . Tafsut n tmanyin  tesɛa azal meqran, inumak is  laqayen, ilaq ad‑as nilli di lmendad  di yal aseggas

Dayen ẓran yakk medden , tafsut n tmanyin werǧin a d teḍru limer ulac deffir‑s  inaẓuren yuɣen abrid n ccna  amahadi, kečč si ljih‑ak amek tettlawiḍ ccna amhadi di lawan n tura ? Ma mazal yesɛa amkan ‑is di tmeti‑nneɣ ?
Cnna amḥadi mazal yesɛa amkan d ameqran di tudert nneɣ n yal‑as acku  timsal mazal frint, acqirew i‑aɣ yegunin mazal meqqer . Timeti‑ nneɣ ɣer tura mazal tettidir uguren, ilaq askasi ɣef tidyanin‑agi yellan d acqirew deg abrid ara aɣ yawwin ɣer tinaflit . Ass deg ara d nnini beli ccna amḥadi dayen ur teḥwaj ara timeti, ass‑sen yebɣa ad yinni  uguren kfan di tmurt, kulci i‑igerez  imdanen ufan ayen bɣan . Mačči akka i‑yella lḥal, ihi  tamedyazt  akked d ccna amḥadi mazal yeḥwaj‑iten uɣrefahat ass‑a ugar n yiḍeli.

Amek i ‑ilaq ad yilli wudemn n ccna amḥadi akken amazan yeddem   ad yewwed imsefliden ?
Iban d akken mi ara yilli deg yiwwet n tmurt uguren yesmeɛraqen di tudert n liser, accenay  yettili‑d di lmendad akken ad yinni ayen umu yettḥulfu . Amek ?  Aya akken  i‑iḥus unaẓur s tadyanin i d‑tettmager timeti,  yal yiwen aten‑id yinni  s tamuɣli‑s, s tikti‑s.

Llan wid id yeqqaren belli ccna  amḥadi teḥwaj  taqbaylit  ass‑a, d win ara aɣ yezdin  ɣer talsawit , amek id ṛay‑ik ɣef anect‑a ?
Ilaq a neddu deg abrid‑agi, aya d lwajeb felleɣ akken ur aɣ  yettaǧǧa ara wakkud ɣer deffir . Ahat ayen iɣ‑ ixusen nekni s laqbayel  di lawan‑agi d asuqel n yeḍrisen  ilsawiyen ɣer tutlayt‑nneɣ am Platon d wiyaḍ ….. yuɣ lḥal Muḥya ineǧred abrid deg anact‑a , leqdic‑is yesekned d akken taqbaylit tweɛa akken ad teɛebbi timsal tilsawiyin . Muḥya d ameyda deg ilaq imyura nneɣ ad ddun deg abrid‑a !

Aya d neqqar iccud  ɣer yidrisen akked d tmedyazt,  deg ayen yeɛnan ccna  akked  uḥiha , d acu i d awal‑ik ?
Llan aṭas n iccenayen i‑yuɣen abrid ‑agi atrar, yettawin ɣer talsawit, mačča ur ttwasen ara  akken ilaq ,  acku tawilat n ubereḥ  ara ten d yesfiriren (mediatisation) xuṣent . Accenay ɣer‑nneɣ weḥdes i‑yettqabel( s wallalen yellan ger ifasen‑is) asuɣfeɣ n « le produit ines » . Yettban d akken deg liḥala yecban tagi iweɛr‑as aṭas akken ad yelḥu ɣer zdat , akken ad yefrir ……

Tidet, lamaɛni limer d lebɣi asufeɣ n leqdic n unaẓur d ixamen n tizrigin ara t‑iqablen ….

Akken qqaren  deg awal : « wa maɛdur wayeḍ d leḥq‑is » . Tizrigin ula d ninti ttmagarent ugguren ineqqen  taẓuri am le piratage .  Ula d yimsefliden s lebɣi neɣ mebla lebɣi ttikin deg anect‑a   acku qablen ttaɣen  « des œuvres piratés ». Aya yakk yezgad mgal asǧǧuǧeg  n yidles nneɣ akked  ccna nneɣ . D anect‑a  ahat i d sebba meqran yecefcalen  tuget n iccanayen, am akken d aya i yerran tikwal ccna n taqbaylit yeskucber ɣef yiman‑is. Akken ad yenulfu ccna  ara iqazmen  ayen yettwaxdamen di ddunit, ilaq   accenay  ad yilli d win yettidiren s cnna ines , d ccna i lexdma ines.

Agdud‑nneɣ tikwal  yattraǧǧu aṭas deg inaẓuren ….tikwal  am akken deg‑s i demɛen ferru n yal tilufa ama tid yeqnen ɣer tisertit neɣ ɣer  timeti …

Acu tebɣid !  Nekni s Leqbayel akka i negga. I timura nniḍen imdanen  ttraǧǧun deg unaẓur taẓuri‑ines, acu ara d yesnulfu,acu umaynut arad yawwi . Da ɣer‑nneɣ  ttraggun  deg cennayen ugar n wayen‑nni. Netta di tilawt   mi ara d yecnu ucennay ccna amhadi   lmeɛna‑s iɛebba taluft,  yegger  asurif deg timeɣnest ɣef ayen yattraǧǧu ugdud ; anamek n wawal s tewzel  d ccna‑ines   i d‑awal‑is id d‑tikti‑s .

Amek yettawli jeɛfar tamedyazt tatrat n taqbaylit ?

Ilaq ad illin  yeḍrisen ara yeɛabin yal timsalt ,ama d  tid yeqnen ɣer tidmi, ɣer  tizeminit,am akken ilaq diɣ   ad illin iḍrisen imhadiyen  mebla ma nettu  isental nniden fesusen akken  yal wa ad yaf lebɣi‑s di tsekla nneɣ.  s webct‑a  ara tesɛu tmedyazt imawlen‑is widen  ara s yeggan leqrar.

Aṭas i d‑yeqqaren belli ccna n taqbaylit  yuḍen,  aswir ‑is yuɣal ɛer deffir amek i d‑tamuɣli n Jaɛfar ɣer tamselt‑agi ?
Tidet !  Teɛedda yiwwet n tallit nergagi cwiṭ ɣef ccna n taqbaylit,ikcem utwar deg ulawen  n wid iḥamlen ccna ‑nneɣ. Nuggad di teswiɛt ‑nni acku asnulfu iruḥ am wakken  yeglugel . Icennayen gren tizlit n taqbaylit deg yiwen umeqyas ur asen  laq‑ara : «la  reprises des chansons » .  Netta aɛiwwed n tuɣac  kkan akka  iḍur aṭas imawlan n tazlatin‑nni, yeffeɣ i lmeɛqul (contraire à l’éthique). Lamaɛni  tagnit –agi nexulfi‑tt ɣer deffir  imi  imsefliden uggin les reprises‑agi. Ass‑a assif yezid ɣer tɣuz‑as,  inaẓuren  ndakwalen  belli ala s usnulfu akked d umaynut i nezmer  a  ndum wa nessali iswir n tazlit taqbaylit,   aya yesefreh aṭas.

Di  tallit deg nettidir  i wakken ad yifrir uccenay , neɣ ad telhu tizlit laqen « les clip », tlaq la promotion . Tikwal nettawali d akken « les clips » s taqbaylit  xuṣṣent  aṭas ….
D tidet ! dayen yellan . Limer ad ffkeɣ amedya wa ad qerneɣ    lklip « ay ul »  yellan d lklip amezwaru xedmeɣ i teskeles l’ENTV  d lklip « Ṣalḥin », wis ssin agi ur yečča ara tadrim  aṭas am umezweru yerna  iweneɛ, aya yebɣa ad yinni d tikta i d  yettmudun  sser i leqdic mačči kkan d  allalen . d tamselt n tmuɣli( vision) ilaq anaẓur ad iẓer d acu yebɣa . kulci yeqqen ɣer lebɣi, d  tamuɣli n unaẓur. Mačča  xas akka yella ahat lexṣas deg les klip  s taqbaylit, umaneɣ belli   di tuget n wayen id yettnulfun ad yefrir wayen n lɛali.

Ma nniɣ ak Taqbaylit ?
D ruḥ‑iw
Tameṭṭut ?
D lsas n tmurt
Ddin ?
Tayri ger yemdanen
Adrar ?
D leɛnaya
Yillel ( lebḥer) ?
D ayen yezdin  timeqwa n tudert ger asen‑t. d tadukli n kullec di kullec !
Tayri ?
D tudert
Lunis Ait Menguellet ?
D lakul, d abrid‑iw.

Ait Slimane Hamid

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  • : Un des objectifs est de reconstituer la grande confédération qui regroupait les 14 aarchs des Iflisen Umellil avant la colonisation française. Le but est de rétablir les liens interrompus et de promouvoir la solidarité inter-arche. Nous visons également à consolider les liens entre la diaspora et leur région d'origine. Réecrire l'histoire des Iflisen et préserver leur patrimoine matériel et immatériel .
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