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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 23:03

 

Le hadith de l’assension nocturne, dans lequel on lit : «  Nous prîmes le départ et passâmes près d’un édifice semblable à un fourneau. Je crois, dit le narrateur, qu’il a ajouté : «  A notre grande surprise, un bruit confus s’en dégageait. Quand nous y jetâmes un regard, nous y découvrîmes des hommes et des femmes nus que des flammes envahissaient du dessous. Chaque fois que les flammes les touchaient, ils criaient. Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) dit : «  Je dis à mes compagnons : qui sont ceux-là ? » Ils me dirent : «  Vas-y, vas-y » Je leur dis : «  Je vois depuis hier nuit une chose étonnante. Qu’est-ce que j’ai vu ? Mes compagnons me dirent : nous allons donc vous en informer. Les hommes et femmes nus que vous avez vus dans un édifice semblable à un fourneau sont les fornicateurs et les fornicatrices. (Rapporté par Boukhari dans le chapitre : le péché des fornicateurs, n° 7047).

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 22:40

 

Si l’homme sollicite son épouse, elle doit lui répondre sans attendre, même si elle n’en éprouve pas le désir (à ce moment), d’après la parole du prophète (salallahu’ alayhi wasalam) : « Par celui qui détient mon âme dans Sa main, la femme ne donnera pas son droit à son Seigneur, tant qu’elle ne donnera pas son droit à son mari. Même s’il la sollicite alors qu’elle est en selle (sur un chameau), elle ne se refuse pas à lui. » (Ahmad). Et si elle se refuse à lui, les anges la maudissent jusqu’au lendemain, d’après la parole du prophète (salallahu’ alayhi wasalam) : « Si la femme s’écarte de la couche de son mari, les anges la maudissent jusqu’au matin (et dans une version : jusqu’à ce qu’elle revienne) » (Al-Bukhari).

 

 

Question :  pourquoi l'islam permet il au maitre de faire l'amour avec son esclave (alors qu'ils ne sont pas mariés , voire meme qu'elle n'est pas consentante ) alors qu'il l'interdit pour un couple non marié mais qui s'aiment et sont consentants ?

 

Coran (33:50) - "Ô Prophète ! Nous déclarons licites pour toi tes épouses que tu as dotées et les captives que Dieu t’a accordées au titre de butin de guerre" Ceci est un commandement très spécial que Mahomet s'est transmis à lui-même, lui autorisant dans les faits le sexe de façon illimité. Ces disciples sont limités à quatre épouses, mais peuvent aussi jouir d'un nombre illimité d'esclaves sexuels, comme le confirme les versets suivants:

Coran (23:5-6)"qui s’abstiennent de tout rapport charnel, sauf avec leurs épouses ou leurs esclaves, en quoi ils ne sont pas à blâmer…" Ces versets autorisent donc au maître le sexe avec ses esclaves. Voir aussi Coran (70:29-30). 

Coran (4:24)"Il vous est aussi interdit d’épouser des femmes déjà mariées, à moins qu’elles ne soient vos captives de guerre." Même le sexe avec des esclaves mariées est permis.

Coran (8:69)"Disposez donc de ce qui vous est échu en tant que butin licite et pur, et craignez Dieu. En vérité, Dieu est Clément et Compatissant." Une référence au butin de guerre, dont les esclaves faisaient partie. Le musulman maître d'esclaves pouvait jouir de sa "prise" parce que (selon le verset 71) "Dieu a permis leur capture."

Coran (24:32)"Mariez les célibataires qui vivent parmi vous, ainsi que vos esclaves vertueux des deux sexes…" Ce verset recommande l'accouplement d'esclaves basé sur leurs aptitudes.

Coran (2:178) - "Ô vous qui croyez ! La loi du talion vous est prescrite en matière de meurtre : homme libre pour homme libre, esclave pour esclave, femme pour femme." Le message de ce verset, qui recommande des représailles en cas de meurtre, est que les humains ne sont pas créés égaux. La valeur d'un esclave est moindre que celle d'une personne libre (et la valeur d'une femme est aussi différenciée de la valeur d'un homme).

Coran (16:75)"Dieu propose en parabole un serviteur réduit à l’esclavage et dénué de tout pouvoir, et un homme libre à qui Nous avons accordé d’amples ressources dont il use en secret et en public. Ces deux hommes sont-ils égaux? Non, louange à Dieu !" Une autre confirmation que l'esclave n'est pas l'égal du maître. Dans ce cas il apparaît clairement que l'esclave ne doit sa condition qu’à la volonté d'Allah. (Selon 16:71, le maître doit faire attention de ne pas offenser Allah en accordant des dons à ses esclaves qui subissent leur sort en raison de la volonté d'Allah)

 



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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 20:27

 

 

Parmi ceux qui soutiennent la masturbation, il y a : Amad bnu Hanbal dans un de ses dires, certains Hanafites, Ibnu Hazm. C'est aussi l'opinion de Moujahid, de `Amru bnu Dinar, Ibnu Jurayj et Ibnu `Abbas d'après ce qu'on a compris de ses paroles.
L'Imam Ahmad a affirmé: [faire sortir] le sperme c'est expulser un excédent résiduel du corps, il est donc permis de l'expulser.

Ibnu Hazm a dit: …car toucher sa verge avec sa main gauche est permis et parce qu'il est permis à la femme de toucher son sexe d'après l'unanimité de toute la communauté, il n'y a donc pas là plus que ce qui est permis sauf la volonté [supplémentaire] de faire couler le sperme. Cela n'est pas du tout interdit.

Chawkani a examiné les arguments de ceux qui interdisent la masturbation dans son livre: Bolough al-muna, y apportant des commentaires dont les principaux sont :
Concernant le verset, son expression générale n'englobe pas absolument tout ce qui est autre que les épouses et les femmes esclaves sinon cela y inclurait aussi tout ce que peut désirer [ibtagha] l'homme et qui est autre que cela . Cela impliquerait aussi de ne pas désirer (rechercher) un avantage parmi ceux qui sont liés au mariage (ou au coït). En restreignant le sens global de cette façon, il faut aussi en limiter la portée au seul coït génito-génital (de sexe à sexe) que celui-ci se fasse par devant ou par derrière. A la lumière de ce que nous avons dit, la signification du verset devient: ceux qui désirent coïter dans le sexe d'une autre femme que leurs épouses ou leurs esclaves, ceux-là outrepassent les limites [prescrites].
Les hadiths cités en argument par ceux qui interdisent [la masturbation] sont faibles ou forgés et aucun d'entre eux n'est authentique.
Quant à l'allégation que la masturbation contredit la loi en mettant une interruption aux naissances, on peut objecter que cela est recevable si la personne se masturbe alors qu'elle a une épouse présente, non si elle est célibataire et que ne pas recourir à la masturbation lui apporte un préjudice.

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 20:18

 

Au lieu de répondre aux revendications de la population, il s’attaque aux églises protestantes

Bejaïa : la population a ses revendications, le wali a d'autres priorités 



Les habitants de Bejaïa eux‑mêmes ont été surpris. Cette semaine, leur wali a décidé de s'attaquer aux quelques lieux de culte protestants qui existent dans la région. Parce qu'ils n'ont pas encore obtenu l'autorisation de l'administration pour accueillir des fidèles en vertu de la loi de 2006 – alors que l'administration, via le labyrinthe bureaucratique, bloque la délivrance de cette même autorisation – ces lieux de culte ont reçu une nouvelle menace de fermeture de la part du wali. 

Dans la région, on comprend mal cette initiative. La communauté protestante est minime, discrète et n'a jamais connu de problème avec le reste de la population. La majorité de la population de Bejaïa ignore même son existence. « C'est de la provocation, de l'excès de zèle du wali, sinon pourquoi cette menace ne concernerait que Bejaïa ! », s'indigne ainsi un militant associatif de la région.
 
D'autant plus que les habitants de Bejaïa attendent d'autres décisions plus urgentes de leur wali. Depuis le début de l'année, les habitants multiplient les manifestations, notamment les blocages de routes pour réclamer selon les endroits la viabilisation des réseaux (gaz, eau), l'assainissement des eaux usées, le ramassage des déchets, etc. Et ils ont du mal à trouver une oreille attentive et réactive auprès des autorités locales, notamment du premier responsable de la wilaya.
 
Autre exemple : les incidents intervenus à Tichy en début de mois. Des habitants ont saccagé plusieurs hôtels et boîtes de nuit situées au niveau de ces hôtels, accusant leurs responsables de tolérer la prostitution. Tichy, une jolie station balnéaire qui accueille des dizaines de milliers d’estivants tous les ans, est transformée le reste de l’année en un lieu presque infréquentable où se côtoient la prostitution, la drogue et les excès de consommation d’alcool. Des phénomènes qui ont accentué l’insécurité. Mais pas seulement : de nombreux habitants de la région délaissent souvent leurs familles pour aller dépenser leurs maigres salaires dans les bars et les lieux de débauche, créant une situation sociale nouvelle.
 
Avant de saccager ces lieux, la population avait auparavant plusieurs fois manifesté sa colère auprès de l'administration et demandé au wali de faire fermer ces boîtes de nuit hors de la période estivale. Les habitants ont justifié leur acte – saccager les hôtels et les boîtes de nuit – par l'absence de réaction des autorités.
 
Un événement qui confirme que dans la région, le wali ne semble pas préoccupé à satisfaire en priorité les revendications des habitants, pourtant nombreuses. Comme le pouvoir central, il pratique l’art de la diversion. La population réclame de meilleures conditions de vie et une régulation de l’activité des hôtels. En réponse, le wali s’attaque à la discrète communauté protestante
 
 
Le Wali intégriste de Bejaia est assurement derriere cette agitation islamiste à Tichy !
 

Des dizaines d’habitants de Tichy, station balnéaire à l’est de Bejaïa, ont manifesté ce jeudi 26 mai devant le commissariat de police pour demander la fermeture des bars et boîtes de nuit de la ville.  Les manifestants ont fermé une partie de la route nationale No 9. Une seule voie de circulation a été laissée ouverte à la circulation automobile. Sur des banderoles, les manifestants, plus d’une centaine selon des témoins oculaires, ont exigé la fermeture des bars et boîtes de nuit, accusés par la population d’atteinte aux « bonnes mœurs ». Les manifestants ont décidé d’occuper la rue jusqu’à la fermeture de ces établissements indésirables. Cette nouvelle manifestation pacifique intervient après les attaques contre de nombreux hôtels situées sur la cote de Tichy menées par les habitants dans la nuit du 5 au 6 mai dernier. Les manifestants ont fermé à plusieurs reprises la route nationale No 9 – qui relie Bejaïa à Sétif – pour réclamer la fermeture des boîtes de nuit de ces hôtels, devenus de véritables lieux de prostitution, selon les habitants. Mais les autorités locales n’ont pris aucune mesure pour satisfaire les revendications des habitants.

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 17:24

Glané dans internet

 

 

 

Notre planète se comporte comme un immense circuit électrique. Il existe une sorte de cavité électromagnétique située entre la Terre et la dernière couche de l'ionosphère, à environ 55 kilomètres de distance de sa surface. Les propriétés résonantes de cette cavité magnétique terrestre furent découvertes par le physicien allemand W.O. Schumann entre 1952 et 1957, et ce sont elles qui permettent de mesurer la fréquence ou taux vibratoire moyen de notre planète.

La Résonance Schumann est présentée par les géophysiciens actuels comme le battement de cœur de la Terre. Elle était de 7,8 Hz depuis des milliers d'années. Mais à partir de 1980, cette fréquence s'est accélérée, d'abord lentement, puis de plus en plus vite à partir de 1997, au point d'atteindre aujourd'hui le niveau de 12 Hz. L'accélération du taux vibratoire de notre planète fait que 24 heures de durée de vie correspondent en fait maintenant à seulement 16 heures réelles, en terme de temps terrestre. C'est comme si le temps s'était brutalement accéléré, emballé !

Le temps est-il brusquement devenu fou ???!!!

Et notre temps va s'accélérer encore, à mesure que nous approcherons du ''Point Zéro'', qui correspond au renversement des pôles magnétiques. Car si 24 heures d'une journée représentent encore actuellement 16 heures effectives, l'écart va continuer à augmenter suivant une progression exponentielle, et au passage du Point Zéro, que certains situent à la fin de 2012, 24 heures d'avant 1980 correspondront alors à 0 heures effectives. Autrement dit, le temps terrestre, le temps de troisième dimension n'existera plus ! Les conséquences de ce phénomène semblent incalculables. Elles défient même toute imagination, puisqu'il ne s'agit ni plus ni moins que du basculement de la Terre et de l'ensemble de l'humanité dans une nouvelle dimension !

 

En 1952, W.O. Schumann postula l'existence, entre la Terre et l'ionosphère d'une onde-guide naturelle qui produit une résonance appelée la "résonance de Schumann". En 1962, le Bureau américain de la Radio-Propagation détecta et mesura cette "onde cérabrale planétaire", évaluée à environ 7,5 hertz (ou cycles par seconde). Cette fréquence correspond parfaitement avec :
- la fréquence de la micromotion du coeur (système coeur-aorte), 6,8 à 7,5 hertz
- la fréquence inférieure des ondes cérébrales "alpha", 7,5 à 8 hertz, qui sont associées aux états de méditation

{Livre, Age cosmique aux USA (L'), Schiff J.M., Ed. Albin Michel}

La comète Hale-Bopp draine une énorme masse magnétique derrière elle. En 1999, cette énergie a touché la Terre.
La fréquence de Schuman (indiquant le taux vibratoire moyen de la planète) s'élevait à
- 7,83 Hz jusqu'en 1987.
- 9 Hz (pointe à 11,2 Hz), maintenant.
L'augmentation de la fréquence a des effets sur l'organisme et sur la conscience.
Le champ magnétique terrestre a diminué. La vitesse de rotation de la Terre est modifiée.
Les horloges atomiques de Bouldes et Colorado ont du être remises à l'heure plusieurs fois. Sinon, en 40 ans 12h et 24h serait inversés.
La diminution du champ magnétique pourrait être l'indice d'un décalage des pôles prochain.

{Livre, Secret Défense (Le), Edward Mielwik, Ed. Félix}

Des scientifiques ont constaté l'apparition de grands trous dans le champ magnétique de la Terre, laissant penser que les pôles Nord et Sud se préparaient à s'inverser par un basculement magnétique. Une période de chaos pourrait bien être imminente à un moment où les boussoles n'indiquent plus le nord, où les animaux migrateurs vont dans la mauvaise direction et où les satellites sont brûlés par le rayonnement solaire.
Ces trous se trouvent au-dessus de l'Atlantique Sud et de l'Arctique. Ces modifications ont été révélées suite à l'analyse de données détaillées issues du satellite danois Orsted. Les résultats ont été comparés à ceux provenant de satellites lancés quelques années plus tôt.
La vitesse du changement a surpris les scientifiques. Nils Olsen, du Centre danois pour la science planétaire, l'un des centres ayant analysé les données a déclaré que le noyau terrestre semblait être en train de subir d'énormes modifications. "Cela pourrait correspondre à l'état dans lequel la géodynamo de la Terre opère, avant de s'inverser."

{Magazine, Nexus, No 26, 06/2003, Pôles magnétiques, annonce d'une inversion, Sunday Times, 12/01/2003}

Par le passé, la mesure de résonance atteignait 7 sur l'échelle de Hertz. Aujourd'hui, elle atteint 10 et se dirige vers 11.
{Livre, Partenaire avec le divin, Kryeon, Ed. Ariane}

Du temps de Bovis, le taux vibratoire neutre s'élevait vers 6500 A°. De nos jours, il 'élève à 10 000 ou 11 000 A°.
"Selon le Bear Tribune de novembre 1998, les scientifiques s'étaient déjà inquiétés en 1980 d'une montée subite à 25 000 PUI, quant aux effets d'une telle vague d'énergie sur notre planète. Or, selon les derniers relevés d'il y a quelques mois, cette émission de protons atteindrait maintenant 47000 PUI."
...
"Jusqu'en 1982, le soleil avait des pôles magnétiques Nord Sud. En décembre 1994, l'engin spatial Ulysse de la NASA arriva près du soleil pour mesurer ses champs magnétiques et surprise, ne trouva plus qu'un champ homogène."
...
Jusqu'en 1987, la fréquence de Schumann était stabilisée à 7,8 Hertz. Elle dépasse actuellement 13 hertz et augmente toujours.
...
Selon les calculs des scientifiques, si le taux de décroissance actuelle du champ magnétique terrestre se maintient, le magnétisme terrestre sera nul en 2012. Il est à noter que les pôles ont déjà commencé à se déplacer.

{Magazine, Vérités Santé, No 58, 13/05/2000}

 

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 08:51

 

 

Île de Zembra, Tunisie, capitale mondiale du puffin cendré
Révolution pour la connaissance : une récente étude dénombrerait 140 000 couples de puffins cendrés sur l’archipel de Zembra (Parc national tunisien depuis 1976 et Réserve de biosphère Unesco depuis 1977). Jusqu’ici, la population mondiale de cette espèce emblématique n’était évaluée qu’à 80 000 couples. Sur Zembra, la population était estimée entre 20 000 et 25 000 couples mais aucun dénombrement scientifique systématique n’avait été réalisé depuis 1981. Le recensement a donc été organisé en juin 2010 par l’Agence pour la protection et l’aménagement du littoral tunisien et le Conservatoire du littoral dans le cadre de l’Initiative pour les petites îles de Méditerranée. • http://www.initiative-pim.org (photo Louis-Marie Preau - Initiative PIM)

Le puffin des Baléares est une sous espèce du puffin de Méditerranée (Puffinus yelkouan). Il est à peine un peu plus grand. Les deux sexes sont similaires.
Le dessus est brun foncé, légèrement plus foncé sur les rémiges et la queue. Le dessous des ailes est blanchâtre, taché de brun, avec une étroite lisière brun foncé et une large traînée diffuse. Les primaires sont brun foncé. Les parties inférieures varient du blanc au brun.
Le bec est gris foncé. Les yeux sont brun foncé. Les pattes et les doigts sont roses, les bouts des doigts sont noirâtres.

 

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 08:33

 

 

 

Sterne arctique ayant repéré une proie

 

 

 

La sterne arctique Sterna paradisaea est la sterne la plus célèbre.

La sterne arctique bat tous les records : elle niche autour du pôle Nord et passe l'hiver vers le pôle Sud, ce qui lui fait parcourir jusqu’à 40 000 km par an. 

Chaque année en août, la sterne quitte ses quartiers d’été dans le nord. 

Celles de l’Arctique canadien et du Groenland traversent l’Atlantique et rejoignent sur la cote ouest de l’Europe leurs cousines qui arrivent des régions arctiques de la Russie. Elles poursuivent leur périple en longeant la cote ouest de l’Afrique. Certaines se rendent jusqu’au cap de Bonne-Espérance, d’autres retraversent l’Atlantique jusqu’à la cote est de l’Amérique du Sud. 

Un troisième groupe part du nord-ouest du Canada, longe la bordure est du Pacifique, survole l’océan au large de la Californie, du Pérou et du Chili jusqu’au cap Horn. Les trois groupes traversent ensuite l’immense océan Glacial Antarctique jusqu’au continent Antarctique. 

Elles pêchent tout au long de leur périple.

C'est sans doute le seul animal au monde qui voit autant le soleil au cours de son existence : au milieu de l’été nordique et de l’été austral, elles profitent de 24 heures d’ensoleillement par jour. 

 

 

Migration

 

Sterna paradisaea est célèbre pour sa migration; elle fait l’aller-retour à partir de son aire de reproduction en Arctique (pôle Nord) jusqu’en Afrique du Sud, en Australie ou en Antarctique (pôle Sud) chaque année. Elle est de Juillet à Août au pôle Nord tandis qu’en Décembre et Janvier elle se trouve au pôle Sud. Chaque trajet dure quatre mois environ. Annuellement, les oiseaux parcourent en tout 38 000 km, ce qui leur permet d’être soumis à deux saisons estivales par année et à davantage de lumière que toute autre créature sur la planète. Au cours de sa vie, un individu moyen parcourra environ 800 000 km, une distance équivalente à un aller-retour sur la lune.

 

Les Sternes arctiques migrent habituellement au dessus des mers, loin des zones côtières, ce qui lui permet de se nourrir tout au long du voyage avec les poissons qu'elle pêche. En conséquence, elles sont rarement observées depuis la terre ferme en dehors de la saison de reproduction.

 

 

Carte mondiale de migration de Sterna paradisaea

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 00:51

Le Soir

 

Contribution : UN TROUBLANT DÉNI D'ALGÉRIANITÉ
Mouloud Mammeri ou la seconde mort du Juste

 

 

Par Abdellali Merdaci
L'écrivain et journaliste Tahar Benaïcha a déclaré récemment à El Khabar (21 mai 2011) que l'auteur du Banquet (Paris, Librairie académique Perrin, 1973) «Mouloud Mammeri est plus kabyle qu'algérien ». La formule malheureuse, semée impudiquement par l’ancien président de la République Ahmed Ben Bella à propos de Hocine Aït Ahmed membre du «Groupe des Six» et chef historique de la Révolution algérienne ( Jeune Afrique, n° 2626, 8-14 mai 2011), est-elle vouée à faire florès et à jeter au ban de la nation une région glorieuse du pays et ses natifs ?
Ce déni de la nationalité algérienne à celui qui a été — et reste par le courage et la qualité de son œuvre — un prestigieux nom de la littérature contemporaine et de la recherche universitaire en anthropologie et en linguistique berbères n'est pas en soi nouveau. Faut-il inscrire cette énième foucade au registre d'une haine récurrente, aux mécanismes suffisamment huilés, pour être spontanément reproductible dans les palabres d'estaminets de l'Algérie profonde ? Le grief kabyle — sordidement réactivé par Benaïcha — et le doute sur son algérianité ont toujours été convoqués à charge contre Mammeri de son vivant. La défiance qu’a connue — et subie — Mouloud Mammeri, inexplicablement et durablement agie dans le champ littéraire et dans le champ politique, est inséparable de la complexe formation d’une littérature nationale dans la dernière décennie de l’occupation française de l’Algérie et du débat sur l'histoire littéraire de l'Algérie qui a été, dès l'indépendance, confisqué par des sycophantes et des âniers.
Le vieux «mythe kabyle»
Fut-elle ancienne et enracinée cette rage à pourfendre Mouloud Mammeri ? La suspicion a été nourrie assez tôt — en 1953 — contre le romancier de La Colline oubliée (Paris, Plon, 1952) dans un procès instruit dans les colonnes du «Jeune Musulman», publication de la jeunesse de l’association des Oulémas musulmans d’Algérie dirigée par Ahmed Taleb (signant Ibn El-Hakim). A l’origine de cette querelle, il y a une profonde méprise, sur fond d’ignorance et de désinformation, volontairement entretenue. Il est vrai que l’œuvre de Mammeri — qui a été créditée aux prix littéraires de l’automne 1952 de deux voix au Fémina, remporté par Dominique Rolin ( Le Souffle, Paris, Seuil) et d’un vote au Goncourt qui a consacré Béatrice Beck ( Léon Morin, prêtre, Paris, Gallimard) — a été nominée par les membres de l’académie des Quatre jurys, créée par le patron de L’Écho d’Alger et cacique des assemblées coloniales Alain de Sérigny. Ce prix littéraire — qui n’était pas perçu comme une distinction coloniale — avait pour objectif de récompenser un auteur cité dans un des quatre grands prix littéraires parisiens (Goncourt, Renaudot, Fémina, Interallié). Ravivant le souvenir d’André Gide, les membres de l’académie des Quatre Jurys tiennent leur première réunion à Biskra, le 26 janvier 1953, et attribuent à l’unanimité leur prix à La Colline oubliée, premier roman d’un jeune professeur de lettres françaises, encore inconnu dans le milieu littéraire d’Alger. Mouloud Mammeri ne se prête pas à qu’il pensait être une mystification politico-littéraire coloniale et refuse de se rendre à Biskra, le 30 janvier, pour y recevoir le prix des Quatre jurys. Bien des années après, il s’en explique auprès de Mohamed-Salah Dembri : «Il eut été aberrant que par le biais d’un prix quelconque on donnât à mon œuvre le sens exactement contraire de celui que je voulais lui donner.» ( An Nasr, 4-11 mai 1968). Cependant, la polémique suscitée par le roman, et plus particulièrement par sa remarquable réception critique dans la presse parisienne et coloniale, se greffera vite sur cet événement. Dans «La Colline du reniement», article publié dans le numéro 12 du 2 janvier 1953 du «Jeune Musulman», Mohand Chérif Sahli prévenait sentencieusement Mammeri sur les bruits qui assourdissent son œuvre, le menaçant même du terrible châtiment de «l’indignité nationale». S’il amende les Kabyles de toute traîtrise envers la cause nationale en les situant à «l’avant-garde du mouvement national », Sahli ne veut être comptable, dans une étroite perspective intellectuelle jdanoviste, que de l’engagement politique de l’écrivain et de son œuvre. Trouvant suspect l’accueil critique unanime fait, en France et en Algérie, à La Colline oubliée, qu’il qualifie d’«exploit étonnant», le chroniqueur du «Jeune Musulman » — qui vitupère «la théorie de l’art pour l’art» — pose à l’auteur la question essentielle : «Une œuvre signée par un Algérien ne peut donc nous intéresser que d’un seul point de vue : quelle cause sert-elle ? Quelle est sa position dans la lutte qui oppose le mouvement national au colonialisme ?» Mais l’adresse de Sahli n’évite pas la rumeur oblique, la méconnaissance de la vie littéraire de la colonie et de l’actualité de ses auteurs indigènes, qui renvoie la consécration critique de l’œuvre de Mammeri à la protection d’«un maréchal de France qui s’y connaît fort bien en goumiers». En vérité, cet auteur parrainé par le maréchal Juin est Taïeb Djemeri, Algérien né au Maroc et exerçant la pharmacie en France, auteur d’un roman La Course à l’étoile (Paris, Éditions du Dauphin, 1952). Ce mensonge ne gênera pas Sahli et encore moins ceux qui le reprendront à sa suite. La charge la plus construite contre le romancier ne viendra-t-elle pas de Mostefa Lacheraf ? Dans «La Colline oubliée ou Les Consciences anachroniques» (Le Jeune Musulman, n° 15, 13 février 1953), Lacheraf rebondit sur une incrimination du fait berbère (et kabyle) dans une démarche opératoire, qui contrairement à celle de Sahli qui ne s’intéresse qu’à la finalité du roman algérien dans le combat nationaliste, prétend s’appuyer sur la lecture raisonnée de l’œuvre. Lacheraf incrimine directement le fait berbère, survivance acrimonieuse de la «crise berbère» de 1949, et reproche à Mammeri son amour de la «petite patrie». L’accusation est précise : «Il nous déplaît de constater que […] pas un seul critique littéraire n’a qualifié M. Mammeri d’auteur algérien. On l’a toujours appelé, vraisemblablement sur sa demande : romancier berbère. L’Algérie serait-elle aussi une patrie oubliée ?» Accusation sans fondement et injuste : dans les maisons d'édition — où on est aussi commerçant —, le «prière d'insérer » en «quatrième de couverture», sur lequel se basent souvent les chroniqueurs littéraires pour portraiturer un écrivain, relève des attachés de presse et non des auteurs. Il est souvent un argument de vente qui permet à l'éditeur un retour sur investissement. Dans son entreprise de destruction d'un jeune romancier de La Colline oubliée, Lacheraf aiguisera son argumentaire sur deux plans : le culturel et le littéraire. 1° | Dans un développement culturel — ou plutôt cultuel —, Lacheraf ne signale la berbérité que pour la naturaliser consciencieusement dans une sorte de destinée arabo-musulmane, la mission la plus légitime qu’il lui concède. Ce sont, soutient-il, les Berbères qui ont ramené à la stricte orthodoxie musulmane les Hilaliens — impies — et ce sont les Kabyles zouaouas qui descendaient «en pays dit arabe» enseigner la gnose islamique ; et c’est bien chez eux que se rendait la jeunesse studieuse des confins sahariens pour apprendre les rudiments de la langue arabe classique. Cette lecture du monde berbère épuise certainement le fonds culturel tamazight, trop impétueusement assimilé à la langue et à la liturgie arabo-musulmane. De ce point de vue, une description différente de la montagne kabyle par l’auteur de La Colline oubliéeest grosse d’hérésie. 2° | S’il reconnaît l’existence d’une littérature régionale en France — «genre régionaliste breton, cévenol, provençal» —, Lacheraf en minore le statut littéraire («genre mineur») et la confine à une utilité documentaire. Cela n’est pas vérifiable : à cette période de l’histoire littéraire de la France, la tradition provinciale et régionaliste — de Jean Giono à Henri Pourrat, d’André Chamson à Ernest Pérochon, de Marcel Pagnol à Henri Bosco — informe, en partie, la structure du champ littéraire parisien et des trajectoires d’auteurs en compétition. L'Algérie étant, en 1952, une région de la France, il est incontestable que l’éditeur Plon a projeté «l’écrivain kabyle» Mammeri dans cette perspective littéraire régionale qui n’était pas encore discréditée, quitte à rectifier le tir dans la «quatrième de couverture» du second opus Le Sommeil du juste (1955) dans lequel Mammeri est expressément présenté comme «écrivain français», mention soulignée par le caractère italique. Sous le prétexte du régionalisme littéraire, Lacheraf hâte la disqualification de l’œuvre de Mammeri : «Le roman de M. Mammeri est-il un document ? Il ne mérite pas cette qualification pour sa “subjectivité” même, son absence de chaleur humaine. Tout y est sporadique, fragmentaire, souvent étriqué, à l’image même de cette conscience des individualistes et des isolés qui ne se réalise jamais sans trahir les siens.» Un massacre en règle d’un premier roman et de son auteur (posément réédité avec Mourad Bourboune dans un entretien donné aux Temps modernes, octobre 1963), au seul principe d’un idéal politique — national — de la littérature et du littéraire ? Auparavant Mouloud Mammeri aura répondu à Mohand Cherif Sahli («Le Jeune Musulman », n° 14, 30 janvier 1953), mais sans convaincre. Dans sa brève réplique à Mammeri, Sahli persiste et renvoie l’auteur et son œuvre à un «succès douteux». Entre-temps, la rumeur aura enflé. Dans son introduction à l’article de Lacheraf — probablement écrite par son rédacteur en chef Ahmed Taleb —, la rédaction du «Jeune Musulman» instille l’ambiguïté sur la position de Mammeri à propos de La Colline oubliée: «Un roman algérien sur des réalités algériennes, un roman qui comme tel ne peut donc servir que la cause algérienne. » Déniait-on déjà une spécificité algérienne à l’auteur et à son œuvre ? Mouloud Mammeri, l'amoureux de la «petite patrie», est résolument campé. Cela restera. Revenant, dans un entretien avec Tahar Djaout, sur cet épisode (fut-il pour lui éprouvant et douloureux ?), Mammeri précisera son éthique de l’écriture littéraire et de ses usages sociétaux au moment de la maturation de La Colline oubliée : «Le véritable engagement consistait à présenter cette société telle qu’elle était dans la réalité et non pas telle que l’aurait reconstruite un choix de héros dits positifs ou retraduite en discours idéologique, c'est-à-dire un mythe.» (Mouloud Mammeri, entretien avec Tahar Djaout suivi de La Cité du soleil, Alger, Laphomic, 1987). Deux doctrines du réalisme littéraire, deux rapports à la littérature et à sa prescription sociale, inconciliables dans leur principe, qui restituent amplement les arrière-pensées de la polémique de 1953. Cependant la guerre d'indépendance ne tarde plus. Mammeri y aura une présence d'une grande clarté, démentant tous les procès d'intention autour de sa personne et de son œuvre d'écrivain. Sous le nom de guerre de Brahim Bouakkaz, il signe plusieurs articles — confortant le combat libérateur des Algériens regroupés autour du FLN et de l’ALN — dans L’Effort algérien, organe des libéraux algériens ; ce qui n’était pas une tare, car le FLN des années 1950 n’était pas la chapelle qu'il est devenu en 1962, mais un front intégrant musulmans, juifs, chrétiens, athées et un large éventail de tendances politiques : nationalistes PPA-MTLD, salafistes AOMA, communistes et libéraux. Mouloud Mammeri participe, aux côtés de M’hamed Yazid, à la rédaction et la mise en forme du dossier que présente le FLN à la 11e session de l’assemblée générale de l’ONU, en 1957. Recherché par la police coloniale, il est contraint de quitter précipitamment l’Algérie pour le Maroc où sa famille possède des attaches. Il reviendra à cet auteur que l’on soupçonnait d’être proche du colonialisme et tiède envers la cause nationale de présenter la description la plus pertinente et la plus achevée du monde colonial : «Les hommes tarissent — parce que pas un des sentiments qui accompagnent immanquablement le système colonial n’est un sentiment exaltant ; ils se situent tous dans la région la plus basse, la plus négative, la plus laide de l’homme. Les hommes qui fleurissent en régime colonial, ce sont les combinards, les traficoteurs, les renégats, les élus préfabriqués, les idiots du village, les médiocres, les ambitieux sans envergure, les quémandeurs de bureau de tabac, les indicateurs de police, les maquereaux tristes, les tristes cœurs. Il ne peut y avoir en régime colonial ni saint ni héros, pas même le modeste talent, parce que le colonialisme ne libère pas, il contraint ; il n’élève pas, il opprime ; il n’exalte pas, il désespère ou stérilise ; il ne fait pas communier, il divise, il isole, il emmure chaque homme dans une solitude sans espoir.» (Lettre à un Français, Entretiens sur les Lettres et les Arts [Rodez], n° spécial Algérie, février 1957). En 1962, quand beaucoup d’écrivains de sa génération se tâtaient et répugnaient à rejoindre le pays nouveau, Mouloud Mammeri est sur le terrain. De la littérature à l’université, de l’écriture à la recherche, dans la semblable probité et rigueur intellectuelle qui étaient celles de l’auteur de La Colline oubliée. Pour rappel, la même année de publication de ce roman, en 1952, Mohammed Dib commençait avec La Grande Maison (Paris, Seuil) une trilogie romanesque qui a pour cadre Tlemcen et les hauteurs du pays tlemcénien. Certes, un respectable roman de terroir — où monte le chant d’une autre «petite patrie» — que n’assombrissaient ni le vieux «mythe kabyle» ni les retombées encore vives de l’imparable et sécant drame politique qui cisaillait le PPA-MTLD en 1949.
«L’arme redoutable de la stigmatisation»

A l’indépendance, Mammeri, de retour à Alger, écrit pour le cinéma (avec notamment Jean-Marie Boeglin et Ahmed Rachedi), s’essaie au théâtre et surtout met en chantier son émouvant hymne à la Révolution L’Opium et le bâton, indépassable roman sur la guerre d’indépendance que son éditeur publie en 1966. Avec Jean Sénac, le tout premier à en avoir conçu l’idée, Kaddour M’hamsadji, Mourad Bourboune et bien d’autres écrivains — même Jean Pélégri avait souhaité y être associé —, Mouloud Mammeri contribue, dans l’âpreté des débats, à la fondation de l’Union des écrivains algériens qui ne rassemblera pas tous les suffrages, méchamment raillée par Kateb Yacine — qui acceptera nolens volens d’être membre de son bureau exécutif. Dans un pays qui a décrété l’unicité en toutes choses, l’UEA voguera sur des mers démontées et ne parviendra jamais à quai. Elle vaudra à Mammeri, qui en assurera — après Sénac — le secrétariat général, ses premiers désagréments dans le pays indépendant et libre. Comme en 1953, il y a l’indéracinable procès d’intention aux motivations politiques. La polémique qui se développe dans les colonnes de l’hebdomadaire du parti FLN Révolution africaine se fonde sur l’attitude réservée de l’UEA et de son secrétaire général Mouloud Mammeri pendant la guerre des Six- Jours qui a opposé, au mois de juin 1967, les armées arabes à Israël. L’auteur de l’article «La trahison des clercs» (n° 232, 22 juillet-29 juillet 1967) pointe du doigt l’écrivain Mammeri «qui s’est rendu en pèlerinage, il n’y a pas si longtemps à Buchenwald, n’a pas daigné répondre à l’offre qui lui a été faite d’effectuer le même pèlerinage en Jordanie pour rendre compte des méfaits de certains rescapés des camps de la mort». Citant son œuvre Le Foehn ou la preuve par neuf(Paris, Publisud, 1982), qui venait d’être montée au TNA par Jean-Marie Boeglin, le rédacteur évoque un «patriotisme circonstanciel ». Et ce ne fut pas la pire des insultes. Dans sa réponse, publiée dans le n°233 de Révolution africaine (30 juillet-6 août 1967), Mammeri insiste sur la morale du clerc, car c’est bien là le fond du problème : «Mais le vrai clerc ne ment pas. Il ne doit pas tromper sur la qualité de la marchandise. Faire croire à ce peuple que les vrais clercs sont des rhéteurs aptes à la production sur commande, c’est montrer à quel point on les méprise.» Cette réticence à un alignement automatique sur les mots d’ordre du pouvoir et de ses représentants, cette distance critique face à l’événement et, en tout cas, la réaffirmation de la liberté du penseur face à l’omnipotence des légats, n’est ni comprise ni admise par la rédaction de l’organe du parti FLN. Dans un second article intitulé Le rabouilleur ou la “colle” inoubliée (n°234, 7-14 août 1967), le rédacteur de l’hebdomadaire du parti unique revient sur les incriminations essentielles à l’origine de la polémique : «Depuis sa création, l’Union des écrivains algériens n’a pas montré le réel visage de l’Algérie révolutionnaire. Cette Union brille de mille feux… par son absence. Son existence est révélée aux Algériens de temps à autre par quelques congrès qui se tiennent çà et là. Mais là n’est pas le fait important : il s’agit de savoir si cette Union est ou n’est pas une organisation nationale.» En fait, c’est bien l’autonomie, rappelée par Mammeri, de l’UEA face aux attentes du FLN qui dérange. Dans les faits, bien distante par rapport aux tentatives de «normalisation » du parti FLN, l’UEA— qui rassemble des écrivains, de différentes provenances, aux philosophies diverses, et non pas des militants — ne pouvait en être un satellite. Et exécuter les ordres du jour du FLN et, plus largement, du pouvoir, sur les politiques nationales et internationales. Le rédacteur de Révolution africaine désigne alors la responsabilité de l’UEA et de Mouloud Mammeri : «[…] elle se devait par la voix de son président de condamner sans équivoque l’agression sioniste, qui ne permet d’autre alternative que d’être avec ou contre la cause palestinienne. On est le complice de l’agresseur si on n’est pas l’allié des agressés, parce que cette alliance est dans la nature des choses. Mettre une prise de position en faveur des Palestiniens sur le compte du béni-ouiouisme de la pensée relève d’un raisonnement simpliste et nous donne encore la preuve intangible de cette malhonnêteté intellectuelle. Pis encore, c’est dramatique.» Cette double accusation de tourner le dos à «l’Algérie révolutionnaire» et de s’écarter des stricts ordonnancements de l’«organisation nationale», majorée d’un silence coupable face à l’agression israélienne, ouvrait les portes de l’enfer, en ces années de plomb du parti unique, à ceux qui s’y exposaient. Mammeri entendra les bruits de la meute. Le même numéro de l’hebdomadaire du FLN donne — dans une partition sans fausse note — la parole à un groupe de lecteurs — anonymes — de Tiaret dont la condamnation est sans appel : «Pourquoi les écrivains algériens sont demeurés muets durant la guerre d’agression israélienne ? Mammeri a répondu en refusant de répondre. C’est déjà une réponse […] Nous réclamons à notre avant-garde intellectuelle de ne pas se transformer en arrière-garde. Nous sommes en droit d’exiger cela, même s’ils comptent parmi leurs amis un grand nombre de sionistes notoires.» Pernicieux sous-entendu ? Clouer au pilori, en cet été 1967 embrasé et résolument palestinien, cet ennemi intérieur — longtemps décrié dans les kasmas FLN et bientôt dans la «famille révolutionnaire» — qui n’a pour lui que la morale du «vrai clerc» pour s’insurger contre l'embrigadement du puissant FLN ? Révolution africaine dans un autre courrier, signé par Mme Chohra F., actionne l’arme redoutable de la stigmatisation : «Je commence à avoir certains doutes. M. Mammeri est-il algérien ? Ma question n’est pas une banale plaisanterie. Elle est motivée par le retrait que M. Mammeri prend pour parler de l’Algérie au démonstratif. “Ce pays”, écrit-il. “Ce pays” qu’il se plaît à critiquer avec “négativisme”, c’était peut-être une occasion pour lui d’exprimer quelque rancœur et quelque petite idée malsaine, quant à la culture telle qu’elle est conçue chez nous […] Est-ce des propos de concierge que de demander pourquoi un écrivain algérien n’a pas exprimé son opinion au sujet du conflit qui nous oppose à l’impérialisme et au sionisme ?» L'écrivain Mammeri — qui s'est scrupuleusement avancé dans cette polémique en son nom personnel et sans impliquer ses pairs de l'UEA — ne sera pas, davantage qu'en 1953, écouté. Après cette polémique, il décide d'un salutaire recul. Il quitte une UEA, désormais caporalisée, réduite à un rôle de porte-voix des communiqués du FLN. Le «vrai clerc» entreverra un horizon de travail littéraire et universitaire fécond.
Un vrai Algérien

En 1952, et aujourd’hui encore, autant Taassast que Bni Boublen, avec leurs cortèges de personnages typiques, ont des droits à figurer dans l’histoire de la littérature d’un seul et même pays, l'Algérie. Le pays de Mokrane et de Menach, de Hamid Seraj et de Commandar qui dénonce la longue dépossession coloniale. Au-delà de visions du monde des auteurs Mammeri et Dib et des engagements qu’ils font prendre à leurs personnages, aux ancrages idéologiques et sociopolitiques différents, il y a l’histoire de l’Algérie, en ses multiples retranchements. Les critiques de 1953 ont sans doute préjugé du travail et de la responsabilité de l’écrivain en regard d’une littérature nationale qui n’existait pas. Ils ont plus cherché à valider un projet politique qu’un projet littéraire. L’auteur de La Colline oubliée n’a pas failli, ni politiquement ni littérairement. Je retiens de la réception critique de la presse française de ce premier roman la reconnaissance d’un art supérieur — et sublime — de la langue littéraire, ce qui précisément était pour Mohand Cherif Sahli le plus outrancier des sacrilèges contre la cause nationale. Sahli, qui répudiait «l’art pour l’art», ne voulait pas distinguer la langue brute du tract politique de celle ouvrée de la littérature. Mais c'est cette pureté de la langue — marque distinctive des œuvres de Mammeri — qui portera dans ses écrits de la guerre d’Indépendance, une pensée anticoloniale sans aspérités. Ne peut-on pas louer la constance de l’homme et des idées qui ont tracé sa voie dans la marche contrastée d’une nation algérienne à laquelle il aura beaucoup apporté et dont son œuvre — littéraire et scientifique — enrichit le patrimoine. L’écrivain et chercheur Mammeri a défendu l'exigence — toujours actuelle — de ne pas confondre la politique, la littérature et la production intellectuelle et d’aliéner les unes à l'autre. Jusqu’au bout de son chemin d’éclaireur, il continuera à en enseigner l’humble leçon. En 1953, comme en 1967, et aussi en 1981, dans les heures poignantes du «Printemps berbère», cette liberté de conscience était intolérable pour ses contradicteurs. L’infinie sagesse de Mouloud Mammeri, ressourcée dans le message des imusnawen des fières montagnes de Kabylie, pays de haute mémoire, a bouleversé — et bouleverse toujours — l’immuable cercle des bien-pensants, sa valetaille et ses légions de ferrailleur. Celui qui proclamait avec humilité n’être qu’un clerc (un «vrai clerc») était — dans la fidélité à son humanisme ancestral — un vrai Algérien.
A. M.

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 00:25

El Watan

 

 

Commémoration de l’insurrection de 1871

La résistance populaire de Mokrani revisitée

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le 26.05.11 | 01h00

 Cheikh Mohamed El Mokrani Chef de la révolte de 1871

zoom | © D. R.

Cheikh Mohamed El Mokrani Chef de la révolte de 1871

Selon des historiens, cette révolte est la plus importante de celles menées contre le pouvoir colonial depuis le début de la conquête de l’Algérie en 1830.

Une journée commémorative du 140e anniversaire de la guerre insurrectionnelle de 1871 a eu lieu récemment à la maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou. L’initiative est de l’association «Tagrawla n’54», en collaboration avec le Musée du Moudjahid  et la direction locale de la culture. Plusieurs conférences étaient au programme de cette rencontre. Dahlal Mouloud, dit Si L’hacène, a évoqué le rôle de la Tariqa Rahmaniya durant cette période. Aït-Ahmed Ouali, ancien officier de l’ALN, s’est intéressé pour sa part aux conséquences de cette insurrection. Younès Adli, historien-écrivain, a traité du «rôle de tajmaât dans la guerre insurrectionnelle de 1871».

Le conférencier a d’abord fait référence à trois textes promulgués par l’administration coloniale, visant le remplacement de la djemaâ de village par un conseil de notables choisis par l’administrateur qui était le représentant du Gouverneur général d’Algérie. Il s’agit de l’instruction du 11 juin 1863 qui recommandait, à l’échelle du territoire, un «sénatus-consultisé», consistant à donner «l’investiture officielle aux réunions de notables, qui, sous la dénomination de djemaâ, représentent l’intérêt collectif» ; du décret du 20 mai 1868 qui portait interdiction de la djemaâ de village et autorisait un seul conseil par ârch, à la tête duquel était nommé un caïd, et enfin du décret du 24 décembre 1870 qui élargissait l’instruction du 11 juin 1863 à tout le territoire civil.

Ce schéma d’organisation imposé par l’administration a prévalu de 1868 à 1956. L’écrivain historien a analysé ensuite les réactions des autochtones. Il en distingue deux sortes: la réaction populaire et la réaction féodale. A travers la première, il a tenté de cerner la djemaâ de village, contrainte à la clandestinité mais évoluant en pleine symbiose avec l’ordre religieux de la Rahmaniya, dont les zaouïas étaient jusque-là autorisées. Cependant, au déclenchement de la guerre de 1871, la djemaâ va assumer de nouveau son rôle au grand jour. Elle procéda, en effet, dans son organisation et sa tradition de guerre, à l’enrôlement des imsseblen, ces volontaires pour les combats.

Car, faudrait-il le rappeler, la Kabylie ne possédait pas d’armée régulière, précise-t-il. A propos de la réaction féodale, le conférencier a cité El-Hadj Mohamed Mokrani qui avait d’abord tenté sans succès une alliance avec certaines familles féodales de la région du Titteri et du Sud algérien avant d’opter pour la guerre insurrectionnelle préparée par Cheikh Aheddad. En dernier, et c’est un fait nouveau pour la recherche, Younès Adli a voulu apporter des preuves du rôle joué par la djemaâ dans les prolongements même de cette guerre de 1871. Il l’a fait en s’intéressant de près aux déportations en Nouvelle-Calédonie. En premier lieu, «le procès des grands chefs de l’insurrection», qui s’était déroulé en 1873 à Constantine, a relevé que sur les 152 accusés, 73 étaient des chefs traditionnels (de village, du ârch comme de taqbilt, la confédération de tribus), tandis que 32 étaient des cultivateurs et les 28 restants étaient considérés comme des sans emplois. Ce sera ensuite sur la révolte canaque de 1878 que le conférencier s’appuiera pour expliquer ses conclusions.

Certains écrits, dira-t-il, ont fait mention de la main forte prêtée par les détenus algériens à l’administration pénitentiaire afin de réprimer cette révolte des autochtones de la Nouvelle-Calédonie. Younès Adli a apporté de nouvelles précisions à ce sujet, en avançant que pour les détenus kabyles de l’Île des Pins, les noms retenus par ces écrits étaient ceux des féodaux et non ceux des chefs traditionnels et des chefs religieux de la Rahmaniya. Ce fut là un véritable choc entre les valeurs de la paysannerie et le comportement de la féodalité algériennes en terre caldoche, conclura le conférencier.  
 

Ahcène Tahraoui
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Published by iflisen - dans Kabylie
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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 09:43

 

 

Σeẓi , aεeẓwan, azgaεbun, rouge-gorge (français) et robin (anglais) parcoure chaque année 13 000 Km. Il niche au printemps en Scandinavie, et passe l'hiver en Kabylie et en Afrique tropicale. Il a un système de navigation plus sophistiqué que le GPS, et qui est basé sur un concept de mécanique quantique que des chercheurs Allemands et Américains ont mis plus de 30 ans pour l'élucider.  

 

 Image: Illustration by Justin Van Genderen

 

Paru dans Scientific American Magazine,  June 2011

Living in a Quantum World

Quantum mechanics is not just about teeny particles. It applies to things of all sizes: birds, plants, maybe even people

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Published by iflisen - dans Génie du vivant
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