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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 21:50

Algérie-Focus

 

Tipaza. 18 morts dans le double attentat kamikaze contre l’académie interarmes de Cherchell

Poste par août 27th, 2011

Dix-huit personnes ont été tuées vendredi soir dans un attentat-suicide à l’entrée de l’académie interarmes de Cherchell (100 km à l’ouest d’Alger), a-t-on appris de sources hospitalières.

L’attentat, qui a fait également des dizaines de blessés, s’est produit moins de dix minutes après la rupture du jeûne du ramadan, vers 19h30 (14h30 heure locale), quand deux kamikazes, dont l’un à moto, se sont fait exploser à quelques secondes d’intervalle devant l’entrée du mess des officiers de l’école militaire, a précisé le quotidien francophone El Watan sur son site internet.

Cette information n’a pas été confirmée de source officielle.

Parmi les victimes figurent 16 militaires et deux civils, a précisé une source hospitalière.

Les blessés ont été évacués vers les hôpitaux des villes voisines de Sidi Ghiles et de Tipaza et vers l’hôpital central de l’armée à Aïn-Naadja à Alger, a indiqué une source hospitalière.

Selon El Watan, les deux kamikazes voulaient faire un nombre important de victimes en tentant de s’introduire à l’intérieur du mess des officiers de l’école au moment ou tous les militaires étaient rassemblés pour rompre le jeûne.

Les groupes islamistes ont multiplié depuis le début du ramadan, le 1er août, les attentats à l’est d’Alger, particulièrement en Kabylie.

Deux policiers et un militaire ont été tués mardi soir dans deux attentats distincts dans la région de Bordj Bou Arreridj, à quelque 220 km sud-est de la capitale, et Boumerdes (50 km à l’est d’Alger).

Trois civils ont également été tués et deux autres blessés le 19 août près de la commune de Maâtkas, à 25 kilomètres au sud de Tizi Ouzou, en Kabylie (110 km à l’est d’Alger) lors d’un accrochage avec des hommes armés venus kidnapper un habitant de ce village.

Tizi Ouzou avait été le théâtre le 14 août d’un attentat-suicide, revendiqué par la branche maghrébine d’A-Qaïda (Aqmi), contre un commissariat de cette ville et qui avait fait 33 blessés, parmi lesquels deux Chinois.

Le mois du ramadan est considéré par les groupes armés islamistes comme une période propice au djihad.

La plupart des attaques contre les forces de sécurité sont attribuées à Aqmi, dont des groupes sont actifs en Kabylie.

AFP

 

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Deux kamikazes se font exploser devant le mess des officiers de l’école inter armes de Cherchell

Poste par août 26th, 2011

Vendredi, moins de dix minutes après la rupture du jeun, deux kamikazes, dont l’un à bord d’une moto, se sont fait exploser devant l’entrée du mess des officiers de l’école inter armes de cherchell, wilaya de Tipaza. Le premier bilan, fait état d’un mort et de plus d’une quinzaine de blessés.

Il était environ 19h40, lorsque la première explosion a ébranlé Cherchell, suivi quelques secondes plus tard par une deuxième.

Selon nos informations, les deux kamikazes voulaient faire le maximum de victimes en tentant de s’introduire à l’interieur du mess des officiers, de l’école inter armes de cherchell, au moment ou tous les militaires étaient en train de manger.

C’est un civil de passage qui est décédé dans l’explosion. Plus d’une heure après l’explosion le ballet des ambulance continuait encore à transporter les blessés vers les hopitaux de Sidi Ghiles et de Tipaza.

Depuis l’avenement du terrorisme, au début des années 90, c’est la première fois que l’école militaire des Cherchell est ciblée. Selon des informations concordantes , les services de sécurité ont réussi, il y’a quelques jours à démanteler un réseau de soutien, dans la région.

Depuis l’avenement du terrorisme, au début des années 90, c’est la première fois que l’école militaire des Cherchell est ciblée. Selon des informations concordantes , les services de sécurité ont réussi, il y’a quelques jours à démanteler un réseau de soutien, dans la région.

Source : El Watan

 

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Attentat au Nigeria : Nous avons 100 hommes prêts à mourir pour Allah

Par |

Un kamikaze est à l'origine de l'explosion qui a fait au moins 18 morts dans les locaux de l'Onu. La secte islamiste Boko Haram revendique l'attentat d'Abuja

Un homme affirmant être un porte-parole de Boko Haram a indiqué que cette secte islamiste nigériane avait perpétré l'attentat suicide vendredi 26 août contre le siège de l'Onu à Abuja qui a fait au moins 18, et il a promis de nouveaux attentats. "Nous avons lancé l'attaque avec une précision absolue. L'attaque a été minutieusement préparée et exécutée. Nous avons dit à plusieurs reprises que l'Onu est l'une de nos principales cibles", a affirmé par téléphone cet homme disant s'appeler Abu Darda. Ses propos n'ont pu être vérifiés de source indépendante.

"D'autres attaques vont avoir lieu. Et par la volonté d'Allah, nous aurons un accès libre à tout lieu que nous choisirons d'attaquer", a prévenu Abu Darda, qui s'exprimait en langue haoussa. "Nous avons plus de cent hommes prêts à donner leur vie pour la cause d'Allah", a-t-il poursuivi. "Nous allons donner des informations sur le martyr qui a mené l'attentat suicide" de vendredi, a-t-il encore indiqué.

L'attentat suicide de ce vendredi à Abuja a fait au moins dix-huit morts et huit blessés et endommagé largement le bâtiment, dans lequel des employés étaient pris au piège. Il s'agit d’une des pires attaques de ce type menée contre l'Onu, a indiqué la police nigériane.

L'explosion, selon des témoins, a eu lieu après qu'une voiture eut forcé son passage à travers le dispositif de sécurité et percuté l'entrée de l'immeuble. Le responsable de la police à Abuja, Mike Zuokumor, a indiqué lors d'un point de presse que dix-huit personnes au moins avaient été tuées. "Pour l'instant, nous avons 18 morts et 8 blessés", a-t-il déclaré, précisant que les opérations de secours se poursuivaient. "C'était une Honda Accord, le kamikaze est mort sur le coup", a t-il ajouté.

Des précédents

Le siège de la police nationale à Abuja avait été la cible en juin d'un attentat ayant fait deux morts, revendiqué par Boko Haram. Des blessés étaient évacués sur des civières et transportés vers un hôpital. De nombreux Nigérians et expatriés travaillaient dans ce bâtiment abritant plusieurs agences onusiennes dont l'Unicef, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

L'Onu a été frappée ces dernières années par plusieurs attentats sanglants à travers le monde et celui de vendredi vient s'inscrire parmi les pires. A New York, le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon a condamné cet attentat "abominable", déclarant s'attendre à des pertes "considérables". "C'est une agression contre ceux qui ont mis leur vie au service des autres. Nous condamnons vigoureusement cet acte abominable", a-t-il dit à des journalistes. Celui, qui avait visité il y a deux mois ces bureaux à Abuja, a expliqué que du personnel de 26 agences de l'Onu se trouvait sur place lors de l'explosion.

Vives tensions politico-religieuses

La secte Boko Haram a multiplié depuis un an les attaques meurtrières, essentiellement dans le nord du Nigeria, faisant de nombreux morts. Elle veut instaurer un Etat islamique au Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique dont les 150 millions d'habitants vivent pour moitié dans le nord majoritairement musulman et pour moitié dans le sud à dominante chrétienne. Selon des experts, une série d'indices fait craindre l'existence de liens entre Boko Haram et des groupes extérieurs, notamment la branche maghrébine d'Al-Qaïda, Aqmi. En 2003, le QG onusien à Bagdad avait été soufflé par un kamikaze. 22 personnes avaient été tuées dont l'envoyé spécial de l'ONU Sergio Vieira de Mello. En 2007 à Alger, 18 employés onusiens mouraient dans l'explosion d'une voiture piégée devant les immeubles du HCR et du PNUD.

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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 21:41

El Watan

 

Mouloud Idir. politologue : «Je crains un scénario présageant un Irak bis ou une polarisation à l’ivoirienne»

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le 27.08.11 | 01h00

Mouloud Idir est un  politologue canadien d’origine algérienne, membre de l’équipe du centre Justice et foi  et du collectif échec à la guerre, coalition québécoise opposée à la guerre et au militarisme. Il nous livre dans cet entretien son analyse sur la situation qui prévaut en Libye et dans la région.
 

- Le régime d’El Gueddafi s’est effondré. Quel regard portez-vous sur cette Libye de l’après-El Gueddafi ?


En tant que démocrate et personne éprise de justice sociale et d’égalité, il est clair que si j’étais Libyen, je serais dans le camp de l’opposition au régime de Tripoli. Les avatars du régime libyen sont connus depuis longtemps, et les détracteurs de ce régime ne viennent pas soudainement de découvrir béatement les contours de cet autoritarisme, pas plus qu’ils ne découvrent la mégalomanie de cet oligarque. Ce que je crains désormais est que la population libyenne, qui a payé un si lourd tribut humain face à cette dictature, d’une part, et qui a enregistré d’énormes pertes civiles lors de l’expédition guerrière des grandes puissances, d’autre part - sous la houlette de l’OTAN - ne pâtisse dans la course au pouvoir entre les différentes fractions qui composent la rébellion.
Le soutien des grandes puissances occidentales à l’insurrection du Conseil national de transition libyen (CNT), lié aux services de renseignements étrangers ayant longtemps soutenu des régimes répressifs africains et arabes, risque d’hypothéquer les légitimes demandes populaires de démocratisation de la société libyenne. Les insurgés resteront redevables de leurs parrains impérialistes.
Face aux convoitises des lobbies pétroliers qui lorgnent les riches réserves libyennes, la vigilance impose d’alerter l’opinion maghrébine et africaine quant au risque d’implosion de ce pays. Je crains un scénario présageant un Irak-bis ou une polarisation à l’ivoirienne. En Libye, il est urgent de demander un cessez-le-feu, le retrait de l’OTAN et autres mercenaires de la Libye et la formation d’un gouvernement de salut national, pour assurer une transition vers la reconstruction et la démocratisation populaire.
Il importe d’exiger la transparence et le respect de la souveraineté nationale dans la gestion et l’exploitation des ressources pétrolières du pays. Le peuple libyen gagnerait à exiger qu’aucune base étrangère ne s’installe dans ce pays à l’issue de ce conflit.


- L’Otan a joué un rôle majeur dans la destitution du clan El Gueddafi, c’est d’ailleurs la singularité de la révolte libyenne par rapport aux révoltes tunisiennes et égyptiennes. Que pensez-vous de cette intervention justifiée par les massacres perpétrés par l’ancien régime contre les populations civiles ?


Au Maghreb et ailleurs en Afrique, des bouleversements politiques et sociaux ont partout occasionné un regain d’espoir pour les droits et libertés politiques, notamment en Algérie, au Maroc, en Tunisie et ailleurs. Pays atypique de la sous-région, la Jamahiriya libyenne a longtemps résisté à l’ordre dominant sur les enjeux de souveraineté et procédé, malgré son autocratie répressive et souvent sanguinaire, à une redistribution sociale de la manne pétrolière. Mais l’ouverture et la libéralisation forcenée de la dernière décennie, au nom de l’enjeu sécuritaire anti-terroriste, et le contrôle migratoire vers l’Union européenne, en servant de gendarmes répressifs pour l’UE au mépris des droits humains, ont freiné l’expérience populiste et provoqué une dérive affairiste et oligarchique dans le sérail dirigeant. Alors qu’El Gueddafi finançait de façon louable à mes yeux, mais intéressée, un projet panafricain volontariste, il délaissait certaines de ses régions nationales, toujours rétives, qui ont profité du printemps révolutionnaire régional pour se rebeller.


L’impérialisme a instrumentalisé ces demandes légitimes de libertés politiques et provoqué la partition du pays et une véritable guerre civile. La France qui proposait son expertise pour mater la révolution tunisienne choisissait de mener l’expédition punitive contre le régime libyen. La résolution 1973, qui a argué défendre des populations civiles, dont nous attendons des enquêtes sérieuses pour prendre toute la mesure et l’ampleur des exactions, s’est aussi avérée être un subterfuge de l’OTAN pour renverser le régime local.
Les tueries du régime libyen sont indéniables et je ne lui trouverai pas ici de circonstances atténuantes. Je dis toutefois qu’un effet de propagande est ici à l’œuvre. On fera ici œuvre utile en répétant que le conflit libyen n’a rien d’exceptionnel. Il y en a beaucoup d’autres dans le monde, que ce soit à Ghaza, à Bahreïn (envahie par l’Arabie Saoudite) ou en RD du Congo. Dans ce dernier cas, nous étions dans le cadre d’une agression extérieure de la part du Rwanda et du Burundi.


L’ONU qui, depuis le Congo de Patrice Lumumba, n’en est pas à sa première ambiguïté en Afrique, contrevient à l’article 2(7) de sa charte qui proscrit l’intervention dans les affaires internes d’un pays, sauf si la paix et la sécurité internationales sont menacées. Il y a toujours deux poids, deux mesures ; il n’y a jamais eu de zone d’exclusion aérienne pour aller à la rescousse des millions de civils morts de la dernière décennie de pillage et de guerre en RD du Congo. La rapacité de l’ordre dominant s’échine à faire main basse sur le pétrole libyen, mais aussi à séquestrer des dizaines de milliards de dollars de fonds souverains – Fonds d’investissement libyen et non seulement la fortune des El Gueddafi – dispersés dans plusieurs multinationales européennes et américaines et quelques projets d’investissement et d’intégration (dont ceux en Afrique autour de 6 milliards). La caution apportée par la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations unies ou celle de la Ligue arabe ne pouvait servir à justifier l’intervention militaire contre la Libye. L’appui de la Ligue arabe à l’instauration d’une zone d’interdiction aérienne était ambigu dès le départ et l’organisation a tout de suite après rejeté les frappes militaires effectuées.


Quant à la décision du Conseil de sécurité, elle s’inscrivait dans la lignée du détournement des Nations unies observé depuis plusieurs années, alors que cette instance s’éloigne de plus en plus ouvertement de son rôle officiel de gardienne de la paix et de la sécurité pour plutôt légitimer les agressions des puissances occidentales – Etats-Unis en tête au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie centrale. Après nous avoir servi les arguments humanitaires et démocratiques pour l’intervention en Irak et en Afghanistan, nos dirigeants politiques, le gouvernement canadien actuel en tête, nous ont brandi cette fois l’argument que nous devions «venir en aide au peuple libyen». Une «aide» qui, en Irak, a entrainé des centaines de milliers de victimes innocentes et qui, en Afghanistan, ne cesse de faire de nombreuses victimes «collatérales».


- Comment se profile à vos yeux la nouvelle carte du Maghreb ?


Le Maghreb sera le théâtre d’une lutte dialectique entre les forces qui aspirent à plus de démocratie et les forces du statut quo, voire de la contre-révolution. Les grandes puissances s’ajusteront en fonction des rapports de force internes. Depuis la Tunisie, on a assisté à une sorte d’effet domino immédiat au sein de l’espace maghrébin et proche-oriental, en raison des fortes demandes démocratiques et du rejet des régimes impopulaires et illégitimes inféodés à l’ordre dominant. La Tunisie a ainsi réhabilité à l’échelle maghrébine et aussi africaine l’impératif révolutionnaire initié par les luttes de décolonisation et entravé depuis par différentes forces internes et externes.


Plus que la carte, le scénario qui se profile consistera pour les peuples maghrébins à éviter que les forces de la réaction et du statut quo, en jonction avec des forces de l’extérieur, n’entravent ou n’infléchissent le processus démocratique en raison de la question de la dette, de la reprise de la croissance, des investissements étrangers, des difficultés de tenue des échéances électorales ou de l’enjeu sécuritaire.


Sur un plan géostratégique, il importe d’alerter l’opinion publique maghrébine et africaine en général en vue de dénoncer les tentatives des Etats-Unis d’ancrer un commandement militaire, l’Africom, à l’échelle du continent. Il faut aussi être vigilant face aux  entreprises privées de mercenariat qui activent en sous-main sur le continent africain. A mes yeux, cela se profile comme une sorte de mise sous tutelle des armées de ces pays par les grandes puissances, sous le fallacieux prétexte de logistique et d’encadrement. Il importe aussi dans une optique opposée au militarisme d’œuvrer au démantèlement des bases militaires étrangères à l’échelle du continent africain. Pour le moment, c’est le secret qui entoure cet enjeu. Suivons de près cette question en Libye.


Je répondrai maintenant du point de vue des aspirations populaires. A ce niveau, ce qui se profile est une réelle prise de conscience quant au fait que les régimes politiques locaux sont largement népotiques et illégitimes. Tout au plus, ces régimes ne peuvent que gagner du temps en vue de différer leur chute, inéluctable dans sa forme actuelle. Le Maghreb des peuples est une idée qui chemine largement au sein des populations. Je crois que c’est de façon fédérée et solidaire que ces pays pourront affronter les défis de la phase actuelle de la mondialisation et peser vis-à-vis de l’Europe et mieux résister face aux grands de ce monde. Pour cela, il faut que ces régimes — qu’il importe de construire - aient un réel ancrage populaire et ils doivent cesser d’acheter leur légitimité à Paris et Washington. Une telle légitimité, que je qualifie de néocolonialiste, ne leur octroie qu’un rôle d’allié subalterne dans le système mondial actuel. Elle ne consolide hélas que les circuits affairistes et quelques notabilités locales adossés à l’oligarchie militaire et aux services de sécurité.


Le Maghreb a pourtant la possibilité de multiplier par 10 le niveau de ses échanges économiques à l’échelle régionale à moyen terme. En ce sens, le potentiel du Maghreb est équivalent à celui des pays de l’Asie du Sud-Est (ASEAN). Mais l’intégration à laquelle je crois doit être interprétée en termes d’alliance, de résistance et de solidarité entre peuples maghrébins et africains trop souvent spoliés et humiliés. Hélas, les élites locales ne pensent généralement qu’en termes d’ajustement et d’alignement dans la course en faveur d’une modernité qui asservit. Les élites sont, dans l’ensemble, fascinées par le modèle productiviste et consumériste et soucieuses de rassurer et de séduire les grandes puissances.


- Comment analysez-vous  la position algérienne qui tarde à reconnaître le CNT ? Et quelle place lui sera réservée dans ces bouleversements qui touchent la région ?


Je vous rappelle qu’au sein de l’Union africaine (UA) et ce, jusqu’à ces deniers jours, seuls le Sénégal et le Botswana ont reconnu le CNT. Dans le cas du Sénégal, le président Abdoulaye Wade lorgnait le soutien de Sarkozy pour tripatouiller la Constitution pour se maintenir au pouvoir. Il lui a donc montré patte-blanche. Je vous rappelle que même l’Afrique du Sud, qui a pourtant appuyé la résolution 1973 du Conseil de sécurité — suite à de grandes pressions de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis — n’a cessé de dénoncer les embûches dressées par l’OTAN devant les différentes formes de médiation politique initiées par l’UA. Pour tenir tête aux grandes puissances, il faut être crédible et irréprochable sur le plan interne. L’Algérie entrera dans les rangs, c’est une question de temps.
Ce régime a trop à perdre, il a besoin du satisfecit de Paris. Le plus important est toutefois le sentiment de la population algérienne. Celle-ci a condamné la position d’El Gueddafi et déploré le comportement officiel algérien. Elle a tout autant condamné l’agression militaire contre la Libye.
C’est cette lucidité devant la complexité qu’il me semble important de souligner.

Nadjia Bouaricha
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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 21:33

El Watan

 

Iflissen (Tizi Ouzou). Animation nocturne

 

La fête au village !

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le 27.08.11 | 01h00

L’association Afra (progrès), du village Issenadjene a mis sur pied un riche programme d’animation artistique.
Depuis la deuxième semaine du mois sacré du ramadhan, la cour de l’école primaire du village est prise d’assaut par de nombreuses familles. La joie et la bonne humeur se prolongent ainsi jusqu’à une heure tardive.

Après une semaine théâtrale très réussie organisée au centre culturel d’Agouni-Moussi, l’association «Afra» (progrès), du village Issenadjene, dans la commune des Iflissen, à une quarantaine de kilomètres au nord de Tizi Ouzou, a pris le relais en mettant sur pied un riche programme d’animation artistique. Depuis la deuxième semaine du mois sacré, la cour de l’école primaire du village est prise d’assaut par de nombreuses familles. La joie et la bonne humeur se prolongent ainsi jusqu’à une heure tardive. Ce sont les membres de l’association qui assurent eux-mêmes la sécurité des lieux afin de parer à tout dérapage. Les familles dansent et reprennent en chœur des chansons des artistes locaux.

Autant dire, qu’à l’heure des DJ et du numérique, c’est une aubaine pour les jeunes talents pour sortir de l’anonymat grâce à ce genre d’activités. Des chanteurs comme Gilbert, Kamel Iflis, Mourad et bien d’autres se sont succédé sur scène pour offrir des moments conviviaux et de détente aux jeunes d’Issenadjene. Etant donné que l’ambition de l’association était grande pour réussir cette première dans un village des Iflissen, elle n’a pas hésité à faire appel à des troupes théâtrales pour varier le programme des soirées. Au total, ce sont cinq troupes de diverses associations de la Kabylie qui ont fait le déplacement sur Issenadjene pour égayer les férus du 4e art.


Moyens du bord


Un membre de l’association nous fera savoir que les autorités locales ont largement   adhéré à l’initiative en prenant en charge le volet transport, la restauration et l’hébergement des troupes invitées. Même le Théâtre régional Kateb Yacine de Tizi Ouzou a contribué à la réussite de l’évènement en permettant au public de découvrir la finesse de l’art des planches. La pièce théâtrale Sinistri du célèbre dramaturge Mohia, interprétée admirablement, a été tout simplement un régal. Les habitués de ces soirées chaleureuses se sont rendu compte que malgré le manque de moyens financiers pour monter un spectacle d’envergure, il est toujours bon de commencer par quelque chose. C’est pour cela qu’ils ont loué les efforts des uns et des autres pour sortir le village de sa léthargie. Et c’est dans l’optique de faire toujours mieux qu’Afra a fait le choix judicieux de confier l’animation de ces soirées à Moh Outouati, un jeune poète au verbe limpide, très connu du reste à travers toute la région pour la profusion de son répertoire poétique.

«Si Takfarinas a chanté un des poèmes de Mohand dans son dernier album, c’est que ses écrits sont d’une grande profondeur», nous avouera un membre du comité du village présent lors de ces spectacles. Il est à rappeler que l’association culturelle «Afra» a vu le jour en 1998. Grâce à la volonté de ses membres, tels Smaïl, Samir, etc., elle résiste au désert culturel qui caractérise la commune des Iflissen. Elle est la seule association qui active encore dans ce créneau. En parallèle à ces soirées artistiques, elle a organisé un tournoi de football à la mémoire d’un jeune très estimé au village, ravi aux siens par une terrible maladie.

 

Smaïl Ouguerroudj
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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 21:31

 

 

Source: El Watan

Les radios espagnoles envahissent la Kabylie

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le 26.08.11 | 17h47

Depuis le début de l’été, les auditeurs se branchant sur la bande FM ou les ondes courtes en Kabylie (Algérie), se voient «arrosés» par des programmes de radios étrangères, notamment espagnoles et italiennes, qui les «empêchent» ainsi d’écouter leurs stations préférées. 

«Bienvenidos a radio Málaga» (Bienvenue sur radio Malaga), «Radio Catalunya, las informaciones de las 13 horas» (Radio Catalogne, les informations de 13 h», ces formules  sont devenues familières aux auditeurs de chaînes nationales algériennes, notamment du côté de la Kabylie maritime (Azzefoun,  Ait Chafaâ, Tigzirt, Iflissen…) et d’autres localités comme au chef-lieu de wilaya, à Azazga, à Draâ Ben Khedda, à Aghribs, ou Larbaâ Nath Irathen.

Chez soi, à la plage ou en voiture, Radio Palma de Majorque et les stations d'Alicante, d'Almeria, de Murcia, d'Ibiza ou de Valencia, émettant à partir des terres ibériques, s’invitent dans les transistors, à travers ces zones d’Algérie, au «grand bonheur» de ceux qui comprennent la langue et des accrocs de programmes musicaux, appréciés notamment pour la qualité haut de gamme du son, diffusés en stéréo sur ces chaines réputées pour leur grand confort d’écoute.

En revanche, ceux qui ne comprennent rien à la langue espagnole, la déception de ne pouvoir écouter sa chaîne préférée, notamment kabyle, incite à tourner le bouton pour «s’offrir», selon les préférences, plutôt la platitude du… silence.

Souvent, redisons-le, il est plus aisé au commun des auditeurs radio de capter «Onda Cero» ou «Radio national de Espana», que les stations algériennes kabyles, comme la Chaîne II ou Radio Soummam.

Ahcène Tahraoui
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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 22:22

 

 

Pourquoi Bouteflika ménage El Gueddafi

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El Watan le 25.08.11 | 01h00

Mouammar El Gueddafi reste introuvable. Après avoir fui sa forteresse de Bab El Azizia, toutes les hypothèses sont émises sur son lieu de localisation. La supposition du président du CNT relative à la fuite d’El Gueddafi vers les frontières algériennes n’est pas innocente. Le régime de Bouteflika récolte désormais les résultats de son positionnement, resté très obscur, sur le conflit libyen.
                  



Le président du CNT, Moustapha Abdeljalil, affirmait mardi soir qu’«El Gueddafi était en route vers les frontières de l’Algérie», sans dire qu’il est entré en terre algérienne. Toutefois, hier après-midi, il déclarait à France 24 : «Dieu seul sait où il se trouve. J’imagine qu’il a quitté Tripoli.» Le jeu de mots n’est pas fortuit.
L’Algérie n’a jamais fait preuve de sympathie envers les rebelles libyens,   depuis le début de l’insurrection, née en février dernier dans la ville de Benghazi. Les autorités algériennes pensent, non de manière officielle, que la destitution d’El Gueddafi répond à un agenda néo-colonial. Il est certain que pour Alger, le CNT n’est qu’un instrument de manipulation entre les mains de l’Occident. Cependant, les insurgés et leur bras politique, le CNT, ne nient pas leur collaboration avec l’OTAN. Ils l’admettent et disent que le seul objectif est de mettre fin au régime tyrannique et dictatorial d’El Gueddafi.


En réalité, le pouvoir algérien n’a jamais cautionné les soulèvements populaires en Tunisie, en Egypte et en Libye. Il le prouve encore une fois en maintenant le silence sur les massacres des «assadistes» en Syrie. Le mot colle bien avec assassins. Cette attitude attentiste ternit l’image du pays. Le sérail fait croire aux peuples du monde entier que les Algériens n’ont ni valeurs démocratiques, ni amour pour la liberté. «La seule explication, c’est que la nomenklatura du pouvoir algérien a peur de s’effondrer», estiment des observateurs de la scène politique.


Ceci étant, quels que soient les calculs du CNT ou de l’OTAN, la diplomatie algérienne pouvait jouer sur deux fronts. De nos jours, dans les relations internationales, la neutralité est un positionnement, pas un acte de «non-ingérence». Prendre comme référence la feuille de route de l’Union africaine n’a rien apporté. Ce n’était qu’un prétexte, tout en espérant le maintien d’El Gueddafi. En plus de cela, peut-on vraiment croire à une initiative conçue par des dictateurs, excepté Zuma. Le Maroc et la Tunisie possèdent-ils une vision stratégique plus réfléchie que celle de la diplomatie algérienne ? Ces deux pays avaient pourtant ouvert des canaux de dialogue avec le CNT, sans remettre en cause le régime «gueddafiste» de Tripoli. Le jeu sur deux fronts est la meilleure précaution. La Libye n’est-elle pas un pays frontalier ? Ce seul argument aurait pu suffire au cabinet de Bouteflika pour s’entretenir avec toutes les parties en conflit. Les tractations secrètes ne sont plus valables.

La politique extérieure doit être approuvée par le peuple algérien. Cela dit, les liens entre l’Algérie et le futur pouvoir libyen risquent d’être tendus. Le CNT n’oubliera pas «la complicité du pouvoir algérien».
Le régime d’El Gueddafi est fini. Tous les indicateurs sur le terrain le démontrent. Malgré cela, l’ancien maître de la Libye a réagi, hier matin, sur les ondes de la chaîne El Ourouba, suite à la prise de Bab El Azizia par les rebelles mardi après-midi, avec le concours de l’OTAN. «J’ai été discrètement dans Tripoli, sans être repéré par mon peuple. Je n’ai pas senti que Tripoli était en danger», a-t-il déclaré. Pour Mouammar El Gueddafi, la fuite de Bab El Azizia n’est qu’«un repli tactique». Le message audio appelait également les habitants à «nettoyer Tripoli des rats», allusion faite aux rebelles.


En quittant son bastion, le dictateur qui a régné machiavéliquement sur la Libye pendant 42 ans, voit sa tête mise à prix, mort ou vif. Selon Reuters, des hommes d’affaires libyens ont proposé la somme de 1,7 million dollars comme récompense financière. Le Conseil national de transition, organe politique de la rébellion, a approuvé cette démarche. Il est notoire qu’en Libye, beaucoup d’hommes d’affaires sont issus du désormais ex-régime. Il semblerait que la fuite d’El Gueddafi sera similaire à celle de Saddam Hussein, au lendemain de l’invasion de l’Irak en 2003.
Les déclarations des rebelles portant sur le lieu du refuge d’El Gueddafi ne semblent pas être authentifiées et se contredisent parfois. Les premiers le croyaient «toujours à Tripoli, dans le dédale de tunnels de son quartier général, Bab El Azizia».

Par ailleurs, le porte-parole du régime loyal au colonel, Moussa Ibrahim, déclarait hier que «Mouammar’El Gueddafi est capable de résister pendant des années face aux insurgés». Les propos qu’il a ajoutés sur les chaînes El Ourouba et Al Rai, seront pris très au sérieux par le prochain gouvernement issu de la rébellion. «Nous allons transformer la Libye en un volcan de lave et de flammes sous les pieds des envahisseurs et de leurs perfides agents. 6500 combattants ont répondu à l’appel du guide.»
Enfin, «le Nicaragua est prêt à accorder l’asile politique à Mouammar El Gueddafi s’il le demande», a annoncé Bayardo Arce, conseiller présidentiel, rapporte RIA Novosti. Là au moins, on connaît la position, claire et nette, de ces Centro-Américains…
 

Mehdi Bsikri

 

 

Le Matin

 

Libye, la diplomatie algérienne boit le calice jusqu’à la lie

Par | |
T
Mourad Medelci, ministre des Affaires étrangères.

On avait relevé, lundi, ici même le silence troublant de l’Algérie sur le conflit qui se déroule en Libye. Mais manifestement, la situation est pire que ce qu’on croyait.

Car il faut bien avouer que la diplomatie algérienne dont les grandes décisions sont du ressort du président de la République est complètement larguée dans l’affaire libyenne. Que se passe-t-il au sommet de l’Etat pour que l’Algérie devienne absente, aphone sur un pays avec lequel elle partage un millier de km de frontières ? On savait depuis le début que contrairement à de nombreuses capitales d’influence, l’Algérie avait misé sur le tyran contre son peuple. On savait aussi que des anciens ministres ont été dépêchés par le pouvoir pour rencontrer le régime libyen. Ils en sont revenus avec leurs certitudes : "Le Conseil national de transition se compose de ressortissants étrangers qui n'ont rien à voir avec la Libye, le reste des membres du CNT sont des personnages opportunistes", avait déclaré l’un d’eux. L’argument est court, dénué de fondement. Quand on connaît l’autoritarisme et la paranoïa de Kadhafi et ses enfants, il est irresponsable de garder le silence sur la tragédie du peuple libyen et de continuer à mentir à l'opinion publique nationale.

Abdelaziz Rahabi, ancien ministre, déclarait au sujet de notre diplomatie dans un entretien à El Watan que "chez nous la décision est encore centralisée et ses détenteurs sont des héritiers d'un ordre international révolu. Ils ne pas pas encore sortie de la guerre froide". De fil en aiguille et à la lumière des derniers bouleversements politiques, on est le dernier pays du Maghreb dont l'horloge politique est bloquée aux années 1970.

La paralysie qui caractérise les étages décisionnels de notre pays est inquiétante. Dans un communiqué publié mercredi après midi, le ministère des Affaires étrangères a démenti avoir publié un communiqué sur la situation en Libye tel que colporté par certains médias, reprend l’agence officielle APS. "Contrairement à ce qui a été rapporté par certaines sources médiatiques qui citent l’agence UPI le 24 août 2011, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères dément la publication par le ministère d’un communiqué sur la situation en Libye", souligne le communiqué. Ainsi donc notre diplomatie est réduite à démentir au lieu d’agir. Malheureusement, en l’espèce, ce n’est pas la première fois, on se souvient de l’accusation portée par le président du CNT sur une aide algérienne pour Kadhafi qui avait poussé notre ministère des AE à se justifier. A défaut de clarifier la position officielle de l’Algérie, d'éclairer les Algériens sur la situation de notre ambassade attaquée à Tripoli, le ministère des Affaires étrangères communique pour nous dire qu’il n’a pas communiqué.

On pensait benoîtement que c’était juste un silence gêné des suites d'erreurs d'appréciation. Mais non, c’est carrément la bérézina diplomatique.

Yacine K.

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 19:42

 

 

TSA

 

Abdelaziz Rahabi, diplomate et ancien ministre, à TSA

Libye : "l’autorité de décision en Algérie a fait preuve d’un amateurisme affligeant"

 



 

Diplomate et ancien ministre de la Culture et de l’information, Abdelaziz Rahabi revient dans cet entretien sur les enjeux inhérents à la chute de Kadhafi. Il évoque les ratés de la diplomatie algérienne et ses conséquences sur le futur de la région du Maghreb.  
 
 
Quelle analyse faites‑vous des derniers développements de la situation en Libye ?
 
Ce qui se passe en Libye est à mon sens un aboutissement logique de deux situations. La première est celle de Kadhafi qui n’a pas su gérer une crise politique interne parce qu’il n’est pas habitué à écouter et à faire des compromis avec son propre peuple. La seconde est celle du monde occidental et de ses alliés arabes qui se sont engagés pleinement dans une opération diplomatico‑militaire qui met en place les conditions de leur autorité politique et économique sur notre région.
 
 
L’Algérie a dès le début du conflit refusé de demander le départ de Kadhafi et de reconnaître le CNT. Qu’est‑ce qui a motivé cette position, selon vous ?
 
L’Algérie a fait au moins deux erreurs d’évaluation. La première était celle de considérer que Kadhafi était en mesure de résister sur le plan militaire et que l’intervention de l’Otan allait susciter un rejet des opinions publiques arabes. La seconde est qu’elle a fait preuve de fébrilité  à la suite des déclarations de membres du CNT sur son supposé soutien militaire et politique à Kadhafi. Sur cette question, le CNT a fait le jeu de la France et du Maroc pour neutraliser notre diplomatie, la confiner dans une  position défensive et exclure l’Algérie de la gestion de cette crise. L’autorité de décision en Algérie a fait preuve d’un amateurisme affligeant.
 
 
Comment peut-on interpréter la décision tunisienne de reconnaître le CNT, contre l'avis d'Alger ?
 
La Tunisie a fait preuve de pragmatisme dès le début dans la mesure où elle avait déjà établi des contacts avec le CNT pour consolider ses chances de médiation entre les deux parties. Nous sommes là dans un cas atypique de relations entre deux pouvoirs en pleine transition, un peu comme entre l’Espagne et le Portugal à la fin des années soixante‑dix. Les convergences entre les islamistes et les démocrates des deux pays ne sont pas récentes, elles remontent aux longues années d’exil. Il sera donc plus aisé pour les Tunisiens que pour nous d’envisager l’avenir des relations avec la nouvelle Libye.
 
 
Nous partageons une longue frontière aux multiples enjeux (traçage, eau, hydrocarbures, sécurité…) avec le voisin libyen. Comment voyez‑vous l’évolution des rapports entre les deux capitales à la lumière du froid entre Alger et le CNT ?
 
Le CNT lui-même n’est pas un modèle de cohésion, son unité s’est forgée autour d’un seul objectif, celui de faire partir Kadhafi. Il faut peut être attendre la fin du processus de transition, qui prendra plus d’un an, pour avoir une idée plus claire de la prochaine configuration des forces politiques dominantes en Libye, même si on devine un peu que le courant islamiste est dominant, celui de l’opposition démocratique en exil n’a pas de relais sociaux et les dissidents de l’ancien régime auront du mal à se redéployer. Avec ces nouvelles forces politiques, l’Algérie n’a presque pas de relations. Bouteflika s’est enfermé dans un tête à tête avec Kadhafi dont nous payons le prix aujourd’hui. Le peuple libyen nous en voudra pour encore longtemps. La mémoire des peuples est indélébile.
 
 
Quelle sera alors la nouvelle position de l'Algérie dans un Maghreb démocratique ?
 
L’Algérie officielle a gâché une chance historique d’être un État pivot dans la nouvelle architecture du Maghreb. Elle n’a pas soutenu la révolte des Tunisiens, n’a pas mesuré la force de la rue en Égypte et n’a pas tendu la main au CNT. Il faudra attendre que notre pays change et se démocratise pour prétendre jouer un quelconque rôle dans la région. En attendant, nous avons beaucoup à apprendre des différentes expériences du réveil arabe.
 
 
Malheureusement l'Algérie de ces dernières années est à l'image de son président, un regard hagar, une santé dégradé, un mal qui la ronge de partout, il ne lui reste que la respiration qui la maintient parmi les vivants, sa voix est inaudible, son poid sur la scène internationale est insignifiant, c'est à peine qu'on entend le mot "Algérie" dans les JT étrangers, le tout porté par une piètre diplomatie, on a bien vu toutes ses réactions, toutes aussi molles les unes que les autres, on l'a vu aussi dans ses positions dans ces positions face aux révolutions arabes, face aux rapports internationaux l'accusant à tort et à travers, face au CNT qui l'accuse de soutenir Kadafi et j'en passe et j'en passe, meme son hypothetique soutien à Kadafi, il etait à peine visible, on avait l'impression qu'elle ne savait pas vraiment ce qu'il convient de faire, ni dans quel camps se ranger comme si elle avait peur de prendre les décisions qui s'impsent, l'Algérie d'aujourd'hui n'est plus que l'ombre d'elle meme, un vaisseau fantome sans commandant qui vaguent seul au milieu de l'océan sans qu'il sache ou il veut aller, ni ce qu'il y a autour de lui. Pauvre Algérie
 
 
 
 
 
 
 

Libye : le silence troublant de l’Algérie

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Dans les hautes sphères du gouvernement, on s’enorgueillissait jusqu’il y a quelque temps du retour d’une diplomatie algérienne agressive et rompue aux affaires internationales. Sauf que depuis le début de l’année, elle est inaudible. Sans prise sur l’accélération des événements dans l’espace sud de la Méditerranée.

Alors qu’à nos frontières Est, le monde suite minute par minute la fin libératrice de 42 ans du règne absolutiste de Mouammar Kadhafi et le triomphe des insurgés du Conseil national de transition, en Algérie, on préfère plonger la tête dans le sable, continuer comme si de rien n’était. Aucun commentaire, ni réaction de la part des autorités. Malgré les accusations de présence de mercenaires, tantôt du côté de Kadhafi et tantôt des insurgés du CNT, on applique le silence. La diplomatie algérienne se mure dans le mutisme.

Comment interpréter le black-out informationnel sur la révolution libyenne de la part des officiels ? Par le sacro-saint argument de non-ingérence dans les affaires intérieur ? Ou par une gêne due à une position plutôt ambigüe affichée par nos autorités sur le conflit libyen ? Sans doute. Il est quand même ahurissant que pendant qu’un pays voisin vit un extraordinaire bouleversement politique, l’Algérie ne dise rien. Tourne le dos aux bouleversements qui touchent les pays limitrophes.

Sauf qu’on ne peut longtemps ignorer l’évidence. Déjà que les frontières ouest sont fermées, celles du sud, immenses et difficiles à surveiller, sont sujettes à des incursions ponctuelles de terroristes donc sous tension, on ne peut pour longtemps nous aliéner le voisin de l’est et le Conseil national de transition. Pourquoi le ferait-on ? Sous prétexte d’une longue amitié entre le tyran libyen et les autorités algériennes ?

Une évidence tout de même : il sera difficile de rétablir des relations saines avec notre voisin libyen. La tension est sourde pour le moment. Et c’est notre ambassade pillée la nuit dernière à Tripoli qui a, en premier, payé les frais de cette glaciation diplomatique.

La Ligue arabe fidèle à ses vieux réflexes

Après des semaines de silence sur les soulèvements populaires qui ont balayé deux dictateurs et font trembler les régimes autocratiques et séniles du monde arabe, la Ligue arabe a comme à ses sempiternelles habitudes dénoncé l’agression israélienne et demandé l’intervention de la communauté internationale. Du copié-collé de ses vieux communiqués. Aux yeux des membres de la Ligue, rien donc n’a changé ces derniers mois. Avec l’implacable cynisme qui l’a caractérise, la Ligue arabe dénonce l’agression israélienne et se tait sur ce qui se passe à l’intérieur des pays arabe. Aucune déclaration sur la Libye, pourtant membre, ni sur les massacres qui ont lieu en Syrie. Plus de 2000 morts et des milliers de disparus et la Ligue arabe n’a toujours pas sa langue, elle ferme les yeux.

Manifestement, au sein de cette organisation panarabe, on n’a pas compris que des révolutions populaires sont passées par là. Qu’un séisme politique est en train de balayer un par un les despotes qui la composent.

La nouveauté c’est que désormais le fonctionnement de ce "syndicat de dictateurs" ne trouve plus grâce auprès de certains de ses membres. Ceux-là même qui ont fait leur révolution voudraient lui impulser une nouvelle dynamique. Ainsi, l’Egypte est déçue par le communiqué de la Ligue. Elle souhaitait un changement radical des pratiques à la lumière des derniers développements dans la région.

On ne peut pas dire que Nabil Al Arabi ait pris quelque risque depuis son arrivée à sa tête. La preuve ? Sur la question libyenne également, la Ligue arabe s’est montré d’une complaisance renversante avec le "guide" libyen, ignorant complètement les affrontements armés qui durent depuis février. Le cas libyen est l’autre preuve que l’organisation panarabe cultive toujours les vieux réflexes de soutien aveugle à ses membres. Il a fallu que la rébellion prenne le contrôle de Tripoli pour que son secrétaire général Nabil Al Arabi exprime, hypocritement "sa totale solidarité avec les efforts menés par le CNT".

Sans doute soutiendra-t-elle encore longtemps le président Bachar Al Assad dans sa répression contre son peuple. Comme d’ailleurs les derniers potentats encore au pouvoir dans le monde arabe.

Sofiane Ayache

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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 21:43

 

TSA

 

Article de loi sur l’inéligibilité des binationaux

Quand le pouvoir algérien s’inspire de l’extrême-droite français

 



De toutes les mesures contenues dans l’avant‑projet de révision de la loi électorale, celui concernant les binationaux (lire) est sans doute le plus choquant. L’article 82 de la nouvelle loi actuellement en discussion au gouvernement stipule que les candidats à l’APC, APW ou APN, doivent « être de nationalité algérienne exclusive, d’origine ou acquise depuis vingt ans au moins ». Comprendre : les binationaux ne sont éligibles à aucune élection.

La mesure est choquante parce qu’elle semble s’inspirer des propositions des plus scandaleuses formulées ces dernières années par les partis de droite et d’extrême‑droite en Europe, notamment en France où réside la plus importante communauté d’origine algérienne. Récemment, un député français avait en effet proposé d’obliger les binationaux de ce pays à choisir entre la nationalité de leur pays d’origine et celle de leur pays d’accueil. Finalement, la proposition n’a pas été retenue. Cette loi visait explicitement les Français d’origine maghrébine.

La double nationalité est devenue un thème récurrent chez l’extrême‑droite européenne, notamment française. L’avant‑projet de loi algérien pourrait renforcer en France le camp de ceux qui souhaitent exclure davantage les binationaux de la société. L’Algérie va ainsi affaiblir sa communauté en France, déjà en position difficile.

Le projet de loi pose aussi un autre problème. Comme le montre la gestion chaotique du pays depuis quelques années, l’Algérie manque d’élites. Une partie des ministres du gouvernement et des managers publics ont montré leurs limites sur le plan technique. Certains peinent même à faire le travail d’un chef de projet et livrer des chantiers dans les délais. Les binationaux ne sont pas seulement des Algériens qui possèdent deux ou plusieurs passeports. Ce sont des compétences qui pourront servir l’Algérie. De quel droit le pouvoir veut‑il priver le pays de leur apport ? Cette proposition n’a pas encore été votée. Elle doit d’abord être validée par le Conseil des ministres avant d’être soumise au vote des députés. Ces deux étapes devront être mises à profit pour supprimer l’article en question
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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 21:30

 

Invited to an issue of the Chain II National Radio, a host of community radio in the United States, Radio Numidia, Ladjadj Sonia Ait Ahmed, was prevented a few weeks ago to enter the headquarters of the radio. The direction of the chain was even forced to cancel the show and replaced by a record. But Sonia was one of the star presenter of the Channel II in the 1990s before moving to the United States. What motivated this decision? Why a former presenter of the channel is it declared persona non grata while a few days ago she was the guest of Radio Canal Algeria and El-Bahdja which devoted two shows to talk about his adventure in the uncle Sam the question can also still do not understand the reasons for this censorship undertaken by a radio she has served for many years.
 
 
RADAR (Lundi 22 Août 2011) 

 

Invitée à une émission de la radio
Une ancienne animatrice de la Chaîne II interdite d’accès
Par : Rubrique Radar

Invitée à une émission de la Chaîne II de la Radio nationale, une animatrice d’une radio communautaire aux États-Unis, Radio Numidia, Sonia Aït Ahmed Ladjadj, a été empêchée il y a quelques semaines d’accéder au siège de la radio. La direction de la chaîne a même été contrainte d’annuler l’émission et de la remplacer par un enregistrement. Sonia était pourtant une des présentatrices vedettes de la Chaîne II dans les années 1990 avant d’aller s’installer aux États-Unis. Qu’est-ce qui motive cette décision ? Pourquoi une ancienne animatrice de la chaîne est-elle déclarée persona non grata alors que quelques jours auparavant, elle était l’invitée de Canal Algérie et de radio El-Bahdja qui lui ont consacré deux émissions pour parler de son aventure au pays de l’Oncle Sam. La concernée n’arrive d’ailleurs toujours pas à comprendre les raisons de cette censure assumée par une radio qu’elle a servie durant de longues années.

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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 21:15

Ceci est la conséquence du soutien au sanguinaire Khadafi par le régime Algérien. On se rappelle de ces mercenaires transportés en Libye par des avions militaires Algériens, de ce bateau bourré d'armes ayant accosté à Jijel avant d'êtres livrés par les ''islamo-salafistes''  aux milices de khadafi. On sait que Jijel est depuis la décennie noire une base avancée des salafistes alliés du régime Algérien.

 

Libye : L'ambassade d'Algérie à Tripoli attaquée

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le 22.08.11 | 14h19

L'ambassade d'Algérie à Tripoli a fait l'objet, dans  la nuit du 21 au 22 août, d'une "série de violations" de la part d'une bande  d'individus qui a emporté plusieurs véhicules appartenant à la mission, a-t-on  appris lundi auprès du ministère des Affaires étrangères

Dans une déclaration à l'APS, le porte-parole du MAE, a indiqué que  le chef de la diplomatie algérienne, M. Mourad Medelci, a adressé une correspondance  "urgente" au secrétaire général des Nations unies pour "attirer son attention  sur les violations de l'enceinte diplomatique algérienne en lui demandant de  faire prendre les mesures nécessaires par le système des Nations unies afin  d'assurer la protection des diplomates et des locaux de la mission algérienne  ainsi que ses biens, conformément aux règles du droit international".          

Le porte-parole a souligné que la cellule de suivi du ministère est  en contact "permanent" avec les représentants diplomatiques algériens à Tripoli  pour s'assurer de leur sécurité ainsi que de celle des ressortissants algériens  ayant choisi de rester en Libye. 

APS
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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 20:56

 

     Dans la région et dans le monde, son meilleur ami n'est-il pas celui qui lui a envoyé des mercenaires et qui aux yeux du monde entier avait apporté son soutien à Khadafi depuis le début. Donc, nul besoin de chercher ailleurs, Khadafi sait où se trouve ses ''vrais'' amis !

 

 

 

L'Expression

 

MALTE ET L'AFRIQUE DU SUD NE VEULENT PAS LE RECEVOIR

Où se cache El Gueddafi?

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Les rebelles ont conquis Tripoli sans aucune peine Les rebelles ont conquis Tripoli sans aucune peine

Le président libyen est-il déjà chez son ami Hugo Chavez ou bien se cache-t-il encore en Libye?

Les rebelles sont entrés à Tripoli où les combats ont fait rage autour de la demeure du guide libyen. Mais ils n'étaient pas parvenus à mettre la main sur Mouamar El Gueddafi. Se trouve-t-il encore à Tripoli? Le suspense reste donc entier.
Le colonel, comme tout au long de son règne, veut-il narguer les Occidentaux en échappant à leur emprise? Même Alain Juppé, ministre français des Affaires étrangères, dit ne pas savoir où est El Guedhafi. C'est donc le mystère sur son sort. Certains se demandent même si le président libyen n'est pas déjà chez son ami Hugo Chavez, président du Venezuela, qui se bat contre un cancer.
El Gueddafi est-il capable de surgir à nouveau pour mener une ultime bataille? Il n'a pas cessé d'affirmer qu'il ne quitterait jamais la Libye. Et quand on connaît l'obsession du dirigent libyen, certains sont loin de l'imaginer fuir en laissant ce qui lui reste de fidèles derrière lui. Deux de ses enfants dont Seif El Islam sont entre les mains du Conseil national de transition (CNT).
L'absence d'informations sur El Gueddafi donne libre cours aux rumeurs les plus folles. Celles concernant un éventuel exil sont les plus persistantes. A ce propos, le Conseil national de transition n'a pas raté l'occasion de s'en prendre encore une fois à l'Algérie. Un des porte-parole du CNT, basé à Londres, a affirmé des les premières heures de la bataille de Tripoli qu'El Gueddafi s'est exilé en Algérie. Pourtant, le chef du CNT atteste qu'il ignorait où se trouvait El Gueddafi. Mais le mal est fait. Même l'envoyé spécial du Guardian, l'un des plus grands tabloïds de Grande-Bretagne, reprenait l'information, faisant état de rumeurs indiquant que le colonel se trouverait en Algérie ou du moins à proximité, proche de la frontière algérienne. Cependant, d'après un diplomate, à Tripoli, sous couvert de l'anonymat, interrogé par l'agence Reuters, le colonel serait toujours à Tripoli dans sa résidence de Bab Al-Aziziya qui n'était pas tombée en totalité. Mais d'autres hypothèses circulent, dont celle qui fait état de sa fuite vers sa ville natale de Syrte, à 400 km de la capitale. Pour sa part, le journaliste libyen Abdul Madjid Mohamed, certifie qu'El Gueddafi est dans l'un de ses bunkers dans le Sabha avec certains de ses collaborateurs. «Je suis sûr à 99,99% qu'il se cache dans un terrier dans le Sabha», ajoute-t-il. Il dit également qu'il ne pouvait pas révéler ses sources. Il a toutefois nié qu'il se cachait dans une zone de construction à Tajoura à Tripoli, comme indiqué précédemment. Autre destination évoquée: l'Afrique du Sud. Mais ses dirigeants nient en bloc.
«Le gouvernement sud-africain voudrait réfuter et démentir les rumeurs selon lesquelles il a envoyé des avions en Libye pour transporter le colonel et sa famille vers une destination inconnue [...] «Personne n'a demandé l'asile en Afrique du Sud», martèle la ministre des Affaires étrangères, Maïte Nkoana-Mashabane. «Pour nous, il est toujours en Libye», dit-elle. Malte est une autre destination évoquée pour la sortie du colonel. Mais pour elle, il est hors de question que le colonel El Gueddafi ou d'autres dirigeants de son régime faisant l'objet d'un mandat d'arrêt international puissent être accueillis en exil.
Les soutiens à El Gueddafi se font donc de moins en moins nombreux. Le Vénézuélien Hugo Chavez n'a encore fait aucun geste pour offrir sa protection au leader libyen, mais il s'en est pris à l'Europe et aux Etats-Unis.
Les dernières heures du Guide de la Révolution sont des plus mystérieuses. Il n'a plus fait d'apparition publique depuis plusieurs jours, préférant s'adresser aux Libyens par messages audio.
Hier après-midi, le porte-parole du Pentagone, le colonel David Lapan, a affirmé qu'El Gueddafi se trouvait toujours en Libye. «Nous pensons qu'il est toujours dans le pays. Nous n'avons pas d'information selon laquelle il aurait quitté le pays», a déclaré le colonel Lapan à des journalistes.

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