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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 22:03

 

Avec la chute de Kadhafi, c'est l'encerclement totale du régime Algérien sur toutes les frontières du pays. L'affolement actuel s'explique par la gravité, sans aucune commune mesure avec Kadhafi, des crimes contre l'humanité commis durant les 50 ans de dictature similaire. Les dirigeants algériens savent bien qu'ils sont encore plus passibles d'être condamnés par le tribunal pénal international. Ils ont cumulé des crimes qui peuvent leur valoir plus de 500 ans de prison. Il suffit de se rappeler qu'ils ont à leurs actifs l'assassinat  :

 

- de l'ex-président Boudiaf;

- du poète chanteurs Matoub Lounas;

- de 129 jeunes Kabyles en 2001;

- de plusieurs intellectuels et militants de la cause amazigh;

- de plus de 200 000 civils algériens entre 1992 et 2000;

- de plusieurs opposants de la mouvance démocratique;

- des sept Moines de Tibhirine;

 

et responsables :

 

- du suicide de milliers de jeunes;

- de la disparition de plus de 6 000 harragas;

- de la disparation d'autres milliers d'opposants;

- de la politique d'apartheid en Kabylie;

- de l'exil de plusieurs millions d'Algériens.

 

 

Ainsi, on apprend que non seulement le pouvoir Algérien avait aidé Kadhafi en lui envoyait des mercenaires, mais en lui laissant toute la latitude de massacrer son propre peuple !

 

"En mars, a pour sa part rappelé Pierre Vermeren, quand Kadhafi a essayé d'écraser la rébellion, la Tunisie avait ouvert ses frontières alors que l'Algérie a fermé les siennes".

 

 

 

El Watan

 

L'Algérie plus embarrassée que jamais envers la rébellion libyenne

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le 30.08.11 | 13h34

Restée "neutre" sur le conflit libyen mais accusée par les rebelles de soutenir Mouammar Kadhafi, l'Algérie est encore plus embarrassée envers le Conseil national de transition (CNT) depuis l'entrée sur son territoire pour "raisons strictement humanitaires" de proches de l'ex-homme fort de Libye.

Restée "neutre" sur le conflit libyen mais accusée par les rebelles de soutenir Mouammar Kadhafi, l'Algérie est encore plus embarrassée envers le Conseil national de transition (CNT) depuis l'entrée sur son territoire pour "raisons strictement humanitaires" de proches de l'ex-homme fort de Libye.
L'annonce de l'arrivée de trois enfants de Kadhafi, Aïcha, qui a accouché d'une petite fille mardi en terre algérienne, Mohammed et Hannibal, ainsi que de Safia, la seconde épouse de Kadhafi, "ne va pas mettre de l'huile dans les rouages", estime un spécialiste du Maghreb contemporain, Pierre Vermeren.
"Maintenant qu'une partie de sa famille y est, l'hypothèse d'un Kadhafi se réfugiant en Algérie devient crédible", juge-t-il, rejoignant ainsi le CNT qui n'a eu de cesse d'accuser Alger d'être pro-Kadhafi.
Pour le CNT, le comportement de l'Algérie ces derniers mois vis-à-vis de la Libye s'apparente à un "acte d'agression".
Son représentant à Londres, Guma Al-Gamaty, l'a souligné mardi en jugeant "très imprudent" le comportement de ce pays voisin. Il a réitéré des accusations, pourtant démenties plusieurs fois avec force par Alger mais aussi par Washington et Paris, d'envoi de mercenaires pour soutenir l'ex-homme fort libyen contre la rébellion.
Et, depuis Tripoli, le vice-président du comité exécutif du CNT, Ali Tarhuni a déclaré mardi soir : "Nous espérons que le gouvernement algérien (...) coopèrera avec nous pour arrêter cette famille corrompue qui a oppressé le peuple libyen et volé ses ressources pendant 42 ans".
"En mars, a pour sa part rappelé Pierre Vermeren, quand Kadhafi a essayé d'écraser la rébellion, la Tunisie avait ouvert ses frontières alors que l'Algérie a fermé les siennes".
"On comprend donc tout à fait qu'à la chute de Kadhafi, ils (les dirigeants algériens) se trouvent extrêmement embarrassés", a-t-il ajouté.
L'Algérie, qui assure maintenir une attitude de "stricte neutralité" dans le conflit de Libye vieux de plus de six mois, est le seul pays d'Afrique du Nord à n'avoir pas reconnu le CNT.
"Sur la Libye, l'Algérie a pris une position en décalage avec l'ensemble des Etats voisins", constate Didier Le Saout, expert sur le Maghreb, enseignant à Paris VIII.
L'Algérie s'inquiète de "la dimension islamiste très présente, très importante" au sein du CNT, note Kader Abderrahim, professeur à l'Université de Californie.
Pourtant rappellent de nombreux experts, les relations d'Alger avec Kadhafi n'ont jamais été bonnes, les autorités algériennes accusant le dirigeant libyen de vouloir imposer son hégémonie sur les Touaregs de la région, ainsi que d'avoir livré des armes aux islamistes algériens durant la guerre civile.
Traumatisée par les 200.000 morts de cette guerre, l'Algérie met en garde depuis des mois contre le danger terroriste en Libye, selon elle, avec laquelle elle partage plus de 1.000 km de frontière en plein Sahel.
Elle a dénoncé plusieurs fois le transfert d'armes libyennes à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi, créé par des islamistes armés algériens) qui opère dans le Sahel.
Et, pendant le mois de ramadan (août), elle a subi une recrudescence d'attentats, dont le plus meurtrier vendredi dernier contre sa prestigieuse académie militaire à Cherchell a tué 18 personnes, 16 officiers -dont trois étrangers- et deux civils. Una action revendiquée par Al-Qaïda pour lui faire faire payer son "soutien" à Kadhafi.
Cependant, "le CNT a intérêt à se rabibocher avec les Algériens pour stabiliser le Sahel et faire la traque à tous ces gens armés", estime M. Vermeren. "Ils sont obligés de s'entendre sinon la situation sécuritaire risque de se dégrader dans toute la région".
Abdelhamid Mehri, ancien dirigeant du gouvernement à l'indépendance, veut que l'Algérie "clarifie sa position" vis à vis de la Libye. Elle a jusqu'à présent péché "de n'avoir pas été assez claire pour préparer l'avenir".
Les révolutions dans les pays arabes voisins ont probablement mené le pouvoir algérien à adopter cette "prudence", indique-t-il.
D'autant que l'Algérie n'a pas échappé à la contestation interne, ce qui explique la "certaine fébrilité des autorités algériennes", note Karim Emile Bitar, chercheur associé à l'Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS).

AFP
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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 20:45

El Watan

 

Les prénoms berbères dominent l’état civil

Massinissa en vogue chez les enfants chaouis

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le 30.08.11 | 01h00 Réagissez

zoom | © Zino

L’infirmière lui demande : «Comment voulez-vous appeler ce petit ange ?» Et la maman répond avec fierté et beaucoup d’assurance : «Mon fils… il s’appelle Mastias».

La scène a eu lieu au beau milieu du mois d’août dans la clinique de M’chouneche (50 km au sud de T’kout). Ici, les prénoms berbères prédominent. Depuis une dizaine d’années, la population chaouie de cette contrée aurésienne a bravé l’interdit et réussi à imposer une nomenclature puisée dans la culture et l’histoire amazighes. Le phénomène est vécu comme un véritable acte de révolte contre le déni identitaire ; une forme de rupture avec le mensonge. Dans toutes les vallées et sur toutes les collines des Aurès, le combat continue, car il s’agit d’un réel combat face aux soldats de la monoculture qui peuplent l’état civil et les institutions de l’Etat en général. Au nom de notre culture arabo-islamique, des agents zélés ont toujours refusé de souscrire à la volonté des parents pour inscrire les nouveau-nés avec des noms berbères. Souvenons nous du cas des jumeaux Belkhiri qui a occupé l’actualité en l’an 2000.

Les deux jumeaux nés dans la commune de Aïn Touta (30 km au sud de Batna) sont restés sans identité trois années durant à cause de la résistance de l’administration. Leur père, Rachid, se souvient encore de cet épisode absurde : «Quand j’ai donné les prénoms de Gaïa et Micipsa à l’agent de l’état civil, il a refusé de les inscrire, prétextant que ces prénoms ne figurent pas dans la nomenclature autorisée, et devant mon insistance, il m’a orienté vers le procureur de la République. Ce dernier a refusé pour le même motif, j’ai eu beau tenté de lui expliquer qu’il s’agissait de prénoms d’un ancêtre de Massinissa et du neveu de ce dernier, rien n’a pu lui faire changer d’avis».

Des cas comme celui-ci il y en a eu beaucoup depuis que l’Algérie est otage des idées réductrices au sujet de son histoire. Mais la détermination de Belkhiri allait casser un tabou cette fois. Son recours à la presse et même à l’ONU ont fini par créer une pression sans précédent sur les autorités. Il ira jusqu’à ester en justice l’APC de Aïn Touta et gagnera son procès. Un verdict qui fera d’ailleurs jurisprudence, car désormais, tous les parents touchés par l’émulation et à qui on refuse des prénoms berbères vont faire valoir ce cas de notoriété.

A T’kout, où les noms berbères apparaissent timidement dès les années 1970, un élan notable est observé dès 2001, qui correspond au déclenchement du printemps noir et à ce qu’on appelle encore aujourd’hui, l’affaire Ghiles. Le jour même de la naissance de ce bébé et devant le refus catégorique de l’inscrire sous ce nom à la commune de Arris, les habitants de T’kout, d’où est originaire sa famille, se sont déplacés en force pour manifester alors qu’une grève générale était déclenchée dans leur village.

Ils finiront par obtenir gain de cause et revenir vainqueurs chez eux. Depuis ce jour, la population est relativement tranquille sur cette question ; elle a même réussi à faire adopter un livret des prénoms berbères au niveau des services de l’état civil. Une victoire significative qui a fait qu’aujourd’hui à T’kout et un peu partout dans les Aurès, les prénoms berbères dominent chez les moins de 10 ans. Et c’est Massinissa qui détient la palme.

Dans l’école primaire de Chenaoura par exemple, on a compté pas moins de 11 élèves portant le nom du roi des Berbères. Ghiles et Jugurtha sont aussi prisés et des prénoms moins connus, mais aussi beaux et forts, sont actuellement en vogue, à l’image de Mastias. Comment les jeunes portent-ils ces prénoms aujourd’hui ? «Avec beaucoup de fierté, affirme Rachid Belkhiri. Gaïa et Micipsa font même des jaloux autour d’eux», conclut-il.
 

Nouri Nesrouche
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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 20:23

 

Ainsi pour le pouvoir Algérien, cette revolution Libyenne, Tunisienne et Égyptienne n'est pas l'oeuvre des peuples de la région mais de ''supplétifs au service des Occidentaux traités de maîtres-chiens ''. C'est hallucinant de traiter ainsi les peuples nord-africains et arabes d'incapables par eux-mêmes d'abattre les dictatures !

Le pouvoir algérien accuse le CNT d'être à la solde de l'AQMI , et affirme via cet éditorial : ''..Tout le monde sait aujourd'hui que le chef des rebelles libyens, Abdelhakim Benhadj, est un responsable d'Al Qaîda...''

 

Jusqu'à date, s'il y a un pouvoir dans la région qui a scellé une alliance avec les sanguinaires islamistes, c'est bien le pouvoir Algérien ! Et cela aussi, tous les Algériens le savent. Le vivier de l'islamisme international est malheureusement en Algérie, implanté dans les 40 000 mosquées construites par le pouvoir, dans l'école Algérienne salafisée, dans la justice algérienne soumise à une chariaa qui ne dit pas son nom, dans toutes les sphères du pouvoir squatées par les islamistes etc...

 

 

 

 

Editorial de l'Expression (La Voix de son Maître)

Les supplétifs sortent de l'ombre

Par La couverture des activités terroristes dans notre pays par les médias occidentaux ne nous étonne plus. Ils sont dans leur rôle de chiens de garde prêts à hurler à la mort contre tout pays montré par leurs maîtres. Qu'ils n'attendent pas une quelconque revendication de l'attentat contre l'Académie militaire de Cherchell pour l'attribuer d'office au terrorisme islamisme en général et à l'Aqmi en particulier, cela se comprend aisément. Ils entrent dans la stratégie qui consiste à «encercler» l'Algérie par de multiples moyens de pression dans l'espoir de la «pousser» dans le chaos créé dans la région. Jusqu'à la chaîne TV Euronews qui affirmait que «l'Algérie, peut-être une piste dans la traque d'El Gueddafi». Et ceci malgré tous les démentis du ministère algérien des AE. Les maîtres-chiens à la recherche du moindre prétexte pour le «droit de poursuite». Depuis le mois de janvier dernier, ils ont essayé par mille et un moyens de nous pousser dans le désordre qu'ils ont organisé dans la région et dans lequel ils ont réussi à «jeter» plusieurs des pays environnants. L'Algérie résiste vaillamment et cela rend fou furieux ces maîtres-chiens. Tout le monde sait aujourd'hui que le chef des rebelles libyens, Abdelhakim Benhadj, est un responsable d'Al Qaîda. Que donc le CNT n'est qu'une marionnette agitée par les maîtres-chiens pour mettre à feu et à sang la Libye et ensuite tous les pays de la région qui ne se soumettront pas. A qui? On vous donne juste une piste et vous aurez la réponse. Après avoir tout essayé contre la Syrie (réseaux sociaux, désinformation, Conseil de sécurité, etc.) il est maintenant question, tenez-vous bien, d'armes de destruction massive que ce pays détiendrait. Et qui affirme cela? C'est l'AFP qui rapporte un article du Wall Street Journal de samedi dernier dans lequel l'ambassadeur d'Israël aux Etats-Unis, Michael Oren, a rendu publique l'information qu'il détiendrait des services d'espionnage et qui le rend inquiet au point qu' «avec l'administration américaine, nous suivons de très près la situation» précise-t-il. C'est Israël qui veut refaire le coup de l'Irak à la Syrie. Revenons dans notre pays qui se trouve d'ailleurs sur la même feuille de route que la Libye et la Syrie. Admettons que c'est Aqmi, comme il est avancé ici et là, qui aurait commis l'attentat de Cherchell. Pour quelle finalité? Pour quel programme politique, idéologique ou religieux, se bat ce groupe de criminels? Aucun. Tous les leaders algériens de la mouvance islamiste vous le diront. Les groupes sous label «AQMI» sont faits pour tuer et créer le désordre. Uniquement. Du mercenariat organisé sur le modèle de la franchise des multinationales. Qu'une minuscule partie de notre opinion publique soit tentée de subir cette désinformation et essaie de faire allégeance aux maîtres-chiens évoqués plus haut, cela relèverait du parjure pur et simple. Alors que dans le même temps, l'ambassadeur des Etats-Unis à Alger, Henry S. Ensher, déclarait la satisfaction de son pays à l'APS: «Nous respectons beaucoup le rôle de l'Algérie dans cette crise», a-t-il précisé. Un avis, un appui qui ne sont pas de trop pour les citoyens algériens qui ont, plus que jamais, conscience de la nécessité de faire barrage à toutes les tentatives des maîtres-chiens et leurs animaux contre notre pays.
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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 18:52

Source: L'Expression

 

UN COUPLE ÉCHAPPE AU LYNCHAGE À LA PLACE AUDIN

Le short interdit aux filles à Alger

Par L'Inquisition est-elle de retour? L'Inquisition est-elle de retour?

La jeune fille porte une tenue vestimentaire légère: un short court et c'est l'ire des passants...

En cette soirée du 27e jour de Ramadhan, Alger-centre est noir de monde. Chacun vaque à ses occupations, profitant des dernières soirées mouvementées de cette année. Les terrasses des cafétérias de la place Audin sont pleines à craquer. Impossible de trouver une place pour s'attabler. L'ambiance était à son comble et tout le monde semble satisfait. Mais subitement, tout a failli basculer et l'ambiance festive gâchée. Un couple de jeunes atterrit à la place Audin. Il est 23h40. La jeune fille porte une tenue vestimentaire légère: un short court.
Cette tenue a aussitôt provoqué l'ire des passants. Le couple est d'abord, chahuté, puis une meute de plus de 60 personnes s'est formée derrière lui. Le malheureux couple presse le pas. Mais mal lui en prit. La foule suit le couple et prend de l'ampleur au fil des mètres. Arrivé en face de la Fac centrale, le couple est totalement assiégé. Après avoir essuyé les insultes des mécontents de cette tenue vestimentaire, il a frôlé le passage à tabac et le lynchage. Il n'a dû son salut qu'à l'intervention rapide des policiers.
«Qu'est-ce qui se passe ici?», s'interroge un passant. «Tu ne vois pas ce qu'elle porte?», lui répond un autre. Cette foule était constituée pour la majorité, de jeunes et d'adolescents dont la moyenne d'âge ne dépassait pas la vingtaine. Aucun parmi eux ne porte une barbe ou un quelconque signe ostentatoire d'ordre religieux. Mieux, certains portaient des shorts courts comme celui de la jeune fille.
«Ils sont en train d'exprimer une frustration, car ne supportant pas de voir une fille porter une telle tenue», estime un curieux.
Entre-temps, le couple toujours assiégé a été sauvé in extremis par les agents de l'ordre.
Ces derniers ont installé le jeune homme dont l'âge ne dépasse pas 20 ans et la jeune fille, environ 17 ans, à l'intérieur du fourgon de la police, posté au niveau de la place Audin, en face du siège d'Air Algérie. Les policiers, pour la plupart en civil, ont intimé l'ordre aux «protestataires» de se disperser. Peine perdue, puisque ces derniers sont toujours aux aguets.
En premier lieu, on a donné un pantalon à la jeune fille, à l'intérieur même du fourgon. Mais le pire était à craindre. Finalement, on a dépêché un autre véhicule de la police qui a procédé à l'évacuation du couple, sifflé par la foule. Il est minuit. Le couple a été transporté au commissariat de police du 8e arrondissement, sis rue Didouche-Mourad.
Quelques minutes plus tard, un couple, certainement européen, a échangé un baiser, publiquement sans s'attirer la foudre des passants. Comme si de rien n'était. Certains mécontents, devinant la destination du couple évacué par la police, se sont déplacés sur ce commissariat, attendant la sortie du couple qui aurait trop tardé. A minuit donc, alors que le 28e jour du mois sacré venait juste de commencer, le pire a été évité de justesse à la place Audin, au coeur d'Alger.

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 09:19

 

At usekud d isufa

 

Ay At usekud d isufa
Ur tγeddeṛ tnafa
Innit-aγ-d anida tifrat

 

A wid yessebred nnfa
Yunagen s tugta
Amek ar an-nezdit tuyat

 

Asatu i-d trebba lfetna
Werğin i yekna
Yemmas yiwet mačči snat

 

Asfel di tnaya i yella
Nuyes-it a yetma
Γef Tmazγa ad d-tezzi tafat

@ Sγur Lḥusin

 

Gret tamawt:

Asekud : vision; parfois intelligence
Yessebred : polir; ici sens experimenté
Asatu : génération
Tnaya : contraction de tanaya : souveraineté

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 00:42

 

El Watan

 

Mort de Brahim Ag Bahanga : Une disparition qui ouvre la voie aux pires scénarios

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le 29.08.11 | 01h00 Réagissez

Les révélations au sujet des circonstances de son accident ne peuvent que conforter la thèse de l’assassinat. En effet, selon certains de ses plus proches collaborateurs, Bahanga n’était pas seul.

 

Avec ses compagnons les plus fidèles, il se trouvait ce vendredi dans son fief à Tinassalak, lorsqu’il a eu cette information selon laquelle, deux véhicules tout-terrain, à leur bord une importante quantité d’armes, avaient franchi la frontière libyenne. Ils se dirigeaient vers la région de Tombouctou, connue comme étant le fief d’AQMI et des contrebandiers.
«C’était en milieu d’après-midi. Bahanga avait pris sa Toyota Station et s’est lancé à leur recherche. Il n’a pas voulu déplacer tout le groupe, préférant aller vérifier cette information. A quelques dizaines de kilomètres, il a effectivement remonté les traces des deux véhicules qu’il a interceptés. Les occupants sont des jeunes de la région, dont un est le fils d’un député. Ils n’ont pas voulu lui dire à qui étaient destinées les armes. Il les a sommés de les remettre. Nous ne savons pas ce qui s’est passé par la suite.

Lorsque nous avons remarqué que Brahim n’était pas rentré et que son téléphone ne répondait pas, nous sommes allés à sa recherche. Nous avons trouvé son véhicule renversé et son flanc gauche touché par des balles tirées par un Seminov. L’ont-ils tué et simulé un accident ? Nous n’en savons rien. Nous sommes en train d’enquêter sur cette affaire et nous ne voulons pas qu’elle soit utilisée pour mener des actions de représailles. Il est encore trop tôt pour agir», révèle notre interlocuteur. En tout état de cause, la mort suspecte de ce chef rebelle intervient dans un moment crucial pour la population du Nord malien.


Bahanga s’affairait depuis des mois à préparer le terrain pour reprendre l’action armée, dans les semaines qui suivent le Ramadhan. Les 22 et 23 août, il avait réuni quelques centaines de jeunes cadres dans son QG pour arrêter définitivement une stratégie sur le terrain que ses proches comptent mettre à exécution, dès sa succession. Deux noms circulent, ceux de Mohamed Ould Bibi et Tena. Les compagnons de route du défunt sont les plus fidèles à sa politique de retour aux armes. L’avenir de la région est pour l’instant incertain. Bahanga, faut-il le rappeler, était craint et respecté par tous les Touareg de la région. Il s’imposait à tous. Il était révolté par la situation dramatique à laquelle fait face sa population. Les promesses d’intégration et de développement non tenues du président malien, l’occupation inquiétante du terrain par les troupes d’AQMI et la sécheresse qui a affamé des pans entiers de la société n’ont suscité que révolte et colère.


«Le territoire n’est plus vivable ni pour les populations locales, ni pour les élus locaux, ni pour les partenaires au développement. Ces zones sont abandonnées par les Touareg et investies par la pauvreté et les groupes terroristes et associés. Certes, des éleveurs touareg sont très présents et continuent à faire des kilomètres à la recherche d’un pâturage. La dernière sécheresse a privé de nombreux éleveurs de leur cheptel. Mais grâce à la solidarité intercommunautaire, ils ont pu survivre au jour le jour. L’hivernage de cette année (juillet à septembre) commence très mal pour ces populations nomades. La région est encore moins arrosée par les pluies comme l’année dernière. Ils scrutent le ciel toute la journée, en espérant que des nuages se forment au-dessus de leur tête. Le gouvernement est complètement absent. Les élus locaux ne cessent d’alerter sur la grave situation, en vain. Ils comptent plus sur le ciel que sur l’Etat malien, car il n’est jamais présent lorsque le besoin se fait sentir», explique Hama Ag Sid Ahmed, le chargé des relations extérieures du mouvement.


Dans une déclaration à El Watan, il affirme : «En dépit des cris de détresse des cadres du mouvement, le gouvernement est resté muet. Cela fait près de 5 ans que cela dure. Cette crise targuie a commencé quelques mois avant le deuxième mandat de Amadou Tounamé Touré (ATT) en mai 2006, et elle va continuer jusqu’à la fin de son deuxième mandat, car il n’a jamais voulu la résoudre. Il a toujours à l’esprit de laisser cet héritage à son successeur qui aura à gérer des dossiers brûlants. L’opposition politique malienne savait que cela allait se produire. La paix qu’il voulait instaurer était concoctée avec des cadres de Bamako qui sont loin des réalités difficiles et complexes que vivent les populations locales et les combattants touareg issus des différentes rébellions.» Le chargé des relations extérieures ne met pas de gants pour accuser Bamako d’être à l’origine de cette situation chaotique en utilisant AQMI. «Cette organisation terroriste est devenue un allié de taille de l’armée malienne. Elle agit en toute quiétude dans un territoire dont les habitants ont été désarmés et exclus de toute initiative de développement», affirme ce cadre de l’ex-rébellion.

C’est pour cette raison, dit-il, «que les anciens chefs du mouvement, à leur tête Brahim Ag Bahanga, ont décidé de réunir tous les jeunes de la région et ceux qui sont à l’étranger, pour se concerter et asseoir une stratégie commune afin de mieux réinvestir l’espace pour une paix durable dans la région». Cette concertation a permis à quelques centaines d’anciens combattants touareg de réorganiser les rangs et de mettre en place de nouvelles bases, en préparation à une éventuelle reprise des armes dans les semaines qui suivent le Ramadhan.

La chute du président libyen, Mouammar El Gueddafi et les événements qui secouent la Libye ont, selon les cadres du mouvement, «été d’un grand apport». Pour Hama Ag Sid Ahmed, «c’est une grande opportunité qui a permis aux Touareg d’avoir une vraie feuille de route politique et militaire, mais aussi de reformuler leurs revendications sans contrainte. La mort de Ag Bahanga va les renforcer dans leur détermination à aller jusqu’au bout». En clair, la région du nord du Mali, située au flanc sud de l’Algérie, est aujourd’hui sur un volcan. La disparition de Ag Bahanga ouvre la voie aux scénarios les plus pessimistes et risque, avec la prolifération des armes en Libye, de plonger toute la région dans le chaos.
 

Communiqué Mouvement Touareg Nord-Mali :

 

Le 28 Août 2011


Un des piliers de la communauté touareg du Nord-Mali vient de nous quitter.
Ibrahim Ag Bahanga a trouvé la mort dans un accident tragique survenu dans l’après-midi du 26 août 2011 à quelques kilomètres de sa base, Tinassalak.


Il a été inhumé le 27 août 2011 dans sa base. Les causes réelles de cet accident tragique seront connues dans les prochaines semaines.
Nous pleurons la mort d’un enfant touareg qui a toujours résisté et gardé la tête haute pour rétablir la dignité de sa communauté touareg dans sa région.


Il nous quitte mais son esprit restera.
Aujourd’hui, toute la communauté des Touareg souffre profondément de cette disparition qui laissera un grand vide dans la région.
Mais son combat n’est pas terminé.
Tous ceux qui l’ont accompagné dans les moments difficiles où il a lutté pour apporter un avenir meilleur aux populations de cette région poursuivront son combat.


Ils assumeront leurs responsabilités pour mettre en place une justice sociale et politique dans la région.
Les combattants touareg, la coordination des jeunes cadres touareg continueront à lutter pour que ses sacrifices et les sacrifices de ceux qui l’ont accompagné ne soient pas vains.


Hama Ag Sid Ahmed, porte-parole, chargé des relations extérieures du mouvement

 

Salima Tlemçani

 

 

 

Brahim Ag Bahanga. Chef des Touareg du Nord-Mali

«AQMI s’est bien équipée grâce au Mali et certains Etats occidentaux»

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le 29.08.11 | 01h00 

Contacté vendredi dernier, quelques heures avant sa mort, Brahim Ag Bahanga, leader du mouvement touareg du Nord-Malie, avait accepté de nous accorder un entretien portant sur la situation explosive que vit la région. Coordonnée avec son porte-parole, Bilal Ag Sherif, l’interview lève le voile sur les relations de son mouvement avec El Gueddafi et l’avenir incertain du nord du Mali.
 

- Des rumeurs font état de la présence de Touareg maliens dans les rangs des forces loyalistes de Mouammar El Gueddafi. Qu’en est-il au juste ?
 

Il faut se rappeler qu’un nombre important de gens a acquis la nationalité libyenne, dès la fin de la rébellion de 1990. Le guide libyen ne voulait pas que les Touareg reviennent chez eux et grossissent la rébellion. Il a accordé la nationalité libyenne à tous ceux qui voulaient intégrer les rangs de son armée. Parmi eux, il y a quelques centaines de Touareg. L’objectif était qu’il puisse les utiliser à des fins hostiles au devenir de la communauté. Lors de l’insurrection libyenne, quelques centaines de Touareg maliens ont déserté les rangs, d’autres ont rejoint la rébellion libyenne, beaucoup sont revenus dans le nord du Mali et quelques centaines sont restées dans l’armée loyaliste. Les téléphones portables de ces derniers ont été confisqués. Ils ne peuvent plus communiquer avec le monde extérieur ni entrer en contact avec personne. Ils ne savent pas ce qui se passe autour d’eux. Selon les informations que nous avons obtenues auprès de nos compatriotes, ceux qui tentent de fuir sont immédiatement exécutés. Nous les considérons comme séquestrés. Nous savons qu’El Gueddafi recrutait des enfants âgés entre 15 et 18 ans et dès le début de la révolution en Libye, il leur faisait croire qu’ils allaient faire une formation et non pas la guerre. Une fois sur le terrain, c’était le contraire qui se passait. Il les a fait massacrer à Misrata. Ces enfants ne savaient même pas utiliser des armes et ils ne les ont d’ailleurs jamais utilisées. El Gueddafi a commis un crime en les enrôlant de force et en exécutant ceux qui tentaient de fuir. Les Touareg ont toujours souhaité qu’El Gueddafi parte de la Libye, parce qu’il a toujours tenté de les exploiter sans aucune contrepartie. Ses alliés sont ceux qui passent leur temps à faire du mal à la région. Il le faisait discrètement, mais très méchamment. Ses plus nombreux alliés se comptent parmi les Etats opposés aux Touareg, ceux qui ne veulent pas que ces derniers aient des revendications politiques. En résumé, pour El Gueddafi, les Touareg ne doivent pas exister comme une identité. Pour arriver à ses fins, il a déboursé un argent fou pour acheter le silence de plusieurs politiques touareg, des cadres et même des femmes et des enfants. Son but, faire en sorte que la communauté se taise à tout jamais. Nous avons été témoins de toutes ces manigances.


Il est important de préciser que les Touareg nord-maliens ne sont pas partis grossir les rangs du dictateur libyen. Aucun, à notre connaissance, n’a été le soutenir. Nous ne parlons pas des gens de Bamako qui ont reçu de grosses enveloppes financières, remises en main propre par le chef de cabinet du guide libyen afin d’organiser l’acheminement de mercenaires depuis Bamako jusqu’en Libye. Mais les Touareg du Nord malien ne sont pas concernés. Ils étaient occupés à réorganiser les rangs de leur mouvement. La chute d’El Gueddafi a donné un nouveau souffle à l’organisation, qui se voit ainsi libérée des pressions et des menaces qui pesaient sur ses cadres dirigeants et sa base. Nos jeunes n’ont pas bougé. Tous ont milité, chacun à sa façon pour le départ d’El Gueddafi, parce qu’ils le connaissent assez bien et maîtrisent la politique de son pays.


- De nombreux touareg maliens, présents en Libye, sont retournés au nord du pays dotés d’un lourd armement. Quel est votre avis ?


C’est vrai que plusieurs familles sont revenues, surtout celles de la région de Tombouctou, depuis la révolution libyenne. Elles n’ont pas été accueillies par les autorités maliennes. C’est toujours la solidarité targuie qui leur a permis d’être prises en charge. On parle effectivement de petits groupes qui sont revenus avec des armes. Certains ont retrouvé leurs familles qu’ils n’ont pas vues depuis plusieurs années. Depuis le début de l’insurrection populaire, tous les jours il y a quelques personnes qui désertent l’armée libyenne. D’autres rumeurs parlent de petits groupes revenus avec des armes individuelles. Ceux qui parlent d’un grand retour des Touareg armés exagèrent. Ce qui est vrai, la rébellion en Libye constitue pour les Touareg une occasion de revenir chez eux et de demander des comptes à l’Etat malien, qui s’est toujours rangé du côté de la Libye contre sa population du Nord.



- Quel impact peut avoir la disparition d’El Gueddafi sur le devenir du mouvement touareg malien ?


La disparition d’El Gueddafi est une bonne nouvelle pour l’ensemble des Touareg de la région. Les objectifs du colonel ont toujours été à l’opposé de nos aspirations. Nous n’avons jamais eu d’objectifs identiques, c’est plutôt le contraire. Il a de tout temps tenté d’utiliser les Touareg à ses fins et au détriment de la communauté. Son départ de la Libye ouvre la voie à un avenir meilleur et permet de progresser dans nos revendications politiques. Nous pouvons mieux se faire comprendre sur le continent et avec les autres pays occidentaux. El Gueddafi faisait barrage à toutes les solutions de la question targuie. Il a alimenté des divisions internes pour faire en sorte que les animateurs ne puissent pas s’entendre sur un minimum. Maintenant qu’il est parti, nous pouvons aller de l’avant dans notre lutte. Même durant sa chute, il continue à salir notre communauté en faisant croire qu’il a son soutien, mais la réalité est tout autre sur le terrain.


- La situation au nord du Mali inquiète à plus d’un titre, notamment depuis que AQMI en a fait sa zone de prédilection. Comment un tel constat peut-il être possible dans un territoire qui appartient aux Touareg ?


C’est vrai que cette région est un territoire targui. Mais la politique de certains Etats a fait en sorte que les Touareg n’aient plus une emprise sur leur territoire. Lors des affrontements de janvier 2010, entre l’armée malienne, sa milice et le mouvement touareg, tout a été fait pour que les groupes AQMI viennent s’installer dans la région avec le feu vert de Bamako. Cela fait plus de 50 ans que les Touareg sont opprimés dans leur région. L’Etat malien fait toujours en sorte qu’aucune stabilité politique ou économique ne soit instaurée. Ce qui nuit terriblement à l’image de notre communauté. C’est l’Etat malien qui a permis à ce que des terroristes prennent refuge au nord du Mali, et de surcroît non loin des casernes. Les deux se sont entendu pour nous chasser de nos terres. Les Touareg savent qu’ils sont sur leur territoire et qu’ils doivent le nettoyer pour y vivre. Mais reconnaissons-le, avec quels moyens allons-nous mener cette guerre ? AQMI s’est équipée grâce au Mali et à certains pays occidentaux. C’est avec l’autorisation de Bamako que les otages sont enlevés et c’est toujours avec sa bénédiction qu’ils sont dirigés vers le nord du Mali, pour y être cachés et protégés. Ils seront par la suite achetés par les Etats occidentaux qui acceptent de payer de fortes rançons, tout en sachant que cet argent va financer AQMI et ses prestataires de services, ces intermédiaires privilégiés de Bamako. Le repli des terroristes en territoire malien n’a pu se faire que grâce à la complicité de l’armée malienne et ceux qui la commandent.  Depuis trois jours, dans le cadre de la formation américano-malienne à Kidal, les militaires maliens bombardent, avec des hélicoptères et des avions, des rochers situés à 2 km de la ville de Kidal. Ils terrorisent les enfants et les femmes au lieu d’aller tester leurs armes là où se trouvent les bases terroristes qu’ils connaissent pourtant bien. Les Touareg sont devenus la cible privilégiée des terroristes d’AQMI, qui campent près des casernes et qui détiennent les otages occidentaux. Nos imams militent et sensibilisent  nos jeunes et les familles contre cette religion d’intolérance prônée par les salafistes, et qui est en totale contradiction avec notre pratique religieuse. En réalité, sur le plan idéologique, les salafistes n’ont aucune emprise sur les Touareg. Nous nous défendons avec nos maigres moyens et nous envisageons un jour proche demander des comptes au pouvoir de Bamako. Nous nous organisons et nous sommes sur la bonne voie.



- Est-il vrai que vous vous préparez à reprendre les armes dans les semaines à venir ?


Nous sommes dans la phase de sensibilisation et de réorganisation. Beaucoup de jeunes veulent des réponses concrètes et immédiates. Ils s’impatientent. Nous travaillons sur nos revendications et sur nos erreurs. Ensuite, il faut passer à l’étape la plus difficile. Celle d’amener Bamako à les prendre en compte, même si c’est par la force des armes.

Salima Tlemçani
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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 00:31

 

   

 

 

 

 

 

 

Source: L'Expression

MOHAMMED VI «ENTERRE» EL GUEDDAFI

Le Maroc diabolise Alger

Par L'heure est à la lune de miel entre le trône marocain et le CNT L'heure est à la lune de miel entre le trône marocain et le CNT

En reconnaissant la légitimité de l'organe politique des insurgés libyens, Rabat compte faire d'une pierre deux coups....

  

 L'agence de presse officielle marocaine MAP rapporte, selon l'Expression, ces propos entre autres :

«Dans les locaux de la chancellerie algérienne (l'ambassade algérienne à Tripoli attaquée dans la nuit du 21 au 22 août), les combattants anti-El Gueddafi auraient trouvé des documents particulièrement compromettants pour Alger, révélant un soutien massif au colonel El Gueddafi»....

.
«Des milliers de partisans d'El Gueddafi ont été arrêtés, parmi lesquels des centaines de mercenaires africains et '556'' mercenaires du Front Polisario, qui lutte face au Maroc pour l'indépendance du Sahara occidental»....

 

 Le CNT, souligne... que, mis à part les «556 éléments arrêtés», d'autres mercenaires du Polisario auraient été tués dans les combats ou bien se seraient évanouis dans la nature à la faveur de la confusion générale qui a suivi l'effondrement du régime».


Mohammed VI a dépêché son ministre des Affaires étrangères, Taieb Fassi Fihri à Benghazi pour une reconnaissance de facto du CNT et surtout pour célébrer «l'enterrement» de Mouamar El Gueddafi.

 

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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 00:20

 

 

Actualité (Dimanche 28 Août 2011)

 

L’attentat contre l’académie interarmes de Cherchell a fait 18 morts et 20 blessés
Le Ramadhan le plus sanglant depuis 10 ans
Par : Farid Belgacem

 

 

La grande majorité des attentats a été enregistrée en Kabylie, dont Tizi Ouzou et Boumerdès. Avec un bilan aussi macabre, les Algériens ont renoué avec le deuil et la sinistrose.

Le Ramadhan 2011 restera dans les annales au vu des nouveaux indices sécuritaires. La multiplication remarquable des attentats spectaculaires laisse penser a priori que les groupes armés se sont redéployés. Ainsi, et après une légère accalmie constatée notamment en juin, les terroristes ont signé leur retour en force dès le 4 juillet en Kabylie, avant d’ensanglanter toute la région, de Boumerdès à Azeffoun, en passant par Tigzirt, Dellys, les Issers, Bordj Menaïel Maâtkas, Azazga et Bouira.
Viendra ensuite le mois de carême où les groupes armés passent aux procédés les plus meurtriers, à savoir les attentats à la bombe et les attentats kamikazes à proximité de casernes, de cantonnements de gardes communaux et de commissariats de police. Mieux, les sbires de la branche d’Al-Qaïda au Maghreb sont passés à un mode opératoire ciblant les personnes, y compris celles qui ne sont plus au front de la lutte antiterroriste. Mais devant un décompte des plus macabres, le Ramadhan 2011 demeure le plus sanglant et nous rappelle les années 1990 quand la sinistrose avait pris le dessus chez la population.
Le double attentat kamikaze perpétré vendredi à l’École interarmes de Cherchell (Tipasa), à lui seul, a fait 18 morts et des dizaines de blessés. La veille, ce sont deux policiers et un militaire qui ont été tués dans deux attentats distincts à Bordj Bou-Arréridj. Les deux policiers étaient en faction devant une mosquée de la ville à l'heure des tarawih, lorsque des criminels circulant à bord de deux véhicules les ont mitraillés, les tuant sur le coup.
Un militaire a été tué et deux autres ont été blessés le même jour par l'explosion d'une bombe au passage d'un convoi de l'armée dans la zone montagneuse de Taouarga, près de Boumerdès. Ciblée mais pas atteinte, la capitale a échappé à plusieurs attentats durant ce mois sacré. En effet, les services de sécurité avaient intercepté et abattu deux kamikazes, à Thénia (Boumerdès), qui s’apprêtaient à rallier Alger pour commettre leur sale besogne.
Les groupes armés, qui ont multiplié depuis le début du Ramadhan les attentats spectaculaires, avaient assassiné, le 19 août dernier, trois civils alors que deux autres citoyens avaient été blessés à Maâtkas, à Tizi Ouzou, lors d'un accrochage avec des terroristes venus kidnapper un habitant de ce village. Cinq jours auparavant, Tizi Ouzou a été le théâtre d'un attentat-suicide contre un commissariat de police situé au centre-ville des Genêts. Un attentat, rappelle-t-on, revendiqué par la branche d'Al-Qaïda (Aqmi), et qui avait fait 33 blessés, dont deux Chinois.
La riposte des services de sécurité a été immédiate. Trois terroristes seront abattus dans la région de Boumerdès dans une embuscade tendue par les forces de sécurité dans la zone de Bouidal, près d'Amal. Des armes et des munitions ont été récupérées à l'issue de cette opération déclenchée sur la base de renseignements fournis aux forces de sécurité. Deux autres terroristes seront également éliminés dans une autre embuscade dans la même zone. Les gendarmes avaient récupéré deux kalachnikovs et des munitions.
Entre-temps, un autre groupe armé s’en est pris au chauffeur du chef de sûreté de daïra de Béni Douala, à Tizi Ouzou, et un transporteur de voyageurs de la même région. Mortellement touchées, les deux victimes ont succombé à leurs blessures quelque temps après leur admission au CHU de la ville des Genêts. Le chef de la sûreté de daïra s’en est sorti indemne. Suite à quoi, les éléments dudit groupe terroriste, seront accrochés, le lendemain, au centre-ville de Béni Douala, par des policiers qui ont intercepté leur véhicule. Un citoyen a été blessé lors de cet accrochage. La nuit même, trois terroristes seront abattus à Boumerdès alors que trois citoyens seront lâchement assassinés dans la même localité quelques jours plus tard. Le bilan s’alourdira davantage avec les attentats ciblés contre des individus, notamment les policiers en faction et les GLD.
Au moins vingt-cinq morts ont été enregistrés, notamment à Chlef, Sidi Bel-Abbès, Si Mustapha (Boumerdès), Kadiria (Bouira) et Béni K’sila (Béjaïa). Cela, sans compter les fausses alertes à la bombe signalées çà et là, notamment dans la région de Bouira, où la psychose a atteint son summum. D’autres attaques et incursions terroristes ont également eu lieu à Tizi Ouzou et Boumerdès, leur bilan total s’élevant à une dizaine de morts et une vingtaine de blessés.

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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 00:15

 

Liberté

 

Actualité (Dimanche 28 Août 2011)

 

Conférence de Cheikh Bentounes au siège d’“Algérie News”
Le niet du soufi à la théocratie
Par : Salim Koudil

 

Voir et entendre un soufi est toujours une expérience pleine de leçons. Cela s’est confirmé encore une fois avant-hier soir, au siège du quotidien Algérie News, à Alger, à l’occasion de la conférence-débat qu’a animée le cheikh Khaled Bentounes, chef de la Tariqa Alawiya, autour du thème “Soufisme et révolutions arabes”. Abordant les évènements qui se sont déroulés en Tunisie et en Égypte, le conférencier a rappelé qu’il s’agissait d’une volonté populaire qui s’était exprimée. En revanche, il fait la différence entre ces deux pays et ce qui se passe en Libye. Tout en s’abstenant de faire des critiques directes ou claires, il a néanmoins soulevé la violence utilisée et l’intervention de l’Otan. Il se contentera d’afficher son espoir de voir les Libyens arriver à régler leurs problèmes et à assurer l’unité de leur nation. Ce sujet a, d’ailleurs, suscité une certaine effervescence dans la salle. Une femme dans le nombreux public présent, qui affirme avoir visité la Libye, a fait une intervention plus remarquée que remarquable, même si elle a touché à des aspects “intéressants”. Elle a ainsi déclaré que Kadhafi avait “réduit au silence” les sensibilités soufies, et aurait même déterré des saints patrons de leurs tombes. Elle affirma également qu’elle espérait que les Senoussi reviennent au pouvoir en Libye. Une brèche à travers laquelle on aurait vu cheikh Bentounes en profiter. Il faut rappeler, à ce sujet, que pour prendre le pouvoir, Kadhafi avait déposé, en 1969, le roi Senoussi qui appartenait à une confrérie (qui porte le même nom) dont l’origine est de l’Ouest algérien, exactement de Mostaganem, soit la même ville de la Tariqa Alawiya. Toutefois, le cheikh ne semblait pas vouloir entrer sur ce “terrain”, se contentant d’appeler à la paix et de ne pas rentrer dans la fitna.
Les systèmes politiques ont été aussi “approchés” dans l’analyse de cheikh Bentounes. Il a tenu ainsi à affirmer que les soufis sont pour un pouvoir civil, que ce soit en Algérie, en Égypte ou en Tunisie en affichant son refus d’une théocratie. Dans son approche, il ajoutera qu’“il n y a pas d’État islamique, et il n’y a pas eu d’État islamique dans le sens de l’État qu’on comprend aujourd’hui”. Pour le chef de la tariqa Alawiya, l’islam politique est “juste un moyen comme un autre” pour ceux dont le but est le pouvoir, en ajoutant que dans ce cas “la religion est utilisée comme un cheval de Troie”. Il ira même jusqu’à donner (presque) raison à Karl Marx et son expression : “La religion est l’opium des peuples”, tout en rappelant, avec ironie, que même le communisme a voulu jouer le même rôle.
Pour les exemples “intéressants”, le conférencier n’a pas caché une certaine admiration pour le modèle turc. “C’est un pays en pleine expansion, qui a un système démocratique et dont le parti au pouvoir est de sensibilité musulmane.” 
N’omettant pas l’un des aspects singuliers des soufis, cheikh Bentounes est revenu sur le message universel de l’islam, en le mettant au temps présent. Il notera : “l’Occident nous a menés vers une crise de sens”, et qu’il est donc temps de “ne pas être des imitateurs, mais des moujtahidine en nous inspirant de la véritable philosophie islamique”. Il en profitera pour lancer un appel, aux jeunes et moins jeunes : “donnons de nouvelles espérances, soyons les promoteurs d’une nouvelle vision du monde.”

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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 22:19

 

Source: Setif info

 

vendredi 26 août 2011 | Ammar Koroghli

 

 

« L’intellectuel arabe se laisse emprisonner dans l’antinomie stérile : se moderniser, c’est se trahir ; rester fidèle à soi, c’est mourir à l’histoire » (Abdallah Laroui).

Du point de vue de l’anthropologie politique, l’Islam peut être observé comme une révolution. De fait, il est apparu pour mettre fin à une époque où les rivalités tribales transformaient la société en une arène de combat où l’emportait la morale de l’intérêt sur l’éthique de la justice.

Ainsi, selon l’historiographie musulmane, la Mecque était gouvernée par une oligarchie de marchands, ce qui atteste d’évidence du caractère mercantile des schèmes mentaux d’alors tournés vers le lucre. La péninsule arabique vivait dans un état barbare ou naturel, pour reprendre le mot d’Ibn Khaldoun ; dans ce contexte, l’avènement de l’Etat repose sur la force et l’esprit de clan (la Açabya). Ainsi, pour Abdallah Laroui (« Islam et modernité »), l’idée essentielle d’Ibn Khaldoun, c’est que les entités politiques qui se sont succédé en terre d’Islam - de l’Inde jusqu’à l’Andalousie - contiennent, à des degrés divers, trois éléments : le pouvoir naturel, brut ; la politique rationnelle créatrice d’ordre et de justice ; le califat, c’est-à-dire l’héritage d’une partie de l’inspiration prophétique.

Or, selon la logique de l’analyse khaldounienne, l’idéal éthique islamique exige un miracle comparable ayant eu lieu durant la vie du Prophète et qui a préfiguré la cité idéale, objet de toutes les sollicitudes des musulmans jusqu’à ce jour, car à cette utopie succéda une autocratie coupable de tous les maux à leurs yeux. En réalité, les conflits dominent l’histoire islamique ; la grande discorde (el-fitna el-kobra) en est la plus tristement célèbre, trois des quatre califes succédant au Prophète Mohammed (S) furent assassinés. Le pouvoir fut au centre des préoccupations des tribus intéressées par ces conflits, délaissant le champ de la pensée, notamment en matière de droit public pouvant servir de fondement à une théorie politique (voire à une théorie générale du pouvoir).

Nous aurions aujourd’hui une pensée politique d’où auraient été expurgées l’arrogance du verbiage et la violence physique comme préalables sine qua non en vue d’une renaissance culturelle reposant sur une volonté politique réelle d’émancipation moderne de la cité. En ce sens, les régimes politiques et les systèmes économiques doivent répondre aux besoins des citoyens électeurs. Dans cette perspective, dans « L’Islam politique », Mohamed Saïd El-Achmaoui pense que le gouvernement islamique est une revendication due aux causes suivantes : « l’histoire du colonialisme, la fondation du Pakistan, la création de l’Etat d’Israël, les régimes militaires et semi-militaires, la corruption, le déclin de l’Occident, la richesse pétrolière, les frustrations dues à la technologie, le désordre croissant du système international, la morale sexuelle, l’instauration de l’imamat en Iran ».
Dans l’historiographie musulmane, le califat fut le mode de gouvernement adopté : à l’Imam le leadership religieux et politique. Pourtant, au regard du Fiqh, le Coran et la Sunna laissent le libre choix aux musulmans du système politique au sens d’organisation sociale (Oua amroukoum choura baynakoum). Et la fascination pour la gloire du passé ne doit pas déboucher sur une sublimation de la cité idéale, tant il est vrai que l’Histoire nous révèle que les musulmans d’Espagne andalouse ne dédaignaient pas les plaisirs de ce bas-monde. Etait-ce là un comportement immoral au regard de l’éthique islamique au sens du Coran et de la Sunna ? Aussi, plutôt que de s’aliéner aux aspects formels de l’Islam, il serait sans doute profitable de se référer à EI ijtihad (l’effort intellectuel) appliqué au politique, en faisant appel à El aql (la raison) et El qyas (la logique). Le Coran est explicite : « Dieu ne modifie rien en un pays avant que celui-ci ne change ce qui est en lui » (XIII, 11). Ainsi, si le pouvoir religieux émane de Dieu, le pouvoir politique relève de la volonté de l’homme dans sa tentative d’organiser la cité, donc de la société civile qui s’appuie sur le Fiqh (Droit positif).

Comme l’observe El-Achmaoui : « Sur les six mille versets coraniques, deux cents seulement comportent une dimension juridique, soit un trentième du Coran environ... Cela montre que le principal objet du Coran est d’ordre moral ». En matière civile, le Coran compte un verset ayant valeur normative (II, 275 : « Dieu a permis la vente et interdit l’usure »). En matière procédurale, le Coran comprend un verset relatif à l’authentification des reconnaissances de dettes (II, 282 : « O vous qui croyez, écrivez la dette que vous contractez et qui est payable à une échéance déterminée »). Relativement au statut personnel, toutes les dispositions concernent le mariage, le divorce et les successions. En matière pénale, les peines coraniques (houdoud) sont l’amputation de la main pour le vol ; quatre-vingt coups de fouets concernent le délit de fornication ; cent coups de fouet pour l’adultère ; le bannissement ou la détention pour brigandage.

Quant aux peines inhérentes à l’apostasie et l’absorption de boisson alcoolisée, la première se fonde sur deux hadiths et la seconde a été posée par l’Imam Ali Abi Taleb. En ce qui concerne l’homicide, il est prescrit le talion (II, 178). Toutefois, la loi du talion n’est pas applicable si la victime (ou ses ayants cause) pardonne au coupable, que ce dernier ait ou non versé une diya (compensation pécuniaire). La doctrine musulmane a inventé une autre peine - le ta’zir - en vertu de laquelle l’autorité publique peut incriminer tout acte jugé préjudiciable à la sécurité publique, aux droits des personnes, à leurs biens ou à leur honneur ; si c’est nécessaire, la peine capitale est requise.
Toutefois, le prophète Mohamed (S) n’a pas manqué de dire : « Efforcez-vous d’être cléments les uns envers les autres dans l’application des châtiments coraniques ». Dans cette optique, seule la raison (a fortiori, celle critique) est à même de féconder une analyse et une pratique de nature à expurger tout esprit radicalisant, générateur du couple violence/résistance comme il a été donné à chacun de nous de l’observer en Algérie même. Cette dualité s’articule autour de ces deux concepts qui obèrent sérieusement le développement politique dans les pays musulmans. En effet, c’est l’insuffisance de structuration institutionnelle et mentale qui a ouvert le jeu politique à d’autres sphères que les partis politiques (ainsi l’école, l’université et la famille dont les statuts ont été dévoyés par le prisme déformant du dogme absolu que d’aucuns désignent sous le vocable d’« intégrisme ») alors que le champ politique devait être circonscrit à la sphère classique du pouvoir (exécutif, législatif, judiciaire).

Islamisme ou cité idéale

En Algérie, le mimétisme -qui plus est sans discernement- a sérieusement entamé la crédibilité des animateurs politiques. Dès lors qu’ils n’ont plus été en mesure d’« acheter » la paix sociale au vu des ressources de l’Etat qui fondaient d’année en année, ceux-ci ont été de plus en plus interpellés. Aussi, la question de la démocratie mérite d’être posée, sous réserve d’opérer un rappel historique au terme duquel il apparaît que le califat -en tant que mode de gouvernement- s’est finalement transformé en autocratie chez les Omeyyades comme chez les Abbassides. L’édification de l’Etat a reposé sur la Açabya (l’esprit de clan), comme l’avait observé Ibn Khaldoun en son temps.
En effet, quand on admet que le moteur de l’évolution historique est constitué par la genèse de l’autorité politique en tant que moyen d’organisation de la cité (cf. les analyses d’Ibn Rochd et d’Ibn Baja par exemple), force est d’admettre que l’Etat idéal -Makarim el-Akhlaq- s’offre à l’analyse critique. Cet idéal qui n’a existé que durant la vie du Prophète est assimilé à du « patrimonialisme » défini ainsi : « Le leader possède tout, il exige la soumission de tous, l’armée est la base de la puissance de ce leader ». Il est possible de dire qu’en Algérie, nous sommes dans ce cas d’espèce. Voilà pourquoi d’aucuns estiment qu’aujourd’hui on est face à un néo-Islam qui est plus une idéologie politico-sociale qu’une théologie ou une pratique sociale, étant précisé qu’une partie de l’élite s’identifie aux solutions préconisées par cette idéologie qui serait à la base de ce qu’il a été convenu d’appeler « l’islamisme ».
Le terme d’islamisme correspond à celui, en langue arabe, d’el-islamyia (d’où el islamyioune, les islamistes). Né dans l’aire musulmane contemporaine, il a été élevé au rang de concept pour analyser la volonté mise en mouvement pour s’affranchir des systèmes de pensée dominants (notamment le libéralisme et le socialisme). L’ « intégrisme », quant à lui, semble se caractériser principalement par la recherche du respect intransigeant de la tradition ; il concerne la minorité politiquement agissante sur la scène par le biais de la violence. Le vocable de fondamentalisme peut être défini comme étant un réformisme visant le retour aux sources à concilier avec la modernité ; il met l’accent sur l’échec de l’occidentalisation et prône le rejet de la laïcité. Ainsi, par commodité sémantique, le terme d’islamisme semble correspondre le plus au phénomène de la réémergence de l’Islam dans l’arène politique.
Au-delà de l’aspect purement spirituel, il exprime la détermination à mettre en œuvre un projet politique avec le texte coranique comme infrastructure intellectuelle. Ce, d’autant plus que le nombre de Musulmans à travers le monde (plus d’un milliard, du Maroc à l’Ouest à l’Indonésie à l’Est et du Kazakhstan au nord au Sénégal au Sud) constitue une donne non négligeable (la démographie étant recensée comme un élément de puissance et se conjugue à l’élément géostratégique, les Musulmans étant répartis sur l’ensemble des continents). D’un point de vue politique et idéologique, l’islamisme rejette la rupture d’avec le sacré et la modernité conçue comme un facteur exogène au corps musulman comme au corpus théologique.
D’évidence, le ressentiment des Musulmans est historiquement justifié devant l’arrogance d’une partie de l’Occident face à « l’homme malade » que fut l’Empire ottoman. En effet, les Musulmans colonisés ont été relégués à la périphérie des principes fondateurs de la démocratie contemporaine, mais il est vrai que l’attitude de rejet ne permet pas un dialogue fécond. En Algérie, centre trente deux années d’occupation coloniale n’ont pas permis d’édifier cette démocratie. Pourtant, d’aucuns ont pu observer que : « Pendant plus d’un millier d’années, l’Islam a fourni le seul corpus universellement acceptable de règles et de principes devant régir la sphère publique et la vie sociale » (Bernard Lewis « L’Islam en crise » pour qui « L’islam fut la civilisation la plus brillante grâce à ses grands et puissants royaumes, à son industrie et à son commerce florissants, à son originalité et à son inventivité dans les sciences et les lettres »).
Intégrant dans sa doctrine la vision qui consiste à reconquérir un passé prestigieux, l’islamisme est devenu davantage une idéologie de combat que la recherche de l’édification de la cité idéale. Pour Laroui, ce néo-Islam est « le reflet de la crise historique que vit la société arabe sans en être à aucun moment la solution ». Dans ces conditions, une question substantielle se fait jour : comment réfléchir à une synthèse entre tradition et modernité par le moyen d’une pensée à base d’analyse critique ? Comment faire l’économie de la violence comme tentative de résolution de la question du pouvoir ? Comment analyser le substrat intellectuel et spirituel de l’Islam, notamment au Maghreb ?
S’il appert que la recherche de l’identité culturelle, intellectuelle et spirituelle semble être à l’origine de la radicalisation de l’islamisme, force est d’observer que la marginalisation sociale et économique par les régimes politiques des pays musulmans issus des indépendances confine les citoyens au statut d’un nouvel « indigénat » qui ne veut pas dire son nom. Les frustrations accumulées par les populations juvéniles, rongées notamment par la drogue et la harga, les appétits voraces des gérontocraties militaro-bureaucratisées et alliées aux bourgeoisies mercantiles locales et exogènes figurent, entre autres, parmi les causes ayant engendré des mentalités propices à la réception d’idées situées aux antipodes de tout développement politique qui serait à même d’aboutir à un autre âge d’or.
C’est dans ce contexte que l’islamisme préconise pour les pays musulmans une « réislamisation » de la société et des institutions avec une moralisation de la vie publique. Ainsi, parmi les éléments explicatifs de cet état d’esprit figure la corruption secrétée en Algérie par le système politique bureaucratisé, ce système ayant entraîné des inégalités importantes dans la répartition du revenu national dont l’essentiel provient de la rente des hydrocarbures. En effet, dès lors que l’on admet l’échec de leurs politiques économiques, il n’y a plus matière à étonnement ; ce d’autant plus que la société civile et ses intellectuels ont été largement marginalisées. D’où sans doute l’apparition d’un tissu d’associations caritatives plaidant pour un ordre éthique s’inspirant de la seule morale comme mode de répartition des richesses pour palier la carence flagrante de l’Etat.

C’est sans doute l’Ijtihad, l’effort intellectuel cher aux Musulmans, qui devrait permettre de nouveau l’accès à la Civilisation par l’appropriation de l’esprit scientifique. Pourrions-nous, en effet, nous affranchir de l’analyse critique de l’apport des pays les plus développés en la matière, ces derniers étant conçus comme un vaste laboratoire qui s’étend sur plusieurs continents ? De là, découle probablement la nécessité d’une synthèse comme moyen de dépassement des contradictions présentes pour le passage à l’Histoire car, comme le dit Laroui dans « Islam et Modernité » : « L’intellectuel arabe se laisse emprisonner dans l’antinomie stérile : se moderniser, c’est se trahir ; rester fidèle à soi, c’est mourir à l’histoire ».

Par Ammar Koroghli (Avocat – auteur Algérien)

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