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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 21:19

 

Source: Le Matin

 

A quoi sert une conférence sur le terrorisme sans la Libye ?

Par |

 

La surveillance du Sahel est de plus en plus problématique.

Cela fait des mois que l’Algérie ressasse de juste au demeurant que l’insurrection populaire en Libye allait permettre la circulation d’armes de guerre et surtout le réarmement des groupes terroristes. Aqmi se serait procuré des armes dans les stocks du « guide » chassé du pouvoir, selon plusieurs observateurs.

Soit, Mercredi et jeudi, l’Algérie organise une conférence internationale sur le développement et la lutte antiterroriste au Sahel, L’objectif pour les participants ? Créer une "synergie" entre les quatre pays du champ (Algérie-Mauritanie, Mali, Niger) et leurs partenaires extrarégionaux sur les plans politique, militaire et sécuritaire.

Et voilà que la Libye s’avère la grande absente de ce conclave. Raisonnablement, ce pays, eu égard justement à sa situation actuelle, est le premier concerné par le sujet de la sécurité dans l’espace du Sahel et au-delà. Personne ne peut le nier. Seulement, à Alger on préfère tourner la tête vers le sud. Le malaise est donc encore manifeste sur le sujet libyen.

Il est vrai qu’Alger a très mal géré le dossier libyen, si tant est que même le ministre français des Affaires étrangères a qualifié la position algérienne sur la question d’"ambiguë". Un euphémisme on ne peut plus diplomatique pour dire que l’Algérie a soutenu tacitement Kadhafi.

La conférence d’Alger qui a lieu actuellement pouvait constituer une belle opportunité pour reprendre langue avec le CNT en l’invitant à prendre part aux travaux. Alger et le bras politique des révolutionnaires libyens auraient discuté et désamorcé cette crise qui pourrit les relations déjà assez compliquée par le passé avec le tyran déchu. Non, ce n'est pas le cas.

De part son profondeur territoriale et son influence sur le Sahel, la Libye était tout indiquée pour être présente. Cependant, une question demeure : l’Algérie a-t-elle invité les représentants du CNT ? Celui-ci aurait-il refusé d'y prendre part ? Sinon comment expliquer l'absence de ce pays voisin ?

Outre les quatre pays du champ, 38 délégations représentant le système des Nations Unies, les partenaires bilatéraux, notamment les cinq pays membres du Conseil de sécurité, les bailleurs de fonds et les organisations régionales prendront part à cette conférence, en plus de l’Union européenne et d’autres puissances internationales. Sauf la Libye.

Le Maroc, connu pour être un pays où le trafic de drogue est important aurait pu également prendre part à la conférence. Mais là encore, la possible coopération pour combattre ce fléau est sacrifiée sur l’autel des relations tendues et chatouilleuses des deux pays.

Rien de concret ne sortira des palabres. A l'issue, l'Algérie aura dépensé de l'argent pour accueillir experts et diplomates pour redorer une image quelque peu floutée. Mais pour répondre à la question posée au début, cette rencontre ne sert a priori qu'à remettre en selle un pouvoir largué, dépassé par la formidable accélération de l'histoire.

Yacine K.

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 21:13

TSA

Samia Amine

 

Le CNT libyen ne lâche pas Alger. Les relations entre l'Algérie et la Libye « passent par des périodes de tensions », a déclaré ce jeudi 8 septembre à Tripoli le numéro deux du Conseil national de transition (CNT) libyen, Mahmoud Jibril. Les sujets de discorde entre le CNT et le gouvernement algérien ne manquent pas. L'accueil par l'Algérie, fin août, de la seconde femme du dictateur déchu Kadhafi ainsi que de ses trois enfants, Mohamed, Hannibal et Aïcha, a suscité de vives critiques de la part des nouvelles autorités libyennes. L’argument humanitaire avancé par Alger pour justifier cet accueil ne convainc pas le CNT. « Ils (les Algériens, NDR) ont justifié l'accueil de membres de la famille Kadhafi par des considérations humanitaires mais ont refusé sans justification d'accueillir des officiers libyens qui ont fait défection », a déclaré M. Jibril au cours d’une conférence de presse à l’occasion de sa première visite officielle dans la capitale libyenne depuis la chute de Kadhafi.
Les récentes déclarations du ministre des Affaires étrangères Mourad Medelci à Paris sur la reconnaissance du futur gouvernement libyen n’ont pas réussi à faire baisser la tension entre les deux parties. Le CNT poursuit ses attaques contre l’Algérie qui semble plus que jamais sur la défensive.
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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 20:46

El Watan

 

Il aura lieu à Azeffoun

Festival des arts et de la poésie

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le 08.09.11 | 01h00  8 poètes étrangers participent à  la deuxième édition de ce festival.

zoom | © D. R.

Cette manifestation culturelle regroupera 58 poètes. Elle sera également rehaussée par la présence de Théa-Marie Robert, messagère de la culture et de la paix à l’UNESCO.

La ville balnéaire d’Azeffoun, au nord-est de la wilaya de Tizi Ouzou, s’apprête à accueillir une manifestation culturelle d’envergure. Il s’agit du festival international des arts et de la poésie dont le coup d’envoi est prévu pour le 14 septembre en cours. Ce rendez vous sera rehaussé par la présence de plusieurs poètes francophones,  à l’image de Dominique Ottavi et Pedro Aledo, deux artistes qui viendront respectivement de la Corse et d’Espagne. Ce  festival organisé Sous le haut patronage de la daïra et de l’APC d’Azeffoun, et des associations culturelles Ivehrien, Ruzazus et Tigmin, regroupera ainsi 8 poètes étrangers et 50 algériens qui animeront, quatre jours durant,  le festival.

Plusieurs pays seront représentés lors de ce rendez-vous. On citera, à titre d’exemple,  l’Iran, la Tunisie, Equateur, France et la Canada. «Ce  rendez vous annuel imaginé et mis en œuvre par  Yvan TETELBOM, comédien – poète, créateur culturel en arts vivants et expositions, natif d’Azeffoun, revenant dans son pays natal pour transmettre avec ses amis artistes sa flamme poétique dans ce pays (Algérie) qui a tant donné pour les arts», nous a expliqué Lynda Hantour, responsable de la communication au sein du comité d’organisation qui précise également que «la clôture du festival des arts et de la poésie 2011 d’Azeffoun se tiendra au Centre culturel algérien de Paris, le jeudi 29 septembre 2011 en soirée avec  Saïd Hilmi qui sera comme invité d’honneur.

Cette soirée sera organisée en hommage à la poésie Kabylie, dans le cadre du 5ème festival international de la poésie à Paris». «Il faut noter que Monia Boulila, une poétesse tunisienne  qui s’exprime en arabe et en français  sera également présente à Azeffoun. Nous avons aussi la confirmation de Mehri Shah Hosseini d’Iran. Cette dernière s’exprime en persan langue différente de l’arabe mais Monia Boulila va déclamer  les vers Mehri Shah Hosseini en français», ajoute Lynda Hantour.

Notons aussi  la deuxième édition de ce rendez-vous culturel de l’ancien Port Geydon sera rehaussée, selon les organisateurs, par la présence de Théa-Marie Robert, messagère de la culture et de la paix à l’UNESCO. Cette femme dispose d’un parcours riche. Elle est, entre autres, membre fondatrice de la Société académique arts science lettre de Paris dont elle a reçu la médaille de vermeil en 2008. Rocio Duran-Barba, écrivain équatorienne, poète, romancière, journaliste et peintre, sera aussi l’hôte de la région d’Azeffoun.
Cette artiste a à son actif une vingtaine de livres publiés. En somme, Azeffoun, la région des artistes,  sera, quatre durant, un  carrefour des poètes francophone.     

Hafid Azzouzi
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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 20:24

L'Expression

FILM AMAZIGH

Invité d'honneur au Festival de Nabeul

Invité d'honneur au Festival de Nabeul

Le Festival du film amazigh marque à nouveau, en dehors de nos frontières, une autre visibilité pour le Cinéma national. Il est l'invité d'honneur de la 3e édition du Festival du film maghrébin de Nabeul- Cinéma d'exception - Tunisie (du 07 au 11 septembre 2011). Un Close-up spécial sera consacré au cinéma amazigh. Il sera animé par Si El Hachemi Assad, commissaire du Festival du film amazigh. Le cinéaste Dahmane Ouzid projettera son dernier long-métrage Es Saha pour la clôture du festival. D'autres activités sont inscrites au programme d'ailleurs très riche. Une table-ronde portera sur les perspectives de coproductions cinématographiques à l'échelle maghrébine. Ainsi, après un premier partenariat avec le Maroc, qui a vu la naissance d'un festival du film amazigh à Agadir, en étroite collaboration avec le Fcnafa et, suite à cet hommage particulier en Tunisie où, pour la première fois seront projetés de nombreux films amazighs algériens, marocains et libyens, on peut espérer qu'un jour, le film amazigh aura droit de cité dans tout le Grand Maghreb. Communiquer et affranchir l'autre dans un univers qui n'est pas forcément le sien: quelle belle mission!
L'image et le son favorisent le rapprochement des cultures et des univers différents tout en permettant aux citoyens du monde de constater que les différences entre les hommes ne sont pas énormes et que c'est plutôt dans certains détails que les particularités existent.
Ainsi, cinéma et amazighité s'unissent dans leur quête du meilleur moyen de faire surgir la vérité, avec ce moyen d'expression adéquat à même de répandre la chose exprimée à un plus large auditoire. Le Fcnafa souhaite un plein succès aux initiateurs de ce festival qui, malgré tous les aléas, ont tenu à être à l'heure au rendez-vous.

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 20:06

 

 

L'Expression

HADJ ET OMRA DANS DES CONDITIONS DÉSHONORANTES

Le cauchemar continue pour nos pèlerins

Par
Les candidats au Hadj font face, en plus des problèmes d'hébergement et d'organisation à, celui du transport
Les candidats au Hadj font face, en plus des problèmes d'hébergement et d'organisation à, celui du transport

La Omra tourne une nouvelle fois au cauchemar. Le problème au niveau des aéroports saoudiens plonge nos hadjis dans un grand désarroi.

Encore une fois, l'opération du pèlerinage tourne au scandale. Cette organisation confiée aux soins des agences privées de tourisme et de voyages s'avère être un vrai fiasco. Ces agences n'arrivent pas à assurer correctement le rôle et la mission pour lesquels elles ont été payées. Ainsi, les candidats au Hadj font face, en plus des problèmes d'hébergement et d'organisation qui se sont posés, à celui du transport. Pourtant, les agences de tourisme ont signé des cahiers des charges en bonne et due forme pour une bonne prise en charge des 120.000 candidats à la Omra cette année.
Malheureusement, l'inexpérience, le manque de professionnalisme et l'appât du gain facile caractérisent bon nombre d'entre elles lors de cette opération.
Conséquence: le pèlerinage tourne pour beaucoup au drame. En outre, plusieurs hadjis se trouvent dans un état de fatigue limite, du fait de la chaleur torride qui caractérise la péninsule arabique, de leur âge avancé, des maladies qui les affectent. Or, la délégation d'inspecteurs du ministère des Affaires religieuses et des Wakfs et de l'Office national du Hadj et de la Omra qui s'est rendu en Arabie Saoudite a révélé que 9 agences de voyages n'ont pas respecté les clauses inclues dans le cahier des charges, dont l'encadrement des milliers de pèlerins. Ce qui a poussé cheikh Berbera, directeur général de l'Office national du Hadj et de la Omra (Onho), à s'engager à afficher la liste des agences de voyages qui n'ont pas respecté les critères réglementaires pour organiser la Omra. Selon lui, «il est hors de question de recourir à elles dans le futur».
Les autorités saoudiennes via leur ministère du Hadj ont saisi le ministère algérien des Affaires religieuses et des Wakfs ainsi que l'Office national du Hadj et de la Omra à propos de l'attribution anormale des autorisations de Omra pour des personnes atteintes de maladies mentales ou souffrant de sérieux problèmes psychiques. Ce genre de scandale ne se serait pas produit si l'une des principales conditions posées pour l'inscription au Hadj ou à la Omra avait été respectée, à savoir présenter un certificat de bonne santé délivré en bonne et due forme par un médecin assermenté.
Du côté du ministère des Affaires religieuses et de l'Office national du Hadj et de la Omra, l'on tente de promettre que cette saison le pèlerinage sera accompli dans «de bonnes conditions». «Toutes les mesures ont été prises», affirment-ils. Difficile à croire vu les nombreux ratages qui ont toujours caractérisé les campagnes précédentes.
Par ailleurs, le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs a organisé une rencontre pour évaluer les préparatifs et étudier les orientations à donner pour la prochaine saison du Hadj: la mise à disposition des pèlerins de nouveaux autocars pour leur faciliter le déplacement vers les lieux de culte et des mesures qui ont été prises pour la réussite du Hadj 2011.
M. Ghlamallah a appelé les directeurs des affaires religieuses et des wakfs à dispenser des cours sur les rites du Hadj au profit des pèlerins et leur donner les orientations nécessaires, en coordination avec les autorités concernées et les différents médias nationaux et locaux. Jusque-là, il ne s'est agi que de promesses ressassées puisque chaque année le Hadj tourne au cauchemar pour des milliers d'Algériens. Chaque année, aussi, ce voyage de piété tourne au scandale car les personnes habilitées n'assument pas leurs responsabilités.

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 19:59

L'Expression

 

AGRICULTEURS DE BOUMERDÈS (Kabylie)

Les terroristes imposent la loi du racket

Par Cap Djinet, Ben Choud, Bordj Menaïel et Dellys, des localités de la wilaya de Boumerdès où les vergers sont nombreux, sont ciblées. Aujourd'hui, elles riment avec racket Cap Djinet, Ben Choud, Bordj Menaïel et Dellys, des localités de la wilaya de Boumerdès où les vergers sont nombreux, sont ciblées. Aujourd'hui, elles riment avec racket

Les populations des localités agricoles de Boumerdès vivent toujours sous la hantise du chantage des hordes terroristes. Elles sont rackettées ou alors menacées de mort.

Mercredi 28 août. C'était la veille de l'Aïd. Pour certains, cette fête religieuse est porteuse de joie et de bonheur. Mais pour d'autres, c'est le spectre du diktat des terroristes. Sous la menace des Kalachnikovs des terroristes, ils sont soumis à la loi du racket. Baghlia, Oueld Ouarth, Zaouïa, Cap Djinet, Ben Choud, Bordj Menaïel et Dellys, des localités de la wilaya de Boumerdès où les vergers sont nombreux, sont ciblées. Ces localités étaient pendant longtemps synonymes de terreur. Aujourd'hui, elles riment avec racket.
«Les groupes armés, sévissant sous la bannière de l'ex-Gspc, ne semblent pas près de renoncer à leur logique sanguinaire, notamment dans les wilayas de Boumerdès et Tizi Ouzou. Les populations de cette région vivent toujours sous la hantise de la violence terroriste. Elles sont rackettées et dépossédées de leurs biens», soutient A. Saïd, chef de file des groupes de patriotes dans la commune de Sidi Naâmane, une localité agricole limitrophe de la daïra de Baghlia.
«Il y a même des associations de malfaiteurs qui profitent de la situation tragique des citoyens pour les rançonner et racketter», ajoute ce patriote de la première heure. Saïd, la soixantaine bien entamée, témoigne qu'il est souvent sollicité par des agriculteurs victimes du chantage des hordes terroristes, lui demandant conseil et orientation pour leur échapper.

L'argent qui fait courir les terroristes
«Les saisons des récoltes constituent les pires moments pour les agriculteurs, qui sont dans le viseur des malfaiteurs et des groupes terroristes», a-t-il expliqué aigrement, avant de souligner que les pauvres fellahs risquent à chaque fois de voir leurs vergers détruits, quand ils n'ont pas été kidnappés et dans le pire des cas assassinés s'ils refusent de verser les dîmes exigées par leurs assaillants. Pour racketter leurs victimes, les terroristes se présentent au domicile ou dans les champs.
Certains cèdent sous la pression des groupes armés, d'autres non, selon Aâmi Saïd. «A l'époque, quand le terrorisme bombait le torse, les terroristes venaient pour collecter la djizia et la Zakat d'autant plus que la situation sécuritaire leur était favorable», raconte le patriote. Ce qui n'est pas, selon lui, le cas aujourd'hui, mais malgré cette amélioration, «l'inquiétude des paysans de cette région, pour ceux qui refusent de payer, est grande face aux risques de représailles allant du kidnapping jusqu'à la mort».
D'autres témoignages ont soutenu que les terroristes, en quête de rançon et de djizia, semblent bien renseignés même sur les bénéfices financiers réalisés par des fellahs après la commercialisation de leur récolte et ils n'hésitent pas à brandir les preuves de leurs propos.
Ainsi, selon des voix anonymes, il nous a été signalé que «des groupes armés harcèlent depuis quelques jours des propriétaires de surfaces agricoles situées dans la vallée du Sébaou, coincées entre Tizi Ouzou et Boumerdès, en fixant carrément le montant de cet impôt de captation».
Ces pratiques, de l'avis de nombreux fellahs s'exprimant sous le sceau de l'anonymat, étaient courantes durant la fin des années 1990 surtout à l'ouest de la wilaya de Boumerdès où sont concentrés des vignobles et autres vergers.

Des fellahs abandonnés à leur triste sort
A Dellys et dans certaines communes de Boumerdès, la vigne est maîtresse des lieux. C'est aussi le gagne-pain des riverains dont la quasi-totalité est constituée d'agriculteurs et d'éleveurs. Des chemins serpentent le long de la côte, bordant les massifs drus de Zemmouri passant par Tagdamet jusqu'à Mizrana.
Les actes terroristes perpétrés dans cette région, les kidnappings, les rackets ayant eu lieu notamment sur les routes qui y conduisent, l'ont rendue presque impénétrable et oubliée.
En connaissance de cause, le vieux patriote nous fera savoir que plusieurs dizaines d'hectares de vignes ont été détruits à Dellys, Cap Djinet, Zaouïa, Ben Choud, Ouled Ouarth, Bordj Menaïel et Baghlia. Nombre de fellahs vivant avec la hantise du terrorisme, estiment qu'ils sont abandonnés à leur triste sort. Ils ne savent plus quoi faire, et certains ont même abandonné leurs vergers. Les exemples sont nombreux et vérifiables d'ailleurs.
Une tournée dans ces localités renseigne sur le nombre des terres agricoles laissées en jachère par leurs propriétaires. Elles sont aujourd'hui envahies de broussailles alors qu'elles étaient jadis florissantes. Rien qu'à Baghlia, on a appris que plus de 1000 hectares ont été délaissés. «Il y a deux jours, les terroristes ont détruit 4 hectares de vignoble à Sahel, dans la daïra de Ben Choud, appartenant à un vigneron qui a refusé de verser aux terroristes 20 millions de dinars comme dîme», a précisé Saïd, avant d'ajouter que les vignerons de la wilaya de Boumerdès souffrent le martyre et en paient les conséquences la mort dans l'âme.
Voici, donc, peste-t-il, le spectre des menaces, du chantage, du racket, des rapts qui plane sur les fellahs, éleveur et autres gros commerçants habitant les régions isolées. C'est dire qu'à l'évidence, les villages isolés de la wilaya de Boumerdès semblent être la proie des éléments armés, qui essaient de faire peser sur eux une chape de plomb.
Pourtant, sur les lieux, les forces de l'ordre se sont déployées de manière à mieux contrôler la région et à empêcher les bandes de malfaiteurs et les groupes armés de faire des incursions dans les villages et hameaux. Mais à la moindre baisse de vigilance, les terroristes surgissent pour accomplir leur sale besogne.

UN EX-ÉMIR TÉMOIGNE
Ayant profité des dispositions de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, l'ex-émir, Moh Lehmouti, originaire de la commune d'Afir, relevant de la daïra de Dellys, dans la wilaya de Boumerdès, n'a pas tari de réponses sur le phénomène des rapts, des rackets et demandes de dîmes aux agriculteurs, éleveurs et aux entrepreneurs.
En connaissance de cause, l'ex-émir ayant sévi aussi bien à Mizrana, Akfadou et dans certaines localités de Boumerdès, a fait savoir que les nouvelles pratiques des groupes terroristes encore en activité, ne s'inscrivaient pas dans la logique de l'ex-GIA ou l'ex-Gspc. Car, ces ex-organisations dont il connaissait les tenants et les aboutissants avaient plutôt un autre idéal et d'autres objectifs, en l'occurrence détruire le système en place pour imposer un Etat islamique. Néanmoins, a-t-il expliqué, les hordes terroristes ayant opté de rester au maquis, après la réconciliation nationale, ont complètement changé de stratégie.
Aujourd'hui, chaque groupe agit selon ses propres intérêts. D'où d'ailleurs, a-t-il indiqué, les divisions, les assassinats entre les différents groupes de terroristes. «Durant presque mes 20 ans de maquis, soit de 1994 jusqu'à 2006, dans les maquis de Boumerdès, Tizi Ouzou, Béjaïa et Bouira, en aucun cas j'ai entendu parler d'un kidnapping ou des groupes de l'ex-GIA ou de l'ex-Gspc ayant demandé des rançons ou des dîmes comme cela se fait ces dernières années», a soutenu l'ex-émir, avant de souligner qu'«aujourd'hui, ceux qui rackettent les citoyens et commettent des rapts courent après l'argent pour s'enrichir. Toutefois, ces pratiques ont vu le jour depuis que les groupes terroristes algériens ont prêté allégeance à Al Qaîda».
Selon l'ex-émir, «le terrorisme a changé d'idéologie, il est devenu une forme de mercenariat. Une partie des éléments de l'ex-Gspc, a-t-il témoigné, sont partis au Sahel rejoindre Aqmi, tandis que d'autres sont restés dans les maquis du nord du pays où ils imposent leur diktat, selon leur propre volonté». «Ceux qui sont dans le maquis font plutôt des affaires, soit pour fuir ensuite le pays ou aider leurs familles à avoir une meilleure situation sociale», a-t-il signalé.

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 20:09

 

 

Une trentaine de terroristes dressent un faux barrage à la périphérie de Tizi Ouzou

Par Ameziane Athali | 06/09/2011 | (Algérie Plus)


Des terroristes dont certains étaient habillés en treillis militaires et d’autres portant des dossards de la sûreté nationale ont dressé lundi soir vers 22 heures un faux barrage sur le CW 128 à hauteur de la commune de Tirmitine, 15 km au sud de la wilaya de Tizi Ouzou, a appris Algérie-Plus de sources sécuritaires.

Le groupe armé (photo d’archives) en question, dont leur nombre avoisinerait la trentaine, ont systématiquement contrôlé l’identité des automobilistes et leurs passagers ainsi que les papiers des véhicules. Le faux barrage a duré une trentaine de minutes avant que les terroristes en se replient dans les maquis voisins.

Un acte perçu comme une démonstration des groupes armés de l’ex-GSPC quand à leur capacité de sévir en dépit de la pression exercée sur eux par les forces de sécurité notamment à travers des opérations de ratissage lancées dans la région.

Par ailleurs, dans la localité de Bouzeguene à l’extrême est de la wilaya de Tizi ouzou des artificiers de la police nationale ont fait exploser une grenade découverte par des habitants à proximité d’une place utilisée comme marché hebdomadaire.

 

Tizi Ouzou : Faux barrage sur la route de Boghni

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le 06.09.11 | 19h15  (Source El Watan)

Un groupe d’individus armés a dressé lundi, en début de soirée, un faux barrage sur le chemin de wilaya numéro 128, desservant la ville de Boghni, à une trentaine de kilomètres au sud de Tizi Ouzou.

Les terroristes vêtus de tenues des forces de sécurité, selon des sources locales, ont surgi sur l’axe routier en question, aux environs de 19 heures, non loin du lieudit « Pont noir ».

Ils ont intercepté les passagers qui ont été rackettés avant que les assaillants ne prennent la fuite, ajoutent les mêmes sources. Par ailleurs, notons aussi qu’une grenade a été découverte par des citoyens, ce mardi 6 septembre, dans la ville de Bouzeguène, à une soixantaine de kilomètres au Sud-est de Tizi Ouzou

                                                  

Hafid Azzouzi

 

 

RADAR (Mercredi 07 Septembre 2011)  

 

La consommation des crédits de paiement insignifiante
Qui bloque le développement à Béjaïa ?
Par : Rubrique Radar

Seulement 4,4 milliards de dinars sur une dotation en crédits d’équipement de 42,8 milliards de DA, inscrits au titre du programme quinquennal 2010-2014, ont été consommés durant le 1er semestre dernier dans la wilaya de Béjaïa, a déploré lundi le wali en conseil exécutif.
Aucun secteur n’a échappé à ce constat du wali qui a pointé du doigt certains secteurs névralgiques (urbanisme et construction, santé, éducation et travaux publics) qui connaissent, selon lui, un taux de consommation des crédits inférieurs à 12% de leur dotation. Ce qui est d’autant plus incompréhensible, c’est le fait que c’est le premier responsable de la wilaya qui se plaint alors qu’il lui revient d’imprimer le rythme du développement dans sa région. Mais, s’il y a des forces occultes qui bloquent le développement de la région, il est dans l’obligation de dénoncer “l’axe du mal” qui ne peut se trouver qu’au sein même de son administration.

 

 

 

La 24 (Mercredi 07 Septembre 2011)

 

Bouzeguène
Un engin explosif découvert dans un marché
Par : Rédaction de Liberte

Une bombe artisanale a été découverte hier matin dans la localité de Bouzeguène, plus précisément au lieu-dit Thimedhouine, près du pont d’Ighzer Imirghane, en plein marché hebdomadaire. L’engin explosif a été découvert par un marchand qui venait juste de s’installer à sa place habituelle du marché hebdomadaire qui se tient le mardi à Bouzeguène, à environ 50 km à l’est de Tizi Ouzou. Aussitôt alertés, les services de police et ceux de la protection civile se sont rendus sur les lieux et ont balisé un large périmètre de sécurité en attendant l’arrivée des démineurs. Une grosse panique s’en est suivie et le souk, qui grouillait de monde, s’est vidé en quelques minutes car l’information s’est propagée telle une traînée  de poudre.

 

Faux barrage à Boghni (Tizi Ouzou)

Des dizaines d'automobilistes rackettés et des CD d'attentats distribué

(TSA)

Un groupe armé a dressé, lundi à 21 h, un faux barrage au lieu‑dit le Pont noir, sur l'axe routier menant vers le chef‑lieu de daïra de Boghni, à 45 kilomètres au sud de la ville de Tizi Ouzou, a appris TSA de sources sécuritaires.

Des dizaines d'automobilistes et de passagers ont été systématiquement rackettés et soumis à un contrôle d'identité par le groupe armé  dont le nombre dépasserait la trentaine d'individus munis de Kalachnikovs et habillés de treillis militaires, selon les mêmes sources. Des CD contenant les images des derniers attentats perpétrés durant ce mois de Ramadhan ont été distribués aux automobilistes qui ont eu également droit à des prêches faisant l'apologie du terrorisme et de l’action des groupes armés. 

Une fois le faux barrage levé, plus d'une heure après, les forces de l'ANP ont lancé une opération de ratissage dans la région

 

 

 

Deux bombes désamorcées sur la RN 12 près de Thenia

(TSA)

Deux bombes ont été désamorcées par les forces de sécurité ce mardi 6 septembre sur la route nationale N° 12 près de Thenia, à 50 km à l’est d’Alger, a‑t‑on appris de sources locales. Les deux engins explosifs étaient dissimulés sur le bas côté de cette route au niveau du village Haï Louz, entre Thenia et Tidjalabine, selon les mêmes sources. Ces bombes ont été posées par un groupe terroriste pour commettre un attentat contre les forces de sécurité, ajoutent les mêmes sources. Les forces de sécurité ont découvert ces bombes grâce à des informations faisant état de la préparation d’un attentat à la bombe contre leurs patrouilles.
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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 19:46

  el watan

 

Un câble wikileaks dresse un état des lieux accablant

La situation en Kabylie et la «théorie du complot»

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le 07.09.11 | 01h00

Le câble relève qu’entre le 12 octobre 2006 et le 28 août 2008, la région a été victime de pas moins de 18 opérations terroristes.

 

Un câble WikiLeaks, daté du 12 septembre 2008 et signé simplement Pearce, sans doute en référence à l’ancien ambassadeur américain à Alger David Pearce, est consacré à la situation sécuritaire et sociale en Kabylie. Prenant appui sur une série d’attentats kamikazes qui avaient ciblé la région durant l’été 2008, le câble dresse un état des lieux accablant en pointant du doigt les relations compliquées qu’entretient la population locale avec le «gouvernement central d’Alger».
Le rédacteur de ce mémo commence par une présentation générale de la Kabylie et des Kabyles en insistant sur le fait que c’est une région connue pour «sa culture berbère séculaire» et en soulignant que «la région a toujours servi de refuge aux foyers de guérillas qui tirent profit de son relief accidenté».


L’auteur du câble rappelle que ces mêmes montagnes imprenables étaient le fief des «combattants de la liberté», allusion au passé héroïque de la Wilaya III. «Aujourd’hui, les terroristes exploitent ces mêmes maquis (…) mais la population kabyle ne partage pas leur cause et ne comprend pas leurs objectifs.» Et de relever comment la population locale avait tout fait pour chasser les gendarmes après les événements de 2001, elle qui se sentait «négligée par un pouvoir central qui ne pensait qu’à réprimer la culture berbère plutôt que de prodiguer la sécurité à la Kabylie». «Aujourd’hui, la population souffre de cette carence d’autorité et se sent à la merci des terroristes perchés sur les collines, au-dessus de leurs maisons.» Cette colère contre les autorités, la source diplomatique américaine en voit la parfaite traduction dans le boycott massif des élections municipales de novembre 2007.

 

Citant un décompte d’El Watan, le câble relève qu’entre le 12 octobre 2006 et le 28 août 2008, la région a été victime de pas moins de 18 opérations terroristes. «En raison de la situation sécuritaire, aucun diplomate américain n’a mis les pieds à Tizi Ouzou depuis 15 ans», affirme l’auteur du câble. Dans la foulée, le câble rapporte le témoignage d’un des employés locaux de l’ambassade, originaire de Beni Yenni, et qui fait régulièrement le trajet Alger-Ath Yenni. L’employé en question évoque ainsi l’enfer du trajet en raison des interminables barrages qui ponctuent la route, provoquant, déplore-t-il, un «trafic congestionné». «Il doit traverser en moyenne dix barrages, entre Alger et Tizi Ouzou», note le diplomate US, avant d’ajouter : «Notre collègue de Beni Yenni nous a dit que lorsque l’armée lance une offensive contre les terroristes embusqués dans les montagnes, on peut voir les troupes massivement déployées tout au long de l’autoroute plusieurs jours à l’avance ainsi qu’une rangée d’ambulances qui annoncent le début des opérations.»


«Le fossé entre le gouvernement et la Kabylie reste large»


L’ambassadeur rappelle ensuite le climat insurrectionnel qui a suivi l’assassinat de Lounès Matoub en 1998 puis les événements du printemps noir de 2001. Le diplomate américain convoque également l’analyse d’élus kabyles qui dénoncent le manque cruel d’investissements et d’infrastructures dans la région et le chômage endémique qui frappe la jeunesse de Kabylie. Il cite notamment les déclarations faites par le P/APC de Yakouren, Tahar Issadei, à El Watan où il martèle : «C’est la catastrophe. Il y a un manque total d’investissements.»
L’ex-ambassadeur US rapporte au passage cette anecdote : «Selon nos agents consulaires, un large pourcentage de postulants au visa ‘‘diversité’’ (la loterie pour l’immigration aux States, ndlr) sont issus de la wilaya de Tizi Ouzou ».


L’auteur du câble se fait l’écho de l’indignation de la population qui se sent abandonnée à son sort. Il relaie l’insistance de nombre de citoyens qui attestent que «les terroristes ne sont pas originaires de la région». «Nos contacts affirment qu’un nombre croissant de terroristes, qui activent en Kabylie, sont des islamistes qui ont participé au mouvement insurrectionnel des années 1990 et qui ont été libérés de prison à la faveur de la loi sur la réconciliation nationale.» Le câble WikiLeaks observe que beaucoup de gens en Kabylie en sont venus à adhérer à une «théorie conspirationniste selon laquelle le gouvernement est complice de l’instabilité qui règne dans la région».
La population est convaincue que le pouvoir «utilise des hors-la-loi pour justifier l’oppression du peuple kabyle, réprimer les mouvements autonomistes berbères et étendre les pouvoirs des forces de police». «Nos collègues kabyles nous disent être victimes d’islamistes qui agissent dans leur région sans être de leur région. Ces derniers multiplient les faux barrages (…). Ils sermonnent les gens, reprochent aux femmes de s’habiller d’une façon indécente et tancent les hommes qui boivent de l’alcool. (…) Ces check-points sont aussi utilisés pour récupérer de l’argent et des moyens logistiques.»


Le même document constate que les terroristes ont tenté d’exploiter l’hostilité éprouvée par la population de Kabylie envers le régime.
Il note toutefois que «ces sentiments sont en train de changer». Toujours en se basant sur le témoignage de collègue kabyles, le diplomate américain écrit : «A chaque voyage à son village, il (le collègue) remarque des signes de coopération entre la population et les forces de l’ordre.» Et de conclure : «Le gouvernement à Alger a la possibilité de se réaffirmer dans la région de Kabylie. (…) Mais même si une série de projets d’infrastructures témoigne de la sensibilisation du gouvernement sur la nécessité du développement économique [dans la région], le fossé entre les Kabyles et le gouvernement central reste large (…) Le principal défi pour le régime d’Alger sera de profiter de cette ouverture en veillant à heurter le moins possible la fierté culturelle berbère.»

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 19:37

 

 

Commémoration du 11 septembre: Dr Said Sadi en guest star à Ground Zero (New York)

Par Hakim Merabet | 06/09/2011 | 9:34

Le président du rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Docteur Said Sadi, sera parmi les Guest stars du monde à New York, la semaine prochaine à l’occasion de la commémoration du dixième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 qui ont frappé New York et ébranlé monde. Le chef du RCD a été invité officiellement par les autorités américaines a appris Algérie plus.

Said Sadi fera partie d’une centaine de personnalités politiques et des intellectuels du monde entier qui vont défiler à Ground Zero. Ces personnalités devraient intervenir sur la thématique du terrorisme et de la démocratie. Le président du RCD devra prendre la parole le 09 septembre. Une intervention qui sera retransmise par la chaîne de radio France Inter de 13h à 14h heure de New York (17h à 18h heure algérienne et 18h à 19h heure française).

Acteur politique important dans la lutte contre le terrorisme en Algérie durant les années de braises, pour avoir lancé notamment un appel à la résistance populaire en 1994, Dr Said Sadi est très écouté dans les capitales occidentales. En 2008 il avait été invité par le parti démocrate à sa convention au Nevada quand il avait investi Barack Obama candidat pour les présidentielles.

Une années après(2009) il a été reçu au Département d’Etat dans le cadre d’une tournée nord américaine d’une délégation de son parti qui l’a menée au Canada et aux Etats-Unis. Dr Said Sadi est par ailleurs un invité habituel des cérémonies de l’ambassade américaine à Alger.

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 20:19

Algerie-Focus

 

Un journal canadien relance la polémique en citant des documents confidentiels: La Chine voulait livrer des armes à Kadhafi via l’Algérie

Poste par sept 5th, 2011

Kadhafi a négocié en secret avec des sociétés chinoises la livraison d’armes en juillet via l’Algérie, rapporte le journal canadien The Globe and Mail qui se base sur des documents confidentiels en sa possession. Les Chinois ont insisté sur la nécessité de maintenir la discrétion et recommandé que “les contrats soient établis avec l’Algérie ou l’Afrique du sud, pays avec lesquels la Chine a déjà travaillé”, selon les documents cités par le journal.

Le gouvernement chinois confirme ces négociations, mais affirme que ces sociétés ont agi dans le secret, sans informer le gouvernement. “En juillet, le gouvernement de Kadhafi a envoyé quelqu’un en Chine à l’insu du gouvernement chinois pour prendre contact avec des membres de sociétés intéressées”, a déclaré Mme Jiang Yu, porte-parole de ce ministère, interrogée sur ces informations.

“Les sociétés chinoises n’ont pas signé de contrat commercial et n’ont pas non plus exporté d’équipements militaires en Libye”, a ajouté Mme Jiang. “Les compagnies chinoises n’ont pas fourni d’équipements militaires à la Libye, de manière directe ou indirecte”, a-t-elle répété.

Selon le journal canadien, les compagnies d’armement chinoises (des entreprises China North Industries Corp. (Norinco), China National Precision Machinery Import & Export Corp. (CPMIC) et and China XinXing Import & Export Corp.) étaient prêtes à passer outre aux sanction de l’ONU pour vendre à Tripoli des armes et des munitions pour un montant d’au moins 200 millions de dollars fin juillet.

Interrogée sur les réactions de Pékin sur ces informations et d’éventuelles sanctions qui pourraient être prises contre ces compagnies, Mme Jiang Yu a répondu que “les autorités chargées des ventes d’armes prendront assurément ceci avec gravité”.

La Chine avait proposé d’importantes quantités d’armes en juillet à Mouammar Kadhafi, et avait eu des conversations secrètes sur leur livraison via l’Algérie et l’Afrique du Sud, sans que les armes n’aient été effectivement livrées, d’après les documents du Global And Mail

“Il est fort possible que ces documents soient authentiques”, a déclaré lundi à Tripoli Abdulrahmane Busin, un porte-parole militaire du Conseil national de transition (CNT).

“Nous étudions toutes les preuves, nous avons une équipe d’avocats qui examinent également la question, et ensuite nous aviserons”, a-t-il expliqué à l’AFP.

Ces nouvelles informations risquent de relancer la polémique sur le soutien militaire supposé de l’Algérie au régime de Kadhafi. Le CNT a plusieurs fois accusé Alger de soutenir militairement Kadhafi, sans apporter des preuves. Alger a démenti ces accusations. L’Algérie qui a accueilli des membres de la famille Kadhafi pour “des raisons humanitaires”, n’a pas encore reconnu officiellement le CNT commue représentant légitime du peuple libyen.

Néanmoins, les autorités algérienne assurent qu’il n’y a aucune ambiguïté concernant la position de l’Algérie sur le conflit en Libye et que sa neutralité n’est pas synonyme de complicité avec le régime de Maâmmar El-Gueddafi.

Toutefois, invité à s’exprimer sur le conflit libyen sur Europe 1, en marge de la conférence de la Conférence internationale sur la Libye qui s’est tenue la semaine dernière à Paris, Mourad Medelci a déclaré que l’Algérie reconnaît que le CNT est “porteur d’une volonté d’émancipation du peuple libyen”.

Nouri Habib

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