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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 19:50

 

 

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 23:09

 

El Watan

En 50 ans de lutte contre la pensée unique et l’ignorance

Mohammed Arkoun avait déjà semé le printemps…

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le 15.09.11 | 01h00

Mohammed Arkoun

zoom | © D. R.

En ces temps de bouleversantes convulsions que vivent le monde arabe et le Maghreb, criant tout haut une quête de liberté, de démocratie, et rejetant par la même les dogmatismes religieux et les despotes et partis Etats, l’on est tenté de voir se dessiner un sourire sur le visage d’un homme.

Il ne s’agit pas de n’importe quel homme, mais de ce savant, cet opposant à la pensée unique, Mohammed Arkoun. Du haut de sa demeure éternelle, il doit se dire que si ce monde ici bas l’avait encensé déjà dans les années 1960, il se serait épargné d’avoir des Gueddafi, Ben Ali, Moubarak et bien d’autres dictateurs, comme dirigeants. L’on commémore ce 14 septembre 2011 une année depuis la fin de la vie physique de Mohammed Arkoun, mais dont la pensée et les œuvres, qui sont inscrites au panthéon de l’histoire, demeurent vives et vivantes pour l’éternité.

Que cette génération de révoltés, qui exprime son désir de liberté, fasse des œuvres d’Arkoun son guide. Elle trouvera son chemin pour briser toutes les chaînes qui l’inhibent et l’enferment dans un assujettissement aux dogmes et systèmes politico-religieux.
«Nous sommes en train de vivre une phase nouvelle, je ne sais si elle sera décisive, pour le moment elle est pénible, parce que nous sommes en train de cheminer par des passes ténèbres au sujet du fait religieux comme au sujet du fait politique», disait le défunt Mohammed Arkoun en répondant à une question d’un étudiant sur le lien entre la religion et la politique. En fervent défenseur de la laïcité, cet acteur de l’Islam, pas seulement historien, comme il se définissait, a passé sa vie durant à combattre, avec les idées, «l’ignorance institutionnellement organisée».

Ce grand penseur, armé d’intelligence, de clairvoyance et de génie, faisait front contre des siècles d’assujettissement à la pensée unique, dans lequel le monde musulman a été plongé. Le fait du prince et en alliance à un «théologisme» effréné, a poussé vers le déclin un monde musulman qui pourtant avait toutes les chances avant le XIIIe siècle d’écrire de belles pages sur l’ouverture, le brassage et l’enrichissement mutuels des civilisations.

Arkoun le visionnaire

L’éminent penseur, dont la réputation a ébloui le monde du savoir, comme seul l’éclat de l’intelligence peut le faire, avait dit ceci des régimes arabes : «Les échecs ont commencé dès le lendemain de l’indépendance. Partout se sont imposés des régimes policiers et militaires, souvent coupés des peuples, privés de toute assise nationale, indifférents ou ouvertement hostiles à tout ce qui peut favoriser l’expansion, l’enracinement d’une culture démocratique. Les moyens par lesquels les régimes se sont mis en place n’ont, nulle part, été démocratiques.» N’a-t-il donc pas semé le printemps avant que ces hirondelles d’aujourd’hui viennent béqueter dans le récipient libertaire ? Il chérissait l’espoir de voir ce Maghreb dont il se réclamait toujours et où qu’il soit, tourné vers ce qu’il est réellement, c’est-à-dire une partie intégrante de l’espace euro-méditerranéen.

«Il faut savoir séparer le politique en tant qu’idéologique et le destin des cultures et des langues humaines. Voilà la position à prendre pour l’espace maghrébin. Si l’espace maghrébin avait eu des dirigeants qui avaient pu avoir dans la tête cette culture, l’espace maghrébin serait aujourd’hui intégré dans l’espace européen et sans aucune espèce de différenciation. Toute cette histoire ouverte sur l’ensemble de l’espace méditerranéen a été stérilisée, ignorée, chassée de la mémoire historique des Maghrébins», avait-il dit dans un des derniers entretiens de sa vie, et qu’il avait accordé à Rachid Benzine, en mars 2010, soit quelques mois avant sa mort. Il assènera ceci, comme pour livrer une dernière bataille aux despotes dirigeants du Maghreb : «Je critique sévèrement l’option idéologique aveugle qui a appauvri intellectuellement, culturellement, scientifiquement, spirituellement, moralement, l’ensemble de l’espace maghrébin qui ne serait absolument pas ce qu’il est aujourd’hui devant des impasses historiques, politiques, économiques, éducatives et scientifiques.»

Il accuse les Etats-post coloniaux d’avoir manipulé la religion de l’Islam pour exercer un monopole et tirer profit d’une légitimité qu’ils ne peuvent avoir par la voix démocratique. «Nous avions pourtant le temps», disait-il, «en 60 ans de construire un espace maghrébin ouvert, humaniste, qui appartient à la grande civilisation qui récapitule les héritages du Moyen-Âge». Dans le même entretien qu’il a accordé en mars 2010, le passeur des religions et pourfendeur de l’islam des dogmatismes, disait aussi à l’âge de 82 ans : «Le problème des religions monothéistes n’est pas encore ouvert en tant que dossier nouveau pour refaire complètement les théologies que nous avons héritées du Moyen-Âge et ouvrir une nouvelle pensée théologique qui s’imposerait aux trois versions du monothéisme. C’est le travail auquel je me suis livré depuis 50 ans.» En un demi-siècle de recherche, Mohammed Arkoun a tracé le chemin vers la pensée libre ; aux générations du printemps arabe de le suivre.

Nadjia Bouaricha
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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 23:11

 

La diaspora Kabyle, partout où elle se trouve, sera également au rendez-vous pour accompagner ces rassemblements citoyens.

 

DDK

Plusieurs rassemblements citoyens en Kabylie sont prévus pour le 24 septembre dans les villes de Tizi-Ouzou, Vgayet, Tubiret et Boumerdes.

- Ville de Tizi-Ouzou : à la place de l’ancienne mairie
- Ville de Bejaïa Esplanade de la maison de la culture « Taos Amrouche »
- Ville de Bouira : Boulevard Krim Belkacem
- Ville de Boumerdès : Devant la maison de culture Rachid Mimouni

 

Date : 24 septembre 2011 à 10H

Emblèmes à brandir par les manifestants : Uniquement le drapeau amazigh + les banderoles portant les mots d’ordre de l’évènement.

 

Mots d’ordre :

- Halte à la terreur et au terrorisme en Kabylie
- Halte à la destruction du patrimoine forestier de la Kabylie par l’armée algérienne
- Islamisme OUT de Kabylie
- Pouvoir OUT de Kabylie
- Vive la Kabylie kabyle et laïque
- Pour une Kabylie épanouie et prospère
- Kabylie : Debout et responsable.
- Kabylie : Fière de sa kabylité.
- Pour les Libertés collectives et individuelles

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 23:09

 

 

 

Rassemblements citoyens contre la terreur le 24 septembre en Kabylie

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 21:55

L'Expression

 

FESTIVAL DE LA CHANSON KABYLE

Ouazib Mohand Ameziane illumine Bougie

Par

Le petit prince de la chanson kabyle a donné une âme au Festival de la chanson et de la musique kabyles: celle des «clairchantants» et des aèdes berbères.

L'événement a pris de la hauteur. C'est sur un des sites les plus prisés par les bougiotes et sur lequel veille Sidi Abdelkader (un des 99 saints de la capitale des Hammadites) que la salve est partie.Ouazib Mohand Ameziane c'est un peu comme le tonnerre. Lorsqu'il gronde, les montagnes lui répondent en écho. L'artiste a quant à lui tout simplement répondu présent et le public béjaoui, fin connaisseur, le lui a bien rendu en le célébrant, comblant du coup les organisateurs de cet événement qui ne cesse de prendre de l'épaisseur au fil des éditions qui se succèdent.
Le Festival de la chanson Kabyle marque son territoire et s'installe pour devenir pratiquement incontournable. Destiné sans aucun doute à devenir une étape essentielle dans le parcours des artistes qui ont fait et continuent de faire les beaux jours de la chanson kabyle: Lounis Aït Menguellet, Kamel Hamadi, le poète et parolier, Benmohamed, Djamel Allam...et parmi eux, il y a cette voix si particulière de Ouazib Mohand Ameziane et sa manière de faire parler son instrument de musique fétiche, le mandole. Une voix dont les premiers cris ont été poussés dans les maquis et qui se place au coeur même de la Révolution algérienne, une voix qui a écumé les massifs de l'Akfadou et du Djurdjura au son des Mats 49. C'est probablement des profondeurs de ces régions montagneuses escarpées, de la vie si rude des anciens villageois kabyles et de leur farouche résistance à l'ennemi, à l'envahisseur qu'il en tire toute la sève qui en découle. Il en résulte un nectar si délicieux, si précieux, mais aussi si fragile que Ouazib nous inocule à petites doses pas uniquement pour nous faire planer mais surtout pour garder la mémoire éveillée. Un voyage! Notre homme est un peu à l'image de cette Algérie qui a grandi un peu trop vite et qui se cherche.
Ouazib Mohand Ameziane a connu le succès à peine sorti de l'adolescence. Après avoir, contraint et forcé, observé une halte (menacé de mort par les hordes terroristes), il revient sur le devant de la scène plus structuré sans doute pour nous donner le meilleur de lui-même. «J'ai été obligé de tout mettre en veilleuse pour m'occuper et protéger ma petite famille. J'ai redécouvert la scène après pratiquemment vingt années d'absence. Je n'ai pas l'impression de redémarer une nouvelle carrière. Il y a eu certes une étape, celle de la jeunesse. Le succès m'a happé alors que je sortais à peine de l'adolescence. J'ai vécu des moments magnifiques faits d'insouciance et qui m'ont procuré du bonheur et du plaisir. Ce fut aussi, il faut le souligner, une époque où j'ai côtoyé et où je me suis frotté à ce qu'il y avait de mieux et plus grand sur la scène artistique. C'est un capital qu'il faut fructifier aujourd'hui pour l'offrir aux amoureux de la chanson kabyle et algérienne authentique», nous a confié Ouazib Mohand Ameziane dans une discussion à batons rompus qu'il nous a accordée après sa prestation lundi soir à la Brise de mer dans le cadre de la quatrième édition du Festival de la chanson et de la musique kabyles.
Un rendez-vous qu'il ne pouvait rater pour reprendre son envol et planer sur les cimes de Yemma Gouraya. La chanson kabyle renoue avec son petit prince. Pourvu que ces noces annoncées ne soient pas perturbées par les basses manoeuvres d'opportunistes. «La chanson à texte, celle de qualité ne bénéficie pas de la promotion qu'il lui faut», a fait remarquer Ouazib à juste titre. Le gouvernail est bien en main en tous les cas. Bon vent capitaine!

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 22:49

 

TSA

 

Au lendemain de la bavure militaire qui a coûté la vie à une femme à Fréha

Deux rescapées racontent

 

« En arrivant à hauteur de la quatrième guérite, des rafales ont été tirées sur nous, sans aucune sommation. On s'est mises à terre et en me tournant vers Zahia, j'ai vu qu'elle était allongée, inanimée ». Baya est encore sous le choc. Les larmes aux yeux, elle raconte la bavure militaire qui a coûté la vie, dimanche vers 23 heures, à sa voisine Zahia, devant la caserne des parachutistes de Fréha, à l’est de Tizi Ouzou.

Elles étaient trois sur le chemin du retour d’une veillée funèbre. Parties pour consoler des proches, ces femmes ont failli perdre la vie en rentrant chez elles. « Arrivées à près de 150 mètres de la caserne, sur le chemin menant vers nos habitations, une grêle de balles a crépité devant nous », raconte Baya, rescapée miraculeuse. « On a tenté, Ouardia et moi, de nous relever, mais les rafales se poursuivaient toujours », enchaîne‑t‑elle.

Pour fuir le tireur, les deux femmes ont dû poursuivre leur chemin en rampant, racontent‑elles, mais l'homme a continué à tirer. Une fois que les tirs ont cessé, les habitants du quartier ont envahi la rue. Les militaires avaient déjà récupéré le corps de Zahia, la victime. Les habitants ont tenté de parler aux militaires mais en vain. Sur la défensive, les militaires n'ont accepté de laisser rentrer qu'un imam à l'intérieur de la caserne. Irrités, les habitants ont organisé un rassemblement devant la caserne pour exprimer leur indignation en criant « pouvoir assassin », « Bouteflika Ouyahia houkouma Irhabiya ». Un rassemblement qui a failli mal tourner après l'intervention des militaires, racontent des citoyens sur place à Fréha.

Les habitants de la ville rencontrés ce lundi à Fréha ne comptent pas rester les bras croisés puisqu'ils envisagent déjà d'organiser des actions de protestation, disent‑ils. La victime, Zahia Kaci, née Ibsaine, âgée de 55 ans et mère de 14 enfants, a été enterrée ce lundi 12 septembre au cimetière de Tagarssift, à une quinzaine de kilomètres de la ville de Fréha. Une véritable marée humaine, silencieuse mais en colère, était présente aux obsèques. Le premier magistrat de la wilaya était également présent, accompagné du chef de sûreté de wilaya et du commandant du secteur militaire de Tizi Ouzou.
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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 22:35

 

 

       Avec Farouk Ksentini, votre visite est un échec d'avance ! Il est non seulement en conflit d'intérêt (soudoyé généreusement par le pouvoir), mais un menteur notoire.

       Allez-y plutôt vers les avocats du peuple pour avoir l'heure juste de ce pays de non-droit. Rencontrez les associations des jeunes, des ONGs,  des femmes, etc...

        Faites un tour dans le M'zab, en Kabylie, ou chez les casseurs de cailloux d'Arris (Aurès) ravagés par la silicose.

 

 

 

TSA

 

Visite d’inspection de l’ONU sur les droits de l’homme en Algérie le 13 septembre*

Poste par sept 12th, 2011 categorie

Une délégation du Comité international de coordination des institutions nationales des droits de l’homme (CIC/INDH) du Haut Commissariat des droits de l’homme de l’ONU effectuera du 13 au 16 septembre une visite de travail, d’information et de coordination à la Commission nationale consultative pour la promotion et la protection des droits de l’homme (CNCPPDH).

Première du genre depuis la création de la CNCPPDH, cette visite a pour objectif le renforcement de la coopération et des collaborations entre l’Algérie et le système des droits de l’homme des Nations unies, indique un communiqué de l’institution algérienne.

Conduite par la présidente en exercice dudit comité, Roselyn Noonan, cette délégation comprend aussi la représentante permanente du CIC à Genève, le directeur des programmes et le conseiller juridique du centre danois des droits de l’homme représentant le forum arabo-européen des institutions nationales des droits de l’homme, ainsi que le président de la commission togolaise des Droits de l’homme, représentant le réseau africain en exercice du sous-comité d’accréditation et du Comité international de coordination (SCA/CIC).

Les membres de la délégation seront reçus par le président du CNCPPDH, Farouk Ksentini. Ils auront également une série d’entretiens avec de hauts responsables algériens.

APS
(*) Le titre est de la rédaction

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 21:23

 

 

 

 

Source TSA

L’Algérie est un pays riche : 174 millards $ de réserves en devises fin juin 2011*

Poste par sept 12th, 2011

 

 

L’Algérie disposait de 173,91 milliards dollars de réserves en devises à la fin juin 2011, annoncé lundi à Alger le gouverneur de la Banque d’Algérie (BA) Mohamed Laksaci.

L’encours des réserves de changes de l’Algérie s’élève à 173,91 milliards équivalent dollars à fin juin 2011″, a déclaré M. Laksaci lors d’une conférence sur les principales évolutions monétaires et financières au premier semestre 2011.

Les réserves de change de l’Algérie étaient de 162,2 mds de dollars à la fin fin 2010, soit plus de trois années d’importations de biens et services, contre 148,9 mds USD à la fin 2009, selon la BA.

L’augmentation des réserves de changes a été dopée ces dernières années par la hausse du prix des hydrocarbures dont l’Algérie tire près de 98% de ses devises.

En 2010, les recettes des hydrocarbures (gaz et pétrole) de l’Algérie ont atteint 55,7 milliards de dollars, selon les chiffres officiels.

AFP
(*) Le titre est de la rédaction

 

 

 

Comment rentabiliser les 173 milliards de $ de réserves de change de l’Algérie ? 10 experts algériens proposent leurs solutions

Poste par sept 12th, 2011

Cette contribution présente pour la première fois un débat productif entre experts algériens, débat qui engage la sécurité du pays sur le rendement des réserves de change de l’Algérie, ou comment transformer cette richesse virtuelle en richesse réelle. Cela fait suite à mes contributions sur ce sujet depuis 2006/2007. Le plus grand ignorant étant celui qui prétend tout savoir , j’ai demandé l’avis de bon nombre d’amis (qui ont dans le cœur l’Algérie privilégiant uniquement ses intérêts supérieurs) dont je citerai le Professeur émérite Taieb Hafsi directeur de recherche à HEC Montréal, les professeurs de renom Zabouri Mortada conseiller de gouvernement en stratégie à Montréal, Boualem Baliouat de l’Université de Nice, Nadji Safir de l’université d ’Alger , Bachir Maazouz de l’école supérieure d’administration de Montréal et professeur associé à l’ENA de Paris , Farid Yaici de l’université de Bejaia, Ahmed Bouyacoub de l’Université d’Oran, les docteurs Camille Sari , Attou Abbou et Omar Berkouk, experts internationaux renommés en finances. Qu’ils soient infiniment remerciés. Pour faciliter le débat national, je rappellerai brièvement mes conclusions avant d’aborder les aspects traités par les experts, que j’ai synthétisés en plusieurs remarques à la fois techniques et d’ordre général.

1- Le gouverneur de la Banque d’Algérie a affirmé que le rendement des réserves de change a été de 4,60 milliards de dollars pour un taux d’intérêt de 3% (tout juste le taux d’inflation mondial actuel 2010/2011 soit un rendement presque négatif). Il s’ensuit que mathématiquement j’ai mis en relief que l’Algérie a placé non pas à court terme mais à moyen terme et certainement une grande part à long terme en 2010, un montant de 153,33 milliards de dollars, soit 94,65% de ses réserves de change en 2010.

En effet, le total de réserves de change au 31/12/2010 st de 162,2 milliards de dollars, les organismes internationaux évaluant ces réserves à plus de 173,63 milliards de dollars au 01 août 2011. Pour les taux de court terme ils ne peuvent être supérieurs au taux d’escompte des banques centrales. Les taux directeurs sont depuis 2009/2010 pour la FED ente 0-0,25%, de 1,25% en 2010 avec un relèvement de la BCE, de 1,5% depuis avril 2011. Ceux de la banque d’Angleterre ont de 0,5% ainsi que celui du Japon qui tend vers zéro.

D’une manière générale si le stock en principe- à moins d’une faillite généralisée de toute l’économie mondiale ou d’une grave crise politique en Algérie ce qui entrainerait le gel des avoirs algériens à l’étranger- est garanti par les États ne risquant rien, cela pose le problème des rendements, le taux d’intérêt étant de plus en plus élevé si les placements se font à moyen et long terme afin de couvrir le taux d’inflation mondiale. Se pose le problème de la transition au moment où 20% des réserves étaient déposés dans les banques privées avant que ce taux passe selon le gouverneur à 2%. Que s’est-il passé entre temps et y a-t-il eu perte comme cela a été le cas pour la majorité des pays du Golfe ? Des banques privées dites AAA ont été décotées et n cas de difficultés bancaires, si elles ne sont pas soutenues par leurs États, il y a perte sèche pour l’Algérie.

Pour ceux à moyen terme le retrait avant terme entraine une perte pour l’Algérie du fait de la décote sur le marché libre et de la perte des intérêts pour non respect du contrat et il est préférable d’attendre le terme actuellement avant de prendre une décision hâtive.

J’ai terminé par cette remarque, que les réserves de change ne sont pas une condition du développement surtout lorsqu’elles proviennent d’une rente éphémère mais un moyen afin de dynamiser la sphère réelle (la section hors hydrocarbures). Mettons maintenant en relief les principales remarques des experts où nous assistons à un débat contradictoire fort utile.

2- Première remarque. Outre qu’il faille déplorer l’effritement du système d’information ce qui limite les analyses objectives (A.Bouyacoub), pour les experts de la finance, en ce qui concerne les valeurs du trésor, les taux de rendement annoncés (3%) suppose que les fonds sont investis dans les bons du trésor à plus long terme (plus de 10 ans vraisemblablement). Les rendements aujourd’hui des obligations du Trésor US sont de 0,94% pour les 5 ans, 2,19% pour les 10 ans et 3,53% pour les 30 ans.

En réalité la gestion prudente de nos réserves de change ne devrait pas seulement s’atteler à les placer dans les titres « sur » mais aussi sur des échéances qui correspondent à nos besoins. Si nous pensons avoir besoin de ces fonds dans un horizon de 5 ans, nous devons avoir une échéance moyenne de cet ordre. Le raisonnement d’acheter des titres long seulement par ce qu’ils rapportent doit être nuancé.

Les échéances sont importantes. Tous les pays s’assurent que leurs investissements sont faits sur des titres dont les échéances correspondent avec leurs obligations. Dans ce cadre, il faut différencier le mode de placement de la banque d’Algérie (BA) pour l’acquisition des bons de trésors car cela a un impact direct sur le rendement des titres ( A. Attou).

La FED généralement travaille étroitement avec des banques intermédiaires dont la majorité des investisseurs utilisent ces “financial pipelines” alors ils agissent comme intermédiaires et aussi judiciaires. Si la BA a un compte avec la FED ou la BIS (banque of international settelments) alors l’opération est moins couteuse et plus flexible. Dans la majorité des établissements bancaires internationaux (qu’en est-il pour l’Algérie) existe un logiciel d’analyse de portefeuille qui donne les informations suivantes : -date d’achat, – prix d’achat, -nominal,- coupon et maturité.

Les informations importantes sont : la duration du portefeuille (durée de vie moyenne basée sur les flux futurs actualisés de chaque obligation, pour le portefeuille on a une moyenne pondérée des durations de chaque obligation). Une fois la duration calculée, nous pouvons aisément déterminer la sensibilité du portefeuille à une variation +/-des taux d’intérêt (c’est-à-dire le risque de perte potentielle en capital).

L’horizon de placement se fait en fonction des besoins prévisionnels au niveau des Banques Centrales mais surtout leur gestion est dynamique .C’est à dire qu’elle est fonction des anticipations des besoins et surtout de l’évolution de la courbe des taux .Chez les professionnels de la gestion obligataire on appelle cela la « gestion de la convexité ».( O. Berkouk) Or le gouverneur de la banque d’Algérie n’a rien précisé de ces données fondamentales qui permettraient d’avoir une appréciation et un débat objectif restant toujours dans l’opacité.

3- Deuxième remarque. L’évaluation du niveau approprié de réserves accumulées par un pays nécessite la prise en compte des motivations initiales de détention de ces réserves, pour élaborer une norme quantitative. Les directives du FMI pour la gestion des avoirs extérieurs de réserve stipulent que « les réserves de changes sont détenues pour satisfaire plusieurs objectifs », notamment :« susciter et maintenir la confiance » dans la politique monétaire et de change ;« limiter la vulnérabilité externe en maintenant des réserves liquides de change afin d’absorber les chocs en temps de crise ou lorsque l’accès au crédit est restreint et « donner aux marchés l’assurance que le pays est en mesure de remplir ses obligations extérieures ».( F.Yaici) Récemment encore, le niveau requis d’avoirs de réserve était estimé empiriquement selon la « règle des trois mois d’importations ».

Lorsque les crises financières avaient été déclenchées, dans les années quatre-vingt-dix, par un tarissement des entrées de capitaux, la capacité des économies ayant recours à l’endettement extérieur à assurer le service de leur dette est devenue un critère primordial. La règle « Greenspan-Guidotti » recommande, par conséquent, que les réserves puissent couvrir entièrement la dette extérieure à court terme afin d’être en mesure de rembourser celle-ci dans l’éventualité d’interruptions soudaines des entrées de capitaux, c’est-à-dire au cas où les prêteurs étrangers ne renouvelleraient pas leurs prêts. Les normes de référence rappelées ci-haut s’appliquent-elles pour l’économie algérienne ?

Rappelons d’abord que cette dernière est une économie dépendante de ses hydrocarbures, qu’elle est mono-exportatrice et qu’elle importe la plupart de ses besoins. Si on devait appliquer ces normes, et en l’état actuel de notre économie, l’Algérie serait en danger à cause de ses recettes en devises erratiques.

A titre d’illustration, les recettes d’exportation du pays ont été divisées par 1,5 entre 2008 et 2009 avant d’être multipliées par 1,2 entre 2009 et 2010. En 1986, elles avaient carrément chuté de moitié par rapport à 1985 pour ne remonter substantiellement qu’au début des années 2000. Cependant, en 2010, les réserves de change couvrent 38,75 mois d’importations, soit environ 13 fois la norme (si on applique le premier critère), et environ 81 fois la dette extérieure à court (l’Algérie ayant décidé, en 2006, de rembourser par anticipation l’essentiel de sa dette extérieure), soit autant de fois la norme (si on applique le second critère). Quelle est alors la solution ? Avoir autant de réserves de change et ne les placer quasiment (98 %) que dans des obligations d’Etat, avec des rendements faibles, même supposées plus sûres (la crise actuelle de la dette des Etats vient de nous démontrer que plus rien n’est sûr) équivaut à du gaspillage. Prendre quelques risques en diversifiant les placements, y compris en créant un fonds souverain, serait probablement plus rentable.

D’autres utilisations dans le pays, sous la forme d’investissements par exemple, seraient encore plus souhaitables. Mais, la faiblesse des capacités d’absorption de l’économie algérienne ne le permet pas. A titre d’illustration, sur les 286 milliards de dollars d’investissements prévus dans le programme quinquennal 2010-2014, 130 milliards de dollars sont des restes à réaliser (programmes en cours selon le jargon officiel) du programme quinquennal 2005-2009. Une autre solution consisterait enfin à n’extraire du sous-sol que ce dont le pays a besoin, en rapport avec ses capacités d’absorption, la conservation des hydrocarbures non seulement éviterait le gaspillage, mais servirait aux générations futures tout en incitant à la revalorisation du travail.

4-Troisième remarque. La question de la rentabilité des placements de fonds souverains est-elle centrale pour l’Algérie ? Procédons par comparaison. En Europe, comme pour l’ensemble des pays de l’OCDE, le placement de fonds souverains en bons du trésor ne correspond pas tout à fait à la même logique que celle des pays comme l’Algérie, la Chine ou la Russie par exemple. Le défaut de paiement étant principalement lié aux « risques pays », il y a longtemps que les pays de l’OCDE ont bien compris qu’il était plus utile, pour attirer des fonds, des capitaux et des investissements étrangers, de consolider leur gouvernance par une stabilité politique juridique et administrative.

Autrement dit, leurs investissements en bons du trésor correspond davantage à une constitution de réserves prudentielles (assurantielle en quelque sorte). Généralement, leur montant correspond à environ 9 à 18 mois de leur besoin en financement public. Le rendement de ces fonds est important, mais ce n’est pas le plus important car il s’agit, pour ces pays stables, de placements à très long terme dans des pays dont le défaut de paiement est quasi nul (donc à faible risque de dégradation significative à long terme). En ce sens, je rejoins l’analyse qui consiste à insister sur le fait qu’à très long terme ces titres ont de fortes chances de s’apprécier, et même de contribuer par leur caractère prudentiel à doper l’économie des pays apporteurs de fonds souverains.

Ceci, bien évidemment, doit être relativisé par le théorème de l’« équivalence ricardienne » qui établit, sous certaines conditions, une concordance entre l’augmentation de la dette publique à un moment « T » et l’augmentation des impôts requise dans le futur pour le remboursement de cette dette et le paiement des intérêts qui y sont associés. Dès lors, en effet, le risque est de voir, dans un pays comme les USA, les agents économiques se comporter de manière relativement rationnelle en considérant qu’une politique de relance américaine, par une distribution de revenus financée par la dette publique, ne va pas les pousser à consommer, mais plutôt à économiser du fait de l’augmentation des taux d’épargne et en prévision de hausses d’impôts futures. Autrement dit, sur des courts ou moyens termes, les dépréciations de titres sont envisageables, mais peut-être moins sur des temps très longs compte tenu des effets cumulatifs de la croissance économique.

La dégradation de la note US par l’agence de rating internationale Standard and Poor’s est cependant de ce point de vue quelque peu excessive compte tenu du très faible risque d’instabilité politique des USA et donc de leur défaut de paiement consubstantiel. D’ailleurs, outre les Credit Default Swap qui rassurent les marchés et les investisseurs, la réaction du marché, au lendemain de cette dégradation, en faveur des bons du trésor américain, au même titre que l’or, cautionne cet état de fait. Leur leadership sur les bons européens et japonais (d’ailleurs dégradés par Moody’s) ajoute à cette conviction que les placements de fonds souverains aux USA ne sont pas la moins stratégique des options. Pour résumer, les pays de l’OCDE investissent prioritairement dans leur stabilité politique et économique (leur gouvernance équilibrée, stable et transparente) comme principal garant de leur attractivité et compétitivité.

J’en veux pour preuve que ces Etats s’affairent à faire voter une “règle d’or” qui consiste à inscrire dans leur Constitution des règles prévoyant un retour progressif à l’équilibre budgétaire. L’Espagne vient de la voter, tandis que l’Allemagne et la France s’apprêtent à la faire approuver par la plus forte majorité de leurs instances législatives. Ces Etats privilégient cette stabilité avant de songer, par des investissements prudentiels de fonds souverains, à leur capacité de réaction pertinente à des situations de financements publics exceptionnelles liées à des crises dont la nature est diverse. La rentabilité de ces fonds est, de mon point de vue, dès lors secondaire et peu risquée. En revanche, pour un pays comme l’Algérie, c’est aussi le cas de la Chine ou de la Russie et bien d’autres pays, la situation est un peu différente. La gouvernance de ces États, leurs risques pays sont tels que les marchés internationaux ne leur accordent pas une confiance sans limite quant à la sécurisation des investissements et des transactions commerciales.

Alors, on peut imaginer, bien entendu, toutes sortes de cadres juridiques et financiers facilitant la confiance des investisseurs et des partenaires étrangers, et même les rassurer par l’accumulation de réserves financières qui dépassent de loin les canons internationaux, et même encore avoir des placements en bons du trésor américain qui surpassent orgueilleusement les ratios habituels. Rien cependant ne remplacera jamais le critère de la stabilité politique et des risques pays comme seul signal positif et garant efficace sur les marchés internationaux. C’est la raison pour laquelle le meilleur investissement que pourrait engager ces pays réside d’abord dans leur transparence, leur gouvernance stable, et la légitimité pérenne de leurs institutions.

Pour ces derniers pays, les excès d’investissements en bons du trésor américains sont à la fois indispensables par compensation des instabilités et des carences institutionnelles (la Chine détient 1150 milliards de dollars en bons du trésor US, dépassant très largement le ratio requis), et structurellement moins efficaces à court, moyen et long termes, d’autant qu’ils sont souvent privilégiés au détriment d’investissements en fonds souverains sur des titres d’entreprises multinationales ou transnationales appartenant à des secteurs à forte potentialité. A court et moyen termes, ces Etats sont susceptibles de subir les effets indirects de l’équivalence ricardienne (donc des dépréciations significatives). A long terme, certes ces pays encourent moins de risques de dépréciation, mais handicapent pour certains (les plus fragiles en termes de facteurs d’infrastructures productives ou d’innovation) leur capacité de développement économique.

En Algérie, la question, de mon point de vue, est moins de savoir si ces placements de fonds souverains sont rentables ou pas à court, moyen et long termes, mais plutôt de savoir si le pays est structurellement apte à absorber en investissements projets ses excès de réserve. Il est probable qu’un juste milieu consisterait pour l’Algérie à associer trois efforts convergents : (a) envoyer des signes forts de stabilité de gouvernance aux marchés internationaux, (b) réviser son ratio de placement de fonds souverains (ses réserves) dans des normes prudentielles acceptables et (c) favoriser le développement des investissements étrangers et locaux par la favorisation de l’innovation, de l’entrepreneuriat et l’émergence de projets et d’entités économiques robustes.

Ces efforts doivent être pensés de concert au sein d’une équipe ministérielle soudée associant leurs efforts, leurs politiques et des fonds uniques interministériels de développement ; et non pas de manière dissociée et peu cohérente dans l’ensemble. Par ailleurs, toutes les parties prenantes doivent être associées à cet effort collectif. L’Algérie doit prioritairement se poser la question de sa cohésion et de sa stabilité susceptible de générer la confiance par des lois organiques de stabilité convaincantes, avant de se focaliser à tout prix sur des notions de rentabilité (source de croissance). Cette dernière serait d’ailleurs faussée par l’état de la rente algérienne et le poids de l’économie informelle, et éclipserait la notion centrale de compétitivité régionale.

5- Quatrième remarque. Ce qui me paraît important c’est de prendre conscience que, dans les affaires mondiales, il ya une transition subtile et complexe. Elle débouchera inéluctablement dans l’horizon de quelques années sur l’effondrement du dollar et une crise chronique de la dette des USA. Entre temps il faut manœuvrer pour trouver sa place dans le nouveau monde qui se met en place. Dans le cas algérien la rationalité de l’affectation des ressources appelle deux observations (Z.Mortada):

a- Du point de vue du développement, il est clair que l’affectation des ressources est profondément irrationnelle. Mais le problème n’est pas uniquement une question de politique économique ni de volonté politique. Il recouvre des questions de sociologie des milieux d’affaires et des élites. Ces derniers semblent davantage attirés par le mercantilisme (au sens que lui donne Adam Smith) que par la création d’une valeur ajouté réelle et utile.

Cette posture est en partie le reflet de traditions corsaires lointaines et de la mentalité du tribut de guerre “sur les biens vacants». Elle traduit le désordre sociologique provoqué par la destruction des élites traditionnelles dans la période coloniale par la violence, (Sénatus consulte). .Elle est également le résultat de problèmes institutionnels et de confiance dans l’avenir de l’Algérie.

Les gouvernants, ne pouvant restructurer cette configuration sociale et ses relais dans les administrations publiques, préfèrent injecter les ressources dans les infrastructures ou mettre les avoirs des hydrocarbures en réserve avec l’espoir que le contexte mondial finisse par catalyser l’émergence d’une élite nouvelle.

b- Du point de vue sécuritaire, la distribution “sociale” des ressources semble trouver sa rationalité dans des objectifs de consolidation de la paix après des années de violence. C’est aussi un acte préventif contre une déstabilisation externe qui est perçue comme menaçante.

Il ne faut pas sous estimer les névroses hégémoniques de veilles puissances qui cherchent à freiner leurs déclin. L’expérience montre qu’elles n’y arriveront pas, mais elles peuvent conjoncturellement créer beaucoup de désordre. Je crois que les universitaires peuvent contribuer à l’émergence d’une élite nouvelle en faisant un travaille de longue haleine décryptant l’état de la société et de ses élites ainsi que le rapport entre cet état et l’histoire des deux ou trois derniers siècles (sachant que les élites sont toujours le produit de plusieurs siècles d’accumulation).

Il faut également s’ouvrir à une plus grande altitude pour comprendre la grande transformation du monde. En effet depuis la guerre du Viet Nam nous basculons dans un monde post transatlantique et face à ce processus les pivots transatlantiques ont multipliés les fuites en avant qui ont beaucoup aggravé leurs problèmes. A titre d’exemple la rupture de Bretton_Woods a bouleversée la comptabilité au point où nous avons toujours l’impression que le PIB US est important alors qu’il ne l’ai que virtuellement. De même le virtualisme obscurcie l’analyse des rapports de forces et de beaucoup de domaines.

La grande transformation c’est le retour des vielles civilisations au centre de l’histoire. C’est elle qui fixe les normes et standards mondiaux depuis l’art de la guerre jusqu’au prix relatifs en passant par l’agenda de la science. Avec cette résurgence reviennent également des modèles étatiques qui ont était éclipsé comme les États épistémiques de grande taille du genre Chine Inde ou Califat. Cette recristallisation se traduit par des regroupements régionaux pour dépasser l’État post colonial ASEAN, l’OCS, l’OCE en sont des exemples.

6- Cinquième remarque. L’Algérie peut surmonter ses difficultés pour peu qu’existe une nette volonté politique d’’approfondissement de la réforme globale liée à un bon management stratégique réalisant la symbiose Etat/citoyens comme l’a montré brillamment dans ses nombreux ouvrages, un grand spécialiste dans ce domaine notre ami Taieb Hafsi. L’Occident doit abandonner sa vison purement mercantile, répondre aux aspirations des sociétés du Sud et aider à un véritable co-développement, favorisé par le dialogue des cultures entre l’Orient et l’Occident.

Ainsi, il faut éviter tant la sinistrose, car tout ce qui a été accompli depuis l’indépendance politique n’est pas totalement négatif mais également toute autosatisfaction source de névrose collective. Faire un bon diagnostic, implique de tenir compte certes des facteurs économiques mais éviter l’économicisme étroit, les facteurs culturels et sociaux étant déterminants dynamique économique et sociale étant solidaires (N.Safir). L’économie est avant tout politique comme nous l’ont enseigné les grands classiques de la sociologie et de l’économie. Mais également la prise en compte de l’efficacité des institutions ce qui permet une meilleure cohérence et visibilité dans la démarche de toute politique socio-économique afin de réaliser les corrections nécessaires pour un développement harmonieux fondé sur la démocratisation de la décision économique et politique ( B. Maazouz).

Le débat sur les réserves de change n’est pas un secret défense comme veulent nous le faire entendre certains technocrates ou politiques cultivant le culte du secret qui n’ont pas fait leur mutation intellectuelle, vivant encore à l’ère du parti unique, des années 1970, feignant d’ignorer la révolution du monde des télécommunications. Ce débat engage l’avenir de toute la population algérienne et renvoie forcément au débat sur la durée des réserves des hydrocarbures puisque ce montant est fonction à plus de 98% de ce segment et d’une manière générale à la trajectoire future du développement national au sein d ‘un espace de plus en plus mondialisé (C. Sari). Le vrai débat pour le devenir de l’Algérie qui dépasse largement l’aspect monétaire, est de relancer la sphère réelle afin de créer des emplois créateurs de valeur ajoutée afin de diminuer les tensions sociales pour une population qui passera de 36 millions d’habitants en 2011 à 50 millions dans 25 ans sans hydrocarbures-entendu pouvant découvrir des milliers de gisements physiques non rentables économiquement, les fondamentaux étant le couple prix international/coût/énergies substituables. Et ce afin de réaliser la transition d’une économie de rente à une économie hors hydrocarbures dans le cadre des valeurs internationales renvoyant à de profondes réformes politiques, économiques et sociales.

Cela doit se fonder par une meilleure gouvernance, un Etat de droit, et comme l’a montré l’économiste indien prix Nobel A. Sen, la démocratie tenant compte des anthropologies culturelles étant le but suprême pour un développement durable. L’ère des micro États étant résolu, cela doit se réaliser dans le cadre d’une intégration régionale (maghrébine et africaine), de bons partenariats avec les pays développés mais également de pays émergents d’Asie (Chine, Inde) et d’Amérique (Brésil). C’est le débat essentiel et stratégique auquel se sont livrés les dix experts , pour un devenir meilleur de l’Algérie qui a d’importantes potentialités afin de transformer cette richesse virtuelle que sont les réserves de change en richesses durables pour une croissance réelle et non fictive afin d’atténuer les tensions sociales et s’inscrire dans le cadre des défis de la mondialisation. La maîtrise du temps est le principal défi des gouvernants en ce XXIème siècle, monde turbulent en perpétuelle transformation.

Évitons de brandir les slogans dépassés l’ennemi de l’extérieur, l’impérialisme ce chat noir dans un tunnel sombre que nul ne voit , slogans qui ne mobilisent plus ne portent plus afin d’essayer de faire oublier els problèmes économiques et sociaux intérieurs déterminants.. Seul le dépassement des liens dialectiques entre la logique rentière et la logique de la sphère informelle spéculative par le renforcement du front économique et social intérieur peut prémunir l’Algérie contre de tels dangers supposant toujours plus de réformes associant sans exclusive, l’ensemble des forces vives de la Nation.

Synthèse du Professeur Dr Abderrahmane MEBTOUL Expert International

12 septembre 2011

 

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Published by iflisen - dans Économie
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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 21:21

Les trois enfants d’El Gueddafi sous le coup de l’interdiction de voyager

L’Algérie est-elle en violation de la résolution 1970 ?

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le 12.09.11 | 01h00 El WATAN

zoom | © D. R.

En accueillant les quatre membres de la famille El Gueddafi sur son territoire algérien, le pouvoir n’a-t-il pas violé la résolution 1970 du Conseil de sécurité concernant la Libye ?

Adoptée le 26 février 2011, soit quelques jours après le soulèvement des Libyens, ladite résolution a établi une liste nominative des personnes liées au régime libyen visées par «une interdiction de voyager».
Les enfants du colonel El Gueddafi, Aïcha, Hannibal et Mohammad, actuellement en Algérie, sont concernés par cette interdiction. Au vu de cette résolution, leur accueil en Algérie constitue une violation pure de la résolution du Conseil de sécurité.
Dans le 15e paragraphe de cette dernière, il est précisé : «Tous les Etats membres doivent prendre les mesures nécessaires pour empêcher l’entrée ou le passage en transit sur leur territoire des individus désignés dans l’annexe I de la présente résolution ou désignés par le Comité créé en application du paragraphe 24.» Les personnes désignées par l’annexe I de la résolution 1970 sont entre autres «El Gueddafi Aïcha Mouammar née en 1978, El Gueddafi Hannibal Mouammar né en 1975, et El Gueddafi Mohammed Mouammar né 1978» avec la mention «association étroite avec le régime».

En tout, ce sont seize personnes qui sont concernées par l’interdiction de voyager. Le colonel El Gueddafi et ses neuf enfants, le colonel Abdellah Al Senoussi, chef des mokhabarate, Abdelkader Mohammed Al Baghdadi, chef de liaison des fameux comités révolutionnaires, Abdulkader Yusef Dibri, responsable de la sécurité du régime, Abu Zayd Umar Dorba, directeur de l’organisation de la sécurité extérieure, Abu Bakr Yunis Jabir, ministre de la Défense, Mohammed Mutaq, chargé des services publics, et enfin Mohamed Qadhaf Al Dam, cousin de l’ancien guide libyen.

Ce dernier se trouve actuellement en Egypte. L’épouse du colonel El Gueddafi, quant à elle, ne figure pas sur la liste des personnes visées par cette interdiction. En annexe II de la résolution relative au gel des avoirs, les noms de Aïcha et de Hannibal sont également cités. Un chapitre de la résolution précise dans quel cas les mesures imposées peuvent ne pas être appliquées. Il s’agit des cas où «le voyage se justifie par des raisons humanitaires et lorsque l’entrée ou le passage en transit sont nécessaires aux fins d’une procédure judiciaire (…)». Le gouvernement de Bouteflika s’est appuyé justement sur cet argument pour justifier sa décision d’accueillir les membres du clan du dictateur déchu. «Ces personnes ont été admises en Algérie pour des raisons strictement humanitaires. Nous en avons informé le secrétaire général des Nations unies, le président du Conseil de sécurité et le président du Conseil exécutif du CNT», avait indiqué le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Il faut dire que l’accueil des membres de la famille du dictateur libyen a soulevé un tollé chez une bonne partie de l’opinion nationale. Cependant, le prétexte «humanitaire» invoqué par le gouvernement de Bouteflika est-il convaincant ? Pas si sûr. Car le paragraphe 16 de la résolution du Conseil de sécurité ne concerne pas du tout les enfants d’El Gueddafi qui se trouvent en Algérie. Selon des diplomates algériens, l’argument humanitaire avancé par les autorités algériennes est «caduc». Parce que «les raisons humanitaires concernent uniquement les victimes civiles du conflit et non pas les belligérants». Ce n’est pas le cas des trois enfants d’El Gueddafi se trouvant en Algérie.

Les autorités algériennes ne l’ignorent sans doute pas. Pourquoi ont-elles pris alors le risque d’accepter «ce cadeau empoisonné» que leur a offert Mouammar El Gueddafi ? Chacun y va de sa propre analyse.
Pour la formation politique de Saïd Sadi, il s’agit «d’un échange de bons procédés entre Bouteflika et El Gueddafi». «On se souvient, en effet, que dans un passé récent, le tyran de Tripoli avait décidé «d’offrir» à la famille du chef de l’Etat algérien la résidence de l’ambassade de Libye à Alger», a encore précisé le parti de Saïd Sadi, affirmant que les membres de la famille El Gueddafi «se trouvent actuellement dans la résidence d’Etat de Bousfeir à l’ouest d’Oran».

D’autres estiment, par ailleurs, que ce n’est pas seulement l’Algérie qui n’a pas respecté les résolutions du Conseil de sécurité. L’OTAN n’avait pas pour mandat d’intervenir militairement.Il était question seulement d’établir une zone d’exclusion aérienne et de protection des civils contre les massacres du régime de Tripoli. En somme, la crise libyenne met décidément bien dans l’embarras la diplomatie algérienne.


Hacen Ouali
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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 21:08

Les Moines de Tibhirin

 

Le coup fourré de Sarkozy

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