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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 18:49

 

 

Azul merra,

 

 

Aqlagh nughaled !

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 23:37

 

 

Zdi lqed-im a Tamguṭ
ɣef Tgergert ad iṛefṛef
uḥaq tasaft t-tbelluṭ
d useklu igezmen ixlef
deg Tmurt ur yettili lbuṭ
ya lukan ad yeɣli sqef
abrid-a tezdi teɣṛuṭ
si Bgayet armi d clef
ulac smaḥ ulac lbuṭ
skud di trugza neṭṭef
di leqṣeṛ yura cuṛuṭ
ur izmir yiwen as yanef

 

 

------------------------------------------------

Ay at wawal aẓidan
iheddṛen tidett am aman
yiswen tallit tseggem

Ay atma widek infan
Ḥertadem nissan
s tṛuka nezga ntellem

Nsefra ula deg-genwan
ur fellaɣ iban
mazal-aɣ nettulatem

Ay teẓda tsirt n zman
Nennzaf ur neksan
akud yettgabaṛ ṛṛcem

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 12:45

 

Ata useggwas d amaynut
Yibbweḍ d yesruggut
Llint tebbura igenwan

 

Mmuggrent di yal tamurt
Argaz tameṭṭut
Ula d Γermondo n Milan

 

Γit-aɣ d a bab tsarut
Lli-yaɣ d tabburt
A nzeggret akw di laman

 

Ukerdis 2964

 

--------------------------------------------------

greɣ tiṭṭ-iw s azelmaḍ
ɣasseɣ s agumaḍ
deffir akin i-wgaraw

 

ur d neddi di luɣlaḍ
nenfa d am igḍaḍ
nfel i wakal azwaw

 

nuɣ-d igeni asemaḍ
afug n iziḍaḍ
nezgger i yilel azegzaw

 

ula d nekkwni nemselqwaḍ
abrid nemyemcaḍ
alami nbeddel amenẓaw

 

i-yi rzan d tala ufejḍaḍ
fellas ay ncaḍ
aqlaɣ nessenday uraw

 

Ukerdis 2964

 

 

 

 

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 21:37

 

 

 

 

Habib Ayyoub ou l'Art de l'Allégorie

Il est des livres qui vous marquent et laissent sur votre esprit une trace indélébile. Il est des auteurs qui vous enchantent par leur style et vous fascinent par leurs œuvres. Ce sont, de prime abord, ces pensées qui hantent notre raison à la lumière de la lecture de deux récits écrits par Habib Ayyoub. De son vrai nom Abdelaziz Benmahdjoub, Habib Ayyoub est né le 15 octobre 1947 à Takdempt et habite désormais à Dellys. Après des études de sociologie, il se lance dans les études de cinéma, TV et radio à l’INSAS de Bruxelles. Il écrit des scénarios, quelques courts métrages. Il devient correspondant du quotidien "Le Jeune Indépendant" puis journaliste économique au journal "Liberté".

Notre confrère a développé au fil de ces textes un verbe sentencieux et une passion pour les récits riches en références culturelles et en représentations symboliques. Preuve en est, ces deux derniers textes réédités dans la collection « l’œil du désert » des éditions Barzakh, Le désert et après ainsi que Le Gardien, illustrent merveilleusement bien le talent de conteur dont est pourvu Habib Ayyoub.

Le désert : un carrefour des sens

Concernant le premier texte, Le désert et après, il semblerait que le titre à lui seul signifie un défi à relever, c’est-à-dire que rien ne peut arrêter, ni l’aridité ni l’immensité du Sahara, l’accomplissement de ces personnages qui se meuvent dans le récit aisément parmi les objets familiers du désert. Dédiant leur existence à l’émigration, ils n’ont rien à perdre et même leur vie semble ne signifier rien pour eux, puisqu’ils sont prêts à traverser plus de mille kilomètres – avec très peu de nourriture et d’eau – et cela au risque de rencontrer une mort certaine. Ainsi, Le désert et après qui est un récit évocateur d’une actualité si tragique, est l’histoire de dureté, de désert et de déperdition des âmes. Qualifié par le critique littéraire Rachid Mokhtari d’« espace d’une traversée tragique de jeunes africains vers un Eldorado au-delà des frontières de leur continent », ce texte raconte le périple d’un convoyeur emmenant des prétendants à l’Occident lointain et mirifique par une traversée qui vire au drame.

 travers une trame abrupte, brute et brutale, et une écriture nerveuse à la limite de horrible, la fiction tire sa force de son immédiateté événementielle. Plongeant ses racines syntaxiques et romanesques dans l’actualité des événements qui secouent au quotidien le continent africain, Le désert et après est touchant par le désespoir de ces personnages porteurs de sacs remplis de rêves à défaut de nourriture. En effet, Ahmadou Touré qui est instituteur part en Afrique entamer le long voyage qui devrait le conduire en Australie. Tranchant des lors par une syntaxe emphatique et poignante, d’ultimes pirouettes du poète viennent transformer encore l’errance des ces naufragés du désert en une vie où le mirage côtoient parfaitement la désillusion dans les espaces microcosmiques, bien décrits par l’auteur, de nos contrées lointaines du Sud algérien. Véritable carrefour des sens pour de nombreux artistes.

Le Ksar : métaphore d’un drame algérien

Autres textes, autres fictions, autres drames. Le Gardien est le récit d’une histoire qui se déroule dans un ksar du Sud algérien décrit, sous le genre de la fable politique et de la parabole subtile aux accents buzzatiens, un rescapé tortionnaire d’un désastre provoqué par le pouvoir que représente " le Chef suprême de la guerre ", ainsi est nommé avec beaucoup d’ironie le personnage principal qui tient sa quintessence du roman de Gabriel Garcia Marquez, Cent Ans de solitude. Les habitants du ksar croyaient leur attente achevée.

Ils croyaient qu’attentif à leurs doléances et sensible à la situation intenable qu’ils vivaient du fait du terrible manque d’eau, le gouvernement daigne enfin leur porter secours en faisant réaliser le forage si longtemps espéré.

Il faut dire que l’imposant équipage envoyé de la capitale paraissait sérieusement décidé à effectuer les travaux. Le puits allait être creusé et la période de pénible sécheresse n’allait plus être qu’un mauvais souvenir. Mais visiblement, l’État qui a ses raisons réprouvées par le bon sens en avait décidé tout autrement.

On avait, du côté des autorités, accordé la priorité à l’érection de l’obélisque en béton armé sur lequel allait être scellée la plaque inaugurale d’un curieux projet : une mer intérieure !

Ainsi, l’histoire qui débute dès le premier paragraphe propulse la trame narrative dans un fait social vécu. Des régiments entiers de main-d’œuvre et de coopérants viennent alors bousculer les habitudes des gens du Ksar et installer d’entrée un climat d’instabilité : " Désormais habitués aux excentricités du gouvernement, les villageois assistèrent à l’installation d’énormes tuyaux noirs au bord de la sebkha, alors qu’une nuée d’ouvriers s’activaient à bâtir d’étranges et colossales masses de pierres et de béton. "

La suite n’est pas moins haletante. Un impressionnant système de tuyauterie déverse assez d’eau pour alimenter ce qui doit ressembler à une véritable mer. Et non loin du rivage de ladite mer, une forteresse sera édifiée dans laquelle une garnison montera la garde sous le commandement d’un officier supérieur, Le Chef suprême, promu pour la circonstance.

Dans ce contexte, le chaos s’installe rapidement dans le Ksar. Les gros tuyaux se mirent à déverser de l’eau saumâtre et les habitants du ksar craignent plus que jamais de voir la tradition séculaire des puits et les rituels qui sont ancrés dans leur vie sociale et culturelle disparaître pour toujours.

Les Ksouriens, face au désastre annoncée, tentent de quitter leurs demeures mais ils n’ont même plus le loisir de le faire car cela signifierait l’échec du projet. Le Chef suprême de la guerre qui ne cesse " de caresser son uniforme " et de " braquer " ses jumelles sur ses " sujets " a ordonné de les massacrer ! La stèle, les gros tuyaux ne sont plus que ferrailles. Le sel ronge la terre et les demeures vides. Même la forteresse est désertée par les contingents.

Seul, détrôné, ne vivant que sur l’illusion de ses pouvoirs antérieurs, Le Chef suprême de la guerre se voit encerclé dans sa demeure par l’avancée impitoyable du sel :

" A son balcon, très tôt le matin, le Chef suprême de la guerre contemplait le spectacle désolé. Encore une fois la pensée de la mort le frôla (Il) avait maintes fois songé à en finir avec son PA 9 mm. " Plus tard, il mourut par une journée d’orage sur un sol mouillé de sable et de sel et fut enfin enterré par un corbeau.

Le Gardien est certainement un texte de pure imagination, mais ses allégories nous renseignent sur une réalité si familière et si quotidienne. Le verbe incantatoire, une langue truculente, un langage mystique, le texte de Habib Ayyoub ne peut guère laisser le lecteur indifférent. Dressant, à travers l’allégorie, le portrait d’un pays qui vit un drame absurde à cause de la forfaiture de ces gouvernants, Habib Ayyoub nous a offert un livre digne de la grande littérature.

Rappelons enfin que Habib Ayyoub est également l’auteur de plusieurs textes parus aux éditions Barzakh : Le Palestinien (roman, 2003), Vie et Mort d’un citoyen provisoire (roman, 2005).

C’était la guerre (nouvelles, 2002) a reçu notamment le premier Prix Mohamed Dib en 2003.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 23:32

 

 

A Wjati

 

Nekkini ṛwaḥ ad ṛuḥeɣ
Qim di talwit a Wjati
Ma tecfiḍ asmi nejlaɣ
Ger uḥeggan d lyali
Mazal ik aken ik sneɣ
A win ijeṛben temẓi

 

Ay asen mi d-unageɣ
Nwali k id seg wṭaksi
Ma u-yiǧi ad skadbeɣ
Tuɣ ik i tmadaɣt uṛemli
Asen ar zdat i d rekbeɣ
Benddu ar deffir am isli

 

D Tafuɣalt neɣ iɣil Naɛli
Tikwal id ttmektayeɣ
Amenuɣ di lggira enni
Mazal-i la tthawaceɣ
Cfiɣ f Lḥusin Umahri
Xas aken lliɣ meẓiyeɣ

 

Di tallit enni ay ṛẓeɣ
Asmi nɣan Graziani
Ar sbiṭaṛ mi kecmeɣ
Deg Iεllalen akw terwi
Almi d tura i fehmeɣ
Napalm yesmir uṛumi

 

Si Maɛmaṛ ar Tiɣilt Bbugni
As tinniḍ d adrar n tmes
Tuddar ṛɣant irkwelli
S aṛuplan ma d iɣewwes
Ales asen kečč a Wjati
Γef asm'akken itt id nesɣṛes

Ukerdis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 22:59

 

 

Iwacu tεezbeḍ s iγnan
A win icuqen lebḥuṛ
Ay nnan d wa innan
Widak imeslen lehduṛ
Ayɣeṛ akw i d-nejlan
Am ilemẓi am aqṛuṛ

 

A sidi Muḥ d Amuqran
Aṭas aya ur k-id nzuṛ
Γit-d imenfa s lɛajlan
Ur tettu Dda Σacuṛ
Di Drancy i nemyusan
Qbel as caben lecfuṛ 


I nekwni iεezben s iγnan

Acḥal tura d aseggwas

Ur nfaq mi zrin wusan

Ay ul-iw recdeγ kullas

Ay agellid i t-yencan

Yagwi ad yazef lweswas

 

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 16:21

 

 

belle-dame

Quand on parle de migration de papillons, on pense généralement à celle du papillon Monarque entre le Mexique et le Canada, mais beaucoup méconnaissent celle du papillon « Vanesse des chardons » du Maghreb au nord de l’Europe.

papi

Je faisais partie de ceux qui l’ignoraient jusqu’à présent, certainement parce que cette migration s’effectuait les autres années de manière plus discrète. Mais il semblerait que 2009 soit un cru exceptionnel quand à la quantité d’imagos concernées par cet exode.

papi

C’est pendant le dernier week-end de mai en Normandie que je fus intrigué par le vol frénétique de dizaines de papillons traversant le champ dans lequel je me tenais. Ils allaient tous dans la même direction Nord/Ouest ne prêtant aucune attention aux fleurs qu’ils survolaient. Je me mis à les compter et, en extrapolant, je réalisai qu’environ 5000 papillons avaient dû survoler ce terrain d’à peu près 500 m de long sur une seule journée, beaucoup trop pour qu’il s’agisse d’un phénomène local.

papi

Une rapide recherche sur internet me conforta dans cette impression qu’il s’agissait bien d’une migration. Laquelle atteint cette année une ampleur exceptionnelle, concernant plusieurs millions de « belles dames », l’autre nom de la « Vanesse des chardons » également appelée « Vanessa cardui ».

papi

Ce papillon de la famille des nymphalidés est facilement reconnaissable par sa couleur brun jaunâtre avec le bout de l’aile noir ponctué de taches blanches.

papi

 

Carte des flux migratoire du Vanessa cardui

Carte des flux migratoires du Vanessa cardui

http://motyle.info/forum/portal.php

papi

C’est en Afrique du Nord que commence le périple des Vanesses, pour atteindre au printemps le sud de l’Europe où elles se reproduisent. C’est alors une nouvelle génération qui va entamer le voyage vers le nord de l’Europe pouvant conduire certains individus jusqu’en Suède. Le temps presse: en effet, la durée de vie de ce papillon est de 3 à 4 semaines. Pour parcourir de telles distances en un minimum de temps la « Vanesse des chardons » possède un atout, son battement d’aile, qui peut atteindre 80 fois à la seconde lui permettant ainsi d’atteindre la vitesse de 25 km à l’heure.

papi

Une fois arrivées à destination, 1 ou 2 générations se succéderont jusqu’à l’automne et les derniers adultes entreprendront le voyage de retour.

belle-dame-useCette Belle dame n’atteindra pas la Suède et finira ses jours quelque part en Normandie

papi

Voici une video sur youtube donnant un aperçu de ce phénomène.

 

papi

Quelques liens indiquant qu’il s’agir d’un phénomène européen.

La Belle Dame nous envahit – Suisse

Les papillons à l’assaut du Pays de Vaud – Suisse

Des milliers de papillons passent par nos jardins – Belgique

papi

En 2010, j’ai pu observer que très peu de Vanesses des chardons.

En 2011, pratiquement aucun.

Mise à jour le 15 octobre 2011

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 23:00

 

 

DDK

 

Labeεda tazγent n tsartit i tedder tmurt n Lzzayer deg seggasen n 90 di lqarn yezrin, anda yeεreq cced n uyeddid, yuεar laḥsab i tifin, tegdi tezdaγ yal amdan, rrebrab yesqiṭṭiε deg azal, agdud azzayri ttawin lewhi s wallen anda ara d-ibban wergaz ara d-yarren asirem, diffaden d tebγest.

Dγa yuγal-d niqal usirem, imi ass n 14 yennayer 1992, Mohamed Boudiaf yuγal-d γer tmurt n Lezzayer akken ad yejber iγisi yewten di tmurt, imi lawan-nni yal tazγunt tettεummu di Lezzayer. Imḍebbren n tallit –nni teffeɣ-asen afus, gguman ad d-afen abrid ara yessufɣen ɣer tifrat, imi zzhir yuɣ tuddar d temdinin. Dγa Mohamed Boudiaf yellan yettwanfa mi akken tufrar tagut ɣef tmurt imi tiktiwin-is mgaradent aṭas γef tid n wid yeṭṭfen adabu s yiɣil, yugi leḥkem n leγder, leḥkem n ukabar awḥid, yerra-d i teγri n tmurt-is, yenna dakken talwit d tifrat n tmurt n Lezzayer ad ilint s tugdut. Yewwi-d yid-s amecwar γezzifen, yebda lebni n tmurt γef tidet. 166 n wussan kan iruḥ niqal yerra-d asirem i ugdud azzayri, yerra-d ifadden i yimdanen i ifeclen niqal, yerra-d tayri γer wulawen, yesfeḍ asigna γef tmurt, maca iεdawen n tmurt akked tudert zgan εussen di yal amḍiq di yal lawan. Imi, ass n 29 yunyu 1992 γef 11h15, tamurt n Lezzayer yeγli-yas ujgu alemmas, yeγli yiwen n urgaz yesεan azal, yesrafeg usirem, imi Mohamed Boudiaf nγan-t yemcumen di temdint n Σennaba.

Tudert n uselway

Mohamed Boudiaf, ilul ass n 23 yunyu 1919 di temnaḍt n Ouled Madi Lwilaya n Msila. asmi yeḥbes ulmud-is deg useggas n 1942, yekcem γer uxeddim γer srabes n Leγrama di temnaḍt n Jijel. Syen yekcem γer ukabar n waγref Azzayri (PPA) anda yuγal d aγalat n tudsa n lbaḍna (OS) di temnaḍt n Qṣenṭina deg useggas n 1947.

Di 1950, icureε, anda i ḥekmen fell-as s lḥebs. 3 n yiseggasen mbeεd (1953) yunag γer tmurt n Fransa, syen yekcem γer ukabar n MTLD. Ur iεeṭṭel ara, ikcem-d γer tmurt n Lezzayer anda yuγal d imḍebber aεlayan n tudsa n C.R.U.A. (Comité Révolutionnaire pour l’Unité et Action), yella daγen ger terbaεt n 22 i yessekren tagrawla n tmurt n Lezzayer ass n umenzu n wember 1954. Deg tuber 1956 yettwaṭṭef netta akked yimeddukal-is gar-asen Ait Ahmed d wiyiḍ di tmesrifegt i ten-id-yewwin seg tmurt n Lmerruk γer Tunes. Asmi tefra tegrawla tazzayrit, mass Mohamed Boudiaf islul-d Akabar n Tegrawla tanemlayt (Parti de la Révolution Socialiste). Deg yunyu 1963 yettwaḥbes s wufus n Ben Bella, εezlen-t γer unẓul n tmurt n Lezzayer azal n 3 n wagguren, syen iruḥ γer tmurt n Lmerruk. Aseggas n 1972, yettruḥ yettuγal ger tmurt n Fransa d tmurt n Lmerruk, iqeddec γef ukabar-is (P.R.S.) am wakken i iqeddec daγen deg yiwet n tesγunt El Djarida, anda yella d imḍebber fell-as. Mbeεd tamettant n uselway Azzayri Houari Boumediene deg useggas n1979, yerra talast i ukabar-is P.R.S, yuγal ixeddem i lfayda-s deg lewzin n Lyajur di temnaḍt n Kénitra di Lmerruk. Yettwanγa ass n 29 yunyu 1992 γef 11h15 di temdint n Σennaba tamurt n Lzzayer.

Islam Bessaci

 

 

 

 

Krim Belkacem & Boudiaf en Kabylie

 

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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 23:14

 

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Etat des lieux de la gestion publique en Kabylie et perspectives de l’alternative autonomiste

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Par Le Matin | 12/06/2013 16:08:00 |                                

Cette contribution se veut une réponse technique pour tous ceux qui continuent à semer le doute sur les capacités de la Kabylie à se prendre en charge sur le plan économique.

Carte de la KAbylie.
Carte de la KAbylie.

 

a) Avertissement

Dans le processus du développement de la démarche politique visant à la concrétisation de l’autonomie de la Kabylie, il ne faut pas faire du volet économique un abcès de fixation. Il faut, pertinemment, en finir avec ce complexe de vouloir, tout le temps, justifier les richesses de notre région. Il ne faut jamais dissocier la gestion économique du système politique lui-même. C’est les sociologies et les politiques qui font l’économie et non l’inverse.

Justement, cette contribution ne rentre pas dans ce cadre justificatif mais elle se veut une réponse technique pour tous ceux qui continuent à semer le doute sur les capacités de la Kabylie à se prendre en charge sur le plan économique.

Elle est, aussi, la preuve de notre conviction que le débat autour de l’autonomie de la Kabylie n’est plus au niveau de la revendication mais il se porte, désormais, sur les moyens et les politiques qui permettraient aux futures instances exécutives et consultatives de la Kabylie autonome de prendre en charge les doléances des citoyens pour déterminer les choix stratégiques à suivre pour réussir le défi de rendre à notre peuple sa dignité bafouée par les politiques ségrégationnistes du pouvoir d’Alger.

b) Introduction

Depuis l’indépendance confisquée, le pouvoir algérien fait dans la diversion en essayant de faire admettre aux Algériens en général qu’ils ne doivent leur survie qu’à la manne pétrolière alors que tout le monde sait à qui profite cette richesse et qui a la main mise sur la rente et sur l’économie de bazar.

La Kabylie n’a pas été découverte dans un gisement de gaz, ni une création contemporaine résultant d’une quelconque prospérité réalisée grâce à la manne pétrolière. Elle est multimillénaire. Le pétrole n’est pas éternel. La Kabylie est rebelle et immortelle. Par son organisation sociopolitique qui a inspiré bien de grands penseurs, par ses valeurs séculaires, par son attachement viscéral à la liberté, la Kabylie n’a rien perdu de son authenticité ni de sa culture de résistance encore moins de sa détermination à se hisser au rang de grande nation.

Ni la famine, ni la guerre, ni la répression, ni la politique d’arabisation n’ont pu triompher des citoyens de cette région. De ce fait, aucun défi ne peut lui faire peur. Le développement est à sa portée pour vu qu’il recouvre sa souveraineté par son accès à un statut de large autonomie. En effet, la Kabylie avec son fort potentiel économique, doit, non seulement assurer son propre développement, mais aussi contribuer d’une façon effective au développement de toute l’Algérie.

Toutes les forces vives seront mobilisées afin de créer un pôle d’excellence en matière de développement économique. Pour ce faire, il suffit de mettre en synergie l’intelligence dont dispose la région en l’occurrence les compétences formées par ses universités, les ressources naturelles et ses ambitions. Elle va réaliser son développement par l'encouragement de l'innovation (via la recherche), l'investissement, l'éducation, l'accroissement de la sécurité juridique, la conciliation de son progrès économique et social avec la préservation de l'environnement.

La Kabylie autonome va œuvrer à garantir à sa population la liberté d’entreprendre et de produire localement les richesses, synonymes d’autonomie économique et sociale, base de toutes les libertés culturelles et politiques.

c) Etat des lieux de la gestion publique en Kabylie sous le règne de l’état central

La Kabylie est autonome dans sa misère sans avoir le pouvoir de décision pour y faire face. Elle lutte seule contre une situation socio-économique des plus dramatiques qui réconforte les décideurs algériens, prêts à faire l'impossible pour amplifier son malheur. Un Etat central qui fait dans le sabotage et le chantage économiques, les collectivités territoriales dépourvues de pouvoirs, ne disposant même pas d’une fiscalité locale propre, des entreprises endettées et fiscalement étouffées, le développement est une chimère pour une Kabylie qui glisse de jour en jour dans une logique de désinvestissement

Il suffit d’aborder le débat sur l’autonomie de la Kabylie pour que votre interlocuteur vous lance la fameuse interrogation ; on va manger quoi ? Mais avant de répondre à cette question, nous devons d’abord poser une autre problématique à notre tour. Que ce qu’on est entrain de manger, actuellement, sous le règne d’un Etat exclusivement centralisé ?

Dans l’état actuel du système de répartition des enveloppes financières , les départements de la Kabylie sont budgétisés au même titre que tous les autres départements d’Algérie , a travers une loi de finance établit chaque année, d’une manière très centralisée, dont les critères d’affectation de budget pour le développement local ne sont soumis à aucune étude préliminaire en fonction des particularités sociales, économiques, géographiques ou culturelles d’une région donnée. Cette opération de partage de gâteau est dictée par l’influence des équilibres politiques, claniques voir tribaux ainsi que les humeurs régionalistes négatives qui gangrène le fonctionnement des structures de l’état.

Pour vérifier la pertinence de ce constat amer qui reflète le caractère régionaliste voir raciste du fonctionnement des instances de l’état central, il suffit de quantifier le nombre des infrastructures de base et des équipements publics réalisés dans la wilaya de Tlemcen pendant cette dernière décennie et de les comparer à ceux réalisés dans toute la Kabylie.

Contrairement à cette croissance extraordinaire de la région de l’ouest algérien, la Kabylie n’a reçu rien d’autres qu’un très important lot de blocages et d’entraves pour mettre à genou son économie et affamer sa population. Bureaucratie tentaculaire qui décourage tout investisseur potentiel de s’installer en Kabylie. Délocalisation consécutive aux désordres, abus fiscaux et gestion opaque du foncier rendant toute affectation de terrain illusoire dans des délais raisonnables.

Rien n’aura été épargné pour paralyser le développement local en Kabylie. La politique de la terre brûlée pratiquée par le pouvoir d’Alger à l’égard de la Kabylie a atteint son summum, Bouteflika bloque même les projets antérieurement agréés. C’est dans cette optique que la politique de délocalisation des grands projets destinés à la Kabylie est devenue systématique. Entre autres, on peut citer les plus importants ; à l’image de la raffinerie pétrolière qui devait être réalisé à Bejaia et qui est transférée sur Tiaret malgré toutes les expertises qui donnaient Bejaia comme site adéquat pour ce type de projets.

Dans la même logique criminelle du pouvoir en place, la centrale thermoélectrique devant servir toute la région d’Azeffun a été bloquée. A noter que, sans cette centrale, il ne sera même pas possible d’alimenter une grue sur le nouveau port d’Azeffun. L’autoroute est-ouest, principal grand projet de l’ère Bouteflika n’est finalement qu’un plan réservé pour l’anéantissement et l’isolement du port de Bejaia qui demeure le principal pole économique de la Kabylie.

Selon les dire du directeur de ce port, cette institution souffre d’une perte sèche de 200 000 millions de Dinars / jours depuis l’ouverture de cette autoroute à laquelle on a ôté volontairement trois pénétrantes qui devaient donner sur Tizi ouzou à partir de Aomar gare, sur Akbou à partir d’el M’hir et sur Souk el Thenin à partir de Sétif. Ces pénétrantes existaient bel et bien dans l’étude préliminaire du projet en question.

Ces délocalisations, ces blocages et ces retards volontaires dans la réalisation des équipements publics qui affectent sérieusement la stabilité économique et surtout l’efficacité de la budgétisation des wilayas kabyles ne peuvent être dépassés que dans le cadre d’une Kabylie autonome. Il n ya qu’un gouvernement régional qui pourrait mettre notre économie à l’abri de ces agissements racistes du pouvoir central. A l’état actuel de la gestion de la dépense publique, aucune autorité locale (élus et admistrateurs confondus) n’a son mot à dire sur la gestion budgétaire.

Les enveloppes financières destinées à la réalisation des équipements publics et de l’habitat sont, uniquement, du domaine du ministère des finances c'est-à-dire de l’état central. Au niveau local, La dépense publique est du ressort de deux fonctionnaires qui sont des détachés du ministère des finances. Le contrôleur Financier, en amont, pourrait viser le marché qu’il veut et laisser en instance celui qu’il voudrait bloquer. Le trésorier, en Aval, pourrait payer l’investisseur ou l’entrepreneur qu’il veut garder et bloquer le payement de celui qu’il veut faire fuir.

Pour tromper l’opinion publique et à chaque début d’exercice financier, le gouvernement central annonce des budgets colossaux destinés à la Kabylie. Dans la théorie, ces chiffres annoncés sont, réellement, affectés à la Kabylie mais ils n’ont, jamais, été consommé dans la pratique.

Depuis 2001, la wilaya de Tizi Ouzou n’a jamais consommée plus de 35% de son budget annuel ce qui est du essentiellement aux blocages en amont et en aval qu’on a signalé ci-dessus. En plus de cette volonté délibérée de mettre à genou l’économie de la région Kabyle, saviez vous que, dans l’état actuel des choses, c’est la Kabylie qui donne de l’argent à l’état central et non l’inverse ? A travers sa fiscalité importante et le taux de recouvrement de ses recettes fiscales, la Kabylie verse au trésor public plus qu’elle en reçoit en terme de budget annuel dans le cadre de la loi de finance Algérienne. La Kabylie est tout simplement victime d'un racket fiscal

Croire que c’est le Trésor public de l’état central qui nourrit la Kabylie est une hérésie. La contribution de la Kabylie à la fiscalité nationale est la plus importante de toutes les régions. Le taux de recouvrement en Kabylie avoisine les 100 % alors qu’ailleurs c’est déjà un record d’atteindre les 25 %. Une petite équation mathématique dont les composants sont les budgets actuels des wilayas Kabyles, la fiscalité kabyle et les recettes pétrolières annuelles et leur répartition au prorata du nombre d’habitants après la consécration du système d’autonomies régionales, nous permettra de déduire qu’en plus de notre liberté et de notre dignité nous allons gagner dix fois plus sur le budget actuel. Quelles seront, concrètement et sur le terrain, les pistes d’améliorations de l’enveloppe financière destinée à la relance économique, dans le cadre d’une Kabylie autonomie ?

Nous utilisons le terme "pistes d’amélioration" pour mettre le développement économique en Kabylie au diapason des nouvelles méthodes de management politique qui se base sur la démocratie sociale et sur des techniques managériales qui mettent en avant-garde de toute amélioration économique le potentiel de compétences en ressources humaines.

d) Perspectives économiques de la Kabylie autonome

Avec un gouvernement régional, nous aurons tous les mécanismes financiers et autres qui vont nous permettre de dépasser ce stade de stagnation de notre développement local. Nous disions, quelles seront, concrètement les pistes d’améliorations de l’enveloppe financière destinée à la relance économique, dans le cadre d’une Kabylie autonomie ? On peut citer entre autres :

- L’augmentation de la consistance du budget annuel de la Kabylie, en gardant la totalité de sa fiscalité (avec ce 1er critère déjà, la vie de nos concitoyens kabyles serait meilleure qu’aujourd’hui)

- Le dépassement des obstacles et des blocages dont on a parlé ci-dessus du fait que les instances financières vont dépendre du gouvernement local.

- Le dépassement de ces obstacles permettra le retour des investisseurs qui ont déserté la Kabylie.

Ceci va, certainement, générer des nouvelles recettes fiscales qui vont servir de valeur ajouté pour l’économie kabyle.

- Le dépassement du problème de la non concordance de la majorité locale avec la majorité nationale permettra de réduire les conflits du à une certaine appréciation idéologique entre les deux majorités éternellement contradictoires.

- En dernier, l’hôtel des finances de la Kabylie autonome pourrait éventuellement profiter de sa quotte part des richesses pétrolières qui vont, logiquement, se répartir au prorata de nombre d’habitants (ce cas dépend essentiellement des négociations avec l’état central pour la mise en pratique de l’autonomie kabyle).

Pour concrétiser ces pistes améliorations, le gouvernement régional de la Kabylie autonome doit adopter une approche va se reposer sur le potentiel en ressources humaines dont dispose la Kabylie, dans le processus de la mise en application des procédures relatives au développement économique. Cette stratégie de mettre en valeur le capital humain est la plus efficace méthode qui permettrait à ce gouvernement de satisfaire les exigences citoyennes en termes de prospérité économique et de confort social.

La mise en valeur d’une culture de proximité pour recenser les besoins de la société à travers des compétences en matière de communication, de techniques des statistiques et des relations gouvernants – gouvernés, doit être la priorité des instances qui s’occuperont de la gestion publique Kabyle. La valorisation des ressources humaines demeure la principale spécification des nouvelles normes du management sur lesquelles se repose la modernisation des systèmes de gestion des PME qui représentent le moteur de l’épanouissement économique, en cette ère de globalisation et de mondialisation. Cette énergie inépuisable, contrairement aux hydrocarbures, va, certainement, constituer le fer de lance de l’économie de la Kabylie de demain.

La rentabilisation de l’exploitation des ressources humaines est une condition sine qua non pour les organismes décideurs de la Kabylie autonome afin qu’ils adoptent les meilleures méthodes de la bonne gouvernance, dés le début de leur prise en charge du destin des citoyens de la Kabylie. Les compétences clairvoyantes qui maitrisent le sens de la planification permettront au gouvernement régional kabyle d’inscrire sa démarche dans la durée et d’anticiper les mutations du marché international au lieu de les subir.

Contrairement aux instances Algériennes actuelles qui n’adoptent les nouvelles stratégies que dans l’urgence des derniers quarts d’heures ; une attitude qui provoque un retard consistant dans le processus de mise à niveau des institutions publiques et des entreprises ce qui fait perdre à l’état sa fiabilité et aux operateurs économiques nationaux leur crédibilité sur le marché international. . L’exemple le plus édifiant est le rééchelonnement de la dette extérieure proposé par des spécialistes kabyles à la fin des années quatre vingt mais adopté par le gouvernement Algérien quelques années plus tard, dans des conditions dictées par les instances financières internationales.

Pour réussir cette stratégie visionnaire et prévisionnelle, les institutions de la gestion publique de la Kabylie autonome doivent se reposer sur des mécanismes qui vont assurer une veille stratégique efficace afin d’être à jour avec les mutations accélérées de l’économie mondiale.

Dans l’objectif de rassurer les investisseurs et d’installer un climat de confiance qui permettrait aux capitaux internationaux de trouver en Kabylie une terre fertile, les compétences juridiques et financières du gouvernement régional de la Kabylie autonome doivent opter pour des politiques stabilisatrices de la juridiction qui va régir les investissements, comme elles doivent éviter les changements brusques et subits du dispositif juridique et du système bancaire dont la stabilité demeure une des plus importantes garanties de la pérennité des investissements étrangers et nationaux.

Nos institutions économiques doivent asseoir des politiques publiques structurées et structurantes et non conjoncturelles à l’image de celles bricolées par les organismes de l’Algérie actuelle. Elles doivent inscrire leur vision dans le sens de produire une valeur ajoutée dans les PME Kabyles créatrices de l’emploi et non pas génératrices de capitaux informels comme celles de "l’import-import" encouragées par l’économie de bazar de la mafia politico-financière Algérienne.

En conclusion, il est très important de rappeler que les économies les plus réussies au monde sont celles qui rentabilisent le plus les ressources humaines et les compétences qui maitrisent les techniques managériales les plus actualisées. Cette matière grise est, largement, disponible en Kabylie. Son exploitation efficace demeure la clé de la réussite de la noble mission d’assurer aux citoyens kabyles une vie sociale digne et prospère.

Moussa Nait Amara

Conseiller auprès du président du MAK

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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 21:03

 

L'anti-kabylisme du régime algérien depuis l'assassinat de Abane Ramdane n'est en faite que l'expression de la «haine de soi» que peut ressentir tout Algérien ayant perdu sa propre identité (culturelle et linguistique), et par là la fierté de ses origines. D'ailleurs, deux présidents Algériens se sont trahis à cet égard : (1) Ben Bella, après avoir été la marionette du Raïs égyptien Nasser, et vociféré à Tunis en 1962 qu'il était arabe, arabe, arabe,...il avait avoué à Londres lors de sa rencontre avec Aït Ahmed qu'il était berbère !; (2) Bouteflika, dotée d'une haine pathologique contre les Kabyles, avait avoué qu'il était un amazigh «arabisé par l'islam» (décodé, aliéné et soumis à l'idéologie arabo-islamiste) . Quant à Chadli, il était tellement aliéné qu'il ne se rendait même pas compte; il croyait encore aux légendes colportées par les moyens orientaux comme quoi les Nord-Africains (Imazighen) venaient du Yemen ! Ce refoulement des origines Amazighs a été grave de conséquences : il a conduit au déni de la réalité qui agit comme un mécanisme défensif de toute personne aliénée. Le déni de la réalité Amazigh et des origines a été érigée en système politique du parti unique, et qui avait pavé le chemin vers le chaos d'aujourd'hui. C'est cette perte de l'identité réelle des Algériens qui a poussé les gens à s'inventer une origine mythique, une origine arabe ou arabo-musulmane. Les dégâts causés par cette politique sont énormes dont notamment l'islamisme radical ( 250 000 morts, 7 millions d'Algériens exilés) et l'apartheid envers la Kabylie qui a été privé de développement durant ce demi siècle. L'École Algérienne a été ruiné, la rente pétrolière engloutie dans l'arabisation et l'islamisation des Algériens (construction de plus 30 000 mosquées, évènements de propagande et d'allégence à l'arabisme comme «Alger capitale arabe» ou Tlemcen comme «capitale islamiste»).

 

 

 

 

 

 

Régions Kabylie Boumerdes

Wilaya de Boumerdès : Naciria, une commune déshéritée

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le 26.06.13 | El Watan

 L’aménagement du chef-lieu communal n’est toujours pas lancé.
| © El Watan
L’aménagement du chef-lieu communal n’est toujours pas...

Désertée par les opérateurs économiques pendant les années de terrorisme, la commune vit actuellement des subventions de l’Etat.

Naciria, à une trentaine de kilomètres à l’est de Boumerdès. Ce qui devait être la façade de cette localité de 24.000 habitants est une gare routière délabrée où se mêlent transporteurs et marchands de fruits et légumes. Une partie de cette aire de stationnement, en contrebas de la voie ferrée, est transformée en un dépotoir pour les ordures. À travers les entrailles de cette agglomération, les images sont désolantes. Trottoirs et routes défoncées, eaux usées à ciel ouvert, détritus jonchant le sol agressent les yeux. Pour les élus locaux, l’image peu reluisante de cette vitrine devra changer après l’aménagement de la gare routière, prévu dans le cadre du programme de la modernisation de la voie ferrée reliant Thénia à Tizi-Ouzou.

Le projet en question enregistre moins de 35% d’avancement, dépassant les délais contractuels de six mois. Mais Laâziv c’est aussi une zone rurale où des champs à perte de vue s’offrent aux regards à mesure qu’on se dirige vers le sud et sur les hauteurs de Sidi Ali Bounab. Une vue imprenable sur le barrage hydraulique de Boumraou et les champs de vigne plantent le décor. «Les CW5 et 107 desservant la plaine de Bouassem et les villages de la haute montagne sont restés dans la même configuration de la période coloniale, donc, jamais élargis», constate d’emblée Mohamed Djazairi, un citoyen de Taâzivt.

La cinquantaine passée, cet homme à la barbe grisonnante, au visage basané, est l’initiateur avec un groupe de villageois dévoués, d’un projet visant à sortir la localité du sous-développement. «Ici, c’est tout le monde qui a du temps à en revendre», dit-il, les yeux rivés sur les trottoirs qui font office de terrasses des cafés longeant la station de bus.

L’essentiel des infrastructures et des édifices publics sont concentrés au chef-lieu. «Là-haut, il n’y a rien du tout, juste un potentiel inexploité que nous voulons mettre en valeur à travers un séminaire incessamment», ajoute-t-il. «Nous avons mis en place plusieurs ateliers, et nous allons émettre des recommandations qui seront soumises aux services concernés sur les actions à entreprendre pour résoudre certains problèmes environnementaux et socio-économiques relevés dans notre commune», explique M. Djazairi. Les raisons d’une telle initiative sont à chercher dans l’un des villages de la commune.

Destination Iouariachen, sis à 10 km du chef-lieu communal. Mouloud, membre du comité du village nous reçoit dans un café de ce bourg de 1.300 habitants. Attablés, des jeunes suivent l’actualité sportive européenne sur une chaîne étrangère. Remuant son café, Mouloud, 61 ans, commence par le problème fréquent : les coupures d’eau. «Nous avons insisté sur la réhabilitation des fontaines qui existent dans chaque village pour parer aux problèmes récurrents de la distribution de l’eau.En réalité la région regorge d’importantes quantités de ce précieux liquide, les installations AEP sont là, mais cette ressource est mal exploitée. Les villages de la plaine sont dispersés. Il y a de plus en plus d’habitations nouvelles qui attendent leur raccordement au réseaux d’AEP, de l’assainissement, au gaz et à l’électricité», dit ce sexagénaire.

«Il nous arrive de passer un mois sans eau. Les pannes perdurent des semaines avant qu’elles ne soient réparées. Les gens se débrouillent comme ils peuvent ; il y a ceux qui creusent des puits, d’autres puisent de l’eau des fontaines ou achètent des citernes», fulmine un autre habitant. Quant au gaz naturel, le taux de pénétration dans la zone rurale n’est que de 13% seulement sur un taux global de 35% dans la commune. En outre, la couverture sanitaire laisse à désirer. Pour les soins spécialisés, les habitants de Naciria sont obligés de se rendre aux hôpitaux de Bordj Menaiel ou de Thénia.

APC sans moyens

Mouloud, reprenant la parole, souligne que le bureau de poste et la salle de soins du village sont fermés depuis 1981. À l’APC de Naciria, le vice-président, Khelladi Boualem, a indiqué que «sur six salles de soins existantes, quatre seulement sont opérationnelles». Le même responsable note que même la polyclinique du chef-lieu est dépourvue des spécialités et du personnel médical. «On y assure juste la médecine générale. Le service radiologie et le laboratoire d’analyses viennent tout juste d’être mis en service», a-t-il précisé.

Les élus, dépouillés de leurs prérogatives, attendent beaucoup des pouvoirs publics. La commune est pauvre. Elle fonctionne avec les subventions de l’Etat. Les recettes de l’APC ont été revues à la baisse depuis l’arrêt des activités économiques dans la zone industrielle. Les investisseurs avaient délocalisé leurs affaires à cause de l’insécurité, indique-t-on. «Une enveloppe de 190 millions de DA a été dégagée pour améliorer davantage les conditions d’investissement dans cette zone d’activités», annonce l’élu. D’autres projets ont été proposés par les édiles locaux, tels qu’un marché couvert susceptible de créer de l’emploi et mettre fin à l’anarchie en ville, n’ont pas trouvé d’oreilles attentives à la wilaya. «Nous avons localisé une assiette de terrain entre Naciria et Bordj Menaïel pour l’implantation d’un CET (Centre d’enfouissement technique). Les services techniques de la wilaya sont venus, mais ils ne sont plus revenus», déplorent les élus.

En attendant le retour des techniciens de la wilaya, les déchets sont jetés dans une décharge sauvage aux abords de la RN12, à l’entrée ouest de la ville. Ce sont là des raisons qui ont poussé certains citoyens, jaloux de l’avenir de la municipalité, à lancer des initiatives à même d’améliorer le vécu de la population. Les solutions existent, d’autant plus que la région recèle un potentiel humain et naturel non négligeable pour le développement du tourisme solidaire, de l’agriculture et même de l’élevage de poisson au niveau du barrage d’eau de Boumraou.

Nordine Douici
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