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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 00:52

 

 

Ǧamila n Tferka

Seg Wikipedia
Neggez ar: ẓer isebtar, anadi

Ǧamila n Tferka d yiwet n tamedyazt tazwawt ifazen. Tlul-d deg taddart n Ayt Yemɣur, deg tɣiwant n Amecṛas di tama n Buɣni (Tizi Wezzu). Tura yiwen n wedlis umi tsema Tiregwa n Nnfiḍ. Atan wayen yura fellas uneɣmas Salem Amran n weɣmis n Dépêche de Kabylie, di Yebrir 2007, tasuqilt sɣur Omar MOUFFOK.


Aṭṭuqqet n lxir ur yettḍurru. Akk-a ay as-yeqqar yiwen n wanzi inefεen deg wakk inurar n tudert, ladɣa deg wenrar n tmaziɣt, imi s kra n wedlis ara d-yeffɣen s yiles-a, nesteṛḥib yes-s imi ara yejj tamaziɣt ad taf amkan-is u ad tejhed.

Ussan-a, yeffeɣ-d wedlis n yisefra n Djamila n Tferka, tamedyazt-nni yettwassnen deg tesgilt (nnuba) n « Tamedyazt war tilas », ay d-yettqeddim Muḥand Taferka deg BRTV.

”Tiregwa n Nnfiḍ”, ammud (recueil) n Ǧamila, d Muḥand Taferka s timmad-is ay as-d-yuran timsegrit (post-face) ay deg nezmer ad nɣer Ttawil inefεen akk ay tesseqdac tmeṭṭut taqbaylit akk-n ad d-tessiwel ɣef ddunit d yiɣeblan-ines netta d isefra. Ǧamila n Tferka tessen amek ara d-tecnu kullec s usefru, u tid yettgen am nettat, tikkwal yettwakkes-asent wawal.

Adlis n Ǧamila yesεa 180 n yisebtar yernu ulac deg-s tisuqilin (asṭerjem) ɣer tefṛensist (akk-n nennum nettaf deg kra n wammuden n yisefra niḍen). Taqcict-a tlul-d deg taddart n Ayt Yemɣur, deg tɣiwant n Amecṛas (Tizi Wezzu). Deg wammud-ines, tefka Ǧamila amur ameqran i tayri akk-n ad d-tessken i medden dakk-n ɣas ma yella nesmeεreq nettu-tt, tayri dima tetteqqel-d, dima nesmektay-itt-id. Dɣa, Ǧamila tcennu ɣef wakk idisan n tayri, ula ɣef uḥemmel n tayri u mi ara nɣer isefra-ines, ur nettḥulfu i trutint, wala i uεiwed. Isefra n Ǧamila ccuṛen d tamitafuṛt akk d tugniwin n tmedyazt.

Deg usefru-ines ”Mi iḍaq ṛṛuḥ”, teqqar-d :

 Aman leḥḥun deg lqaεa Mi iḍaq seg-i Ccwal selleɣ-as yettεeyyiḍ Taṛwiḥt ihennan, temḥa  

Tettkemmil :

 Ur zmirent tejmilin Lxir-ik ad ak-t-rrent Neɣ aḥriq n tjejjigin Yal ass ma hdiɣ-ak-tent Ad yettwalas wul ddin  

Tamuɣli-a tumliḥt ay tesεa Djamila teddukkel d tmussni-ines ijehden deg teqbaylit. D ay-a ay d-yettafken isefra ẓiden i tɣuri.

Nnig temsalt n tayri, Ǧamila Taferka tessawal daɣen ɣef tmedyazt s timmad-is, ɣef tegnit n tmeṭṭut, ɣef waḍḍan, ɣef tmetti (société), ɣef lḥif, ɣɣef tudert, ɣef talwit d waṭas n tlufa niḍen.

Deg way-n yerzan tamṣukt (structure), Ǧamila tebna isefra-ines s yiberdan yemgerraden. Kra deg-sen d iskendriyen (alexandrins), maca tebna-d daɣen ifyar (vers) s 8 n tunṭiqin (octosyllabe), akk d yisefra itteddun s ṛebεa yefyar neɣ s ttesεa yefyar. Tameɣrut (rime) n Ǧamila d tin ay deg teṭṭuqqet temṣ̣ukt n AAB, u tesseqdec tameɣrut tanmidegt (rime croisée).

Yessefk ad d-nger tamawt dakk-n Djamila tesseqdec aṭas tamitafuṛt deg yisefra-ines, u llan kra deg-nsen, deg wezwel-nsen (titre) yagi ad tt-naf am “Ajejjig n Lekdeb”, “Tabrat i zzheṛ”, “Snulfu-iyi-d”.

Ammud-a (recueil) tessuffeɣ-it-id Djamila i ddemma-ines, d acu kan , tettekka deg-s BRTV. D tiẓrigin ”Le Savoir” [Tizi Wezzu] ay t-id-yessuffɣen. Axxam-a n ussuffeγ n yedlisen, melmi kan ay d-yebda leqdic u la yettnerni cwiṭ, cwiṭ.

Ǧamila n Tferka, tesεa daɣen zzheṛ imi argaz-ines, Salem Saεd, yebded s idis-is, yettεawan-itt. Tanaẓurt-a la tt-yettṛaju waṭas n lxir ɣer sdat. Ihi a Ǧamila, ɣas faṛes !

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 00:40

 

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À l’issue d’une conférence de presse.

 

Nonobstant la consécration de tamazight comme langue nationale, acquis qu’on doit exclusivement au Département du Renseignement et de la Sécurité (DRS), le premier ministre algérien, M. Ahmed Ouyahia, a été violemment sommé par une journaliste kabylophobe de ne pas répondre en kabyle mais en « langue nationale pour que tout le monde comprenne ! ».

01/10/2011 - 22:26 mis a jour le 01/10/2011 - 22:26 par Saïd Tissegouine

 

     

Incroyable mais vrai. Cela s’est passé, hier, à l’occasion d’une conférence de presse animée par le premier ministre algérien retransmise par l’ENTV après la fin des travaux de la tripartite (gouvernement, UGTA et patronat).

C’est une journaliste de la chaîne 2 de la radio nationale qui a ouvert le bal en posant sa question en kabyle. Normal que cette journaliste pose sa question en kabyle dès lors que l’audimat de la chaîne 2 est kabyle sinon comprend le kabyle et, au même temps, le conférencier (Ahmed Ouyahia) qui, non seulement appartient au groupe ethnique kabyle, maîtrise à la perfection sa langue maternelle.

C’est donc en parfait conférencier que le premier ministre algérien a répondu en kabyle. Cependant, à peine sa réponse terminée, une voix de femme en colère se fait entendre. Elle apostrophe Ahmed Ouyahia avec une violence verbale inouïe. Elle lui demande de parler en « langue nationale » pour que toute l’assistance puisse comprendre sa réponse. La caméra de la télévision n’a pas jugé « utile » de montrer le visage de cette femme kabylophobe.

Le côté révoltant et inénarrable de cette scène, c’est que personne n’a osé crié au scandale. Même le conférencier, tout puissant personnage qu’il est, n’a pas jugé utile de rappeler à cette journaliste de la « 25e heure » que Tamazight est langue nationale et que, par conséquent, toutes les Algériennes et tous les Algériens sont tenus, ou, à défaut, censés l’apprendre. Hélas ! Ahmed Ouyahia s’est plié à la volonté de cette femme qui ne fait pas honneur à son pays. A croire qu’il était si amoureux d’elle au point de prendre ses propos venimeux pour mielleux.

En effet, il a traduit en arabe la réponse qu’il a apportée initialement à la journaliste de la chaîne 2. Celle-ci n’a pas jugé non plus de rappeler à sa consœur virago les règles essentielles régissant le journalisme. Le plus hilarant viendra par la suite. En effet, la plus part des questions ont été posées au conférencier en français. Idem concernant les réponses. C’est à partir de là que la preuve de la kabylophobie de la journaliste nous est donnée. A propos de la langue française, la journaliste de la « 25e heure », ne l’a pas considérée comme une langue étrangère. Et pourtant, en dépit de sa richesse et de sa précision, le français n’est pas du tout la langue nationale des Algériens, encore moins la langue officielle.

La question fondamentale se posant aujourd’hui est de savoir jusqu’à quand le peuple kabyle cessera d’encaisser les coups d’humiliation ?

Il y a quatre ans de cela, c’est l’ambassadeur de la Palestine en poste à Alger qui a eu le toupet de donner un ordre au directeur de l’éducation de la wilaya de Tizi-Ouzou de veiller à ce qu’une jeune immigrée palestinienne cesse de prendre des cours de tamazight. Cette jeune palestinienne en question est née en Kabylie et parle couramment le kabyle. Ce représentant de la diplomatie palestinienne en Algérie a poussé l’outrecuidance jusqu’à qualifier l’alphabet amazigh de moins que rien. La décence journalistique nous interdit de reprendre le terme insultant qu’il a utilisé pour désigner la langue tamazight.

Aujourd’hui, c’est une algérienne qui se permet d’agresser un premier ministre de la république pour avoir répondu en kabyle à une question qui lui a été posée dans la même langue. Voilà l’essentiel de la conférence animée par Ahmed Ouyahia à l’occasion des travaux de la tripartite organisée à Alger. Évidemment, le conférencier a défendu les résultats de ces travaux où, en réalité, les salariés ont été les dindons de la farce. Faut-il s’en étonner ? Assurément non quand on sait Madjid Sidi-Saïd, premier responsable de l’UGTA (union générale des travailleurs algériens) est rétribué par l’Etat algérien selon la fourchette appliquée aux cadres de la nation. Tout le monde sait qu’on ne se dresse pas contre son employeur surtout quand celui-ci se montre « généreux ». Autrement dit, le mérite des salariés peut être reconnu par quiconque excepté par l’UGTA, la petite agence gouvernementale.

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 00:15

 

TSA

 

 

L'Algérie à la traîne ?

Une plus grande reconnaissance des Berbères fait son chemin au Maghreb

 



berbere.jpg

 

 

 

 

 

 

La ville tunisienne de Djerba accueille depuis hier vendredi et jusqu’à demain le sixième Congrès mondial amazigh. Des délégations algériennes, tunisiennes, marocaines, libyennes, touarègues et des personnalités de la diaspora amazighe en Europe et sur le continent américain sont présentes. Une chose inimaginable il y a moins d’un an, du temps du règne de l’ex‑dictateur Ben Ali.

Ce congrès intervient alors que le mouvement amazigh au Maghreb est en train de franchir une nouvelle étape de son existence. Le printemps arabe, qui a entraîné de profonds bouleversements dans plusieurs pays de la région, a effectivement profité au mouvement amazigh.
En Tunisie, la chute de Ben Ali marque la fin de la clandestinité et de la répression pour les défenseurs de l’amazighité. Le 30 juillet, l'Association tunisienne de culture amazighe, née en avril dernier dans l’effervescence de la chute de l’ex‑dictateur, a officiellement été agréée. Dans ce pays, les berbères représentent, selon les études, entre 5 et 10 % de la population. Mais sous le règne de Ben Ali, aucune place n’était accordée à la langue ou à la culture berbère. La politique d’arabisation a fait de l’arabe la seule langue officielle et nationale, au détriment du berbère qui a vu sa présence diminuer progressivement.
En Libye, la situation va dans le même sens. Depuis la chute de Kadhafi et l’avènement du CNT comme nouvelle autorité reconnue par la communauté internationale, les Berbères, longtemps réprimés par le régime, se font de nouveau entendre. Le 26 septembre, ils tenaient ainsi une conférence dans la capitale, Tripoli. Une première ! Ils ont réclamé que le tamazight soit reconnu avec l’arabe comme langue officielle dans la prochaine Constitution du pays.
Chose impensable du temps de Kadhafi. L’ex‑Guide avait en effet à plusieurs reprises violemment stigmatisé les Berbères et leur langue, « poison » pour la Libye, disait‑il en 1985. Plusieurs militants amazighs ont été victimes de la répression et certains ont été contraints à l’exil. Aujourd’hui, en Libye, on estime à 10 % la proportion de la population berbère, essentiellement présente dans les montagnes du Nefoussa et bien sûr dans le Sud, avec les Touaregs. Jusqu’ici, le CNT n’a pas encore assuré que l’officialisation de tamazight serait discutée dans le cadre de la future Constitution, mais la présence de nombreux berbères dans ses rangs et le rôle que la région de Nefoussa a eu dans la révolution redonne espoir à cette communauté.
C’est au Maroc enfin, pays où la présence des Berbères est la plus importante au Maghreb – autour de 50 % de la population – que le vent du changement dans la région a le plus porté ses fruits pour les Berbères. Dans son discours du 17 juin, le roi Mohamed VI a annoncé l’officialisation de Tamazight dans le cadre des réformes constitutionnelles. Des réformes adoptées par référendum le 1er juillet dernier. « Il s'agit d'une initiative d'avantgarde, qui constitue le couronnement du processus de réhabilitation de l'Amazigh, comme patrimoine commun à tous les Marocains », avait affirmé Mohamed VI. Conséquence immédiate : le tamazight va retrouver une place dans l’enseignement et dans la société. Le Maroc est donc aujourd’hui le seul pays où le Berbère est une langue officielle.
En comparaison, l’Algérie semble rester à l’écart de ces bouleversements régionaux. Il faut dire que le pays était jusqu’à présent largement en avance sur ses voisins en matière de reconnaissance de la langue et de la culture berbères. Le Tamazight est langue nationale depuis 2002 et il est enseigné dans les écoles depuis 1995. Mais il n’est toujours pas langue officielle et son utilisation par des officiels peut même susciter un malaise. Vendredi, lors de la conférence de presse qui a suivi la Tripartite, une journaliste a reproché au premier ministre Ahmed Ouyahia d’avoir répondu en kabyle à une question posée en kabyle. Selon elle, le berbère n’est pas une langue officielle. Le Premier ministre a presque dû s’excuser. Il a été obligé de traduire ses propres propos en arabe.
Aujourd’hui, la situation est loin de satisfaire les militants de la cause amazighe. Ils soulignent régulièrement par exemple les dysfonctionnements de l’enseignement de la langue, qui n’est plus effectif que dans une dizaine de wilayas. « Près de 240 000 élèves, tous cycles confondus, étudient actuellement Tamazight, dont 90 % sont localisés dans la région de Kabylie, précisément à Tizi Ouzou, Béjaïa et Bouira », affirmait ainsi il y a quelques jours le secrétaire général du Haut‑commissariat à l’amazighité, Youcef Merahi.
Enfin, son officialisation n’est toujours pas à l’ordre du jour. Ainsi, si les revendications portées par les « révolutions arabes » se concrétisent chez nos voisins, l’Algérie – où les berbérophones représentent environ 30 % de la population – pourrait devenir le mauvais élève en matière de reconnaissance de la culture amazighe.
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1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 00:21

source : http://www.radio-canada.ca/emissions/plus_on_est_de_fous_plus_on_lit/2011-2012/chronique.asp?idChronique=173350

 

 

Livres

 

Djemila Benhabib s'en prend aux soldats d'Allah

 

Le mardi 13 septembre 2011

 

Djemila Benhabib
Djemila Benhabib

 

Djemila Benhabib, l'auteure du livre à succès Ma vie à contre-Coran, nous parle de son nouvel essai, Les soldats d'Allah à l'assaut de l'Occident. Son ouvrage revient sur l'histoire des peuples de culture musulmane et explique la supplantation des mouvements démocratiques féministes par l'islam politique.

Il y est aussi question de la difficulté qu'a l'Occident à contrer les islamistes et leur ascension vers le pouvoir. Plusieurs chapitres traitent de la situation au Québec, notamment des accommodements raisonnables, du multiculturalisme et du débat sur le port du voile.

Née en Ukraine en 1972 d'une mère chypriote grecque et d'un père algérien, Djemila Benhabib a grandi en Algérie dans une famille de scientifiques engagée dans des luttes politiques et sociales.

Réfugiée au Québec en 1997, après un séjour en France, elle réagit aux conclusions de la commission Bouchard-Taylor en 2009 par la publication d'un essai. Ce premier livre lui vaut le prix des Écrivains francophones d'Amérique. Depuis, elle intervient régulièrement dans les médias à propos des questions de laïcité ou d'islamisme.

- Les soldats d'Allah à l'assaut de l'Occident, VLB (en librairie à partir de jeudi prochain, 15 septembre)

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 21:56

 

 

Annef i yinnan ad srun
Ay ul ameγbun

Tudert la tteddu s talwit

 

I yuγen irgazen ur ttrun
Ay agḍiḍ uyamun

Seg asmi d-tebda ddunit

 

Si leqheṛ i-la d-yettnulfun

Nlluɣ am waḥḍun

Nfan irgazen n tmeddit 

 

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 21:05

 

el watan

Abderrazak Dourari. professeur en sciences du langage

«La politique linguistique a inculqué la haine de soi» (càd l'arabisation moyen-orientale)

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le 29.09.11 | 01h00 Réagissez

Abderrazak Dourari

zoom | © D. R.

Abderrazak Dourari est professeur en sciences du langage. Il dirige actuellement le Centre national pédagogique et linguistique pour l’enseignement de tamazight au ministère de l’Education nationale. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont Les Malaises de la société algérienne, crise de langue, crise d’identité (paru aux éditions Casbah), Cultures populaires, culture nationale (l’Harmattan, Paris 2002) ainsi qu’un essai à paraître prochainement de présentation critique des «théories linguistiques de F. de Saussure à Chomsky».

-Comment expliquer aujourd’hui que beaucoup de jeunes n’arrivent plus à établir une phrase structurée, en arabe comme en français ?

Les Algériens s’expriment bien dans leurs langues maternelles (tamazight et arabe algérien) même si celles-ci évoluent comme partout dans le monde sous l’influence linguistique des autres langues, comme l’arabe scolaire, le français, l’espagnol ou même parfois l’anglais à un degré moindre.La langue arabe scolaire et le français, tout en ayant un statut particulier pour nous, ne sont pas nos langues maternelles et, à ce titre, elles sont acquises, bien ou mal, grâce ou à cause de l’école et de tout le système éducatif du primaire au doctorat. Cependant, la non-maîtrise aujourd’hui avérée des langues (où on a vu des traducteurs supposés maîtriser trois langues n’en maîtriser absolument aucune) révèle un aspect important de la déliquescence du système éducatif algérien sous-encadré et permissif, qui privilégie l’ordre public au savoir.

Contrairement aux années 1970 où le niveau universitaire était très élevé (il y avait même des enseignants américains, anglais, indiens, pakistanais, français… de très haut niveau) grâce à un niveau d’exigence scientifique correct – car la règle était claire : ce n’était pas à l’université de descendre pour prendre en charge ceux qui traînaient, mais c’était bien à ces derniers de s’élever au niveau d’exigence des universités dans tous les domaines du savoir. Les cycles infra-universitaires recevaient par conséquent un encadrement universitaire de qualité et eux donnaient un enseignement de qualité à leurs élèves…

-Le processus d’arabisation enclenché dans les années 1970 a-t-il brouillé les repères ?

La politique linguistique d’arabisation est l’une des plus absurdes et destructrices menées par un gouvernement dans le monde. On la voulait comme une opération magique. Du jour au lendemain, on voulait que tout le monde, y compris les analphabètes, parle l’arabe scolaire ! On se rappelle les débats sur «l’arabisation progressive et progressiste» pour les uns et «l’arabisation totale et immédiate» des autres.

Ce fut cette dernière qui fut menée tambour battant par les passionnés du parti unique et qui est au principe du désastre linguistique et culturel qu’on commence à reconnaître aujourd’hui. Cette politique s’est attaquée aux langues algériennes (arabe algérien et tamazight) avec autant de férocité qu’à la langue française, tant et si bien qu’elle a complexé tous les locuteurs et brisé tous les ressorts sociétaux de maîtrise de la langue française – outil indispensable pour le lien avec la rationalité et le savoir moderne.

Pour couronner le tout, cette politique n’a pas permis une meilleure maîtrise de la langue arabe scolaire, loin s’en faut, car elle a consisté essentiellement à inculquer et diffuser de manière cellulaire le conservatisme religieux et l’irrationalisme dans toutes ses formes y compris celui du style des zaouïas combattues naguère par l’association des oulémas musulmans algériens. Tant que les lycées étaient bilingues, on continuait à enseigner les idées fondatrices du mouvement du siècle des lumières et de la raison universelle, mais la politique d’arabisation précipita la fermeture de tout accès à ces enseignements dont la mentalité algérienne avait besoin et replongea celle-ci dans la tradition archaïque et le fatalisme.

On le sait maintenant, la politique d’arabisation a réussi à rendre l’esprit de nos enfants sensible à l’islamisme – idéologie la plus rétrograde de nos jours – au point de se constituer chair à canon (kamikazes) pour la défendre. Cette politique linguistique a inculqué, y compris à l’élite au pouvoir, fabriquée par le parti unique, la haine de soi qui les pousse jusqu’à se fabriquer des ancêtres en Arabie ou au Yémen. Comme si les gens pouvaient choisir leurs parents et leur lieu de naissance !

-Est-il possible de déterminer la langue que parlent les Algériens ?

Les Algériens parlent leurs langues maternelles – variétés de tamazight et de l’arabe algérien très mal servies par l’Etat en matière de prise en charge institutionnelle et éducative. Dans le domaine institutionnel, le français garde, à côté de l’arabe scolaire, une bonne place dans les domaines élaborés (législation, comptabilité, finances, études universitaires, littérature…) au moins comme source de documentation. Les doctorants en langue arabe scolaire préfèrent se rendre en France pour mieux connaître la langue arabe car le monde arabe a depuis longtemps quitté la bataille de la rationalité et du savoir, et quasiment rien ne se produit plus dans cette langue : ni le pain ni même la grammaire arabe ou les études islamiques qui sont meilleures en allemand, en anglais et en français…
La posture intellectuelle imprimée aux universités et au système éducatif est celle du combat contre l’esprit critique au profit d’une posture apologétique et du culte des ancêtres mythiques («as saslaf as salih», disent-ils).

-La dépréciation du savoir et de la compétence induite par la transformation des universités fabrique de faux diplômes, voués à soutenir les élites au pouvoir, à déprécier aussi la compétence dans la société et dans le marché de l’emploi dominé par l’allégeance, la rente, l’enrichissement le plus rapide et par tous les moyens. Pourquoi alors faire semblant de persister à vouloir que les Algériens fassent des efforts pour apprendre les langues ?

Cela dit, le français reste la langue seconde du domaine formel la moins atteinte et la plus répandue dans le tissu social algérien ; c’est dans cette langue qu’il est possible de bâtir une reconquête de nos capacités expressives linguistiques et scientifiques.

-Les Algériens utilisent un langage parlé flamboyant d’inventivité, usant de néologismes inattendus. Mais leur capacité à tenir une discussion dans une langue soutenue est très limitée. Quelle est votre analyse ?

En matière de création néologique, les Algériens ne sont pas les seuls, en ce sens que tous les locuteurs du monde entier essaient de se mettre à jour eu égard à des idées et produits diffusés dans l’espace sociétal et auxquels ils font face dialectiquement. Il n’y a pas d’autre alternative aux innovations et aux néologismes. Avec les NTIC, qui sont devenues aujourd’hui invasives dans tous les interstices de la société, toutes les langues inventent…
Les échanges interculturels, la diffusion des idées, la relativisation des mœurs et des systèmes d’organisation politique se mondialisent et les perceptions, les représentations sociales et culturelles changent… C’est ce que refusent de comprendre les régimes autocratiques arabes et leurs alliés objectifs, les mouvements politiques régressifs qui, paradoxalement, usent des moyens produits de la raison humaine pointue pour diffuser et inculquer les idées de régression intellectuelle. Les cloisonnements nationaliste, linguistique, ethnique, moral… sautent et de nouvelles valeurs naissent et s’installent progressivement. L’enjeu n’est pas du tout national mais bien inter-national (le trait d’union est intentionnel).

Pour tenir une discussion soutenue, comme vous dites, il ne suffit pas seulement de maîtriser une langue du savoir ; il faut aussi disposer d’un niveau de savoir suffisant. Ce sont là nos deux échecs les plus patents et les plus pathétiques. On est derniers en matière de savoir théologique et on est derniers aussi en matière de savoir scientifique. On ne maîtrise pas la langue arabe scolaire et classique pour se tirer d’affaire en théologie et on ne maîtrise pas non plus les langues étrangères pour se tirer d’affaire dans le domaine du savoir scientifique rationnel. On refuse d’entendre ce qui se passe ailleurs (surdité) et on refuse de parler nous-mêmes (mutité).

-L’écart entre les quartiers populaires et les zones résidentielles semble s’accentuer. Peut-on parler de «fracture linguistique» ?

Encore une fois, les Algériens parlent d’abord algérien. A ce niveau, il n’y a pas de hiatus. L’écart dont vous parlez provient de l’écart dans les moyens dont disposent les différentes classes sociales algériennes. Les classes supérieures, du fait de leurs moyens importants et de la proximité qu’elles ont avec les élites au pouvoir, voyagent dans le monde et voient ce qui s’y passe. Elles n’accordent aucun sérieux aux déclarations grandiloquentes des gens du pouvoir qui sont les premiers à avoir mis leur progéniture dans les écoles étrangères, tout en déclarant aux gens des classes inférieures que le système éducatif algérien est le meilleur de la planète, les poussant à verser dans une défense fanatique de la politique d’arabisation qui a brisé cette belle langue arabe scolaire avant briser les langues étrangères.Les enfants de ces classes supérieures, habitant les quartiers huppés, ont logiquement continué à apprendre et à parler le français même à un âge très précoce.

Toutes ces incohérences nous mènent à penser que seule une politique linguistique, éducative et culturelle fondée sur la raison (et non pas sur la passion) et sur les enseignements de l’histoire, visant l’ensemble du corps social et non pas une infime partie, peut tirer notre société et notre nation vers des horizons sereins. Seule une politique universitaire où le champ du savoir est autonomisé de la phagocytose politicienne peut, à terme, faire reprendre à notre système universitaire son rôle de pépinière du savoir et de cadres compétents.

Amel Blidi
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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 21:01

El Watan

 

Une crise de la langue unique dans le monde arabe et au Maghreb

L'Algérien est-il un analphabète bilingue?

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le 29.09.11 | 01h00 Réagissez

zoom | © Zino

La langue vernaculaire prend une place importante dans le parler local. Les Algériens puisent dans la langue arabe ou française les mots qui leur plaisent, puis les triturent, les maltraitent, les torpillent jusqu’à en faire de nouveaux termes. Ils ne peuvent être compris par quelqu’un ne vivant pas sur la planète Algérie.

Comme à chaque rentrée scolaire, le ministre de l’Education nationale, en poste depuis près de 18 ans – soit une génération d’Algériens – tente de rassurer, à grand renfort de statistiques, sur la bonne santé de l’école algérienne. Après avoir pulvérisé les records de longévité, Boubekeur Benbouzid a promis, dans une intervention médiatique à Blida, de «remporter la bataille de la qualité». Une déclaration qui sonne comme un aveu d’échec.Car comment expliquer que la maîtrise de la langue, arabe ou française, baisse à mesure que le taux de réussite au baccalauréat augmente ? Les premiers à constater les dégâts sont les professeurs d’université, victimes d’affreuses migraines à chaque correction de copies.

A la question : «Quelle méthode puis-je utiliser ?», la réponse prend souvent, selon des professeurs universitaires, la tournure suivante : «La méthode puis-je utiliser est...», ou encore cette doléance écrite d’un étudiant de 2e année : «Veuilli me courige la note du module, que j’ai 10. Mercis.» Dans une tribune publiée par le journal El Watan, quatre professeurs d’université lancent un véritable cri de détresse pour sauver la jeunesse algérienne.

«Comment peut-on comparer un étudiant d’avant la ‘réforme’ qui maîtrisait relativement bien les langues tant l’arabe que le français, avec un étudiant actuel qui a toutes les difficultés à construire une phrase simple et cohérente surtout dans la langue de Molière. En réalité, l’école algérienne s’est tellement détériorée qu’elle produit, aujourd’hui, des étudiants universitaires, dont une part appréciable n’a même pas le niveau du primaire !», est-il précisé dans cet appel signé de MM. Hirche, Ouchène, Tighersine et Chetmi. Selon eux, l’étudiant est au stade de l’enfant incapable de produire une phrase complète : sujet, verbe, complément.

Abderrazak Dourari, linguiste, relate comment l’ancien ambassadeur américain, en visite au vice-rectorat de la coopération de l’université d’Alger, a éprouvé des difficultés de trouver quelqu’un pour lui parler correctement en arabe scolaire ou en anglais, alors que lui parlait un peu l’arabe algérien. Si des universitaires n’arrivent pas à écrire correctement, ce qui est le moins qu’on puisse exiger d’eux, que dire de ceux qui s’arrêtent en milieu de parcours ? Il faut admettre que la langue vernaculaire prend une place importante dans le parler local.

Les Algériens puisent dans la langue arabe ou française les mots qui leur plaisent, puis les triturent, les maltraitent, les torpillent, jusqu’à en faire de nouveaux termes, qui ne peuvent être compris par quelqu’un ne vivant pas sur la planète Algérie. Cette machine à broyer les mots est somme toute sympathique – les barbarismes étant un baromètre testant le dynamisme d’une langue – si ses utilisateurs parvenaient à construire des phrases correctes dans une langue plus soutenue.

Nabila, jeune cadre dans une entreprise privée, dit avoir été ébahie de voir les artisans de la révolution tunisienne, jeunes et vieux, parler avec éloquence à la télévision. «Même leurs adolescents parvenaient à développer une réflexion soutenue, sans renier leur accent et leur dialecte. C’est là qu’on se rend compte du naufrage de l’école algérienne», dit-elle. Interrogé, un groupe de jeunes élèves, au lycée El Idrissi, à Alger, explique ne pas vouloir parler le français, langue des «papiche» ni l’arabe, celle des «chioukha», les professeurs s’entend. «Laisse tomber, on nous sert n’importe quoi à l’école. Ce que nous apprenons à l’école n’a rien à voir avec ce dont on a vraiment besoin (ma âalaqech)», affirme Hamid, dit Mimo.

Le degré zéro de la réflexion

Mais le pire est que les jeunes ont perdu jusqu’au sens de la réflexion. Les causeries sont faites d’un enchaînement de phrases sans queue ni tête. N’ayant jamais tenu un livre entre les mains, il serait totalement absurde d’attendre d’eux de s’imprégner de la philosophie des lumières ou même celle des grands penseurs de la civilisation arabo-musulmane. Les phrases de nos jeunes sont ainsi ponctuées d’interjections du genre «yetsema… rak chayf» (tu vois ce que je veux dire) ou «alabalek kifech» (tu sais comment ça se passe), coupant court au débat et leur évitant d’exprimer une idée précise.

D’après Abderrazak Dourari, «l’enseignement de la langue arabe scolaire dans nos lycées et nos universités a été coupé du patrimoine rationnel de cette langue autrefois médiatrice d’une brillante civilisation qui a éveillé l’Occident grâce à la qualité de sa pensée, apprise chez Averroès et transmise par les traductions de Saint Thomas d’Aquin».
Un professeur d’université cite l’exemple d’un étudiant en troisième année universitaire, soit un licencié potentiel, qui, à une question portant sur l’apport et l’originalité de la civilisation grecque, répond : «Les originalités de la cevelesation grecque (remarquez que la question était écrite !) : les grecques sont horigine berbère sont des juifs sont venu après les phénicienons qui ont des syrien et des gordaniens et surtau des libans…»

Si ce n’était pas le côté dramatique de cette situation, cela prêterait à rire. Selon les auteurs du texte publié par El Watan, une partie importante de nos étudiants sait à (grand) peine lire et écrire correctement et, partant de là, et c’est le plus grave, à développer une réflexion soutenue. Contacté, un conseiller au ministère de l’Education nationale a affirmé qu’un projet de réhabilitation de la lecture est en préparation, en collaboration avec le département de la Culture. «Mais les résultats ne seront perceptibles que d’ici 10 à 15 ans», nous dit-on. D’ici là, il sera peut-être trop tard.

A qui la faute ? A Benbouzid qui a mis en place une réforme trop ambitieuse mettant en avant des matières comme la géographie, l’histoire, la musique au détriment de l’écriture ? Aux caciques du FLN qui, par une doctrine arabo-baâathiste importée, ont mis en place un processus d’arabisation incohérent ? A ces enseignants qui, dans certains cas, ne maîtrisent pas eux-mêmes parfaitement la langue qu’ils sont censés transmettre ? Au ministère de la Culture, qui n’a rien fait pour rendre le livre accessible afin de pallier les insuffisances de l’école ?

A ces pseudo-intellectuels qui ont érigé des barricades entre arabophones et francophones, favorisant un débat passionné et stérile ? A l’ENTV qui apparaît, aux yeux des Algériens, comme une télévision destinée à des extraterrestres, leur parlant un langage qu’ils ne comprennent pas ? Au nom d’un principe faussement nationaliste, soutenu par un amateurisme éclatant dans la gestion de l’école algérienne, l’avenir d’un pays a été mis en danger…

Amel Blidi

 

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L’ ENTV ou le complexe refoulé de la langue

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le 29.09.11 | 01h00 Réagissez

zoom | © Zino

A qui s’adresse la télévision algérienne ? C’est la question que seraient tentés de poser ses téléspectateurs tant les dialogues des feuilletons paraissent insipides et indigestes, n’ayant aucun lien avec la langue utilisée par le peuple.

Les émissions télévisées ne sont guère plus attrayantes. Les invités sont forcés de parler dans un arabe rigide, ce qui donne une allure orwellienne à la télévision algérienne. Que dire du journal télévisé dans lequel on préfère parler de «aids» plutôt que de «sida», alors que ce dernier est plus connu par les Algériens ?
Un spécialiste algérien de la publicité nous explique à quel point il est difficile pour les publicitaires de trouver des slogans qui correspondent à la langue que parlent les Algériens. «Nous n’avons pas une langue standardisée. Du coup, l’on se retrouve à utiliser une langue consensuelle, des message d’écoliers utilisant des phrases toutes simples. Parfois, on importe une langue moyen-orientale. Très souvent, les multinationales ne comprennent pas cela», souligne-t-il, précisant que «la crise de la langue» est un frein au marché de la pub.

Dans les autres chaînes satellitaires arabes ou maghrébines, il n’y a pas ce rapport complexé à la langue. Les feuilletons turcs et les telenovelas mexicaines sont ainsi doublés dans la darija marocaine. Et cela fait fort longtemps que les Egyptiens tournent leurs feuilletons dans leur langue populaire ; leur succès est tel que lorsque les Algériens tentent de se faire comprendre par les Arabes, ils se mettent à parler… égyptien.

Amel Blidi
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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 20:53

 

 

RADAR (Jeudi 29 Septembre 2011) 

 

Les berbères de Libye s’organisent

 

Le 1er forum amazigh à tripoli

 

Par : Rubrique Radar

Conscients de leur poids politique en Libye, les Amazighs de ce pays s’organisent pour réclamer de nouveaux droits, exigeant en particulier la reconnaissance officielle de la langue amazighe. Ils ont organisé lundi dernier à Tripoli le “1er forum amazigh libyen”, une réunion sous le slogan “officialisation de la langue amazighe et soutien à l’unité nationale”.
La conférence, sans précédent en Libye, a débuté avec le nouvel hymne national chanté en arabe et en tamazight. Très actifs depuis le début, en février, de la révolte populaire, devenue conflit armé contre le régime du colonel Kadhafi, les Berbères ont œuvré avec les Arabes à renverser le pouvoir libyen et espèrent désormais peser dans la vie politique et culturelle. Mohammed al-Alagi, ministre intérimaire de la Justice au sein du Conseil national de transition, qui s’est rendu au festival, s’est dit “très heureux de ce grand événement”.

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 01:26

 

el watan

Aéroport Ferhat Abbas (Jijel) : Attaque au lance-roquettes

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le 26.09.11 | 01h00 Réagissez

L’aéroport Ferhat Abbas, dans la commune de Taher (20 km à l’est de Jijel), a subi dans la nuit de samedi à dimanche une attaque terroriste qui a visé un hélicoptère militaire stationné sur l’aire de cette infrastructure aéroportuaire.

Selon les informations que nous avons recueillies, l’attaque à l’aide d’un lance-roquettes, qui serait de type RPG 7, a été menée du côté opposé à l’aérogare, près des berges de l’oued Djendjen, relevant de la localité de Tassoust, dans la commune de l’Emir Abdelkader. Aucun dégât matériel ni perte humaine n’a été relevé à l’issue de cette attaque, qui a été suivie par une riposte des militaires et des policiers qui ont mitraillé l’endroit d’où a été lancée la roquette, avant qu’une opération de ratissage ne soit menée dans la partie nord de la commune de l’Emir Abdelkader. Cette sortie terroriste en a étonné plus d’un, surtout dans une telle zone caractérisée par une forte présence sécuritaire, notamment le casernement des groupes d’intervention de la Gendarmerie nationale à Bouhamdoum, à quelques encablures seulement au sud de la sûreté urbaine au niveau de la localité de Tassoust, et bien sûr de la présence militaire et policière au niveau de l’aéroport Ferhat Abbas.

En effet, l’infrastructure aéroportuaire se trouve à seulement quelques kilomètres au sud du port de Djendjen. Sans complicité dans la région même, la retraite des terroristes aurait été difficile pour rallier les monts de Beni Khettab qui surplombent au sud le chef-lieu de commune de l’Emir Abdelkader. L’autre inquiétude est nourrie par le type d’arme utilisé. Certains n’hésitent pas à soutenir que cette sortie confirme l’arrivée d’armes et de munitions par la frontière algéro-libyenne. Il y a lieu de rappeler que les deux dernières grandes actions des groupes terroristes activant encore dans la région ont été menées durant le mois de mai dernier. Le 6 de ce mois, c’était dans la commune d’El Kennar qu’un convoi militaire a été visé par une attaque à l’explosif, causant la mort de cinq militaires. Une semaine après, ce sont 7 militaires qui ont trouvé la mort à Tizrarane dans la commune de Ziama Mansouriah, dans une attaque terroriste ayant ciblé un poste avancé de l’armée. Trois terroristes avaient été éliminés lors de cette opération.

Fodil S.
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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 00:59

 

 

 

 

L'Olivier de Saint Augustin (Souk Ahras) âgé de 2960 ans !

 

 

Thagaste est l'actuelle Souk-Ahras, en Algérie. Elle est principalement connue pour être la ville natale de saint Augustin. Elle est située à 100 km au sud-est d'Annaba, ancienne Hippone, ville dont il fut évêque.

Aux dires des Grecs, l'olivier le plus vieux du monde, 3000 ans environ, se trouverait dans le village de Vouves dans l'Ouest de la Crète. 

La législation Française interdit l'arrachage des vieux oliviers, ce qui va certainement se produire en Espagne et en Italie.
L'olivier est le symbole de la sagesse et de paix. Lors des Jeux Olympiques de l'Antiquité, les gagnants ont été présentés avec une simple branche d'olivier qui a été coupé avec un couteau à manche de l'or à partir d'un olivier sauvage. Les Grecs croyaient que la vitalité de l'arbre sacré était transmise au destinataire par le biais de la branche.

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