Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 01:42

 

L'Expression

NOUVEAU LIVRE DE HABIB-ALLAH MANSOURI

La Kabylie dans les écrits français

Par
La Kabylie dans les écrits français

Le livre de Habib-Allah Mansouri fait découvrir au lecteur la région de Kabylie dans toute sa profondeur et dans toute sa diversité.

Après avoir publié une traduction en tamazight du chef-d'oeuvre d'Antoine de Saint-Exupéry, Le Petit Prince, Habib-Allah Mansouri vient de mettre sur le marché un deuxième livre intitulé La Kabylie dans les écrits français du XIXe siècle. L'ouvrage est publié par l'éditeur étatique Enag (Entreprise nationale des arts graphiques). Cette maison d'édition a été la première à publier des livres en tamazight. Rappelons qu'il s'agit de deux ouvrages de Abdennour Abdesselam.
Le nouveau titre de Habib -Allah Mansouri a été validé par le Haut Commissariat à l'amazighité, institution créée en 1995 et ayant pour mission de superviser le processus de réhabilitation de la langue et culture amazighes. L'ouvrage en question est sous-titré Entre connaissances scientifiques et représentations idéologiques coloniales. Il s'agit, comme le titre l'indique, d'une rétrospective d'une bonne partie de ce qui a été écrit au sujet de la région de Kabylie par des auteurs étrangers, plus particulièrement français.
L'auteur rappelle d'ailleurs, que depuis des siècles, la Kabylie n'a cessé d'attirer l'attention des étrangers qui ont traversé ou vécu en Algérie. «Cela est dû essentiellement à son originalité linguistique, le mode de vie de ses habitants, leur caractère réfractaire ainsi qu'à leur soif d'indépendance qui les a laissés apparaître comme guerriers s'opposant à toute tentative visant à les maintenir dans un cadre politique rigide. Ce constat pourrait être généralisé pour l'ensemble des groupes berbérophones du Maghreb», souligne Habib-Allah Mansouri, enseignant de langue amazighe dans un établissement scolaire de la ville de Tizi Ouzou.
L'auteur prévient que dans son livre, il s'agit uniquement d'une partie de cette berbérophonie, à savoir la Kabylie, et ce, du fait qu'elle occupe une place importante dans la production intellectuelle européenne, notamment française.
Dans son livre, Mansouri tente de mettre en exergue l'image que cette production française a bien voulu donner de la Kabylie. L'écrivain souligne que dans son livre, il n'est pas question d'effectuer des commentaires sur «les assertions avancées, même si les propos émis pourraient choquer le lecteur algérien ou un connaisseur de la Kabylie».
«Notre objectif, ajoute Mansouri, ne vise nullement la désinfection d'une image mais de synthétiser ces écrits car c'est ce genre de production qui a pu, tout au long de plusieurs décennies, forger une idée et une image que le lecteur français ou francophone de l'époque a pu intérioriser.»
Habib-Allah Mansouri rappelle que dans leur majorité, les travaux portant sur la production littéraire coloniale ont toujours abordé la Kabylie uniquement comme un segment dans un ensemble complexe et diversifié mais «cette dilution de la Kabylie nous a laissé penser à l'idée de l'aborder comme un tout en faisant abstraction des autres régions».
C'est donc dans le but de synthétiser les travaux en question, ceux qui sont les plus connus, que ce livre a été réalisé. Le livre permet au lecteur d'avoir une idée globale sur la représentation qu'ont les écrits français de cette région et de ses habitants. Habib-Allah Mansouri n'a vraiment pas eu beaucoup de difficultés à écrire son livre puisque la production française, même si elle traite de l'Algérie dans sa globalité, réserve à la Kabylie des chapitres distincts et auxquels s'ajoutent les écrits qui ont pris la Kabylie comme unique objet d'étude. Il s'agit, dans cet ouvrage, d'écrits coloniaux produits par des Français, colons ou métropolitains, et parus sous forme d'ouvrages ou d'articles durant le XIXe siècle.
De ce fait, sont exclus de ce livre les travaux réalisés par des non-Français ou ceux parus durant le XXe siècle ainsi que les archives, ayant pour objectif d'extraire l'image que les écrits français ont voulu projeter de la Kabylie. La période que couvre ce livre est celle s'étalant de 1830 jusqu'à 1871.
En-parcourant le livre de Habib Allah Mansouri, le lecteur peut ainsi trouver des informations et des extraits de livres concernant la conquête de la Kabylie, la Révolte de 1871, qualifiée de dernier grand sursaut, la Kabylie telle que représentée par les auteurs français, la situation économique de la Kabylie, les marchés kabyles, la Kabylie ou la dépendance économique, l'émigration, la langue berbère, la situation religieuse, de l'islamisation superficielle au substrat chrétien des Kabyles, les marabouts, les révoltes kabyles, les mosquées, les zaouïas, la situation de la femme, les institutions kabyles, etc.

Repost 0
Published by iflisen - dans Kabylie
commenter cet article
7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 22:02
 
 
"Déportés maghrébins en Nouvelle-Caldédonie"

Message du Dr. Mme Ouennoughi depuis la Nouvelle-Calédonie.

Bonjour,

Pour ce travail sur les déportés Algériens et Maghrébins en Nouvelle-Calédonie, il faut se référer à la thèse historique et anthropologique qui a été réalisée par Dr. Mme Mélica Ouennoughi
dans le cadre de son doctorat qu'elle a soutenu à l'Université Paris VIII le 01 Avril 2004.
Inscrite au fichier national des thèses de Nanterre, en 1998, et réalisé essentiellement dans les archives et durant cinq années en Nouvelle-Calédonie, où elle se trouve actuellement en travaux,

elle a reçu les félicitations du Jury, dont figurait l'IRD-ex Ostom avec la mention très honnorable.

Pour la première fois dans cet ouvrage, le lecteur trouvera les sources archivistiques qui sont importantes et qui regroupent près de cinq cent noms des déportés algériens et maghrébins en général. L'OUVRAGE DE THESE A ETE PUBLIE CHEZ L'EDITEUR L'HARMATTAN EN Janvier 2006 et un second ouvrage en Algérie et au Maghreb est sous presse.

Les rushs qui sont à paraître prochainement, seront disponibles en plus de l'actuel repertoire généalogique des mouvements de déportés maghrébins qui représentent près de cinq cent noms inscrits pour la première fois dans l'ouvrage du Dr. Mme Ouennoughi Mélica.
Le nombre complet des déportés représentent un chiffre de près de 2000 Noms de déportés Algériens et Maghrébins entre la Nouvelle-Calédonie et la Guyane.

Tous ne sont pas en provenance de Kabylie et il faut parcourir les listes détaillés sur l'origine des noms et leur filiation parentale en Algérie pour voir qu'ils proviennent tous des régions d'Algérie et du Maghreb.

Une première stèle commémorative a été réalisée par l'Historienne spécialisée sur la question, au cimetière de Nessadiou à Bourail, avec l'ouverture des archives de la Mairie de Bourail à disposition pour le chercheur en travaux à la Mairie durant cette époque. Il s'agit des listes des décès des concessionnaires déportés maghrébins qui ont laissé une nombreuse descendance sur le territoire calédonien.

Autre point méconnu par les historiens :

l'Historienne a pour la première fois retrouvé les sources iconographiques des insurrections et de la déportation algérienne et maghrébine en Nouvelle-Calédonie.

La photo de son ouvrage en page de garde chez l'Harmattan provient de sa collection et pour ceux qui s'intéressent également au détail de cette photo, il s'agit de 12 TUNISIENS DEPORTES ET CONDUITS AU BAGNE CALEDONIEN lors de l'insurrection du sud Tunisien en 1881 ralliée à la cause du Hadj El Mokrani.

L'Historienne a étudié les lieux de l'insurrection et les causes relatives à leur insurrection, notamment le rattachement familial et leur généalogie ancienne qui confirme une appartenance culturelle avec les populations du Ziban en Algérie. Ces derniers insurgés politiques ont reçu le statut de droits communs contrairement aux insurgés du Hadj El Mokrani en 1871.
Leurs noms est inscrit dans les listes dans l'ouvrage et l'iconographie décrit leur séjour à l'île sainte Marguerite avant leur déportation retrouvée dans le bâteau nommé "LE CALEDONIEN" à partir de 1890.


Je vous remercie d'inscrire ces informations pour le lecteur en quête de connaissance sur les déportés en Nouvelle-Calédonie, ainsi pourra-t-il bénéficier des sources d'archives inédites dans mon ouvrage que vous pourrez consulter sur le site Etudes coloniales dont je remercie la belle présentation et les articles nombreux tant consultés ici en Calédonie et en Algérie.


Bien cordialement,
de la part du secrétariat du
Docteur Mme Ouennoughi
Historienne et anthropologue
Le Bagne des Maghrébins en Nouvelle-Calédonie. Commune de Bourail - Nouvelle-Calédonie
 
 
 
 
 
 
.
Repost 0
7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 20:52

Nabile Farès : La tyrannie impossible et la démocratie

Par | |
T

Il n’est pas de peuple, malgré ses errances tyranniques, qui ne soit insensible à la démocratie.

Enfin apparaît, dans notre monde d’aujourd’hui, ce que l’on pourrait nommer, dans un langage quelque peu réaménagé, la contradiction principale, qui ne tient pas à ces déterminations trop ethnocentristes de "choc des civilisations", "disparités culturelles", "différences de cultures", mais bien à l’affrontement de plus en plus explicite entre le pouvoir politique d’un seul et d’une oligarchie, la tyrannie, et les pouvoirs de plusieurs répartis dans des sociétés d’alliances et de reconnaissances, et, non plus de mépris, la démocratie. Et, cet affrontement pourrait ressembler à certaines intrigues, propos, de fables de La Fontaine, de Kalimna ou Dimna, ou bien des Mille et une nuits dont les morales, les pointes pourraient avoir l’allure, l’écriture de celles-ci : "Les Ministres et le Roi ayant eu connaissance des rumeurs qui annonçaient que des manifestations allaient encore, sans doute, se produire, et, se reproduire, dans le pays de leur souveraine gouvernance, ceci, à cause d’un manque devenu trop intolérable de liberté, de trop grandes différences injustifiées entre les personnes, familles citoyennes, citoyens, vivant dans le même pays et non un autre, des manifestations que l’on disait, aujourd’hui, à cause d’un raz le bol de terrorisme d’état ou autres, de guerres, de surveillances, disparitions, enlèvements, tortures, souvent, "pacifiques" - ce qui voulait dire "non armées" – que croyez-vous qu’ils firent, après que différents types de rapports les aient assurés de la réalité et vérité de ces rumeurs de manifestations immédiates et futures, que croyez-vous qu’ils firent, au lieu d’accueillir ces manifestations que l’on disait "minoritaires" et "pacifiques", au lieu des les accompagner et de les reconnaître dans leurs droits et opportunités de manifestations, au lieu de faire en sorte que les revendications portées par les manifestantes et manifestants soient acceptées, comprises, entendues, au lieu de venir à leur rencontre et leur proposer de construire de façon nouvelle, constitutionnellement s’entend, un pays où des manifestantes, des manifestants, nés, "en majorité", cette fois il y a à peine trente années, réclamaient de plus favorables, nécessaires, participations aux biens, activités, valeurs, fruits, richesses, pensées, droits, de ce qui s’appelait encore aujourd’hui, un état – non pas un empire – une nation où, elles-mêmes et eux-mêmes, les manifestantes et les manifestants encore, malgré toutes sortes de répressions, précautions, vivaient…

Eh bien que croyez-vous qu’ils firent, au lieu d’anticiper, accepter, les différents changements annoncés, de ne plus s’en tenir à ce qu’ils avaient toujours fait depuis ces trente dernières années, si peu glorieuses en leur gouvernance, sans vergogne aucune, sans envisager d’autres pensées que celles qu’ils avaient connu durant tout ce temps : "Un peu de répression, toujours plus de répression" qui, par son développement finissait par couvrir l’ensemble des lieux habités, les routes, aussi bien nationales que communales, les petits chemins de campagne, et, au-delà, les grands axes routiers qui, tous, s’ils menaient aux entrées de la grande ville, la capitale, pouvaient, aussi bien, en interdire l’accès… Selon d’autres rumeurs, plus gouvernementales, cette fois, qu’ issues des manifestations de rue, il paraîtrait que les trains, aussi, seraient interdits de circulation ; ce qui, tout de même, peut paraître assez étrange…

Il n’est pas de peuple, malgré ses errances tyranniques, qui ne soit insensible à la démocratie.

Par Nabile Farès, écrivain, psychanalyste : Dernier livre paru « Il était une fois, l’Algérie », conte roman fantastique (Janvier 2011, ed Achab, Tizi-Ouzou, Algérie.)

Repost 0
7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 20:48

el watan

 

 

Festival international du film amazigh à Agadir (Maroc)

Hommage au peuple libyen

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

le 08.10.11 | 01h00

Hommage au peuple libyen

zoom | © D. R.

«Cette édition débarque dans un contexte international éblouissant, caractérisé d’abord par la situation en Libye, ce pays cher et ami qui vient de se libérer d’un régime totalitaire», a déclaré Rachid Bouksim, directeur du FINIFA.

Agadir (Maroc)
De notre envoyé spécial

Le penseur marocain, Hassan Aourid, a évoqué, lors de son intervention, le travail de Mouloud Mammeri, le parcours de Matoub Lounès, comme il a également parlé du Printemps berbère de 1980 et des événements de Kabylie en 2001.
Plusieurs invités ont assisté, jeudi, dans la soirée, à la cérémonie d’ouverture du Festival international du film amazigh, à la salle des spectacles de la Chambre du commerce, de l’industrie et des services de la ville d’Agadir, au Maroc. Les présents ont tenu à rendre un vibrant hommage au peuple libyen. Rachid Bouksim, directeur du Finifa, a estimé que «cette édition débarque dans un contexte international éblouissant, caractérisé d’abord par la Libye, ce pays cher et ami, qui vient de se libérer d’un régime totalitaire, devrait manifester plus de démocratie au niveau de l’expression culturelle amazighe». «Ce Finifa se tient dans une situation très différente de celles des années précédentes, notamment avec ce qui se passe dans plusieurs pays arabes.

Un jour, on parlera du printemps amazigh à travers un rapport entre les peuples d’Afrique du Nord. On espère qu’une démocratie puisse s’établir rapidement en Tunisie et en Egypte. On doit rendre aussi hommage au peuple libyen», a déclaré Tarik El Kabbaj, maire d’Agadir avant d’ajouter : «A l’heure où la nouvelle Constitution reconnaît, la langue amazighe, comme constituante organique de notre identité, le cinéma ne cesse de s’ériger comme l’un des vecteurs médiatiques régional, national et international», a-t-il estimé, tout en précisant qu’il est difficile d’en parler après les déclarations du penseur, universitaire et chercheur marocain, Hassan Aourid, président d’honneur du Finifa qui, à travers son intervention, est revenu sur le combat pour la langue amazighe, notamment au Maroc et les autres pays d’Afrique du Nord.

«Nous avons vu, sous d’autres cieux, que la détermination des militants culturels a eu droit à toutes les difficultés. La véritable bataille de la langue amazighe se situe dans la sphère de la création», a-t-il souligné, avant de faire remarquer que «tamazighr n’est pas seulement une langue mais, a-t-il insisté, une façon de voir le monde». Il s’est étalé aussi, au cours de sa longue allocution, sur le combat des militants de la cause identitaire, notamment en Algérie, citant entre autres le travail de l’anthropologue et écrivain Mouloud Mammeri, le parcours du chantre de la chanson kabyle Matoub Lounès, assassiné en 1998. Le président d’honneur du Finifa a rappelé également les événements d’avril 1980 et de 2001, avec une pensée particulière à Guermah Massinissa et à tous les martyrs du Printemps noir en Kabylie.

D’autres invités ont pris la parole pour aller dans le même ordre d’idées. Belkacem Hedjadj, réalisateur et producteur algérien, dira, de son côté que «le cinéma amazigh connait un essor remarquable ces dernières années. Je considère que l’ouverture de la culture amazighe est liée à l’ouverture de la culture politique», a-t-il laissé entendre. Par ailleurs, dans la salle, nous avons également remarqué la présence du comédien algérien Fawzi Saïchi, dit Remimez, le commissaire du Festival du film oriental de Genève, Tahar Houchi, le réalisateur péruvien Cisar Galindo, le président de l’association Sud/Nord Evolution qui organise, chaque année, la Semaine du cinéma algérien à Lille, en France.

Lors de la première soirée de la 5e édition du Finifa, les organisateurs ont projeté deux courts métrages, à savoir Le temps des miracles de Chekiri L’houcine de l’association Warzazat et le film Urtarimanta de Cisar Galindo. Vendredi, c’était le documentaire intitulé Les bergers du Djurdjura du jeune réalisateur algérien Farid Cherfaoui, réalisé dans les montagnes du Kabylie qui était projeté et qui est entre autres à l’affiche.

Hafid Azzouzi
Repost 0
Published by iflisen - dans Tamazight tatrart
commenter cet article
7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 20:27

 

 

 

TSA

Des associations maghrébines appellent à la réouverture des frontières algéro-marocaines et au changement pacifique au Maghreb

 

 

Des associations algériennes, marocaines et tunisiennes lancent un appel commun en faveur de l'ouverture des frontières terrestres entre l'Algérie et le Maroc, l'unité du Maghreb et un changement pacifique dans la région. C'est ce qu'a indiqué ce vendredi 7 octobre le communiqué sanctionnant le séminaire organisé par le Rassemblement actions jeunesse (RAJ), du 3 au 5 octobre à Alger sous le thème : Pour un changement responsable par une citoyenneté active.
Le RAJ et le Comité national de défense pour les droits des chômeurs (CNDDC) de l'Algérie, l'Organisation démocratique du travail (ODT), l'Action jeunesse (AJ) et le Forum des alternatives (FMAS) du Maroc et le Forum des jeunes pour la citoyenneté et la créativité (FJCC) de la Tunisie, signataires dudit appel, ont rappelé dans le communiqué la nécessité « de poursuivre la lutte pacifique et la résistance civile » pour jouir des différentes libertés individuelles et collectives. Elles ont également insisté sur l'ouverture des frontières entre l'Algérie et le Maroc, une condition sine qua non pour la concrétisation de l'unité maghrébine. Elles préconisent en ce sens la prise des dispositions nécessaires pour garantir la liberté de circulation des personnes dans la région.
Ces organisation de jeunes appellent aussi les peuples du Maghreb à la mobilisation pour un changement pacifique ainsi qu’à la solidarité avec le peuple syrien « et tous les peuples de la région qui mènent des luttes pour la liberté, la dignité, la justice sociale et la démocratie ». Enfin, ces associations dénoncent la répression policière dont ont fait l'objet les militants du RAJ mardi dernier à Alger lors de la commémoration du mouvement d'octobre 1988.
 
El Watan

23 ans après les événements d’Octobre, le statu quo

Quand le fatalisme gagne la société algérienne…

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

le 08.10.11 | 01h00

zoom | © Zino

Face aux révolutions qui ont bouleversé le Monde arabe, les Algériens adoptent l’attitude du téléspectateur ennuyé, zappant les évènements qui défilent avec une mine renfrognée.

Pourtant, la révolution, ça leur connaît, ils en avaient fait son métier depuis plusieurs générations. De la lutte pour l’indépendance aux évènements d’Octobre 1988 qui ont propulsé l’Algérie au rang de précurseur en matière de liberté de la presse dans le Monde arabe, l’Algérien a toujours été prompt à exprimer son ras-le-bol.
Que s’est-il donc passé pour qu’il devienne las, complètement dépassé par les évènements ? Dès qu’on leur pose la question, un groupe de jeune s’indigne : «Vous les journalistes, vous voulez absolument que ça flambe. Nous, on veut simplement vivre en paix.» Ils s’insurgent notamment contre «des parties qui veulent créer la zizanie dans notre pays», accusant confusément la France, les Etats-Unis et les sionistes. Vingt-trois ans après les évènements d’Octobre 1988, nous en sommes donc toujours au même point.

Le mektoub qui avait été brandi par nos ancêtres s’est comme transformé en suspicion de «manip». «Le fait est que la génération née dans les années 1980 n’a pas été imprégnée des évènements d’Octobre. Tout ce que nous avons connu, c’est le la violence du terrorisme. Nous n’avons pas ce fantasme d’Octobre des libertés», explique Fawzi, 29 ans. Il ajoute : «Le piège, c’est qu’on nous a vendu un rêve, une démocratie de façade. Et on ne veut plus se faire avoir.» Soit. Mais pourquoi donc cette attitude flegmatique, détachée, comme si l’Algérien, revenu de tout, n’arrive plus à s’enthousiasmer pour quoi que ce soit, si ce n’est pour un match de foot ?

«Y’en a marre des révolutions algériennes. On a connu la révolution agraire, la révolution industrielle, la révolution culturelle et on a bien failli passer par une révolution islamiste. Alors maintenant, qu’on nous fiche la paix !», s’exclame L’hadj Mahmoud, un retraité habitant le quartier Belouizdad à Alger. «Et puis, pourquoi une révolution, interroge-t-il, parce que c’est a la mode c’est ça ?» Beaucoup d’intellectuels algériens ont repris le refrain du régime : la révolution c’est mauvais, le changement fait peur, notre régime politique est «civilisé» comparé à ses pairs arabes.

«Le peuple veut la faillite du système»

L’Algérien ne serait-il pas finalement trop «fier» pour suivre le mouvement des pays voisins ? Les Tunisiens, considérés comme le peuple le plus docile du Maghreb, nous auraient, selon des observateurs, volé notre «rêve». Il y aurait ainsi, à en croire le romancier Mohamed Kacimi, un sentiment de fierté des Algériens disant : «Nous étions aux origines de tout cela ! Nous sommes dans une espèce de repli honteux sur nous-mêmes, comme si les autres avaient réalisé notre rêve à notre place, surtout par rapport à la Tunisie.»

L’auteur poursuit, dans un entretien publié par El Watan Week-end : «Tant qu’on aura cette rentre pétrolière, il y a cet Etat qui est en mesure de corrompre d’une manière collective. D’autres Etats achètent les voix lors des élections, chez nous, l’Etat achète le silence de tout un peuple !» Cela, les Algériens l’ont bien compris, au point où la blague qui se raconte, en ce moment, souligne que le peuple ne souhaite pas la «chute du système», comme c’est le cas dans d’autres pays arabes, mais veut sa «faillite financière».

Les Algériens ne croient donc en rien, sauf peut-être en le pouvoir de l’argent. Les grèves qui ont repris lors de la rentrée sociale confirment cette tendance. Quant au reste, la société s’accommode du statu quo. En tissant le drapeau blanc de la liberté, l’Algérie, disait-on, a failli se prendre les pieds dans un linceul. Aujourd’hui, Dame Algérie se relève péniblement de sa chute.

Amel Blidi
 
 
 
 
 
 
 
Liberté

“L’ouverture doit profiter à la société et non pas au pouvoir”

Les enseignants de l’ENSJI préviennent sur l’audiovisuel

 

Comment jeter les premiers jalons de l’ouverture du champ audiovisuel ? À qui profitera cette ouverture ? Ce sont autant de questions qui préoccupent désormais les spécialistes des médias, dès lors que l’ouverture de l’audiovisuel, officiellement décrétée par le gouvernement, s’annonce imminente.

 

Pour tenter d’apporter les premières réponses, une table ronde autour de cette problématique précise a été organisée, hier, à l’École nationale supérieure du journalisme et de l’information (ENSJI). Présentée plutôt comme étant le cours inaugural de l’année universitaire 2011-2012, elle a été une occasion à la fois pour les enseignants, les étudiants et autres professionnels du monde des médias de débattre des grands enjeux de l’audiovisuel, mais aussi et surtout prévenir sur les dysfonctionnements que pourrait engendrer cette première expérience d’ouverture.

Simple coïncidence ou choix calculé, le hasard du calendrier a voulu que cette rencontre se tienne un 5 Octobre, une date historique, dont les évènements tragiques ont permis d’aboutir à la promulgation de la loi 1990 sur l’information qui allait consacrer l’ouverture de la presse écrite. Aussi, c’est le même Brahim Brahimi ayant participé à l’élaboration de la loi 1990, qui, 23 ans après, présidera cette rencontre sur l’ouverture de l’audiovisuel ! Ouvrant le bal, M. Brahimi, spécialiste en droit de l’information, a, d’emblée, alerté sur la nécessité d’aller vers une ouverture qui “profitera à la société et non pas aux gouvernants et/ou à leurs proches”, mettant en avant déjà les exemples vécus par des pays voisins. “Il faut penser à éviter de tomber dans le piège de la Tunisie ou encore du Maroc, où les premières chaînes de télévision privées ont été respectivement les propriétés des proches du président Ben Ali et ceux du roi Mohammed VI (…)”, a-t-il averti. Le directeur de l’ENSJI, qui appelle à plus de “prudence” à même d’éviter d’éventuels “dérapages”, préconise d’amorcer l’ouverture de l’audiovisuel par le lancement de chaînes thématiques. Ceci, d’autant plus qu’il relève “l’absence d’une stratégie” à la veille de cette ouverture annoncée. En outre, M. Brahimi regrette le fait que la loi sur l’information, quand bien même libératrice des médias, précède la révision de la Loi fondamentale du pays. “Je pense qu’on aurait mieux fait, si on avait commencé par la révision de la Constitution qui consacrera la loi suprême sur l’information, soit une loi organique pérenne (…)”, a-t-il commenté. Néanmoins,

M. Brahimi nourrit de grands espoirs quant à voir ce projet se concrétiser dans les meilleures conditions possibles, tant est que, avoue-t-il, le choix des compétences et des personnes à décider des “règles du jeu” sur l’audiovisuel semble être “adéquat”.

 

“L’ENTV est contre la nation !”

De leur côté, les enseignants Belkacem Mostfaoui, Mohamed Lakhdar Maougal, Ahcène Djaballah et Abdeslam Benzaoui, qui accueillent avec enthousiasme la décision du gouvernement d’ouvrir enfin le champ de l’audiovisuel, n’ont pas dissimulé, en revanche, leurs appréhensions quant à voir ce projet se heurter à d’éventuels blocages.

Se réjouissant de l’existence de compétences nationales en mesure de bien mener ce projet, M. Mostfaoui, professeur en sciences de l’information et de la communication, qui juge que le facteur temps est “déterminant”, appelle à hâter la promulgation de la loi sur l’audiovisuel promise par le gouvernement. Lui qui estime, par ailleurs, que l’unique télévision publique actuelle ne sert plus les intérêts de la nation. Mieux encore, il dira que “l’ENTV est contre la nation !”, d’où son appel à la création d’un groupe de chaînes de télévision publiques “nécessaire pour résister aux stratégies fatales” des médias internationaux. Il convient de rappeler que l’ENTV a déjà fait l’objet de critiques acerbes de la part même du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, qui a déclaré, sans ambages, lors du dernier Conseil des ministres, qu’“on n’a pas une télévision” !

Farid Abdeladim

Repost 0
Published by iflisen - dans Fatalisme
commenter cet article
5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 22:00

 

 

....Pendant qu'en Algérie les gouvernants dépensent  les pétrodollars dans une ''salle guerre'' revancharde contre une Kabylie désarmée,  dans l'accélération de construction de mosquées, et dans le financement de mercenaires en Libye et au Sahara Occidental.

 

 

 

TSA

 

Après avoir pris Renault, le Maroc s’empare de Desertec

L'Algérie victime de l'indécision de ses gouvernants

 

Après avoir réussi à attirer Renault dans l’industrie automobile, le Maroc s’empare de Desertec et prend de l’avance sur l’Algérie dans les énergies renouvelables. La première centrale solaire pilote de Desertec sera en effet implantée au Maroc. La construction commencera dès 2012 pour un investissement de 800 millions de dollars. L’annonce a été faite, mercredi 5 octobre, par le PDG de Desertec Industrial Initiative (DII), Paul Van Son. L’Algérie voit ainsi lui filer entre les doigts un projet gigantesque destiné à alimenter l’Europe en électricité produite grâce à des centrales solaires implantées dans les pays du sud de la Méditerranée.

L’Algérie paie ainsi son indécision et son manque d’ambition dans ce domaine. Pourtant, l’Algérie était bien placée pour décrocher la construction de la première centrale solaire de ce projet sur son territoire. Le groupe privé Cevital, partie prenante de Desertec, a affiché à plusieurs reprises son ambition d’investir dans le solaire. Dans les prochaines années, l’Algérie risque de payer très cher ce retard sur le Maroc. Sa position de principal fournisseur d’énergie de l’Europe est sérieusement menacée d’autant que la fin des d’énergies fossiles, comme le pétrole et le gaz, est proche.
Ce n’est pas la première fois que le Maroc devance l’Algérie dans la course aux investissements étrangers structurants. Il y a quelques années, le royaume de Mohamed VI avait réussi à convaincre Renault d’implanter une usine de fabrication de Logan à Tanger pour un investissement d’un milliard d’euros. Depuis, le gouvernement algérien court pour convaincre le constructeur français d’investir dans une petite usine en Algérie. Sans succès. Les discussions avec Renault s’éternisent. Et le projet risque de ne jamais voir le jour.
En octobre dernier, une importante délégation du groupe allemand Volkswagen a présenté à Alger le projet d’implantation d’une usine de fabrication de voitures. Une année après, le projet n’a connu aucune avancée. Entre‑temps, les Marocains tentent de s’en emparer. Leur ministre du Commerce est allé en Allemagne pour y rencontrer les responsables du numéro un européen de l’automobile. Les Marocains prennent des initiatives et se montrent à chaque fois plus entreprenants que les Algériens. « On dirait que les Marocains corrompent nos responsables pour qu'ils les laissent prendre des projets aussi importants », ironise un patron algérien, dérouté par la politique du gouvernement en matière d’investissements.
Les succès du royaume de Mohamed VI ne s’arrêtent pas à l’automobile et aux énergies renouvelables. Dans l’agriculture et l’industrie, le Maroc a pris beaucoup d’avance sur l’Algérie. Dans les infrastructures de base, le Maroc vient de lancer avec succès la construction d’une ligne de TGV (trains à grande vitesse) pendant que les investissements algériens dans les chemins de fer peinent à voir le jour. Les Algériens continuent de voyager dans des trains vétustes et dangereux alors que des sommes colossales ont été dégagées pour moderniser le réseau ferroviaire.

Après les tergiversations et les hésitations de l’Algérie

La première centrale solaire Desertec sera implantée au Maroc

La première centrale solaire pilote du projet Desertec sera finalement implantée au Maroc. La construction commencera dès 2012 pour un investissement de 800 millions de dollars. L’annonce a été faite, mercredi 5 octobre, par le PDG de Desertec Industrial Initiative (DII), Paul Van Son. Le choix de DII, qui hésitait entre plusieurs pays de la rive sud de la Méditerranée dont l’Algérie, s’explique par la stabilité politique et sociale du Maroc et parce que le gouvernement marocain soutient fortement l’expansion des énergies renouvelables et que le pays est déjà relié à l’Europe via deux câbles sous‑marins, a expliqué Paul Van Son. « Le Maroc est particulièrement à court d’argent et c’est pour cela qu’il est désireux d’attirer les investissements étrangers et plus disposés à accepter les conditions du projet Desertec que certains autres pays d’Afrique du Nord », explique pour sa part à l’agence Bloomberg, un expert du secteur de l’énergie.
Initié en 2009 par une douzaine d'entreprises, dont la majorité allemandes, le projet d’un montant de 400 milliards de dollars porte sur la réalisation d'un réseau de centrales solaires en Afrique du nord et au Moyen‑Orient. Les promoteurs de Desertec ambitionnent de couvrir à terme 15 % des besoins énergétiques de l'Europe et « une part considérable » de ceux des pays producteurs.
Pour l’Algérie, cette décision du consortium à la tête de Desertec apporte une nouvelle fois la preuve des errements du gouvernement en matière d’investissements étrangers et de choix stratégiques pour le pays. Certes, l’Algérie n’est pas exclue du projet, il ne s’agit que de la première centrale pilote qui doit être construite au Maroc. Mais elle illustre la gestion chaotique de ce dossier par les autorités algériennes, incapables de se prononcer clairement sur le projet Desertec. En effet, depuis le lancement de DII en 2009, la position des autorités algériennes n’a pas cessé de fluctuer, débouchant même parfois sur des déclarations contradictoires de plusieurs de nos responsables politiques.
Ainsi, en décembre dernier, lors d’une visite officielle en Allemagne, le président Abdelaziz Bouteflika, avait affirmé que l’Algérie et l’Allemagne travaillent ensemble « dans les énergies nouvelles à travers un projet colossal que nous allons approfondir d’un commun accord ». Il ne citait pas Desertec mais l’allusion était claire. Or, moins d’un mois plus tard, le ministre de l’Énergie et des mines, Youcef Yousfi, affirmait que « le gouvernement algérien n’a pas donné son feu vert à Desertec », ajoutant que l’Algérie avait son propre plan de développement des énergies renouvelables. En mai dernier, les inquiétudes algériennes semblaient s’être calmées. A l’occasion d’une visite de Paul Van Son à Alger, Youcef Yousfi avait affirmé que l’Algérie était prête « à entamer une coopération fondée sur un partenariat à long terme » avec les promoteurs du projet Desertec.
En fait, depuis le début du projet, l’Algérie s’inquiète des conditions dans lesquelles le projet Desertec sera mis en place. Notamment sur la question du transfert de technologie et des prix de l’électricité produite à partir des centrales solaires construites dans le cadre de Desertec. L’Algérie souhaite ainsi que le projet « intègre impérativement la fabrication des équipements industriels en Algérie », selon un communiqué du ministère de l’Énergie lors de la visite de Pau Van Son à Alger. Des tergiversations et des hésitations qui ont convaincu les responsables de DII de se tourner vers des partenaires plus prompts à se décider.
Repost 0
5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 21:31

Dans les champs de l'observation, le hasard ne favorise que les esprits préparés (Pasteur)

 

 

 

 

 

 

 

Netanyahu félicite le prix Nobel de chimie reflétant l'intellect israélien

 


JERUSALEM - Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a félicité jeudi son compatriote Daniel Shechtman, lauréat du Prix Nobel de chimie 2011, pour sa découverte des quasi-cristaux il y a près de 30 ans.

Je veux vous féliciter au nom des citoyens d'Israël pour votre prix qui reflète l'intellect de notre peuple, a déclaré M. Netanyahu dans un communiqué de son bureau.

Chaque citoyen d'Israël est heureux aujourd'hui et chaque Juif dans le monde est fier, a ajouté le Premier ministre israélien en adressant également ses félicitations au Technion, où M. Shechtman est chercheur.

L'Institut du Technion, situé à Haïfa (nord) et qui fête cette année son centenaire, est la plus ancienne université d'Israël ainsi que le centre de recherche le plus réputé du pays en sciences et technologies.

Le président Shimon Pérès, prix Nobel de la paix (1994), a salué dans ce prix un grand cadeau aux Israéliens.

Je ne connais pas précisément votre champ d'expertise mais j'ai noté qu'il concernait des diamants. Aujourd'hui, vous êtes le joyau de la couronne, a ironisé M. Pérès, en qualifiant le lauréat d'exemple pour les jeunes générations.

Pour le ministre de l'Education Gidéon Saar, la récompense du Nobel pour les travaux du professeur Shechtman est une source de fierté nationale pour le système universitaire israélien.

C'est une preuve supplémentaire que l'Etat d'Israël est une puissance scientifique et technologique, a renchéri son collègue des Sciences, Daniel Hershkowitz, lui-même un enseignant du Technion.

Cette récompense est la preuve de la qualité des ressources humaines en Israël qui est la clef de voûte de notre puissance nationale, a estimé le ministre de la Défense Ehud Barak.

Daniel Shechtman est le dixième Israélien à obtenir un prix Nobel et le quatrième en chimie. Le dernier en date remonte à 2009, lorsque Ada Yonath, a été la première Israélienne à être distinguée par l'Académie suédoise.

 

 

voici un petit aperçut

Extraits d’un discours de M. Hafez A.B Mohamed : Directeur général, Banque Al Baraka, Afrique du Sud

Démographie :
La population juive mondiale : 14 millions

  • 7 millions en Amérique
  • 5 millions en Asie
  • 2 millions en Europe
  • 100 mille en Afrique

La population musulmane mondiale : 1,5 milliard
Répartition :

  • 1 milliard en Asie / Moyen-Orient
  • 400 millions en Afrique
  • 44 millions en Europe
  • 6 millions dans les Amériques

Pour toutes les cinq personnes il y a un musulman
Pour chaque hindou, il y a deux musulmans
Pour tous les bouddhistes, il y a deux musulmans
Pour chaque Juif il y a 107 musulmans

Pourtant, les 14 millions de Juifs sont plus puissants

que l’ensemble de 1,5 milliard de musulmans

Pourquoi ?

Voici quelques-unes des raisons :

Les leaders de l’histoire :

  • Albert Einstein juif
  • Sigmund Freud juif
  • Karl Marx juif
  • Paul Samuelson juif
  • Milton Friedman juif

Repères médicaux :

  • La vaccination aiguille : Benjamin Ruben juif
  • Vaccin contre la poliomyélite : Jonas Salk juif
  • Leucémie drogue : Gertrude Elion juif
  • Hépatite B : Baruch Blumberg juif
  • Drogues syphilis : Paul Ehrlich juif
  • Neurmusculaire : Elie Metchnikoff juif
  • Endocrinologie : Andrew Schally juif
  • Thérapie cognitive : Aaron Beck juif
  • Pilule contraceptive : Gregory Pincus juif
  • Compréhension de l’oeil humain : G. Wald juif
  • Embryologie : Stanley Cohen juif
  • Dialyse : Willem Kloffcame juif
  • 

Prix Nobel :
Dans le passé, il y a 105 ans, 14 millions de Juifs ont remporté

180 prix Nobel tandis que 1,5 milliard de musulmans ont contribué à seulement 3 lauréats du prix Nobel

Les inventions qui ont changé l’histoire :

  • Micro-puce de traitement : Stanley Mezor juif
  • Réacteur nucléaire en chaîne : LeSziland juif
  • Optical Fiber Cable : Peter Schultz juif
  • Feux de circulation & nbs p : Charles Adle juif
  • Acier inoxydable : BennStrauss juif
  • Le son des Films : Isador Kisee juif
  • Téléphone microphone : Emile Berliner juif
  • Magnétoscope : Charles Ginsburg juif

Influents Global Business :

  • Polo, Ralph Lauren juif
  • Coca-Cola juif
  • Levi’s Jeans Levi Strauss juif
  • Sawbuck de Howard Schultz juif
  • Google Sergey Brin juif
  • Les ordinateurs Dell Michael Dell juif
  • Oracle Larry Ellison juif
  • DKNY de Donna Karan juif
  • Baskin Robbins & Irv Robbins juifs
  • Le projet de loi Dunkin Donuts Rosenberg juif

Intellectuels influents / hommes politiques :

  • Henry Kissinger, l’article États-Unis d’État juif
  • Richard Levin, PresidentYaleUniver sity juif
  • Alan Greenspan, la Réserve fédérale américaine juive
  • Joseph Lieberman juif
  • Madeleine Albright, États-Unis de l’article État juive
  • Casper Weinberger, SEC de la défense juive
  • Maxim Litvinov, Ministre des affaires étrangères de l’URSS juif
  • David Marshal, Premier Ministre de Singapour juif
  • Isaacs Isaacs, Gov-Gen Australia juif
  • Benjamin Disraeli, d’État britannique juif
  • Yevgeny Primakov, PM de Russie juif
  • Barry Goldwater, homme politique des Etats-Unis juif
  • Jorge Sampaio, Président du Portugal juif
  • Herb Gray, vice-canadien - Le Premier ministre juif
  • Pierre Mendes, français juif
  • Michael Howard, British Home Sec., juif
  • Brun Kriesky, le chancelier autrichien juif
  • Robert Rubin, l’article États-Unis du Trésor juif

Global Media influents :

  • WOLF Blitzer, CNN juif
  • Barbara Walters ABC News juive
  • EugeneMeyer, Washington Post juif
  • Henry Grunwald, le magazine Time juif
  • Katherine Graham, Washington Post juive
  • Joseph Lelyeld, New York Times juif
  • Max Frankel, New York Times juif
  • Global Philanthropes George Soros juif
  • Walter Annenberg juif

Pourquoi sont-ils puissants ?
Et, pourquoi les musulmans sont impuissants ?

Voici une autre raison. Nous avons perdu la capacité pour produire des connaissances :

  • Dans l’ensemble du monde musulman (57 pays musulmans),

il y a seulement 500 universités.

  • Rien que les Aux États-Unis , 5.758 universités
  • En Inde seulement, 8407 universités
  • Pas une seule université dans l’ensemble du monde islamique

ne figure dans le Top Classement des 500 universités du monde

  • L’alphabétisation dans le monde chrétien est 90% et

dans le monde musulman est de 40%

  • 15 pays de majorité chrétiens, le taux d’alphabétisation de 100%

Majorité des pays musulmans, Aucune

  • 98% dans des pays chrétiens ont accompli le primaire,

seuls 50% dans les pays musulmans l’ont accomplis.

  • 40% dans des pays chrétiens ont participé à l’université,

dans des pays musulmans 2% y ont participé.

  • Les pays à majorité musulmans ont 230 scientifiques par million de musulmans,

les États-Unis a 5000 par million

  • Le monde chrétien 1.000 techniciens par million ,

tout le monde arabe que de 50 techniciens par million .

  • Monde musulman consacre à la recherche / développement 0,2% du PIB ,

le monde chrétien consacre 5% du PIB

 

Conclusion :

  • Le monde musulman ne parvient pas à la diffusion du savoir.
  • L’application des connaissances est une autre de ces essais.
  • Les exportations de produits de haute technologie en provenance

du Pakistan est de 0,9% de ses exportations.

  • En Arabie saoudite est de 0,2% et le Koweït,

le Maroc et l’Algérie 0,3% , seul Singapour est de 68%.

 

Le monde musulman ne parvient pas à appliquer les connaissances .

Qu’est-ce que vous en déduisez ? Sans commentaire les chiffres parlent d’eux-mêmes.

Conseil :
S’il vous plaît instruisez-vous et vos enfants.

Favorisez toujours la culture, ne la mettez pas en péril,

Il ne faut pas ignorer vos enfants et les égarer de l’éducation.
N’utilisez pas vos contacts personnels ou vos ressources pour faire passer vos enfants s’ils ne méritent pas !

Laissez-les dépendre de leurs connaissances, laissez-les recommencer ! acad

Nous sommes la plus grande et la plus forte nation du monde,

tous ce dont nous avons besoin, c’est de nous identifier et de nous découvrir.

Notre victoire est dans notre soif de connaissance, notre créativité,

notre alphabétisation et rien d’autre. C’est l’heure de se réveiller .... Il n’est pas trop tard.

Hafez A.B Mohamed : Director-General, Al Baraka Bank.

AU-DESSUS DE TOUT HOMME DÉTENANT UN SAVOIR OU UNE SCIENCE,

IL Y EN A TOUJOURS UN PLUS SAVANT [PLUS DOCTE QUE LUI]...

Celui qui pense qu’il est trop petit pour avoir de l’influence n’a jamais dormi avec un moustique

Repost 0
Published by iflisen - dans Sciences
commenter cet article
5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 19:15
Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

El Watan

 

le 05.10.11 | 15h46

 Commémoration du 05 octobre 1988: le rassemblement du Raj empêché

 

Peu avant la tenue du rassemblement pacifique prévu par le Rassemblement-Action-Jeunesse (Raj) à Alger pour commémorer les évènements du 5 octobre 1988, les forces de l’ordre ont procédé à l’arrestation des responsables de cette association et à la dispersion de la foule.

A 12h30, heure prévue pour la tenue du rassemblement, ils étaient environ une vingtaine de personnes au Square Port Saïd, devant le Théâtre national Mahieddine Bachtarzi à Alger (TNA), lieu qui devait abriter la manifestation étant donné que la place des martyrs est fermée au grand public.

Rencontré sur les lieux, Dr Nait Abdelah Rabah, membre du FFS, a affirmé que les arrestations « ciblées » ont commencé aux alentours de 11h. «Des flics en civil sont arrivés et les ont embarqué vers le commissariat», témoigne-t-il. «Le pouvoir devient de plus en plus policier. Il s’est mieux équipé en équipements de police alors que les hôpitaux maquent d’équipements médicaux», a-t-il constaté.

Selon lui, le fait que l’appel du Raj n’a pas reçu un grand écho cette fois-ci, auprès de la population cela revient à un problème de diffusion. «La communication est très limitée, surveillée et censurée», a-t-il expliqué. «La société civile est dépolitisée par la propagande, la corruption et la répression du régime », a-t-il ajouté.

Ont répondu favorablement à l’appel du Raj plusieurs associations dont l’association des familles des disparus, le réseau Wassila et l’association des victimes d’octobre 88.

Présente sur les lieux, Mme Fadhila Boumendjel Chitour, présidente du Réseau Wassila s’est étonnée de la position des pouvoirs publics face à cette initiative d’autant plus que par le passé «le régime a fait preuve de vouloir se rattraper concernant les évènements de 88 ». «Je me souviens qu’avant 92 le pouvoir a déposé, une fois, une gerbe de fleur à l’hôpital Mustapha à la mémoire des victimes d’octobre 1988 », a-t-elle dit.

Né dans la foulée des évènements d’octobre 1988, le Raj a pour habitude de célébrer annuellement cette date décisive dans l’histoire du pays en déposant une gerbe de fleurs à Place des Martyrs, à Alger.

Mina Adel

 

Les acquis perdus d’une révolte : Les leçons d’Octobre

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

le 05.10.11 | 01h00

On a beau tenter de sortir des arguments comme la décennie noire (le terrorisme) pour justifier la régression politique et le détournement impudent des acquis d’Octobre 1988, personne n’y croit.

Désabusés, les Algériens constatent amèrement que ce qui a été arraché dans le sang –la liberté et le pluralisme politique – leur a été presque repris ou plus précisément a été totalement vidé de sa substance. La régression a été telle qu’en 2011, 23 ans après, les Algériens se sont remis à la lutte pour reprendre les acquis perdus. 23 ans après, le souvenir d’Octobre 1988 intervient dans un contexte marqué par la chute de certaines dictatures dans le monde arabe et, du coup, cette date qu’on a bien essayé de galvauder réapparaît comme un moment important dans l’histoire des luttes démocratiques dans le pays.

Certains esprits malveillants, d’autres par coquetterie élitiste, divisent encore sur la nature et les origines de ce moment, souvent pour réduire la portée de ce mouvement. «Révolution, lutte de clans ou chahut de gamins», la réalité est bien là : Octobre avait ouvert une parenthèse ; les tenants du pouvoir ont vite fait de la refermer. 23 ans après, on se retrouve encore à revendiquer le droit de faire de la politique à travers un hypothétique agrément que le pouvoir avait cessé de servir. 23 ans après, l’Algérie est le seul pays – aux côtés de la Corée du Nord et de la Syrie – qui bloque l’ouverture de l’audiovisuel à la libre expression et l’autorisation de créer des chaînes de télévision et des radios privées.

Si le régime algérien donne l’apparence d’être perméable aux idées de démocratie et de progrès, au fond et dans la pratique, il n’est autre qu’une dictature à l’ombre de laquelle a prospéré l’arbitraire, les passe-droits, la pensée unique, l’exclusion et la corruption.
Octobre était porteur d’espoir, d’idéal démocratique avant que le rêve ne se transforme en cauchemar. Le fleuve a été bel et bien détourné. 23 ans, un quart de siècle presque, souvent le temps que prennent les nations pour se construire ou se reconstruire. L’Algérie a pris le chemin inverse.

Coincée entre la tentation totalitaire, l’incompétence et la corruption généralisée, le pays semble bien pris dans un engrenage infernal de régression, conséquence des errements d’une classe dirigeante plus soucieuse de se maintenir au pouvoir, pour elle synonyme de privilège, que de stopper la dérive. Combien de fois on a révisé la Constitution depuis Octobre 1988, qui avait donné naissance au pluralisme politique et à liberté d’expression ? Combien d’élections que l’Algérie a organisées et qui n’aient pas été contestées et entachées de fraude ? Aucune ! Ceux qui ont eu à gérer le pays ne lui ont offert aucune visibilité. 23 ans après Octobre 1988, on est encore dans le flou. Il faut donc revisiter Octobre, en tirer les leçons pour mieux voir !

Said Rabia
Repost 0
Published by iflisen
commenter cet article
5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 00:31

 

 

 

LivresLundi dernier à 14h32

Nobel de littérature: le poète syrien Adonis favori des bookmakers

Le prix sera décerné jeudi par l'Académie suédoise. En attendant, les paris vont bon train, avec le Printemps arabe en toile de fond.

 

Par QUENTIN GIRARD

Le poète syrien Adonis reçoit le prestigieux Prix Goethe à Francfort, en août 2011. (Reuter

«Je suis prophète et semeur de doutes»1. Retenez cette citation; il sera peut-être de bon ton de la ressortir jeudi. Son auteur, le poète syrien Adonis, est le favori des bookmakers pour l'obtention du prix Nobel de littérature. Le site Ladbrokes.com le donne ainsi gagnant à 4 contre 1 devant un autre poète, le Suédois Thomas Transtromer (6/1), égérie l'année dernière des parieurs.

Ensuite suivent le Japonais Haruki Murakami à 8/1, le Hongrois Peter Nadas à 10/1, et l'Algérienne d'expression française Assia Djebar, à 12/1. Les Américains-qui-sont-favoris-chaque-année-mais-qui-en-fait-ne-gagnent-jamais-parce-qu'ils-sont-trop-connus sont un peu derrière avec Thomas Pynchon à 16/1 et Philip Roth et Cormac McCarthy tous deux à 25/1. Côté Français, la grosse cote est Yves Bonnefoy, 50/1, le-poète-qui-le-mérite-mais-qui-comme-beaucoup-ne-l'aura-pas-avant-de-mourir.

Si on imagine que le prix Nobel de la paix va forcément revenir à un des acteurs majeurs du Printemps arabe (les peuples en général, Internet, des activistes, des blogueurs, etc), cela pourrait aussi le cas du prix Nobel de littérature.

Poésie et résistance

A ce titre, Adonis (ou de son vrai nom Ali Ahmed Saïd Esber) qui a demandé dans une lettre ouverte au président Bachar Al-Assad de démissionner, semble en apparence être un candidat légitime, au-delà de ses qualités littéraires. Né en 1930 près du port de Lattaquié, il prend la nationalité libanaise en 1961 lorsqu'il s'installe à Beyrouth. Traducteur en arabe de Michaux et de Saint-John Perse, il connaît au début des années 80 les bombardements de la capitale libanaise. Là, comme, le raconte l'écrivain André Velter, «il témoigne quotidiennement de la dignité de la parole poétique, de son pouvoir de résistance et de sa capacité à faire toujours provision du réel y compris par temps de barbarie».

Une grande partie de son œuvre est centrée autour de ces idées de résistance, courage et impertinence face aux pouvoirs établis, étatiques, religieux ou poétiques. Considéré comme l'un des plus grands poètes arabes vivants, il vient de recevoir le 28 août dernier le prix prestigieux prix Goethe. Pourtant, s'il est élu, malgré ce passé glorieux, des critiques risquent de se faire entendre. Certains lui reprochent d'avoir attendu trop longtemps avant de protester contre le pouvoir syrien – et de le faire trop mollement.

Sceptique vis-à-vis du Printemps arabe

Lui-même est sceptique vis-à-vis du Printemps arabe. En juin, dans un entretien avec le quotidien égyptien Akhbar Al-yom (traduit par le magazine Books), il explique ainsi que «la révolution, telle que je l'entends et dans son sens historique, est un projet global et complet. Jusque-là, nous avons assisté à un simple renversement de dirigeants, sans que soient bouleversées les structures du pouvoir. Les noms des gouvernants ont changé, voilà tout. Pour considérer les événements qui se sont produits dans certains pays arabes comme une révolution, il aurait fallu assister à un bouleversement du système socioéconomique».

D'ailleurs il ne se fait que peu d'illusion sur son influence possible. «Quel dirigeant a jamais écouté un poète?», se demande-t-il, connaissant la réponse.

Si le prix Nobel de la paix est souvent lié aux événements immédiats, c'est moins le cas de celui de littérature, qui préfère suivre en règle générale l'actualité littéraire plutôt que les soubresauts géopolitiques – bien que l'écrivain récompensé soit presque toujours un homme ou une femme «engagé(e)». Reste que cela a déjà été le cas: les Nobels russes de la guerre froide – Pasternak, Soljenitsyne et Brodsky (naturalisé Américain) – furent des prix éminemment politiques. Dernièrement, une partie de la presse a considéré – et souvent regretté – que l'engagement de l'Anglais Harold Pinter contre la guerre froide ou la reconnaissance publique du génocide arménien par le turc Orhan Pamuk avaient pu favoriser leurs victoires respectives.

En attendant la remise du prix jeudi...

«Je suis prophète et semeur de doutes.
Je pétris la levure de la chute. Je laisse le passé à son déclin et fixe mon choix sur moi-même. J'aplatis l'époque et je la roule. Je l'appelle: ô géant monstrueux, ô monstre géant ! Et je ris, et je pleure.
Je suis argument contre l'époque.»
1

1Extrait de psaume, in Mémoire du vent, d'Adonis, Gallimard.

Repost 0
Published by iflisen - dans Poésie
commenter cet article
5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 00:26

 

Le Monde

 

Le Nobel de médecine attribué à Beutler, Hoffmann et Steinman

LEMONDE.FR avec AFP | 03.10.11 |

 

 

 

Les trois lauréats du prix Nobel de médecine.

Les trois lauréats du prix Nobel de médecine.AFP/JONATHAN NACKSTRAND

 

Le prix Nobel de médecine 2011 a été décerné à l'Américain Bruce Beutler, au Français Jules Hoffmann et au Canadien Ralph Steinman, a annoncé lundi 3 octobre le comité Nobel. Jules Hoffmann, chercheur français né au Luxembourg, travaille au sein de l'Institut de biologie moléculaire et cellulaire de Strasbourg. Il a reçu la médaille d'or du CNRS en 2011.

Quelques heures après l'annonce de l'identité des lauréats, nous avons appris que Ralph Steinman était mort depuis trois jours. "M. Steinman est décédé le 30 septembre", indique l'université Rockefeller à New York dans un communiqué, ajoutant que le chercheur, âgé de 68 ans, souffrait d'un cancer du pancréas depuis quatre ans.

Or le comité Nobel n'attribue pas de prix à titre posthume, à une exception près : quand le décès intervient entre l'annonce du prix et sa remise effective (qui aura lieu en décembre, en Suède). Malgré cette règle, le comité, qui ignorait que Ralph Steinman était mort, a décidé de maintenir son choix. 

 

Ralph Steinman est mort trois jours avant l'attribution du prix. Il souffrait d'un cancer du pancréas.

Ralph Steinman est mort trois jours avant l'attribution du prix. Il souffrait d'un cancer du pancréas.REUTERS/BRENDAN MCDERMID

 

DE NOUVEAUX MÉDICAMENTS ET VACCINS

Beutler et Hoffmann vont se partager la moitié du prix de 10 millions de couronnes suédoises (1,46 million de dollars) remis aux lauréats pour leurs travaux sur le système immunitaire inné. M. Steinman, décédé, est récompensé pour ses travaux sur le système immunitaire adaptatif et devait obtenir l'autre moitié de la somme. "Les lauréats du Nobel de cette année ont révolutionné notre compréhension du système immunitaire en découvrant les principes clés de son activation", selon un communiqué du comité.

Le système immunitaire permet à l'organisme de se défendre en libérant des anticorps et des cellules tueuses en réponse à des virus ou des germes. En première ligne, le système immunitaire inné "peut détruire des micro-organismes infectieux et provoquer une inflammation qui contribue à bloquer l'attaque" avant l'apparition d'anticorps, explique le comité. Si cette première ligne de défense s'avère insuffisante, "le système immunitaire adaptatif entre en jeu". Il permet la vaccination, car des cellules gardent la mémoire de l'agresseur.

 

Infographie explicative du Comité Nobel sur les systèmes immunitaire inné et acquis.

Infographie explicative du Comité Nobel sur les systèmes immunitaire inné et acquis.DR

 

Les recherches des trois lauréats ouvrent la voie à de nouveaux médicaments et vaccins et permettent de combattre des déficiences immunitaires comme l'asthme, la polyarthrite rhumatoïde et la maladie de Crohn, ainsi que "des thérapies contre les cancers", explique le jury.

ILS ONT "RÉVOLUTIONNÉ L'IMMUNOLOGIE"

Bruce Beutler, 55 ans, et Jules Hoffmann, 70 ans, "ont découvert les protéines réceptrices qui reconnaissent les micro-organismes [nocifs] et activent le système immunitaire, première étape de la réponse immunitaire de l'organisme", explique le comité Nobel. Ralph Steinman "a découvert les cellules dendritiques du système immunitaire et leur capacité unique à activer et réguler l'immunité adaptative, dernière étape de la réponse immunitaire de l'organisme au cours de laquelle les micro-organismes sont évacués du corps", ajoute le comité.

L'immunologiste et biologiste cellulaire Sebastian Amigorena, directeur de recherche au CNRS, membre de l'Académie des sciences, a salué "trois grands chercheurs, qui ont révolutionné l'immunologie, et la biologie en général. Ils sont incontournables, et je ne doute pas que les réactions seront unanimes pour dire qu'ils méritent amplement cette distinction".

Les lauréats recevront leur prix lors d'une cérémonie officielle à Stockholm le 10 décembre, date anniversaire de la mort du fondateur du prix, l'industriel suédois Alfred Nobel.

 

 

 

 

 

 

 

source: Libération

 

 

Louise_brown52 C'est Robert Edwards qui vient de recevoir le Prix Nobel de médecine 2011. Ce scientifique britannique fut le premier, dans les années 1950, a entrevoir la possibilité de réaliser des fécondations in vitro - en éprouvettes - entre gamètes humains.

L'idée fut prolifique, puisque l'on compte aujourd'hui au moins quatre Professor Robert Edwards millions d'êtres humains qui sont nés après une telle fécondation in vitro, puis réimplantation dans l'utérus d'une femme.

L'idée nouvelle de Robert Edwards (photo), dès les années 1950, fut que la fécondation pouvait se dérouler hors du corps humain, alors que d'autres scientifiques venaient de montrer que cela était possible avec des gamètes de lapins. Et donc représenter un possible traitement de l'infertilité. Le chemin fut long, car ce n'est qu'en 1969 qu'il parvint pour la première fois à réaliser une telle fécondation in vitro. Mais les embryons ne se développaient pas au delà de la première division.

 

C'est alors qu'il commence à travailler avec le gynécologue Patrick Steptoe (qui aurait pu avoir le Nobel s'il n'était décédé). C'est ce dernier qui Early_human_embryos_photo developpa les premières techniques de récupération des ovules sur les ovaires.

Dès cette époque, les débats éthiques furent vifs. Le British medical council refusa de financer plus avant la recherche. C'est une fondation privée qui prit le relais. Et ce travail déboucha sur la première naisssance d'un bébé-éprouvette, la célèbre Louise Brown, le 25 juillet 1978.

Edwards et Steptoes mirent en route la première clinique consacrée à la procréation médicalement assistée. Steptoes la dirigea jusqu'à sa mort, survenue en 1988. En 1986 déjà près de 1000 bébés y étaient nés après une fécondation in vitro (FIV), soit la moitié du total mondial.

Schéma FIV Cette technologie a ensuite connu de très nombreux développements, soulevant à chaque fois des discussions éthiques. Pour l'instant, les études à long terme n'ont pas montré de différences notables en terme de santé physique ou mentale avec les enfants conçus naturellement.

 

Robert G. Edwards est né 1925 à Manchester. Il étudie la biologie à l'University of Wales de Bangor puis à Edinburgh University où il passe sa thèse sur le développement embryonaire de la souris. Il travail au National Institute for Medical Research de Londres à partir de 1958 où il étudie la fécondation chez l'homme. A partir de 1963, Edwards travaille à Cambridge, d'abord à l'université puis à la Bourn Hall Clinic, fondée avec Patrick Steptoe.

Pour les internautes qui disposent de l'accès aux archives de Libé, ils trouveront ici le portrait de Edwards Robert fait par Corinne Bensimon en 2003.



Par Sylvestre Huet, le 4 octobre 2010

Repost 0
Published by iflisen - dans Sciences
commenter cet article

Présentation

  • : La confédération des Iflisen Umellil
  • : Un des objectifs est de reconstituer la grande confédération qui regroupait les 14 aarchs des Iflisen Umellil avant la colonisation française. Le but est de rétablir les liens interrompus et de promouvoir la solidarité inter-arche. Nous visons également à consolider les liens entre la diaspora et leur région d'origine. Réecrire l'histoire des Iflisen et préserver leur patrimoine matériel et immatériel .
  • Contact

Recherche

Liens