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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 19:16
Source: Le Matin
 
 
 
 

Ouyahia et la langue perdue de la journaliste Par Hend Sadi

Par
 
 
Ahmed Ouyahia, Premier ministre.
Un curieux silence a entouré un incident peu banal qui s’est produit dans la conférence de presse du Premier ministre, Ahmed Ouyahia, du 30 septembre 2011 retransmise par l’ENTV.
 
Un internaute a eu la bonne idée de mettre en ligne un extrait de la vidéo de l’incident en la faisant suivre d’une autre montrant le président Abdelaziz Bouteflika vitupérant en arabe pour expliquer aux Algériens qu’ils étaient tous des Amazighs
Avec véhémence, la journaliste Ghania Oukazi a interpellé Ahmed Ouyahia dans sa conférence de presse lorsqu’il a répondu en tamazight à une question posée dans la même langue par une autre journaliste. Mme Oukazi, s’exprimant en français, a sommé M. Ouyahia de parler un langage compréhensible de tous. La réponse d’Ahmed Ouyahia l’invitant à ne pas s’énerver, s’engageant à lui traduire son propos en arabe ou en français n’a pas eu raison du courroux de Mme Oukazi dont le flot de paroles vindicatives ne voulait pas tarir, indignée de voir la Constitution bafouée par un officiel qui ne s’exprime pas dans "la langue nationale".
On reste sans voix devant une telle scène. Comment ne pas être choqué par l’attitude du Premier ministre face à l’injonction qui lui a été faite par une journaliste de ne pas utiliser tamazight, langue nationale et inscrite comme telle dans la Constitution ? Le ton conciliant adopté par Ahmed Ouyahia, comme s’il cherchait le pardon, et la justification de son acte par le souci d’anticiper d’éventuelles critiques sont navrants. Pour mesurer la gravité de la démission d’un état qui n’œuvre pas à "la promotion et au développement de tamazight" alors que la Constitution l’y contraint, imaginons un seul instant, même si cela paraît difficile, la colère d’Ahmed Ouyahia si l’injonction qui lui a été faite avait porté sur l’arabe et non le tamazight. Nul doute que sa réponse aurait été cinglante et qu’il aurait invité la journaliste non pas à se calmer mais à quitter la salle, sinon le pays !
Mais il y a une morale à cette histoire : qui eût dit que l’homme de la loi d’arabisation totale de juillet 1998 qui allait jusqu’à obliger les médecins à rédiger leurs ordonnances exclusivement en arabe et dont l’un des effets était d’éradiquer toute trace de tamazight, interdisant même l’édition de chansons dans cette langue, fut-ce par des entreprises privées, serait un jour rappelé à l’ordre pour avoir parlé dans une conférence de presse en… tamazight ? On se souvient que Lounas Matoub avait alors immortalisé le personnage par la formule, devenue célèbre, « Nâarbou ha » dans son disque testament.
Ce n’est pas la première fois qu’un Kabyle de service (le singulier ici n’est pas de rigueur) est ainsi rattrapé par les événements : Mohand-Chérif Kherroubi, qui n’est plus à présenter, s’était fait siffler au du congrès du FLN qui s’est tenu après le Printemps amazigh de 1980 au Club-des-Pins lorsqu’il est monté à la tribune pour parler au nom de la Fédération du FLN de …Tizi-Ouzou ! Ceux qui se renient ont beau faire, il ne leur est pas facile de gagner la confiance de ceux à qui ils font allégeance. Ils n’échappent pas à leurs origines qui finissent toujours par jeter un voile de suspicion sur la sincérité de leur reniement.
Pourtant, la surprise ne vient pas d’Ahmed Ouyahia. Son parcours, jalonné de tant de volte-face, fait qu’il peut difficilement surprendre encore. Dans l’altercation Ouyahia-Oukazi, c’est Oukazi qui fait l’événement, elle qui prend l’initiative, elle qui adopte un ton, celui de l’injonction, insolite au regard de son statut. Les experts du fonctionnement du sérail y ont vu là la manifestation d’un désaccord au sein des officines. Peut-être. Mais ce n’est pas sous cet angle que nous nous intéressons à ce coup de théâtre.
Le "coup de gueule" de Mme Oukazi fait suite à une série de « sorties » dont les auteurs ne se donnent même plus la peine de maquiller le caractère insultant. De Benaïcha qui s’honore de prénommer son fils, Zoheir, du nom de l’assassin de l’héroïne Kahina, résistante légendaire à l’invasion arabo-islamique, à Ben Bella qui se croit autorisé à distribuer les brevets d’algérianité tout en se proclamant Marocain, la liste est longue. Le coup d’éclat de Mme Oukazi se situe dans cette lignée. En effet, nous ne ferons pas à Mme Oukazi, journaliste, l’injure de croire qu’elle ne sait pas que tamazight est inscrite comme langue nationale dans la Constitution à laquelle elle fait référence, ni celle de ne pas avoir conscience qu’elle-même a interpellé le Premier ministre dans une langue étrangère et sur un ton qui en a surpris plus d’un. Mme Oukazi n’ignore pas non plus que tamazight a été gravée sur les frontons des édifices royaux de notre terre bien avant que le français ou l’arabe ne soient parlés en Algérie (ni même n’existent en tant que langues !). En d’autres termes, que tamazight est la seule langue nationale véritablement autochtone. C’est aujourd’hui la seule langue parlée en Algérie à ne pas être d’origine étrangère comme le sont l’arabe et le français. Mais, peut-être, est-ce cela qui gêne ?
Tout comme Ouyahia, le nom Oukazi trahit une origine qui ne renvoie pas au Hidjaz. Au motif que son patronyme a été fixé par un colon zozotant des bureaux arabes, Mme Oukazi s’est crue en devoir de nous jouer le numéro de "l’amaqraman".
Tôt ou tard, votre tour viendra Mme Oukazi comme est venu celui de bien d’autres, et vous aussi, tout comme vient de l’être M. Ouyahia par votre fait, vous finirez par être rattrapée par l’histoire. Croire que la surenchère arabo-islamiste n’a pas coûté assez cher avec vingt années de guerre civile et bien d’autres dégâts est une erreur que nous n’avons pas fini de payer.
N’est-il pas temps d’y mettre un terme et de renouer avec notre identité commune à tous, de faire place à nos langues sans complexes ? Nos frères amazighs Libyens nous donnent une leçon extraordinaire de courage et de sérénité, de civisme et de liberté. Regardez ce qui se passe à Tripoli. À l’Est, il y a du nouveau !
Hend Sadi
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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 19:03

el watan

 

 

Le plus ancien témoin de l’architecture berbère préromaine

Une nouvelle génération au chevet du Medghacen

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le 16.10.11 | 01h00

Chercheurs universitaires, cadres de l’Etat, militants associatifs et simples citoyens jaloux de leur histoire se sont retrouvés jeudi, à Batna,
à l’occasion d’une journée d’étude consacrée à un monument archéologique qui renferme plus de 2000 ans d’histoire du peuple amazigh.

Daté de 3 à 4 siècles av. J. C., le tombeau du Medghacen est considéré comme le plus important et le plus ancien témoin encore vivant de l’architecture berbère préromaine. Il aurait été érigé comme sépulture d’un roi Massyle, considéré par les historiens, y compris par Ibn Khaldoun, comme le patriarche des Berbères. La journée d’étude, organisée à l’initiative de l’association des Amis du Medghacen, a été marquée par des interventions captivantes et d’un débat passionnant.
D’abord une mise au point sur la prise en charge des centres anciens en Algérie a été faite par Nabila Cherchali, sous directrice de la conservation et de la restauration des biens culturels immobiliers au niveau du ministère de la Culture. Cette introduction a été complétée par l’universitaire, Moussa Khelil, qui a su mettre en perspective le monument en question dans la protohistoire, soulignant la rareté d’informations sur cette période dans l’Est algérien.


L’assistance découvrira une mine d’informations sur le tombeau à travers l’intervention de l’enseignante architecte, F.-Z. Bahloul Guerbabi qui a présenté l’état des connaissances sur le Medghacen, suivie d’une étude descriptive et analytique préparée par Hassina Aïnouche, conservateur au ministère de la Culture.
Le public en saura plus sur les monuments funéraires contemporains du Medghacen et du type d’habitation de la population berbère de l’époque grâce à la communication donnée par Ouafia Adel Zerarga, chercheur au centre national de recherches archéologiques (CNRA).
Les nombreuses questions adressées par le public, lors du débat qui a suivi, ont tourné autour des connaissances qui font défaut sur l’histoire de nos ancêtres berbères. L’assistance s’est intéressée aussi à l’actualité du monument qui se trouve dans un état de dégradation avancé (il fait partie des 100 monuments les plus dégradés dans le monde), sachant qu’une tentative malheureuse de restauration a été engagée en 2003 par la direction de l’urbanisme et la construction, avant d’être abandonnée sur recommandation du département de Khalida Toumi.


Le directeur de la culture de Batna annoncera à ce sujet que la première phase d’étude pour la protection et la restauration du Medghacen a été achevée et attend la validation de la tutelle, pour entamer les étapes suivantes. Des bureaux d’études étrangers pourraient décrocher le projet, a-t-il laissé entendre. Est-ce l’aube d’une nouvelle ère pour le Medghacen ?
Probablement, si l’on croit les nombreux signes de bonne volonté de la part du ministère de tutelle et la sollicitude de la société civile qui fait preuve davantage de pertinence dans son action. D’ailleurs, l’activité qui s’est étalée sur trois jours s’est achevée par la tenue du 2e Marathon international du Medghacen qui vise, entre autres, à faire revivre le monument.

Nouri Nesrouche
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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 18:48

Glané dans internet

 

''Perdez votre temps et celui de vos lecteurs. Depuis 1962, nos "intellectuels" (ex communistes devenue volontaires, non pas encore compris ce qui fait tourner la terre), supportent tout idee saugrenue, qui dénigre l'occident. "Le chien abois la caravane passe!" Mais pendant toutes ces années de matraquage, le cerveau de l'algérien a été pollué et ne comprend pas pourquoi il est le dernier de la classe!!''

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 21:44

 

Dans Sétif.ino

 

 

Dans le but de traquer les consommateurs d’alcool clandestins, la gendarmerie nationale a entrepris cette semaine une vaste opération dans la vallée de Bousselam . Pas moins de 20 personnes ont été arrêtées en flagrants « délires ».

Cependant, en l’absence d’endroits appropriés, ces consommateurs sont retournés sur les lieux bravant ainsi cette sorte d’inquisition menée sous prétexte de sécurité. Ces derniers préfèrent ces endroits pour le calme, la discrétion et la proximité des lieux d’approvisionnement.

Cette opération est menée au moment où on enregistre comme à une certaine époque des manifestations contre ces commerces poussant les autorités locales à procéder par arrêtés à la fermeture des établissements agréés.

Comme la nature a horreur du vide, ces « établissements » non contrôlés prolifèrent clandestinement à la périphérie des villes et des villages pour offrir des services moins chers et sans impôts pour l’état.

Ce n’est surement pas ce genre d’opérations qui permettraient de réglementer voire de contrôler un marché offert aux grandes multinationales et des licences de débits à certains privilégiés qui ne se recrutent pas parmi les simples citoyens.

A tort ou à raison nous avons souvent entendu dire que ces ’marchés« clandestins sont maqués et que les opérations de la chasse aux sorcières ne sont destinées qu’à rappeler à l’ordre les grands tenanciers et les grands pourvoyeurs qui oublient ainsi de verser la dime à ces mystérieux ’inquisiteurs ».

Si les gens ne craignent pas la furie du bon dieu, ce n’est pas une opération passagère qui les réduirait à plus de raison.

Il n’a jamais été dit officiellement que la consommation d’alcool est interdite. La meilleure preuve c’est que nous produisons des meilleurs vins au monde et que nos brasseurs ne désemplissent pas.

Lutter contre l’alcool en tant que fléau social et sanitaire oui. Lutter contre l’alcool contre les risques au volant oui. Lutter contre l’alcool pour les risques qu’il génère dans des endroits non contrôlés oui. Mais lutter pour répondre à une certaine démagogie ne peut rien rapporter.

Il s’agit d’une liberté comme toutes les autres ou il y a le libre arbitre de tout un chacun.

L’éducation à la base est la meilleure garantie d’une vie saine et riche.
Toute autre opération de nature à interdire ou à chasser les amateurs de la dive bouteille ou les adeptes de Bacchus est vouée à l’échec car c’est considéré comme une forme d’inquisition et atteinte aux libertés fussent elles dans un pays à majorité musulmane.

Les élections approchent, on ne peut les gagner sur le dos d’une tranche de la population et avec une idéologie passéiste.

La vérité est ici. Quand à nos flics et nos gendarmes, ils n’obéissent qu’aux ordres. Souvent, ils ne sont pas convaincus de la portée de ces descentes.

 

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 20:30

 

 

Selon TSA, la commission d’évaluation des offres techniques et financières du projet de construction du grand Firdousdrome d’Alger a achevé ses travaux début octobre. « La commission a travaillé durant tout le mois de Ramadhan et le mois de septembre. Elle a terminé son travail le 3 octobre », ont indiqué à TSA des sources proches du dossier

 

 

Rien n’a filtré pour le moment sur les conclusions de cette commission concernant les trois offres présentées le 17 juillet dernier à Alger. Le groupement algéro‑espagnol constitué par Cosider (groupe public algérien), ETRHB (groupe privé algérien) et FCC Construction (groupe espagnol) a présenté une offre prévoyant la réalisation de la Grande mosquée dans un délai de 44 mois pour 130 milliards de dinars (1,3 milliard d’euros). Un groupement italo‑libanais composé d’Astaldi (Italie) et ACC (Liban) a présenté une offre de 218 milliards de dinars (2,18 milliards d’euros) pour un délai de réalisation de 42 mois. Le groupe public chinois CSCEC a remis une offre financière de 109 milliards de dinars (1,03 milliard d’euros) pour un délai de réalisation de 48 mois.

 

 

 

 

 

 

 

Gmosquée.jpg

 

Le paradis est un conte de fées pour ceux qui ont peur du noir, estime le physicien britannique Stephen Hawking, auteur d'Une brève histoire du temps. Les médecins ne donnaient plus que quelques années à vivre à Stephen Hawking quand il fut, à 21 ans, atteint d'une maladie neurodégénérative. Aujourd'hui âgé de 69 ans, Hawking, bien que paralysé, est l'un des plus célèbres scientifiques au monde depuis la parution de ce livre, en 1988.

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 16:45

Femmes-Kabyles.jpg

 

 

 

Mohand Akli Salhi publie «Poésie traditionelle féminine de Kabylie»

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Mohand Akli Salhi publie «Poésie traditionelle féminine de Kabylie»

Mohand Akli Salhi est un enseignant et chercheur au niveau du département de langue et culture berbères de l'université Mouloud-Mammeri depuis plusieurs années. Dans une discrétion totale et loin des feux de la rampe, Mohand Akli Salhi contribue avec une grande efficacité au développement, à la promotion et à la sauvegarde de sa langue et culture amazighes. C'est donc tout naturellement qu'il publie ces jours-ci un livre sur la poésie traditionnelle féminine de Kabylie. Le livre, après avoir été validé par le Haut Commissariat à l'amazighité (HCA), a été édité par les éditions publiques ENAG (Entreprise nationale des arts graphiques). Mohand Akli Salhi explique que malgré la diversité de ses types et la variété de ses textes, la poésie traditionnelle féminine n'a pas bénéficié d'un grand intérêt dans la recherche en poésie kabyle. «En effet, l'histoire de cette dernière est réalisée uniquement suivant l'évolution de la poésie masculine.
La poétique et l'esthétique traditionnelles kabyles sont des canaux qui ne prennent pas en charge la configuration de l'espace poétique traditionnel. Les genres et les textes poétiques traditionnels féminins doivent être pris en charge dans l'élaboration de la poétique kabyle. Pour cela, une connaissance détaillée des textes traditionnels est nécessaire», explique Mohand Akli Salhi. Ce dernier indique que l'objet de son livre est la transcription et la présentation des types poétiques féminins en fournissant des matériaux textuels et des éléments relatifs à l'identité générique du texte permettant la saisie de l'organisation d'une partie du champ poétique traditionnel. L'universitaire souligne qu'en un siècle et demi de recherche en poésie kabyle, la poésie des femmes n'a pas reçu l'intérêt qu'elle mérite: «Des ouvrages présentatifs, qu'ils soient recueils ou études, on ne peut retenir que quelques informations noyées généralement dans la masse de poèmes masculins.»
Toutefois, Mohand Akli Salhi tient à rendre à César ce qu'il lui appartient en rappelant quelques auteurs qui ont fait exception à l'image de C.Lacoste-Dujardin, Boualem Rabia, Allaoua Rabhi, Tassadit Yacine et M.Virolle qui ont consacré des pages considérables à la poésie féminine. Le livre de Mohand Akli Salhi vient ainsi d'enrichir ce créneau qui a été en quelque sorte délaissé par les chercheurs.

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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 00:21

ddk

 

Taluft n tuber tetteqqes !

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Aggur n tuber d win ur nettɛeddi ara kan akka mebla ma yemmekta-d ugdud azzayri kra n yineḍuyen yerzan amezruy-is. Ama di lawan n ṭṭrad deg useggas n 1961 neɣ ahat di 1988, Izzayriyen bedden mgal liḥala ideg ttidiren. Tadyant n 88 tettuneḥsab d tallit yuran s yisekkilen n wureɣ, imi akken nebɣu nini tura, deg-s i d-isuḍ ubeḥri n tlelli. Deg-s daɣ i yexreb uzeṭṭa n ukabar awḥid yesberbren ɣef ugdud almi yekfa wawal, yekfa umbiwel. Irgazen, tulawin d yilmeẓyen n tallit-nni rẓan leqyud n tsusmi, suɣen “Basta !”, fɣen ɣer yiberdan. Mebla akukru, d lfuci i ten-id-iqublen: txus kan la Seine ! Ass-a, mi ara d-nesmekti amulli wis 23 n tedyanin-a, ad nezzi udem ɣer win yettwafetken s 5 n terṣaṣin deg ubrid n Micli. yak yenna:
A taḥeccaḍt n ubrid
Ɛiwen-iyi deg yimeṭṭi
Ɣef uǧadarmi-nni N Micli
Iyi-gezren ɣliɣ
D Lwennas iwumi nessawaḍ rreḥma ass-a, i yeddem zhir n la kalachnikov mi akken yessawal ɣer talwit. yak ass-nni, yewwi yid-s kra n tewriqin anda i d-grin tiɣri i yiqbayliyen ur skarayen ara cwal. s wul qessiḥen, mmarent deg-s terṣaṣin. rrant-t d lǧessa yexnunsen deg yidem. Ulac win yumnen ad yidir, imi tiyita qessiḥet. Ussan neɣ ahat agguren yesɛedda di sbiṭar n Lezzayer tamaneɣt beggnen-as-d acḥal i tettɛuzzun leqbayel, imi ur yeshil ubrid ɣur-s, yal ass d imeyyaten n yimdanen i irezzun ɣur-s, ttrebbin-as afud. D tamurt n fransa iɣer yunag iwakken ad inadi ɣef yimejjayin ara iqeɛden tazmert-is d lqedd-is. Lwennas d amedya seg wid i teqqes taluft n tuber. Maca, limer ad nezzi tiṭ ɣer wiyaḍ, ad naf mačči drus n taswin i yettwajerḥen. Tawacult n Ouchellouche di lezzayer tamenaɣt ad d-teched ass-a amek i tedder liḥala-nni, d mmi-s yettwaqecɛen ur yessaweḍ 20 n yiseggasen di lɛemr-is. Ur yili d imciṭen, ddnub-is kan imi d-yeffeɣ ad yessuter ad yedder di tilelli, ad yesɛu izerfan-is. Tiddukla n twaculin meḍruren n tuber neɣ (A.V.O), mazal-itt, tezmer ad d-tefk chada n wayen yeḍran d wacḥal n twaculin yennuɣnan.
Lawan-a, mi yekker yiwen ad ak-yini acu-ten yikabaren-a, acu-ten yiɣmisen-a. Maca iwulem ad imuqel cwiṭ ɣer deffir ad iẓer dakken aya ur d-yusi ara d asefk. D idammen yuzlen, d lḥif n wid yettwaṭṭfen i d-yessawḍen tilelli n wass-a akken tebɣu tili txuṣ. Wigi ssuturen-d deg-neɣ ḥala cfawat !

Sylia. M

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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 21:35
 
 
 Nobel Prize-winning philosopher/mathematician, Bertrand Russell, explains why he does not believe in God. -
 
 
 
Source: wikipedia

Bertrand Arthur William Russell, 3e comte Russell, né le 18 mai 1872 à Trellech (Monmouthshire), et mort le 2 février 1970 près de Penrhyndeudraeth (Pays de Galles), est un mathématicien, logicien, philosophe, épistémologue, homme politique et moraliste britannique.

Russell est considéré comme l'un des plus importants philosophes du XXe siècle. Sa pensée peut être présentée selon trois grands axes.

La logique et le fondement des mathématiques : Russell est, avec Frege, l'un des fondateurs de la logique contemporaine. Son ouvrage majeur, écrit avec Alfred North Whitehead, a pour titre Principia Mathematica. À la suite des travaux d'axiomatisation de l'arithmétique de Peano, Russell a tenté d'appliquer ses propres travaux de logique à la question du fondement des mathématiques (cf. logicisme).

Il soutint l'idée d'une philosophie scientifique[1], et a proposé d'appliquer l'analyse logique aux problèmes traditionnels, tels que l'analyse de l'esprit, de la matière (problème corps-esprit), de la connaissance, ou encore de l'existence du monde extérieur. Il est ainsi le père de la philosophie analytique. Jules Vuillemin le fera connaître en France.

L'engagement social et moral : il écrivit des ouvrages philosophiques dans une langue simple et accessible, en vue de faire partager sa conception d'une philosophie rationaliste œuvrant pour la paix et l'amour. Il s'est engagé dans de nombreuses polémiques[2] qui le firent qualifier de Voltaire anglais, défendit des idées proches du socialisme de tendance libertaire et milita également contre toutes les formes de religions, considérant qu'elles sont des systèmes de cruauté inspirés par la peur et l'ignorance[3]. Il organisa le tribunal Sartre-Russell contre les crimes survenus pendant la guerre du Viêt Nam.

Son œuvre, qui comprend également des romans et des nouvelles, fut couronnée par le prix Nobel de littérature en 1950[4], en particulier pour son engagement humaniste et comme libre penseur. Enfin, il devint membre du Parlement britannique

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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 01:56

 

 

 

l’anti-kabylisme d’Oukazi

Le racisme de Ghania Oukazi n’a rien d’un « dérapage isolé »

 

 

La conférence de presse qui a suivi la tripartite a été l’occasion, pour une pseudo journaliste, de verser son venin “baathiste” sur la langue amazigh.

06/10/2011 - 23:21 mis a jour le 06/10/2011 - 23:21 par Bouaziz Ait Chebib et Sophia Hani

 

       

Bien entendu, Ghania Oukazi, puisqu’il s’agit d’elle, n’ignore pas que Tamazight est consacrée langue nationale depuis bientôt 10 ans et que le premier ministre algérien est kabylophone. En parfaite courtisane, elle criera toute son « indignation » à Ouyahia lorsque celui-ci répond en Tamazight à une question posée dans cette langue dite « nationale ». Il est à noter que Ghania Oukazi s’est elle-même exprimée dans une langue étrangère, le français en l’occurrence, pour reprocher au 1er ministre de ne pas s’être exprimé dans « la » langue nationale, autrement dit en arabe. Ce qui en dit long sur le caractère exclusivement anti-kabyle de sa réaction.

Cet acte de racisme suscite une grande indignation chez les kabyles qui sont, comme à l’accoutumé, intraitables sur leur honneur et leur identité, en particulier lorsqu’il s’agit de la langue légitime de ce pays : Tamazight.

L’élite arabophone, à de rares exceptions, est réputée pour son hostilité au fait amazigh. La journaliste du quotidien d’Oran n’a rien fait d’autre que de perpétuer la haine du kabyle qui puise ses origines dans le mouvement national. Ce n’est point un fait nouveau. Déjà durant les années 30, pour les Uléma, qui étaient du reste hostiles au mouvement de libération, « les Kabyles ne seront pas des citoyens algériens tant qu’ils n’auront pas cessé ce jargon “le kabyle” qui écorche les oreilles ». Il n’est pas besoin d’en dire plus !

Le kabylophobe Tahar Ouettar, chantre de l’anti-kabylisme “intellectuel” avait, quant à lui, salué l’assassinat de Tahar Djaout, victime de son engagement en faveur d’une Algérie réconciliée avec elle-même. Djaout était tout simplement coupable d’être kabyle. Pour le sinistre Tahar Ouettar, « l’assassinat de Tahar Djaout était une perte pour la France et non pour l’Algérie .

Oukazi, forte de son appartenance au pouvoir raciste d’Alger, se permet d’aboyer publiquement son anti-kabylisme primaire. Se sentirait-elle protégée au point de contredire le « Premier Vizir » ? Oui, sans aucun doute !

On se souvient que de tous les journalistes ayant assisté à l’enterrement du frère de Bouteflika, Ghania Oukazi est la seule à avoir approché l’énigmatique Général Tewfiq. Elle seule a pu rapporter, sur les colonnes du Quotidien d’Oran, les détails des faits et gestes du « Général » durant ces obsèques. Ce fait accrédite la thèse selon laquelle cette courtisane du pouvoir occulte et son journal, sont des privilégiés dans l’accès à l’information officielle. On se souvient aussi des courbettes dégradantes de cette ex animatrice de l’ENTV, à Tamanrasset, pour avoir le privilège d’être prise en photo avec sa majesté Bouteflika. Au vu de sa servitude, Ghania Oukazi mérite bien le droit d’insulter publiquement les kabyles quand bien même ils seraient à un haut niveau hiérarchique de l’Etat algérien.

L’interpellation publique du Premier Ministre, sommé de s’exprimer dans « la » langue nationale n’est rien d’autre qu’un « rappel à l’ordre » d’un supérieur à son subordonné ! et nous rappelle, au besoin, le mépris affiché des vrais décideurs de ce pays à l’égard des kabyles de service.

Il est clair que l’agressivité dont a fait preuve la pseudo journaliste du quotidien d’Oran dans la franche expression de son anti-kabylisme n’a rien d’un « dérapage isolé » qui n’engagerait que la seule personne de Ghania Oukazi. Cette missionnaire du régime raciste d’Alger a dévoilé un secret de polichinelle : la reconnaissance de tamazight « langue nationale », arraché par la contrainte du sang versé au cours de la révolte kabyle de 2001, n’est rien d’autre que de la poudre aux yeux ! Le seul objectif de cette reconnaissance de façade est de duper le Peuple Kabyle afin de se donner du temps pour poursuivre « dans le calme » son œuvre diabolique de dépersonnalisation de la Kabylie. Il en est de même de la pseudo télévision amazighe, antichambre de la mort annoncée de Tamazight !

Au-delà du séparatisme d’Etat mis en évidence par les propos haineux et bassement racistes d’une pseudo-journaliste, on se demande quelles sont les vraies raisons d’une telle provocation, car c’est bien de cela qu’il s’agit. En effet, L’humiliation du Premier Vizir, rappelé à l’ordre par une sous-fifre qui se fait le porte parole du clan Bouteflika sur une question aussi sensible que « Tamazight », n’a pas d’autres objectifs que d’essayer de se prémunir contre tout soulèvement populaire en attisant la haine du kabyle présenté depuis toujours comme étant l’ennemi intérieur.

Ouyehia, dont la lâcheté et la duplicité sont proverbiales, en bon commis de l’Etat, comme il aime d’ailleurs se définir, confirme publiquement son statut de ministre de pacotille en se ridiculisant devant des millions de téléspectateurs. Digne héritier des Agumi de la France coloniale, ce kabyle de service, plus arabes que les princes d’Arabie, s’est empressé de traduire sa réponse en Arabe. Pourtant à aucun moment il n’eut le réflexe de traduire en kabyle ce qu’il dira par la suite, en arabe et en français.

La pseudo journaliste du quotidien d’Oran a dénié à Tamazigh son caractère national. Le 1er ministre a confirmé cette négation en traduisant la réponse faite en kabyle en arabe mais pas celles qui ont été faites en français. Cette scène, infâme, est une atteinte intolérable à l’honneur des amazighs réduits au rang d’indigènes dans leur propre pays. De fait, cet acte flagrant d’hostilité traduit explicitement le sentiment que, pour ce pouvoir raciste, les amazigh d’Algérie ne sont pas des nationaux. Les autochtones de ce pays, relégués au rang d’étrangers sur la terre de leurs ancêtres, ont combattu le colonialisme de« l’Algérie française » pour se retrouver soumis à un nouvel ordre colonial : l’Algérie arabo-musulmane.

De par sa nature profondément raciste, L’Etat central d’Alger encourage et récompense ceux qui, à l’instar de Ghania Oukazi, excellent dans la haine anti-amazigh en général, et kabyle en particulier. Ce que nous comprenons aisément puisque ’il s’agit là de leur fond de commerce, de leur seul moyen de survie.

Face à ces dérives officielles, nous n’avons pas d’autre alternative que de prendre notre destin en main. Une fois de plus, l’autonomie s’avère être l’unique alternative à même de garantir la survie de la Kabylie, en tant que Peuple et Nation, dans le cadre d’une Algérie plurielle, respectueuse de toutes ses composantes. Il n’y a pas d’autre choix possible !

Vive la Kabylie autonome

Vive l’Algérie plurielle

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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 01:50

El Watan

 

Virée à 350km à l'ouest de Tripoli

La ville de Zouara revendique son amazighité

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le 09.10.11 | 01h00

 Des Libyens pro-CNT armés au poste-frontière de Ras Djir.

zoom | © El Watan
Des Libyens pro-CNT armés au poste-frontière de Ras Djir.

A la clôture des sixièmes assises du Congrès mondial amazigh (CMA) tenues sur l’île de Djerba (Tunisie) du 29 septembre au 2 octobre, une délégation de dix membres de cette ONG ainsi que quelques journalistes se sont rendus dans la ville de Zouara, située à l’ouest de Tripoli et frontalière avec la Tunisie.

Zouara (territoires libérés de Libye)

L’objectif de cette visite était, d’une part, de s’enquérir de la situation dans la région et de renforcer les liens de fraternité maghrébine, d’autre part. Motivés donc par notre curiosité purement culturelle et poussés par des élans d’amitié, nous avons pris la décision de passer en territoire libyen le 2 octobre vers 13h. Une longue file d’attente s’était déjà formée très tôt le matin au poste-frontière Ras Djir, car des camions de vivres se rendaient aussi en Libye. Las d’attendre notre tour sous un soleil de plomb, et vu notre état de fatigue, on nous a fait la faveur amicale de passer outre la chaîne, car les formalités administratives concernant les poids lourds sont plus longues que celles relatives aux individus. Nous avons passé la frontière dans des véhicules légers et avons roulé pendant trois heures avec des haltes pour découvrir un paysage paradoxalement fait à la fois de palmiers et d’oliviers sur un terrain sablonneux. En traversant de la sorte la frontière, nous avons anticipé un espace Schengeng nord-africain ; «jamais coupables n’ont eu tant d’innocence», comme nous le déclarait Didier Le Saout, sociologue français, rencontré quelques jours auparavant aux assises du Congrès mondial amazigh (CMA) tenues sur l’île de Djerba (Tunisie).

Arrivés à destination, nous avons été agréablement surpris par l’accueil haut en couleur des frères libyens, qui nous ont accueillis avec des coups de feu, en chantant et dansant en tamazight. C’était leur façon de fêter leur libération du joug de la dictature d’El Gueddafi avec son cortège macabre de sang et de pleurs. Dictature instaurée en septembre 1969, faut-il le rappeler, suite au renversement, par une junte militaire à sa tête El Gueddafi et Djaloud, du roi Idriss Senouci, absent de Tripoli pour des soins à l’étranger ; d’origine algérienne, il avait aidé de manière désintéressée la révolution algérienne politiquement, matériellement et financièrement .

Parvenus donc à Zouara, notre étonnement était encore plus grand, toute la ville était pavoisée aux couleurs de la nouvelle République ; les drapeaux tunisien, libyen (des Senoussis) et amazigh flottaient ensemble dans le vent de la liberté retrouvée. Des panneaux où étaient inscrits : «Bienvenue à Zouara» et des écrits tels que «l’amazighité fait partie de la Constitution» libyenne en langue tifinagh étaient portés sur les édifices. En discutant à bâtons rompus avec des jeunes rencontrés au hasard dans les rues de Zouara, nous constations que ces derniers revendiquaient avec force et conviction l’officialisation de tamazight à côté de l’arabe dans la nouvelle Constitution en préparation.

Début des revendications en 1996

Nous nous sommes rendus compte que le sentiment d’appartenance amazighe dans la ville de Zouara est vivace, malgré la longue répression subie par ses habitants sous la dictature d’El Gueddafi. Nous avons appris qu’à Zouara se trouve un village du nom de Aït Ilou, autrement dit «les gens de la mer ou de l’océan». Aussi, le Nil étymologiquement signifie notre eau (ilou nagh). En outre, comme l’eau est indispensable à la vie, elle était déifiée dans la civilisation ancienne tamazighte pré-monothéiste, d’où Ilou signifie Dieu également. Cela étant, il y a lieu de dire que le combat des frères libyens pour le recouvrement de leur identité niée par le tyran déchu ne date pas d’aujourd’hui.

Cette lutte, nous explique Nabil Nail, originaire de Zouara et bijoutier de profession, a déjà eu ses martyrs par le passé. Il nous affirme qu’«El Gueddafi a fait exécuter 1270 prisonniers dans la prison de Bousline en 1996 pour avoir simplement revendiqué leurs droits et de meilleures conditions de détention». Nabil Nail poursuit : «Lors de manifestations pacifiques des détenus dans la prison de Bousline, les autorités libyennes ont promis aux prisonniers de répondre favorablement à leurs revendications. Ayant attendu plusieurs jours, sans réelle amélioration dans les conditions de détention, les prisonniers sont ressortis pour manifester, et c’est à ce moment-là que les militaires de l’ancien régime les ont bombardés à la DTA faisant plusieurs morts.».

Il a fallu attendre 2001 pour que la vérité éclate sur l’affaire des prisonniers de Bousline et une manifestation pacifique à la mémoire des martyrs a vu le jour. Les revendications ont été réprimées violemment, et l’avocat qui représentait les anciens détenus a été arrêté, selon les explications de notre interlocuteur. D’ailleurs, il précisera que «les Libyens ont beaucoup été inspirés par les révoltes tunisienne et égyptienne et on a pris comme modèle la chute de ces anciennes dictatures pour lancer notre révolte.»
Ainsi pour les Libyens, le combat continue pour le recouvrement de leur identité pleine et entière dans un espace nord-africain enfin apaisé (les provocations et les frasques gueddafiennes devant relever désormais d’un passé à jamais révolu). Cela est déjà visible par la rencontre conviviale entre jeune Tunisiens et Libyens mano à mano et le regard tourné vers un avenir qu’ils veulent radieux ; c’est la vox populi qui en a décidé.

Pendant notre courte présence en territoire libyen, nous avons pu remarquer comment ce pays est reconnaissant à la Tunisie sœur pour sa solidarité active dans les durs moments de lutte. La Tunisie a donc beaucoup participé à la révolte libyenne et les Tunisiens n’ont pas ménagé leurs efforts pour venir en aide aux rebelles libyens. C’est d’ailleurs dans ce sens que l’un des insurgés libyens Aymen Dbab, commerçant de son état, déclare : «Nous sommes très reconnaissants à nos frères tunisiens qui ont beaucoup contribué à la lutte libyenne. Ils nous ont fourni des armes, des vivres et mêmes des volontaires qui ont rejoint le front. »

En tout état de cause, ces retrouvailles fusionnelles entre frères et voisins avaient quelque chose d’indicible et de poignant. Peuples longtemps étrangers l’un à l’autre, bien qu’issus de la même matrice, se retrouvent enfin et décident de s’allier pour un avenir meilleur dans la perspective de la création d’une union nord-africaine à l’instar de l’Union européenne.

Récit d’un long et dur combat

Les citoyens libyens rencontrés nous ont témoigné de la sympathie spontanément et ont insisté pour que nous témoignions de leurs souffrances endurées. Nous avons pu constater que leur joie est immense pour s’être libérés de la dictature et de ses brimades, comme nous le déclare Koceil : «J’ai fait une marche tout seul d’un bout à l’autre de la ville de Zouara en tenant le slogan : ‘‘Honte à El Gueddafi ‘‘.»De principaux acteurs de la révolution libyenne, à savoir Abdelah Aamar El Idrissi, Amar El Salem Abousehmin, ont porté la révolution en faisant du porte-à-porte, dirigés par le martyr El Mohaned Abou Rejadia pour convaincre les populations de se joindre au mouvement de contestation, car ils en avaient assez d’être méprisés par le régime, nous affirment plusieurs habitants de Zouara.

Nous avons été également témoins de scènes pour le moins cocasses où les billets de banque à l’effigie d’El Gueddafi dont l’image a été brûlée gardent toujours un pouvoir libératoire en attendant l’émission d’une nouvelle monnaie fiduciaire. Il est clair que la quasi-totalité des citoyens subissaient le despotisme d’El Gueddafi, particulièrement la région de Zouara parce que d’appartenance amazighe, tel est le sentiment ambiant.
Le tyran, selon les impressions recueillies, voulait anéantir à jamais la culture amazighe par la disparition de ses locuteurs, en faisant connaître à cette population le sort des Incas et des Aztèques en Amérique du Sud. Or par un juste retour des choses, «c’est El Gueddafi qui va rejoindre les poubelles de l’histoire, et les Libyens ont l’intime conviction qu’ils ont fait œuvre de salubrité publique au bénéfice non seulement de leur pays mais au profit de toute l’humanité», nous déclare un jeune combattant anti-El Guedddafi.

Par ailleurs, un hôtelier au centre-ville de Zouara, à qui nous avons demandé de nous servir du thé après le dîner, était désolé de ne pouvoir satisfaire notre demande, il a eu cette réponse : «De toute façon, on ne manquait pas seulement de thé, mais de justice également et aucune humanité à notre égard…»Ou bien également cette autre réflexion d’un jeune qui nous disait que «la population réclamait une unité de dessalement d’eau de mer toujours remise aux calendes grecques par le dictateur, pendant que sa fille Aïcha se prélassait dans des piscines luxueuses où le Whisky de son frère Hanibal coulait à flots». Il nous fait remarquer que «les pétrodollars aidant, El Gueddafi construisait là où il le voulait des lacs artificiels».

Après notre visite dans cette ville libyenne qui est distante de 350 km à l’ouest de Tripoli, c’est l’espoir de voir les Libyens réaliser, dans un proche avenir, le «Maghreb des peuples», et comme dirait Victor Hugo : où «chacun aura sa place et tous en tout entier» dans une amazighité enfin retrouvée. Néanmoins, dans un clin d’œil de gentille malice, les Libyens ont pris congé de nous, non sans nous dire que l’Algérie n’a pas le monopole de l’amazighité et c’est tant mieux comme ça ! Cette aventure, à vrai dire, n’était pas sans risque, mais l’amour de la patrie élargie, qui est le Maghreb des peuples, était plus grand et nous franchîmes des frontières politiques qui n’ont jamais pu empêcher les populations amazighes de tous les pays du Maghreb de se sentir unis.

Il est à rappeler que l’espace géographique qui s’étend des îles Canaries (océan Atlantique) aux oasis de Siwa en Egypte est peuplé depuis la nuit des temps de Berbères et les populations qui s’y trouvent ont su préserver, malgré les vicissitudes, leur culture, nonobstant l’oralité de la langue y afférente : le tifinagh, langue écrite de l’espace amazigh, l’une des plus vieilles langues du monde, étant l’expression scripturale uniquement des Touareg.

Cylia Lateb
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