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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 19:02

I spoke today at the Radio of the story of a young poetess Berber (Moorish) who lived in the 30's and his poetry extraordinary! Her name Mririda of the tribe of Ait Attik in the high mountains of Morocco.
Who was Mririda? A young courtesan, the souk of Azilal "enclosed by high walls of mud flanked by towers with loopholes ... reciting his verses in a voice warm and captivating." Eulogius met him during a stop in Azilal, in 1927-1928, the country rises Tassaout embedded in a deep valley. This region has the most magnificent "tighermt" - fortified house, shop collective Citadel - the Grand Atlas. These multi-storey buildings are constructed of planks of pine and oak, stone. The upper cantilever gives the appearance of a medieval fortress buildings. The ancient populations of these regions have lived for centuries in near autarky. Jacques Berque remained there several years, particularly in the tribe Seksawa, and published a remarkable study "Social Structures of the High Atlas" in 1955 (Library House of Photography). The songs collected by Eulogius "come to us as the long blue smoke, smelling cedar and pine, which in the evening rise in the valleys of the High Atlas ignored."

 

 

 

 

 

 

How can I have the time?

How can I have time to listen to my heart
Who would want me to mention that I love,
The one who does not know that I love so much ...
Idder not twenty years and I just.
I don 't have one evening to open my heart.
The work constantly occupies my days.
How can I have the time to think about love?
There is food for thought and cows to milk,
The pitcher with the source and the light meals.
The day is too short for the work to be done.
There the grass of the field and wood in the forest
Bread baking and laundry to the river.
And dead tired, I collapse in the evening ...
The dawn is still far from where I stand
And at night made ​​for a long time when I go to sleep ...
When would I have time to think about love?

Mririda n'Aït Attik

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 21:29
HAYET AYAD, artiste accomplie d'origine kabyle. Hayet Ayad mène depuis près de quinze années, un parcours artistique centré sur la promotion des idées de tolérance et de coexistence pour la paix et l'amitié. De sa voix grave, chaude et intemporelle, elle chante la Méditerranée et offre la lecture contemporaine d'un patrimoine musical séculaire à l'étrange modernité. Elle puise son inspiration dans le répertoire traditionnel de l'Espagne ancienne, dite des trois cultures, et dans la tradition orale du bassin méditerranéen. Romances, Cantigas, Chants traditionnels Kabyles. Elle est désignée par la Spedidam “ meilleure voix de l'année 1997 ” dans le registre des musiques du monde et traditionnelles. Elle a créé le spéctacle "Aux jardins d'Espagne", en duo avec Christian Zagaria.
En 2002, elle est invitée par la Boston Camerata dirigée par Joël Cohen à l'enregistrement du disque « Cantigas », à Fès qui sera primé par la « Fondation Edison Award ». La même année, elle crée le spectacle « Mawal »avec l'orchestre andalou de Fès. Ce concert sera donné en avant première dans la cathédrale de Strasbourg devant prés de 2000 personnes. En 2003 elle crée et présente le spectacle « Mounia n dounit » et interprète ses propres textes en français. En 2004 elle crée également un spectacle en solo « Chants de la Tassaout » inspirée de l'ouvrage de René Euloge ("Les Chants de la Tassaout" Mririda).

De nombreuses représentations en Europe, aux Etats unis et dans le monde ont été l'occasion de collaborations et de rencontres qui la placent parmi les artistes recherchées du monde musical méditerranéen.

Hayet Ayad est aujourd'hui l'une des références vocales du chant traditionnel.

« Dans toutes mes créations, qu'il s'agisse de chants à tradition sacrée soufis, chrétienne ou juive, je m'attache à transmettre la dimension divine qui se trouve cachée en chacune d'elles. Je veux dire par là, que je sens profondément qu'il n'y a pas des religions, ou des dieux differents mais bien une seule et même racine commune, qui vit en chacun de nous. Je veux dire également que je me sens profondément faire partie de la grande race humaine, quiconque voudra me faire croire le contraire, je l'invite à lire et méditer sur le splendide poème d'un Maître mystique andalou :

"Mon coeur est désormais multiforme
Tantôt prairie où vont paître les gazelles
Tantôt monastère pour des moines
temples d'idoles et kaaba pour déambuler
Tables de la Thora également
et Vulgate Coranique.
Je professe la foi de l'Amour
quelque direction qu'il prenne.
L'Amour est certe ma religion et ma foi." »
Dans un décor du Haut Atlas, Hayet Ayad chante en berbère ses propres créations. Elle nous raconte aussi en français, l'histoire d'une femme berbère, hétaïre et poétesse de la vallée de la haute Tassaout. Ici les poèmes sont d'une rare densité, ils mettent en valeur les émotions de la vie, sous le regard de cette femme « Mririda Naït Atik ».
L'histoire de ses poèmes et la manière dont ils sont parvenus jusqu'à nous est extraordinaire. En 1927, l'écrivain René Euloge, envoyé comme instituteur dans le grand Atlas Marocain, découvre la Haute Tassaout, vallée du bout du monde, l'une des plus sauvages, des plus grandioses et des plus belles de cette région. Là, il fait la connaissance d'une jeune berbère dont le charme et l'inspiration vont le fasciner. Mririda n'Aït Attik est une jeune hétaïre du souk d'Azilal clos de hautes murailles de pisé, flanquées de tours à meurtrières ou elle était tolérée en compagnie de quelques jeunes filles de sa sorte. Elle n'avait pas la trentaine, jolie, elle ne l'était point, malgré des yeux immenses au regard expressif. René Euloge décrira cette étrange relation :
« Je me trouvais en communion spirituelle avec cette fille sauvage en qui je découvrais à ma stupéfaction sans cesse accrue, une âme enthousiaste et généreuse combien exceptionnelle et inattendue au cœur du grand Atlas. Je la sentais pénétrée de la flamme qui la brûlait, de l'amour de cette montagne à laquelle elle devait une inspiration originale ... Il me fallait attendre la tombée de la nuit pour la retrouver vêtue de somptueux brocart : une Mririda fleurant le jasmin, une Mridida prête à se laisser emporter par son lyrisme enflammé ou sa mélancolie funèbre... »
Elle chantait comme si elle eut vocalisé les neumes d'un étrange plein chant. Qui pouvait prêter une attention véritable à son talent? Peu familiarisés avec le dialecte tachelhaït, les sous-officiers français du Goum ne se souciaient guère de ses poèmes et de ses chants, pour eux inintelligibles. René Euloge retranscrivit et traduisit patiemment ces chants dictés directement par l'inspiration de celle qu'il appellera notre Sappho berbère et publiera plus tard ces poèmes d'une âpre simplicité, qui s'apparentent aux ballades, lais et rondeaux de notre Moyen-Âge.
Hayet Ayad se réapproprie aujourd'hui son identité retrouvée, grace à de nouveaux textes dont elle signe l'écriture. "Mounia" la mère,"Dounit" la terre. Symboles interieurs, nourriciers et fertiles, comme le chant qu'elle porte et qui trouve ici ses racines dans sa propre histoire de fille d'émigrés Kabyle. Un doux mélange d'enfance et de modernité, de Kabylie, d'Algérie et d'Occident. Les chants en français sont inspirés par sa grand-mère maternelle « Mounia ». Hayet est accompagnée par des instruments traditionnels, tel que le Oud, le Quinton d'amour, la mandole méditerranéenne, les percussions et aussi le piano.
Ensemble ils nous parlent de racines, de rêves, d'espoir et d'amour...
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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 21:38

 

Liberté

 

 

Congrès mondial Amazigh

Prochaine réunion à Bruxelles

Par : Rubrique Radar

Les 6es assises du Congrès mondial amazigh se tiendront à Bruxelles les 9, 10 et 11 décembre 2011 prochain. C’est ce qui est annoncé dans un communiqué qui a sanctionné sa réunion au mois d’octobre à Anza, dans la région d’Agadir au Maroc. Au cours de cette réunion, le Conseil fédéral (CF), instance législative du Congrès mondial amazigh (CMA) a eu à examiner les récentes évolutions survenues à tamazgha (Afrique du Nord) et à débattre des préparatifs des assises du 6e congrès ordinaire du CMA.

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 21:31

TSA

 

Nouvelle visite d’un responsable américain à Alger

 

Raymond Maxwell, sous‑secrétaire d'État adjoint américain pour le Maghreb est en visite à Alger. Il a été reçu ce mercredi 2 novembre par Abdelkader Messahel, ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, à Alger. L’agence APS, qui a donné l’information, n’a fourni aucun détail sur cette visite. Même discrétion à l’Ambassade des États‑Unis à Alger où une source a indiqué à TSA que le déplacement était prévu de longue date. Il ne serait donc pas lié à la situation actuelle dans le Maghreb.
Mais il est difficile de voir dans ce déplacement une simple visite technique prévue depuis longtemps. D’autant qu’il intervient une semaine après celui d’un autre responsable du Département d’État américain. Jeffrey D. Feltman, secrétaire d'État adjoint américain pour les affaires du Proche‑Orient et l'Afrique du Nord, était à Alger la semaine dernière. Au cours d’une conférence de presse, il avait appelé les dirigeants algériens à écouter la voix du peuple dans le processus de conception des réformes politiques actuellement en cours en Algérie. « Nous pensons que l'Algérie comme tout autre pays doit répondre aux aspirations de son peuple », a‑t‑il indiqué.
Le responsable américain a fait cette déclaration alors que les députés de l’APN discutent actuellement de plusieurs projets issus des "réformes politiques" de Bouteflika. Comprendre : pour les Américains, le gouvernement algérien ne doit pas se contenter des réformes actuelles issues essentiellement des propositions de la commission Bensalah. « Les Américains semblent dire aux Algériens : nous sommes avec vous, mais faites de vraies réformes. Mais les Algériens ne veulent retenir que la première partie de la phrase », résume un politologue, spécialiste du Maghreb.
En effet, si l’Algérie reste un partenaire important pour les États‑Unis en matière de lutte contre le terrorisme, l’évolution de la situation dans notre pays n’est pas du tout rassurante pour Washington. L’Algérie vit une situation d’instabilité sociale et politique depuis plusieurs mois. Sans les milliards de dollars de subvention des produits de première nécessité, le front social se serait embrasé. Faute de réformes, l’économie algérienne ne tient que grâce au maintien à un niveau élevé des prix du pétrole. Or, en plus des risques pour l’Algérie, la réussite des processus démocratiques en Tunisie et en Libye et la stabilité au Maghreb pourraient être menacées par la persistance de l’instabilité en Algérie. C’est surtout cette perspective qui inquiète les Américains.
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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 21:01

 

 

 

http://www.lemonde.fr/actualite-medias/portfolio/2011/11/02/les-caricatures-publiees-dans-charia-hebdo_1597283_3236.html

 

 

 

 

L'Expression

ACTES DE VIOLENCE, INTIMIDATIONS ET EXIGENCE DU PORT DU VOILE

Les Tunisiennes ne se laissent pas faire

Par
Les Tunisiennes ne se laissent pas faire

Après Sidi Bouzid, c'est au sein de la gent féminine que ça grogne depuis hier à Tunis. Ça bouillonne encore, dix jours après les élections à la nouvelle Assemblée tunisienne, gagnées «relativement» par le parti islamiste Ennahda. La colère gronde de nouveau et tout présage d'un éventuel dérapage. Ainsi, hier, en début d'après-midi, quelques centaines de femmes se sont donné rendez-vous à la Casbah pour dénoncer devant le siège du Premier ministère les exactions commises dans certaines universités tunisiennes par des étudiants islamistes. La manifestation fait suite aux agressions dont ont fait l'objet, depuis deux jours des enseignantes et les étudiantes non voilées à l'université de Manouba, dans la banlieue sud-est de Tunis. Selon nos informations recueillies sur place, des étudiants barbus ont empêché certaines enseignantes de poursuivre leurs cours. A Montfleury, des étudiants salafistes ont également refusé, la semaine dernière, que des professeurs femmes non voilées fassent leurs cours.Une manifestante, la soixantaine, nous a déclaré que d'autres actes graves se déroulent à Kairaouan au sud-est de Tunis. Interrogée sur le fait que la liberté et le travail de la femme sont menacés, Mme Cheikh Ilhem, directrice d'une entreprise privée, déclare: «Je ne sais pas ce qui se passe actuellement, mais on peut tout prévoir puisque dans certains restaurants universitaires, il y a des gens qui obligent à séparer les étudiantes des étudiants. Même le jour des élections dans certains bureaux de vote, il y a eu deux files, une pour les femmes et l'autre pour les hommes. Ça commence déjà mal. On va lutter pour être toujours un modèle pour les femmes arabes». Comme pour endosser la responsabilité au parti Ennahda, notre interlocutrice enchaîne: «C'est le double discours non convaincant du fait qu'Ennahda disait qu'il ne retire rien des droits de la femme alors qu'il y a étrangement, depuis trois jours, le port du voile qui est devenu plus important dans les quartiers populaires qui risque de diviser les citoyens tunisiens». «Ennahda est une erreur», s'est-elle exclamée. Afifa, enseignante, nous a déclaré que cette manifestation est spontanée, organisée par des femmes de bouche à l'oreille, les SMS et Facebook échangés par des femmes. «Nous exigeons que nos acquis soient mentionnés dans la future Constitution car réellement on ne fait pas confiance au parti Ennahda tant qu'il existe une différence entre la parole et l'action». Narjess Bouraoui-Triki, cadre à Tunis Air, et militante pour les droits de la femme et qui n'est autre que la fille du défunt syndicaliste Abdelaziz Bouraoui, leader de première heure, nous déclare à chaud: «On n'a pas peur et sommes conscientes des actions contre la femme qui peuvent émerger à travers les jeunes d'Ennahda. Hier, les jeunes étudiants des années 60/70 étaient surtout des communistes. Aujourd'hui, celui qui n'est pas handhaoui n'est pas considéré comme étant un activiste parmi ses camarades. Il va y avoir une face qui communique et une fourmillière qui va tirer vers l'extrémisme au sein d'Ennahdha. On ne peut pas leur faire confiance tant qu'on n'a pas vu la Constitution et le Code de statut personnel (CSP). On ne demande rien de plus que du copier-coller de la partie qui a trait aux droits et aux acquis de la femme et de la famille». Sur place, l'on a appris qu'une même manifestation devait avoir lieu à Sfax devant le théâtre municipal. Une manifestation, selon nos sources, qui sera un cycle permanent dans toutes les villes de Tunisie. A noter qu'une délégation de femmes, qui a été reçue par Caïd Essebsi au moment de la manifestation, a déclaré à la presse que ce dernier se porte garant des droits de la femme tout en l'incitant à continuer à revendiquer ses droits. Selon Ons hattab, représentante du syndicat de l'enseignement supérieur, Caïd Essebsi a salué cette manifestation, notant que la femme doit défendre ses droits et ses acquis.

 

 

 

Charlie Hebdo

news Charia Hebdo : droite et gauche dune même voix

 

Nouvel Obs

 

 

 

 

 

 

 

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 22:37

el watan

 

Ouizrane (Aït R’zine) : L’exode pour survivre

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le 25.10.11 | 01h00

 Le village a vu partir beaucoup de ses enfants.

zoom | © Souhil. B
Le village a vu partir beaucoup de ses enfants.

La recherche du travail est, de l’avis de tous, l’un des principaux facteurs qui ont poussé sur les sentiers de l’exode la majorité des campagnards.

La commune d’Ait R’zine connaît un déclin notable de sa démographie. En effet, le dernier recensement effectué en 2008 a fait ressortir une population de 14 500 personnes, alors qu’elle s’établissait à 16 000 âmes à l’occasion du RGPH de 1998, soit 1500 habitants en moins. «Quand vous êtes confrontés à des conditions de vie très rudes et qu’aucune solution ne se profile à l’horizon, vous pouvez difficilement résister à la tentation de partir», nous explique Mr. Abdenour Amghar, le premier magistrat de la commune.

Le village Ouizrane, situé à près de 14 km du chef lieu communal, illustre on ne peut mieux ce mouvement inexorable de la population rurale qui abandonne son clocher en quête de meilleures perspectives, sous des cieux pas forcément plus cléments. «La plupart des enfants du village se sont installé dans la ville d’Oran. Dans cette cité, il y a des quartiers entiers qui ne sont habités que par les gens de Ouizrane», affirme un citoyen d’Ait R’zine résidant à Guendouze. «L’exode a commencé il y a plusieurs décennies. Au départ, ce mouvement était marginal car limité à quelques personnes, mais depuis maintenant près de 15 ans, le phénomène s’est largement amplifié et on s’en va par famille entière, pour ne plus remettre les pieds au village qu’à l’occasion de rares événements», soutient un sexagénaire de Ouizrane.

La recherche du travail est, de l’avis de tous, l’un des principaux facteurs qui ont poussé sur les sentiers de l’exode la majorité des campagnards. En effet, la désagrégation de l’économie rurale qui reposait jadis sur l’activité agro-pastorale, a rendu aléatoire, voire impossible la vie au village. «Il faut se rendre à l’évidence : les gens ne peuvent plus vivre comme il y a un demi siècle, en ce sens qu’il y a une véritable métamorphose des mentalités et des comportements, induits par la société de consommation», analyse un citoyen du village, enseignant de son état. «C’est vrai, ajoute-t-il, que le collège est à 15 km du village et l’hôpital le plus proche, distant de 30 km, mais combien même ces infrastructures seraient disponibles à Ouizrane, cela n’aurait pas empêché les gens de partir».

Des équipements publics à l’abandon

 

De nombreux équipements publics sont livrés à l’abandon à Aït R’zine, nous ont informé les responsables de la municipalité. Il en est ainsi du centre culturel implanté à Guendouz, chef lieu de la commune. De la dégradation naturelle à la déprédation volontaire, cette infrastructure, l’un des rares projets dédiés à la culture au niveau de la circonscription, est resté un lieu fantôme, au grand dam de la masse juvénile, livrée à l’oisiveté et au spleen.

«Pourtant, déplore le maire d’Ait R’zine, le projet a été livré depuis 9 longues années, mais rien n’a été fait à ce jour pour le doter de l’équipement nécessaire à son fonctionnement».

D’après le P/APC, le même sort est réservé à d’autres équipements publics dédiés à la frange juvénile, à l’image de quatre salles d’activité construites dans le cadre des PPDRI au profit des villages Aourir, Tighilt Bouchekfa, Ouizrane et Taourirt Ouabla.

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 21:09

 

 

 

 

 

 

 

 

Fichier:Image-Al-Kitāb al-muḫtaṣar fī ḥisāb al-ğabr wa-l-muqābala.jpg

 

 

 

L’Algérie compte près de:

                                        6,5 millions d’analphabètes

                                                                     6,7 millions d'émigrés

                                        1,2 millions de chômeurs

                                        4 millions de diabètiques

                                        9 millions d'hypertendus

 

                                                                             -----------------------------------------------------------------------

 

                             =        27, 4 millions !!!!!!!!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TSA

L’Algérie compte près de 6,5 millions d’analphabètes



 

Le taux d’analphabétisme en Algérie se situe entre 18 et 19 %, soit l’équivalent de 6,5 millions de personnes, a indiqué ce samedi à Paris le Ministre de l’Éducation nationale, M. Boubekeur Benbouzid. « En 1962, 80 % de la population était analphabète. Aujourd’hui, ce taux a considérablement régressé pour atteindre 18‑19 % », a‑t‑il déclaré à l’APS.
M. Benbouzid, qui représentait l’Algérie à la conférence de l’UNESCO et où il a appelé l’instance onusienne à soutenir l’adhésion de la Palestine en son sein, a affirmé que la stratégie de lutte contre l’analphabétisme adoptée par le gouvernement en 2007 est en train de porter ses fruits. « Nous sommes aujourd’hui en train de scolariser plus de 1,5 million d’analphabètes et nous comptons achever la scolarisation de tous ceux qui sont actuellement analphabètes d’ici 4 à 5 ans, sachant que le but que nous nous sommes assignés en Algérie est d’éliminer totalement l’analphabétisme dans notre pays d’ici dix ans », a‑t‑il dit.
M. Benbouzid ne détaille pas la stratégie de lutte contre l’analphabétisme, notamment dans le monde rural et les régions isolées où le conservatisme conjugué aux conditions de vie difficiles fait qu’il touche même les jeunes filles. Selon le Ministre, l’Algérie a atteint un taux de scolarisation des enfants de 95 %. Et l’objectif à terme est d’aboutir à une scolarisation totale des enfants d’ici quelques années. « Nous comptons aller plus loin parce que les moyens dégagés par le gouvernement algérien, aussi bien financiers qu’humains, sont énormes et dépassent parfois les budgets de plusieurs pays africains réunis en matière d'éducation. C’est vous dire l’importance et la priorité que nous accordons à l’éducation des enfants en Algérie », a‑t‑il dit.
M. Benbouzid, qui détient le record de longévité à la tête d’un ministère, n’a cependant pas évoqué le niveau de l’enseignement critiqué de toutes parts et jugé « faible » ainsi que le taux de déperdition scolaire. Selon certaines études officieuses, sur 100 enfants inscrits en première année, un seul parviendrait au… baccalauréat.

En tête des pays de départ avec 6,7 millions d'immigrés :'Algérie une terre de départ ?

publié le 24 nov. 2010 05:53 par lejeune Algérien

L'Algérie figure parli le peloton de tête des pays de départ des immigrés. L'Algérie compte 6,7 millions d'immigrés, selon une étude de l'Institut national des études démographiques (Ined) rendue publique mercredi.

L'Algérie fait partie des 15 pays qui fournissent le plus de migrants au monde. C'est ce qu'il ressort de l'étude internationale sur la part et le nombre des immigrés dans la population mondiale réalisée par l'Institut national français des études démographiques (Ined) et rendue publique mercredi.

Les immigrés représentent 6, 7 % de la population Algérienne ! Et pour cause, pas moins de 2, 1 millions d'Algériens vivent à l'étranger, précise cette étude qui souligne également que notre pays se retrouve au 15e rang des pays fournisseurs de migrants dans le monde.

Cette liste de pays comprend entre autre l'Egypte (2,2 millions), le Maroc (2,6 millions), la Turquie (3 millions), l'Inde (9 millions) et le Mexique, premier pays fournisseur de migrants, qui compte plus de 10 millions de ces ressortissants installés à l'étranger.

Selon le quotidien algérien L’Expression a publié un article qui traitait en grande partie de la question des Algériens résidant à l’étranger. En voici un extrait :

En somme, le nombre d’Algériens résidant à l’étranger, évolue d’année en année. Il est estimé à 5 millions, dont 4 millions résident en France.







Algérie – Hypertension Artèrielle | Les changements opérés dans le régime alimentaire et l’hygiène de vie, combinés au stress de la vie moderne, exposent de plus en plus la population locale aux risques de la HTA.

 

 

Plus du tiers de la population algérienne, âgée de 18 ans et plus, souffre de l’hypertension artérielle, a révélé le Pr Temmar, cardiologue, en se référant à une enquête épidémiologique récente réalisée par la société algérienne de l’hypertension artérielle (Saha). Devant au moins 300 participants à la journée scientifique sur la HTA, organisée hier à l’hôtel Hilton par le collège algérien des cardiologues libéraux, le Pr Temmar a précisé que c’était là un phénomène relativement récent en Algérie, mais aussi dans les autres pays du Maghreb. “La consultation des registres médicaux, pendant la période coloniale, retrouve très peu d’hypertendus dans la population autochtone”, a-t-il indiqué. Il a ajouté qu’une étude, ayant ciblé sept oasis dans le sud, a montré que la prévalence est la même, voire plus grande que dans les villes du nord du pays.

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 22:20

 

Sur la colline à droite repose la soeur de Yemma Gouraya : Lala Mezghitan !

 

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 22:17

 

L'Expressiom

BENHANAFI

La voix de la radio kabyle

Par La voix de la radio kabyle

Il a écrit des chansons pour Idir, Chérif Kheddam, Malika Domrane, Kaci Abdjaoui, Chérifa, etc.

C'est l'un des animateurs radio les plus connus dans la région de Kabylie. En plus du fait qu'il ait tenu le micro pendant des années, Mohamed Benhanafi a été aussi le parolier de grands chanteurs à l'image d'Idir et de Malika Domrane. Ce sont toutes ces raisons qui ont poussé Ourida Sider à lui consacrer un livre édité aux éditions Le savoir de Tizi Ouzou. L'ouvrage est intitulé tout simplement: «Benhanafi, la voix de la radio kabyle».
De son vrai nom Aït Tahar Mohamed, Mohamed Benhanafi est né le 7 février 1927 au village Sidi Atmane, près de Larbâa Nath Ouacif. Il est l'un des plus grands animateurs qu'a connus la radio algérienne. L'auteure précise qu'il s'agit d'un homme remarquable mais d'une modestie qui vous désarme.
Mohamed Benhanafi n'aime pas parler de lui et préfère évoquer d'autres sujets plutôt que d'énumérer tout ce qu'il a pu faire pour la culture berbère et sa promotion. Par son charisme, ajoute Ourida Sider, il a pu donner ses lettres de noblesse à la radio kabyle, et à ce jour, nul autre n'a pu égaler ce maître, selon toujours l'auteur du même livre. Cette dernière rappelle que Mohamed Benhanafi a été l'auteur des textes chantés par plusieurs voix de la chanson kabyle à l'instar de Idir, Kaci Abdjaoui, Chabha, Ourida, El Djida tamechtouht, Zahia, Chérif Kheddam et Mohamed Benslimane. La carrière radiophonique de Mohamed Benhanafi était riche et diversifié. A son entrée à la Radio Chaîne 2, avec Mohamed Hilmi et Ahmed Imane, il a commencé avec la poésie: «Leqlam ajdid» et une émission enfantine «Tibhirin d yijeggigen d waman issemaden». Mohamed Benhanafi a confié à Ourida Sider: «Je ne me souviens pas de ces années avec exactitude mais j'ai bien vu des enfants qui ont fini par devenir de grandes célébrités de la chanson kabyle à l'instar de Habib Mouloud et Nouara. Si ma mémoire ne me trompe pas, j'ai fait des émissions comme Icenayen uzeka où sont passés les Malika Domrane, Matoub Lounès, Djamel Frahi, AIT Djoudi Saïd, Dalil Omar...
Par ailleurs, Malha et Chabha étaient mes élèves et j'ai fait des galas comme animateur en 1970 avec Atmani, Dalil Omar, Mouhouch, ben Mouhoub, Benslimane Mohamed... Depuis 1963, je n'ai cessé mon activité que pendant sept ans, entre 1994 et 2001, date à laquelle je suis revenu à la radio. C'est Saïd Freha qui m'a sollicité pour l'émission «Tefyirin lkanun» avec des petits enfants». Le livre que consacre Ourida Sider au poète des Ath Ouacif contient une cinquantaine de poèmes écrits par Mohamed Benhanafi. Une bonne partie de ces textes ont été chantés par des célébrités de la chanson kabyle. Le lecteur pourra ainsi revisiter une très belle époque où la chanson d'expression kabyle était à son apogée. On regrettera toutefois que les textes en tamazight ne soient pas accompagnés de traductions en langue française afin de permettre à un maximum de lecteurs d'y avoir accès.

 

 

 

ALI N'BOUAROUR

Le successeur de Si Mohand Ou Mhand

Par Le successeur de Si Mohand Ou Mhand

Depuis Boulifa jusqu'à Younès Adli, en passant par Mouloud Feraoun et Mouloud Mammeri, cette quête du verbe n'a pas cessé de passionner plus d'un auteur.

Dans la région de Kabylie, la poésie a été et demeure le moyen de communication le plus en vogue et le plus efficace. L'absence quasi totale de culture écrite a fait que les poètes ont pris une place des plus importantes au sein de la société. Quand bien même avec le temps, les noms des poètes finissent par tomber dans l'anonymat, ce qu'ils ont clamé comme vers sont souvent retrouvés au beau milieu des discussions.
Des vers qui deviennent ainsi des citations ou carrément des proverbes qui résument ce que mille explications sont incapables de faire. Recueillir ces poèmes et les attribuer à un auteur selon des critères objectifs ou subjectifs est devenu la passion de bon nombre d'auteurs de la région de Kabylie. Depuis Boulifa jusqu'à Younès Adli, en passant par Mouloud Feraoun et Mouloud Mammeri, cette quête des mots n'a pas cessé d'attirer plus d'un auteur. Le dernier en date est le livre que vient d'éditer Mustapha Bentahar. Ce dernier n'était pourtant pas destiné à ce genre de travaux.
L'auteur est né en 1958 à Mechtras, dans la région de Boghni. Il n'est pas anthropologue de formation mais médecin. Ce qui l'a mené à publier cet ouvrage, c'est le fait qu'il soit inspiré par la poésie depuis son jeune âge. Il a écrit d'abord des poèmes sous le pseudonyme Youcef Nath Si El Hocine, puis il a commencé à effectuer des recherches sur le patrimoine poétique de la région.
C'est ainsi qu'il découvrit la richesse du recueil du poète Ali n'Bouarour. Il décida alors de le faire sortir de l'oubli et de l'anonymat. Pour la réalisation de ce recueil, Mustapha Bentahar a eu le privilège d'avoir été soutenu par le chercheur Youcef Necib qui est une référence en la matière.
L'auteur le remercie d'ailleurs de l'avoir aidé à traduire les poèmes en langue française. Mais d'abord qui est Ali n'Bouarour? Harbit, son patronyme, était celui d'une famille notoire de Mechtras, dans la vallée septentrionale, parallèle à la chaîne du Djur-djura, entre les localités de Boghni et des Ouadhias. La collectivité, précise Mustapha Bentahar, le connaissait non pas sous ce nom attribué par l'état civil français mais sous celui du lignage: Ali n'Saïd Ouamar. Le poète est né en 1879 à Mechtras. Il était un féru de musique dès l'enfance. Il finit par trouver le chemin de sa vocation musicale et poétique dans le métier de poète tambourineur.
«Profession prisée jadis car Adebbal était l'animateur le plus recherché des fêtes, celles du mariage et de la circoncision des garçons dont lui-même était le praticien», précise Mustapha Bentahar. Un peu à l'image de Si Mohand Ou Mhand, Ali n'Bouarour était un poète libre et bohémien. Un jour, raconte l'auteur, le poète s'est ruiné et perdit jusqu'à son burnous dans les jeux de hasard au marché de la localité de Boghni.
Mustapha Bentahar souligne par ailleurs que les poèmes de Ali n'Bouarour sont bien personnalisés car il cite son propre prénom, des noms de régions limitrophes, des faits historiques qu'il a lui-même vécus comme la guerre 1914-18. Sa renommée le mène jusqu'à animer un gala à Tunis où il composa un poème dans lequel il cite son village Mechtras.
La vie de Ali n'Bouarour finira mal puisqu'il sera atteint d'une maladie mentale qui fera qu'il cesse d'animer les fêtes. Avant cela, il provoqua un scandale en composant un poème sur une jolie fille d'une région de Kabylie, poème qu'il déclama dans plusieurs fêtes en citant le nom du village en question. Ce qui déplut bien entendu aux habitants du village cité. Outrés, ces derniers maudirent l'aède.
Selon l'auteur, le visionnaire Sidi Ali Oulhadj lui prédit qu'il devait mourir un jour de mauvais temps avec une tempête et un glissement de terrain. Il mourut le 29 janvier 1929 par un temps glacial avec une neige qui atteignait par endroits trois mètres d'épaisseur. Il fut impossible de l'enterrer au cimetière. Pour cela, il fut inhumé à l'intérieur de sa maison. Il avait cinquante ans.

 

 

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 21:44

 

La Kabylie était une île, détachée de l'Alkapeca

 

Et dire que la Kabylie était une île en pleine Méditerranée avant que la tectonique des plaques ne la fasse collée à Tamazgha. Il y a 10 millions d'années, elle devait se trouver à environ 250 Km de l'îlot de Tigzirt.

 

La Kabylie faisait partie du même bloc que la Sardaigne et la Sicile : l'AlKaPeCa

Il y a 10 millions d'année la Kabylie était une île Méditerranéenne. Initialement, elle faisait partie du même bloc que la Sardaigne et la Sicile appelé l'AlKaPeca. On sait que la plaque africaine remonte vers la plaque europeénne à une vitesse de 2,5 cm par année. Par conséquent, il y a 10 millions d'années, l'île de Kabylie se trouvait à 250 Km des côtes algériennes. La faille sismique actuelle qui va de Tamentefoust à Bougie, en passant par Tizi N At Aicha, les Issers, Dra El Mizan, Tubiret, et la vallée de la Soummam (Tazmalt, Akbou) correspond à la ligne de jointure de l'île de Kabylie avec le continent. C'est en fait une zone sismique très dangereuse qui peut se réveiller à tout moment. La vallée de la Soummam est en quelque sorte notre « Silicon Valley ».

 

En effet, à la mi-Crétacé les mouvements de la lithosphère s'inversent sous l'effet de l'ouverture de l'océan Atlantique plus à l'Ouest. Une phase de compression débute alors entre la plaque eurasiatique et la plaque africaine. La Téthys se referme, une subduction de la croûte océanique africaine s'opère sous la plaque eurasiatique. Au début de l'ère Tertiaire (45 Ma), l'océan a disparu et une collision a lieu entre les continents européen et Africain (En fait ce n'est qu'une microplaque, liée à la plaque africaine, qui entre en jeu). De cette collision naissent les Alpes. La Méditerranée apparaît plus tard. La Méditerranée, la mer Noire, la mer Caspienne et la mer d'Aral sont les restes d'une ancienne mer qui séparait l'Afrique de l'Europe et reliait l'Atlantique à l'océan Indien. Cette mer a été baptisée la Thétys, du nom mythologique de la fille de Gaïa, la Terre, femme du dieu Océan. Il y a 20 millions d'années le mouvement vers le Nord de la plaque africaine coupa la liaison de la Thétys avec l'Océan Indien. La collision de cette plaque avec l'Europe donna naissance à une longue chaîne de montagnes, de la chaîne alpine à la chaîne du Taurus, en Turquie. Ces montagnes coupèrent la Thétys en deux mers intérieures, l'une d'elles étant la Méditerranée, l'autre la mer Paratéthys. Il y a six millions d'années l'avancée vers le Nord de la plaque africaine rehaussa le détroit de Gibraltar et coupa la liaison de la Méditerranée avec l'Océan Atlantique, et la mer entière s'évapora, se transformant en un bassin aride. Pendant près d'un million d'années le fond de la mer est resté à l'état de bassin désertique, puis le creusement des rivières qui s'écoulaient vers la Paratéthys rétablit la communication entre les deux bassins, la Paratéthys renflouant en partie la Méditerranée. Aujourd'hui cette Paratéthys est réduite à un chapelet de petites mers : la mer Noire, la mer Caspienne et la mer d'Aral. Mais l'apport d'eau provenant de la Paratéthys était faible. D'autres mouvements des plaques ont abaissé le détroit de Gibraltar et le bassin méditerranéen a été de nouveau envahi par l'eau provenant de l'Atlantique. Ce remplissage dura plusieurs siècles, période pendant laquelle le détroit a été le siège de la plus spectaculaire des chutes d'eau : mille fois le débit des chutes du Niagara. De nombreux auteurs admettent que les différents massifs internes de la chaîne Maghrébide (zones internes bético-rifaines, Kabylies, massif péloritain de Sicile, socle calabrais) étaient initialement regroupés en un bloc unique, appelé l'AlKaPeCa (Bouillin et al., 1986). Cet ensemble, probablement émergé pendant une partie du mésozoïque et jusqu'à l'Oligocène, était bordé au Sud par une marge continentale jurassique et crétacée dont les tronçons rifain, kabyles et péloritains de la Dorsale calcaire maghrébide sont les témoins. Différents arguments, dont l'étude du socle submergé dans le canal de Sardaigne entre la Sardaigne et la Tunisie (campagnes SARCYA et SARTUCYA, Mascle et Tricart, 2001 ; Mascle et al. 2001), conduisent à supposer que l'AlKaPeCa était lui-même rattaché à la Sardaigne et ainsi à la marge européenne de la Téthys. Les trois grands ensembles de la chaîne maghrébide résultent donc probablement de la convergence et de la collision d'un élément de la marge sud-européenne avec la marge nord-africaine d'un bassin téthysien maghrébin qui faisait communiquer la Téthys ligure avec l'Atlantique central. De nombreux auteurs admettent que les différents massifs internes de la chaîne Maghrébide (zones internes bético-rifaines, Kabylies, massif péloritain de Sicile, socle calabrais) étaient initialement regroupés en un bloc unique, appelé l'AlKaPeCa (Bouillin et al., 1986). Cependant, certains auteurs présentent des reconstitutions différentes, faisant passer une branche de la Téthys entre les Kabylies et la Sardaigne et reliant ainsi directement la suture à métamorphisme HP/BT des Alpes et de Calabre à celle connue dans les Cordillères Bétiques. Des arguments structuraux et chronologiques acquis en Sicile et dans le Canal de Sardaigne (Kezirian et al., 1993, Bouillin, 2000), permettent d'envisager que ce bassin s'est formé par rifting à l'Oligocène terminal et a constitué le premier stade de la séparation entre la Sardaigne et l'AlKaPeCa, c'est-à-dire le début de la formation de l'actuel bassin algérien Pour conclure d'un point de vue de l'évolution géodynamique, il semble que les deux phases majeures de construction de l'Atlas se corrèlent bien avec le début et la fin de la formation des bassins Méditerranéns néogènes (Frizon de Lamotte et al., 2000), et s'accompagnent d'une importante distension néogène dite parfois "post-collisionnelle" entre -28 et -11 Ma. Voilà ce qui explique que l'on retrouve la même végétation, la même faune, les mêmes sols en Kabylie que ceux de la Sicile et de la Sardaigne. Au niveau des populations, on retrouve également les mêmes gènes. Donc de tout temps, les Imazighen étaient proches de ces insulaires des Baléares, de Sardaigne, de Corse, de Pentalleria, de Sicile et même de Crète. Ils partagent la même culture méditerranéenne, les mêmes croyances anciennes, les mêmes goûts alimentaires, la même philosophie de la vie, et la même vision du monde. Ce n'est qu'à un passé relativement récent que les Imazighen furent « privés » par les différents envahisseurs de leurs voisins du bassin méditerranéen.

À un panarabiste nassérien qui lui reprochait ses affinités avec la France , Ferhat Abbas (premier président du GPRA) aurait répondu : « Vous savez entre l'Algérie et la France, il n'y a qu'une petite mer Méditerranée, mais avec l'Arabie c'est des mers et des mers de sable qui nous sépare ! ». S'il est vrai que les Français connaissent maintenant assez bien la Kabylie et l'Algérie en général, il n'en est pas de même de nos autres voisins méditerranéens (Sardes, Siciliens, Italiens, Corses, Grecs etc...). Et pourtant, les Imazighen ont de temps cotoyé ces peuples, tantôt en guere, tantôt en paix, depuis la nuit des temps. Les Romains étaient resté pendant cinq siècles en Afrique du Nord, ensuite les Vandales et les Byzantins se sont succédés pendant plus de deux siècles jusqu'à l'invasion arabe au 6ième siècle. Plus récemment, les Turcs sont restés durant trois siècles (1514 à 1830) et enfin les Français de 1830 à 1962. Cette histoire est relativement bien connue maintenant même si elle a souvent été écrite par des historiens coloniaux. De nombreux historiens tels que Salluste, Ibn Khaldoun, Stéphane Gsell, Charles André Julien, Gabriel Camps, etc...ont permis d'élucider les contributions des Imazighen à la civilisation et à la culture méditerranéenne. Le livre de l'Abbé Vinccnt Seraldi intitulé « Les Berbères, lumières de l'Occident » a contribué à mettre en évidence l'apport des Imazighen à la religion chrétienne et à pensée occidentale. On connait moins, même si elle est immense, la contribution des Imazighen à la civilisation musulmano-andalouse. On sait qu'Ibn Roshd (Averroès) a profondément marqué la philosophie occidentale, et qu'Ibn Arabi (Murcie) a été l'un des plus grands maîtres du Soufisme (doctrine aux antipodes du fondamentalisme). Cette partie de notre histoire reste à écrire pour recouvrir notre mémoire. Tout aussi important est la pensée Kabyle qui a su rester elle-même, malgré des influences parfois démesurément exagérées par les archéologues et les historiens. Comme le soulignait Jean Servier : « ...Elle partage avec l'antiquité médierranéenne le même lourd fardeau spirituel, sa part dans l'héritage commun qu'elle a su mieux garder en le respectant davantage ». L'étude approfondie des rites et des croyances de la société tamazight a conduit Servier à la conclusion que « L'esprit méditerranéen est chez lui en Tamazgha, plus tangiblement présent qu'ailleurs et les paysans nous proposent les clés capables de nous permettre de déchiffrer ce que les écrivains de l'antiquité et les philosophes ont appelé des Mystères ». Cet auteur a contribué à établir le fond commun de la pensée méditerrannéenne, comme un ensemble homogène où Tamazgha occupe sa place avec la civilisation crétoise et mycénienne. Par exemple, la pensée religieuse en Tamazgha comme dans la Méditerranée de l'Antiquité est dominée par la notion de contrat d'alliance entre le monde des Invisibles (morts) et des Vivants, sans cesse renouvelé par chacun des rites encore pratiqués en Kabylie. Il n'y a pas de culte des morts à proprement parler. Le plan humain se prolonge dans l'Invisible par des morts, continuant l'étroite soldarité de la famille méditerranéenne. Servier ajoute : « Les paysans demandent aux morts la fécondité des champs, des étables et des maisons, parce que c'est leur part, parce que c'est leur rôle dans l'harmonie de l'univers ; les morts donnent cette fécondité parce qu'ils la doivent aux vivants, leurs alliés par la viande partagée des sacrifices et les repas prix en commun. Ainsi s'équilibrent, dans la pensée méditerranéenne, la vie et la mort nécessaires l'une à l'autre ». La Kabylie partage donc avec ses voisins méditerranéens un fond culturel commun (background) qui remonte probablement loin dans le passé, à la civilisation capsienne (7000 - 5000 av. J-C.).

L'État Amazigh de Bari, en Sicile, au 9ième siècle après J.C.

Selon Haddadou (Les Berbères Célèbres, berti edit., Alger, 2003), le fondateur de l'État de Bari, Khalfûn, appartenait à la tribu amazigh des Rabia qui serait originaire de la Kabylie Orientale, plus précisément de Mila, au nord de Constantine. On ignore presque tout du premier souverain de la Bari amazigh. Tout ce que l'on sait, c'est qu'il vécut au début du règne du calife arabe al Mutawakkil (847 environ).

La Sicile avait été conquise en 827 par les Aghlabides mais l'expédition de Khalfûn qui intervint quelques années après, ne fut pas menée pour le compte des souverains ifriyens. C'est un état amazigh indépendant, reconnu par les Abbassides, que Khalfûn fonda en terre sicilienne. Cet évènement extraordinaire ne fut évoqué, côté musulman, que par un auteur, l'Oriental Al Balâdhuri, et sans les chroniques chrétiennes, il serait passé inaperçu.

Le règne de Khalfûn (appelé par les Européens Kalfon) dura cinq ans et cinq mois. Les Chrétiens, sous l'égide du pape Léon IV, organisèrent plusieurs expéditions contre Bari, mais ils se heurtèrent à une farouche résistance des Imazighen qui surent à chaque fois les repousser.

Le second souverain de Bari s'appelle Mufarridj U Salem. Il n,aurait régné que trois années, de 853 à 856. C'est lui qui a édifié la Grande mosquée de Bari, il avait aussi agrandi le royaume en enlevant une vingtaine de châteaux aux Chrétiens. Toutefois c'est Sûdan, le troisième et dernier souverain, qui donna au petit État toute sa puissance. Son règne fut plus long ( une quinzaine d'années environ) et ses conquêtes plus nombreuses. Le règne de Sûdan fut le plus prospère. En 871, l'Empereur Louis II réussit à prendre Bari et arrêta Sûdan.

La proximité géographique aidant, l'île de Pentalleria est visible du Cap Bon Tunisien, les échanges n'ont jamais cessé entre les Imazighen et les Italiens. Dans la revue scientifique "Pour la Science" de Novembre 2003 (No 313), un chapitre est consacré à "la Preuve Par Neuf", un procédé utilisé pour détecter les erreurs lors d'opérations arithmétiques (addition, multiplication, soustraction ou division). Cette méthode aurait été inventé par le mathématicien Al-Khwarizmi (environ 780-850)et qui figure dans son traité d'arithmétique composé au début du IXième siècle. Al-Khwarizmi est natif d'une région située au sud de la mer d'Aral.

L'on apprend que c'est l'incontournable Leonardo Fibonacci, dit Léonard de Pise, qui introduit cette méthode en Occident. On sait peu de choses sur lui, si ce n'est par les renseignements qu'il livre dans son oeuvre la plus célèbre, le LIBER ABACI, composée en 1202 et remaniée en 1228. Il raconte que son père, comptable pour les marchands de Pise, l'a un jour emmené à la douane de Bejaïa, en Kabylie. Le jeune Léonard y découvre le calcul avec des chiffres indiens (dits arabes), dont il n'aura dès lors de cesse de prôner l'emploi en Occident. On sait qu'à cette époque là, Bejaïa était une grande capitale intellectuelle et scientifique de Tamazgha. Les sept premiers chapitres du LIBER ABACI sont consacrés au calcul à l'aide du système de numération de position indo-arabe en usage en Kabylie, et dans le chapitre V, Fibonacci donne une démonstration de la preuve par neuf. Hend Sadi, auteur d'un livre de mathématiques récréatives en tamazight (Tusnakt s wurar) publié en 1990 en Algérie, rapporte une énigme basée sur la série de Fibonacci intitulée "Iwtal n Fibonacci" (les lapins de Fibonacci).

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