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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 22:07
source : http://www.elwatan.com/Le-calvaire-au-quotidien

Précarité à Tadmaït

Le calvaire au quotidien

Située derrière le stade communal et construite, la cité « provisoire », qui devait accueillir uniquement 25 familles, ne cesse d’enregistrer de nouveaux arrivants constitués pour la plupart de familles qui ont fui la misère des villages lointains et le terrorisme.



Pour s’enquérir des conditions dans lesquelles vivent les résidents, une virée dans cette cité de la misère nous renseigne sur la situation catastrophique dans laquelle vivent ces familles, et qui est caractérisée par la promiscuité entre les baraques entassées l’une à côté de l’autre. Le manque d’hygiène est criard, ce qui fait peser des menaces sur la santé des résidents, surtout avec l’existence d’un poulailler mitoyen. Et comme si cela ne suffisait pas, certains résidents logent leurs troupeaux de moutons dans leurs baraques et déversent les déchets près de la cité, faisant courir ainsi des risques sur la santé des enfants qui jouent à proximité en aggravant aussi la situation d’insalubrité qui y règne.

En plus de cela, la présence de débits de boissons clandestins à proximité de cette cité accentue le climat d’insécurité chez les habitants qui souffrent le martyre quotidiennement, durant toute l’année. En été, c’est la chaleur suffocante et insupportable qui règne à l’intérieur de ces maisons construites en parpaings, un matériau inadapté pour la construction des maisons, qui fait fuir les habitants hors de chez eux toute la journée et n’y retournent qu’une fois la nuit tombée. Heureusement que les autorités ont pensé à doter le quartier d’un réseau d’AEP à partir du parking communal situé juste derrière cette cité ainsi que l’électricité, ce qui soulage un tant soit peu la souffrance des familles Quant à la saison hivernale, les habitants, et en raison du non-raccordement de leur cité au gaz de ville, utilisent encore le gaz butane pour se chauffer et aussi pour les autres besoins, ce qui ruine les ménages.

Lorsque la pluie commence à tomber, les habitants retiennent leur souffle, en raison de l’absence de rigoles dans le quartier, ce qui fait qu’à chaque hiver, la cité est déclarée sinistrée. D’autre part, la présence d’un canal naturel de drainage des eaux pluviales présente des risques pour les habitants, surtout les enfants qui le traversent pour se rendre à l’école, à travers un petit pont de fortune qui menace de s’effondrer à tout moment durant les périodes des pluies. « Sincèrement, nous vivons un calvaire au quotidien. Les conditions dans lesquelles vivent nos familles sont pour le moins catastrophiques. La promiscuité, l’insalubrité, le froid en hiver et la chaleur en été, rythment notre vie de misère.

Je profite, à cet effet, de cette occasion que vous m’offrez pour lancer un appel pressant aux autorités pour trouver rapidement une solution radicale à notre cas et mettre fin à nos souffrances en nous attribuant des logements dignes d’être habités par des êtres humains », nous a déclaré, le cœur plein de colère, un résident.



Par L. Rachid

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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 01:47



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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 00:29


Ferḥaγ mara d-inniγ
Ah ya ddini
Lehduṛ-is weznen
Temlaḥ tessen
Deg ufus tewet lḥenni
Ah ya ddini
Berriket lecfaṛ
Tecbaḥ yissen ....

http://video.google.com/videoplay?docid=-3705762948207099788

http://www.dailymotion.com/video/x1vk9p_amour-abdenour-ah-ya-dini_music

http://video.aol.com/video-detail/amour-abdenour/3853829575/?icid=VIDURVMUS09
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27 décembre 2008 6 27 /12 /décembre /2008 23:15


L’Algérie profonde (Liberté Dimanche 28 Décembre 2008)

Bouira
Tikjda ou la Mecque des amoureux de la nature
Par : A. Debbache

Le Djurdjura est en ce moment enveloppé de son plus beau burnous que Dame Nature lui a offert.

Tikjda est un site touristique qui surplombe les villages du versant sud du Djurdjura. Il offre un paysage naturel et paradisiaque. Après une certaine léthargie en raison de la situation sécuritaire des années 1990, le site est devenu la Mecque des amoureux de la nature.À 1 478m d’altitude, il est considéré comme le lieu le plus convoité en hiver par les touristes et sportifs nationaux et internationaux. Après les incendies qui ont ravagé les centaines d’hectares de cèdres, la nature s’est ornée d’un autre manteau de verdure. Le barrage de Tilesdit offre un paysage panoramique avec un arrière-plan du plateau d’El-Esnam, des deux collines jumelles de Mellaoua, surnommé par les habitants “Poitrine de Brigitte”, et des villages d’At-Laksar. Le Djurdjura est en ce moment enveloppé de son plus beau burnous que Dame Nature lui a offert. Avant l’arrivée au site touristique, la circulation devient plus dense, notamment les vendredis où le soleil se fait timide. Des touristes, des familles, des groupes de jeunes ou des étudiants, notamment en cette période de vacances scolaires, affluent des quatre coins du pays.
Les milliers de personnes sont là dans le giron de Dame Nature ou à profiter au maximum en s’adonnant de bon cœur aux échanges de boules de neige. Les habitués préfèrent la marche à pied. Ce site est doté d’un Centre national des sports et loisirs (CNSLT) dont la principale mission est d’offrir toutes les commodités du tourisme de montagne.
Ce centre est constitué de 600 chambres, dont seulement 250 chambres sont en service, un bloc spécial athlète équipé de toutes les commodités de préparation et récupération, une salle de musculation, un terrain combiné et un sauna. C’est un endroit  approprié en matière de préparation physique et technique des athlètes et d’élites toutes catégories confondues. En dehors des sportifs, le CNSLT accueille les familles et les associations auprès desquelles des prix conventionnés sont mis en place, à savoir 1 800DA/personne en pension complète et 6 500 DA pour les duplex avec une gastronomie à la carte pour ces derniers. Plusieurs activités sont organisées en pleine montagne tels le VTT, l’escalade et la randonnée pédestre.

Au pied d’Akouker
D’autres infrastructures s’ajoutent au   centre sportif tels l’hôtel de Djurdjura et son auberge de jeunesse qui appartient à l’EGTC permettant aux sportifs la préparation en altitude à l’instar des pistes de parcours près  du CNSLT et un stade érigé  dans  le  prestigieux  lieu  dit Asswell doté  d’une  piste  d’athlétisme.

Télésiège, un risque  permanent
Le télésiège et le roi téléski, saccagés pendant la décennie noire, sont toujours à l’abandon. Les câbles, selon une expertise effectuée par un bureau d’étude spécialisé, constituent un danger pour le site. Sa remise en état permettra le développement du sport car actuellement les sportifs n’effectuent qu’une seule descente alors que les téléskis, eux, font plus de 30 par jour.

Parc national du Djurdjura, un écosystème naturel
S’étendant sur 18 550 hectares, le parc du Djurdjura baigne dans un écosystème botanique et faunistique particulier.
Il recèle 990 espèces de plantes dont 30 sont endémiques, 145 rares  et 70 très rares. Il abrite une quantité d’espèces animales dont le singe margot, la hyène rayée… Il est constitué de sites naturels pittoresques tels les cimes de Lalla Khedija à 2 308 m, la montagne surnommée la Main du juif, le gouffre du Léopard, d’une profondeur de 1 700 m. Il a été reconnu en 1997 comme étant un parc à réserve biosphère ainsi que patrimoine de l’humanité

A. Debbache

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27 décembre 2008 6 27 /12 /décembre /2008 23:13

Culture (Liberté Dimanche 28 Décembre 2008)

la Poésie et la pensée de Lounis Aït Menguellet
Recueil rétro sur quarante ans de carrière d’un poète né
Par : Limara B.

“Lounis Aït Menguellet, poésie et pensée, de 1967 à 2007” est un recueil de 150 textes élaboré et traduit par Belkacem Saâdouni, qui retrace le parcours de quarante ans du troubadour des temps modernes, Lounis Aït Menguellet. De son village natal à ses années d’errance, en passant par son engagement par et pour le verbe.

L’œuvre de Lounis Aït Menguellet, outre qu’elle est poétique, est une révolution même de la poésie post-Indépendance. C’est ainsi qu’elle mérite plus qu’une traduction, une adaptation ou un arrangement à faire valoir dans d’autres langues pour d’autres univers.  En texte bilingue (Tamazigh et arabe classique), Belkacem Saâdouni, inspecteur de l’éducation nationale, présente un travail intéressant grâce à de fastidieuses adaptations pour ne pas dire “traductions”. Ne dit-on pas que “traduire c’est trahir quelque part” ?
Le passage de la langue berbère à la langue arabe classique serait, dans ce cas, faire don d’un Mutanabbi au répertoire de la poésie universelle. Lounis Aït Menguellet, poésie et pensées, de 1967 à 2007 est le livre qui vient enrichir l’anthologie poétique algérienne bilingue avec la caution indéfectible de Belkacem Saâdouni.  Un projet datant de quelques décades. Celui-ci nous révéle : “J’ai toujours été à l’écoute du poète, notamment lorsqu’il exhortait ses auditeurs : prends un stylo, je te parle et écris (…) Je te parle en kabyle, transcris dans la langue de ton choix. Et c’est ainsi que j’ai voulu toucher un autre public qui adore notre artiste sans toutefois saisir le message”. Le livre s’articule d’abord autour d’une biographie concise de Lounis Aït Menguellet. Né à Ighil Bouamas, dans la commune d’Iboudraren en 1950, Lounis n’avait que 4 ans lors du déclenchement de la guerre de Libération nationale. Tout le village et toute la région subiront les affres de la colonisation et de la guerre.
La situation géographique, le relief ainsi que l’engagement des enfants d’Iboudraren feront payer un lourd tribut à toute la population. Cette situation de misère, de tyrannie, de crimes… n’a fait que cimenter le socle du combat. Un combat valorisé par Lounis Aït Menguellet à ses débuts dans la chanson Amjahed (le maquisard) qui assume la fonction héroïque de la libération du pays.
Le livre de Belkacem Saâdouni retrace également le parcours artistique du barde allant de 1966/1967 jusqu’à 2007. Quarante ans de carrière artistique, résumé en plus de 150 textes admirablement bien adaptés en arabe classique. Dans sa première partie, l’auteur s’ingénie même à tenter une réponse à l’artiste en proposant “Tu es bon !” en guise de réponse au texte original Dhiriyi (je suis mauvais). En fait, c’est la conception de l’homme communautaire, fraternel, philosophe et poète qui guide l’auteur à choisir les thèmes, à faire partager à d’autres auditeurs jusque-là inhabituels. “Ce sont mes amis et collègues arabophones qui m’ont mis le pied à l’étrier en m’incitant à entreprendre ce travail d’adaptation en écoutant un des textes de Lounis intitulé Wali kan wid irouhen (Va voir qui nous rend visite), texte que j’ai fredonné lors d’une kermesse”, nous apprend encore Saâdouni. Essayant de faire des va-et-vient entre les textes kabyles et arabes parfaitement interposés sur une même page, l’auteur a osé sacrifier la rime au service de la thématique pour transmettre la beauté intérieure, la contextualité au détriment de l’architecture poétique. Sans vouloir trop plaire par la forme. Le fond est le message sacré qu’a voulu offrir Belkacem Saâdouni au lectorat arabophone.
Ce livre tend à faire découvrir et redécouvrir l’homme, Lounis Aït Menguellet, à travers ses chansons. Ce qui ressort, et ce que l’on retiendra, est que Aït Menguellet est un poète-compositeur attaché à sa montagne et “nationaliste jusqu’à la moelle”. Un ouvrage valable et intéressant à plus d’un titre, compte tenu de sa richesse, pouvant même servir à la recherche universitaire. Lounis Aït Menguellet, Poésie et Pensées… une création qui en appellera sans doute d’autres. Hormis quelques petites coquilles (150 textes édités), les lecteurs n’auront que l’avantage d’une beauté à découvrir.

Limara  B.

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27 décembre 2008 6 27 /12 /décembre /2008 22:25

source: L'Expression 28/12/2008
 

TIZI OUZOU
Le travail se fait rare
28 Décembre 2008 -

 

On s’occupe comme on peut

«On rote à la djemaâ pour dire qu’on a fait un bon dîner alors que, souvent, on dort après avoir croqué un morceau de galette, accompagnée dans le meilleur des cas, de quelques figues sèches», dixit Mouloud Feraoun.

La pauvreté est-elle un destin ou une maladie incurable? Chassez-là par la porte, elle ressurgit par la fenêtre. Ainsi est la première réflexion qui vient à l’esprit quand on traverse une ville ou un village en Kabylie. Certes, les gens sont dignes et arrivent même difficilement à cacher cet état et comme disait Feraoun: «On rote à la djemaâ pour dire qu’on a fait un bon dîner alors que souvent, on dort après avoir croqué un morceau de galette, accompagnée dans le meilleur des cas, de quelques figues sèches.»
Le chômage bat son plein. Certes, les chiffres officiels donnent une fourchette comprise entre 11 et 15% mais la réalité est tout autre. Les jeunes se divisent en deux grandes catégories: ceux qui ont les poches pleines grâce à la pension de «papa» et ceux qui traînent la savate dans les ruelles des villages et hameaux. Malgré tout, la mal-vie est partout. Elle n’est pas l’apanage des pères de famille qui n’arrivent pas à faire face à la quotidienneté, mais elle enserre dans ses bras hideux aussi les jeunes qui ne rêvent, pour certains d’entre eux que d’un départ vers un ailleurs ou, pour d’autres, heureusement la minorité, le suicide.

Effritement du tissu social
En ces temps mauvais où l’individualisme bat son plein, la solidarité semble avoir pris un sacré coup. Evidemment, dans les villages, les comités essaient, malgré leurs faibles moyens, d’organiser l’entraide mais pour paraphraser un villageois «l’association de dix pauvres ne fait pas un riche». En effet, que peut faire un village quand la majeure partie des villageois est logée à la même enseigne. Il arrive toujours qu’au moment des fêtes et grâce aux efforts de tous, on sacrifie un taureau ou deux moutons et que l’on fasse faire bombance à toutes les familles durant l’Aïd mais, après cela, tirez le rideau! Il existe certes, des franges de la société et principalement dans les villages qui surnagent au-dessus du lot commun tels les pensionnés en euros, mais encore, faut-il s’empresser d’ajouter que ces gens se comptent sur les doigts d’une seule main et ensuite préciser que cet argent est généralement thésaurisé et ne profite réellement pas à la collectivité.
Dans le meilleur des cas, le pensionné achète un fourgon aménagé et le confie à son fils pour jouer au transporteur de voyageurs. En dehors de ces quelques «privilégiés», les jeunes traînent la savate et arpentent, été comme hiver, les ruelles des villages. De temps à autre, ils décrochent un petit boulot, généralement chez ces émigrés qui se construisent des maisons au village, histoire de se faire un peu d’argent de poche, sans plus. Munis de ce petit viatique, ils partent en voyage «virtuel» en investissant les cybercafés des villes, laissant derrière eux leur précaire condition.
Quant aux filles, c’est un autre problème. Coincées entre les casseroles et les séries télévisées, elles rongent leur frein. En ville, les choses semblent être autres. En réalité, tout est superficiel. Entre le lèche-vitrine, les cybercafés et la Maison de la culture, c’est le vide. Les loisirs ne semblent guère être la tasse de thé des responsables et rares sont ceux qui pensent à cet important chapitre de la vie des jeunes. Les familles arrivant difficilement à joindre les deux bouts, rares celles qui se retiennent et l’appel aux organisations caritatives n’est pas exceptionnel. Dans la Kabylie réputée, jadis, prude, des gens tendent aujourd’hui la main. Pire. Des enfants n’hésitent plus à fouiller dans les poubelles. Désolation. La famille s’est disloquée. L’individualisme bat son plein. Le chômage également.

Un emploi pour survivre!
Le marché du travail semble saturé. Les investissements font défaut. Et les demandeurs d’emploi font face au «benaâmisme». Alors que les filles sont soumises au harcèlement sous ses diverses formes, machiste et sexiste à souhait, la société perd ses valeurs de protection et d’entraide. Trouver un emploi à Tizi Ouzou, relève pratiquement du miracle. Depuis les événements dits du Printemps noir, le tissu économique s’est rétréci, la majeure partie des entrepreneurs ayant fui vers des cieux plus cléments avec l’apparition de la violence. L’investissement se fait désirer. Les APC crient famine. Les jeunes soumis à des conditions draconiennes, attendent.
«Dans certaines boîtes on me demande une ancienneté, mais pour, avoir cette ancienneté, il faut commencer d’abord par travailler, ailleurs c’est tout simple, il faut connaître quelqu’un qui connaît quelqu’un qui travaille dans cette boîte pour espérer décrocher un emploi», souligne Arezki, jeune universitaire au chômage depuis deux ans. Et Lynda d’ajouter: «Tizi Ouzou et un peu toute la Kabylie semblent en panne, personne ne recrute ou ne veut recruter. Oui, il y a des emplois mais soit on les donne aux connaissances soit alors autrement...».

A. SAÏD

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27 décembre 2008 6 27 /12 /décembre /2008 20:33
DDK 28/12/2008

Belkacem Lounès, président du Congrès mondial amazigh, à Béjaïa
“ Yennayer doit être une journée nationale ”

Cette journée, appartenant à tout le peuple algérien, doit être reconnue officiellement par l’Etat, d’autant plus que ce dernier avait promis cela lors des derniers accords avec les Arouchs.

Lors d’un point de presse animé dans la matinée du samedi au niveau de l’hôtel Thiziri de Béjaïa, en présence de certains membres du Congrès mondial amazigh, Belkacem Lounès, président du CMA, a fait un bref aperçu de la situation que vivent les Imazighen à travers le monde et a communiqué des décisions arrêtées au dernier congrès qui s’était tenu à  Meknes au Maroc.  Parmi les revendications de cette ONG, il y a lieu de signaler l’exigence d’instituer la journée de Yennayer chômée et payée.  Cette journée, appartenant à tout le peuple algérien, doit être reconnue officiellement par l’Etat d’autant plus que ce dernier avait promis cela lors des derniers accords avec les Arouchs.

Cette revendication qui a tout le temps été mise en avant par tous les militants de la cause amazighe, notamment par les lycéens dernièrement rapportée par notre journal, reste légitime à tous points de vue. Par ailleurs, il s’est étalé sur l’enseignement de tamazigh qui continue à subir une régression flagrante au moment même où plusieurs diplômés sont au chômage et ceux qui l’enseignent ne trouvent aucun écho auprès des pouvoirs publics pour une réelle prise en charge. Enseignée dans 16 wilayas du pays à son institution dans les écoles il y a de cela plus d’une dizaine d’années, elle ne l’est plus qu’à travers cinq à six wilayas alors que cette langue a changé de statut en passant à celui de langue nationale. Concernant l’organisation du dernier congrès au Maroc, le narrateur a déploré le refus de l’Agérie d’accueillir cette manifestation alors que tamazight est la deuxième langue nationale du pays, or le Maroc qui n’a pas érigé cette langue au statut de nationale a accepté que les Amazighs tiennent leur congrès dans la ville de Meknes.  D’un autre côté même si le Maroc alloue une subvention importante à l’Institut royal de la culture amazigh, chose que ne fait pas l’Agérie pour le Haut-Comité à l’amazighité, les deux pays, à l’instar d’ailleurs des autres pays où vivent une majorité d’amazighs, très loin de promouvoir ou de prendre en charge cette langue maternelle de tout un peuple.  D’ailleurs pour le cas de la Libye où les militants, ayant assisté au dernier congrès tenu au Maroc, ont fait l’objet d’intimidations et d’un appel au lynchage par les les autorités du pays, le conférencier a promis de saisir les instances internationales de défense des droits de l’Homme et d’ester en justice le Président Kadhafi.  Ce dernier qui se permet de jouer au fédérateur des Touaregs est mal placé, du moment que dans son pays, le prénom de Massinissa a été refusé par l’Administration à l’un de ses concitoyens.  En conclusion de sa conférence il a rappelé que le CMA légitime est celui qu’il préside et qu’administrativement tout le prouve tout en disant que la justice sera saisie pour mettre un terme aux agissements du groupuscule qui a été élu dans la salle d’attente d’un aéroport.

A. Gana

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27 décembre 2008 6 27 /12 /décembre /2008 20:31
 
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Actualité (Liberté Mardi 30 Décembre 2008)

Ghardaïa
Émeutes à Berriane
Par :L. KACHEMAD


Des émeutes ont éclaté, dimanche en fin d’après-midi, dans cette localité, nécessitant l’intervention des forces de l’ordre. Le calme est revenu hier mais la situation demeure précaire dans cette ville qui a été le théâtre en mai dernier d’affrontements.

La ville de Berriane, daïra située à 45 km  au nord de Ghardaïa, a renoué bien que brièvement, avec la violence et ce, quelques heures après le départ du président Bouteflika qui a effectué dimanche une visite de travail et d’inspection dans cette région meurtrie par les inondations du 30 septembre passé. En effet, des escarmouches, vite transformées en échauffourées entre les deux communautés, ont failli prendre des proportions dramatiques n’était l’intervention urgente et énergique des forces de l’ordre à la rue Abderrahmane-Bahbah, au centre-ville, ainsi qu’au quartier Echouf et à Madkhal Echâaba.
Selon nos sources, tout serait parti d’un jet de pierres sur des clients attablés à une terrasse de café connu de Berriane, qui ont immédiatement riposté en lançant eux aussi des pierres sur leurs agresseurs. Ce qui a failli mettre le feu aux poudres dans cette merveilleuse cité millénaire qui a vécu des heures dramatiques en mars et mai derniers où trois personnes ont trouvé la mort par le fait de  manipulations politiciennes et l’incapacité de l’administration à faire face comme il se doit à ce genre de conflit récurrent dans cette région. Les accrochages entre les forces de l’ordre et les citoyens d’une des deux communautés ont duré jusqu’au petit matin.
Aux jets de pierres des uns ont répliqué des tirs de grenades lacrymogènes des autres, provoquant l’indisposition de quelques citoyens, dont l’inhalation de gaz moutarde a nécessité le transfert au centre de soins de la ville pour des problèmes respiratoires. Des blessés légers sont aussi à déplorer. Lors de notre déplacement sur les lieux, hier matin, le calme régnait. Les forces de sécurité, déployées en grand nombre dans les quartiers à risque, sont prêtes à intervenir à la moindre alerte.
La RN1, qui traverse la ville, est ouverte à la circulation. Par ailleurs, et toujours selon nos sources, aucune arrestation n’a été opérée. “Ce n’est quand même pas normal qu’à chaque visite importante dans la région, des incidents éclatent. Nous sommes en droit de nous poser des questions sur leur auteurs”, déclare le vieux Smaïl. Et d’ajouter : “Il n’y a rien d’innocent dans ces actes. Pour moi, ils sont prémédités par des parties connues qui n’ont pas intérêt à ce que la situation se stabilise, mais Dieu les démasquera.”


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El Watan 28/12/2008

Visite aujourd’hui du président Bouteflika dans la wilaya de Gharadaïa

La vallée du M’zab ne décolère pas

Trois mois après les inondations meurtrières de Ghardaïa, le président de la République se rend aujourd’hui en visite dans la vallée du M’zab pour s’enquérir de la situation de la population. Une population qui ne décolère toujours pas. L’atmosphère dans cette région conservatrice est plutôt pesante, parfois électrique. Hier, à la veille de la venue du chef de l’Etat, la population est restée complètement indifférente.



Ghardaïa De notre envoyée spéciale

Mais elle s’est néanmoins dite « en colère contre un Etat qui ne tient pas ses promesses ». Aucun portrait du président Bouteflika n’a été mis en évidence et aucune banderole n’a été accrochée sur les façades des maisons ou sur les frontons des commerces pour souhaiter la bienvenue au premier magistrat du pays comme à l’accoutumée. Les autorités locales sont, quant à elles, restées sur leur garde. La peur au ventre, elles craignent des manifestations de mécontentement tant la situation est encore tendue et confuse. Devant cet état de fait, un dispositif de sécurité des plus importants à été déployé dans la ville. Des policiers en tenue et en civil dépêchés des différentes régions du pays sillonnent matin et soir les quatre coins de la ville Ghardaïa.

Depuis une semaine, les autorités locales essayent par tous les moyens d’apaiser la colère des citoyens. Une chose est sûre, il suffirait juste d’une simple étincelle pour que les citoyens occupent la rue. Le chômage, la malvie et les rivalités inter-communautaires, qui avaient déjà, bien avant les inondations, eu raison du calme qui régnait dans la région, alimentent encore le gros de la colère. Les cinq quartiers touchés par les inondations portent encore de profonds stigmates. Le décor est désolant. En plus du triste spectacle offert par les maisons en ruine, la boue emplit les trottoirs et bouche parfois les artères et les accès menant aux habitations. A Baba Essad, quartier riche où habite la communauté mozabite, les cicatrices de la catastrophe sont multiples. Les habitants disent avoir du mal à oublier le cauchemar qu’ils ont vécu le 1er octobre, le jour de la catastrophe et les journées qui ont suivi.

« Notre calme A des limites »

« De nature, les Mozabites ne se plaignent pas. Ils sont fiers et discrets d’où d’ailleurs l’absence de l’Etat qui n’a malheureusement pas fait l’effort de se déplacer au cœur de ce quartier pour recenser les doléances des citoyens qui n’ont pu surmonter la crise que grâce à la solidarité et au travail des associations », a soutenu un Mozabite pour qui « la visite de Bouteflika ne signifie absolument rien ». Pis encore, notre interlocuteur trouve « scandaleux » et méprisant le fait que les autorités veuillent faire croire que tout est rentré dans l’ordre en se contentant de repeindre les trottoirs des ruelles que doit emprunter le président Bouteflika.

« Les autorités locales ont mobilisé durant une semaine des travailleurs pour déblayer les terrains et implanter les 2000 chalets que le président inaugurera aujourd’hui. Des chalets destinés aux sinistrés », a révélé un citoyen accosté au quartier La palmeraie, une région complètement ravagée par les eaux de Oued Nechou. A ce propos, les sinistrés ne comprennent pas pourquoi il faut attendre la venue du président de la République pour qu’on les loge. « Grâce à l’aide de la population, les sinistrés ont été placés dans sept sites. A l’exception cette population, aucun responsable ne s’est déplacé ces derniers jours pour s’enquérir de notre situation et encore moins nous informer de la visite du président », ont soutenu des sinistrés qui ont observé une grève de la faim pour exiger qu’ils soient placés dans des chalets.

« Pourquoi toute cette bureaucratie et tout ce tam-tam pour l’octroi de chalets, et ce, pendant que dans d’autres villes, les sinistrés ont été relogés dans des logements. Nous savons pertinemment que les autorités s’agitent et font actuellement dans le bricolage pour plaire au président de la République », a souligné un sinistré qui qualifie de « mascarade l’attitude des autorités locales qui veulent à tout prix cacher la misère, le calvaire de la population sinistrée et ainsi que leur mauvaise gestion de la crise ». « Nous n’avons rien demandé, mais nous refusons que l’on dise que Ghardaïa est guérie et a pansé ses blessures. Nous avons perdu nos maisons, nos enfants et l’Etat trouve le moyen de mentir au monde entier », a fulminé un commerçant.

Pour certains, la gestion de la catastrophe dans une région comme Ghardaïa est une opération délicate en raison des frictions entre les communautés. Partant, les Mozabites ont demandé aux autorités de réserver des quartiers spécifiques pour les communautés afin que celles-ci ne soient pas « déphasées ». Jusqu’à l’heure actuelle, cette proposition n’a pas été concrétisée d’où le mécontentement des citoyens qui estiment que la visite du Président ne changera pas le quotidien des citoyens de cette ville. « Bouteflika viendra inspecter uniquement les zones dont le blason a été redoré. Cela est destiné à la consommation nationale et internationale », estiment à l’unanimité les citoyens de la vallée du M’zab.



Par Nabila Amir

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27 décembre 2008 6 27 /12 /décembre /2008 15:52

Aokas

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26 décembre 2008 5 26 /12 /décembre /2008 23:35

 
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L’Algérie profonde (Liberté, Samedi 27 Décembre 2008)

Bouzeguène
Vieillissement du patrimoine oléicole
Par : C. Nath Oukaci

Il est important de souligner que les oliviers de la région Nath Idjeur (Bouzeguène) et d’Illoula Oumalou se caractérisent par l’âge très avancé des plants et par l’absence de soins adéquats.

La campagne de la récolte des olives a commencé dans la région des AthYedjer. Depuis le début du mois de décembre, les villageois ont repris le chemin des champs pour quelques semaines d’intenses et chaudes retrouvailles avec l’olivier, cet arbre ancestral béni qui assure depuis longtemps l’aliment essentiel des ménages de Kabylie. Depuis plusieurs jours déjà, la campagne oléicole avait  démarré. Le rituel désherbage des alentours des oliviers pour assurer une récolte propre précède de quelques jours le début de la récolte. Munis de râteaux, de haches, de scies, tout le monde s’affairait à nettoyer et faire place nette pour qu’aucune olive ne se perde. De loin, on aperçoit des nuages de fumée provenant de l’incinération des mauvaises herbes, des bouts de branches et des ronces. Cette année, la récolte s’annonce très prometteuse. Les oliviers ont été magnifiquement arrosés par les eaux des pluies ininterrompues et des chutes de neige. Les olives sont devenues grasses si bien que les branches se sont pliées jusqu’à toucher le sol. Ce qui fait particulièrement la joie des ménages qui espèrent faire le plein et rattraper le déficit de la précédente récolte qui a été particulièrement faible. Le prix de l’huile d’olive pourrait peut-être baisser au regard de l’offre qui pourrait dépasser les prévisions des services agricoles. Depuis quelques années, les ménages qui avaient cédé leurs oliviers à des tierces personnes pour une récolte en contrepartie de la moitié de la production, ont vite fait de changer d’avis. Emigrés dans des régions intérieures d’Algérie et même de France, ils reviennent, maintenant, récupérer entièrement leurs olives et leur huile.
Une région à vocation arboricole
 La daïra de Bouzeguène (60 km à l’est de Tizi Ouzou) est réputée pour le rôle important qu’occupe l’oléiculture dans la vie économique locale. De par son relief, la région est constituée de trois niveaux de terrain. Une partie de la daïra est située en altitude, au dessus de 900 mètres, là où l’olivier ne survit pas comme dans la commune d’Aït Zikki. Une seconde zone plus ou moins élevée comme Aït Salah, Houra et Mehagga où on rencontre très peu d’oliviers. Enfin, des terres situées à moins de 800 mètres d’altitude, très favorables à l’olivier et qui s’étalent en amont et sur tout le long de l’oued Sahel qui longe les terres des Ath Ghobri, d’Azaghar, d’Oukhlif  N’ihitoussène, Irès et Takoucht jusqu’aux rives de l’oued Sebaou et remonter aux terres d’Ighraine, Ighi Boukiassa et Assif Ousserdoun. (Idjeur). Mis à part la commune d’Aït Zikki qui ne possède pas d’oliveraies, les trois autres communes de la daïra (Bouzeguène, Idjeur et Illoula Oumalou) sont des territoires à forte vocation et activité oléicole. Compte tenu de sa souplesse d’adaptation et de sa rusticité, l’olivier demeure l’un des éléments autour duquel s’articulent les activités de la population.
Il contribue efficacement à la solution du délicat problème des glissements de terrain et de l’érosion des sols et permet de faire travailler une importante main-d’œuvre de saisonniers pour au moins trois mois, dans les huileries industrielles. La production de l’huile, aliment de base de tous les ménages kabyles, procure des revenus appréciables à la population rurale.
L’olivier trouve un terrain de prédilection dans les espaces situés à moins de 800 m d’altitude. Au-delà, on trouve soit le chêne-liège (versant Akfadou), soit le cerisier (versant Aït Zikki), à plus de 1000 m d’altitude. À Bouzeguène, la saison oléicole est en phase de début car elle a été perturbée par les intempéries qui ont persisté mais aussi par le froid et le gel qui ont ralenti le mûrissement du fruit. Dans le domaine de la production, le bilan est très difficilement déterminé vu l’absence de statistiques. Les services agricoles de la daïra de Bouzeguène ne disposent pas de chiffres précis sur le produit de la récolte. S’agissant surtout de terres privées, aucun des propriétaires terriens n’a été sollicité par un responsable agricole pour connaître le nombre de quintaux d’olives récoltés et la qualité d’huile produite. Il est important de souligner que les oliviers de la région Nath Idjeur (Bouzeguène) et d’Illoula Oumalou se caractérisent par l’âge très avancé des plants et par l’absence de soins adéquats. C’est ce qui explique la faible productivité qui est enregistrée lors des campagnes précédentes de récolte. Beaucoup de ces arbres n’ont pas été taillés depuis des décennies : troncs enchevêtrés, hauteur exagérée, des branches ne donnant presque rien ou, à la limite, des olives de petite dimension, des oliviers abandonnés, secs et entourés de ronces et d’arbustes sauvages. Dans le passé, les services agricoles d’Azazga envoyaient des agents munis de tronçonneuses pour procéder durant des semaines à des tailles et coupes à travers toutes les oliveraies de la région. Cette initiative ne s’est plus renouvelée depuis des années. Si l’oléiculture a pu être quelque peu redynamisée, c’est grâce à la générosité de la nature.

Absence de l’aide de l’État
Le retour des fortes précipitations a eu un effet salvateur sur l’olivier. Les potentialités arboricoles auraient pu connaître un meilleur essor si les fonds d’aide institués par l’Etat dans le cadre du Plan national de développement agricole (PNDA) avaient bénéficié aux exploitants. Dans la région de Bouzeguène, rares sont les oléiculteurs qui ont bénéficié de l’assistance de l’État, notamment pour la confection des cuvettes et l’acquisition d’équipements. Si certains propriétaires d’huilerie ont pu obtenir un peu de financement, il reste que la démarche est perçue comme un parcours du combattant en raison de la multiplicité des intervenants (de commune à la wilaya) et la persistance des réflexes bureaucratiques. Par ailleurs, la région de Bouzeguène est confrontée aussi au problème de transformation des olives, même si elle dispose d’une dizaine d’huileries. L’an dernier, plusieurs familles ont attendu plus de cinq semaines pour faire triturer les olives. Vu les conditions de stockage inappropriées (sacs non aérés), l’attente prolongée entraîne le pourrissement des olives, et donc la dépréciation de la qualité de l’huile extraite.
Concernant la commercialisation, le prix de l’huile d’olive qui s’est stabilisé autour de 200 à 300 dinars, en 2006, a amorcé une montée en flèche l’an dernier, atteignant les 500 dinars le litre au niveau des huileries industrielles et atteint les 600 DA pour celle des pressoirs traditionnels. L’octroi de crédits aux oléiculteurs permettrait de capitaliser le potentiel oléicole d’une région où l’agriculture de montagne reste le seul créneau porteur pour les agriculteurs et les ménages sachant que 100% du patrimoine relèvent du secteur privé. Quant aux huileries, une huitaine environ, elles sont de type industriel ou semi-industriel, mais on trouve encore des huileries traditionnelles à traction animale et qui gardent toujours leur clientèle. On sait que l’huile extraite dans ce type d’huilerie est de loin la meilleure et d’ailleurs plus chère que celle pressée dans les turbines industrielles.

C. Nath Oukaci

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