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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 00:14

Sétif ou Séti-Fis n'est certes pas ingrate à l'égard de celui qui les a arrosé abondamment de pétrodollars ces dernières années. Étant la wilaya la plus populeuse, elle a sûrement contribué à la victoire inattendue du FLN. En fait, Sétif a mordu à l'ameçon des manigances du régime pour faire passer le FLN, et par conséquent maintenir le statu quo.

 

 

 

 

 

 

Samedi, 12 Mai 2012

Selon la Commission de surveillance des élections

Des bulletins de vote FLN distribués de nuit à Sétif

Par : Rubrique Radar

Le président de la Commission de surveillance des élections législatives d’une commune de Sétif a adressé à qui de droit, il y a quelques heures, un rapport faisant état d’“une distribution, au niveau de la commune, de très nombreux bulletins de vote de la liste FLN” dans cette commune. Ce matin, lit-on dans le rapport, “les rues menant aux centres de vote de la commune étaient jonchées de ces bulletins”. (Voir fac-similé du rapport).

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 00:07

el watan

 

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le 12.05.12 | 20h50

Les fans de Takfarinas ont rendez-vous avec leur chanteur préféré ce samedi soir à partir de 20h00 au Centre sportif Marie Victorin de Montréal. L’organisateur a tablé sur la présence de près de 4 000 personnes.

 

L’organisateur NCP Spectacles a donné le titre « Tak is back » au concert de ce soir. Le chanteur est arrivé samedi après midi à l’aéroport de Montréal. L’organisateur est confiant pour ce soir et ce malgré la polémique qui a suivi l’appel au vote du chanteur.

Nous avons discuté avec Tassadit Ould Hamouda, présidente de l’association Tafsut, très connue dans le milieu communautaire kabyle et québécois sur cette polémique et ses répercussions à Montréal.

 

Que pensez-vous de la sortie médiatique de Takfarinas et son appel au vote ?

J'ai été outrée par le message de Takfarinas, je n'arrivais pas à comprendre. J'étais très déçue que mon idole appelle au vote alors que la majorité du peuple a appelé au boycott. Est-ce dû à sa naïveté ou à l'ignorance de la "politique" ? Malgré cela, j'ai essayé de lui accorder le bénéfice du doute.

 

Takfarinas a fait l'objet d'un lynchage médiatique de la part de la communauté, spécifiquement celle du Canada qui a même appelé au boycott de son concert du 12 Mai. Quelle a été votre réaction ?

Effectivement, on a assisté à une multitude de réactions traitant l’artiste de tous les noms, certains sont arrivés même à toucher à sa famille. Je ne suis pas d'accord avec les dires de Takfarinas, Cependant je ne partage nullement ce lynchage à l'encontre d'un artiste kabyle qui, durant plusieurs années a fait rayonner les couleurs de la Kabylie sur les grandes scènes internationales (New-York, Los Angeles, Montréal, Maroc, Tunisie, etc...).

Cet artiste était le premier avec Bâaziz à marcher aux côtés des Kabyles à Montréal pour dénoncer les massacres du Printemps noir, il y a seulement quelques années.

Malheureusement, les gens oublient très vite tout le passé glorieux de quelqu'un et n'hésitent pas une seconde à le descendre au moindre faux pas sans lui laisser le temps de s'expliquer.

 

Pensez-vous que Takfarinas se serait laissé corrompre comme le supposaient certaines allégations ?

Non. Je ne le pense pas du tout. Comme dit le proverbe : "Ce n'est pas au vieux singe que l'on apprend à faire la grimace". Je pense que Takfarinas est conscient qu'il ne peut ternir sa réputation après de si longues années de dur labeur et après avoir atteint le sommet de la gloire.

 

Par ailleurs, comment voulez-vous qu’un artiste qui a dénoncé depuis des années « ces hommes qui nous gouvernent » puissent aujourd’hui se laisser corrompre par eux ?

Par ailleurs, donner des spectacles dans son pays est le droit de chaque artiste. Dans des pays qui se respectent, le Ministère de la Culture a un budget spécialement pour ça. Mais en Algérie, ce budget est attribué ailleurs. Takfarinas, comme tous nos artistes Kabyles sont marginalisés.

Le Ministère de la Culture préfère ramener des chanteurs du Moyen Orient qu'il paye avec des sommes faramineuses et délaisse ainsi nos artistes sans aucune ressource. Plusieurs vivent au seuil de la pauvreté.

 

Takfarinas a donné des explications dans deux vidéos diffusées largement, en êtes-vous convaincue?

Oui, je suis convaincue de sa sincérité. S'il avait commis un acte délibéré, il ne viendra jamais s'expliquer et laissera les gens donner leurs propres versions.

 

Assisterez-vous au spectacle de ce soir ?

Je l’espère.

Samir Ben
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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 23:52

 

 

SI AMMAR BEN SAID BOULIFA

Le premier écrivain kabyle

Par
Saïd Boulifa s'est beaucoup inspiré des ouvrages de HanoteauSaïd Boulifa s'est beaucoup inspiré des ouvrages de Hanoteau

Boulifa fut l'un des premiers Algériens à élaborer des méthodes d'enseignement de la langue amazighe, en publiant les deux ouvrages Une première année de langue kabyle et Méthodes de langue kabyle. Ces livres contiennent les premières règles et procédés d'enseignement et d'apprentissage de tamazight.

L'association Issegh de Souamaâ a rendu hommage, à Tizi Ouzou, au pionnier des auteurs kabyles, Si Ammar Ben Saïd Boulifa. Une occasion pour revisiter un auteur pluridisciplinaire qui a travaillé sur de nombreux fronts. De la poésie à l'archéologie, en passant par la recherche dans le domaine de la langue berbère, Saïd Boulifa a été le précurseur en la matière. Bien avant Mouloud Mammeri et Mouloud Feraoun, Boulifa a recueilli des poèmes kabyles anciens qu'il a traduits en langue française. Aujourd'hui, Boulifa est méconnu, certes, par le grand public, mais dans les milieux universitaires amazighs, il est incontournable.
Les travaux de Mouloud Mammeri sont une suite logique de ce qui a été effectué auparavant par Boulifa. C'est en 1897 que Said Boulifa publie son premier ouvrage intitulé: Une première année de langue kabyle: dialecte zouaoua. Puis, le même auteur rebondit avec Mémoire sur l'enseignement des indigènes de l'Algérie. Cet ouvrage a été publié dans le bulletin de l'enseignement des indigènes en 1897 également. Quant au recueil de poésies kabyles qui fit connaitre le plus Boulifa, il est publié, pour la première fois en 1904, à Alger aux Editions Jourdan. Saïd Boulifa, grâce à son initiative, a sauvé de l'oubli un certain nombre de poèmes kabyles anciens dont ceux du célèbre Si Mohand Ou Mhand. D'ailleurs, dans cet ouvrage, on retrouve que les poèmes de Si Mohand qui sont identifiés. Les autres textes présentés en kabyle et traduits en français sont attribués à des auteurs divers dont les noms ne sont pas signalés par l'auteur. Celui-ci souligne dans l'introduction de son ouvrage: «Le recueil, que nous avons l'honneur de soumettre à l'appréciation du public, a pour but de fournir des documents nouveaux, tant au point de vue littéraire qu'au point de vue social, sur les Kabyles et la Kabylie». Boulifa rappelle d'ailleurs, que le kabyle n'est (n'était pas Ndlr) pas une langue écrite et toute sa littérature se trouve à l'époque réduite à quelques contes et légendes qui se transmettent de génération en génération par la tradition orale, et qui en subissent presque aucune modification: «A côté des légendes et contes naïfs qui servent à amuser les enfants et qui n'ont qu'une valeur littéraire très relative, se trouvent des poésies, des chansons, qui par leur forme et leur tournure d'esprit sont réellement du domaine de la littérature».
Bien avant Boulifa, Hanouteau avait publié Les chants populaires du Djurdjura. C'était en 1867. Boulifa ne manque pas de rappeler que ces poèmes kabyles anciens ne sont pas l'oeuvre de poètes lettrés. Ce qui fait que les formes des poèmes en question sont principalement rythmiques et musicaux surtout. L'absence de rime et de mesure dans certains textes n'enlève pas grand-chose à la valeur littéraire de ces strophes.
Pour réaliser son livre, on constate que Saïd Boulifa s'est beaucoup inspiré des ouvrages de Hanoteau qu'il cite plusieurs fois dans son analyse de la poésie kabyle.
A l'époque, les études sur la poésie kabyle étaient pratiquement inexistantes. Le livre de Boulifa sur la poésie kabyle présente donc les poèmes de Si Mohand qui lui avaient été communiqués par certains élèves du Cours normal et par des jeunes de l'époque, bien sûr, d'Adeni.
Il a fallu quatre ans pour que Boulifa puisse collationner et contrôler les textes avec tous ceux qui ont approché Si Mohand et qui l'ont intimement connu soit à Annaba (ancienne Bône), soit ailleurs.
Contrairement aux chercheurs dans le même domaine qui sont venus après, Boulifa a eu la chance et le privilège d'avoir été un contemporain de Si Mohand. Il a connu ce dernier. Il en a parlé: «Quelques-unes (pièces poétiques, Ndlr) que nous avons lues à l'auteur même, ont été déclarées par lui, absolument authentiques.»
Dans la deuxième partie de l'ouvrage de Boulifa, le lecteur peut trouver des poésies d'auteurs moins connus et qui sont tous d'Adeni ou des villages voisins: «Nous y avons même inséré toutes celles de Si Mohand, dont l'authenticité nous parait douteuse, par suite de quelques légères modifications faites par ceux qui nous les ont transmises.» Quant à la troisième et dernière partie, elle renferme quelques pétitions assez originales, selon Boulifa, et qui traitent de l'organisation sociale et économique de la Kabylie.
Après ce livre retentissant, Boulifa publie d'autres ouvrages dont: Manuscrits berbères du Maroc, Textes berbères en dialectes de l'Atlas marocain, L'inscription d'Ifigha, Nouveaux documents archéologiques découverts dans le Haut Sébaou, Nouvelle mission archéologique en Kabylie, Méthode de langue kabyle, cours de deuxième année, Le kanoun de la zaouïa de Sidi Mansour des Aït Djennad et Le Djurdjura à travers l'Histoire, depuis l'antiquité jusqu'à 1830. Ce dernier ouvrage est paru pour la première fois en 1925.

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 22:59

L'Expression

L'indomptable Kabylie risque fort de boycotter les législatives en Algérie

Dans la région de Kabylie, place-forte de l'opposition en Algérie, peu de personnes espèrent que le scrutin législatif de jeudi suscite un sursaut démocratique et les électeurs se font discrets.

« Je ne vais pas voter, c'est sûr », affirme Lamine, vendeur de climatiseurs à Tizi Ouzou, la capitale régionale de la Kabylie située au flan des hautes montagnes enneigées du Djurdjura, à une centaine de kilomètres à l'est d'Alger.

« Dans cette région du pays, je ne pense pas que la minorité de gens qui iront voter le crieront sur tous les toits », ajoute ce rouquin trapu de 29 ans.

Les Kabyles sont une importante communauté berbère non arabe, pas très enthousiasmés par l'expression « Printemps arabe », qui a déteint sur les manifestations déclenchées en Algérie dans la foulée de la révolution en Tunisie voisine l'an dernier.

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a présenté les élections du 10 mai comme une chance historique, mais nombre de Kabyles qualifient ses réformes pour répondre aux attentes d'une population frustrée de tour de vis de l'Etat sur le pays. Ils considèrent que boycotter le scrutin est leur seule option.

«Nous n'avons eu que les prémices d'une révolution l'an dernier, juge Ahcene Djema, un étudiant en droit de Kabylie. Elle a échoué à cause des manipulations et de la propagande de l'Etat (...) et parce que les Algériens en ont marre des violences », estime-t-il, se référant aux 200.000 morts de la décennie noire des années 90 après l'interruption du scrutin de 1991 qui promettait une victoire aux islamistes.

« Les étudiants sont majoritairement favorables au boycottage du scrutin. Quand un père ne peut pas nourrir sa famille, la situation est intenable », ajoute Djem, un militant convaincu d'une prochaine explosion en se référant à la cherté de la vie qui avait déjà provoqué des émeutes en janvier 2011.

L'un des deux principaux partis de Kabylie, le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD, 19 députés dans le parlement sortant), fait campagne pour le boycottage. Il n'est plus possible pour lui de faire confiance aux institutions algériennes.

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 21:15

Le Soir

 

Culture : BOUIRA
Le VIIIe Salon du livre et du multimédia amazighs à partir du 19 mai

 

 

Le Salon du livre et du multimédia amazighs sera finalement bel et bien organisé à Bouira, entre le 19 et le 23 mai prochains, qui va coïncider avec la Journée nationale de l’étudiant.
C’est ce que vient de confirmer le wali de Bouira ce jeudi, et qui rappelle que cette manifestation sera encore plus riche cette année avec l’introduction de projections de films amazighs. Ainsi, après cette décision, l’épisode de la délocalisation de ce Salon vers une autre destination est définitivement clos. Mieux encore, après la pétition engagée par un groupe d’intellectuels et autres écrivains d’expression amazighe en faveur du maintien de ce Salon au niveau de la wilaya de Bouira, la ministre de la Culture aurait, selon Ould Amar Tahar, l’un des initiateurs de cette pétition, pris la décision d’institutionnaliser ce Salon au niveau de la wilaya de Bouira pour lui offrir plus de moyens financiers afin qu’il soit plus riche et plus attrayant. Outre cette décision du ministère au niveau de la wilaya de Bouira qui a été quelque peu défaillante pendant les éditions précédentes, c’est le wali en personne qui aurait pris les choses en main alors que dans le passé, la manifestation était confiée au chef de cabinet.
Y. Y.

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 21:05

L'Expression

 

Signes et talismans

Par
Signes et talismans

Les oeuvres du peintre algérien, installé en Belgique, sont exposées jusqu'au 02 juin 2012 au niveau de la galerie Baya.

Paroles tissées et La terre est mon village est le nom de l'exposition de l'artiste- peintre, organisée depuis hier par la délégation Wallonie-Bruxelles et le Palais de la culture. Ces belles oeuvres de l'artiste-peintre algérien installé en Belgique, Hamsi Boubeker, sont exposées du 08 mai au 02 juin 2012 au Palais de la culture, galerie Baya.
Cette exposition qui rassemble une collection originale et inédite comportant plus de soixante oeuvres inspirées des motifs berbères de Kabylie, a été présentée pour la première fois, dans son ensemble, à Bruxelles, en janvier 2012. Fin 2005, Hamsi imagine une formule artistique toute différente, qu'il appellera plus tard Les Bannières, sorte de longues bandes de papier recouvertes de motifs décoratifs le plus souvent abstraits, réalisées sur des lés de papier spécial. Appelées oeuvres-talismans, les bannières donnent souvent aux spectateurs l'impression de se trouver devant une «écriture» mystérieuse, à la fois idéographique et pictographique. Ceci n'est pas un hasard: les motifs traditionnels dont l'oeuvre de Hamsi est nourrie, constituent, dans la culture kabyle, autant de signes que les femmes reproduisent sur les poteries, les tissages, les murs intérieurs de la maison.
Porteurs de messages superstitieux, ces signes ont pour enjeu commun d'attirer sur la femme, sur son couple et sa famille, les forces bénéfiques de la chance et du bonheur. S'ils ne forment pas une écriture au sens strict du terme, ils ne sont pas étrangers au langage verbal, chacun d'entre eux recélant une «parole» particulière. En les réinterprétant de façon toute personnelle et en inventant des motifs nouveaux, Hamsi semble donc vouloir multiplier à l'envi ces paroles bénéfiques, les tisser entre elles pour leur donner plus de force, chacune de ses bannières prenant ainsi, au-delà de sa portée esthétique, une fonction de talisman.
Les «bannières» de Hamsi ont une largeur approximative de 0,54 m pour une longueur de 2,20 m. Ce sont donc les premières de ses oeuvres à atteindre de telles dimensions. La Terre est mon village est pour sa part, une collection qui a été présentée pour la première fois au Centre culturel algérien à Paris, en juin 2009. L'exposition offre au public algérien l'occasion de découvrir, dans tout son éclat et toute sa diversité, le travail pictural et graphique de cet artiste atypique.
Une partie des oeuvres présentées sont de création récente. Il s'agit d'acryliques sur toile relevées à l'encre de Chine qui représentent, pour l'essentiel, des scènes villageoises et des travaux quotidiens et dont les titres sont éloquents: Le Grand souk, Voisinage, En Pleine cueillette, La Cuisine du jour (tableau quadripartite), Le grand repas (inspiré de Breughel), Les Femmes au jardin, Jour de fête (triptyque)... On y retrouve l'amour de l'artiste pour la lumière et les couleurs vives, pour le spectacle des femmes parées de bijoux, pour les images de foule, pour l'alternance constante entre le quotidien et le festif.
Après une longue période consacrée par l'artiste à la décoration de la station Lemonnier de métro bruxellois en 2008-2009 et au tournage d'un documentaire sur ce chantier, l'exposition présentée aujourd'hui offre au public algérien l'occasion de (re)découvrir dans tout son éclat et toute sa diversité le travail pictural et graphique de Hamsi. Les oeuvres présentées sont de création récente, une quinzaine d'entre elles n'ayant jamais été exposées auparavant. Figurent également dans l'exposition quelques images représentant des silhouettes de mains ornementées, réalisées à la gouache et à l'encre de Chine sur papier. Ces images ont fait l'objet de l'opération internationale Les Mains de l'Espoir, menée par Hamsi il y a quelques années en faveur de la paix et du rapprochement des cultures. Leur relation avec les tableaux récents est étroite.
Dans tous les cas, il s'agit de mettre en évidence ce qui unit les êtres humains, ce qui les rassemble et forme le socle de leur destinée commune.
Ce n'est donc pas un hasard si l'artiste ne représente pas la lutte ou la guerre: le seul temps, pour lui, est le temps de paix. Des explications bien détaillées qu'on doit à un dossier de presse des mieux documentés. Une exposition très intéressante à voir!

 

Liberte

BOUBEKER HAMSI PRÉSENTERA SON TRAVAIL DU 8 MAI AU 2 JUIN À ALGER

“à cette occasion seront exposées deux collections”

Par : Arezki Mokrane

Après des décennies de vie en Belgique, le seul peintre en vie décoré par le roi Albert II de la médaille des Chevaliers de l’Ordre de Léopold, exposera une partie de ses œuvres au Palais de la culture Moufdi-Zakaria d’Alger. Cette exposition qui réunit deux collections est organisée par le Palais de la culture et la délégation de Wallonie-Bruxelles à Alger.


Liberté : Vous allez, pour la première fois, exposer vos oeuvres au Palais de la culture Moufdi-Zakaria à Alger. Quel est votre sentiment à la veille d’une telle exposition ?

Boubeker Hamsi : J’ai l'immense plaisir de pouvoir présenter pour la première fois mes oeuvres et ainsi pouvoir recueillir les critiques des Algériens. Jusque-là, le public algérien m'a suivi via mon site internet ou par les articles de presse qui m'ont été consacrés. Ils suivent mon parcours avec reconnaissance, découvrent mes oeuvres via des photos. Au Palais de la culture, ils pourront non seulement découvrir l'artiste, mais aussi ses oeuvres.

Vos œuvres sont nombreuses et vos thèmes diversifiés (le travail pictural de veine “naïve”, les oeuvres autour du thème de la main ou celles des banderoles), qu’allez-vous présenter au juste pour cette exposition ?

À cette occasion seront exposées deux collections. La première est “Paroles tissées” : bannières inspirées des motifs de Kabylie, présentée pour la première fois à Bruxelles en janvier de cette année et qui se compose de 54 oeuvres. Quant à la deuxième collection, elle s’intitule “la Terre est mon village” : c’est de la peinture sur toile. Elle a été présentée pour la première fois au Centre culturel algérien à Paris en mai 2010 mais elle a été récemment complétée par de nouvelles oeuvres.

Avez-vous d'autres projets d'expositions en Algérie ?
Un projet d'exposition à Bejaia pour l'année prochaine, mais il faudra trouver un lieu et surtout les moyens techniques (cimaises, éclairages, vitrine..) pour pouvoir présenter une belle exposition.

À Bruxelles, vos oeuvres tapissent aussi la station de métro “Lemonnier”, avez-vous noué des contacts en vue d'une opération semblable avec les autorités algériennes ayant en charge le métro ?

À l'époque des responsables du métro d'Alger devaient être présents à Bruxelles pour découvrir mon travail à la station Lemonnier, mais aussi la société Polyvision qui s'est chargée de sérigraphier les Mains. Le voyage a été annulé 48 heures avant sans motif apparent. Je pense que je serais reçu par le P-DG du métro d'Alger pour avoir définitivement une réponse si oui ou non, on m'invitera à illustrer une station de métro à Alger. Cette rencontre se fera avec l'intervention de M. Benatallah, secrétaire d'État chargé de la Communauté à l’étranger, qui, à l’époque, était ambassadeur d'Algérie à Bruxelles et qui connaît bien mon travail.


A. M.

 

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 23:55

Liberte

 

Dimanche, 06 Mai 2012

PRATIQUES ANCESTRALES DANS LES AURES

Des métiers et des hommes

Par : Rachid Hamatou

Encore une fois, l’espoir vient du douar. Des métiers séculaires, qu’on a cru morts et disparus, semblent avoir trouvé refuge dans les zones les plus éparses, dans l’arrière-pays des Aurès. Ce n’est certainement pas par choix encore moins par confort, mais plutôt par nécessité, voire pour la survie.

Les habitants des zones rurales, pour moult raisons, n’ont pas abandonné des métiers dits archaïques qui semblent ne plus faire vivre : le faucheur (amjar), le laboureur (akraz), le semeur (amuzzi) et bien d’autres qui depuis une dizaine d’années semblent revenir, pour échapper à un trépas certain, surtout depuis que des artisans, des forgerons, des tisserands… ont repris du service. Aussi bien dans la vallée Ighzar à Melal à Oued Abdi ou encore dans la vallée de Belezma ou les hauteurs de Markunda, ces artisans ont fait de la résistance pour sauver, peut-être sans se rendre compte, un savoir-faire plurimillénaire et un moyen de création de richesse, qui s’est transmis de génération en génération dans les conditions les plus pénibles. à Sefiane (commune de N’gaous), la cueillette des olives se poursuit pour le deuxième mois consécutif. L’olive de table n’est plus disponible, par contre les oléiculteurs de la région viennent à peine de commencer la seconde récolte, celle des olives destinées au moulin à huile (huile d’olive) et la récolte est qualifiée d’excellente. Contrairement à l’olive de table, dont la quasi-totalité est vendue aux conserveries et autres fabriques installées à l’ouest du pays, l’olive destinée à la presse reste au pays. à Sefiane, mais aussi dans les petites agglomération (Tinibaouine, Boumagar, Texlent...) existent de modestes moulins à huile, dont deux sont traditionnels (moulin à sang actionné par des animaux, généralement des mulets). Ammi Zeghdoud est propriétaire de l’un d’eux. Abdallah Abdallah (dit Zeghdoud) fils de Belgacem ne se souvient pas avoir exercé un autre métier à part celui qu’il exerce aujourd’hui : propriétaire d’un moulin à sang. Il accompagnait et aidait son père quand il avait à peine 12 ans, dans ce même moulin ancestral, qu’il a hérité et jalousement protégé.
Aujourd’hui, il déclare avec une certaine fierté que la tribu des Aith Soltane, dont il fait partie, n’a pas pour habitude d’abandonner les métiers des ancêtres, car c’est un héritage dont il faut prendre soin. “Je reçois des clients des quatre coins des Aurès : M’sila, Barika, El-Madher, Tazqht, partout où poussent les oliviers, malgré qu’il existe des moulins plus rapides que le mien, les clients sont restés fidèles, car ils savent que la presse à force animale est meilleure, l’huile garde toute sa saveur, un vrai jus à boire”, affirme-t-il. Et d’ajouter que “cette année il y a une belle bonne récolte, aussi bien en quantité qu’en qualité, regardez comment les olives sont fermes et juteuses”.
Le moulin est un vrai lieu de convivialité, où règne une ambiance bon enfant, signe de satisfaction, aussi bien des producteurs que des exploitants et producteurs qui viennent suivre la presse de leur production d’olives, de visu, et aussi écouter comme des écoliers les conseils de l’oncle Zeghdoud, grand connaisseur, qui incite les jeunes oléiculteurs à soigner leur production. Zeghdoud témoigne : “à mon époque, tout était manuel, de la cueillette des olives à la presse d’huile, bien sûr le broyage se faisait par les bêtes, et je jure qu’il faisait beaucoup plus froid que maintenant. Même s’il n’y avait pas de grandes pannes, nous savions réparer sur place toutes les pièces. Je reconnais qu’aujourd’hui c’est plus difficile, et la mécanisation a facilité certaines choses et compliqué d’autres. Ce sont surtout les scourtins (sorte de panier rond et plat tressé en fibre de coco, ndlr) qui s’abîment à force d’être entassés, chargés et déchargés. Fort heureusement, je peux me les procurer en Kabylie, à Akbou.”


R H

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 23:50

El Watan

 

Festival de cinéma Vues d’Afrique de Montréal: La langue de Zahra remporte le prix du meilleur documentaire

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le 06.05.12 |

Le jury du festival international de cinéma Vues d’Afrique (Montréal) a décerné hier soir le prix du meilleur documentaire à La langue de Zahra, une production algéro-française réalisée par Fatima Sissani. Une très belle récompense au lendemain de la célébration du 32ème anniversaire du printemps berbère.

Le documentaire de 93 minutes a déjà été primé au Festival national du film amazigh (Tizi-Ouzou) en mars dernier. A Montréal, il était en compétition avec 11 autres documentaires dont le franco-tunsien Laïcité Inchallah de Nadia El Fani, tous produits en Afrique, en Europe et aux Etats-Unis

Le public a pu apprécier deux représentations de La langue de Zahra suivies de débats animés par le Centre amazigh de Montréal (www.amazigh-quebec.org).

La langue de Zahra relate l’attachement des femmes et des hommes de la première génération de l’émigration algérienne en France à leur langue, le kabyle. Fatima Sissani le raconte à travers l’expérience de sa propre mère.

 

Dans sa documentation, elle explique que « les Kabyles existent d’abord par la parole. Chaque geste, chaque instant de leur quotidien peut donner lieu à une langue de vers, de métaphores, de proverbes… Ne dit-on pas que dans ces contreforts montagneux dont ils sont les hôtes, la joute oratoire était un exercice courant ? Une réalité qu’on se représente mal lorsque l’on plonge dans la société de l’immigration où ces hommes et femmes, souvent analphabètes, sont relégués exclusivement au rang d’ouvriers et de femmes au foyer…On imagine alors mal les orateurs qu’ils deviennent lorsqu’ils retournent dans leur langue. ».

Le 28ème Festival de cinéma Vues d’Afrique de Montréal s’est tenu du 27 avril au 6 mai. Le jury de la sélection documentaire était composé de : Djemila Benhabib, Giovanni Princigalli et Gilles Tremblay.

 

 

 

Samir Ben
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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 23:50

El Watan

 

Festival de cinéma Vues d’Afrique de Montréal: La langue de Zahra remporte le prix du meilleur documentaire

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le 06.05.12 |

Le jury du festival international de cinéma Vues d’Afrique (Montréal) a décerné hier soir le prix du meilleur documentaire à La langue de Zahra, une production algéro-française réalisée par Fatima Sissani. Une très belle récompense au lendemain de la célébration du 32ème anniversaire du printemps berbère.

Le documentaire de 93 minutes a déjà été primé au Festival national du film amazigh (Tizi-Ouzou) en mars dernier. A Montréal, il était en compétition avec 11 autres documentaires dont le franco-tunsien Laïcité Inchallah de Nadia El Fani, tous produits en Afrique, en Europe et aux Etats-Unis

Le public a pu apprécier deux représentations de La langue de Zahra suivies de débats animés par le Centre amazigh de Montréal (www.amazigh-quebec.org).

La langue de Zahra relate l’attachement des femmes et des hommes de la première génération de l’émigration algérienne en France à leur langue, le kabyle. Fatima Sissani le raconte à travers l’expérience de sa propre mère.

 

Dans sa documentation, elle explique que « les Kabyles existent d’abord par la parole. Chaque geste, chaque instant de leur quotidien peut donner lieu à une langue de vers, de métaphores, de proverbes… Ne dit-on pas que dans ces contreforts montagneux dont ils sont les hôtes, la joute oratoire était un exercice courant ? Une réalité qu’on se représente mal lorsque l’on plonge dans la société de l’immigration où ces hommes et femmes, souvent analphabètes, sont relégués exclusivement au rang d’ouvriers et de femmes au foyer…On imagine alors mal les orateurs qu’ils deviennent lorsqu’ils retournent dans leur langue. ».

Le 28ème Festival de cinéma Vues d’Afrique de Montréal s’est tenu du 27 avril au 6 mai. Le jury de la sélection documentaire était composé de : Djemila Benhabib, Giovanni Princigalli et Gilles Tremblay.

 

 

 

Samir Ben
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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 23:42

DDK

 

Ililten : Nnan yeqres-d udrar

Par

Taddart At Aisa uyehya, deg tɣiwant n Yililten ,asun (Daïra) Iferḥunen , d tin yettidiren ussan-a deg ẓmik . D taddart i ɣef d teɣli twaɣit , imi d luluf n yiqenṭaren n uẓuliɣ id yegrarben seg udrar ɣef taddart .
Ussan-a awal igut ɣef wayen yeḍran deg taddart-a . Yal wa d acu id-yewwi d tamacahut almi I yedwayen is-yenna deg yiwet gar tezlatin-is , Lwennas Matub (Ad yettwarḥem) : nnan yeqres-d udrar nekkini ur ḥḍireɣ ara. S tidet am waken yeqres-d udrar, imi aman id isubben seg udrar hubben ɣef yiwet n tikkelt glan-d s luluf n yiqenṭtaren ne wakal , wid id iqelεen akk isekla (ṭjur) d yeblaḍen id ufan sdat sen.
Lḥemla-a teɣleb tin n Bab Lwed . D acu kan iḥun Rebbi ur d tegli ara s lexṣara ama s txeṣṣar n yimdanen ama s tin n yixxamen.
Akken id-ḥkan imezdaɣ n taddart At Aisa Uyeḥya , d aman I yennejmaεen ddaw wakal , deg udrar id yeffɣen s yin hubben-d d akessar u glan s wakal akken kra n wayen ufan sdat-sen.
Aya yessaweḍ imḍebren n tɣiwant akken ad sutren deg yimezdaɣ ad fɣen akk seg yixxamen nsen , Imezdaɣ d wid ur urnurǧa rray n yimḍebren imi uɣalen akk ɣer yixxamen nsen iqdimen I ǧǧan acḥal n yiseggasen aya.
Axeṣṣar-a yebda seg wass n 29 deg yebrir yezrin , maca ass n amhad (lexmis) segmi yeṭerḍeq udrar , iban-d yiwen uxjiḍ yesεan azal 265 lmitrat deg tehri ( akken id-nnan imezdaɣ it-iwalan) . Dayen yessawḍen imḍebren n lwilaya ad asen ɣer taddart-a akken ad walin d acu-t uxeṣṣar-a. Ula d imusnawen n wakal usan-d seg Buzreεa ad ɣren ɣef waya. Akken id mmeslayen imezdaɣ n taddart-a akked uselway n tiɣiwant Nat Yililten , aya yekkan-d seg waṭas n waman I yewwten deg tegrest yezrin , nejmaεen waman-a s waṭas ur wwiḍen ara ad fɣen neɣ ad lḥun ddaw tmurt , ihi fegḍen -–d berra n tmurt .
Azuliɣ d waman id-iṣubben sed udrar tama n uẓru n Ṭhur , εeddan deg tlemmast n taddart , reglen ula d tiqinṭert , ayaen yessawḍen ɣer unegzum n ubrid yessufuɣen ɣer tizi n yicellaḍen . D acu kan , imi timacinin timeqranin la xeddment akken ad ssarḥent tiqinṭert-nni I reglen yeblaḍen d yisekla akked wayen akk is-id-glan waman d uzuliɣ id iṣubben seg udrar ; ma tserreḥ tqinṭert-a , ayen akk is d yegla wasif uzuliɣ d waman ad iεeddi , abrid ad iserreḥ. Ayen yessefraḥen d imezdaɣ n taddart-a I yedduklen qublen tawaɣit-a , ussan-a iban-d wazal n tuddsa n tmetti , tuddsa n taddart , azal yesεa usqamu n taddart deg tizi n ddiq imi d nutni I yattadden ussan-a , ttεassan akken tawaɣit-a ur tettḥaz ara imezdaɣ nsen akked yixxamen.
£er tama n yimḍebren n tɣiwant n yililten , ibedd-d uselway d yimḍebren n tɣiwant Iferḥunen akked win At Bu Yusef . “ Ma d imḍebren aεlayanen n tmurt , lhan-d d lḥemla l intixabiya , ussan ideg lḥemla n waman d uzuliɣ qr(ib snegren taddart at Aisa Uyaḥya “ id yenna yiwen umezdaɣ n taddart-a .

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  • : Un des objectifs est de reconstituer la grande confédération qui regroupait les 14 aarchs des Iflisen Umellil avant la colonisation française. Le but est de rétablir les liens interrompus et de promouvoir la solidarité inter-arche. Nous visons également à consolider les liens entre la diaspora et leur région d'origine. Réecrire l'histoire des Iflisen et préserver leur patrimoine matériel et immatériel .
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