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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 21:41

El watan

 

L’observation des oiseaux peut contribuer à l’envol du tourisme

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le 18.05.12 |

Un atelier de deux jours sur le développement de l’écotourisme au Parc national de Taza (Jijel) les 15 et 16 mai, l’ouverture avant-hier à Alger du 13e Sitev (Salon du tourisme) et la célébration les 12 et 13 mai de la Journée mondiale des oiseaux migrateurs organisée par la CMS (convention de Berlin sur les oiseaux migrateurs) et l’Accord sur la conservation des oiseaux d’eau migrateurs d’Afrique-Eurasie (AEWA), deux traités intergouvernementaux du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) auxquels l’Algérie a souscrit. Trois événements qui placent les oiseaux au cœur d’un développement d’un tourisme culturel, de qualité, enrichissant, écologique, durable et rentable. En 2011, le service de la faune et de la pêche des USA a annoncé le chiffre de 32 milliards de dollars engrangés par les observateurs d’oiseaux uniquement aux Etats-Unis.

En écosse, la célèbre Royal Society of the Protection of the Birds (RSPB) a déclaré que les touristes qui souhaitaient voir des Pygargues à queue blanche (vautours qui étaient présents en grand nombre en Algérie) dépensaient jusqu’à 12 millions de dollars rien qu’à Mull, l’une des îles Hébrides à l’ouest du pays et beaucoup moins grande que le Parc national d’El Kala célèbre pour l’exceptionnelle richesse de son avifaune, surtout les oiseaux d’eau migrateurs. Les Babors, au nord de Sétif, et la forêt du Gerrouche, dans le PN de Taza, abritent la sitelle kabyle, une espèce unique, endémiques que tous les «birders» ou «twitchers» du monde rêvent de voir et de cocher sur leur carnet. Beaucoup de touristes et observateurs de la nature ont tenté l’expérience en Algérie. Ils ont été éblouis par les paysages et les espèces encore visibles, mais terriblement déçus par les conditions d’accueil bien que la plupart ne soient pas très exigeants.

Retirer sa paire de jumelles personnelle à un observateur qui descend de l’avion avec plein de rêves dans la tête, c’est un coup de poignard dont il racontera les détails à son retour et les professionnels savent que le bouche-à-oreille est mille fois plus efficace que la meilleure des publicités. L’Algérie a encore des atouts considérables. Des centaines de zones humides encore inexplorées et des massifs forestiers qui ont miraculeusement échappé à la destruction totale, mais dangereusement menacés pas une toile d’infrastructures, surtout routières, qui s’étend sans discernement, au gré des marchés publics qu’elle génère et de leurs substantiels revenus. L’exemple le plus marquant est celui de l’autoroute Est-Ouest qui a traversé les zones humides et les forêts du Parc national d’El Kala.

Le tourisme de découverte, le tourisme vert, le tourisme responsable ou encore l’écotourisme, ne sont pas une mode. C’est un art de vivre et une économie en pleine expansion qui ne s’accommode pas de discours creux des grandes messes. En Algérie, pour lui donner ses chances ou du moins les préserver pour les générations futures, il suffirait d’appliquer pour tous et sans exclusive la loi, toute la loi et rien que la loi.

Slim Sadki
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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 21:37

 

 

Festival de la chanson du patrimoine à Souk Ahras

Des rythmes et des paroles millénaires

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le 21.05.12 |

 La population a été fascinée par l’Ahallil de Adrar.
zoom | © D. R.
 

Taghaste a vécu quelques moments de bonheur avec les mille et une facettes du chant et de la danse bien de chez-nous.

La salle Tahri Miloud a abrité, du 18 au 20 du mois en cours, un festival local de la chanson du patrimoine qui a vu la participation à titre honorifique de plusieurs wilayas du pays. C’est surtout celle des Ahallil d’Adrar qui a réussi son coup d’éclat devant un public avide de découverte et de rythmes du terroir de notre grand Sud. Treize voix généreuses, une présence sur scène, des paroles prononcées dans une confusion qui sied parfaitement aux chanteurs et c’est la grande joie donnée aux invités par cette musique transcendante que l’on dit proche des rythmes millénaires que prononçaient les premiers habitants de cette terre d’Algérie qui n’a jamais connu de vacuité.

La même impression a été laissée par la troupe musicale de N’gaous dont les membres, vêtus rigoureusement de tenues traditionnelles ont charmé hommes, femmes et enfants présents à ce festival, avant de prononcer mot. Quelques secondes après, gasba, bendir et chants ont tout dit sur la fierté des chaouia, l’attachement au pays, la finesse et le tact de ceux qui savent marquer avec verbe et musique heurts et malheurs d’une nation, les peripéties d’une histoire d’amour désuète... Les Aissaoua, venus de Annaba, Constantine et plusieurs autres régions, ont chanté en choeur les vertus de l’Islam et la portée universelle de son message par le biais du Prophète (QQSSL), le tout dans un climat de fête et de joie.

Et c’est encore un démenti cinglant à tous ceux qui n’en conçoivent qu’une littérature macabre et des humeurs ne pouvant pencher que vers le sombre. C’est pour dire à tout ceux-là que les troupes accompagnées de musiciens profanes, de plasticiens, d’intellectuels et de citoyens lambdas, ont marché dans les rues de Souk Ahras pour annoncer l’ouverture et la clôture du festival. Encore une sortie réussie à mettre sur le compte de la direction de la culture.

Abderrahmane Djafri
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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 23:08

ddk

 

 

Par Zira |

Amur-nneɣ d asayes !

Ar ass-a tceggeḍ-aɣ tidet yeffren, yettazzalen di tregwa n umezruy-nneɣ am uzaylal iɛeddan fell-aɣ d nekni nettwali, ɣef yelmeẓyen yettwaɣedmen d imecṭaḥ s ifassen n yeɛdawen n tudert. Yal imi ara yernu useggas ɣer 2001, yettruḥ nnefṣ di ṣṣura-nneɣ, amek akken ɣaben gar Yiḍ d Wass, am zun ur d-lulen ara, am zun ur ddiren ara, am zun ur smiden ara 19 n iseggasen imiren, am zun ur wwin ara asirem d aɛwin am tezyiwin-nnsen, ad idiren, ad d-awin Lbak, ad ferḥen ak imawlan-nnsen, ad ḥemmlen, ad qqimen akken si leɛḍil ar ttɛeddi zzedwa n rrṣaṣ, neɣ akka a tamdakelt n temẓi-s?! Limer tidet d awal kan, tili ad tazzel deg yimawen-nneɣ meẓẓi meqqar ɣef wid-nni yezzenzen ileqqaqen, ɣef wid-nni yezzewren tarṣaṣt uqbel tudert, ɣef wid-nni i ɣ-yeḍlan ammus ur nettirid, tthabin tidet ula di tnebdar…Lukan kan ad teqqed tasa-nnsen akken qqden tisiswa n leḥbab, n imawlan d imeɣnasen n tilelliyin…Yiwen wass, ilmeẓyen n yiḍelli, d irgazen n wass-a, wid-nni i iḥedren i terṣaṣt imi tɛedda deg uqerruy n watmaten-nnsen, Yiwen wass ad dlun fell-as, ad arun amezruy akken ur iseffeḍ, ad t-arun akken ara yidir !

 

Zira

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 23:05

DDK

 

Par Dalila I. | Il ya 3 heures 20 minutes | 18 lecture(s)

M’kira : 18 imelyaren n ssantim i tɣiwant

 

Taɣiwant n M’kira tesfaydi-d taggara-a s yiwet n tedrimt n lqidar n 18 imelyaren n ssantim deg wahil n (PPDRI). Tadrimt-a d tin ara yettuserfen deg kra n yisenfaren n uwenneɛ n liḥala n tudrin d tudert n yimezdaɣ, gar-asen tulya n yiberdan, asufeɣ n waman ur nezdig ara d usekcem n waman n tissit ɣer kra n tudrin. Si tama nniḍen, 19 n yifellaḥen n i d- yesfaydin s 228 n waxfiwen. Yettunefk ad nerr lwelha belli isenfaren icuban wi, mebla ccekk, d wid ara yessifsen acemma taɛkemt ɣef yimezdaɣ yettidiren liḥala iweɛren, almi wwḍen ttefɣen ɣer yiberdan iwakken ad ssutren afus n tallelt d wahilen n unegmu.

 

Dalila I.

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 22:59

L'Expression

 

HASNAOUI AMECTUH

Un authentique héritier de Cheikh El Hasnaoui

Par
Un authentique héritier de Cheikh El Hasnaoui

A l'occasion de l'hommage rendu à Hasnaoui Amectuh, jeudi et vendredi derniers à la Maison de la culture de Tizi Ouzou, Abdennour Abdesslam évoque pour les lecteurs de L'Expression, des pans importants de la vie et du parcours de cet artiste.

De son vrai nom Aït Ramdane Madjid, Lhesnawi Amectuh est né le 17 mars 1953 à Zaknoun dans le Arch des Ouacifs où il fit ses études primaires avant de rejoindre son grand-père à Draâ El Mizan où il côtoya l'école des Pères blancs. Il suivra son père à la Casbah d'Alger quelques années après. Le monde scolaire n'était pas son milieu naturel. Il suivra une formation de tailleur et devient un maître en la matière avant de se lancer dans les méandres de l'art en général.
Dans les années soixante-dix, il fait partie de la troupe de la Jfln où il réussira à imposer l'activité théâtrale dans sa langue maternelle de Kabylie. Imprégné du maître incontesté Chikh El Hesnaoui ou Chikh Ahesnaw, Madjid enregistrera en 1976 son premier 45 tours chez l'incontournable producteur et assistant feu Mahboub Bati. Il reprendra deux des chansons célèbres du maître: «Montparnasse et Zahiya».
En 1979, il fit une rencontre exceptionnelle avec un tenancier d'une brasserie dans le XXe arrondissement de Paris en la personne de Dda Ferhat originaire de Aïn El Hemmam, alors ami fidèle de Chikh El Hesnaoui. C'est lui qui l'introduira auprès du chikh en 1979.
Madjid rencontrera pour la première fois de sa vie cheikh El Hasnaoui à Nice. De savoir qu'il a été repris par le jeune Madjid, cheikh El Hasnaoui s'exclama en disant: «Ainsi donc, je ne suis pas oublié ni mort?» Ce à quoi, Madjid lui répliquera qu'il est considéré au pays comme le Cardinal de la chanson kabyle. Après un long moment, silencieux, le cheikh écoute avec satisfaction la reprise que Madjid avait enregistrée.
Il se reconnut et encouragea son jeune fils spirituel à aller encore de l'avant. C'est ainsi qu'émergera El Hesnaoui Amectuh. Notons que Chikh El Hesnaoui n'avait plus enregistré en Algérie ses disques dont le dernier remonte à 1936, date à laquelle il quittera à jamais son pays natal. Mais, il bousculera les règles établies de la notoriété artistique.
Ainsi, Rebouh H. écrivait dans un journal algérien: «Chikh El Hesnaoui n'est pas un artiste confiné dans une contrée close, il s'est surpassé et a surpassé les absurdes frontières... et dont le mythe restera encore à ce jour non élucidé.» En 2009, El Hesnaoui Amectuh se produira au Canada «précisément à Montréal au collège Notre-Dame sous le thème «Exil et Musique» où il rendra un vibrant hommage à son maître à l'occasion du Festival culturel nord-africain organisé par la même ville.
Madjid récidive à l'Institut du Monde arabe, au Cabaret sauvage et à bien d'autres représentations artistiques au pays comme à l'étranger. La capacité d'imitation de la très technique vocalité du grand maître est à elle seule une réussite artistique.
Madjid composera également plusieurs chansons de sa propre création qui traitent de l'actualité des événements qu'il est un des rares à décrire avec un verbe ciselé, franc et sans aucun détour ni hésitation. Aït Ramdane Madjid est considéré comme l'authentique héritier de son maître.
Bien d'autres également n'ont pas démérité en s'essayant au style particulier du cheikh. Son rêve c'est d'aller en pèlerinage à l'Ile de la Réunion où repose à jamais le grand cheikh El Hasnaoui que Madjid nous rend encore plus présent.

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 00:38

L'Expression

 

EXPO PHOTO AU BASTION 23

Le patrimoine des Aurès vu par les enfants de Batna

Par
Zoom sur des traditions d'antanZoom sur des traditions d'antan

Sous le slogan «Ton oeil sur ton patrimoine», plus de 100 élèves de différents établissements scolaires participent à cette manifestation artistique.

A l'occasion du patrimoine (du 18 avril au 18 mai), le Centre des arts et de la culture du Bastion 23 abrite sur les deux niveaux de son espace, depuis samedi dernier, une exposition de 136 photographies sur le patrimoine des Aurès prises par des enfants de la région. Ouverte samedi au Bastion 23 (Alger) sous le slogan «Ton oeil surton patrimoine». Plus de 100 élèves de différents établissements scolaires participent à cette manifestation artistique organisée par l'Association «Amis de Medghassen» en collaboration avec la direction de la culture de la wilaya et du ministère de la Culture. Les photographies exposées ont été sélectionnées à la faveur d'un concours de photographies consacrées au patrimoine des Aurès lancé en mars dernier à Batna dans le cadre de la célébration du Mois du patrimoine. 1.800 appareils photographiques jetables ont été remis à des écoliers, âgés entre 12 et 14 ans, dans l'ensemble des 61 communes de la wilaya. Les photos sélectionnées ont été agrandies et exposées lors d'une exposition locale qui a débuté le 21 avril dernier et s'est étalée sur 15 jours avant d'être exposées à Alger. C'est le patrimoine dans toutes ses déclinaisons qui a été choisi comme thème à interpréter selon le regard des jeunes participants. Aussi, une grande liberté au traitement leur a été laissée. Aussi, à travers ces photos ont été traduits le patrimoine matériel, son architecture, ses parcs culturels, les sites archéologiques et biens culturels mobiliers. Mais aussi, le patrimoine immatériel à travers ses traditions et expressions orales, pratiques sociales et fêtes, les arts du spectacle, comme le chant accompagné de musique, de cavaleries et danse, et baroud, et enfin le savoir-faire liés à l'artisanat traditionnel. Les photos exposées mettent ainsi en valeur l'architecture locale, l'artisanat, l'habillement et les mets traditionnels de la région des Aurès, ainsi que les paysages naturels et les sites historiques de la région. Azzedine Gerfi, président de l'association et initiateur de ce projet, nous a confié tout l'importance de cette exposition qui vise à sensibiliser les gens et partant de nos jeunes gens, à la sauvegarde et préservation de notre patrimoine. «L'idée était de produire un document didactique en expliquant le patrimoine aux enfants sur les 60 communes que Batna et par le biais des bibliothèques communales et des maisons de jeunes, on les a soumis après à un test pour savoir ce qu'ils ont compris du patrimoine.» Par la suite nous avons choisi 30 enfants de chaque commune, on leur a donné un appareil jetable gratuitement et on leur demandé d'exprimer leur compréhension vis-vis du patrimoine. Et là, chacun a donné sa vision des choses. Au final nous avons récolté 35.000 photos (des enfants), lesquelles ont été soumises à un jury local. Une première sélection a permis d'en déterminer 1000 puis en deuxième ressort, nous avons établi une autre sélection en impliquant des photographes professionnels qui ont fait sortir les 136 photos qui sont discernables ici. L'exposition a été inaugurée à Batna à l'occasion du Mois du patrimoine le 21 avril. Et le 04 mai, on a constitué un jury afin de remettre des prix aux 6 lauréats parce qu'il y a six facettes du patrimoine qui sont représentées.» Pour ce jeune adolescent de 14 ans, chargé de la vulgarisation des photos et responsable des trois rayons à savoir archéologie, paysages naturels et arts du spectacle, ces photos servent à rappeler à nos jeunes l'importance de la sauvegarde du patrimoine. «Cette exposition s'adresse aussi à nous, en particulier afin de connaître le mode de vie de nos ancêtres et ne pas l'oublier, savoir aussi comment s'entretenir avec. Car le patrimoine est riche et divisé en plusieurs strates, entre ruines romaines notamment, le style de vie au quotidien et habitat traditionnel... Cette exposition permet ainsi d'en savoir plus sur les moines utilisés à l'époque dans la construction d'un habitat. Ces photos sont entre autres de bons documents de recherche dans ce sens...» nous a déclaré Amrani Mohamed Nadji, disponible pour répondre à toutes vos questions.

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 21:30

Liberte

 

 

Lundi, 14 Mai 2012

Son spectacle a mobilisé la communauté algérienne

Quand Takfarinas enflamme la scène montréalaise

Par : YAHIA ARKAT

La Coordination canadienne pour tamazight a décerné un cadeau symbolique à Takfarinas pour tout ce qu'il a fait pour la chanson amazighe moderne. Très ému, Tak a dit qu'il s'agit là de l'un de ses meilleurs cadeaux. Un burnous lui a été aussi offert.

Sur scène, il est accueilli avec des youyous et des slogans revendicatifs : “Imazighen !” Avec son mandole à deux manches, Takfarinas entame son concert avec l'une de ses anciennes chansons, Mazal d Imazighen. Très vite, la complicité s'installe entre lui et son public, venu nombreux au centre sportif Marie-Victorin de Montréal.
Ce qui peut procurer des motifs de satisfaction à l'organisateur Mouloud Kacher de NCP (Nomads culture production), lui qui appréhendait ce rendez-vous, d'autant plus qu'un appel au boycott allait être diffusé à Montréal par des membres de la communauté kabyle que l'appel de Tak au vote du 10 mai a plus que choqués. Mais l'explication faite, auparavant, via une vidéo mise en ligne sur Youtube a quelque peu atténué la colère des fans de l'artiste. “Vive l'Algérie et vive tamazight”, s'exclame Takfarinas au début de son spectacle, sous un tonnerre d'applaudissements. Commence alors une série de chansons de son cru. Et l'une d'elles, Way Telha, un titre, qui l'a lancé en 1986, a poussé la nombreuse assistance, des familles pour la plupart, à exécuter des pas de danse endiablés.
Takfarinas alterne entre chansons rythmées et celles dont le contenu est à caractère revendicatif. L'hommage qu'il a rendu à Matoub au lendemain de son assassinat a ému l'assistance. Ce qui a poussé le chanteur à improviser un petit speech au cours duquel il a invité le public à observer une minute de silence à la mémoire de tous les martyrs d'hier et d'aujourd'hui. Il dit tout son engagement pour que tamazight soit reconnue comme langue officielle dans le pays de Mammeri mais aussi dans toute l'Afrique du Nord. Aussitôt, l'emblème national est déployé au milieu de la foule et des youyous stridents fusent par intermittence. Takfarinas reprend en chœur avec le public un chef-d'œuvre de Matoub, chanté depuis plus de 30 ans. Ay Adrar ger idurar rappelle justement le combat mené par des générations de militants pour tamazight. Ensuite viennent les titres-phares de sa carrière : Yuwwa remman, Zaâma zaâma, Aâssas n zher-iw, etc. Et à chaque fois, le public s'enflamme.
On décompresse. On se défoule. Virtuose du chaâbi qu'il est, Tak a repris l'un de ses succès inoubliables, Qqimet yidi. La Coordination canadienne pour tamazight a décerné un cadeau symbolique à Takfarinas pour tout ce qu'il a fait pour la chanson amazighe moderne. Très ému, Tak a dit qu'il s'agit là de l'un de ses meilleurs cadeaux. Un burnous lui a été aussi offert.
“Je veux chanter
dans mon pays”
Abordé à la fin de son concert, Takfarinas qui est habitué de la scène montréalaise, puisque il s'est produit plus de cinq fois, s'est dit satisfait de l'accueil chaleureux que le public lui a réservé. L'artiste a une envie folle de se produire en Algérie. Cela fait 12 ans qu'il se démène pour s'offrir la scène algérienne.
En vain. Mais il garde espoir. “On espère se produire en Algérie”, dit-il. Questionné sur sa sortie polémique au sujet du vote, Tak dit assumer son geste. “Je suis citoyen civilisé. J'ai dit que celui qui vote, c'est un devoir ; celui qui ne vote pas, c'est son droit. Moi, je sais qu'on est dans une situation très difficile, c'est pour cela que j'ai lancé cet appel”, tente-il d'expliquer.
Notre interlocuteur ne manque pas de préciser que sa sortie n'a pas été monnayée. “On a dit qu'on m'a donné des chèques, sachez que c'est faux ; on ne m'a rien donné”, soutient encore le chanteur. Concernant les nouveautés, l'artiste ne veut pas se presser.
Et puis, maintenant Internet risque de bousiller la création musicale. “Il faut qu'on trouve des solutions. Avec Internet, la musique est devenue téléchargeable. C'est une catastrophe pour les artistes”, déplore-t-il, avant de déborder sur le statut de l'artiste en Algérie.
Pour lui, le fait que le pays ait adopté les droits voisins depuis dix ans est un pas en avant dans la protection de la création artistique, même si on a mis 40 ans à le faire. Takfarinas a qualifié le parcours de la musique kabyle sur la scène internationale d'honorable. “La musique, quand elle est bien faite, devient la langue du monde”, conclut-il.


Y. A

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 21:21

 

 

L'Expression

AU 30E ANNIVERSAIRE DE LA DISPARITION DE SEDDIK BENYAHIA

Lakhdar Brahimi et Dembri se souviennent de l'homme

Par
Il a défendu la souveraineté politique et économique nationaleIl a défendu la souveraineté politique et économique nationale

L'ancien ministre a débuté son militantisme au sein de l'Ugema et a eu un rôle diplomatique capital dans l'évolution du pays après la Révolution.

Une conférence a été animée hier au forum El Moudjahid sur la vie de Mohamed Seddik Benyahia. On a relevé la présence de Lakhdar Brahimi et Mohamed Salah Dembri, ex-ministres des Affaires étrangères, compagnon du défunt, Salah Benkobi, compagnon et militant aux côtés du défunt, les ambassadeurs d'Irak, d'Iran et de Palestine et le ministre de la Communication, Nacer Mehal. Ils sont venus partager des moments douloureux avec la famille du défunt et témoigner de toute l'importance et de la dimension politique et diplomatique de l'inoubliable Seddik Benyahia. S'exprimant à l'occasion de la célébration du 30e anniversaire de sa disparition tragique en 1982, Lakhdar Brahimi souligne que le défunt «Mohamed Seddik Benyahia, acteur et militant engagé dans l'organisation de l'Ugema, a eu un rôle diplomatique et politique capital dans l'évolution du pays durant et après la Révolution algérienne sur tous le plans». La salle du centre de presse El Moudjahid à Alger, était archicomble. La dimension intellectuelle, morale et politique de l'homme a influé sur les étudiants français et occidentaux au point de soutenir la cause nationale.
Mohamed Seddik Benyahia et Amara Rachid ont été les premières personnes à se réunir pour préparer la grève des étudiants en 1955/1956.
Mohamed Salah Dembri, un autre ténor de la diplomatie algérienne a fait une intervention. «Il faut dépasser les divergences interpersonnelles et penser à l'intérêt du pays», dit-il.
Evoquant la mémoire du défunt, le conférencier dira que Mohamed Seddik Benyahia a défendu la souveraineté politique et économique nationale.
Benyahia a défendu le droit des peuples et la souveraineté énergétique et alimentaire depuis les années 1970. L'Algérie est souveraine sur le plan énergétique, mais pas sur le plan alimentaire jusqu'à présent. «Pour pouvoir s'imposer sur le plan international, il faut assurer sa souveraineté sur tous les plans», rappelle-t-il. La politique sécuritaire au Sahel pour la stabilité de la région, a été abordée depuis les années 1970. Mais faute de continuité des efforts qui ont été engagés dans ce sens, «c'est toute la région qui est menacée en l'état actuel des choses». «C'est dans l'esprit critique qu'on avance et non pas dans l'allégeance qui conduit à l'incompétence», dira Mohamed Salah Dembri.
Diplomate très respecté à l'ONU et à l'échelle internationale, le défunt Seddik Benyahia a été invité par Saddam Hussein, président de l'Irak, à étudier une solution à la guerre qui l'oppose contre l'Iran. Mohammed Seddik Benyahia décède en pleine mission de paix, le 3 mai 1982 dans un crash d'avion. Il était avec une délégation composée de 15 cadres, ainsi que Mouloud Ait Kaci, journaliste à l'APS.

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 20:45

el watan

 

 

Marathon de Prague : Souad Aït Salem réalise les minima pour les JO de Londres

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le 13.05.12 | 18h55

Marathon de Prague : Souad Aït Salem réalise les minima pour les JO de Londres

Pour sa première sortie internationale de la saison, l’athlète Souad Aït Salem s’est illustrée, dimanche, au marathon international de Prague en finissant 4e dans l’excellent temps de 2h 27’ 21.

 

Un chrono synonyme de minima de participation aux prochains Jeux olympiques de Londres 2012. Aït Salem, absente sur la scène mondiale depuis sa brillante 9e place (2h 28’29) enregistrée aux JO de Pékin 2008, a signé un grand retour.

En Tchéquie, Aït Salem a mis à profit le rythme élevé de la victorieuse kényane Agnes Jepkemboi Kiprop 2h 25’ 41, pour frôler son propre record d’Algérie qui est de 2 h 25’ 08 (8 mars 2007 à Rome).

Souad Aït Salem détient aussi plusieurs records nationaux entre autres du semi-marathon (1h 09’15’’), du 20 km (1h 06’11’’), 15 km (49’13) 10.000 mètres (32’13).

Souad Aït Salem, meilleure spécialiste algérienne des longues distances de tous les temps, va participer à ses 3es JO après ceux d’Athènes 2004 (sur 5000 m), et de Pékin 2008. A signaler pour l’heure, seule Aït Salem a réalisé les minima pour les JO de Londres.

Chafik Boukabes
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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 00:29

 

 

Actualités : LE BONJOUR DU «SOIR»
70% des Algériens ont rejeté les partis !

 

 

Par Maamar Farah
En tenant compte des bulletins nuls (à étudier par les psychologues : cette photo de Kadhafi glissée dans l’urne par beaucoup d’Algériens ?!), le nombre des votes exprimés est de 7 millions !
En faisant une opération simple, cela représenterait 30% du corps électoral. Autrement dit, 70% des Algériens ont rejeté les législatives et leurs partis, soit en s’abstenant de voter, soit en glissant un bulletin nul ! Il n’y a vraiment pas de quoi pavoiser d’autant plus que les grands changements promis, les réformes profondes, les signes d’un printemps algérien spécifique vont se traduire par le… retour de M. Belkhadem à la tête du gouvernement ! En attendant, bien sûr, que M. Ouyahia lui succède ! Les regards vont se tourner désormais vers les redresseurs et les opposants à l’actuel SG du FLN. Encore une fois, un éventuel changement ne viendra pas des urnes, mais des coulisses. C’est une tradition bien algérienne…
maamarfarah20@yahoo.fr
«Démocratie est le nom que nous donnons au peuple chaque fois que nous avons besoin de lui.»
(Robert de Flers)

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  • : La confédération des Iflisen Umellil
  • : Un des objectifs est de reconstituer la grande confédération qui regroupait les 14 aarchs des Iflisen Umellil avant la colonisation française. Le but est de rétablir les liens interrompus et de promouvoir la solidarité inter-arche. Nous visons également à consolider les liens entre la diaspora et leur région d'origine. Réecrire l'histoire des Iflisen et préserver leur patrimoine matériel et immatériel .
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