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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 21:26

el watan 21 août

Une foire villageoise dédiée aux produits du terroir

La figue célébrée à Lemsella (Illoula)

Une foire villageoise dédiée aux produits du terroir

Les contraintes socioéconomiques imposées par les mutations multiformes que traverse le pays ces dernières années incitent de plus en plus les villages de Kabylie à la mise en valeur des richesses locales.



Après Maâtkas, Ath Hichem, Ath Yenni et Larbaâ Nath Irathen qui sont baptisés respectivement capitales de la poterie, du tapis, du bijou et de la cerise, c’est au tour du village Lemsella, dans la commune d’Illoula Oumalou, de s’ériger en « Mecque » de la figue. La semaine dernière, ce village perché à plus de 1000 m d’altitude dans les tréfonds du Djurdjura, à plus de 70 km à l’est de la wilaya de Tizi Ouzou, a abrité la troisième édition de la fête de la figue qui a été une occasion pour faire sortir la région de son isolement mais aussi pour sensibiliser les populations locales à renouer avec la culture ancestrale de ce produit du terroir par excellence. Pendant quatre jours, du dimanche à mercredi, plusieurs activités ont eu lieu à Lemssela à l’occasion de cette manifestation organisée par l’association Tighilt et le comité du village avec le concours des autorités locales. Plusieurs opérateurs économiques travaillant dans le circuit de l’artisanat et des produits du terroir ont été ainsi au rendez-vous à travers l’exposition de leurs produits, à l’instar de la Maison Kemiche de Béjaïa, connue pour être la première entreprise locale à enclencher le processus d’industrialisation de l’huile d’olive en Algérie via sa marque Ifri Olive. Il y a eu aussi l’huilerie industrielle Ouiza d’Ifigha qui excelle également dans la modernisation de la production de l’huile d’olive et l’huilerie traditionnelle Bouatba de Souamaa réputée pour son attachement aux procédés anciens de la production de l’huile d’olive. Un exploitant apicole, en l’occurrence M. Guechida Hacene, ingénieur agronome de Larbaâ Nath Irathen, a saisi cet événement pour faire une démonstration des vertus du miel de transhumance dont il a fait son créneau et plusieurs autres stands ont été réservés aux artisans de la région.

Des conférenciers comme l’anthropologue Yacine Si Ahmed ou Ali Sayad, dans leurs interventions ont évoqué la nécessité d’aller vers la promotion des patrimoines matériels et immatériels locaux afin d’aller vers le tourisme de montagne. « Il ne faut pas focaliser sur le littoral uniquement dès qu’il s’agit du tourisme. Il y a aussi le tourisme rural dont la région renferme un énorme potentiel mais son développement passe par la promotion des produits du terroir et du patrimoine », dira Yacine Si Ahmed. Pour l’association Tighilt, selon son président, M. Kamel Meziache, en instaurant cette manifestation, Lemsella escompte réhabiliter la culture de la figue qui fit jadis la réputation de la région. Pour enclencher un véritable processus de développement de ce produit, l’association Tighilt a formulé d’importantes propositions dans le cadre des PPDRI, dont la plantation de 3000 figuiers et la création d’une unité de séchage et de conservation de figues sèches. Alors que le P/APW et le directeur de la conservation des forêts de Tizi Ouzou, le chef de daïra de Bouzguène et le P/APC d’Illoula ont été présents au rendez-vous, la direction et la subdivision des services agricoles ont brillé par leur absence à cette manifestation selon les organisateurs. Chose qui n’est pas passée inaperçue au moment où le ministère de l’agriculture ne cesse pas de prêcher une nouvelle politique qui prône la promotion des produits du terroir.



Par Mohamed Naïli

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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 21:10

 Qui travaille pour l'autonomie intégrale, càd pour la séparation, de la Kabylie, si ce n'est ces complices flanqués à l'ombre d'un État de siège qui s'éternise et qui complotent H24 contre la Kabylie ? Cette inadimissible ingérence saoudienne n'est pas du tout nouvelle ni virtuelle celle-là ! Elle a déjà causé bien plus de dommages aux Algériens que le H1N1. 
  
  

el watan 21 août 2009
Le coran distribué en Kabylie sur initiative saoudienne : Dérive, laisser-aller et complicités 

Le coran distribué en Kabylie sur initiative saoudienne : Dérive, laisser-aller et complicités

Le commentaire d’El Watan intitulé « Grave ingérence wahhabite », paru dans la livraison du 14 août passé, n’a pas été du goût de la représentation diplomatique du royaume wahhabite à Alger. L’ambassade du royaume d’Arabie Saoudite à Alger a tenu à apporter des précisions en se défendant de toute « ingérence dans les affaires internes des pays ».



Dans un droit de réponse adressé au journal El Watan avant-hier, l’ambassadeur d’Arabie Saoudite à Alger, Son Excellence Samy Ben Abdellah Salah, a tenu à faire part de son étonnement des propos contenus dans le commentaire en question et précise que « le royaume d’Arabie Saoudite, depuis sa constitution, est fondé sur le principe de non-ingérence dans les affaires internes des pays et voue un respect total à l’Algérie, gouvernement et peuple ». Mais sans pour autant nier le fait que son ambassade a remis directement des milliers d’exemplaires aux directions des affaires religieuses relevant des wilaya de Tizi Ouzou et de Béjaïa. Bien au contraire, l’ambassadeur le confirme. Il l’a bel et bien écrit dans sa lettre : « S’agissant des exemplaires du Coran offert au peuple algérien ami, ils ont été remis directement aux directions des affaires religieuses des wilayas de Tizi Ouzou et de Béjaïa. » C’est cela justement qui a été relevé dans le commentaire d’El Watan, qui rappelle à juste titre ce que dit la loi algérienne à ce sujet, en écrivant « la distribution du Coran relève uniquement des autorités algériennes (...) la réglementation exige que le pays donateur remette trois exemplaires du livre au ministre des Affaires étrangères, lequel les transmet au département de M. Ghlamallah ». Pour savoir si l’ambassade du royaume d’Arabie Saoudite en Algérie a respecté la réglementation en vigueur en Algérie avant de procéder à la distribution des exemplaires du Coran, le ministère des Affaires religieuses, par le biais de son porte-parole, Adda Fellahi, a indiqué que « le ministre a été mis au courant de l’opération et l’ambassade a traité directement avec les directions des affaires religieuses de Tizi Ouzou et de Béjaïa, sauf que la distribution a été faite par les Saoudiens eux-mêmes », contrairement a ce que prévoit la réglementation régissant ce genre d’activités.

Le chargé de communication du ministère est clair là-dessus : « La distribution doit se faire normalement en présence d’un responsable du ministère. » Ce qui n’a pas été respecté ni par l’ambassade saoudienne ni par le département de Ghlamallah. Le chargé de communication du ministère des Affaires religieuses, qui s’est dit personnellement surpris d’apprendre que le Coran accompagné des tafsir a été diffusé, n’a pas indiqué si le contenu des exemplaires distribués a été soumis à vérification. Selon lui, la traduction du Saint Coran n’a pas été faite par le ministère des Affaires religieuses mais par un certain Mohand El Hadj, qui n’a aucun lien avec le département de Ghlamallah, alors que les services de la représentation diplomatique saoudienne affirmaient dans la précision adressée au journal que c’est bel et bien le ministère qui en a été à l’origine. Peu importe. Mais ce qui est aussi scandaleux dans cette affaire est le fait de désigner une région d’Algérie comme impie et qu’il faut donc l’islamiser à tout prix. Autre question que soulève cette opération menée par l’ambassade du royaume wahhabite : le choix de la région – la Kabylie – à laquelle a été destinée le don.

Un autre responsable du département de Ghlamallah, s’exprimant sous couvert de l’anonymat, n’a pas caché son étonnement de voir des exemplaires du Coran circulant en dehors des autorités religieuses habilitées. Il a indiqué que « les tenants de l’idéologie wahhabite et salafiste se croient en terrain conquis et agissent comme si l’Algérie est leur territoire. Je dois dire à ceux qui pensent qu’en Kabylie on est moins musulmans, ils se trompent lourdement, les symboles de l’islam en Algérie, sont, pour la plupart d’entre eux, issus de cette région très attachée à l’Islam ». Notre interlocuteur n’a pas manqué de relever que « l’idéologie salafiste et wahhabite nuit sérieusement au rite malékite ». Et de dire que la collusion entre le salafisme et une partie des Algériens « nous a été fatale ». Le responsable n’a pas caché son inquiétude de voir « les salafistes explorer nos failles pour s’incruster et diffuser leur idéologie ».

Une idéologie qui risque de « semer la confusion chez les fidèles et créer ainsi des conflits au sein d’une même mosquée si on prend pas garde », a-t-il conclu. D’autant plus que le « don » saoudien a été accompagné des explications (tafsir), ce qui est sujet à controverse. Ce propos vient justement conforter le contenu du commentaire d’El Watan où il est dit : « Le wahhabisme a financé le FIS et ses bras armés, l’AIS et le GIA, et, de ce fait, il a une lourde responsabilité dans les massacres de dizaines de milliers d’Algériens par le terrorisme islamiste. » C’est sans doute ce rappel historique et cette mise en garde qui ont mis mal à l’aise les Saoudiens. Au ministère des Affaires étrangères, on prend très au sérieux la question.

Le responsable de la communication du département des Affaires étrangères, M. Mehdi, trouve naturel, du point de vue du principe, qu’une ambassade d’un pays diffuse des brochures informatives à l’occasion de sa fête nationale ou autre, cependant, il met en garde lorsqu’il s’agit du Coran. Il a déclaré que « s’agissant du Coran, un cas très particulier, il faut faire attention au contenu et à l’authenticité et il faut soumettre les exemplaires du Livre Saint à une stricte vérification avant d’avaliser une quelconque diffusion. Il est impératif de savoir si les exemplaires distribués ne sont pas porteurs de dérives ».



Par Hacen Ouali

----------------------------------------Grave ingérence wahhabite--------------------------------------------



Les Saoudiens ne lâchent pas la « proie Algérie ». L’ambassadeur d’Arabie Saoudite à Alger a distribué des milliers d’exemplaires du Coran traduit en français et en amazigh, accompagné d’explications (tefsir) dans les deux langues, dans les mosquées, les établissements et aux associations culturelles et scientifiques en Algérie. Ce n’est pas une source algérienne qui a donné cette information, et apparemment aucun officiel algérien n’en est au courant. C’est l’agence saoudienne qui en a parlé. L’opération s’est donc déroulée en catimini. Avec leur arrogance et leur mépris pour tous les autres musulmans, ils viennent de violer, une nouvelle fois, la souveraineté nationale. Le ministre des Affaires religieuses, M. Ghlamallah, n’a jamais cessé de rappeler que « la distribution du Coran relève uniquement des autorités algériennes ». En effet, la réglementation exige que le pays donateur remette trois exemplaires du livre au ministre des Affaires étrangères, lequel les transmet au département de M. Ghlamallah.

Si ce dernier juge que le texte est conforme au Coran en circulation dans le pays, il peut accepter le don et c’est à lui seul de se charger de la distribution. Les officiels wahhabistes ont préféré passer outre, s’estimant sans doute en terrain conquis. Ce n’est pas la première fois que les autorités algériennes sont confrontées à ce genre de problème. En 1999, à l’époque où Smaïn Hamdani, un homme féru en la matière, les Saoudiens ont cherché à mettre sur le marché une version édulcorée du Coran, qui était plus proche de l’idéologie wahhabite. Les Algériens s’en sont rendu compte et ont donc bloqué sa diffusion sur le territoire national. Malheureusement, l’Algérie n’a jamais remis à sa place et de façon ferme le pouvoir de Riyad, qui continue à considérer notre pays comme un laboratoire à partir duquel son idéologie ultraconservatrice peut faire tache d’huile et s’étendre à travers le bassin méditerranéen. Sinon, comment expliquer son acharnement contre l’Algérie. Logiquement, c’est dans les pays non musulmans qu’il devrait faire du prosélytisme et distribuer le Coran. On n’a pas à islamiser une terre d’Islam. Son obstination nous rappelle que le wahhabisme a financé le FIS et ses bras armés, l’AIS et le GIA, et que, de ce fait, il a une lourde responsabilité dans les massacres de dizaines de milliers d’Algériens par le terrorisme islamiste. L’affaire du World Trade Center a d’ailleurs dévoilé au grand jour le rôle de l’Arabie Saoudite dans le financement du terrorisme. Mais comme c’est un pays qui a beaucoup d’argent, il ne faut pas trop l’acculer et le froisser, et faire semblant d’oublier son hostilité à tout ce qui est démocratie et progrès.



Par Tayeb Belghiche


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http://www.lematindz.net/news/2753-dans-la-boite-islamisation-forcee-en-kabylie.html
DANS LA BOÎTE : Islamisation forcée en Kabylie

    le 22 Aout, 2009 |

Arabiser la Kabylie est la volonté la plus constante et la plus hargneuse du régime algérien. Après l’échec de différentes politiques scolaires d’arabisation de la Kabylie (arabisation de l’école 1969, la grande offensive de 1976 avec l’arabisation de l’état-civil, de l’environnement avec les enseignes et les panneaux routiers, de l’administration…) c’est l’islamisme qui est appelé au secours d’un aussi criminel objectif. C’est Chadli qui a inauguré ce nouveau cheval de bataille devant dépersonnaliser la région frondeuse et rebelle au régime d’Alger et qu’enfourche, aujourd’hui  avec encore plus de zèle, un Bouteflika que la Kabylie ne reconnait pas et ne reconnaîtra jamais comme président.

Après le « printemps berbère » de 1980, cet inculte ex chef d’Etat signa une « instruction présidentielle » renforçant le volume horaire de l’islam dans le système scolaire algérien. Même si c’est la Kabylie qui était visée avant tout, ce fut le reste de l’Algérie qui en est atteint. Les élections pluralistes de 1990 et 1991-1992 révélèrent un raz-de-marée islamiste algérien à l’exception de la Kabylie, épargnée par le phénomène, car pétrie de valeurs démocratiques et laïques. Le terrorisme islamiste à partir de 1992 ne touchait pas non plus la région. C’est à partir de la reddition de l’AIS (Armée Islamique du Salut), en 1996, qu’un accord secret entre le régime algérien et les dirigeants islamistes est définitivement scellé sur le dos des Kabyles. Les deux alliés vont déployer des moyens sans commune mesure pour dompter la Kabylie. Ainsi, le terrorisme islamiste est, d’un commun accord avec Alger,  progressivement transféré vers cette partie du pays en même temps que des islamistes « repentis » sont officiellement nommés comme imams dans les mosquées de Kabylie. Ce terrorisme islamiste étranger à la région sert en même temps de prétexte pour un quadrillage militaire de cette dernière. Actuellement, il y a plus de cinquante mille hommes qui y sont déployés, davantage pour prévenir des manifestations kabyles que pour éradiquer le terrorisme islamiste.

N’ayant toujours pas obtenu de résultat satisfaisant, des campagnes de propagande fustigeant les Kabyles se convertissant en masse au christianisme sont orchestrées pour donner lieu à, une nouveauté, financer des traductions du Coran en kabyle que le ministère algérien de l’islamisme distribue gratuitement dans les mosquées et les organisations religieuses traditionnelles de Kabylie.

Aujourd’hui, c’est l’Arabie Saoudite qui vient à la rescousse de cette entreprise antikabyle en organisant elle-même, avec la complaisance du gouvernement algérien qui ferme les yeux, une distribution de Corans dont elle a, elle-même, commandé la traduction. Ceci montre que l’Algérie, dès lors qu’il s’agit d’aliéner les Kabyles, se permet volontiers de se transformer en une république bananière où des pays étrangers s’adonnent en toute liberté à toute sorte de trafic d’influence. C’est ce qui a poussé le quotidien El Watan d'aujourd'hui, par la plume de Hacene Ouali, à s’élever contre cet état de fait en ces termes : « ce qui est aussi scandaleux dans cette affaire est le fait de désigner une région d’Algérie comme impie et qu’il faut donc l’islamiser à tout prix. Autre question que soulève cette opération menée par l’ambassade du royaume wahhabite : le choix de la région – la Kabylie – à laquelle a été destinée le don. »

La dépersonnalisation de la Kabylie est menée tambour battant par l’école qui arabise, les militants qui  islamisent et les Kabyles de services se ridiculisent en s’attachant à de honteux et mesquins privilèges. La Kabylie aspirant à son autonomie leur demandera tous, un jour, des comptes.

La Kabylie a une personnalité et des valeurs ancestrales que chacun est tenu de respecter. La seule manière de rester fidèle à elle-même est de disposer d’un gouvernement kabyle autonome.

Le MAK condamne toutes ces menées visant à dépersonnaliser le peuple kabyle démuni de moyens pour se défendre. Il appelle tous les Kabyles à s’engager dans ses rangs pour écarter ensemble les menaces pesant sur notre liberté, notre langue et nos valeurs séculaires.

Kabylie le 21/08/2009
Mouloud MEBARKI (Secrétaire Général du MAK)

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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 00:03
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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 21:33


Comment aurais-je le temps?

Comment aurais-je le temps d’écouter mon cœur
Qui voudrait me parler de celui que j’aime,
De celui qui ne sait pas que je l’aime tant…
Idder n’a pas vingt ans et je les ai à peine.
Je n ‘ai pas un seul soir pour lui ouvrir mon cœur.
Le travail sans arrêt occupe tous mes jours.
Comment aurais-je le temps de songer à l’amour ?
Il y a le grain à moudre et les vaches à traire,
La cruche à la source et le feu des repas.
La journée est trop courte pour la besogne à faire.
Il y a l’herbe des champs et le bois en forêt,
Le pain à cuire et le linge à la rivière.
Et morte de fatigue, je m’écroule le soir…
L’aurore est loin encore lorsque je me lève
Et la nuit faite depuis longtemps quand je m’endors…
Quand aurais-je le temps de songer à l’amour?


Mririda N'Aït Attik

La fibule

« Grand-mère ! Grand-mère ! depuis qu’il est parti,
Je ne songe qu’à lui et je le vois partout…
Il m’a donné une belle fibule d’argent,
Et lorsque j’ajuste mon haïk sur mes épaules,
Lorsque j’agrafe le pan sur mes seins,
Lorsque je l’enlève, le soir, pour dormir,
Ce n’est pas la fibule, mais c’est lui que je vois !
-Ma petite fille, jette la fibule et tu l’oublieras
Et du même coup tu oublieras tes tourments…
-…Grand-mère, depuis bien des jours, j’ai jeté la fibule,
Mais elle m’a profondément blessé la main.
Mes yeux ne peuvent se détacher de la rouge cicatrice,
Quand je lave, quand je file, quand je bois…
Et c’est encore vers lui que va ma pensée !
-Ma petite fille, puisse Dieu guérir ta peine !
La cicatrice n’est pas sur ta main, mais dans ton cœur »



Les chants et contes de Mririda, jeune hétaïre berbère, ont été recueillis en 1927 par un instituteur français René EULOGE et publié dans un ouvrage intitulé "Les Chants de la Tassaout - Mriridi Naït Attik" paru à Casablanca en octobre 1986.

Voici un portrait de cette grande poétesse amazighe, réalisée à partir d' une photographie.
http://img128.imageshack.us/img128/9915/mriridatp4.gif

Mririda n ayt Atik, de Atanane, huile sur bois


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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 21:22
L'Expression

ANNIVERSAIRES DU 20 AOÛT 1955 ET DU 20 AOÛT 1956
L’HISTORIEN ABDELMADJID MERDACI À L’EXPRESSION

«Tout a basculé à la Soummam»

20 Août 2009 -

 

 

Sociologue et historien, M.Abdelmadjid Merdaci est maître de conférences à l’université Mentouri de Constantine. Dans cet entretien, l’historien nous livre un regard analytique sur un événement politique majeur de la guerre d’indépendance: le Congrès de la Soummam. En toute objectivité, l’enseignant-chercheur retrace les conditions dans lesquelles s’est tenu le congrès et son impact politico-stratégique sur la guerre de Libération. Ce faisant, l’historien évoque «la Réunion du Caire du 20 août 1957». Cette réunion a marqué la fin politique de Abane Ramdane, l’architecte reconnu du Congrès de la Soummam. Aussi, la Réunion du Caire a «inscrit le FLN et ses objectifs dans une conséquence sans relation avec ses valeurs d’origine». L’analyse de M.Merdaci fait la lumière sur des questions, jusque-là, méconnues de notre histoire récente. Jugez-en...

L’Expression: 43 ans nous séparent de la tenue du Congrès de la Soummam, quelle lecture faites-vous de la ligne politique adoptée par ce congrès, à savoir l’édification d’un Etat jacobin?
Abdelmadjid Merdaci: Si on revient aux documents et aux décisions sanctionnant le Congrès de la Soummam, c’est bien la dotation du FLN/ALN d’institutions de direction - le Comité de coordination et d’exécution, le Conseil national de la révolution algérienne- l’organisation des pouvoirs et des hiérarchies au sein de l’ALN, qui apparaît comme l’un des résultats marquant des travaux en sus de la clarification des fondements idéologiques de la guerre d’indépendance, de ses objectifs et de ses méthodes de direction. Nous sommes alors à moins de deux ans du début de l’insurrection et la priorité était de donner un contour politique pertinent à un FLN qui n’était plus celui des fondateurs. Pour rappel, seuls deux membres de la direction historique du Front - Ben M’hidi et Krim - sont présents au congrès. Leurs compagnons sont morts - Didouche, Benboulaïd- en prison -Bitat- ou à l’extérieur comme Boudiaf. Les liaisons entre zones étaient alors, soit interrompues ou difficiles et pour mémoire, la réunion des Six prévue en janvier 1955 ne s’est jamais tenue. L’évolution aussi du cours de la guerre a modifié les bases politiques du Front qui, lancé par un groupe minoritaire issu de l’Organisation spéciale, s’élargissait à d’autres courants patriotiques conformément à la proclamation du 1er Novembre. Ce sont ces évolutions que consacre le Congrès de la Soummam.

Pouvez-vous nous éclairer sur les raisons politico-stratégiques de la tenue du congrès à l’intérieur du pays et dans la Wilaya III en proie aux méthodes de pacification coloniale des plus poussées?
La tenue du congrès avait été aussi imaginée sur le territoire de la Zone 2 alors dirigée par Zighoud Youcef et on comprendra que le choix du lieu ait été déterminé par les garanties de sécurité pour les dirigeants du Front. Ce qu’il faut retenir, c’est que le Congrès de la Soummam serait peu imaginable sans la relance stratégique résultant de l’offensive du Nord constantinois du 20 août 1955. Au-delà des controverses au sein du FLN - et notamment lors du Congrès de la Soummam sur le chiffre des victimes de la répression au lendemain du 20 août 1955 - il faut au moins relever l’élargissement de l’état d’urgence des Aurès et de la Kabylie à l’ensemble du territoire algérien d’une part, le renforcement du contingent de l’ordre de cent quatre-vingt mille soldats qui consacrait définitivement l’état de guerre, la disqualification d’une troisième voie à laquelle voulait travailler le gouverneur Soustelle et les signes du basculement des courants politiques modérés que signera «le Manifeste des 61» élus qui prenaient publiquement acte du rôle du FLN dans la résolution de la question coloniale. Ainsi donc, le Congrès de la Soummam ne se comprend que dans la filiation et les mutations du courant insurrectionnel.

Abdelmadjid Merdaci

«Novembre 54: de l’insurrection à la guerre d’indépendance», est le titre de l’ouvrage de M.Abdelmadjid Merdaci à paraître dans les prochains jours. Docteur d’Etat en sociologie, M.Merdaci a axé ses travaux de recherche sur l’histoire de l’Algérie, sous de multiples facettes. Ses ouvrages ont notamment porté sur le Mouvement national algérien, la musique algérienne et l’histoire de la ville de Constantine. Parmi ses oeuvres figurent «La fonction présidentielle en Algérie», publiée chez Topois Simoune en 2004, le «Dictionnaire des musiques et des musiciens de Constantine», Ed. Simoune (2003) et «Constantine sur scène-Contribution à l’histoire du théâtre constantinois», Ed. du TRC. Aussi, l’historien a publié «Constantine, citadelle des vertiges». Cet ouvrage est sorti en 2005, dans la collection Beaux livres. L’enseignant-chercheur a aussi publié «Tata, une femme dans la ville», un essai biographique, aux éditions du Champ Libre, en 2008.



L’une des résolutions principales du congrès a porté sur la primauté du politique sur le militaire et de l’intérieur sur l’extérieur. En la contextualisant, pouvez-vous présenter la portée politique d’une telle orientation?
A-t-on, sans doute, focalisé sur ces questions en relation avec, d’une part, le destin tragique de Abane et, d’autre part, avec l’emprise de l’Armée des frontières sur le destin collectif de l’Algérie au lendemain de la crise de l’été 62. A bien y regarder, l’analyse est plus complexe à mener. Dans le contexte d’août 56, quel était le statut des militants en armes du FLN et de l’ALN? Les maquisards qui, souvent abandonnaient leur village, leur ville, leurs familles pour d’impérieuses raisons de sécurité, cessaient-ils d’être militants et étaient-ils pour autant des soldats de métier? Le Congrès de la Soummam a essayé de mettre de l’ordre dans ces aspects aussi, mais l’enjeu de fond était bien celui du pouvoir au sein du Front, du fondement de sa légitimité. Les réponses de la Soummam doivent notamment s’entendre en relation avec les querelles de prééminence entre les dirigeants de l’intérieur et ceux de la délégation extérieure. A peine plus de six mois après la Soummam, les membres du CCE étaient contraints de quitter le territoire national alors que le cours même de la guerre accélérait le mouvement des générations à l’intérieur du FLN/ALN en Algérie et exacerbait les ambitions de pouvoir à l’extérieur.

Des dirigeants de la Révolution se sont opposés aux résolutions du congrès et sont allés jusqu’à revendiquer la tenue d’un congrès bis, votre analyse?
La question était bien celle du pouvoir et que ce soit Boudiaf - qui fit à Abane le procès du rappel des centralistes alors même qu’il s’était allié à eux en 54- ou Ben Bella qui se couvrit avec l’opportunisme qui a caractérisé ses choix du manteau de l’Islam, les critiques portées au congrès doivent bien s’entendre comme une résistance aux évolutions nées du cours de la guerre et une tentative de disqualifier les modes de direction retenus par le congrès. Abane est-il aussi victime d’une lecture de surface du Congrès de la Soummam qui ne fait pas droit à la qualité de dirigeants qui l’entouraient - Ben Khedda, Dahleb, Ouzegane -, et qui l’adoubaient comme Krim et Ben M’hidi sans lesquels rien n’aurait été possible politiquement.

Quel a été l’impact du Congrès de la Soummam sur la Révolution algérienne?
Le Congrès de la Soummam est un moment-clé dans l’évolution du FLN et plus généralement du cours de la guerre. Son impact se mesure sur le long terme puisqu’il dote, notamment le FLN et l’ALN de structures durables, consacre la ligne frontiste portée par la proclamation du 1er Novembre et crée des conditions politiques nouvelles de mobilisation des Algériens qui, contrairement à la légende du peuple en armes en novembre, ont aussi attendu avant de se déterminer.

Une année après le Congrès de la Soummam, il y a eu la réunion du Caire. Selon des historiens et analystes, cette réunion s’est caractérisée par le renversement des principes de la Soummam, partagez-vous cette analyse?
Il a suffi d’une réunion en soirée dans un grand hôtel du Caire pour opérer ce qui tient lieu de «réaction thermidorienne» dans la guerre d’indépendance, à savoir la remise en cause des options retenues par le Congrès de la Soummam et l’ouverture aux jeux d’appareils et de clans dans la direction du FLN. Cette réunion du 20 août 1957 est sans doute l’un des tournants dans l’histoire de la guerre d’indépendance. Au-delà de marquer la fin politique de Abane, elle inscrit le FLN et ses objectifs dans une séquence sans relation avec ses valeurs d’origine.

En définitive, le Congrès de la Soummam a-t-il été un rendez-vous historique raté par la société et les dirigeants de la Révolution algérienne?
Le Congrès de la Soummam, comme toute manifestation politique majeure, n’est pas réductible à telle ou telle de ses dimensions et il faut toujours rappeler le nombre modeste des congressistes - seize - et aussi la diversité des décisions prises, comme celle - appliquée en fait dans la seule Wilaya 2 qui s’y était opposée lors des travaux - d’organiser des élections pour désigner les responsables du FLN. La Soummam en somme, reste une marque tout à fait significative des mutations du courant indépendantiste et du cours de la guerre d’indépendance.

Propos recueillis par Mohamed Sadek LOUCIF

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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 21:20
L'Expression 20 août 2009

CULTURE

FESTIVAL TAMAZGHA
Marseille au rythme amazigh

20 Août 2009 -

 

Entre mémoire des traditions et métissages actuels, le Festival Tamazgha est dédié au patrimoine musical d’Afrique du Nord.

Le Théâtre de la Sucrière, à Marseille abrite les 17, 18 et 19 septembre prochain, des soirées Spécial musiques berbères et populaires d’Afrique du Nord. Entre mémoire des traditions et métissages actuels, le Festival Tamazgha est dédié au patrimoine musical d’Afrique du Nord. Animées par des artistes interprètes, le réalisateur Ramdane Iftini, ainsi que Shamy Chhemini, les deux premières soirées sont respectivement dédiées à la regrettée H’nifa ainsi qu’au célèbre groupe Les Abranis.
Au coeur de Saint-Louis et ses usines, le Théâtre de la Sucrière propose un espace de réppropriation des cafés d’antan, lieux d’expression et de diffusion artistique qui marquèrent l’histoire de ce territoire. La première soirée sera consacrée à la projection du documentaire de Ramdane Iftini, H’nifa, une vie brûlée, retraçant la vie tumultueuse de cette chanteuse surnommée la Piaf de la chanson kabyle, qui était une artiste-née et une véritable avant-gardiste au destin pourtant contrarié, malgré ses nombreuses qualités artistiques et sa voix unique qui la rendirent inoubliable. En 1957, elle s’envola pour Paris, où elle rencontra les talentueux ténors algériens de l’époque et se produisit dans des cafés. Elle chanta la femme, la mal-vie, l’exil, le sien et celui des autres, mais aussi les amours impossibles, la vie quoi...Le lendemain, soit le 18 septembre, place à un autre film, dédié au groupe Abranis cette fois, avec Shami Chemini, l’un des fondateurs du groupe. Ce dernier d’expression berbère dont l’âme amazighe semble se sentir à l’aide dans un flot électrique habilement canalisé, a été fondé en 1967. L’amour, les revendications sociales et culturelles sont les thèmes les plus souvent abordés dans leurs chansons. Shamy présentera, à cette occasion, en avant-parution, son livre La légende de Abranis. Le 19 septembre, Noureddine Chenoud ouvrira ses portes à des ateliers d’expression musicale pour tous les enfants. Ils ont pour but de sensibiliser les participants aux instruments nord-africains et à l’expression musicale. Chenoud, spécialisé dans les musiques du monde et traditionnelles nord-africaines, participe à la transmission d’un patrimoine, tout en proposant une autre approche portée par un nouveau regard sur la musique et l’art de manière générale. Après la théorie avec ces master class, si l’on peut dire, place à la pratique et à la découverte. Le public est convié à assister à des concerts animés par Izga où l’on retrouve, dans sa musique l’influence du pop rock sur fond de chant amazigh.
Ali Ferhati viendra se raconter en mots et en musique et ne manquera pas de séduire les mélomanes. Enfin, la reine de la musique kabyle, Malika Domrane, en subjuguera certainement, plus d’un avec ses chansons qui ne reculent devant aucun tabou. Chacun de ses rendez-vous est attendu avec fébrilité et le public qu’elle harangue avec fougue répond en permanence présent. Espérons que ce sera encore le cas pour cet événement.

O. HIND

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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 21:15

source: Liberté


 
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L’Algérie profonde (Jeudi 20 Août 2009)


 

Le braconnage du singe magot
Un nouveau phénomène s’installe à Tébessa
Par : Maâlem Hafid

Le singe magot, qui vit dans les monts de l'Atlas tellien, de la Grande et la Petite Kabylie est devenu depuis quelques mois, la cible d’une filière qui active sur l’axe Bouira-Béjaïa-Tébessa.

Après le mouton du Darmon, une espèce ovine de renom universel qui vit dans la région steppique de Chéria et Tlidjen, dans la wilaya de Tébessa et qui risque de disparaître sous l’effet des contrebandiers, c’est au tour du singe magot d’être la cible privilégiée des braconniers qui ne reculent devant rien pourvu que ca rapporte.  En effet, le singe magot qui vit dans les monts de l'Atlas tellien, de la grande et la petite Kabylie est devenu depuis quelques mois, la cible d’une filière qui active sur l’axe Bouira-Béjaïa-Tébessa et dont les ramifications pourraient s’étendre à d’autres wilayas du nord du pays.
C’est du moins ce que viennent de nous révéler des sources concordantes qui ajoutent que cette filière travaille directement avec des contrebandiers de l’autre côté de la frontière (Tunisie). Et ce sont les jardins publics de cette dernière, notamment, Tunis, Sousse, Hammamet, Nabeul qui sont les premiers à en bénéficier.
Viennent en seconde position, les touristes européens, surtout les Français qui les achètent à des prix vertigineux
Sachant qu'un jeune singe magot vaut 30 000 DA, une fois qu'il traverse la frontière algéro-tunisienne. Si dans certains cas le singe magot est vendu sur le marché noir à hauteur de 30 000 DA, dans d’autres, il est carrément échangé contre des pit-bulls, ces chiens qu’on connaît pour leur férocité et du danger qu’ils représentent pour l’homme. D’ailleurs ce n’est pas sans raison qu’il a été interdit dans certains pays d’Europe. Il s’agit, en effet, d’un phénomène des plus inquiétants qui vient de s’installer dans la région de Tébessa.
Les pit-bulls. Ces “monstres”  sont introduits en Algérie en toute impunité. Leurs maîtres inconscients du danger qu’ils encourent sont essentiellement des jeunes chômeurs en mal d’occupation exhibent des pit-bulls et même des dobermans, dans les rues des cités, faisant parfois fuir les passants. Selon nos sources, ces chiens monstres sont échangés contre les singes magots au niveau de la frontière. D'autres espèces animales telles que l'épervier du Dyr et les quelques mouflons de la région d’Oum Ali risquent de connaître le même sort si les autorités continuent à fermer les yeux.

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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 21:02
el watan 20 août 09



La sacralisation du vendredi est-elle licite ?

Le nouveau week-end à l’épreuve des réalités

La sacralisation du vendredi est-elle licite ?

La question du week-end oppose l’idéologie au pragmatisme. Le vendredi reste une journée « sacralisée », presque intouchable, pour la partie la plus conservatrice de la société. Même si le gouvernement a pris tout le monde de court en instaurant un nouveau week-end, il n’a pas voulu aller jusqu’au bout de sa logique, sans doute pour ménager la susceptibilité des islamistes. La valse-hésitation du département de l’Education sur l’organisation de l’emploi du temps des écoliers révèle la crainte de soulever l’ire des islamistes. La journée du vendredi doit-elle absolument être chômée ? « Non », répond Ghaleb Bencheikh, auteur de livres sur l’Islam. Il estime que contrairement à la journée du chabbat où les juifs doivent observer le repos total, il n’est pas interdit de travailler le vendredi.



« Le vendredi a un caractère sacral dans la mesure où c’est le jour de prière de la communauté. Mais dans le Coran, il est dit qu’après la prière, chacun doit vaquer à ses occupations. Il n’est pas dit que les gens doivent aller dormir après la prière. Le repos total du vendredi n’a aucune explication religieuse », explique M. Bencheikh. Il ajoute que « les islamistes devraient penser à l’intérêt de leur pays et ne pas tenir mordicus au repos total du vendredi. Le pays gagnerait ainsi un milliard de dollars par an, c’est quand même mieux que ces inepties ». Selon M. Bencheikh, il est nécessaire de savoir garder raison. Il serait ridicule, dit-il, de vouloir se préparer, dès le matin, à la grande prière de la « djoumouâa » au détriment de notre économie. Quand bien même le vendredi serait sacralisé, il nous faisait perdre beaucoup d’argent. « Je salue la décision prise par le gouvernement. On a trouvé un bon compromis, Il ne faut pas fléchir », souligne-t-il. Mais depuis l’institution du week-en du jeudi-vendredi le 11 août 1976, les habitudes ont la dent dure. Dans le débat sur l’instauration du week-end semi-universel, il y a ceux qui voient le verre à moitié plein et ceux qui le voient à moitié vide.

Certains observateurs estiment que l’ancien week-end offrait une tribune aux activistes islamistes ayant participé à l’émergence du mouvement islamiste en Algérie entre 1980 et 1990. Le fait de ne pas travailler le vendredi matin ne changera pas tellement les choses puisque le monde des affaires continuera à tourner pendant ce temps. D’autres considèrent, au contraire, qu’un week-end serait une manière de « s’aligner sur les Occidentaux ». Le leader du Mouvement de la société pour la paix (Msp), Bouguerra Soltani, a déclaré qu’il aurait été très réticent à l’idée d’un vendredi « ouvrable ». « J’étais préoccupé de savoir si le vendredi allait être totalement dédié au repos ou alors, comme pour le jeudi du week-end actuel, il allait être institué semi-ouvrable. Des membres du gouvernement m’ont expliqué que le président les a informés que le week-end sera tout le vendredi et samedi, alors j’ai dit OK », a révélé Soltani, dans une récente intervention médiatique. Le syndicat estudiantin, l’Ugel, qu’on dit proche du parti de Bouguerra Soltani, a lui aussi manifesté son refus de voir les cours dispensés le vendredi. Ce débat ferait presque oublier le fait que le week-end instauré par le défunt Houari Boumediène était anti-économique et répondait uniquement à des considérations idéologiques. Ce week-end-là ne pouvait faire face au libéralisme et à l’ouverture du marché.



Par Amel B.

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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 20:38

el Khabar 20 août 09




Le président du groupe Russe « Aircot » :
« 28 avions de chasse « su-30 MKA » seront livrés à l’Algérie le mois prochain »

 elkhabar
Le président du groupe Russe « Aircot »
a annoncé que le marché pour l’exportation de 28 avions de chasse « su-30 MKA » vers l’Algérie sera maintenu, jusqu’à la fin de cette année. Il a déclaré que 22 avions de chasse ont été exportés vers Alger.
 
Aircot a rappelé que le marché qui a été conclu entre l’Algérie et le groupe Russe Aircot, date de 2006, et que sa valeur est estimée à plus de 1.5 milliards de dollars.

el Watan 20 août 09

L'indignation des citoyens

Hygiène publique désastreuse à Béjaïa

L’indignation des citoyens

« S’il vous plait, écrivez que Béjaïa est devenue la ville la plus sale d’Algérie ». Le restaurateur, plein de dépit, nous supplie de transmettre ce cri de colère d’une population qui se sent humiliée par le sort réservé à l’une des plus belles et des plus prestigieuses ville du pays.



« Je demande juste que l’on m’autorise à recruter un balayeur qui fera cette rue trois fois par semaine ; je planterai des arbres et vous verrez, il n’est pas sorcier d’entretenir son environnement et de balayer plus loin que devant sa porte », enchaîne notre restaurateur comme pour signifier qu’il veut dépasser la plainte facile et qu’il voudrait bien agir en citoyen. Comme lui, un citoyen habitant la région de Boulimat, ulcéré par la dégradation spectaculaire de son cadre de vie, a pris la peine de s’adresser à notre rédaction pour solliciter le truchement de la presse et espérer se faire entendre des autorités. Parcourant avec un serrement au cœur renouvelé la route scandaleusement souillée du littoral, il s’est mobilisé toute une journée pour prendre en photo le désastre. Les clichés montrent les agressions commises sur ces routes bucoliques qui serpentent entre mer et montagnes, et tout récemment encore épargnées par ce genre de flétrissures. Les amas de détritus débordent les bosquets et forment des chancres trop voyants sur les bords de la chaussée. « Non, nous n’avons jamais subi cela ; c’est la honte je vous jure ! Regardez… ». L’homme raconte avoir été, lors de la même journée, sur la cote jijelienne et la différence lui a sauté aux yeux. « Comment voulez-vous ne pas avoir mal au cœur, comment se fait-il que ça aille mieux de l’autre coté de la frontière de wilaya ? Vivons-nous dans un pays différent ? Où sont les responsables payés pour nous éviter ces humiliations ? ». Le sujet est simplement sur toutes les lèvres ; Béjaïa a rarement été aussi souillée, jurant à ce point avec sa tradition de ville accueillante et policée. Le fait est subi comme un affront par une population qui aime et sait accueillir les visiteurs venus d’ailleurs.

« J’ai maintenant honte wallah d’inviter des amis chez moi ; l’autre fois, je ne pouvais que rester penaud devant la remarque d’un collègue de Sétif, venu passer quelques jours par ici. La ville est magnifique, certes, mais elle est affreusement sale, m’a-t-il lancé et il avait raison », nous dit Makhlouf, enseignant, qui dans l’élan pense à la création d’une association, une vraie, qui s’occuperait de l’hygiène urbaine. Partout, l’œil est agressé par ces poubelles éventrées et cédant sous le poids des ordures, par les gravats de chantiers sisyphiens ; Les misérables camions de l’APC, des engins à bennes ordinaires auxquels s’agrippent pitoyablement des éboueurs soumis à des conditions de travail pour le moins dégradantes, sillonnent nonchalamment les rues du centre-ville en laissant voir et sentir leur chargement répugnant. Un comble pour la commune la plus riche de la wilaya, qui plus est chef-lieu d’une région que l’on bombarde hystériquement comme touristique. L’on se défausse cette fois encore sur le présumé incivisme des gens, leur manie de sortir à n’importe quelle heure ces sachets poubelles, compliquant la tâche du ramassage. L’on ne sait pas sans doute que l’on traite, ce faisant, les gens de souillons, au moment où vous chercherez longtemps une poubelle dans la rue qui ne soit pas éventrée ou gavée à ras bord, pour y jeter un quelconque emballage ; Quand les espaces verts, y compris ceux jouxtant l’antre de la wilaya, ne sont pas arrosés et entretenus ; Quand simplement l’APC, à cours d’idées et de motivation, envoient des ouvriers mettre le feu aux herbes hautes, par une journée à 35 degrés, et plonger la cité Rabia et ses environs dans une épaisse fumée, un peu comme on ferait dans un douar reculé.



Par R. R.

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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 23:22

Jour d'Algérie 19 août

RACONTE-MOI LE PASSE

L'Algérie ou l'espace retourné

Si l’Algérie allait vers l’arabité et l’islamité, c’est qu’elle ne l’était pas. Une voie nouvelle indiquait une direction à prendre, mais dans laquelle personne n’entendait s’engager sous la houlette d’un pouvoir qui, militaire et technocratique, était dépourvu de toute identité culturelle. L’invalidation de l’histoire de la guerre d’indépendance suscita naturellement l’émergence d’autres repères idéologiques selon les articulations sociopolitiques et économiques des individus.

En l’absence du FLN tenu à l’écart sous Boumediene, puis

«réhabilité» par Chadli, les différents courants s’organisèrent en veillant à éviter les formes politiques classiques interdites par le pouvoir. Ainsi, le pays se trouva-t-il en «panne» d’identité une douzaine d’années à peine après son indépendance, et le vide fut comblé par les conclusions adoptées lors de la charte nationale. Il ne s’agit nullement d’imputer à cette dernière les retombées dont elle n’a été, au mieux, qu’une sorte de catalyseur politique. Le désarroi général qu’elle cristallisa, autant que la levée de boucliers qui s’ensuivit – le maquis armé de Bouyali en est la symbolisation –, remontent à la période d’indépendance. Une douzaine d’années avaient suffi à l’Algérie pour entamer sérieusement ce «retournement de l’espace colonial» dont parle Marc Côte* à travers une urbanisation et une industrialisation au pas de charge qui ont transformé de modestes villages en grandes villes – Tizi Ouzou, Guelma, Souk Ahras, Tiaret etc. – et «étouffé» les grandes villes côtières coloniales, comme Alger ou Annaba, sous le poids de leurs périphéries. Fait rare dans l’histoire humaine : en quelques années un pays peuplé à 90% de paysans devint à 48% urbanisé, après que l’ère coloniale eut bouleversé l’organisation de l’espace algérien traditionnel (monocentrique) que les Turcs avaient à peine touché. Trois sociétés radicalement différentes ont émergé. Marc Côte souligne à juste titre que, pour autant, ces trois sociétés et leurs organisations typiques n’ont pas été effacées l’une au profit de l’autre ; mais chacune d’elles maintenant son existence à côté de l’autre. Ce qui explique la pluralité et la diversité de la mentalité algérienne, particulièrement en ce qui concerne l’occidentalisation et l’ancrage dans la tradition.

La décision politique consistant à engager l’Algérie, sous prétexte de «parachèvement de l’indépendance», dans une voie d’ancrage traditionnel n’est discutable que dans la mesure où les conflits culturels et idéologiques qu’elle provoquait n’étaient pas maîtrisés. Or dans un tel contexte d’urbanisation massive et anarchique – caractérisé par un exode rural important que la douloureuse guerre de Libération esquissait déjà, mais que la politique d’industrialisation aggravait dangereusement –, la déclaration d’une nouvelle guerre contre les séquelles du colonialisme – ou le néocolonialisme – équivalait à mettre, sinon dans les faits du moins dans l’intention, une partie du pays hors-la-loi. Il ne s’agit pas seulement des berbérophones ou des francophones, ou encore de quelque minorité qui voyait, à tort ou à raison, dans l’occidentalisation un moyen d’assurer au pays un avenir moderne ; mais de tout un ensemble de structures, d’organisations à différents niveaux, et de comportements.

  La Charte de 1976 était pourtant en phase avec un processus déjà en cours. Les options économiques choisies, en bouleversant à la fois les structures coloniales et précoloniales, annonçaient des issues radicales destinées à parer aux dangers d’un colonialisme pourtant déjà défait, mais d’autant plus vivace dans les esprits que les dirigeants du pays eux-mêmes niaient objectivement sa défaite. L’islamisme n’étant pas la résurgence d’une mentalité précoloniale, mais l’expression et le produit d’un contexte contemporain marqué par une forte urbanisation non maîtrisée, c’est tout naturellement avec lui que le régime de Boumediene et surtout ceux qui vont le suivre auront à s’expliquer. Notamment sur la manière de poursuivre le combat contre un colonialisme toujours présent… Les contradictions du pouvoir algérien qui entendaient mener une politique et en annoncer une autre jetèrent le discrédit sur ses intentions réelles et l’amertume que l’on peut relever à son égard dans tous les discours islamistes, depuis leurs débuts, n’a d’égale que la propre amertume des autres courants idéologiques qui, dans un concert unanime, l’ont accusé de trahison.

En fait, tout dans l’histoire récente algérienne annonçait ces conflits culturels et idéologiques – la langue, la révolution, le colonialisme… Mais pas pour les dirigeants chez qui le problème national, quel qu’il soit, se résorbe dans le développement économique et ses retombées supposées. Ce n’est pas d’aveuglement qu’il s’agit, mais d’une incapacité bien compréhensible à gérer l’ingérable. Le fait est que, à tous les niveaux imaginables, les efforts bien réels de faire aboutir des programmes de développement, dont on ne soulignera jamais assez le mérite par ailleurs, n’ont abouti qu’à aggraver les tensions et les conflits. Leur retentissant échec, en octobre 1988, atteste d’une vérité bien souvent ignorée chez nous : sans l’adhésion des populations, ou sans la paix à tout le moins, rien de sérieux ne peut être accompli.

* L’Algérie ou l’espace retourné, éditions Media-Plus, 1993.      

 «Entre la continuelle fuite en avant que représente le modèle occidental et le retour intégral au passé que constitue le modèle traditionaliste, la voie est étroite, mais elle seule semble pouvoir permettre aux générations futures de savoir se situer face au monde et à elles-mêmes. Les Algériens sont volontiers séduits par l’exemple japonais, qui s’est fait moderne en gardant ses valeurs spécifiques, qui a intégré les permanences en refusant le conservatisme. L’histoire de l’Algérie a été plus bousculée que celle du Japon, et la continuité y a subi bien des à-coups. Aussi ce choix n’est-il pas facile à tenir». (Marc Côte).

Aïssa Khelladi

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