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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 20:02
TSA

Compétences nationales à l'étranger : l'Algérie se dote d'un Conseil consultatif

Par  ali idir , le  25/09/2009  |  réactions : 37

L'Algérie se dote d'un Conseil national de la communauté nationale à l'étranger (CCCNE). But : faire participer des compétences nationales basées à l'étranger au développement du pays, selon un décret présidentiel publié, jeudi 24 septembre,au Journal officiel. Le Conseil est un organe consultatif de concertation, de dialogue et d'évaluation sur toutes questions relatives à la communauté nationale à l'étranger,
précise le texte.

Le Conseil est composé de 56 membres représentant la communauté nationale à l'étranger, élus par les assises nationales, de 33 membres désignés représentant les administrations et institutions de l'Etat et de cinq personnalités désignées par le Président de la République parmi les personnes connues pour leur compétence, leur
dévouement et leur engagement pour les questions relatives à la communauté nationale à l'étranger, selon le décret.

La création de ce Conseil avait été annoncée fin 2008 par le ministre de la Solidarité nationale, Djamel Ould Abbès. Basé à Alger au siège du ministère de la Solidarité nationale, le CCCNE est chargé d'étudier et d'émettre des avis, des propositions et des recommandations sur toutes questions se rapportant à la communauté nationale à l'étranger. Le Conseil est chargé également de la détermination des éléments d'une politique efficace d'exploitation des opportunités d'investissement dans le pays par les membres de la communauté nationale à l'étranger.

L'Organisme, qui sera financé par le ministère de la Solidarité nationale, élaborera des mesures et mécanismes de nature à faire bénéficier le pays de l'expérience et du
savoir-faire des compétences nationales issues de la communauté nationale l'étranger, selon le décret présidentiel. Cet organisme s'occupera aussi de la diffusion des valeurs nationales et des idéaux de la Révolution de Novembre 1954 au sein de la communauté nationale à l'étranger.
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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 22:15
Kabyle.com

Thalassa fait escale à Tadeles (Dellys) dans la Kabylie des Iflissen Levhar

 

Le magazine de la mer THALASSA présenté par Georges Pernoud sur France 3 fait escale en Kabylie Vendredi 25 Septembre 2009 - 20h35
Un reportage de Malek Sahraoui et Halim Sahraoui (9 minutes)
Une production Docside
Dellys vit à l'écart de l'Algérie.
Personne ou presque ne vient dans cette petite ville côtière. La route nationale est coupée pour des raisons sécuritaires. Dellys la coquette était son nom d'autrefois. A présent elle est devenue Dellys la délaissée.
La découverte de l'ancienne casbah, les étranges reliefs du bord de mer et la rencontre avec un enfant de Dellys, l'écrivain Habib Ayyoub, dévoilent une ville secrète et attachante, une belle endormie en Kabylie.
http://www.thalassa.france3.fr/



Source : dellysieuse.ifrance.com/
Ce jour-là, la route menant à Dellys me parut interminable. De longs cortèges de poids lourds et de véhicules touristiques convergeaient tous en direction des lieux sinistrés...

Bordj Menaiel, Naciria, Baghlia, Taourga, Sidi Daoud et Ben Choud, lieux autrefois si pudiques, livrent d’un seul coup leurs entrailles déchirées à tous les visiteurs . Dellys enfin ! De Sidi El Madjni à Oued Tiza, les dégâts engendrés par le séisme vont crescendo. Près de deux cents morts, des centaines de blessés et des disparus... De part et d’autre de Tala Oualdoune, des camps de toile sont improvisés, un mur de la mythique Dar essanaâ (Lycée technique) est endommagé. Un pan de Ras ettarf, le cimetière, est tombé entraînant dans sa chute cadavres et linceuls encore blancs. Ils dérapent vers Mayouya, une seconde précipitation dans le néant. Mais c’est à Aïn Salem en apercevant La Casbah ceinturée que je fus prise d’un sentiment où se mêlèrent colère et remords : accès interdit, risque d’éboulement. La Casbah s’effondre... De Sidi El Boukhari, je regardais, impuissante, ces murs arrachés à La Casbah dévalant en contrebas, ces blocs transportés, il y a bien plus de cinq siècles, et posés avec soin par des bâtisseurs vigoureux. Je réalisais tout d’un coup l’ampleur d’une autre facette de dégâts. Celle du patrimoine archéologique, de sa valeur, de l’histoire d’un peuple qu’on ampute de sa mémoire et qui, mon Dieu, si rien n’est fait pour la sauver, finira par basculer dans l’oubli, dans les tréfonds de l’inculture. Se dressant à 27 m au-dessus de la mer, La Casbah s’étend sur une superficie de 16,25 ha. Elle fut en 1844, lors de l’occupation française, séparée en deux par la nationale 24. La Basse-Casbah qui compte 7 ha et la Haute-Casbah qui en compte 9,25 ha. A leur arrivée, les colons détruisirent également plusieurs habitations mitoyennes avec Sidi El Boukhari, notamment la grande mosquée où séjourna l’émir Abdelkader en 1839 qu’ils convertirent en hôpital militaire. Jadis, La Casbah comptait 1000 maisons et un nombre incalculable de fontaines, de mausolées, de fours et de forts. L’ensemble est entouré d’un mur essour, encore présent, dont certaines parties datent de l’époque romaine et hammadite. Quelques portes telles que Bab El Bhar, Bab Eldjiyad, Bab Essour et Bab Eldjnane sont encore désignées comme des lieux clés par les autochtones. La Casbah de Dellys est, si l’on en croit les historiens, la plus ancienne d’Algérie. Antérieure à la période turque, elle fut fondée en 1068 par Moaz Edawla Ben Samadah qui accosta à Tadless chassé d’Almeria en Espagne par les Mourabitine. Sous son règne, Dellys prospéra tant et si bien qu’El Idrissi en fit l’éloge. La conception de l’habitat et quelques caractéristiques architecturales témoignent de cette époque révolue. L’une de ces caractéristiques, qui se trouve aujourd’hui au centre des débats, concerne le riyad ou jardin potager attenant. Le riyad, élément d’importance pour la population, ne se retrouve pas dans les autres Casbah proprement turques comme celle d’Alger, mais, évoque plutôt les maisons de l’Andalousie, notamment celles de Grenade. Il se trouve en retrait par rapport au «wast eddar» et s’ouvre à l’extérieur. On y plante du basilic, du jasmin et des roses ainsi que quelques arbres fruitiers. Les cultures les plus importantes se trouvent à l’ouest dans les parcelles de terre situées à Ladjenna (Les Jardins ) où les habitants de La Casbah passent les périodes estivales ou plus loin encore dans laâzib. Maison avec riyad à La Casbah pour l’hiver et maison dans les jardins pour l’été, terres de lâazib à cultures céréalières : telle était la conception de l’habitation chez les Dellyssiens où se mêlent économie, savoir-vivre et raffinement. Cette Casbah est, à l’instar de toutes les autres, divisée en plusieurs quartiers par des rues principales et des ruelles secondaires. On y trouve dans la Basse-Casbah, quatre grands quartiers dénommés Houmatte Eddarb, Sidi Elboukhari, Sidi Elharfi, El Mizab et enfin le Marsa (port) qui faisait de Dellys une ville tournée vers la mer et abritée des vents par le cap Bengut. La Haute-Casbah en compte également quatre : Houmatte Salem, Hammam Erroum, Sidi Yahya et Sidi Mansour. Chaque quartier abrite le tombeau d’un saint construit à l’intérieur d’un masjid faisant office d’école coranique, tandis que les grands patrons de la ville, à savoir Sidi Abdelkader (El Djillani) et Lalla Matouba occupent les points les plus culminants ; Ras Ettarf ou Bordj Ihar pour le premier et Hammam Erroum pour la seconde. Assez singulières, les maisons comportent toutes un toit fait de demi-briques assemblées, et bien qu’elles ressemblent par certains éléments aux maisons de La Casbah d’Alger, elles s’en démarquent sensiblement, notamment par l’absence de terrasses. Après avoir franchi le portail, on pénètre dans la skifa, alcôve surmontée dans de nombreux cas d’un kbou qui n’est autre qu’un prolongement esthétique de la salle de séjour de l’étage. Ce kbou (voûte) forme du côté externe une machrabiya typiquement ottomane. On accède ensuite au wast eddar ou el houch, lieu de rencontre et de travail non sans avoir remarqué l’étable adinine qui se trouve toujours proche de l’entrée et le makhzen où l’on dépose provisions et nécessaire de pêche. Autour de la cour précédemment citée, on retrouve elbyout (les chambres), que l’on distingue bien des rhrof de l’étage ainsi que la buanderie, la cuisine, le hammam, l’incontournable puits et enfin le riyad. A l’étage, les eshayen (couloirs) s’ouvrent sur la cour et les rhrof dont la plus importante est amputée d’une partie pour le rangement du linge dénommée à juste titre le masrak. Je pourrai continuer longtemps encore cette description mais là n’est pas l’objet de mon propos. Le but escompté est d’informer le lecteur de l’existence de cette Casbah, de lui présenter quelques arguments afin de bien le sensibiliser. Mon but aussi est d’attirer les responsables, notamment monsieur le wali de Boumerdès et madame la ministre de la Culture sur la détérioration avancée de cette ville ancienne pour qu’ils prévoient non pas de raser ce qui reste, mais de le préserver en réfléchissant sur un plan de restauration d’urgence, car tout n’est pas perdu. Dellys vit aujourd’hui son second tremblement de terre. Le premier la secoua vers l’an 42 après J.-C. Entièrement dévastés, ses monuments furent éparpillés aux quatre coins entre Taourga et Takdempt. Plusieurs siècles après, elle arriva à se reconstruire tant bien que mal. La laisserons-nous péricliter encore une fois ? Avons-nous le courage de la sauver ?
La Casbah de Dellys ne ressemble pas à n’importe quelle Casbah, car elle est la sédimentation d’innombrables acquis thésaurisés à travers l’histoire. Elle est punico-romaine par sa muraille, andalouse par ses Ryads, ottomane par ses machrabiyate, méditerranéenne aussi par son atrium et enfin berbère par l’intégration de l’étable au corps de la maison, par son substrat et surtout parce qu’elle est la sirène du Djurdjura.

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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 21:57
el watan 25 sept

Calme précaire à Debdeb (Illizi)

Après l’accord de paix entre les communautés locales arabe et targuie

Calme précaire à Debdeb (Illizi)

La ville de Debdeb, au sud-est de la wilaya d’Illizi frontalière avec la Libye, vit une rude tension depuis les affrontements qui ont opposé, le 9 septembre deux tribus, targuie et arabe, de Oued Souf, dans le quartier des 105 Logements. Les rivalités entre les deux communautés sont, certes, ancestrales, mais les événements ont évolué cette fois avec une rapidité telle qu’ils ont fini par déborder. Selon des témoins joints par téléphone, tout a commencé par une rixe entre jeunes des deux parties. Des blessés sont recensés des deux côtés, dont un, Ghdier Bachir (25 ans), de la communauté arabe, est grièvement touché.



La nouvelle se répand comme une traînée de poudre et des renforts des deux communautés arrivent sur les lieux pour prêter main-forte aux jeunes. La rixe dégénère et se transforme en bataille rangée. Une dizaine de blessés sont recensés avant l’intervention de la gendarmerie, qui a procédé à de nombreuses arrestations parmi les jeunes meneurs. Ghdier Bachir est alors évacué vers Ghardaïa, dans un état critique. Des contacts sont alors entrepris pour ramener les deux communautés au dialogue pour mettre fin au climat de tension qui pèse sur la ville de Debdeb, d’autant que des informations font état de la venue en renfort de Touareg libyens d’Agades. Les unités de la gendarmerie et des garde-frontières sont alors renforcées et des patrouilles sur la bande frontalière sont multipliées, ce qui a permis l’arrestation de 11 Targuis libyens entrés clandestinement sur le territoire algérien. Les efforts pour ramener les deux communautés à la raison ont fini par aboutir, mais le calme précaire qui règne sur la ville est rompu par la nouvelle du décès de Ghdier Bachir, le 22 septembre à Ghardaïa, à la suite de ses blessures. Des tracts appelant à la vengeance sont affichés sur les murs clandestinement.

Les affrontements ont repris, mais grâce à l’important dispositif de sécurité déployé dans la ville de Debdeb, la situation est vite maîtrisée. Cependant le climat était très tendu et électrique. Un rien pouvait remettre le feu aux poudre au cours deux jours durant lesquels des contacts sont entrepris pour pousser les notables des deux communautés à se réconcilier. Parmi les initiateurs de cette démarche, le sénateur Leknaoui qui a joué un grand rôle pour faire accepter à sa communauté targuie la réconciliation. Hier, la rencontre de la « moussalaha » a eu lieu en présence des autorités civiles et militaires de la ville. Les pourparler ont duré plusieurs heures avant que les deux parties ne signent l’accord de paix par lequel les Targuis s’engagent à livrer l’auteur de l’agression qui a coûté la vie à Ghdier Bachir à la Gendarmerie nationale. Les deux parties se sont entendu pour que tous les auteurs d’agression soient livrés aux autorités, avant de s’engager pour que le recours à la violence soit banni. En dépit de cette « réconciliation », le climat reste tendu et la crainte de nouveaux dérapages de la part des jeunes, lors de l’enterrement prévu aujourd’hui, pèse lourdement. Des renforts de gendarmerie sont arrivés en fin de journée pour parer à tout incident et éviter que les semeurs de trouble ne se faufilent parmi la population pour enflammer la ville. Le dispositif déployé autour et à l’intérieur de la ville est impressionnant, alors que la frontière avec la Libye reste étroitement surveillée par de nombreuses patrouilles de garde-frontières, renforcées par les unités des régions limitrophes.



Par Salima Tlemçani

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A Berriane, Arabes et Mozabites s'affrontent depuis un an

Paris - Le village de Berriane, dans le Sud algérien, connaît depuis un an de violents affrontements intercommunautaires entre Mozabites et Arabes, souligne mardi le quotidien français "Libération".

 

Sous le titre "Algérie : le Mzab s'embrase", le journal relève que cela fait plus d'un an que cette agglomération de 35.000 habitants est le théâtre de "violents troubles intercommunautaires dont on a du mal à démêler s'ils sont sociaux, religieux ou politiques".

Les Mozabites, qui sont en guerre contre les Arabes, ont "toujours été à part dans le melting-pot algérien", estime-t-il, faisant observer que les troubles dans le Mzab ne sont pas chose nouvelle dans la mesure où en 1975 à Beni Isghen, en 1985 et en 2004 à Ghardaïa et en 1990 à Berriane, les Mozabites se sont soulevés contre "les discriminations dont ils estiment faire l'objet de la part d'un Etat "arabo-malékiste", qui chercherait à s'emparer de leurs terres et leurs biens

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06/07/2009 15:26:54 | Jeune Afrique | Par : Cherif Ouazani

Mozabites-malékites, la grande discorde

 

Depuis plus d’un an, la vallée du Mzab est régulièrement le théâtre d’affrontements intercommunautaires entre berbérophones et arabophones. Une rivalité aux multiples facettes qui plonge ses racines dans l’histoire lointaine.

 

Depuis les affrontements intercommunautaires qui ont secoué Berriane en mars 2008, cette cité de la vallée du Mzab, aux portes du désert, ne parvient plus à retrouver la tranquillité. Ses 35 000 habitants, composés pour moitié d’arabophones de rite malékite, pour l’autre de berbérophones de rite ibadite, vivent dans la hantise d’une reprise des actes de vandalisme et de représailles entre les deux communautés. Le moindre incident, fût-il une dispute entre écoliers, peut prendre des proportions dramatiques. Du coup, Berriane vit sous état de siège, quadrillé par des compagnies régionales de sécurité (CRS). Une force policière d’interposition a été mise en place entre les quartiers « arabes » et mozabites. Mais le calme n’est pas revenu pour autant.

Toutes les tentatives gouvernementales pour apaiser les esprits ont échoué. Abdelaziz Belkhadem, alors Premier ministre, y avait tenu, en mai 2008, une réunion avec les notables des deux communautés. Sans succès. Plus tard, Ali Tounsi, directeur général de la Sûreté nationale (DGSN), n’aura pas plus de réussite. En mars dernier, alors que l’Algérie était en pleine campagne électorale pour l’élection présidentielle, Daho Ould Kablia, ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur chargé des collectivités locales, parvient à réunir les représentants des deux parties et arrache un accord de paix, en fait une sorte de feuille de route pour le développement économique de la région.

La trêve ne dure que le temps du scrutin, puis les affrontements reprennent de plus belle. Le 9 juin, de jeunes arabophones s’en prennent à coups de pierres aux forces de l’ordre, qu’ils accusent de protéger exclusivement les Mozabites. Bilan : plus de cinquante blessés parmi les agents des forces de l’ordre et une centaine de personnes interpellées, dont, pour la première fois depuis le début de la crise, quatre militants de l’opposition, soupçonnés d’entretenir l’agitation et la haine entre les deux communautés. Plus précisément, des élus du Front des forces socialistes (FFS de Hocine Aït Ahmed), parmi lesquels Kamel Eddine Fekhar, membre de la direction du parti, ainsi que Souf Ghalem Kacem, adjoint au maire de Ghardaïa, capitale du Mzab. Les militants du FFS seront finalement relâchés quelques heures après leur arrestation, mais le mal est fait : le conflit intercommunautaire prend une tournure politique inattendue. 

Disparités économiques

Berriane est l’un des sept ksour (pluriel de ksar, un village fortifié) qui entourent Ghardaïa, distant d’une cinquantaine de kilomètres. La vallée du Mzab est occupée depuis le Xe siècle par une minorité religieuse, les ibadites (une des trois branches de l’islam avec les sunnites et les chiites), qui s’y étaient réfugiés pour fuir les persécutions dont ils étaient victimes dans l’Orient musulman. Appelés également kharidjites (dissidents), les ibadites se sont approprié le tamazight (langue berbère) pour en créer une variante, le tamzabite, le dialecte mozabite. Ils vivent en vase clos, refusent de se mélanger aux autres communautés ethniques ou religieuses, disposent d’une organisation sociale performante en termes de solidarité et de redistribution de la richesse. Un système fiscal propre leur permet même de financer des grands projets industriels, des microcrédits au profit des pauvres ou des bourses d’études à l’étranger pour les élèves les plus méritants. Doués pour le commerce, les Mozabites sont réputés pour être d’excellents négociateurs peu enclins à la fronde contre le pouvoir central… qui le leur rend bien mal.

D’essence jacobine, les autorités tiennent en effet en haute suspicion les ibadites, auxquels elles reprochent de s’être exclus de la communauté nationale. D’autant que leur isolement au plan géographique s’est considérablement réduit au fil du temps. Au XIXe siècle, le développement des cités de la région a favorisé la sédentarisation des populations nomades, généralement arabophones et de rite malékite, qui se sont installées dans la périphérie des ksour du Mzab. La cohabitation s’avère difficile. La réussite économique des Mozabites suscite la jalousie de leurs nouveaux voisins. Malentendus et différends dégénèrent rapidement en affrontements cycliques.

Mais longtemps, la sagesse des notables des deux communautés a prévalu et les conflits étaient circonscrits. Du moins au temps du parti unique, quand arabophones et berbérophones votaient FLN de concert. L’introduction du multipartisme, en 1989, bouleverse la donne politique. Les Mozabites, mus sans doute par le sentiment d’appartenance à une minorité, optent pour les deux partis qui se revendiquent du particularisme berbère : le FFS et le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD, de Saïd Sadi). Résultat : les comités de notables implosent et le Mzab se retrouve sans mécanisme de gestion des conflits. Les élus locaux, pour la plupart issus de l’opposition, ne font pas confiance à l’administration, incarnation du pouvoir. Celle-ci, en retour, les ignore et ne les associe que rarement à la prise de décisions. Les Mozabites affirment qu’ils sont marginalisés. Les malékites de la région, eux, sont frappés de plein fouet par le chômage et la précarité. Aux disparités économiques sont venus se greffer des griefs d’ordre religieux. Pour les malékites, « ceux d’en face » sont des musulmans déviants, voire des apostats, et méritent donc la mort. Quant aux ibadites, ils maintiennent leurs voisins à distance respectable de leurs maisons, de leurs quartiers, de leurs mosquées et de leur cimetière. Bref : le Mzab est en permanence sur un volcan. 

A quand la réconciliation ?

Depuis mars 2008, date du début des événements de Berriane, outre les deux morts enregistrés, les blessés se comptent par centaines, et des milliers d’habitants (arabes ou mozabites) ont décidé de quitter leur ville. Sur les quelque deux cents maisons pillées ou incendiées, 60 % appartiennent à des Mozabites. Mais chaque expédition punitive provoque des représailles. Dix-huit mois de violences ont usé la population psychologiquement, paralysé l’activité économique et creusé le fossé entre les deux communautés. Alors que la réconciliation nationale est en vogue en Algérie, Arabes et Mozabites continuent de se regarder en chiens de faïence.

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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 08:00

DELLYS OU TADELES

Rusucurrus la rebelle

Tout comme Tigzirt et Azeffoun, elle fait partie de la Kabylie maritime, même si depuis le découpage administratif de 1984, elle a été rattachée au département de Boumerdès.

Tout avait l'air à l'époque d'une punition. Après les événements de Kabylie de 1980, le pouvoir central voulait ainsi punir la population kabyle, en la privant de son unique port. Située à l'est d'Alger, à quelque 120 kilomètres, et au nord de Tizi Ouzou, à

quelques quarante kilomètres, Dellys vivra très mal ce divorce forcé. Longtemps préservée, elle s'engagea doucement, mais surement, dans la décadence. Et pourtant

elle fait partie, du lot des plus vieilles villes d'Algérie. Plusieurs fois millénaire, elle a perdu chaque jour un peu plus de ses vestiges et de son histoire. Dellys a été fondé

par les carthaginois, mais ceux sont les romains qui en firent une puissante cité « Rusuccurus », avant de s'appeler Tedelles. Les arabes construisirent sur ces ruines, puis se fut le tour des turcs et enfin des français en 1844. Même les phéniciens y installèrent un comptoir pour y commercer. En s'y promenant, on devine rien qu'aux différentes architectures des maisons, que cette ville a connu plusieurs occupants. S'il ne reste plus grand chose de visible du passage des romains, celui des turcs est encore omniprésent avec la Casbah. Dellys est donc une cité historique, qu'on a

laissé dépérir. Sauf que ses vestiges sont aux musées du Bardot et du Louvre. Alors qu'ils auraient du rester là, si seulement on avait pensé construire, juste un petit musée. Ce qui a fait dire à Yasmina Chaïd «...ce regard porté sur le passé me permet d'affirmer, que cette ville et ses habitants avaient toujours quelque chose à raconter, quelque chose à enseigner » dans « Dellys aux mille temps ». Un musée l'aurait

encore mieux fait. Riches de ce passé, les dellyssiens ont hérité d'un riche patrimoine, même s'il est de plus en plus en déperdition. Les doigts des dellyssiennes sont tout

aussi habiles à vous confectionner des habits forts originaux, qu'à vous garnir une table de mets dont même les algéroises seraient jalouses.

Quand aux hommes ils se considèrent tout simplement, et ils l'affirment avec force, qu'ils restent les meilleurs pêcheurs du monde. Avant d'être envahi par les ruraux

de la région, les dellyssiens avaient toutes les caractéristiques de purs citadins. Dellys ne manquait pas également d'attractions. On citera son école des arts et des métiers

(devenue après l'indépendance un lycée technique), son port, son phare, son « sport nautique » et ses plages. Pendant longtemps, Dellys était la destination préféré des kabyles, particulièrement des tizi ouzouiens. Ils étaient attirés par les plages bien surs, mais aussi par le « sport nautique », devenu un bâtiment aux dans l'eau, ou l'hôtel « Le

beau rivage » avec une superbe vue sur la mer, pour déguster une bière ou un plat de poissons fraichement pêchés. Par la même, ils profitaient du retour des chalutiers, bien chargés de poissons, et du contact toujours chaleureux avec les gens de la

mer.
Mais voilà qu'un jour, le vent
de l'islamisation qui soufflait sur l'Algérie, ne l'épargna pas. Pire, elle devint vite un fief islamiste. Les attentats et autres assassinats ont

fait des dizaines de morts et de blessés. Le dernier en date (fin 2007), est celui perpétré par un kamikaze de 15 ans, contre la caserne des gardes côte. On a dénombré près de 40 morts et autant de blessés. Dellys la coquette devint dès le milieu des années 90, la ville à éviter. Le préjudice allait être énorme. On ne reconnaissait plus celle où mosquées, bars, cafés etc, gens de divers horizons, se côtoyaient sans problèmes. La seule évocation de son nom donnait des frayeurs. On en vint même à oublier son existence, que seuls les attentats rappelaient.

Non seulement les groupes terroristes ont bloqué son développement durant plus d'une longue décennie, mais entre temps ce qui existait s'est dégradé. Aujourd'hui,

tout est pratiquement à refaire: la voirie, le réseau d'eau potable, l'assainissement

et bien d'autres infrastructures.

Sur le plan touristique, la Casbah, classé patrimoine national, est également en ruines. Aux dernières nouvelles, plus de 17 milliards de centimes ont été débloqués, pour sa restauration. Mais selon un des occupants, une partie sera rasée au profit d'un parking

automobile. Il n'existe aucun hôtel à Dellys, les investisseurs potentiels ont fuit sous la menace terroriste. Contrairement à ses voisines Tigzirt et Azeffoun, qui comptent plusieurs infrastructures touristiques, elle a accumulée un retard considérable.

Sa côte est quasiment vierge, aucun investissement. Même si les dellyssiens se veulent rassurant, pour faire venir les gens, les craintes subsistent. Le défi pour les autorités et la population reste donc, celui de rendre confiance aux touristes.  Gageons que celle qu'on appelait « la déesse du Djurdjura », renoue avec sa tranquillité d'antan, et qu'un programme urgent et spécial lui soit destiné pour qu'elle retrouve toute sa splendeur .

 

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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 23:12



POUR UNE KABYLIE PROPRE

L'idée lancée par Radio Pays (France) commence à apporter ses fruits :
"Pour une Kabylie Propre".

Plusieurs actions sont entreprises en France afin de lancer cette opération en Kabylie (Affiches, slogans, petits livres pour enfants, etc...).

Une opération pour un volontariat de nettoyage des espaces verts verra le jour incessamment et plusieurs réunions auront lieu avec des associations Tizi-Ouzou, Béjaia, Boumerdès et Bouira pour la réussite de ce projet.

Pour apporter votre aide, contacter :

kabyliepropre@hotmail.fr

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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 22:48
Liberté

Chronique (Mercredi 23 Septembre 2009)

Khaled ou le révisionnisme à rebours
Par :Mustapha Hammouche

“À Oran, on a tous des amis qui ont été déportés, des gens qu’on a cachés et d’autres qu’on a mariés de force pour qu’ils puissent rester en Algérie. Avec le recul, ces scènes ressemblent à celles de la Seconde Guerre mondiale où des voisins cachaient leurs amis juifs pour leur éviter les camps nazis.”
C’est le témoignage de Khaled, notre star nationale, au magazine marocain Tel Quel. Ses paroles ont-elles dépassé… ce qui lui tient lieu de pensée ? Et doit-on l’obliger à savoir ce que fut exactement la Shoah ? Khaled aura droit à la clémence nationale non pas parce que sa constitution intellectuelle le rend pardonnable, mais parce qu’il est justement membre de la société civile officielle, cette nébuleuse faite de sportifs, d’artistes, d’associatifs, privilégiée et satellisée autour du pouvoir. Elle est constituée de “personnalités” complaisantes qui savent apporter leur soutien au pouvoir.
Un journaliste, pour moins que cela – un journaliste ne peut raisonnablement pas comparer le régime algérien au régime nazi — aurait connu, “sur l’heure”, la promptitude du bras séculier du pouvoir national. Mais Khaled fait partie de ces enfants gâtés devant lesquels s’arrête la compétence “universelle” de la justice et s’adoucit la brutalité de la vindicte populaire.
L’impunité de ce “proche” ne date pas d’aujourd’hui : il y a une décennie, Khaled, alors sous le coup d’une condamnation, a été invité à se présenter devant une justice qui l’attendait pour le blanchir, sans avoir à “vider son mandat d’arrêt”, préalable procédural sacro-saint. Avant d’être d’autorité dispensé de service national.
Son débridement verbal a été encouragé par la permissivité de la société et de l’État envers ceux qui savent dire que le pays va bien parce que ça va pour eux. Ils suppléent ainsi de manière politiquement rentable une société civile éradiquée par la corruption et la répression.
Mais ses fans n’ont pas à s’inquiéter : Khaled n’est pas dans le cas de Mami qui a affaire à une autre justice. Il n’est surtout pas dans le cas de Ferhat Mehenni qui, en plus d’être chanteur, est militant d’une cause et qui, pour avoir exprimé une revendication responsable, est sous le coup d’un mandat d’arrêt.
Khaled n’est pas un journaliste dont on scrute les délits de diffamation jusqu’entre les lignes et pour qui l’autosaisine semble avoir été inventée. Il n’est pas Noureddine Amirouche qui suscita la curée pour avoir remis en cause l’arithmétique officielle des chouhada ! Khaled a l’excuse de n’être ni brillant ni engagé et l’avantage d’être du bon côté…
L’opinion publique maison, si prompte à se froisser des révisionnismes, regardera ailleurs pour ne pas avoir à se compromettre dans un scandale venu de l’Ouest. L’Algérie officielle fera semblant de n’avoir pas entendu cet affront commis au-delà d’une frontière sélective.
Khaled se dit “de la famille” de Mohammed VI. Il n’y a pas de mal à se fréquenter entre “rois”, le roi d’un peuple et un roi people ! Et il parle avec lui, comme avec le président Bouteflika, dit-il encore, des relations entre les deux pays !
L’acte révisionniste stupide est soutenu par des références politico-mondaines, ce qui en fait une drôle d’histoire de président, de roi et de king. De quoi je me mêle
?

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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 22:26

ddk le 23 sept
M’kira
Tighilt-Oukerrouche renoue avec ses traditions

“Ce n’est pas le seul lieu que nous utilisions pour les sacrifices, cela dépend surtout des saisons”, nous confie encore le vice-président qui s’excuse de l’absence du président de l’association qui se trouve à Alger.

D’ailleurs, alors qu’il nous parlait, il reçoit un appel de sa part pour transmettre ses meilleurs vœux à tous les villageois.

“On l’appelait Tighilt Oukerrouche parce que c’est un village entouré de chênes. Ce bois a disparu mais le nom est resté”. C’est ainsi que débute le dernier roman “Les Bavures” de feu Mohamed Amokrane Haddadi. Il a conservé non seulement ses arbres mais également ses traditions d’antan. En effet, la colline, en quelques années, est redevenue verdoyante avec une belle forêt de chênes liège tout le long de la piste qui mène au village à partir du CW 107, les villageois ont été même obligés de couper certains arbres qui menaçaient les fils électriques.

“Notre village possède une très longue histoire qui est demeurée inconnue alors qu’elle était écrite. Cependant, nous allons attendre une année ou deux pour la dévoiler, le temps de récupérer certaines archives qui sont en France”, nous déclare le vice-président de l’association du village en nous accueillant alors que beaucoup d’enfants accoururent pour assouvir leur curiosité. Au demeurant, pour cette fête de l’Aïd, presque tous les villageois ont rallié après la prière de lieu convenu pour le sacrifice des moutons. “C’est la première fois depuis vingt ans exactement que nous nous retrouvons ici, en ce lieu qu’on appelle “Thaslent N’Alvir”, tous ensemble pour célébrer la fin du mois sacré de Ramadhan pour renouer avec nos traditions”, nous confie un autre membre de l’association alors que le trésorier avait fort à faire pour ramasser l’argent.

“Thaslent”, le grand frêne millénaire qui a gardé tout son feuillage en absence du cheptel, déploie un grand ombrage en offrant un lieu idéal pour travailler tranquillement alors que le puits situé à quelques mètres permet de disposer de l’eau en grande quantité pour laver les abats le plus vite possible. “Ce n’est pas le seul lieu que nous utilisions pour les sacrifices, cela dépend surtout des saisons”, nous confie encore le vice-président qui s’excuse de l’absence du président de l’association qui se trouve à Alger.

D’ailleurs, alors qu’il nous parlait, il reçoit un appel de sa part pour transmettre ses meilleurs vœux à tous les villageois. Alors que nous discutions, déjà, tous les moutons furent égorgés et les plus jeunes commençaient à les dépecer.

Aâmi Saïd, un enseignant quinquagénaire qui travaille encore, arrive en tenant par la main un bambin de cinq années qui a les yeux rougis tant il avait pleuré quelques instants auparavant. “Vous savez, jusqu’à ce jour , il y a un peu partout des “fouroulou” en Kabylie. Celui-là, c’est Koukou, mon neveu, son père lui a interdit d’assister à la scène d’égorgement des moutons croyant sans doute qu’il serait choqué. Mais comme disait Mouloud Feraoun “mon oncle m’aimait plus que son fils”, je l’ai ramené pour y être présent avec tous les enfants et surtout pour participer à la corvée”, nous déclare fièrement Aâmi Saïd avant de commencer l’interminable accolade. Tout le monde essaie d’immortaliser ces moments qui, avec des appareils photos, caméras numériques ou avec des portables. Lorsque le moment de découper en morceaux les quartiers de viande arrive, on fait appel évidemment aux quinquagénaires qui ont plus d’expérience dans cette pratique alors que les plus jeunes servent d’aides en attendant de prendre la relève. Le portable du vice-président sonne une énième fois. C’est le président de l’association “Aieder” du village voisin Tarament qui souhaite à tout le monde bonne fête et demande comment est l’ambiance. “Chez nos voisins, ils font ce qu’on appelle “Thimouzouine”, c’est-à-dire chaque chef de famille prend sa part suivant le nombre de personnes qu’il a, ce n’est pas comme nous. Tout le monde prend la même part”, nous explique notre interlocuteur qui nous précise que les deux associations travaillent ensemble dans le cadre du réseau associatif M’Kira et que les deux associations sont domiciliées au niveau du foyer pour jeunes de Tighilt-Bougueni.

A treize heures, tout est enfin terminé. Après une longue intervention du vice-président, le trésorier appelle chaque chef de famille par son nom pour prendre l’une des parts alignées sur une grande bâche.

“Grâce à Dieu, nous venons de passer tous ensemble une agréable journée. C’est le meilleur Aïd que nous célébrons enssemble. Si nous n’avions pas acheté ces moutons, plusieurs familles n’auraient pas eu ce morceau de viande au dîner, donc, c’est ça notre objectif, la solidarité” conclut notre interlocuteur qui nous raccompagne.

Essaïd N’Ait Kaci

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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 22:05
el watan 23 sept

Commune de Béni Maouche : La cité croule sous les ordures
Commune de Béni Maouche : La cité croule sous les ordures

Depuis deux mois, les immondices se sont particulièrement accumulées aux alentours d’habitations au chef lieu de la commune de Béni Maouche. Les différentes ruelles et même l’artère principale offrent un aspect lugubre. Les chiens et les chats errants y trouvent leurs lieux de prédilection.



La cause est que des citoyens ont bloqué l’accès à la décharge publique. La collecte des ordures ménagères a été alors interrompue. « C’est un véritable danger public ! », dira un citoyen. Quatre associations locales ont réclamé, à travers une pétition, l’éradication de cette décharge communale. Les protestataires se plaignent des poussières générées par le passage des engins mais aussi de la multitude de sachets qu’emporte le vent en les déposant sur leurs terrains agricoles. « L’implantation de la décharge à proximité de chef lieu de la commune date de 1987. Depuis cette année, aucune protestation n’a été enregistrée. Le site est à 870 mètres de l’habitation la plus proche. L’APC, au terme d’une réunion avec le représentant du mouvement associatif, a décidé de remédier à toutes sources de nuisance en procédant à la clôture de la décharge pour éviter que les immondices ne soient éparpillées par le vent.

De même, le revêtement de l’accès au site a été fait pour remédier aux poussières générées par le passage des engins », dira une source proche de l’APC. « Nous avons également interdit l’incinération des ordures pour éviter tout désagrément », a encore affirmé notre source. Dans une lettre adressée au P/APC, des citoyens ont réclamé la fermeture du site. L’APC est en prospection des terrains adéquats pour recevoir les déchets de la commune. « Nous avons proposé trois sites auxquels, hélas, la population s’est opposée », affirme notre interlocuteur. Dans une correspondance adressée au wali et à l’ensemble des services concernés, le P/APC estime que ce problème dépasse ses compétences. Il appelle dès lors l’intervention de l’Etat pour résoudre ce problème. Un autre site situé dans le village de Tizekhet sera prochainement, selon notre source, proposé à la commission technique de choix de terrains.



Par Irbah Rabah

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 22:11
  source : Algerie-focus

http://www.youtube.com/watch?v=ua6ENBecZuw&feature=player_embedded#t=174

Nous ne pouvons peut être plus sauver El Kala, mais unissons nous pour préserver les ressources naturelles de notre mère la terre.


 Qui connaît El Kala et sa beauté, sa faune et sa flore, sa contribution dans la préservation de l’écosystème ne peut que la qualifier de bijoux, mais voilà que dans un pays comme le notre en absence d’une culture écologique, d’un respect des lois, ce magnifique parc qui abrite une richesse naturelle importante, des espèces rares, cette beauté sauvage, ce réservoir de biodiversité a été massacré par le passage d’une auto route qui va le trancher et l’amocher à jamais. Car le mal est fait malgré la mobilisation des associations écologique, qu’il faut le dire manque de maturité en la matière.

Une pétition a été signée par des milliers de personnes encadrés par le comité pour la sauvegarde du Parc National d’El Kala( Le PNEK) et l’association « Acdc ». Un site web a été créé -www.sauvonsleparc.org- pour relier plus de personnes afin de peser sur les autorités pour leur faire rappeler qu’ils sont en violation des lois, les lois de la République qui protègent les zones naturelles. En effet, la pétition a été déposée, mais en vain, pas de réponse !!! Nous avons créé un groupe sur facebook « Sauver le parc national d’el KALA en Algérie » pour sensibiliser plus d’internautes aux questions écologiques, et cela malgré le peu d’informations dont nous disposons.

Nous n’avons hélas pas pu sauver El Kala, mais il ne faut pas baisser les bras pour autant et laisser tomber ce combat pour notre patrimoine naturel. Il faut se préparer à ce genre de situation car la mésaventure d’El Kala n’est pas un cas isolé, souvenant nous des braconniers qui ont pillé nos régions sud des animaux très rares, censés être protégés, pour le simple plaisir de la chasse. Il faut construire une classe capable de défendre la terre, et le droit des générations avenir, pour lesquelles nous avons une grande responsabilité en leur laissant la terre telle que nous l’avions trouvée ou du moins avec le moins de dégâts possible.

Hadjira Meriem Saidani
Militante écologiste

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 07:37
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