Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 20:51
Jeune Afrique

Algérie
17/11/2009 10:39:41 | par

Dix figures berbères

 

Le roi Massinissa

Né en 238 avant J.-C., il est le premier roi amazigh à avoir unifié la Numidie. Pour y parvenir, il livre à Rome, en 202 avant J.-C., Syphax roi de Siga (la région de Ghazaouet). L’unification de la Numidie lui vaut d’être une véritable légende pour les Berbères. Il meurt en 148 avant J.-C.

 

La reine Al-Kahina

De son vrai nom Dihya, Al-Kahina (« la prêtresse » en raison de ses dons pour la magie et la prédiction) régna sur plusieurs tribus berbères des Aurès, de 685 à 705. Farouche guerrière, elle s’opposa à la conquête musulmane au VIIe siècle. Sa légende est comptée et chantée encore aujourd’hui.

 

Moufdi Zakaria

Né à Beni Izguen, dans le Mzab, le 12 juin 1908, il est considéré comme le poète de la Révolution. Membre du FLN et auteur du poème « Kassaman » (Le Serment), devenu l’hymne national, il s’est éteint loin de son Mzab natal, le 17 août 1977, à Tunis. Sa dépouille a été transférée en Algérie. Il repose à Beni Izguen.

 

Mouloud Mammeri

Romancier, enseignant, dramaturge, linguiste, ethnologue, né en 1917, ce chantre de la culture berbère est à l’origine des événements du printemps berbère en 1980. Ses deux romans La Colline oubliée ainsi que L’Opium et le Bâton restent des livres de références dans son pays. Il est décédé en 1989.

 

Taous Amrouche

Née en 1913, cette écrivaine fut la première romancière algérienne à être publiée en France en 1947. Cantatrice, elle a passé des années à recueillir des chants traditionnels populaires berbères. Son album Chants berbères de Kabylie sera primé en 1967. Elle est décédée en 1976.

 

Houria Aïchi

Avec sa voix puissante et gutturale, elle est l’incarnation des Aurès. Héritière d’Aïssa Djermouni qui a chanté sa « berbérité » à l’Olympia durant les années 1940, Houria Aïchi est devenue la voix et le visage du particularisme montagnard des Berbères algériens. Elle vit, chante et compose en France depuis 1970.

 

Othmane Bali

Sa disparition, le 17 juin 2005, à l’âge de 52 ans, a été un véritable traumatisme pour les Touaregs, et plus généralement pour tous les mélomanes amoureux du tindé, un genre musical venu de Djanet, sa ville natale (il est né en 1953). Virtuose du luth, il chantait en tamasheq et en arabe.

 

 

Hocine Aït Ahmed

Né en 1926, ancien dirigeant du FLN, il est le fondateur en 1963 du Front des forces socialistes (FFS), premier parti d’opposition dans l’Algérie indépendante. Résidant en Suisse, il demeure l’une des figures tutélaires du mouvement berbériste algérien.

 

 

Matoub Lounes

Assassiné le 25 juin 1998 en Kabylie, le chanteur né en 1956 demeure toujours vivant dans le cœur des Kabyles. Opposant mais aussi pourfendeur des islamistes, cet auteur-compositeur au verbe tranchant a fait de la défense de la culture et de l’identité berbères la matrice de son œuvre.

 

Idir

Géologue de formation, ce fils de berger du Djudjura, né en 1949, a fait découvrir dès 1975 la Kabylie au monde entier avec son tube planétaire « Avava Inouva », diffusé dans 77 pays et traduit en 15 langues. Mémoire, exil, immigration, nostalgie des traditions kabyles, les textes d’Idir séduisent autant les jeunes que les vieilles générations.

Repost 0
26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 20:47


Algérie, ce que veulent les Berbères

Algérie
25/11/2009 10:44:00 | par Cherif Ouazani

Le paradoxe berbère

"Ainsi enduré", toile réalisé par le touareg Hawad© D.R

 

Un temps considérée comme un facteur de division, puis comme une menace pour l’unité nationale, l’amazighité constitue désormais l’un des éléments reconnus de l’identité algérienne. Une sacrée avancée, même si tout n’est pas réglé.

 

À la veille du match couperet, le 14 novembre 2009, au Caire, entre l’Algérie et l’Égypte, en vue des qualifications pour la Coupe du monde de football, certains médias égyptiens sont tombés dans l’invective et l’insulte. « L’arabité du peuple algérien est douteuse. Il s’agit de Berbères parlant une étrange langue », pouvait-on lire ou entendre. Il y a quelques années, cette formule aurait déclenché le lynchage du premier Égyptien croisé dans une rue d’Alger. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Sabiha Merine, sociologue à Boumerdès, elle-même Berbère du mont Chenoua, est catégorique : « L’Algérien, qui a toujours eu mal à son amazighité, à sa berbérité, si vous préférez, semble s’être réapproprié son identité, réglant ainsi un vieux complexe. Il n’hésite plus à se définir comme arabo-berbère. Cette récente évolution est le produit de la reconnaissance par la Constitution de la dimension amazighe de la personnalité algérienne. » Est-ce à dire que poser la question « Qui est berbère en Algérie ? » est aujourd’hui incongru ? Pas si sûr.

Le mot berbère est censé désigner les populations autochtones de la Numidie de la période punique, autrement dit de l’Afrique du Nord centrale avant les invasions phénicienne, romaine puis vandale. Dans l’un de ses sketchs, l’humoriste kabyle Mohamed Fellag ironise : « Tous les envahisseurs de l’Algérie – même les Français – ont fini par repartir, sauf les Arabes, qui ont pris racine. » Succession d’invasions, guerres fratricides pour le contrôle des terres fertiles et mouvements de populations ont provoqué un inextricable mélange ethnique. Au fil des siècles, le facteur linguistique est ainsi devenu le seul critère d’appartenance.

Complexité ethnographique

« N’est berbère que le berbérophone. » La formule du linguiste Salem Chaker renvoie à une complexité ethnographique. La langue berbère, le tamazight, a au moins six déclinaisons en Algérie et fragmente l’entité berbère en six ramifications: les Kabyles, les Chaouis, les Touaregs, les Mozabites, les Zénètes (Berbères noirs) et les Chenouis. Pour mieux comprendre la question amazighe en Algérie, un rappel historique est donc nécessaire.

En 2001, J.A. avait consacré un dossier sur cette question (voir J.A. n° 2102-2103) qui expliquait notamment pourquoi, de toutes les régions berbérophones, seule la Kabylie a été à l’avant-garde de cette lutte identitaire. Celle-ci a été abordée pour la première fois lors du congrès du Parti du peuple algérien-Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (PPA-MTLD) en 1949. Mais les principaux leaders berbères, Krim Belkacem et Hocine Aït Ahmed, donnent la priorité à la lutte pour l’indépendance. « Ils étaient convaincus, analyse Sabiha Merine, que le futur État aborderait sans complexe la question identitaire. Le berbérisme est mis entre parenthèses au profit du combat libérateur. Ils se sont trompés. » Quelques ultras ne tombent pas dans le piège et insistent sur les origines berbères du peuple algérien. « Tout cela relève d’une manœuvre de division orchestrée par le colonialisme », répliquent les dirigeants du courant nationaliste et militants de l’arabo-islamisme. La berbérité et les porteurs de cette revendication deviennent ainsi progressivement des ennemis de l’intérieur : une menace pour la Révolution et un péril pour l’unité nationale et la toute jeune République algérienne démocratique et populaire.

Et pourtant. Le pouvoir n’a jamais exclu les berbérophones de ses structures, alimentant ainsi un saisissant paradoxe. La haute hiérarchie militaire est restée entre les mains des Chaouis, les Berbères des Aurès : de Tahar Zbiri, premier chef d’état-major, à Khaled Nezzar, dernier ministre de la Défense (le portefeuille est aujourd’hui détenu par le président Abdelaziz Bouteflika). La Sécurité militaire, pilier essentiel du système, a longtemps été également sous la coupe de Kasdi Merbah, de son vrai nom Abdallah Khalef, un Kabyle. Aujourd’hui encore, les services de renseignements, le tout-puissant Département recherche et sécurité (DRS), ont à leur tête le Berbère Mohamed Mediène, alias Tewfik, originaire de Bordj Bou Arreridj, en Petite Kabylie.

Les Berbères n’ont jamais été loin, non plus, du pouvoir politique : de Ferhat Abbas, président du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA), de 1958 à 1961, à Ahmed Ouyahia, actuel Premier ministre, en passant par les Chaouis Houari Boumédiène ou encore l’ex-Premier ministre Ali Benflis. Faut-il également rappeler que le père de l’arabisation en Algérie a été un Kabyle en la personne de Mouloud Kacem Naït Belkacem ? Idem pour ce qui est du pouvoir économique. Les exemples sont nombreux. Le poste de gouverneur de la Banque centrale d’Algérie a souvent été confié à un Berbère : du Kabyle Abdelouahab Keramane au Mozabite Abderrahmane Hadj Nacer. Bon nombre des plus grands capitaines d’industrie sont également berbères, d’Issad Rebrab – le patron du groupe Cevital, qui opère dans l’agroalimentaire et l’industrie – à Ali Haddad, le poids lourd du BTP.

« La récupération de l’élite kabyle par le pouvoir a durablement affaibli la cause amazighe », tranche Salem Chaker. Quant à cette élite, surnommée parfois « les Kabyles de service », entrisme ou pas, elle a prospéré, enfouissant son sentiment d’appartenance. « Ils ont joué l’arabisme par survie », estime aujourd’hui l’artiste peintre touareg Hawad, qui rappelle que le pouvoir n’a jamais hésité à mater les poussées de fièvre amazighes. De quoi dissuader toute velléité de contestation.

Les Mozabites cohabitent difficilement avec les arabophones, certes, mais ils évitent soigneusement toute confrontation avec le pouvoir politique. Les Zénètes ou les Touaregs vivent paisiblement leur particularisme. Et finalement, seule la rebelle Kabylie a mené le combat. « Cela tient à l’histoire, explique Salem Chaker. La région a été scolarisée dès le début du XXe siècle, à la différence de celle des Aurès. L’autre facteur est lié à la forte émigration kabyle en métropole au lendemain de la Première Guerre mondiale. À partir de 1915, un immigré sur deux en France était kabyle. Cela a permis la confrontation avec les autres cultures et favorisé la prise de conscience identitaire. » Après la première mobilisation du Printemps berbère en 1980, il faut attendre les années 1990 pour que la contestation s’étende aux autres régions berbérophones.

Enseignement du tamazight

En 1994, une « grève du cartable » frappe les établissements scolaires de Kabylie, mais aussi des Aurès et du Touat, et ceux de la vallée du Mzab. Le mot d’ordre : l’enseignement du tama­zight. Le pouvoir recule, enfin, et crée en 1995 un Haut-Commissariat à l’amazighité chargé d’introduire l’idiome dans les manuels scolaires.

Mais la consécration – ou du moins l’avancée la plus significative – viendra dans la foulée du second Printemps berbère, en avril 2001. La mort suspecte du jeune lycéen Massinissa Guermah, dans les locaux d’une brigade de gendarmerie de Beni Douala, dans la région de Tizi Ouzou, met le feu aux poudres. La contestation gagne toute la Kabylie et s’étend à Alger. Les partis politiques, le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) et le Front des forces socialistes (FFS), sont dépassés. Les comités de villages et de tribus, les Arouch, prennent le relais et négocient avec le pouvoir sur une plate-forme de quinze revendications élaborée à El-Kseur. Le Premier ministre Ali Benflis, puis son successeur, Ahmed Ouyahia, tous deux berbères, acceptent le dialogue. En 2002, la Constitution reconnaît le tamazight comme langue nationale. « Désormais l’Algérien se revendique plus comme un Arabo-Berbère que comme arabo-musulman », explique Sabiha Merine. Mais cette juste reconnaissance a affaibli la cause sans atténuer, par ailleurs, le sentiment de marginalisation culturelle. C’est le deuxième paradoxe.

Velléités autonomistes

L’échec de l’enseignement du tamazight explique cette situation. « L’indigence des outils pédagogiques et l’absence d’une véritable académie tamazight ont réduit cette langue à une simple discipline facultative. Du coup, même en Kabylie, les classes de tamazight se dépeuplent et les enseignants abandonnent cette vocation », dénonce Fatiha Agdader, enseignante à Alger.

Est-ce à dire que l’Algérie a définitivement rangé la question berbère et tourné le dos aux particularismes ? Peut-on envisager une volonté, indicible et collective, d’ensevelir les sujets qui fâchent après le traumatisme du terrorisme islamiste. À voir l’ambiance qui règne à Berriane et les revendications portées par le Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK) de Ferhat Mehenni, cette analyse, commode, est erronée.

« Nous n’avons pas renoncé à ce que le tamazight soit une langue officielle et non pas seulement nationale », scande Louisa Hanoune, porte-parole du Parti des travailleurs (PT, première force d’opposition au sein du Parlement).

En attendant, on regarde sans broncher le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, s’exprimer en kabyle lors des questions orales à l’Assemblée nationale. Une chaîne de télévision tamazight a été créée, et les frontons de certaines administrations arborent des inscriptions en tifinagh (l’alphabet tamazight). Et Aujourd’hui, hormis quelques ultras du nationalisme panarabe, la quasi-totalité des Algériens se revendique amazigh, des « hommes libres ».

Repost 0
25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 22:47


Egypte : paroles de femmes face à l'excision

A Zagazig en juin (Tara Todras-Whitehill/Reuters)

(Du Caire)  l'excision reste largement répandue sur les bords de Nil. Le mois dernier, une fillette de 13 ans est décédée dans un petit village du delta au cours de son » opération » . L'histoire choque une opinion égyptienne déjà ébranlée , deux mois plus tôt, par le décès d'une autre adolescente dans les mêmes circonstances.

Longtemps accusé de laxisme dans sa lutte contre cette pratique ancestrale, le ministre de la Santé se dit depuis déterminé à l'éradiquer » définitivement » et promet une loi en novembre. La semaine dernière, quatre médecins égyptiens et une sage-femme ont été mis en examen, pour avoir pratiqué l'excision dans le sud du pays.

96% des femmes mariés sont excisées

Mais la tâche est grande. Selon une étude réalisée en 2005, 96 % des femmes mariées seraient excisées, bien qu'aucune religion ne recommande cette pratique. C'est l'un des taux les plus élevés parmi les 28 pays africains qui, de la Somalie au Sénégal, pratiquent différentes formes de mutilation génitale.

Om Safin a 53 ans. Elle est femme de ménage à Manshiet Nasr, un quartier populaire du Caire. Elle a été excisée un soir d'été, quand elle avait 11 ans. Parure de fête et tatouage au henné : elle s'y était préparée » comme pour aller au bal » . » Je ne savais pas ce qui m« attendait, mais j'étais toute excitée. »

Malgré le choc, trente ans après, elle choisit de faire exciser ses deux filles. » On dit partout que les filles non excisées sont impures, sautent sur les hommes et ne trouvent pas de mari. Une mère digne de ce nom ne peut pas vouloir cela pour ses filles » , explique-t-elle. Aujourd'hui, elle regrette.

 » Une question de vie ou de mort »

Depuis cinq ans, Nadia Kamel dirige le programme de lutte contre l'excision du Croissant rouge égyptien, mené avec l »Unicef. Selon elle, il faut cesser de condamner ces mères : » Pour les familles c'est une question de sécurité. L'excision représente la possibilité d'un mariage donc d'un futur heureux. C'est presque une question de vie ou de mort. »

Assises en rond au milieu du jardin de l'organisation, Samiah, Om Mana et les autres frémissent. Premières bénéficiaires du programme de Nadia Kamel, elles veulent » raconter » , avides de partager un traumatisme trop longtemps enfoui. D'abord, elles citent plus volontiers le cas de la voisine. Celle qui » a dû se faire exciser après son mariage pour satisfaire son mari » , ou l'autre que » l'excision a rendu infertile » .

Puis surgissent les cas personnels. » J'ai été recousue dans la poussière. Il m'arrive d'en cauchemarder encore, raconte Samiah. A cause de cela, je n'ai jamais pu avoir de rapports normaux avec mon mari » . Ici, toutes les femmes en sont convaincues : elles épargneront leurs filles. Mais cela implique de lutter contre un environnement souvent hostile.

 » Mon mari ne comprend pas mon choix, et me promet les pires déboires avec ma fille aînée » , poursuit Samiah. » C'est la même chose avec ma mère » , poursuit Om Mana. Et lorsque les pressions n'émanent pas de l'entourage, elles viennent des exciseuses elles-mêmes. Egalement accoucheuses, et infirmières des premiers soins, elles jouissent d'une très grande influence dans les familles, et sont promptes à rappeler l'importance de la » Taara » (purification en arabe), ce mot honni par les ONG.

Une pratique médicale juteuse

 » C'est le même terme qui est employé pour désigner les ablutions d'avant-prière » , s'indigne Amal Abdel Hadi, du New Women's Research Center. Pionnière de la lutte contre l'excision en Egypte, Amal Abdel Hadi se réjouit de la volonté affichée du ministre de la Santé, mais reste prudente. Elle a encore trop présentes à l'esprit les » ambiguïtés » de la dernière loi de 1996 qui interdisait l« excision clandestine tout en l'autorisant dans les hôpitaux » si le service de gynécologie y voyait des raisons médicales » .

 » Lorsque l'on sait qu'à 150 livres l'opération (20 euros), un médecin peut tripler son salaire en pratiquant à l'excision, on perçoit mieux la complaisance du texte, accuse Amal Abdel Hadi. Non seulement cette loi n'a pas empêché les pratiques clandestines de se poursuivre, mais cela a en plus contribué à faire avancer l'idée qu'il y avait de bonnes raisons de mutiler le sexe de la femme, pour peu que cela soit fait dans un hôpital. Un jour, une femme m'a même raconté que sa fille avait été excisée de peur que son clitoris ne devienne gros comme une souris. Au fond, l'excision c'est avant tout la peur de la sexualité féminine » , conclue-t-elle.

Physiquement parlant, estime la sexologue Heba Qotb, » une femme excisée peut pourtant avoir du plaisir, mais l'opération intervient à l'âge de la puberté (entre 8 et 12 ans) et cause un traumatisme tel que la plupart des femmes nient leur sexualité par la suite » . On appelle cela » l'excision mentale » .

Repost 0
25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 22:34










  A partir du moment où il est choisi pour être destiné au sacrifice, le bélier devient presque sacré, on lui fait boire différents breuvages selon les régions, le matin de l’Aïd. C’est après la prière que le mouton peut être égorgé, généralement c’est autour de 8h30. Le sacrifice doit être accompli par un homme pieux qui tranche la carotide de la bête dont la tête est dirigée vers La Mecque.




 "Dès que le sang jaillit tout devient important dans l’animal."Jadis les femmes, raconte Oumi Zeineb, recueillaient le sang pour l’utiliser à des fins curatives, la peau de la tête est considérée comme le meilleur tapis de prière et la vésicule biliaire a des vertus extraordinaires".

Le premier jour, seuls les abats et les côtelettes sont consommés.

Après et selon les régions et les us et coutumes, le mouton n’est pas entamé n’importe comment. Les uns consomment d’abord la tête avec du couscous ou à la vapeur, nous dit Oumi Zeineb, et de poursuivre : "D’autres commencent par l’épaule qui désossée permet d’y lire l’avenir : la bonne récolte, un bonheur quelconque, les jeunes filles peuvent distinguer les silhouettes d’éventuels prétendants".
Repost 0
25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 22:24

el watan Edition du 26 novembre 2009

Ah, si le Pharaon « barbare », pardon le Berbère Sheshonq 1er, revenait !

Une fois n’est pas coutume. Actualité oblige, et exceptionnellement « le portrait » s’éclipse cette semaine pour laisser place à une contribution qui vient à point nommé pour lever le voile sur le comportement inadmissible des Egyptiens et des insanités proférées par leur presse, indigne d’un pays qui se prévaut d’une civilisation plusieurs fois millénaire. Pour avoir été étudiant au Caire, pays qu’il connaît mieux que quiconque, pour avoir été sportif accompli, ministre de la Jeunesse et des Sports, ambassadeur et observateur de la politique internationale, Kamel Bouchama dans un voyage à travers le temps, nous livre des éclairages historiques et civilisationnels qui méritent toute l’attention.

H. T.



Avons-nous pensé qu’un jour des frères - de grands frères, j’allais dire - iraient jusqu’à s’égarer avec une telle passion, après une rencontre sportive qui aurait dû être l’occasion d’heureuses retrouvailles et de plus de rapprochement, en manifestant leur haine et en répandant leur surplus d’énergie en des déballages fielleux et malveillants ? Jusque là, c’est-à-dire après le match Egypte-Algérie au Stadium du Caire, j’étais assez conciliant, en imputant ces événements malheureux à l’excitation des supporters et par conséquent, je m’étais assuré que le temps serait le meilleur remède pour nous faire oublier cette douloureuse épreuve. En effet, j’ai essayé d’atténuer, en mon for intérieur, ce qui venait de se produire dans la capitale des Pharaons, malgré les traces indélébiles qui resteront, quoique l’on dise, des témoignages éloquents d’une agression caractérisée et d’une atteinte sérieuse à la fraternité historique des deux peuples. Je me suis dis que cette provocation de brebis galeuses… égyptiennes - c’en était une - allait être dépassée par la sagesse des dirigeants qui, après avoir visionné le film des événements, prendraient des mesures contre leurs hooligans qui s e sont adonnés à un sport favori de provocation et d’altération des relations fraternelles, ancestrales, entre l’Algérie et l’Egypte. J’ai eu cette conviction, bien sûr, pensant à cette Egypte des « Grands », de véritables dirigeants qui savaient dire le mot juste là où il fallait. Et ma conviction a été justifiée par le fait que le pouvoir égyptien, qui s’était engagé à assurer la sécurité des Algériens au Caire, n’allait pas nous faire faux-bond et nous accabler par des maux en des diffamations démentes et pour le moins irresponsables. Ensuite, je me suis demandé, avec beaucoup d’inquiétudes, au vu d’images effrayantes et non moins alarmantes : n’étaient- ce pas eux qui recevaient cette équipe algérienne, accompagnée de ses officiels et de ses supporters qui se sont déplacés comme le font tous les autres supporters à travers le monde dans pareilles rencontres ? Et ne devaient-ils pas leur assurer la sécurité devant un public égyptien chauffé à blanc par la presse, dont les éditoriaux bousculaient les esprits pour les hanter ?

Berbères et fièrs de l’être

Je me suis remis à l’évidence en me posant encore une autre question. Plus explicite, sans ambages. N’aurai-je pas dû, dès le départ, charger nos frères Egyptiens pour leur indélicatesse et leur perte de contrôle, pendant une compétition somme toute très distinguée pour ceux qui savent respecter et célébrer les valeurs du sport ? Oui, j’aurai dû réagir immédiatement pour crier ma colère et, plus encore, ma déception devant ce phénomène anti-sportif, plutôt mystérieux, que cherchent à amplifier les gouvernants d’Egypte, aidés par leurs journalistes et relayés par les intellectuels, les artistes, pour des raisons politiques évidentes. Assurément, je me suis lourdement trompé de date en essayant d’atténuer ma réaction, avec une certaine naïveté, en cette période difficile où les relations entre nos deux pays sont en train de se dégrader à une grande vitesse. Elles se dégradent, en effet, du fait qu’en Egypte les tenants du régime cherchent le soutien de la population en usant de mauvaise propagande pour nuire à notre pays, à son peuple et, par voie de conséquence, à son histoire. Ainsi, il est de notoriété que le « façonnage » de l’opinion publique, sur les bords du Nil, est un enjeu permanent de la vie politique égyptienne. Le résultat est que la recherche du soutien du peuple d’un pouvoir en faillite et la faculté de parler en son nom, poussent les dirigeants à l’excès, quitte à peser sur les croyances et les aspirations de ce même peuple qui revendique constamment ses relations exemplaires avec les frères des pays arabes. Nous reproche-t-on d’avoir été supérieurs à « Misr Oum ed-Dounia » dans ce derby fraternel - nous l’avons toujours considéré ainsi pour notre part, ou veut-on nous infantiliser au point de nous interdire d’évoluer, de gagner et d’être forts… sans leur « permission » ? En tout cas, notre adage populaire, « Il m’a frappé et a pleuré, ensuite il m’a devancé pour se plaindre », si bien conçu, si bien réfléchi et s’adaptant convenablement à cette douloureuse circonstance, nous apprend que nos frères égyptiens sont loin de vouloir s’élever au niveau de leurs ancêtres dont nous avons été, en une période donnée de l’histoire pharaonique - nous les Berbères et non les « barbares », selon leur affabulation -, d’excellents maîtres. Nous verrons cela tout de suite. En effet, eux qui, aujourd’hui, nous appellent les « barbares », triste constat pour de soi-disant intellectuels qui perdent leurs pédales, n’ont-ils pas appris à l’école égyptienne que les Berbères - de fiers Amazighs - ont présidé aux destinées de la grande Egypte pendant les temps anciens ? En effet, ces berbères amazighs, il faut le souligner et le répéter, ont eu l’honneur, eux aussi, indépendamment de ceux qui ont régné sur la Numidie et la Maurétanie, les Massinissa, Jugurtha, Juba I, Juba II et les autres, de ne pas faillir dans de déterminantes et augustes missions du temps des grands empires du Bassin méditerranéen. J’ai en mémoire d’illustres chefs berbères dont le pharaon Sheshonq 1er, fondateur de la première dynastie berbère d’Egypte, en 945 avant J.-C et les autres qui lui ont succédé, tel le pharaon Osorkon II qui régna de 874 à 850 av. J.-C ou Karomama, la reine berbère dont la statuette d’or, aujourd’hui conservée au musée du Louvre, compte parmi les chefs-d’œuvre de l’art égyptien. Il y avait d’autres souverains assurément aussi célèbres que ceux qui les ont précédés, dont Nitocris qui portait le titre prestigieux d’épouse d’Ammon et fille du pharaon Psammétique 1er qui régna de 664 à 610 avant J.-C.

Vous trompez l’opinion

Je n’en ai pas terminé. Il faut en parler encore, afin d’éclairer ceux que les dirigeants égyptiens sont en train de tromper, pour les retourner contre leurs frères ,les Algériens , dans le but évident de saborder les bonnes relations qui existent naturellement entre nos deux peuples. Franchement, les « Algériens barbares », une bonne trouvaille pour nous insulter et insulter l’avenir ! Mais nous n’allons pas tomber dans le panneau après ces paroles déraisonnables, venant malheureusement de véritables barbares qui ne mesurent pas les répercussions d’un ton aussi virulent que dégoûtant et immonde. Nous n’allons pas les suivre dans cette entreprise « littéraire », parce que l’Egypte est une partie de nous-mêmes, vraiment ! Savent-ils également ces intellectuels, ces poètes, ces écrivains, ces journalistes et ces artistes qui se mobilisent au moyen de l’insulte - qui n’est pas vérité, bien sûr - que les Koutama, des tribus berbères vivant au nord-est de l’Algérie ont entrepris, sous la bannière fatimide, une expédition réussie en Egypte en 969, et transféré leur cour de Mahdia à Fustat qui deviendra le Caire ? L’orientation de la campagne en Egypte, si elle n’était pas mensongère, devrait se pencher sur ces vérités au lieu d’aller vers la vindicte populaire et houspiller les Algériens qui ont toujours été des porteurs de progrès. Oui, des porteurs de progrès car, ces mêmes Berbères - et non barbares - ont osé, en 711 ap. J.-C, faire le déplacement en Ibérie pour transmettre le message de Dieu, bâtir l’Andalousie et, que tout le monde le sache, conquérir l’Egypte le 6 juin 969, sous le calife fatimide Al-Mo’izz li-Dîn Allah, construire la nouvelle ville d’El Qahira (Le Caire), anciennement Fustat, et commencer par fonder la grande Mosquée d’El Azhar,qui restera, pour l’histoire, la plus vieille université du monde. Ce sont eux, ces Algériens, des Berbères et non des barbares, qui sont partis, des siècles après, accomplir en Bilâd ec-Shâm, la même mission civilisatrice, en donnant des leçons de fidélité et de bonne conduite aux croisés. Ces « barbares », puisque vous insistez messieurs les intellectuels égyptiens, ont combattu des hordes, de véritables barbares, venus du Nord. Ils les ont combattus aux côtés de Salah Eddine El Ayyoubi, lors de la fameuse bataille de Hattin le 4 juillet 1187. Ils étaient nombreux à faire le déplacement du Maghreb, pendant que vos compatriotes ne montraient aucun intérêt à libérer Jérusalem. D’ailleurs, dans votre tradition il est dit que vos ennemis vous les congratulez - rappelez-vous le massacre de Ghaza dernièrement -, tandis que vos frères, eh bien… vous les vouez aux gémonies. Ainsi, nous vous prions de transmettre ces informations à nos frères égyptiens, les enfants du peuple que vous êtes en train de tromper par des campagnes insidieuses, qu’en plus d’avoir construit le Caire, votre capitale, ces Algériens sont partis, plus tard, dans le second millénaire, combattre aux côtés de leurs frères du Moyen-Orient les hordes de sionistes qui ont spolié les terres arabes, dont le Sinaï. Et là, je m’arrête une seconde, pour affirmer que ces « barbares » étaient bel et bien dans les premières lignes dans votre région que vous n’avez pas su défendre comme il se devait. Qui ne sait pas que lors de l’attaque israélienne, qui a cloué vos avions sur le tarmac de l’aérodrome militaire du Caire, vos généraux étaient dans leurs pyjamas ou quelque part avec leurs maîtresses ? Mais là, je ne suis pas un roturier pour aller plus loin dans le jugement, comme je ne suis pas un spécialiste militaire pour discourir sur votre stratégie guerrière dont vous êtes les seuls responsables. Alors de grâce, ne soyez pas ridicules en nous faisant ressortir, chaque fois, votre supériorité par ce sempiternel souci de leadership dans le monde arabe, un souci au demeurant très mal placé... Parce que oser prétendre à cette place, alors que vous nous avez habitués à tant de déceptions, cela relève du cynisme le plus abject. Et là, franchement, sincèrement, vous n’avez aucune aptitude pour prétendre à cette consécration. Ayez les pieds sur terre, cela vaudra mieux pour vous ! Car, nous nous connaissons mutuellement, et les masses arabes savent ce que vous valez exactement. Enfin, il me semble que vous vivez sur une autre planète ! A moins que les avantages du sérail vous ont donné - je parle aux responsables uniquement - des aspirations démesurées et vous ont fait perdre votre courage, votre franchise et vos principes, si vous en avez, bien sûr ? Je m’excuse d’écrire ainsi. Car, savez-vous vraiment ce qui se passe dans votre pays, dans un climat délictueux où l’injustice, les passe-droits,qui se conjuguent au chômage et à la pauvreté, malgré vos grands moyens, vous mènent tout droit vers la déchéance ? Les mots ne sont pas durs, ils me sortent… des tripes pour qualifier exactement la situation que vivent vos humbles citoyens dans « Misr Oum ed-Dounia » Voyez-vous, Messieurs les responsables égyptiens, dans pareille circonstance, je ne peux qu’être solidaire avec mon pays, mon peuple et même mes dirigeants. C’est cela la position du véritable citoyen dans des moments cruciaux. Mais en tant qu’ancien responsable, laissez-moi cette liberté de m’exprimer librement, d’autres diront courageusement. Et là, je dis hautement, jusqu’à quand nos dirigeants arabes continueront-ils à tromper leurs peuples ? Bonne question, je suppose, car, à partir de cette cruelle désillusion des Egyptiens qui ne tolèrent même pas une défaite sportive, et c’est très grave dans ce cas, lon s’aperçoit, à notre corps défendant, que tout est bâti sur du faux, sur le détournement des opinions et la récupération au profit de chefs qui ont choisi ce créneau très dangereux pour cacher les déficits de leur gouvernance et les misères de leurs pays. N’est-ce pas que même nous, c’est-à-dire notre pouvoir, trouve également son compte, en cette « odyssée du Caire », qui devient une parfaite aubaine pour cacher nos multiples problèmes ? La vérité, est que les deux pouvoirs en place, le vôtre et le nôtre, recherchent le même objectif, sauf que sur le plan des faits produits en Égypte rien n’est comparable entre nous et rien ne peut être défendable ni même excusable, vous concernant. Votre président Moubarak cherche à propulser son fils pour la présidence de l’Egypte…, pour l’achever, peut-être ou certainement. Chez nous, où la situation est également dure, le phénomène football devient un excellent palliatif et cache bien des misères, hélas. Nous le savons et nous comprenons pourquoi se déploie toute cette mobilisation. C’est alors que nous disons, dans notre laxisme ou avec fatalité, nos gouvernants sont ainsi faits, ils profitent du football, ce phénomène mondial incontournable qui passionne et qui rend fou. Ainsi, Antar Yahia, par exemple, que nous aimons tous, cet enfant de Thagaste (Souk-Ahras) est plus médiatisé - tant mieux pour lui et ses copains - que cet autre enfant de Césarée (Cherchell), le professeur M’Hamed Nouar, éminent orthopédiste traumatologiste, membre de l’Académie mondiale des chirurgiens orthopédiques traumatologiques ou Aziz Graba, l’enfant de Sétif, de la ville du 8 Mai 1945, cancérologue émérite ou des centaines d’autres éminences, en médecine ou en d’autres disciplines. La réalité nous oblige à admettre cette situation…, malheureusement pour ces derniers et pour le respect de l’intelligence !

Défendre l’indéfendable

Mais bon, je ne vais pas en rajouter, parce que là, il y a un problème de souveraineté, de solidarité nationale et aussi de réconciliation avec nous-mêmes. Nous sommes obligés de nous regrouper et pourquoi pas de créer ce déclic qui nous permettra de travailler plus et produire ce que notre jeunesse est en droit d’attendre de tous ses responsables et de ses aînés. Oui, aujourd’hui nous devons travailler davantage car, comme disaient nos vieilles grands-mères, « il n’y a que ton ongle qui peut gratter ton sourcil ». Donc, allons vers plus d’entraide, de fraternité, de calme et surtout de volonté pour concrétiser nos aspirations, car tous ces jeunes qui sont descendus dans les rues, emblème national en tête de cortège, ne l’ont pas fait uniquement pour se défouler… C’est la grande « nouveauté » et ceux qui ont pris part à ces manifestations ont traduit une résolution, à mon sens, qu’il ne faudrait pas sous-estimer. C’est comme cela que doit être interprété ce geste hautement significatif. Cela veut dire aussi qu’il n’est plus permis de crier à la face de cette jeunesse : « Odi profanum vulgus et arceo », à la façon des conquérants, de ne suivre d’autre étoile que celle de leur génie. Le monde a virtuellement changé ! Je dis cela hautement, pour rappeler aux intellectuels égyptiens , qui se sont mis de la partie pour défendre l’indéfendable et plaire aux seigneurs du moment, que la différence qu’il y a entre nous, c’est qu’en Algérie, chez les « barbares » que nous sommes, d’après leurs « compliments », les hommes libres s’expriment… Ils s’expriment courageusement pour dire ce qu’ils pensent, envers et contre tous. Ils dénoncent quand il faut dénoncer, mais ils défendent aussi et surtout leur pays quand il le faut et leur honneur quand des insensés, comme ceux des bords du Nil, s’attaquent à eux par des campagnes hystériques. Nonobstant tout ce qui précède, je souhaite, comme tous les gens sereins, aimant la paix et la concorde, que cette campagne cesse, que les officiels égyptiens sachent qu’ils se sont lourdement trompés en s’attaquant à l’Algérie, surtout à son peuple, en le traitant de tous les noms, c’est-à-dire par des qualificatifs qui n’honorent pas leurs propagateurs qui ont organisé cette campagne en mauvais perdants, plutôt en vulgaires pourfendeurs, fussent-ils les pharaons, maîtres de l’Egypte. Ils ont intérêt à ne pas s’arrêter sur des aspects dont ils n’ont aucune raison de les perpétuer, tant ils sont en porte-à-faux avec les règlements, qu’il s’agisse de ces « fameuses rencontres » pour l’histoire, celle du Caire et celle de Khartoum, ou qu’il s’agisse des événements du Caire dont ils demeurent les seuls responsables. Et le répéter c’est important. Au Caire, ce sont les Algériens - l’équipe, les officiels et les supporters - qui ont été victimes d’une agression convenablement organisée. A Khartoum, il n’y a eu aucun incident, ou peut-être quelques échauffourées insignifiantes entre jeunes supporters et dont les autorités soudanaises ont confirmé que ces dernières n’avaient aucune importance. Votre problème est ailleurs, Messieurs les dirigeants égyptiens, il n’est pas avec les Algériens. Cependant, ce match et son résultat au stade d’Oum Dermane, vous ont fait très mal, parce qu’ils ont mis à nu votre sacrée stratégie qui n’a pas trouvé son champ de prédilection. Elle n’a pas abouti, malheureusement pour vous. Allez chercher ailleurs, allez chercher autre chose, parce que lorsque le peuple égyptien comprendra que les Algériens ne sont pour rien dans ses problèmes, il en sera vraiment déçu, et se retournera contre vous. A bon entendeur salut ! K.



Par Kamel Bouchama

Repost 0
25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 22:20
el watan


La précarité au quotidien

Azrou (Dellys)

La précarité au quotidien

Azrou est l’un des villages les plus peuplés de la commune de Dellys. Il est situé à moins de dix kilomètres au sud-est du chef-lieu de la commune. Sa population, qui avoisine 1200 habitants, vit dans des conditions extrêmes où toutes les commodités manquent.



Pourtant, le village pourrait vivre de ses vastes vignobles et autres exploitations agricoles. D’ailleurs, rares sont ceux qui ne travaillent pas la terre ici. « C’est la terre qui nous nourrit », disent les villageois. Mais ils ne bénéficient d’aucune aide de l’Etat pour valoriser l’agriculture. Cette activité ne sert que de moyen de subsistance. « Nous pratiquons l’agriculture juste pour nous épargner la famine », disent les habitants qui se rappellent que leurs aïeux « vivaient exclusivement du travail de la terre ». Ce village a connu un important exode pendant la décennie noire. Les habitants quittaient le village pour fuir le terrorisme. Aujourd’hui les habitants endurent les ravages que fait le chômage. Tout le monde est unanime à dire que les conditions sont dures ici. Les jeunes sont condamnés à se débrouiller seuls et comme ils peuvent. « L’Etat nous livre à notre propre sort. Hier c’était l’insécurité, bien que ce ne soit pas la paix totale maintenant ; aujourd’hui ce sont les multiples problèmes sociaux. Aucune frange de la population n’est épargnée : les jeunes sont au chômage, les pères de familles aussi, avec le souci de nourrir leurs enfants en plus. Les femmes sont confinées chez elles, entre quatre murs. Même celles qui font des études supérieures reviennent au bout de leur cursus universitaire moisir au domicile familial. Il n’y a aucune structure pour les aider et permettre leur insertion professionnelle », nous dit un habitant. « Les jeunes rêvent d’el harga. Comment est-ce qu’un village aussi riche ne peut-il pas attirer l’attention des responsables et encourager les investisseurs à venir y implanter leurs projets et créer des postes de travail pour ces jeunes désorientés ? », dit un habitant. Ce village, tout comme Mecheref et Ben Amara, est dépourvu de toute infrastructure. Il n’y a à Azrou ni maison de jeunes, ni même un terrain pour pratiquer le sport. Un homme que nous y avons rencontré sur la route, attendant le transport pour rallier Dellys, nous raconte « la misère que les habitants d’Azrou endurent au quotidien pour se rendre au chef-lieu de la commune ». « La pauvreté n’épargne personne dans notre village ». Les établissements scolaires d’Azrou n’ont pas de cantines. Les élèves ne bénéficient pas du transport scolaire. Ils font chaque jour un trajet de plus de trois kilomètres à pied pour rejoindre les bancs de l’école. Pendant la pause de midi ils investissent les trottoirs pour attendre, le ventre creux, la reprise des cours de l’après-midi. A souligner cependant que la région a connu une vaste opération de réaménagement des routes reliant tous ses villages à Dellys en passant par Azrou. Il reste le hameau Dar Omar. Ses habitants réclament la réhabilitation de la route dans les plus brefs délais car les transporteurs justifient leur refus de desservir ce village par la dégradation de la route.



Par Z. Z.

Repost 0
25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 22:12

el watan

L'escalade de la haine des cinéastes égyptiens

Notre collaborateur témoigne à partir du Caire

L’escalade de la haine des cinéastes égyptiens

Je sais désormais à quoi m’en tenir sur les cinéastes égyptiens, les journalistes et le festival du Caire. Je suis tombé sur des gens effrayants, tendance soumission aveugle au pouvoir de Moubarak, qui ressemble de plus en plus à Mussolini envoyant ses « chemises noires » contre l’ambassade d’Algérie. Qu’ils aillent tous au diable ! Le Caire, c’était l’enfer. Soudain, j’ai vu l’autre visage de la ville, des ruines partout, des trottoirs défoncés, des rues noires de saleté, des mendiants et des mouches.



Le Caire (Egypte). De notre envoyé spécial

Et j’ai vu l’immense souffrance, la détresse de ces Cairotes non pas à cause de leur noire misère mais parce qu’ils ont perdu un match de football contre l’Algérie. Même les gens humbles, crasseux, qui semblent être la majorité des habitants, se sont mis à crier vengeance contre l’Algérie. Le Caire a oublié l’humour pour entrer dans l’hystérie. Le jour-même où Moubarak s’est couché devant l’Israélien Peres en visite officielle, il ordonnait à ses hordes de loubards d’aller brûler le drapeau algérien devant notre ambassade.J’ai cherché en vain un journal propre, intelligent ; un cinéaste, un artiste, un professeur d’université courageux, honnêtes, qui s’opposent à cette infecte politique de haine et de terreur qui secouait Le Caire après la victoire de l’Algérie : il n’y en avait pas un seul, aucun. Ils étaient tous aux ordres, intoxiqués par les mensonges du pouvoir selon lequel les supporters algériens étaient armés comme des Sioux à Khartoum et s’attaquaient aux paisibles Egyptiens... Le 33e festival du Caire lui-même ressemblait à une cour d’esclaves au service d’un certain Farouk Hosni dont on sait le sort funeste de sa candidature à l’Unesco. Mais ce type-là a tout de même recueilli la voix de l’Algérie ! Pour ensuite, recroquevillé dans son fauteuil de l’opéra lors de la cérémonie de clôture, flottant de son misérable oubli de ce que l’Algérie a fait pour lui, organiser une grossière machination contre le cinéma algérien.

Bien fait pour nous qui avons soutenu ce ministre de la Culture égyptien qui sent une grosse odeur de moisi après 22 ans au même poste ! Rappel. L’idée d’inviter Rachedi et d’autres cinéastes algériens au 33e festival du Caire a germé en juillet dernier, lorsque le festival d’Oran a accueilli une forte délégation d’Egypte avec toutes les convenances dues à des artistes. Treize films algériens au programme, un hommage à Rachedi, un dîner officiel à la Citadelle dans une ambiance tout à fait normale, avant les deux matchs. Puis le triomphe des Verts à Khartoum a soudain entraîné toute l’Egypte vers les rivages d’une dangereuse escalade de haine. Sans rime et sans raison cinématographique, les organisateurs du festival du Caire ont suivi l’insipide mouvement, transformant l’évènement en un traquenard. Deux cinéastes au jury, Belkacem Hadjadj et Lies Salem, ont claqué la porte. Les journalistes ont cherché un vol retour pour rentrer au pays. Les films de Rachid Bouchareb, Abdelkrim Bahloul, Bachir Derraïs, Saïd Ould Khelifa, Fatma Zohra Zamoum... ont soudain disparu des salles après le but de Antar Yahia ! Dans les rues, des gens d’habitude simples, dociles, larbins, des épiciers, des bouabs, des chauffeurs de taxi se sont pris pour des foudres de guerre. Et pendant tout ce temps, la presse continuait à étaler des montagnes d’inepties, de mensonges hallucinants, tout à la gloire d’un raïs inexorablement courbant l’échine devant son visiteur venu de Tel Aviv. En débarquant au Caire, j’étais encore sous le charme de Bombay (Mumbai), du merveilleux temps de Juhu Beach et des défilés des stars de Bollywood couvertes de soie et de bijoux qui participaient au 11e festival du film de Mumbai (MFF) organisé par la Mumbai Academy of Moving Image (MAMI). A côté de Bombay, Le Caire, c’est désormais le néant. Il faut fuir la misère exécrable de l’Egypte et aller vers la singulière beauté de l’Inde.



Par Azzedine Mabrouki


el khabar

Harcèlement des forces de sécurité sur le staff d’air Algérie
Bouabdallah dépose une plainte auprès des autorités égyptiennes

Les forces de l’ordre égyptiennes continuent leur stratégie d’intimidation et de harcèlement du staff d’Air Algérie, allant jusqu'à annoncer, avant-hier, l’existence du bombe dans un des avions de  ligne, transportant des égyptiens, sans aucune preuve ou information pour étayer leur dires. 
Les services de sécurité  de l’aéroport international du Caire ont décrété l’état d’Alerte, suite à un scenario fabriqué de toutes pièces, selon lequel,  il y avait une bombe dans l’avion d’air Algérie, en provenance de l’aéroport international Houari Boumediene. Le directeur général  de la société Abdelouahid Bouabdallah a précisé, dans un entretien hier avec  el khabar, que « ce qui était arrivé est un dangereux précédent et que l’annonce de l’existence d’une bombe a bord d’un avion transportant 127 passagers n’avait pas du tout été…..  ».
Notre interlocuteur a par ailleurs ajouté  que « le feuilleton de la politique d’intimidation et de harcèlement exercé par les autorités égyptiennes sur notre société connaissait une escalade inquiétante », et a considéré qu’il était impossible qu’un Boeing 737/800 et dont 98 % des passagers étaient des ressortissants égyptiens en provenance d’Algérie ».le vol 4038 transporté d’après notre même source, 116 égyptiens travaillant dans plusieurs entreprises égyptiennes en Algérie, et 9 autres passagers algériens et palestiniens, et avait décollé de l’aéroport d’Alger vers onze heure.
Mr Bouabdallah s’est également dit étonné que « les services de sécurité égyptiens aient refusé de rendre aux passagers leurs bagages après plus de deux heures de fouilles », ajoutant que « cela avait retardé le vol retour transportant cette fois ci 90 personnes, des algériens majoritairement, qui a atterri à l’aéroport Houari Boumediene vers cinq heure de l’après-midi, nous avons d’ailleurs enregistré une plainte officielle sur ce qui était arrivé là-bas ».   
Le DG de la compagnie a souligné qu’ils avaient commencé leur politique en « retardant l’heure de départ des avions, en nous empêchant de transporter des supporters algériens au soudan, pour annoncer maintenant l’existence d’une bombe a bord d’un de nos avions » s’interrogeant : «  est-il possible que la bombe annoncé ne soit pas découverte pas la sécurité de l’aéroport d’Alger, mais le soit par les autorités égyptiennes ? »
Notre interlocuteur estime que le nombre de voyageurs entre l’Algérie et l’Egypte depuis le match à Khartoum a atteint des chiffres sans précédent, principalement des algériens installés en Egypte qui ont décidé de revenir au pays en raison du climat d’insécurité, et des départs employés égyptiens d’Algérie.
Le nombre de vol entre l’aéroport d’Alger et celui du Caire, est pour rappel, de 4 vol aller-retour par semaine, les lundis, mercredi, jeudi et vendredi. 

Repost 0
25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 01:26


On connait les dégâts environnementaux que provoquent les usines des villes cotieres, notamment Alger qui pollue toutes les plages! Aucune station d'épuration envue, et la matière fécale urbaine est deversée sans vergogne sur la Méditerrannée. Rappelons que ces huileries assurent la subsistance de bien des familles kabyles, et que fait l'état pour les aider financièrement à moderniser leurs installations ?


Accueil | Société | Tizi-ouzou : 148 huileries fermées en 2009 pour non-conformité aux normes environnementales

Tizi-ouzou : 148 huileries fermées en 2009 pour non-conformité aux normes environnementales

image D.R.

Cent quarante-huit huileries ont été fermées en 2009 à travers la wilaya de Tizi-Ouzou par arrêtés du wali "pour non-conformité aux normes environnementales" à l’issue d’opérations d’inspection par des commissions d'installations diligentées par la Direction de l’environnement.
Cette mesure a été prise, selon le directeur de l’environnement, "pour la protection du bassin versant du barrage de Taksebt (175 millions de m3) contre les risques de pollution que fait peser sur lui la margine, substance organique noirâtre résultant de la transformation des olives, rejetée à l’état brut" dans les cours d’eau par des huileries situées en amont de cet ouvrage hydraulique destiné à l’alimentation en AEP des wilayas de Tizi-Ouzou, Boumerdès et Alger.
Selon ce responsable, la remise en exploitation des huileries en question est tributaire de la réalisation par les concernés, de bassins de décantation pour le traitement des margines, ainsi que des audits environnementaux pour déterminer les impacts des activités de  ces  huileries  sur  l’environnement, et identifier les mesures et moyens nécessaires à l’atténuation de cette pollution. "61 unités sur les 148 fermées ont été rouvertes pour cette campagne oléicole pour avoir satisfait aux conditions énoncées", a indiqué le directeur de l’environnement. Le plus grand danger de pollution, a-t-il estimé," provient des huileries modernes qui, comparativement aux unités artisanales, sécrètent un important volume de margine, dont la grande concentration empêche l’eau de s’auto épurer".
Les grignons (résidus d’olives broyées) sont un facteur de pollution liée à l’activité des huileries : "cette matière organique imprégnées d’huiles lampantes représente, dans le cas de son rejet aux abords des oueds, une réelle menace pour la nappe phréatique", a expliqué la même source, qui rappelle l’interdiction de déposer cette substance dans les périmètres environnant les cours d’eau.
Pour la récupération et la transformation des grignons produits en grandes quantités par un parc oléicole avoisinant 500 huileries, la Direction de l’environnement fait état de l’agrément par le Calpi d’un projet initié par un particulier à la zone d’activités de Boghni pour "la fabrication de briques de chauffage à l’aide de particules solides, alors que les résidus d’huile récupérés serviront à la fabrication de savons et des shampoings".

Repost 0
Published by iflisen - dans Kabylie
commenter cet article
25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 01:09


Voir vidéo en contrebas, des images exclusives, et trop choquantes...

http://www.youtube.com/watch?v=NdvNRE7M6Ow&feature=player_embedded


Des étudiantes ont été obligées de piétiner leurs passeports.
"Sauvez nous de ce cauchemar, nous sommes bloquées dans nos chambres. Nous n'avons pas vu la lumière du jour depuis une semaine. Nous vivons une véritable situation de terreur." C'est avec des larmes de terreur et de peur que ces étudiantes se sont adressées à El-khabr, pour lancer un appel de détresse

Amina a Djamila. vivent une rentable séquestration depuis mercredi. Avec d'autres de leurs camarades. Elles se sont adressées à El Khabar, pour qu’il relaye leurs cris auprès des autorités Algériennes.

"Imaginez vous ; les chauffeurs de taxi obligent tous ceux qui leurs demandent de les déposer à l’aéroport de présenter leurs passeports. Et, ceux qui ont le « malheur » d’êtres Algériens se voient expulsé du taxi et livrés aux groupes d’égyptiens qui sont à l’affut pour identifier les Algériens et les passer à tabac...



Par:
medsouilah@jijel.info
source: El Khabar

Repost 0
24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 23:07
Liberté

1
Actualité (Mercredi 25 Novembre 2009)

Les Égyptiens s’autoproclament dépositaires de l’arabité
L’Algérie doit-elle quitter la Ligue arabe ?
Par : Merzak Tigrine


Au vu des dépassements inadmissibles des dirigeants égyptiens, qui s’arrogent le droit de déterminer qui est arabe et qui ne l’est pas, en affirmant que les Algériens ne le sont pas, le sujet de l’appartenance à cette “nation arabe” est plus que jamais d’actualité, d’autant plus que la plupart des Algériens se sont déclarés fiers de leur origine amazigh.


Bien que la question de l’arabité de l’Algérie soit demeurée longtemps taboue dans notre
pays, cette crise déclenchée par l’Égypte pour un match ou deux de football, remet au goût du jour la question de l’appartenance à la Ligue arabe.
En effet, le moment semble venu de repenser cette instance, qui n’est en fait qu’un outil entre les mains des Égyptiens, pour imposer leur leadership aux vingt-deux pays, qui en sont membres. Si l’on excepte l’intermède, du Tunisien Chadli Klibi, qui avait assuré le secrétariat général de la Ligue arabe pendant la durée où le siège avait été transféré à Tunis, suite à ce qui avait été considéré comme la “haute trahison de l’Égypte” vis-à-vis de la cause palestinienne et de la nation arabe, à savoir les accords de paix séparés signés en 1977 à Camp-David par Anouar Es-Sadate et Menahem Begin, cette organisation régionale a toujours été entre les mains des Égyptiens.
L’Algérie, qui ne gagne rien à en être membre, est cependant la première à honorer ses engagements financiers que ce soit pour venir en aide à l’Autorité palestinienne ou de la contribution au budget de fonctionnement, alors que d’autres le font tardivement ou jamais. Il faut rappeler la levée de boucliers de la part des Égyptiens, lors du Sommet de la Ligue arabe d’Alger, lorsqu’il a été question de réformer cette instance en mars 2005.
Ils ont tout fait pour repousser l’opération aux calendes grecques, car estimant que le siège et le secrétariat général de la Ligue arabe leur revenait de droit. Avec le concours de leurs hommes de main, ils ont réussi à reporter les réformes, qu’ils évitent d’évoquer à chaque réunion. Ceci étant, la Ligue arabe n’est en fait que la concrétisation des idées de panarabisme nées des manipulations de l’officier britannique, Laurence d’Arabie, dont l’objectif n’était que de défendre les intérêts de la couronne face aux autres concurrents, notamment la France.
Géographiquement parlant, les Arabes sont le peuple qui habitait la presqu’île arabique, qui s’étend du Yémen au sud au Hidjaz au Nord. Alors que l’Égypte, qui se prétend dépositaire de l’arabité, était la terre des “Pharaons”, et des Coptes par la suite, avant l’arrivée des musulmans avec à leur tête Amr Ibn Al-Aas au septième siècle.
C’est dire qu’en termes d’origine, les Égyptiens ne peuvent en aucun prétendre être des Arabes authentiques, car ils ne sont que le résultat d’un brassage de races, au même titre que les autres peuples d’Afrique, comme notamment les Amazighs (Berbères) qui peuplaient la partie septentrionale, allant de la Cyrénaïque à l’Atlantique.
L’islam est venu arabiser les habitants de toutes ces régions. Alors comment se fait-il qu’aujourd’hui les Égyptiens viennent, toute honte bue, se proclamer leaders du monde arabe, dont ils trahissent la plus noble cause, la Palestine, en devenant les premiers à faire la paix avec l’État d’Israël avec échange d’ambassadeurs. Ils s’érigent en donneurs de leçons, après avoir été mis au ban de la société par la majeure partie des chefs d’État arabes durant plus d’une décennie.  Mieux, les Égyptiens s’emmitouflent dans leur complexe de supériorité, d’“Oum Edounia” (mère du monde) pour tenter d’arracher des privilèges, comme cela a été revendiqué dernièrement par leur ancien footballeur international, Brahim Hassan. Il est arrivé au point d’exiger des couloirs spéciaux pour ses compatriotes dans les aéroports des pays arabes, pour qu’ils ne passent pas avec le reste des passagers en signe de gratitude et de remerciement pour ce que fait l’Égypte pour le monde arabe.
En fait, que fait l’Égypte pour les Arabes ? Rien, si ce n’est profiter au maximum des postes qu’occupent ses fonctionnaires au sein de cette instance, et bloquer toutes les résolutions progressistes. D’ailleurs, le premier chef d’État à avoir imposé la langue arabe et le leader de la cause palestinienne au siège des Nations unies à New York est le défunt Houari Boumediene, chose qu’aucun autre dirigeant arabe n’avait osé tenter avant lui. Les seules fois où des décisions courageuses ont été prises au sein de la Ligue arabe, c’est lors des sommets qui se sont déroulés hors de l’Égypte. Il est temps de repenser et de réformer cette Ligue arabe, qui ne profite qu’à certains au détriment des autres. Les Égyptiens n’en ont que trop profiter depuis 1945.

Repost 0

Présentation

  • : La confédération des Iflisen Umellil
  • : Un des objectifs est de reconstituer la grande confédération qui regroupait les 14 aarchs des Iflisen Umellil avant la colonisation française. Le but est de rétablir les liens interrompus et de promouvoir la solidarité inter-arche. Nous visons également à consolider les liens entre la diaspora et leur région d'origine. Réecrire l'histoire des Iflisen et préserver leur patrimoine matériel et immatériel .
  • Contact

Recherche

Liens