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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 13:05





LOGO Le chardonneret, "roi" incontesté du marché des oiseaux de Souk Ahras

[Aps 28/11/09]  SOUK AHRAS - Le marché hebdomadaire des oiseaux, qui se tient régulièrement sur une des places de la ville de Souk Ahras, offre aux amateurs plusieurs espèces avifaunes, notamment les canaris mais surtout les chardonnerets qui attirent des acquéreurs de toute la wilaya. Selon plusieurs marchands et visiteurs du marché, le chardonneret de la région de Souk Ahras, multicolore, frêle et excellent chanteur, est présent dans de nombreux foyers de la ville, de même qu'il sert de fidèle compagnon à de jeunes citadins qui n'hésitent pas à le "promener" dans les rues pour lui faire prendre le soleil ou simplement l'exhiber fièrement.


Le chardonneret de Souk Ahras, une espèce endémique, est surtout chassé dans la région de Ain Snoune, à 30 km à l'Ouest du chef-lieu de wilaya, à Lakhdara, Ouled Chebih et Ouled Idriss où il est surtout recherché pour son plumage chatoyant et son chant incomparable.

Selon Rabah, un fin connaisseur de 68 ans, le chardonneret a toujours été apprécié par les citadins. A Annaba et alentour, on l'appelle "Boumzyène" contre "Moqnine" du côté de Constantine ou d'Alger.

Ce bel oiseau de cage peut vivre de 5 à 11 ans et même 19 ans, s'il est bien soigné. Son prix peut atteindre les 3.000 DA voire 5.000 s'il s'agit d'un spécimen parfaitement dressé au chant en cage, un "haggani" (authentique), comme le surnomment les amateurs dans ce souk empli des joyeux gazouillis de plusieurs espèces.

Rabah rappelle que du temps de la colonisation, le chardonneret de Souk Akras était exporté vers la France. Aujourd'hui, il est menacé de disparition

en raison d'une chasse massive et incontrôlée, et sa protection devient "urgente et nécessaire, estime-t-il.

Une fois "dressé", le chardonneret de Souk Ahras s'attache à l'homme dont il devient un excellent compagnon, et même si on lui ouvre la cage, il peut voler loin, mais revient toujours spontanément vers son maître.

Pour un jeune amateur de 25 ans, Samir T., le chardonneret de Souk Ahras est reconnaissable à son chant particulier qui le distingue de son semblable de l'ouest du pays.

Samir qui chasse cet oiseau dans la forêt de Guesmia, dans la commune de Hammam Nail (Guelma), avoue que cette activité lui assure un revenu complémentaire moyen assez intéressant estimé à 12.000 DA par mois environ.

Le commerce du chardonneret est ainsi devenu florissant et attire un grand nombre de jeunes chômeurs qui trouvent dans le braconnage des oiseaux une activité lucrative. Mais ce commerce se développe aux dépens de la survie de cette espèce qui n'est pas épargnée, même au moment de la couvée et de la nidification au printemps, une période durant laquelle la surveillance des forestiers devrait être "assurée plus que d'ordinaire", pense le vieux Rabah.

Des jeunes amateurs inquiets du sort de cette espèce faisant partie du patrimoine biologique et naturel du pays, témoignent que sur 200 spécimens capturés, 7 ou 8 seulement survivent en élevage. Ils considèrent aussi que la chasse au chardonneret doit connaître une trêve de 2 à 4 ans, pour permettre une bonne reconstitution de la population, "un bienfait certain pour la biodiversité et pour la chaîne écologique", considèrent-ils.

Les braconniers utilisent la glue et l'alfa pour capturer le chardonneret, une méthode qui contribue malheureusement à le décimer. La conservation des forêts de la wilaya de Souk Ahras, qui interdit toute chasse de cette espèce protégée par la loi, a organisé plusieurs campagnes de sensibilisation et a procédé à la saisie d'un grand nombre de cages, pour ensuite relâcher les oiseaux dans la nature.

De son côté, la direction de l'éducation de la wilaya de Souk Ahras a introduit des cours de sensibilisation des élèves autour de la protection du chardonneret.

L'achat d'un chardonneret entraîne des dépenses importantes à l'origine d'un commerce élaboré. C'est ainsi que les graines qui composent la nourriture de l'oiseau coûtent 130 à 200 dinars le kilo, le prix d'une cage peut atteindre 500 dinars, en plus de nombreux autres accessoires qui sont exposés au marché hebdomadaire.

[Aps   28/11/09]

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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 01:41





Timura n meden weεrent

Ay ul yettnujen am aḍu
Ttimura m-meden iεenuγ
Asen m ddiγ d ubandu
Taṣṣebḥit tignewt tluγ
Mi-d tufeg yiss-i laviu
Greɣ tiṭṭ ar deffir ruγ

Ay ul yetthajen am ilel
Ttimura m-meden i-ferneɣ
Limmer iččiɣ iɣed n Teryel
Asen bbwas an uɣaleɣ
Wa' d nefu ur nesεi asfel
D aymi iyi-d tufam bateɣ

D rray-iw n bla ameksa
I-yi nfan seg Iflisen
Aqli-n i temrikt ugafa
Mm-ugris d imerḍilen
Zik nettunag ɣer fransa
Tura nfel i-ygarawen

Aqli-yin i temrikt ugafa
Agris igezzem am lmus
Limmer i tadart ufella
Ad knuneḍeɣ deg ubernus
Rewleɣ d si tmurt n baba
Ǧğiγ d adriz-iw messus

Aqli-yin i temrikt ugafa
La beṭṭuɣ aɣrum s lmus
Asmi i-yi tuɣ ar yemma
D seksu ifetlen s ufus
S lḥess i-ɣ teẓẓad tujjma
Nejla aṭṭas mačči drus

Di ruplan nig ugaraw
Juin 2008



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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 21:36


voir l'article au complet sur :

http://www.kabyle.com/la-region-du-chenoua-creuset-d%E2%80%99une-culture-amazigh-meconnue-6409-251109

Tamazgha

La région du chenoua, aujourd’hui, n’est plus référencée à cette montagne qui culmine à 905m d’altitude, un sommet qu’occupe une sainte, Lala thafughalt, qui nargue les montagnes du Dahra qui lui font face, qui plonge dans la mer et qui laisse errer son regard sur l’immense plaine de la Mitidja à la rencontre des amazighs des Béni Salah sur les hauteurs de Chréa. La région, dans son approche culturelle et son appartenance au monde amazigh, fait remonter ses frontières, à l’Est, à l’oued Mazafran prés d’Alger, et à l’Ouest, à Béni howa jusqu’aux portes de Ténès. La wilaya de Ain Defla avec les localités de Tachta et Abadia constitue ses frontières sud. La superficie sus mentionnée demeure occupée par une population amazighophone qui continue jusqu’à ce jour à s’approprier sa culture amazigh, bien entendu, et à faire usage dans son quotidien de la langue de ses ancêtres : thamazight.

region_chenoua

Vue du Chenoua à partir du site archéologique de TIPAZA 

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 21:25
Le Matin


image



Cela fait dix jours que l’Egypte officielle et officieuse fait feu de tout bois contre l’Algérie et les algériens. Les médias, « privés » et publics, les artistes, les hommes politiques, des ministres en postes, des députés, les fils du président Moubarak, chacun y va de son accusation et de ses insultes. Le égyptiens sont abreuvés à longueur de journée par les télévisions et les journaux de commentaires anti-algériens. Il n’y a plus aucune limite.

Pendant ce temps, à Alger c’est le silence radio. Personne ne réagit, ni le chef de l’état, ni le ministre des affaires étrangères, ni les députés, ni les habituels défenseurs du patriotisme teinté d’arabo-islamisme, ni les partis politiques de la coalition au pouvoir ou de l’opposition. Pas un mot. Où est donc le FLN d’habitude si prompt à se défendre de toutes attaques extérieures même lorsqu’elle n’existe pas. Où est donc le ministre des moudjahiddines qui ne se fait jamais prier pour donner des leçons de patriotisme? Où sont donc ces nationalistes-islamistes qui se déchaînent à la moindre critique?

A croire que le silence a été imposé. On ne critique pas celui que l’on s’est donné comme modèle pendant un demi siècle. C’est toute l’idéologie du régime depuis l’indépendance du pays qui est remise en cause. Bouteflika et ceux qui l’entoure sont dans le piège dogmatique. Une crise sérieuse, avec des allures de différenciation identitaire, aurait des conséquences autrement plus importantes qu’une rupture diplomatique. Elle remet en cause le socle même de l’appartenance de l’Algérie à un ensemble arabo-islamique. Les déclarations des dirigeants et des médias égyptiens ont toutes consistées, par delà les insultes, à dénier aux algériens une arabité que ses propres gouvernants, eux n’ont cessé de s’auto attribuer. Mieux, c’est en grande partie, sur cette culture et cette appartenance arabo-islamique que le régime s’est structuré, éliminant, de fait, tous les autres courants de pensées notamment les options démocratique et laïque. En quelques jours, un simple match de football et des calculs de politiques internes égyptiens vient d’ébranler, sous nos yeux, un demi siècle d’orientation culturelle forcée. Un petit match de football et voila des décennies d’arabisation remise en cause.

Répondre aux incessantes attaques égyptiennes comme le réclame la presse nationale et la population, revient pour le régime algérien, à admettre au minimum, que la question de l’identité algérienne n’est pas close.

Contrairement au dictateur égyptien qui n’a que sa rue à calmer et une succession à légitimer, Bouteflika lui risque d’ouvrir une boite de pandore identitaire qui risquerait d’emporter le régime politique qui dirige l’Algérie de puis son indépendance. Gageons donc que le bras de fer entre l’Algérie de Bouteflika et l’Egypte arabo-islamique n’aura pas lieu. Mais n’est ce pas déjà trop tard ? Dans tous les cas, il va être très difficile et pendant un long moment de ressortir et resservir à la société algérienne les discours arabo-islamiste.

Y. El Mizrani

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 21:08

TSA

``elli iddir rassou f noukhala ineqqbouh ldjadj`` disent nos frères marocains. Il n'y a rien à apprendre des égyptiens si ce n'est la barbarie moyen-âgeuse, le fanatisme de Hassan el Banna, le panarabisme de Nasser, le salafisme de El Azhar et de Quardawi, les techniques d'excision de Clitoris, l'art du bakchiche, les pirouettes de soumission, ...




Image de l'article

Nos étudiants arrivent à Alger sur des chaises roulantes après avoir passés des moments de torture dans le pays des faraounes

Image envoyé  par amin wassim.

 

 



regardez leurs témoignages !

http://www.youtube.com/watch?v=FIzVyGJEDs8&feature=player_embedded



el watan 29 novembre 2009

Blessés à coups de couteau au Caire et rapatriés mercredi à Alger : Deux étudiants algériens racontent leur cauchemar en Égypte

Blessés à coups de couteau au Caire et rapatriés mercredi à Alger : Deux étudiants algériens racontent leur cauchemar en Égypte

L’aéroport international Houari Boumediène, à Alger, a connu une effervescence particulière en cette soirée de mercredi à jeudi. Une foule importante attendait avec impatience dans le hall n°2 l’arrivée du vol d’Air Algérie en provenance du Caire, prévu pour 19h15, mais retardé jusqu’à 21h.

 

A côté, une ambiance bon enfant régnait dans le hall n°1 où une vingtaine d’Egyptiens étaient en attente de départ. Ils semblaient sereins et en bonne santé. Personne parmi les dizaines de familles venues attendre leurs proches résidant en Egypte n’a tenté de les importuner. « Nous sommes des gens bien éduqués. Ils sont nos hôtes, nous ne leur ferons jamais de mal », déclare un sexagénaire qui attendait son fils, étudiant au Caire. « Il m’a appelé affolé. Il avait très peur et voulait rentrer rapidement. Je ne sais pas s’il est parmi les blessés. Il m’a juste dit qu’un groupe d’Egyptiens a investi les chambres des Algériens avant de les lyncher », dit-il. Il ne cesse de faire les cent pas avec le téléphone mobile accroché à son oreille. L’inquiétude se lit sur son visage, tout comme sur celui des nombreuses personnes qui attendent depuis des heures. 21h30, l’Airbus d’Air Algérie atterrit, à son bord plus de deux cents passagers, tous rentrés dans la précipitation. Les visages se crispent et la tension monte. Les premiers passagers arrivent, parmi eux, une femme avec un nouveau-né dans les bras. Elle éclate en sanglots à la vue d’un de ses proches.

Elle a du mal à raconter ce qu’elle a enduré depuis le match de Khartoum. « Le vendredi, après le match, j’étais à la clinique. J’avais accouché la veille. Subitement, les médecins me parlaient avec haine à chaque fois qu’ils se rendaient compte de ma nationalité. J’avais très peur et je ne comprenais même pas pourquoi cette animosité à mon égard. J’étais obligée de quitter la clinique en dépit du fait que je ne me sentais pas encore rétablie. Ils ont voulu investir ma maison, heureusement qu’un des voisins m’a secourue. J’étais terrorisée… », raconte la passagère, la gorge nouée. Derrière elle, une autre, accompagnée de ses trois petites filles, éclate en sanglots elle aussi. Le regard de ses deux enfants est livide. L’angoisse se lit sur leur visage. « Ils ont tenté d’envahir ma maison et n’ayant pas réussi, ils ont brûlé tout le linge qu’ils ont trouvé dans mes balcons. Ils me menaçaient avec des couteaux et dès que j’ai eu l’occasion, j’ai pris mes trois filles et je suis sortie. Je suis restée 5 jours dans la ville à me cacher avant de rentrer au pays. Je ne veux plus retourner dans ce pays. Je vais inscrire mes filles ici pour qu’elles puissent poursuivre leur scolarité… », témoigne-t-elle.

D’autres passagers, des femmes et des hommes, font état des mêmes récits : des menaces de mort, des insultes et des interdictions d’accès à certains lieux publics désormais interdits aux Algériens sont devenus le lot quotidien de nos ressortissants établis en Egypte et ce, quel que soit leur rang ou statut. Les plus touchés sont les étudiants, qui payent le plus lourd tribut. Blessés à coups de couteau, deux d’entre eux, arrivés sur des chaises roulantes, racontent le cauchemar qu’ils ont vécu. Mourad, étudiant à l’Institut des études arabes, porte un bandage autour de sa main.

Il était dans sa chambre lorsqu’une trentaine de ses camarades égyptiens ont voulu l’immoler, suite à la qualification des Verts à Khartoum, en cette journée du 21 novembre. « Il était 3h30 du matin lorsqu’ils ont investi la chambre, armés de couteaux. Ils ont mis à sac ma chambre et voulu me mettre dehors. Je me suis battu avec eux et lorsque les gardes sont arrivés, ils ont pris la fuite. J’ai reçu des coups à la main ; une fois évacué à l’hôpital, les médecins ayant appris que je suis algérien, changeaient complètement leur comportement avec moi et me disaient : ‘‘Ttfalik !’’ (Meurs !). » Même les points de suture, ils les ont mal faits… », déclare Mourad, qui précise que depuis une semaine, les Algériens vivent « une vraie terreur, un cauchemar ». Même au commissariat, ajoute-t-il, les officiers de police l’ont humilié. « En dépit de ma blessure et de mon traumatisme, ils m’ont laissé attendre des heures debout, me refusant même d’aller aux toilettes. J’étais considéré comme un délinquant, alors que j’étais une victime. Ils étaient comme heureux de me voir dans cet état… », souligne l’étudiant.

Certains lieux publics sont interdits aux Algériens

Les mêmes propos sont tenus par son camarade, lui aussi blessé à la jambe, alors qu’il se trouvait dans sa chambre d’étudiant. C’est en voulant se défendre contre une bande d’une trentaine d’assaillants qui faisait la chasse à l’Algérien qu’il a reçu deux coups de couteau. Il a perdu beaucoup de sang avant d’être transporté à l’hôpital, où les médecins lui ont fait subir le pire, tout simplement parce qu’il est algérien. « Jamais je n’ai été intéressé par le football. Je ne savais même pas qu’il y avait un match. J’entendais les étudiants parler de foot, mais à aucun moment je ne pensais que j’allais vivre autant de haine et subir autant d’humiliations. Une bonne partie des magasins ne vendent plus aux Algériens, et les cafés sont interdits à nos compatriotes. Nous n’avons plus le droit d’exhiber notre identité au risque d’être lynché par la foule. Aucun Algérien n’est à l’abri. Nous avons appris qu’un de nos camarades a été agressé mercredi matin à coups de couteau alors qu’il était à la rue des Pyramides au Caire. Nous avons informé l’ambassade qui a tenté de prendre attache avec lui, mais son téléphone était éteint. Nous ne savons toujours rien de son sort… », raconte l’étudiant. Tout comme Mourad, lui aussi jure de ne plus remettre les pieds au pays des Pharaons.

Le traumatisme est, pour tous les passagers de cet Airbus d’Air Algérie, très lourd à supporter. Deux jeunes filles, à peine la trentaine, exerçant comme cadres dans des sociétés étrangères au Caire, font état de « l’horreur » qu’elles ont vécue, avant qu’elles ne décident de rentrer définitivement au pays. Elles ont échappé au « lynchage » parce qu’elles venaient de déménager de leur logement. « Dans le quartier où nous avons loué, les gens ne nous connaissent pas. Mais dans la rue, dès qu’ils nous reconnaissent, ils commencent à nous insulter et à nous menacer. Ils nous disaient : ‘‘Repartez chez vous’’. Vous êtes des terroristes et des barbares, rentrez chez vous ! », dit l’une d’elles. Abondant dans le même sens, un couple accompagné de deux enfants, a également vécu « l’enfer ». Dans l’immeuble où il habitait, ce sont les voisins qui leur ont exigé de partir sous peine d’être brûlés dans la maison.

« Nous ne nous sentions plus en sécurité. Il n’y a pas un seul Egyptien dans le quartier qui ne nous insultait pas. Nous étions l’ennemi public numéro un. Nous ne pouvions plus vivre dans ce climat de haine et d’insécurité », raconte le père, alors que la mère, tout en essuyant ses larmes, tente de rassurer ses sœurs, très inquiètes, venues l’attendre à l’aéroport. Selon elle, dans le quartier où elle habite, elle a entendu dire par une de ses voisines qu’une récompense d’à peu près 1200 DA était offerte à celui qui « dénicherait des Algériens ». « C’est affolant. Lorsqu’ils soupçonnent notre identité, ils commencent à nous harceler avec des questions pour repérer l’accent. Si par malheur quelqu’un est reconnu, c’est l’humiliation en public », précise la passagère. Deux autres jeunes interviennent dans la discussion et veulent, à leur tour, raconter leur « histoire ». Arrivés il y a à peine deux mois pour une formation, ils découvrent douloureusement,qu’ils ne sont pas les bienvenus au pays des pharaons. Ils remercient Dieu d’avoir échappé à « une mort certaine » en cette journée du lundi 23 novembre. « Nous étions au marché lorsqu’un groupe de Cairotes s’est dirigé vers nous en nous demandant de quelle nationalité nous étions.

Les deux Palestiniens qui étaient avec nous ont répondu à notre place en nous présentant comme leurs compatriotes, qui ont vécu en Algérie. Ils ont eu du mal à les convaincre. Lorsque nous sommes rentrés le soir dans nos chambres, nous avons pris nos affaires et sommes partis avant le lever du jour. Nous avons su par la suite que plusieurs de nos camarades sont venus nous chercher le soir. S’ils nous avaient trouvés, ils nous auraient brûlés vivants. Heureusement que nous avions nos billets retour sur nous », déclare l’un des deux étudiants. Les témoignages se multiplient et se ressemblent tous. Frayeurs, angoisse, insécurité, terreur et danger sont des mots qui reviennent dans tous les récits.

L’Egypte, pour eux, rappelle aujourd’hui une blessure encore béante. Peut-on croire que l’origine de cette blessure soit liée uniquement à un match de football ? Impossible vu la haine et les rancœurs ayant envahi les cœurs de ceux qui ont chassé avec tant de violence leurs hôtes…



Par Salima Tlemçani



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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 21:04

Jijel info

Au moment ou, le dictateur Moubarak envoie des félicitations à Bouteflika à l'occasion de l'aid el adha, la  barbarie des Egyptiens frappe encore une fois nos concitoyens...
Nos étudiants arrivent à Alger, hier dans la nuit,  sur des chaises roulantes, après avoir passés des moments de torture: Amputation de leurs artères, blessures très graves avec des armes blanches... alors que les étudiantes ont été maltraitées avec des harcèlements sexuels  devant les yeux des services de sécurités faraounites...
A travers cet article, nous voulons transmettre notre tristesse et notre indignation, et demandons à nos responsables d'intervenir très vite pour protéger nos ressortissants.
medsouilah@jijel.info

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 20:57
 TSA

Sawiris (le masri) critique l’Algérie, le pays qui l’a rendu riche

Naguib Sawiris se montre peu reconnaissant à l'égard de l'Algérie, un pays à qui il doit pourtant une grande partie de sa richesse. Sa filiale Djezzy, qui avait bénéficié de conditions très favorables de la part du gouvernement pour entamer son activité, est depuis quelques années la vache à lait du groupe Orascom Telecom, lui fournissant 98% de son cash selon l’agence américaine S&P.

En 2000, Orascom était un petit groupe, peu connu dans le monde. Grâce aux sommes d’argent gagnées en Algérie, il a pu se développer dans plusieurs pays et racheter des opérateurs de téléphonie en Europe comme l'italien Wind. Maintenant, Orascom vise une fusion avec un grand opérateur mondial comme le français Bouygues à l'horizon 2011. Là encore, c’est la filiale algérienne Djezzy qui sera le véritable apport de l’égyptien dans ce mariage.

L’Algérie a également réussi aux Sawiris dans le ciment. Le groupe égyptien est devenu en 2008 l'un des principaux actionnaires du cimentier français Lafarge à qui il a vendu sa filiale Orascom Cement pour plus de 10 milliards de dollars. Dans cette opération les deux cimenteries algériennes d’Orascom, construites avec d’importantes aides de l'Etat algérien, ont été valorisées à hauteur de 2 milliards de dollars. Le groupe égyptien a bénéficié également de facilités pour investir en Algérie dans la production d'ammoniac avec Sonatrach. Un investissement hautement rentable qui devrait rapporter beaucoup d'argent dans l’avenir à la famille Sawaris.

Mais au lieu de remercier l'Algérie, le magnat égyptien continue de la critiquer à l'étranger. Mardi 16 novembre, à 48 heures d'un match décisif et extrêmement tendu Algérie-Egypte au Soudan pour la qualification au Mondial 2010, Orascom avait rendu public un communiqué accusant l'Algérie de chercher à se débarrasser de lui, en indiquant que les services fiscaux algériens avaient adressé un redressement de 600 millions de dollars.
Le groupe égyptien a ainsi participé à l'aggravation des relations algéro-égyptiennes en essayant de convaincre les milieux d'affaires qu'il est une victime collatérale des tensions politiques entre Alger et le Caire, qui ont éclaté au lendemain de l'agression jeudi 12 novembre de l'équipe nationale au Caire et des supporters algériens samedi 14 novembre à la fin du match Egypte-Algérie.

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 20:53
TSA
Un ministre égyptien accuse l’Algérie d’avoir planifié une « opération terroriste » au Soudan



Une semaine après la qualification historique des Verts au Mondial 2010 au dépend de l’Egypte, le pouvoir et les médias égyptiens continuent d’accuser gravement l’Algérie qui garde étrangement le silence. Après Alaâ Moubara, fils du président égyptien Hosni Moubarak qui a qualifié les Algériens de terroristes, c’est au tour du ministre de la communication, Ahmed Abou Gheit, d’user publiquement du même qualificatif.
 
« Ce qui s’est passé à Khartoum était une opération terroriste planifiée », a accusé, mercredi, le ministre égyptien, en allusion à l’agression présumée de supporters de son pays par des Algériens, à la fin du match d’appui entre l’Algérie et l’Egypte, le 18 novembre au Soudan. Comprendre : le ministre égyptien accuse l’Etat algérien d’avoir planifié et mené une opération terroriste contre l’Egypte sur le sol soudanais.
 
Dans la bouche d’un ministre, l’accusation est grave. Surtout qu’en réalité, non seulement les cas d’agressions sont rares comme l’a affirmé le gouvernement soudanais, mais le Caire devrait plutôt remercier les services de sécurité algériens d’avoir empêché un massacre d’Egyptiens à Khartoum.
 
Les supporters algériens voulaient en effet venger leurs concitoyens lynchés en Egypte, à la fin du premier match Egypte-Algérie (2-0), le 14 novembre au Caire. Ils voulaient aussi laver l’affront subi par l’équipe nationale, deux jours plutôt, quand son bus a été sauvagement attaqué par des supporters égyptiens à la sortie de l’aéroport du Caire. Mais les services de sécurité algériens, présents à Khartoum, avaient fourni de précieux renseignements à leurs homologues soudanais grâce auxquels ils ont pu maîtriser la situation.
 
Le Caire a fait état au lendemain de cette rencontre d’agressions et de menaces à l’encore des supporters égyptiens. Mais le Soudan a protesté contre les fausses informations données par les médias égyptiens, publics et privés. La police soudanaise a démenti l’existence de cas d’agressions. Ce que la FIFA a également confirmé : pour l’instance internationale de football, aucun incident majeur n’a été enregistré à Khartoum.
 
Curieusement, l’Algérie n’a toujours pas répondu provocations égyptiennes. Le gouvernement garde le silence depuis vendredi dernier, jour de la convocation de l’ambassadeur d’Egypte à Alger pour exprimer timidement des inquiétudes concernant la campagne médiatique menée contre l’Algérie dans ce pays.
 
Ce silence commence à susciter des interrogations. L’Egypte, qui hausse le ton, a pourtant tout à perdre sur les plans stratégique et économique. Ses groupes sont fortement présents en Algérie, où ils ont remporté de nombreux contrats publics.
 
Les attaques égyptiennes contre l’Algérie illustrent en fait la faiblesse de la diplomatie algérienne et l’absence d’une stratégie de communication et de lobbying capable de défendre l’image de l’Algérie à l’étranger.

 

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 11:05
Suite Jeune Afrique
Algérie
25/11/2009 10:54:16 | par Cherif Ouazani

Les Berbères en Algérie: chronologie

 

1938 Le mouvement national, en cours de formation, est agité par un premier débat quand Amar Imache conteste l’occultation de la dimension berbère dans la définition de la nation algérienne de Messali Hadj.

1949 Première crise berbériste durant le congrès du Parti du peuple algérien-Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (PPA-MTLD). Les principaux animateurs de la contestation berbère entrent dans le moule nationaliste.

1954 La déclaration du  1er novembre consacre la dimension arabo-musulmane de l'Algérie. Les berbéristes sont désormais considérés comme des suppôts du colonialisme et des contre-révolutionnaires.

1962 Indépendance du pays. Les textes fondamentaux de la nouvelle République occultent la dimension berbère.

1963 Insurrection armée en Kabylie. Les maquis du Front des forces socialistes (FFS) de Hocine Aït Ahmed sont considérés comme une tentative sécessionniste.

1965 Coup d'Etat militaire. Le Conseil de la révolution est essentiellement composée de Berbères, mais l'Algérie demeure arabo-islamique et la « propagande berbériste » est réprimée.

1978 Une cargaison d'armes destinées à des maquis kabyles est interceptée au large de Cap Sigli. Le pouvoir accuse les services marocains.

1980 Début du Printemps berbère en mars. A la suite de l'interdiction d'une conférence de Mouloud Mammeri, l'université de Tizi Ouzou puis celle d'Alger s'embrasent. La revendication culturelle fédère tous les opposants au régime, à l'exception des islamistes.

1987 Timide ouverture vers le mouvement associatif. Naissance du Mouvement culturel berbère (MCB).

1989 Introduction du multipartisme. Naissance du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD, de Saïd Sadi). Le MCB implose, et les rivalités entre RCD et FFS s'exacerbent.

1994 Grève du cartable largement suivie dans toutes les régions berbérophones. Pour la première fois, un président algérien, Liamine Zeroual, affirme : « Nous sommes tous amazighes. »

1995 Création du Haut-commissariat à l'amazighité et introduction progressive de l'enseignement du tamazight.

2001 Second Printemps berbère après la mort d'un jeune lycéen, Massinissa Guermah, dans les locaux d'une brigade de gendarmerie. Les Arouch, comités de villages, entrent sur la scène politique en organisant une manifestation qui a réuni plus de 1 million de personnes à Alger, le 14 juin.

2002 Premières négociations entre les Arouch et le gouvernement. Révision de la Constitution et reconnaissance du tamazight comme une langue nationale.

2009 Création de la première chaîne de télévision tamazight.

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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 20:56

Suite et fin , voir Jeune Afrique dossier spécial ``Ce que veulent les Berbères``

Algérie
25/11/2009 10:17:16 | par Cherif Ouazani, envoyé spécial

Les Mozabites et les autres

La cohabitation à Ghardaïa entre les deux communautés ne pose pas de problèmeLa cohabitation à Ghardaïa entre les deux communautés ne pose pas de problème© Louiza Ammi

 

La région de Ghardaïa cultive ses différences avec le reste du pays. Non sans quelques crispations avec les arabophones.

 

Point kilométrique 555 de la RN1, sur la route reliant Alger à Ghardaïa. Berriane, porte d’entrée de la vallée du Mzab. Le voyageur qui traverse la ville retrouve l’atmosphère qu’il a laissée dans le Nord : dispositif miliaire impressionnant et innombrables check points. Casques et matraques, boucliers et bombes lacrymogènes à portée de main, une compagnie des forces anti-émeutes est déployée le long de la route nationale qui coupe la ville en deux parties. L’une est occupée par les Ibadites, des Berbères convertis à ce rite de l’islam, l’autre par les Malékites, majoritairement arabes. Depuis mars 2008, les deux communautés se regardent en chiens de faïence, se livrant épisodiquement à une vendetta. Maisons incendiées, commerces pillés. Agressions et représailles. Mosquée contre mosquée. Il faut parcourir 45 kilomètres en direction du sud pour que le lourd climat de Berriane se dissipe.

Inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, en 1982, Ghardaïa, « la pentapole du désert », fascine. Au plus fort des « années noires », Tagherdayt, en berbère, a continué à attirer de téméraires touristes étrangers. Fondée en 1048 par des Berbères traqués et harcelés par leurs congénères car convertis au rite ibadite, Ghardaïa est aujourd’hui une cité où vivent plus de 160 000 habitants. Tous ne sont pas des Berbères, même s’ils constituent une large majorité. Kamel, arabophone originaire de Tiaret, est réceptionniste dans un hôtel privé. Il assure que la cohabitation avec les Ibadites est plus aisée qu’on ne le pense : « Si l’étranger respecte un certain nombre de conditions, il est accueilli à bras ouverts. Il ne doit pas pénétrer l’une de leurs mosquées, regarder d’un œil lubrique leurs femmes, ni se mêler de leur business ou faire du prosélytisme. » De par leur histoire, les Ibadites sont enclins au consensus. Réputés dociles à l’égard du pouvoir central, ils n’en demeurent pas moins intransigeants sur leur particularisme. Ultraconservateurs, ces Berbères du Mzab ont mis en place une organisation sociale sans faille qui a donné naissance à une société très égalitaire. À Beni Izguen, l’un des sept ksour qui constituent Ghardaïa, rien ne permet de distinguer la maison du patron de celle de son employé. Fortement hiérarchisée, la communauté dispose d’un Comité des sages qui gère les affaires de la cité et tranche sur les litiges. Elle possède son propre système éducatif, accorde des bourses d’études à l’étranger pour ses élèves les plus méritants. Résultat : une cité bien tenue, l’une des plus propres d’Algérie, la seule où le tri des ordures est quasi quotidien. De vieux barils d’huile en acier sont installés dans les ruelles (les ksour sont de véritables labyrinthes) pour recueillir les objets en plastique. Le tout en bonne intelligence avec l’administration. « On écoute le wali [préfet], reconnaît Rostom, jeune guide touristique, mais on prend nos instructions auprès de nos sages. » Avant d’ajouter : « Vous ne croisez jamais de mendiant dans nos ksour. Cela ne signifie pas que nous n’avons pas de pauvres, mais personne ne tend la main car les défavorisés sont pris en charge par la communauté. » 

Violences épisodiques

Mais comme les autres villes du Mzab, Ghardaïa connaît ses poussées de fièvre avec des affrontements entre Berbères et Arabes. De Beni Izguen, en 1975, à Berriane actuellement, la wilaya de Ghardaïa a connu des tensions confessionnelles faisant à chaque fois des victimes : en 1985, en 1990, et une dernière fois en 2004. Ces derniers événements ont valu à Kamaledine Fekhar, militant du Front des forces socialistes (FFS), tracasseries policières, incarcération et poursuites judiciaires. Cela ne l’a pas empêché de lancer une pétition pour l’officialisation du rite ibadite. Il revendique quatre mille signatures. « Depuis l’indépendance, le Mzab a été le théâtre de violences intercommunautaires. La meilleure protection que l’on puisse accorder à notre minorité religieuse réside dans l’officialisation de notre rite. »

Ce discours est étrangement absent du média le plus influent de Ghardaïa : Radio Mzab, une station publique algérienne qui ne diffuse que des émissions religieuses en alternance avec des bulletins d’informations locales en tamzabit.

« La menace qui pèse sur nous n’est ni la communauté arabe ni le pouvoir, mais la mondialisation, estime pour sa part Hadj Daoud, négociant en produits textiles. Nos jeunes désertent nos écoles pour surfer sur Internet, tournent le dos à la charia et changent leurs habitudes vestimentaires. Le jean et la casquette de base-ball se sont substitués au saroual et à la araqia (une coiffe blanche, NDLR). Ce n’est pas un hasard si la criminalité, l’usage de drogues et autres fléaux sociaux ont contaminé notre société, jadis pure », conclut-il. Idéalisation d’un passé révolu ? Sans doute. Propos excessifs ? Certainement. Car dans leur large majorité, les hommes, jeunes et vieux, portent saroual, araqia et abaya. Quant aux femmes, lorsqu’elles sortent – rarement – du domicile familial, c’est couvertes d’un drap blanc de la tête au pied. Ce conservatisme ultrareligieux contraste avec l’émancipation des femmes dans les autres communautés berbérophones. En Kabylie, la femme participe activement à la vie sociale. Quant aux Touaregs, leur société est matriarcale…

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