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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 09:24
source: Planete Mars

Les retombées de Mars500 : Mieux lutter contre l'ostéoporose

Les Retombées de Mars500
« Mieux lutter contre l'ostéoporose »
te
avec les précisions et les réactions de notre invitée :
Laurence VICO, Chercheuse de l'INSERM


Les Retombées de Mars500

L'association Planète Mars publie ici le premier article d'une série sur l'expérience Mars500 de l'ESA et de l'IBMP.

Des questions ? Ecrivez à l'auteur : bo.mars @ free.fr

Boris SEGRET, pour l'association Planète Mars

L'expérience russo-européenne Mars500 en cours à Moscou ne simule pas l'apesanteur et ça tombe bien ! Car pour l'association Planète Mars, le voyage vers Mars ne devrait pas se faire en apesanteur, mais plutôt en « gravité 1/3 », en créant une gravité artificielle par mise en rotation du vaisseau. Pourtant le risque de fragilisation du squelette des astronautes reste bien réel. Nous avons donc interrogé Laurence VICO pour savoir si Mars500 offrait une opportunité de progresser dans la prise en compte de ce risque.

Laurence VICO est Directrice de l'INSERM U890, Laboratoire de Biologie du Tissu Osseux (LBTO) à Saint Etienne.


Mars500 pour comprendre la perte osseuse des astronautes


La presse a couvert l'événement : l'ESA réalise avec l'IBMP à Moscou, d'avril à mi-juillet 2009, la première phase de 105 jours de Mars500, une simulation de voyage vers Mars, avec un équipage de 6 hommes volontaires pour ce voyage immobile.


...+ d'info :
Présentation generale : Video CNES
Articles recents : Google News

Photo : Installations pour Mars500
au 1er étage le « sol martien » dans un demi-cylindre marron


(Credit : ESA IBMP, 03/2009)



La cohésion de l'équipage ainsi cloîtré sera cruciale. Mais au delà de l'aspect opérationnel, de nombreux enjeux scientifiques sont au rendez-vous. Notamment en matière de squelette, car l'os est un matériau en constant remodelage. Il se résorbe et se régénère en permanence, avec plus ou moins d'intensité selon les zones du corps et selon l'activité, l'environnement et peut-être l'humeur des astronautes, avant même de parler d'apesanteur.

Il se pourrait donc que nos voyageurs immobiles de Mars500 subissent également une perte osseuse. Un tel constat justifierait alors d'expérimenter des contre-mesures pendant la deuxième phase de 520 jours. L'une d'elles pourrait explorer un concept prometteur de « dose requise d'impacts ». Et, au-delà du projet martien, Mars500 aidera aussi dans la lutte contre l'ostéoporose qui nous concerne tous face au vieillissement.

Laurence VICO et son laboratoire LBTO sont impliqués dans Mars500 pour relever, avant et après l'expérience, l'état osseux de l'équipage. L'ESA travaille de longue date avec le LBTO pour surveiller le squelette des astronautes en retour de mission sur l'ISS, à travers le protocole de suivi appelé « EDOS » (Early Detection of Osteoporosis in Space). Ainsi, le scanner XtremeCT spécialement développé par ScanCo (Suisse) pour les besoins de l'ESA et installé à la Cité des Etoiles sera aussi utilisé pour Mars500. Il permettra d'évaluer dans les 3 dimensions l'état des os du poignet et de la cheville des 6 volontaires. Ce scanner est une nouvelle avancée technologique par rapport à la radiologie par DXA, très répandue mais qui ne suffit pas pour diagnostiquer une fragilité osseuse avant qu'il y ait fracture. Dans Mars500, le LBTO interviendra en appui de l'équipe scientifique russe, dont un radiologue a été formé par le LBTO au scanner XtremeCT.


Microgravité et Sous-activité n'expliquent pas tout

Les phénomènes de résorption et de régénération du tissu osseux sont au carrefour de la plupart des influences hormonales et mécaniques. Démêler les causes et les effets est donc un vrai casse-tête et beaucoup d'études restent encore à conduire. En tout cas, très logiquement, le stress, la nutrition, le sommeil, les maladies de même que les médicaments sont autant de facteurs qui affectent directement le remodelage osseux.

Ainsi nos plus récentes connaissances montrent que l'apesanteur seule n'explique pas tout, et le confinement seul non plus. Mars500 représente un quasi-confinement, c'est-à-dire que le volume offert est plutôt spacieux et le programme physique prévu plutôt chargé. La sous-activité incriminée dans la perte osseuse a été constatée surtout dans des confinements extrêmes, subis par des plongeurs de longue durée qui restent jusqu'à 3 mois dans une petite capsule sous-marine. Pour Laurence VICO, si le voyage vers Mars se fait effectivement en gravité 1/3, l'expérience Mars500 serait alors bien représentative et pourrait constituer une bonne référence pour un vol spatial.

Et en gravité 1/3, les effets seront-ils « à mi-chemin » entre ceux de Mars500 et de la microgravité ? Toujours selon Laurence VICO, pour de telles prédictions, il faudra conduire encore d'autres études en « hypo- » et en « hyper- » gravité. Un groupe de travail sur l'hypergravité (2g) avec le Cnes et une dizaine de laboratoires vient d'ailleurs d'obtenir un financement.



Credit : Laurence VICO / LBTO, ScanCo
Reconstruction 3D de différents tissus osseux du tibia
(de l'extérieur vers l'intérieur : cortical, intermédiaire, trabéculaire)


Credit : Laurence VICO / LBTO
Coupe transversale de l'ensemble tibia péroné avec le scanner XtremeCT


Des contre-mesures à tester dans Mars500

Des contre-mesures ont déjà été essayées, mais leur efficacité est partielle, qu'il s'agisse d'entraînements physiques ou de compléments nutritionnels ou pharmacologiques. Une équipe finlandaise a récemment proposé de considérer l'activité terrestre « moyenne » sous la forme d'une « dose requise d'impacts ». Le besoin estimé du squelette est de 100 impacts à 3,9g par jour. Un choc à 3,9g représente à peu près une chûte à pieds joints depuis un muret. Autre comparaison : lors d'un jogging, un coureur encaisse au total largement plus que cette dose d'impacts.

Si la première phase de 105 jours montre effectivement une perte osseuse, alors la deuxième phase de 520 jours sera l'occasion de tester des contre-mesures ! A ce jour, le programme expérimental de la deuxième phase n'est pas arrêté. Que pouvons-nous attendre ? Pour expérimenter des solutions pharmacologiques, le nombre de 6 volontaires est loin de constituer une base suffisante d'étude clinique qui validerait un effet ciblé sur le squelette. Quant aux entraînements adoptés dans l'ISS, on connaît bien maintenant leur potentiel et leurs limites.

En revanche l'occasion est unique pour expérimenter deux nouvelles contre-mesures : un système par vibrations ainsi qu'une sorte de « stepper » amélioré. Avec 6 membres d'équipage pendant 520 jours, les résultats pourront largement être croisés et consolidés. L'avantage d'une solution par vibrations est son potentiel de réutilisation auprès des populations âgées, avec déjà des résultats prometteurs. L'inconvénient d'une vibration est l'absence de pause entre deux « impacts », ce qui éloigne de la réalité. Le MEDES à Toulouse, institut de médecine et de physiologie spatiales, travaille sur une plate-forme intégrée bâptisée ICARE : elle incluerait un stepper dont les pédales seraient assorties d'un système de marteau frappant les talons par dessous et reproduisant ainsi des impacts, et combinées à d'autres systèmes comme des déplacements latéraux...

Enfin, il faut prévoir un suivi dynamique pendant les 520 jours des marqueurs osseux qui se retrouvent dans le sang et les urines, ou même faire des scanners au cours de la période. Mais il sera difficile d'installer le XtremeCT de la Cité des Etoiles dans le « vaisseau immobile », car ça en priverait les astronautes de retour de l'ISS. Et fabriquer un autre scanner poserait un problème de temps et de budget. Par contre, le suivi urinaire et sanguin est déjà prévu au titre du lot commun de mesures et d'analyses. C'est à l'équipe russe de l'IBMP qu'incombe la responsabilité de répartir ces données entre les équipes scientifiques intéressées.


Dernier problème : Laurence VICO nous rappelle que le temps nécessaire au squelette pour récupérer est beaucoup plus long que la durée d'exposition. Il n'est donc pas du tout certain que l'équipage de la première phase aura récupéré pour la deuxième phase ! Heureusement, l'ESA a prévu un autre binôme de volontaires en réserve.

Enfin, l'ostéoporose concerne tout le monde : les femmes à partir de 50 ans et les hommes à partir de 70 ans. Les enseignements de Mars500 contribueront directement à la lutte contre l'ostéoporose de la même façon que les progrès de l'imagerie médicale, en leur temps, ont été fortement stimulés par le suivi du squelette des astronautes.

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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 01:28


Samuel Barouk a consacré sa vie à la chirurgie du pied. Malgré un mode d'exercice libéral, il a beaucoup oeuvré pour la diffusion de techniques innovantes.
Son approche exigeante et esthétique de la correction des déformations de l'avant-pied en ont fait une référence incontournable. Après le récit de son parcours professionnel, il nous gratifie d'un article très complet sur sa spécialité.

Livre du Dr Barouk




Pendant longtemps, la chirurgie de l’avant-pied a présenté des inconvénients, notamment une période postopératoire douloureuse et la correction incomplète des déformations. Cependant, depuis 1991 en France, Louis Samuel Barouk et son équipe, dont Pierre Barouk, ont contribué à la mise au point de techniques qui ont amélioré de façon significative la période postopératoire et les résultats.

Il s’agit de l’
ostéotomie scarf, de l’ostéotomie du gros orteil, des ostéotomies de Weil des métatarsiens latéraux, et du développement du système de libération proximale des gastrocnémiens. Parallèlement, les auteurs ont développé des implants et une instrumentation spécifique à cette chirurgie de l’avant-pied.

Cette édition française de
Reconstruction de l’avant-pied est en fait un atlas qui peut se parcourir comme une bande dessinée; le texte est très concis, au profit d’une abondante illustration, les figures se succédant chronologiquement pour chaque technique ou pathologie.

Les thèmes suivants sont particulièrement développés: la correction des désordres sévères de l’avant-pied avec conservation articulaire incluant les
avant-pieds rhumatoïdes, l’intérêt du respect du point «ms» pour le raccourcissement du métatarsien qui est la clé de cette correction. A été aussi précisé le système de correction des griffes d’orteils, évitant ainsi les classiques arthroplasties ou arthrodèses de l’interphalangienne proximale. Enfin, un paragraphe sur l’ostéotomie de Weil de décompression du premier métatarsien a été ajouté.

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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 01:09

Source :
Laurent Sedel, « La recherche à pas de géant ! », La Revue pour l’histoire du CNRS, N°24 - Automne 2009, [En ligne], mis en ligne le 5 octobre 2009. URL : http://histoire-cnrs.revues.org/document9113.html. Consulté le 11 décembre 2009.
Résumé

Entre recherche fondamentale et pratique clinique, son coeur balance, mais Laurent Sedel ne tranchera jamais. Son discours est d’ailleurs sans équivoque : « Le rôle d’un chirurgien orthopédiste est de redonner à des patients handicapés leur fonction initiale. Les blessés et handicapés ont besoin de nous. » Et des avancées de la recherche, devrait-il ajouter.

Texte intégral

comprendre les mécanismes biologiques de consolidation des fractures et de tolérance d’un corps étranger (la prothèse) dans l’organisme vivant, assurer la rémanence de ces produits une fois introduits, éviter les ré-interventions coûteuses, douloureuses et risquées, raccourcir les délais de reprise du travail après un accident... Biomécaniciens, chercheurs cliniciens et fabricants de prothèses tentent au quotidien de répondre à ces interrogations mais sont à la merci des échecs ou des complications qui viennent en permanence rappeler ses limites à la médecine.

Une fonction peut être perdue ou détériorée à la suite d’un accident entraînant une fracture ou d’une maladie, la plus fréquente étant l’arthrose. Les solutions chirurgicales sont privilégiées, l’intervention consistant à ré-axer une fracture ou à remplacer une articulation malade, cause des douleurs. La plupart des réparations utilisent des produits artificiels ou biomatériaux. Actuellement, deux thèmes de recherche émergent : l’ingénierie tissulaire et la biomécanique de l’os, en particulier les phénomènes de mécano transduction.

L’ingénierie tissulaire se propose, à partir de cellules souches mésenchymateuses provenant de diverses sources, de remplacer les tissus endommagés : cartilage, os, ligaments, disque intervertébral. Ces cellules pluripotentes ont la capacité, lorsqu’elles sont mises dans un milieu adapté, de se transformer en cellules spécialisées de ces différents tissus. Il faut donc trouver un matériau support sur lequel on va les faire se reproduire, pour implanter ensuite cet « hybride » à la place du tissu que l’on se propose de remplacer ; et enfin, faire en sorte qu’il soit effectivement reconnu comme partie intégrante du tissu receveur. L’enjeu est de taille : comprendre au mieux la physiologie de ces cellules souches, en maîtriser le développement et leur capacité de transformation en cellules tissulaires, tester leurs capacités à se modeler en fonction des efforts mécaniques supportés, de la concentration locale en oxygène et de multiples paramètres qui peuvent influer sur leur devenir. Avec, à chaque étape, des modèles animaux fiables et permettant de quantifier les effets, ce qui provoque, comme souvent en biologie, des tollés et autres vives réactions de certains futurs opérés.

Autre domaine non moins passionnant : la mécanique de l’os. Ce matériau biologique présente des caractéristiques étonnantes. Composite, il est formé d’une partie souple, le collagène, et d’une partie rigide, le minéral osseux. Mécaniquement anisotrope, il est viscoélastique et structuré. Matériau vivant, il se différencie d’un matériau de génie civil puisque, dans certaines limites, il s’adapte aux contraintes mécaniques qu’il reçoit. L’os fascine par ses qualités mécaniques intrinsèques. Ces dernières ont été mises en évidence par des techniques de micromécanique habituellement développées pour l’analyse des matériaux ou structures, et par des techniques fondées sur les capacités des ultrasons à fournir des images corrélées à la mécanique du matériau. La compréhension des mécanismes cellulaires ou moléculaires qui régissent le phénomène de mécano transduction est un enjeu essentiel. Le traitement de l’ostéoporose, la survie dans de bonnes conditions des spationautes lors des longs voyages interplanétaires, en dépendent en partie. Cette recherche est par essence interdisciplinaire puisque de nombreuses compétences sont nécessaires, de la mécanique expérimentale et théorique à la biologie cellulaire en passant par la génomique, la médecine, etc. En France, cette recherche a pris du retard en raison principalement de la difficulté à créer des ponts entre les disciplines. D’où le peu d’unités dédiées. « Nous plaidons depuis longtemps pour un renforcement de ce domaine hautement stratégique, explique Laurent Sedel. La complexité des outils de la médecine, la nécessité d’associer le domaine des sciences pour l’ingénieur à la biologie ou la chirurgie nous paraît indispensable depuis longtemps. Politiquement, une individualisation claire du domaine, peut-être dans une commission spécialisée du CNRS traitant de tous les aspects de l’ingénierie en médecine serait utile. En l’absence d’une volonté forte, nous continuerons à dépendre des industriels étrangers qui, eux, peuvent se reposer sur une communauté d’expertise forte même si l’industrie privilégie la recherche sur les matériaux à forte valeur ajoutée, se soucie peu des aspects fondamentaux et des nombreuses questions en suspens pour, bien souvent, négliger l’intérêt pourtant primordial des futurs patients. »

Prothèses totales des hanches

Les prothèses totales de la hanche représentent une avancée très importante dans le traitement de l’arthrose de la hanche. Sous couvert d’une bonne technique chirurgicale, les résultats sont le plus souvent spectaculaires ; cependant, avec le temps, certaines prothèses devaient être remplacées. La compréhension de la cause de ces échecs a été un élément déterminant des années 1970. Les débris d’usure du plastique (polyéthylène utilisé alors) expliquaient les réactions de l’organisme imposant une réintervention. C’était donc plus une réaction biologique qu’un défaut mécanique qui en était la cause essentielle, même si les aspects mécaniques restent importants. C’est en France et sous l’impulsion de Pierre Boutin que le concept du couple de frottement inusable en céramique d’alumine a pris forme.

Forts de leurs trente années d’expérience, les Français sont devenus les dépositaires de cette technologie, suivis par les Allemands. Après maints conflits scientifiques et industriels, la communauté internationale a désormais reconnu l’avantage de ce matériau. Outre-Atlantique, le retard tend à être rattrapé depuis 2003. Actuellement, avec les derniers dessins de prothèse, il est possible d’opérer un patient jeune, de l’autoriser à pratiquer les activités normales pour son âge y compris le sport, cela par une incision qui peut se limiter à 10 cm. Les chances qu’il a de voir sa prothèse durer plus de 10 ans sont calculées à plus de 95 % et plus de 20 ans à environ 90 %. « Mes patients peuvent courir, sauter, je n’ai aucune angoisse. » Laurent Sedel se veut confiant et rassurant.

 

Laurent  Sedel

Professeur à l’université Paris VII, Laurent Sedel est chirurgien orthopédiste à l’hôpital Lariboisière et dirige le laboratoire de biomécanique et biomatériaux ostéo-articulaires.

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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 01:05


Les difficultés de la simulation en prothèse totale de hanche 
Laurent SEDEL
(Hopital Lariboisière Université Paris 7 et Unité CNRS UMR 7052.)

Depuis de nombreuses années les ingénieurs utilisent des machines qui tentent de simuler au laboratoire l'activité articulaire de façon à sélectionner les matériaux de prothèse.

Depuis de nombreuses années, nous, chirurgiens, sommes confrontés aux réalités de l'utilisation des prothèses chez les patients.

Nous voudrions ici, à partir d'exemples pratiques, montrer les limites des simulations articulaires au laboratoire ainsi que les pièges qu'ils peuvent comporter.

Le premier simulateur articulaire fut le pendule de John Charnley qui démontrait l'effet du frottement métal /polyéthylène avec une petite tête : c'était le début de la low friction.

Par la suite des simulateurs ont été utilisés pour démontrer l'usure, après des tests tous positifs montrant une diminution significative de l'usure, cela a donné lieu à des catastrophes ; exemple du Polytwo* , du Delrin* , du Hylamer*. Actuellement nous en sommes au polyéthylène irradié qui donne au laboratoire des résultats exceptionnels. En clinique il y a pour l'instant peu de recul. On peut raisonnablement soupçonner que les résultats en clinique seront moins bons, soit par fracture du composant s'il est trop fin puisque ce polyéthylène est plus fragile mécaniquement, soit par usure excessive par fatigue, pour les mêmes raisons, soit encore parce que s'il produit moins de débris en volume, ceux ci sont plus petits donc a priori plus réactifs biologiquement. De plus ce matériel est exclusivement utilisé comme insert, alors que les premiers essais au début des années 80 l'étaient sous forme de cotyles massifs.

Les modèles mathématiques de tige fémorale cimentée (Harris) ont démontré la nécessité d avoir un ciment épais et bien réparti pour éviter sa fracture et donc le descellement. En clinique, c'est le contraire qui se passe. Ce sont les tiges remplissantes cimentées qui donnent les meilleurs résultats, ceci à condition que la surface en soit lisse (The French Paradox de Robin Ling). Que c'est il passé ? : les modèles mathématiques théorisaient qu'il n'y avait pas de mouvement entre la prothèse et le ciment . Dans la réalité, c'est faux, expliquant ces divergences. C'est au contraire la micromobilité entre la tige et le ciment qui explique les très bons résultas quelque soit le matériel (acier ou titane) ou la forme (Charnley Kerboull , Ling , ou Ceraver-Osteal) Seul le poli de surface doit être important pour permettre ce frottement , expliquant par là même l'échec des tiges cimentées rugueuses ('FARE).

Les têtes en zircone ont été introduites sur le marché sous le prétexte qu'il s'agissait d'une céramique améliorée car ne risquant pas de casser. Les tests sur simulateurs donnaient des résultat au frottement identique à l'alumine ; En clinique, on observe de plus en plus d'ostéolyse massive, apparemment non liées à une augmentation de l'usure ; on parle d'augmentation de la température locale. Tous les tests sont faits en compensant la température soit à 37° soit à la température de la pièce. Les seuls tests faits par Harry Mac Kellop sans compensation ont montré des élévations thermiques pouvant atteindre 85° Celsius, donc pouvant entraîner des dégradations des protéines (qui coagulent à 53°).

John Fisher a montré récemment que pour reproduire les profils d'usure observée sur certains couples alumine/alumine retirés, il fallait exercer une microséparation entre les pièces. Cette muicroséparation, apparemment quasi physiologique dans les prothèses totales de hanche doit donc être prise en compte dans la simulation articulaire ;

Les prothèses du genou. Le métal back est apparu dans les années 1980 pour soit disant réduire l'usure et améliorer le positionnement des pièces ; Dans une série clinique récente extensive publiée par la Mayo clinic et incluant une quinzaine de prothèses du genou à glissement de tout type, le seul critère significatif est le meilleur résultat des prothèses comportant un commosant tibial tout poly. !!!

En conclusion

Sans vouloir nier l'intérêt de la simulation articulaire bien conduite, il faut savoir en relativiser les résultats ; il faut surtout se souvenir que seule l'expérience clinique avec des résultats validés sur le long terme permet d'assurer la sécurité d'un certain dessin ou d'un certain produit en prothèse articulaire.

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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 23:25

Les ligaments artificiels PDF Imprimer Envoyer
Les ligaments artificiels


Nicolas Duval, M.D., FRCSC
Clinique orthopédique Duval
Laval (Québec)


La chirurgie du LCA avec un ligament artificiel n’est pas populaire parmi les chirurgiens orthopédistes canadiens. Divers facteurs sont responsables du manque d’intérêt pour cette option. Le principal facteur est le grand nombre d’échecs des ligaments par rupture ou par synovite documentés dans les publications des années 19901,2.

Le concept du remplacement du LCA, qui est à la base des chirurgies par autogreffes, s’est révélé un échec pour les ligaments artificiels. Les ligaments artificiels ne peuvent pas être implantés comme des «prothèses». Pour assurer un bon résultat à long terme, l’implantation d’un ligament artificiel doit s’accompagner d’une intégration biologique. Ma technique actuelle pour assurer une intégration biologique comprend un ligament artificiel de petit calibre qui est implanté en association avec une réparation sub-aiguë du LCA. Le ligament artificiel fait office de tuteur à la guérison ligamentaire. Pour la réparation du LCA j’utilise plusieurs sutures de fil non-résorbable dans le moignon du LCA mises en place arthroscopiquement à l’aide du « Meniscal Viper Repair Kit » (Arthrex). J’utilise toujours la fluoroscopie pour créer les tunnels fémoral et tibial qui sont le plus souvent d’un diamètre de 5.5 mm, permettant d’implanter un ligament LARS AC 60.

La place des ligaments artificiels dans les ruptures chroniques du LCA est généralement limitée aux ruptures ayant guéri en nourrice sur le LCP, et où une réparation peut être tentée, ou aux implantations mixtes d’une autogreffe avec un ligament artificiel. Dans la plupart des autres cas, il n’est pas recommandé d’implanter un ligament artificiel puisque la rupture du ligament utilisé comme prothèse ligamentaire n’est qu’une question de temps.

C’est en suivant ces lignes directrices que je me suis lancé dans diverses études reliées aux ligaments artificiels3, en particulier ceux de la société LARS (Arc sur Tille, France). La revue d’un premier groupe de patients opérés pour diverses atteintes du LCA a montré un haut taux de satisfaction lié à cette technique avec une faible morbidité4. Ces résultats ont justifié la tenue d’études prospectives randomisées comparant l’autogreffe du tendon rotulien et le ligament artificiel LARS. Les résultats préliminaires à deux ans de suivi d’une de ces études ont déjà été publiés5. Les patients auront tous complété un minimum de suivi de 5 ans en décembre 2006, permettant la clôture de ces études en 2007 et la présentation des résultats obtenus. Ces études ont été supportées financièrement par la société LARS mais ont été réalisées de façon indépendante et sans aucune ingérance de la société dans leur déroulement.

Un aspect particulièrement intéressant des ligaments artificiels, est le développement de la nouvelle génération de ligaments artificiels bioactifs et biointégrables. Cette nouvelle génération, issue de l’ingénierie tissulaire, est un hybride où un polymère bioactif est greffé, permettant de masquer l’origine synthétique du ligament et de contrôler la réponse fibroblastique à la surface des fibres de polyester. Des études in vitro ont montré que les polymères bioactifs synthétisés ou greffés modulent la prolifération des cellules en culture et que cette modulation est médiée par des protéines d’adhésion comme la fibronectine et le collagène et par leur conformation6,7. Ces nouveaux ligaments en sont actuellement à l’étape de l’expérimentation animale. Ils devraient devenir disponibles pour les implantations humaines au cours des prochaines années. De nouvelles études prospectives seront alors nécessaires pour définir la place de ces nouveaux implants dans la chirurgie du LCA.

References

1. Chaput C., Duval N. The History of ligament substitutes. In: Ligaments and Ligamentoplasties. Yahia H (ed.), Springer-Verlag Berlin Heidelberg; 1997; 143-165

2. Duval N., Chaput C. A Classification of prosthetic ligament failures. In: Ligaments and Ligamentoplasties. Yahia H. (ed.), Springer-Verlag Berlin Heidelberg; 1997; 167-191

3. Duval N. The Future of Anterior Cruciate Ligament Reconstruction. Bulletin de l’Association Canadienne d’Orthopédie 1999; 46:14-19

4. Lavoie P., Fletcher J., Duval N. Patient satisfaction needs as related to knee stability and objective findings after ACL reconstruction using the LARS artificial ligament. Knee 2000; 7:157-63

5. Nau T., Lavoie P., Duval N. A new generation of artificial ligaments in reconstruction of the anterior cruciate ligament. J Bone Joint Surg Br 2002; 84(3):356-60

6. El Khadali F., Helary G., Pavon-Djavid G., Migonney V. Modulating Fibroblast Cell Proliferation with Functionalized Poly(methyl methacrylate) Base Copolymers: Chemical Composition and Monomer Distribution effect. Biomacromolecules 2002; 3(1):51-56

7. Ciobanu M., Siove A., Gueguen V., Gamble L.J., Castner D.G., Migonney V. Radical graft polymerization of styrene sulfonate on poly(etylene terephtalate) films for ACL applications: “grafting from” and chemical characterization. Biomacromolecules 2006 Mar; 7(3):755-760.

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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 21:12
TSA

Pourquoi ce silence des Baathistes et des Islamistes face aux attaques des Egyptiens ?

Dès leur victoire, le 10 octobre, sur la Zambie, les Egyptiens ont déclenché contre l’Algérie une guerre médiatique qui dépassait les enjeux d’une rencontre de football. Le but, qui sautait aux yeux, consistait à conditionner les esprits pour préparer Gamal à succéder à son papa, en 2011.
La première contribution fut publiée par TSA, le 20octobre, sous le titre de « Répliques aux Egyptiens ». Ayant souhaité « calmer le jeu », en ces moments là, la presse écrite se contentait de rapporter les déclarations des assaillants. Quelques jours après, plusieurs titres se sont mis avec courage et talents à défendre la dignité de l’Algérie. Par contre, notre TV a conservé à ce jour sa « politique de l’autruche ».
Après la « punition divine » de Khartoum, les masques de l’hypocrisie égyptienne sont tombés. Désormais, la chasse à l’Algérien est ouverte au pays d’Osiris (Dieu de la mort) ; tandis que les insultes en des termes les plus vils sont déversées, à travers leurs médias, sur l’Algérie, son histoire, ses martyrs, ses gouvernants et son peuple. Tous les Egyptiens participent à cette campagne de dénigrement de l’Algérien : l’Egyptien lambda, l’artiste obscure et celui de grande notoriété, les hommes de « loi » qui brûlent publiquement notre drapeau, les faiseurs d’opinion, les plus hautes autorités de ce pays et même les hommes de religion (les « douctours » de la foi).
Alors que les Algériens ont démontré leur bravoure au Caire et à Khartoum, aujourd’hui nous nous sentons tels des orphelins, car ne disposant pas des mêmes moyens (TV) pour riposter, tandis que nos représentants officiels se taisent ou se montrent conciliant tels des soumis. C’est une situation bien frustrante qui ne correspond guère à notre personnalité. Pour tenter de comprendre les raisons de cette attitude, il est utile de replonger dans le passé.
Le peuple algérien fut l’artisan de la deuxième plus grande révolution moderne (après celle du Vietnam). Sa réussite découle de l’adoption de certaines valeurs spirituelles :
1) la fin du culte de la personnalité, symbolisée par le « lâchage » du Zaïm Missali l’Hadj pour déclencher la révolution sous une direction collégiale (Boudiaf);
2) le don de soi au profit du but suprême : l’indépendance, symbolisé par la phrase de Ben M’hidi : « Je préfère mourir avant l’indépendance pour ne pas assister à vos déchirements pour le pouvoir ! », ainsi que son sourire apaisé alors qu’il était entre les mains des parachutistes ;
3) le sens de l’organisation de Abane et surtout l’application équitable des lois pour tous. Ces trois valeurs furent à l’origine du succès de la révolution algérienne, sous la conduite du CCE, puis du GPRA et qui fut couronnée par le cessez-le feu du 19 mars 1962. Nos dirigeants d’alors prévoyaient une Algérie algérienne : « ni inféodée à Moscou, ni à Washington, ni au Caire », nord-africaine et méditerranéenne.
C’était sans compter sur un autre courant qui attendait tranquillement la fin de la guerre pour prendre le pouvoir. Ce fut l’Egypte de Nasser qui a préparé Ben Bella pour être le « Zaïm » de la révolution alors qu’il n’a pas participé à son déclenchement, n’a pas reconnu son organisation (Congrès de la Soummam), n’a pas participé à sa réalisation. Sorti de prison, en arrivant à Tunis, il annonce son programme : « Nous sommes des Arabes, nous sommes des Arabes, nous sommes des Arabes ! » Etant inconnu des Moudjahidine de l’intérieur du pays, il prend appui sur le clan d’Oujda, dont les chefs (Boumediene, etc.) furent exilés par le GPRA au Mali. Puissamment équipée, l’armée des frontières fonce en direction de la capitale afin de prendre le pouvoir. Voulant leur barrer la route, près de 1000 vrais Moudjahidine furent tués aux confins de la Wilaya 4 (algérois). Ce fut le moment choisi par de nombreux opportunistes, dont des Harkis, qui ont pris le maquis à Alger afin de combattre le colonialisme, l’impérialisme, etc.
Plus de 7 ans furent nécessaires aux révolutionnaires algériens pour arracher à la 4epuissance mondiale l’indépendance de l’Algérie ; en 47 ans, les baathistes, les « révolutionnaires de 19 mars », ont transformé ce splendide pays en une terre inhospitalière que ses enfants fuient en acceptant d’être dévorés par les poissons. Leur stratégie est résumée par l’anecdote attribuée à Boumediene qui ordonnait à son chauffeur de mettre le clignotant à gauche, mais de tourner à droite ; ils louent à longueurs de discours la grandeur de la « nation arabe », tout en plaçant leur famille et leur fortune en Occident, il en est de même pour les vacances, les soins, etc.
Au cours de ces dernières décennies, les Baathistes formés par Nasser furent rejoints au pouvoir par les Islamistes formés par les « douctours » de la foi (les Frères musulmans égyptiens). Les premiers comme les seconds ne peuvent pas répondre aux insultes des Egyptiens pour plusieurs raisons :
- ils sont des internationalistes : pour les Baathiste, l’Algérie n’est qu’une partie intégrante de la « Nation arabe » (comme proclamé par la charte du néo-FLN) ; tandis que pour les Islamiste, ce n’est qu’une partie de la « Oumma islamia » (ils ont « orientalisé » même le nom algérien de Madjid Bougherra en « Abou Djerra »).
-  Les deux sont victimes du complexe d’Œdipe : ils ne peuvent pas se révolter contre le « père », ni même contre le « grand frère ».
- La peur de découvrir leurs propres faiblesses : en ripostant aux Egyptiens, ces pies qui n’ont pas leur langue dans la poche, vont dévoiler tous les secrets de leurs poulains qui seront ridiculisés devant leur peuple.
C’est pour cela que la grandeur et l’honneur de l’Algérie furent défendus par les Nationalistes algériens qui n’ont qu’une seule nation : l’Algérie et qui sont fiers d’être des Algériens.
Notre EN fut animée par l’esprit révolutionnaire du vrai FLN de Boudiaf, Ben M’hidi, Abane :
1) Elle est composée d’un groupe de copains et non pas de vedettes (Zaïms); 2) Tous pour le même but : la qualification ; 3) Une organisation sans faille et une application dans l’intérêt du but et non pas des personnes. Son combat fut dur, mais la qualification arrachée avec les honneurs : ce qui a donné beaucoup de joie à notre peuple qui a communié avec ses héros.
Ces derniers jours, nous avons beaucoup apprécié la Redjla de Raouraoua et l’opération Khartoum ; par contre, la sortie de certains responsables fut pitoyable : ils donnent l’impression de se mettre à genoux devant le nain égyptien qui est le valet d’Israël. Cette attitude fut présente dans l’émission TV de Karim Boussalem consacrée aux « harcèlements » des … Occidentaux envers « ses frères » Arabes et Musulmans, suite au vote des Suisses contre les minarets ! Aucune parole ne fut consacrée à ses compatriotes, les vrais frères et sœurs, qui furent sauvagement agressés, ni aux symboles de la révolution publiquement piétinés par les Egyptiens.
Contrairement au football, nos représentants politiques ne semblent pas chercher la grandeur de l’Algérie et des Algériens. Espérons une prise de conscience des élites militaires et intellectuelles, car la classe « boulitique » actuelle (pouvoir et opposition) n’est là que pour « mandjer ».
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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 17:40

Lars prépare le ligament artificiel du XXIe siècle

L’entreprise d’Arc-sur-Tille est aussi discrète que performante. Spécialisée dans la conception et la fabrication de ligaments artificiels et des outils qui permettent de les poser, elle a engagé un ambitieux programme de recherche.

Bernard Brulez n’a pas l’habitude d’accueillir des journalistes dans ses bureaux de la zone d’activités d’Arc-sur-Tille. Et pour cause, il n’en a jamais reçu. « Capital,TF1 et d’autres voulaient venir,je n’ai jamais accepté. » Le président du directoire de Lars aime la discrétion. Et surtout il a toujours préféré, depuis qu’il a repris, en 1995, les rênes de cette société alors en grande difficulté, se consacrer pleinement au développement de cette PME innovante. Son métier : la conception et la production de ligaments artificiels. Une niche dans laquelle le nombre de concurrents s’est réduit comme peau de chagrin en 15 ans. Au point que Lars (Laboratoire d’application et de recherche scientifique, rebaptisé depuis Ligament Advanced Reinforcement System) est désormais le seul laboratoire dûment agréé par le ministère de la Santé, assure Bernard Brulez, exhibant l’épais dossier qu’il vient de remettre à l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) pour le renouvellement de cet agrément. « Un dossier qui regroupe des études scientifiques et des publications dans les meilleures revues médicales sous la plume des plus grands chirurgiens attestent de la qualité de nos produits et de l’amélioration du service rendu aux patients. » Les résultats sont là : entre 2004 et 2007, le chiffre d’affaires de Lars, qui emploie sept personnes seulement – « des collaborateurs exceptionnels » –, est passé de 2 à 3,5 millions d’euros ; « nous serons bientôt à quatre, voire cinq millions d’euros », annonce le président du directoire. À 92 % à l’export. Mais le plus impressionnant, c’est le résultat de la société : plus d’un million d’euros… « Lars est une affaire extraordinaire, une véritable “pépite” », s’enthousiasme François Patriat, président du Conseil régional de Bourgogne.

ALLIANCE D’ARTISANAT ET DE HAUTE TECHNOLOGIE

Et pourtant, l’ancien chirurgien dijonnais Jacques-Philippe Laboureau qui avait fondé Lars en 1992 avait conçu une nouvelle génération de ligaments à une époque où ceux-ci étaient fort décriés. Milieu des années 1990 : l’entreprise est prise dans la tourmente du « scandale des ligaments artificiels » dont s’empare la presse nationale ; Le Canard enchaîné révèle que la sécurité sociale rembourse des ligaments hors de prix et pas toujours efficaces. « On a fait des amalgames à propos des différents implants ligamentaires artificiels sur le marché, explique Bernard Brulez. À l’époque,certains distributeurs facturaient l’implant ligamentaire 12.000 ou 14.000 francs,d’où une utilisation excessive qui a conduit à des échecs. Aujourd’hui, le ligament Lars, utilisé dans certaines indications, est rembourséselon un tarif fixé par le ministère de la Santé (476 euros) et donne des résultats très satisfaisants. » Dès 1995, l’entrepreneur est convaincu qu’un bon produit, validé scientifiquement et proposé à bon escient, a sa place sur le marché, en étroite collaboration avec des chirurgiens orthopédistes spécialisés dans l’arthroscopie. Gérard Berbey, ingénieur prototypiste, venu du monde de la mécanique mais formé « sur le tas » aux contraintes et aux exigences d’un bloc opératoire, entame une démonstration éloquente sur des modèles en plastique reproduisant l’os du genou à travers lesquels il fait passer le ligament, ensemble de fibres unies entre elles par un tricot original. Une fabrication maison : les prototypes ont été fabriqués dans l’atelier voisin tandis que les ligaments eux-mêmes ont été cousus et conditionnés dans les salles blanches dernier cri de la société. Une subtile alliance d’artisanat et de haute technologie. « La partie “couture” sera toujours manuelle, en revanche nous avons automatisé toute la partie du nettoyage et du conditionnement du ligament », explique le technicien du laboratoire. À la sortie de l’entreprise, les ligaments prennent la direction des blocs opératoire français, européens, canadiens, voire d’Amérique du Sud ou d’Asie. « Les meilleurs chirurgiens nous font confiance, ils sont notre meilleure carte de visite. » L’entreprise vient de se doter d’un service international dirigé par Bert Quint, qui va lui permettre de gagner de nouvelles parts de marché à l’export. L’aventure de Lars n’est certainement pas terminée. L’innovation est sa raison d’être – pas étonnant que Bernard Brulez soit par ailleurs viceprésident de Prémice, le Centre européen d’entreprise et d’innovation (C2EI) à Dijon. « Depuis huit ans,nous travaillons,avec des partenaires universitaires, à la mise au point du ligament du futur, un ligament bioactif qui soit le plus proche possible du ligament naturel, explique le dirigeant de Lars. Nous en sommes désormais aux études précliniques [ndlr : sur des animaux]. » À Arc-sur-Tille, Lars répare le ligament du XXIe siècle. Un nouveau défi pour cette entreprise gérée de main de maître.

Patrice Bouillot


Le ligament Lars a fait ses preuves


Le ligament artificiel est l’une des solutions à envisager quand disparaissent certains ligaments d’une articulation (genou, épaule, cheville). Il permet de prévenir la destruction de surfaces articulaires, avec un risque à terme d’arthroplastie. Il constitue une alternative à la substitution par greffe des ligaments rompus, qui présente plusieurs inconvénients : c’est un geste chirurgical relativement lourd, exigeant un délai de récupération très long – ce qui a son importance pour un sportif de haut niveau si la rupture ligamentaire survient en cours de saison… La pose d’un ligament artificiel, en revanche, ne nécessite pas une longue période d’immobilisation, et elle est réversible en cas d’échec. Les ligaments artificiels comme ceux que fabrique Lars doivent donc présenter un certain nombre de qualités techniques (résistance mécanique, biocompatibilité) et doivent être posés selon un procédé très précis (isométrie relative, absence de tension et d’angulation…). Si les premiers ligaments ont été fortement décriés, à juste titre, les produits Lars affichent une qualité qui justifie qu’on les recommande dans un certain nombre de cas : ces ligaments ont résisté à plus de 10 millions de cycles de tests de fatigue combinant traction, flexion et torsion. La conception même du ligament Lars, avec des fibres torsadées laissées libres dans leur partie centrale, permet de supprimer les cisaillements intra-ligamentaires qui provoquaient l’échec de tant d’autres.

P.B.

Contributions de Jacques-Philippe Laboureau :

Surgical ancillary instrument for aiming and drilling of femoral and tibial insertion tunnels of at least one bundle of neo-ligaments for the reconstruction of the anterior opposite ligament of the knee. The instrument includes a handle equipped at one of its ends with a straight rod finishing in a hook perpendicular to the rod serving as a reference for at least one aimer barrel having in relation to the rod predetermined horizontal and vertical directions so as to obtain an alignment of the drilling directions of the tibial and femoral insertion tunnels when the knee is in extension.
This invetions concerns a prosthetic ligament which consists of a core (1) constituted from adjacent longitudinal synthetic fibres, which are coated with a biocompatible visco-elastic substance, such as a biocompatible elastomer resin, in the inter-articulate part of the ligament, in such a way as to leave free and uncoated the parts at the opposite extremities of the core. In order to improve the mechanical qualities of the ligament and make them resemble as closely as possible those of a biological ligament, the fibres of the core are inter-twined before coating with resin and kept intertwined by this coating.
Surgical ancillary instrument for aiming and drilling of femoral and tibial insertion tunnels of at least one bundle of neo-ligaments for the reconstruction of the anterior opposite ligament of the knee. The instrument includes a handle equipped at one of its ends with a straight rod finishing in a hook perpendicular to the rod serving as a reference for at least one aimer barrel having in relation to the rod predetermined horizontal and vertical directions so as to obtain an alignment of the drilling directions of the tibial and femoral insertion tunnels when the knee is in extension.



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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 22:43
source : TSA

Autoroute Est-ouest : les maladresses qui risquent de coûter cher à l’Algérie

Du projet du siècle, l’autoroute Est-ouest s’est transformée en scandale du début du siècle. Après l’éclatement des scandales de corruption impliquant de hauts responsables du ministère des Travaux publics, le projet dont la construction est en cours depuis 2006 réserve beaucoup de mauvaises surprises aux Algériens. En cause, une gestion politique plus que technique du projet par le ministre des Travaux publics Amar Ghoul. Le ministre prend des décisions techniques décisives sans consulter les ingénieurs et techniciens algériens en charge de la gestion et du suivi du projet.

Illustration des interventions répétées du ministre : sa décision de réaliser l’autoroute avec un nouveau bitume, l’enrobé à module élevé (EME), une nouvelle technologie utilisée dans les pays développés. « L’EME permet certes de réduire l’épaisseur du corps de chaussée et d’obtenir un meilleur uni de la chaussée et donc du confort pour les usagers, mais cette technologie n’est pas maîtrisée en Algérie », explique un ingénieur des Travaux publics.
 
« Le coût de son introduction directe est élevé. Cette technologie n’est maîtrisée ni par nos laboratoires ni par nos entreprises. Les essais se font à l’étranger en devises fortes. Il aurait fallu donner du temps à nos entreprises pour l’acquérir avant de l’introduire. En réalité, aucune étude technico-économique n’a été effectuée pour décider des avantages et inconvénients de l’EME et surtout son impact économique», ajoute l’ingénieur. 

Le ministre Ghoul a décidé de réaliser toute l’autoroute (plus de 1200 km) avec l’EME sans prendre l’avis des ingénieurs et experts algériens. « Il a écouté une exposé du groupe chinois Citic-crcc et pris sa décision, sans aucun calcul. L’introduction de l’EME en Algérie coûtera très chère au Trésor public et alourdira la facture déjà énorme de l’autoroute », affirme le responsable d’un bureau d’études privé de routes qui a requis l’anonymat. Sans oublier qu’en moyenne, le bitume doit être remplacé une fois tous les dix ans.

Outre l’introduction de l’EME, le ministre des Travaux a politisé un projet technique en multipliant les visites sur les chantiers, notamment les tronçons attribués au groupement public chinois Citic-crcc. Mais rarement sur le chantier du tronçon Est confié au japonais Cojaal.
 
Explication d’un proche du dossier : « les Chinois acceptent de faire de la politique alors que les Japonais refusent et s’en tiennent au contrat initial qui ne prévoit pas la livraison du projet en parties. Les Chinois sont sensibles aux pressions de leur ambassade et aux demandes algériennes d’ouvrir des tronçons bien déterminés. En échange, ils comptent obtenir de nouveaux contrats publics. Les Japonais refusent de le faire. Ils ont exigé des compensations financières en échange d’une modification de leur planning pour permettre l’ouverture de petits tronçons ».

Le groupement Citic-crcc a réalisé et livré de nombreux tronçons sur les parties Centre (Chlef-Bordj Bou Arreridj) et Ouest (Chlef-frontière marocaine) de l’autoroute, mais le japonais Cojaal n’a livré aucun tronçon sur la partie Est (Bordj Bou Arreridj- frontière tunisienne). Sollicité par l’Agence nationale des autoroutes (ANA) pour livrer quelques tronçons, le groupement Cojaal a expliqué le contrat initial ne prévoit pas une livraison par parties, selon le proche du dossier. Le résultat final sera visible dans quelques mois.





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source: el watan
De hauts responsables, un colonel et… Falcon

Les scandales du chantier de l’autoroute est-ouest

De hauts responsables, un colonel et… Falcon

Plus d’un mois après la mise sous mandat de dépôt du secrétaire général du ministère des Travaux publics, Mohamed Bouchama, du directeur de la planification du ministère des Transports, M. Hamdane, de trois intermédiaires de sociétés étrangères et de deux jeunes qui font dans le change parallèle à Hydra (Alger), le juge d’instruction près le tribunal de Sidi M’hamed vient d’inculper le chef de cabinet de Amar Ghoul et son homme de confiance. Placé sous contrôle judiciaire, Ferachi Belkacem est poursuivi pour les mêmes chefs d’inculpation retenus contre le secrétaire général et qui lui ont valu la mise sous mandat de dépôt.



L’instruction autour de ce qui est qualifié de la plus grande affaire de corruption impliquant aussi bien des personnalités politiques que militaires avance à pas de fourmi. Les résultats auxquels est arrivée l’enquête préliminaire menée par les officiers de la police judiciaire du Département du renseignement et de la sécurité (DRS) n’ont pas tellement évolué en dépit des noms de hautes personnalités citées dans le dossier. Même filtrés, ces résultats montrent à quel point la corruption ronge les institutions de l’Etat et comment des lobbys étrangers, notamment français, aidés par de hauts responsables de l’Etat, sont devenus les dépositaires du marché algérien. De hauts cadres de l’Etat sont soudoyés à coups de commissions par des sociétés chinoises, espagnoles, italiennes et françaises afin de les aider à obtenir les marchés de réalisation du tramway, d’autoroutes et de barrages. Un vrai panier de crabes où se mêlent l’espionnage économique, le trafic d’influence, la corruption et les passe-droits.

Plusieurs personnalités importantes ont été citées dans ce dossier, parmi elles Mohamed Bedjaoui (ancien ministre des Affaires étrangères), Chakib Khelil (ministre de l’Energie), Abdellatif Benachenhou (ex-ministre des Finances), des officiers supérieurs des services de sécurité comme le colonel Khaled (conseiller du ministre de la Justice), deux autres colonels et un général à la retraite, en passant par le chef de cabinet et homme de confiance de Amar Ghoul, son secrétaire général, le directeur général de l’Agence nationale des autoroutes et le directeur de la planification au ministère des Transports. De tout ce beau monde, seuls le secrétaire général des Travaux publics et le directeur de la planification des Transports sont sous mandat de dépôt alors que le chef de cabinet est inculpé. Pourtant, ces grands marchés passent par des commissions nationales présidées par les ministres des secteurs concernés. Mieux encore, ils font partie des grands projets que le président de la République suit avec attention de par leur importance dans la réussite de ses mandats. De ce fait, s’il y a corruption et il y en a elle ne peut se limiter uniquement aux cadres mis en cause.

Dans le cas du scandale lié au marché de réalisation de l’autoroute Est-Ouest, la responsabilité incombe d’abord à Amar Ghoul en tant que ministre et président de la commission nationale des marchés, mais également, en tant que haut cadre du MSP, un parti de l’Alliance présidentielle, éclaboussé par des scandales en cascade. Telle qu’elle se présente aujourd’hui et sans préjuger du cours de l’instruction, il y a comme une volonté délibérée (ou non) de limiter les responsabilités de cette grave affaire aux seuls cadres incriminés. Tout comme on veut faire croire à l’opinion publique que dans le dossier des marchés des tramways, la corruption s’arrête au niveau directeur de la planification et que dans celui de la réalisation des barrages, personne n’est responsable. Le juge d’instruction est aujourd’hui devant une deuxième affaire Khalifa. Saura-t-il démêler l’écheveau en convoquant toutes les personnalités citées lors de l’enquête préliminaires et aller très loin à la recherche de la vérité ou se limitera-t-il à consolider l’idée de l’acte isolé qui se profile ? Une lourde question qui interpelle la justice algérienne…

Les devises échangées à Hydra
Les sommes échangées par Addou Sid Ahmed chez les deux frères Bouzenacha de Hydra (en détention) sont colossales. En mars 2009, Addou a converti 100 000 euros en dinars, transférés de son compte en Suisse vers un autre compte appartenant à un ami des deux prévenus. Ceux-ci affirment avoir procédé à six opérations de change durant lesquelles ils ont remis à Addou des sommes de 360 000 DA, 160 000 DA, 500 000 DA, 900 000 DA, 1,23 million de dinars et enfin la somme de 12,4 millions de dinars.


Par Salima Tlemçani


 
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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 19:54

Liberté

1
Actualité (Jeudi 10 Décembre 2009)

 

Après le chantage pour des excuses et des dédommagements
Le Caire passe à la manipulation
Par : Merzak Tigrine


Devant le refus d’Alger d’accéder à son vœu, consistant à lui présenter des excuses, Le Caire verse dans la manipulation en faisant croire, par le biais de son agence de presse Mena, que le conseiller du président Bouteflika, Kamel Rezzag-Barra
, présent en Égypte pour honorer l’invitation que lui a adressée Boutros Boutros-Ghali, le président du Conseil national égyptien des droits de l’Homme, l’aurait fait.

Jusqu’où peut aller le régime Moubarak pour se sortir du
guêpier dans lequel il s’est fourré en essayant de chiper par tous
les moyens à l’Algérie la qualification à la Coupe du monde de football 2010 ? Tout semble permis pour faire croire que les autorités algériennes auraient accédé au souhait ardemment exprimé par Le Caire, à savoir lui arracher des excuses.
Elles n’ont pas hésité à exploiter à leur avantage des déclarations faites à son arrivée dans la capitale égyptienne par Kamel Rezzag-Barra, le conseiller du président Bouteflika, à l’agence de presse Mena, dans lesquelles il a exprimé ses regrets quant aux conséquences ayant résulté du déroulement des deux matches Égypte-Algérie, entrant dans le cadre des éliminatoires jumelées de la Coupe d’Afrique des nations et du Mondial-2010.
Le quotidien cairote  Al Gomhouria en a fait sa “une”,  présentant les propos de  Rezzag-Barra comme des excuses, alors que nombreux sont les  officiels algériens à avoir exclu catégoriquement l’éventualité qu’Alger présente des excuses  ou dédommage les entreprises égyptiennes opérant dans notre pays.
Dans le but évident de donner une grande importance à l’information, l’agence Mena fera dire à Kamel Rezzag-Barra, qui se trouve au Caire pour participer aux travaux de la première rencontre du forum permanent du dialogue arabo-africain sur la démocratie et les droits de l’Homme, que dès que le président Abdelaziz Bouteflika a pris connaissance de l’invitation que lui a adressée Boutros Boutros-Ghali, le président du Conseil national égyptien des droits de l’Homme, il lui a demandé d’annuler tous ses engagements et rendez-vous et d’y répondre favorablement.
Aussi, le responsable algérien aurait appelé tous ceux qui croient en l’avenir arabe commun à dépasser ce genre de situations. Il aurait souligné que la volonté existant en Égypte et en Algérie permettra de dépasser cette crise conjoncturelle, qu’on appelle en Égypte un “nuage d’été”, “qui n’est en fait qu’une crise créée par certains ici et là-bas au niveau de la presse”. La veille, le ministre algérien de l’Énergie et des Mines, Chakib Khelil, qui se trouvait au Caire pour assister au déroulement d’une réunion sur le pétrole, s’est entretenu avec son homologue égyptien.
Un communiqué du ministère égyptien du Pétrole a indiqué que les hommes ont fait le point sur les moyens de renforcer les relations arabes de manière générale et de concrétiser les projets de coopération algéro-égyptienne en particulier. Il s’agit des premiers contacts directs entre officiels des deux pays depuis que la crise, qui a éclaté consécutivement à l’agression du bus de l’équipe algérienne en Égypte et l’élimination des Pharaons lors du match d’appui à Khartoum au Soudan.
Ainsi, il n’a été nullement question d’excuses, ni de dédommagements algériens à l’Égypte. D’ailleurs, tous les responsables qui ont eu à se prononcer sur  cette crise ont catégoriquement exclu cette éventualité. Clair, net  et précis. 
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L'Expression

LES CITOYENS RÉAGISSENT À LA CAMPAGNE DE DÉNIGREMENT ÉGYPTIENNE CONTRE L’ALGÉRIE
«Que nous cache-t-on encore?»
10 Décembre 2009 -

 

 

Bien plus que les Berbères traités de sauvages et de barbares, l’indignation contre l’outrage à nos martyrs fait l’unanimité à Tizi Ouzou.

La vague d’injures et de diffamation des médias égyptiens continue de s’abattre sur tout ce qui est algérien. Pendant trois semaines, les Algériens encaissent des insultes jamais entendues de la part des pires ennemis de leur pays.
Après avoir vécu trois semaines d’injures et d’affronts, des citoyens commencent à s’interroger sur le pourquoi de courber l’échine et surtout sur le silence officiel: «Que nous cache-t-on encore?», «Y-a-t-il des dessous économiques, politiques qui justifient ce silence?», entend-on dire chez des citoyens excédés de voir les symboles de leur pays et leur dignité bafoués
Durant la première semaine, l’osmose était totale entre les autorités politiques et la population. Des milliers de jeunes ont voulu partir au Soudan soutenir les Verts, agressés au Caire. La réponse des autorités a été à la hauteur des attentes et s’est matérialisée par la prise en charge de la majeure partie du prix des billets d’avion pour Khartoum. La deuxième semaine, les insultes proférées contre l’Algérie n’ont eu comme réponse que le silence. Cependant, ce que ne semblent pas accepter les populations, ce sont les outrages à nos martyrs.
Ces derniers jours, à Tizi Ouzou, cela constitue le sujet de l’actualité chez la population. Si une infime partie semble partager la position des autorités politiques, la majorité, en revanche, s’impatiente de voir ces dernières accorder leurs violons avec la rue algérienne.
Mais, la rue, en général, gronde. Elle ne semble pas du tout convaincue par ce silence qu’elle trouve «inexpliqué». Les citoyens rencontrés hier, se disent surtout déçus par le silence des partis politiques, y compris ceux de l’opposition. Des centaines, voire des milliers de témoignages mettent en évidence le décalage entre la réponse diplomatique et la rue face à l’hystérie des Egyptiens qui ont dépassé toutes les limites. Inimaginables: «Ils ont déterré notre un million et demi de martyrs pour leur cracher à la figure. Il ne reste rien entre nous Algériens et le peuple égyptien», s’est écrié un étudiant de l’université de Tizi Ouzou.
«Un Algérien touché dans son honneur peut pardonner, mais il ne reste plus de chance de réconciliation avec son adversaire.» C’est l’avis de Ammi Saïd, moudjahid. Entouré par une foule de jeunes pendant notre conversation, le vieux n’a pas réussi à convaincre. «Si vous avez peur de les affronter, nous sommes là», lui lança Tarek, employé dans un café. La réponse de Ammi Saïd était qu’il n’avait peur de personne. «J’ai combattu la France, comment craindre les Egyptiens?», répliqua-t-il, calme. «Je n’ai jamais entendu un Français insulter les chouhada», dit un autre jeune. «Les Français les ont tués», réplique le vieux.. «Je préfère celui qui me tue plutôt que celui qui touche à mon honneur.»
En effet, la discussion n’est pas exceptionnelle. Les jeunes sont outrés quand on parle des tentatives de réconciliation.
«Alors comme ça, on est prêts à oublier et reprendre à zéro après qu’ils eurent craché sur les tombes de nos martyrs?», s’indignait Hamid, un universitaire. «Je refuserai d’être enterré dans ce pays, si j’entends encore parler de relations algéro-égyptiennes». Ce sont les paroles de Moh, un émigré à la retraite.
La colère des populations n’est pas uniquement provoquée par le silence des autorités. Elle est aussi exacerbée par le silence des partis politiques. «Ces gens n’installent leurs DJ qu’à l’approche des élections». C’est la réponse de Hacène, vendeur dans un magasin. Il répondait à une question sur les partis et les insultes des Egyptiens.
Il apparaît au vu des discussions que les partis politiques ne sont même plus pris aux sérieux. Parmi les personnes âgées, par contre, la colère n’est pas visible. Au contraire, beaucoup trouvent que l’attitude algérienne est empreinte de sagesse.
Toutefois, la gêne est toujours là quand on évoque les insultes contre les chouhada. Bien plus que les Berbères traités de sauvages et barbares, l’indignation contre les atteintes à la mémoire de nos martyrs fait l’unanimité à Tizi Ouzou. «C’est bien que nos autorités gardent le silence. Les Egyptiens ont atteint un niveau aussi bas qu’il ne nous sied pas de les suivre», s’exprime un avocat âgé.
Questionné sur l’emblème national algérien brûlé par des avocats égyptiens, le même juriste condamne, mais il estime que le plus grave est l’outrage fait à nos martyrs. Du côté de l’université Mouloud-Mammeri, certains étudiants se disaient outrés par les insultes contre les chouhada, mais pas étonnés d’entendre diffamées nos origines berbères. «C’est nous qui les avons reniées depuis quarante ans, comment voulez-vous que les Egyptiens les respectent», conclut Hamid percutant, étudiant en médecine.

Kamel BOUDJADI

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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 14:46

Le Dr Cirotteau a été le pionier dans le traitement chirurgical de l'ostéporose.

La fracture du col du fémur, malgré les tentatives médicales pour retarder les conséquences de la maladie ostéoporotique sur le squelette, reste de loin la fracture la plus redoutée des personnes âgées.
Du point de vue pratique - en effet - on ne voit pas comment un médicament absorbé par la bouche peut combler des trous à l'intérieur d'un os, à supposer qu'il puisse les atteindre.
Lorsque la fracture survient, on est surpris de constater l'importance de la perte osseuse à l'intérieur de l'os. Ce désert est parfois tel - dès que la perte quantitative atteint plus de cinquante pourcent - que l'on peut y introduire une mini-caméra, s'y promener sans difficulté et enregistrer les dégâts causés par cette maladie.



Contributions du Dr Cirotteau :

Brevet : http://www.freepatentsonline.com/5618549.html

Abstract:
A method of treating a living organism having a disease associated with demineralization or mineralization defects of an existing bone by applying in a spongy portion of the bone or in a medullary canal of the bone at least one biocompatible and bioabsorbable calcium salt in the form of particles having dimensions less than 8 mm. The biocompatible and bioabsorbable calcium salt is an active ingredient for reinitiating bone remineralization and reconstruction of resorbed bone spans and increases bone density and bone mass.

Démarche scientifique :

Cirotteau Y. Modifications morphologiques de la métaphyse fémorale supérieure chez l’homme atteint de la maladie ostéoporotique. Comptes Rendus Académie des Sciences Paris 1999; 322, série III ; N°5 : 401 - 411.

Sur le plan chirurgical, au cours de l'intervention, il est possible de combler les pertes osseuses à l'aide d'un matériel biologique approprié - dans ce cas le corail naturel.

Cirotteau Y. Reconstruction des pertes de substances osseuses cotyloïdiennes et fémorales lors de reprises de PTH à l'aide de corail naturel. Actualités en Biomatériaux ; 1993 ; 179-87.

Notre démarche s'est faite par étapes successives :
Nous avons cherché à savoir comment se comportait ce matériau lorsqu'il était placé à l'intérieur d'un os ostéoporotique. La possibilité d'injecter dans le col opposé à la fracture - en accord avec la loi Huriez et conformément aux bonnes pratiques médicales* - avec l'assentiment de la patiente et de sa famille, nous avons pu suivre les différentes étapes de la transformation de ce matériau dans le temps avec un suivi longitudinal de plus de 10 ans.

Cirotteau Y. 2001. Behaviour of natural coral in a human osteoporotic bone. Eur J Orthop. Surg. Traumatol. 11 : 149-160.

Nous avons parallèlement eu l'opportunité d'analyser le comportement de ce même matériau au cours de la reconstruction des parois d'un des plus puissants éléments de notre squelette : le fémur. Là encore, nous avons attendu plus de 10 ans avant de publier les résultats à long terme de ce substitut osseux.

Cirotteau Y. 2004. The Behaviour of natural coral in a context of diaphyseal atrophic pseudarthrosis . Eur J Orthop. Surg. Traumato. A paraître.

N'ayant jamais accepté de ne pas être maître d'une technique, nous avons utilisé dans un premier temps un matériel ancien dont la caractéristique principale est de stabiliser le foyer de fracture.

Cirotteau Y. The use of biocoral for hip fracture repair in ederly patients.
Bulletin de l’Institut océanographique, Monaco 1993 ; 14 : 129-134.

Cirotteau Y. 2003. A physiological approach in stabilization and consolidation of unstable femoral neck fracture in osteoporotic patients - A retrospective review Eur J Orthop. Surg. Traumatol.

Dans un deuxième temps, nous avons mis au point une prothèse capable de reconstruire l'anatomie du col du fémur. Il s'agit d'une vis-plaque stabilisée et de deux câbles. De nombreux exemples sont montrés dans les pages suivantes. Les résultats cliniques sont en cours d'évaluation.

Après avoir analysé les causes des complications mécaniques qui peuvent se produire du fait de la maladie ostéoporotique, nous avons cherché à définir - selon des critères mathématiques - la position théorique idéale dans laquelle il faudrait positionner la vis à l'intérieur de la tête du fémur.

Cirotteau Y. 2003. Screw-plate angulation of 130° anor 135° and 120° in the stabilization of an unstable trochanteric femoral neck fracture ;. Eur J Orthop. Surg. Traumatol ;13 : 173 - 178.

Comme il nous paraissait naturel de fixer tous les fragments de l'os fracturé - afin de restaurer au mieux la mécanique de la hanche- nous avons proposé une modification de la classification des fractures de hanche - proposée par deux auteurs Anglo-saxons (Boyd H.B.; Griffin L.L. Types of trochanteric fractures : A.M.A. Arch;. Surg. 58 : 853 - 1949). Cette classification nous paraît la plus proche de nos idées.

Cirotteau Y. 2002. Boyd H.B. and Griffin L.L Classification :
A refinement proposal. Eur J Orthop. Surg. Traumatol ; 12 : 152 - 157.

Nous sommes donc arrivés au terme de cette réflexion.
Lorsque nous avons commencé ce travail, la loi sur le CCPPRB avait été votée. Dans les faits, le Comité n'avait aucune existence : les membres n'avaient pas été désignés et il n'y avait pas de locaux.
Il n'y avait que le Comité d'Ethique - mis en place par le Pr J. Bernard. Ce Comité n'avait aucun statut juridique.

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