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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 08:42
source: http://www.centrale-sante.net/Pdf-et-Doc-en-telechargement/lettre_435.pdf

Des cellules souches

remplacent le tissu endommagé

Une équipe londonienne a remplacé par des cellules souches le tissu cérébral de  rats endommagé par une attaque.

G râce à l‘utilisation de cellules  souches sur des rats, la recherche  avance dans le traitement  des tissus du cerveau endommagés par  une attaque. Ce travail est financé par  le Conseil pour la recherche en biologie  et biotechnologie (BBSRC) et mené à  l’Institut de psychiatrie de l’université  de Nottingham. Il est dirigé par Mike  Modo, de l’Institut de psychiatrie du  King’s College à Londres.  En fait, en insérant dans le trou  formé par l’attaque des cellules souches

attachées à un petit dispositif, on observe  que du nouveau tissu cérébral apparaît  en sept jours. Les résultats de ces

recherches sont publiés dans la revue  Biomaterials.

D’autres expériences ont été faites  en injectant des cellules souches seules  dans le trou laissé par l’attaque et elles

ont donné de bons résultats sur des rats.  Mais dans ce cas, les cellules souches  n’ont pas de structure de support et

elles ont donc tendance à migrer dans  les tissus sains environnants, au lieu de  rester dans la zone abîmée. Mike Modo  explique : « L’amélioration après un  accident cérébral est encore meilleure  si l‘on remplace complètement le tissu  perdu, et c’est ce que nous avons fait  avec notre technique. »

U ne structure support pour  guider les cellules souches  Pour ce faire, les chercheurs ont utilisé  des particules d’un polymère biodégradable  (du PLGA) chargées de cellules  souches neurales. Et de cette façon ils  ont rempli les cavités de l’attaque avec  des cellules souches sur une structure  support. « Le système marche très bien,  car les particules de PLGA chargées de  cellules souches peuvent être injectées  par une aiguille très fine et adoptent

la forme précise de la cavité, poursuit  Mike Modo. Dans ce procédé, les cellules  remplissent le trou et font des

connexions avec les autres cellules, ce  qui aide à établir le tissu. En quelques  jours, on peut voir les cellules migrer

le long du cadre de particules, ce qui  forme un tissu cérébral primitif, qui  interagit avec le cerveau hôte. Petit à

petit, les particules se dégradent, laissant  ainsi plus d’espace et de conduits  où le tissu, les fibres et les vaisseaux sanguins  peuvent se mouvoir ».  Un scanner d’IRM a été utilisé pour  ce travail, afin de pointer le bon endroit

pour injecter la structure munie de cellules  souches. L’IRM sert aussi à contrôler  le développement du nouveau tissu

cérébral dans le temps.  Quelle sera la prochaine étape ? Les  chercheurs introduiront le facteur VEGF  avec les particules, car il encourage les  vaisseaux sanguins à pénétrer dans le  nouveau tissu. Il est réconfortant de  voir que la réparation du cerveau par ce  moyen n’est pas loin de passer en clinique.

U n AVC toutes les  cinq minutes  L’AVC est une cause majeure de handicap  dans les pays industrialisés. Ce travail

de fond réalisé par Mike Modo et  ses collègues constitue une base solide  pour utiliser les cellules souches comme

traitement et réparer ainsi le tissu cérébral.  L’association anglaise des malades  d’AVC se réjouit : « C’est très excitant

car les chercheurs ont montré qu’ils  pouvaient répondre à ces défis en faisant  passer le potentiel des cellules souches  dans la réalité. La faculté de mettre  fin aux effets de l’attaque semble donc  avoir été prouvée. »

Mais le développement de l’utilisation  des cellules souches chez les survivants  est encore en phase précoce et

il va falloir beaucoup de temps pour  que ce type de procédé arrive en pratique  pour l’Homme. Les essais à venir

pourraient montrer le chemin. Quand  on sait que dans des pays comme la  France ou l’Angleterre, on observe un

AVC toutes les cinq minutes, il est primordial  de trouver des solutions pour  les survivants.

 

Hélene guyot mass ari

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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 00:59
Source : Pour la Science N°52 - juillet - septembre 2006

L'air et le sang : les écoulements in vivo

Pour expliquer les gênes respiratoires et prédire les ruptures d'anévrisme, la médecine fait appel à la mécanique des fluides.
Marc Thiriet
Qui n'a pas rêvé de voyager à l'intérieur du corps humain ? Qui n'a pas souhaité voir le mouvement de l'air dans les poumons, la poussée du sang gonfler les artères au rythme des battements du cœur ? Désormais cela devient possible. Les modélisations représentent les organes, ainsi que leur fonctionnement et les fluides qui les parcourent. Elles aident au bilan diagnostic des pathologies et au contrôle de l'efficacité des traitements.

Nous analysons le comportement de l'organe dans son ensemble et parfois jusque dans des détails aussi fins que les interactions entre molécules. Puis nous le décrivons à l'aide de relations mathématiques et de paramètres, en gardant à l'esprit le précepte du philosophe anglais Guillaume d'Ockham (1280-1350) : « Pluralitas non est ponenda sine necessitate », la multiplication des éléments ne doit pas être utilisée sans nécessité. Nous nous limitons en effet à un nombre restreint de paramètres significatifs, afin de maîtriser la simulation, d'assurer un calcul rapide et d'interpréter efficacement les résultats.

La tâche est rude, car le corps humain est le fruit de 3,8 milliards d'années d'évolution, au cours desquelles l'être monocellulaire a évolué vers l'organisme composite d'aujourd'hui. Un système physiologique a une structure complexe et ses composants sont de nature diverse. Il se transforme au cours de la vie d'un individu. Certains éléments sont redondants, afin d'éviter la dégradation de l'ensemble par l'altération de quelques-uns. Comment appréhende-t-on un système physiologique dans son ensemble ?

L'approche du modélisateur n'est pas la même que celle du médecin. Ce dernier observe le malade et compare son état à celui d'un sujet sain, suivant en cela une liste de faits répertoriés....
 
Marc THIRIET est médecin et biomécanicien, responsable du projet REO associant le Laboratoire Jacques Louis Lions, UMR-CNRS 7598 de l’Université Pierre et Marie Curie, à Paris, et l’Unité de recherche de Rocquencourt de l’INRIA.

Biology And Mechanics Of Blood Flows: Mechanics And Medical Aspects( Series - Crm Series In Mathematical Physics )

(Hardcover - 2007/12/13)
by

Marc Thiriet

Book: Biology And Mechanics Of Blood Flows: Mechanics And Medical Aspects( Series - Crm Series In Mathematical Physics )
Biology and Mechanics of Blood Flows presents the basic knowledge and state-of-the-art techniques necessary to carry out investigations of the cardiovascular system using modeling and simulation. Part II of this two-volume sequence, Mechanics and Medical Aspects, refers to the extraction of input data at the macroscopic scale for modeling the cardiovascular system, and complements Part I, which focuses on nanoscopic and microscopic components and processes. This volume contains chapters on anatomy, physiology, continuum mechanics, as well as pathological changes in the vasculature walls including the heart and their treatments. Methods of numerical simulations are given and illustrated in particular by application to wall diseases. This authoritative book will appeal to any biologist, chemist, physicist, or applied mathematician interested in the functioning of the cardiovascular system.

Biology And Mechanics Of Blood Flows: Mechanics And Medical Aspects( Series - Crm Series In Mathematical Physics ), Marc Thiriet, 0387748482
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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 00:50

 

source: http://interstices.info/jcms/c_8694/marc-thiriet-il-simule-les-fluides-de-notre-corps

 

Marc Thiriet : il simule les fluides de notre corps  

Étudiant, Marc Thiriet voulait devenir médecin au Laos. Il devint docteur en médecine mais rencontra la physique et avec elle la pluridisciplinarité. Il chercha alors à comprendre le poumon à la fois comme un organe à soigner et comme une superbe construction régie par la mécanique des fluides. Depuis, il met en équations notre corps pour prévoir où ça va lâcher.

Il était parti pour être médecin au Laos. Une grande curiosité pour le vaste monde, doublée d'un impérieux besoin de lutter contre l'injustice le poussait vers ce type d'engagement. Né à Paris d'une mère « ch'ti » et d'un père lorrain, il fait toutes ses études primaires et secondaires à Pontoise. Des attaches lilloises côté maternel lui permettent d'entamer ses études de médecine dans un CHU réputé de la métropole du Nord, mais il reviendra sur Paris, au CHU Saint-Antoine, après le PCEM.

Son externat le mène dans un service de pneumologie, où se produit un petit déclic qui pèsera lourd sur la suite de sa carrière. Dans le cadre d'une collaboration établie avec un labo Inserm, « on cherche un étudiant pour un stage de physiopathologie respiratoire ». Ce sera lui. Arrive le moment de choisir un sujet de thèse et à nouveau ce laboratoire formule une proposition qui le séduit, sur « le transport des gaz dans les voies respiratoires ».

La mécanique des fluides… physiologiques

Marc Thiriet est intrigué, après ce début de parcours « bidisciplinaire » : « Je découvrais qu'il y avait vraiment deux mondes, deux modes de pensée. Les physiciens traitaient le poumon comme n'importe quel objet scientifique, cherchant à rendre plus simple une réalité complexe. De leur côté, les médecins établissaient des catalogues de faits. » Cette première expérience scientifique lui permet de constater que certains textes existants sur le poumon « racontent de grosses bêtises » car ils « sont entachés d'un esprit anti-physique ».

Voilà qui va le conforter dans son intérêt pour une approche physique de l'objet de la médecine, à savoir le corps humain. Son diplôme de médecin en poche, il commence à travailler au service de pneumologie de l'hôpital de Pontoise, tout en entamant un troisième cycle en mécanique des fluides à l'Université de Compiègne. Le voilà jusqu'au cou dans la simulation expérimentale et numérique.

Considérer le poumon comme un problème de mécanique des fluides, une telle idée n'était pas une évidence il y a 20 ans. Le premier problème auquel s'attaque Marc Thiriet est celui des « tuyaux collabables », du verbe collaber, dont l'origine se retrouve dans le substantif « collapsus ». Cela signifie que ces tuyaux sont susceptibles de s'affaisser. Les veines sont des tuyaux collabables, de même que la trachée artère. Au contraire des artères, par exemple.

Les premières publications de Marc Thiriet remettent en question un certain nombre de concepts en physiopathologie respiratoire. Elles parlent de « tuyaux » qui sont biologiques, en fait des organes, mais font appel à un arsenal de physicien, des maquettes et des simulations numériques.

Sa thèse de biomécanique obtenue, c'est au CNRS que le double docteur voit sa candidature acceptée. C'est désormais pleinement en tant que chercheur qu'il poursuit ses recherches au carrefour de la médecine et de la physique.

Puis, en 1988, Marc Thiriet part avec femme et enfants pour Londres, au département d'aéronautique de l'Imperial College. Il y approfondit certains aspects « 3D » de la mécanique des fluides et travaille avec de nouveaux logiciels, des « codes de volumes finis ». Il revient à Paris en 1990. ....

Chercheur mais aussi citoyen du monde

Le projet REO maintient des relations avec un certain nombre d'équipes étrangères, d'une part au Canada (équipe associée à l'étranger (ACE) de l'INRIA) et d'autre part, au sein du réseau ERCIM IM2IM (« Informatics and Mathematics applied to Interventional Medecine ») avec une trentaine d'équipes, surtout européennes. Pour contribuer à la vie scientifique internationale et à la diffusion des connaissances, Marc Thiriet participe à l'organisation de cours ou conférences ; en novembre 2004, il revient tout juste d'une semaine en Géorgie, quelques semaines plus tôt c'était le Vietnam, ce sera bientôt le Canada, puis l'Espagne.

Conquérant de la mise en équations (de Navier-Stokes, par exemple) du corps humain pour mieux le guérir, Marc Thiriet vit bien d'autres vies. Un goût prononcé pour le contact avec les autres cultures le pousse régulièrement sur les chemins de notre vaste monde. Militant tiers-mondiste, il agite et agit contre la faim, pour le développement, pour que s'établissent un jour entre les humains du Nord et les humains du Sud des rapports… humains.

Mélomane et grand connaisseur de l'époque baroque, il s'implique dans le Festival baroque de Pontoise. Grand randonneur, il parcourt inlassablement le Vexin, le massif alpin ou la montagne slovène... Marc Thiriet, à 52 ans, est sans aucun doute encore un homme qui aime les chemins de traverse, ceux qui ouvrent l'esprit, qui font vraiment voir du pays.

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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 00:39


Les biomatériaux fluorés pour la chirurgie cardio-vasculaire
par Charles Baquey, Robert Guidoin

Le développement des matériaux macromoléculaires et de leurs applications, consécutif à celui de la pétrochimie au XXe siècle, n'a pas ignoré le secteur biomédical, où ces matériaux occupent une large place parmi les dispositifs dont disposent médecins et chirurgiens pour traiter leurs patients. Parmi ces dispositifs, certains sont à usage unique (seringues, tubulures de perfusion...) ; d'autres sont introduits dans le corps des patients pour une durée a priori illimitée (prothèses articulaires, substituts vasculaires, cristallins artificiels, fils de suture...).
Dans le domaine cardio-vasculaire, l'usage de biomatériaux polymères a induit des progrès considérables, avec notamment les substituts artériels à base de textiles synthétiques qui ouvrent une alternative thérapeutique au remplacement de segments artériels lésés. Le polytéréphtalate d'éthylène (PET) occupe une position dominante parmi les matériaux utilisés pour cette application. Il est fortement concurrencé par le polytétrafluoroéthylène expansé (PTFEe), connu pour son inertie chimique et sa grande stabilité thermique et qui possède beaucoup d'atouts par rapport au PET (biostabilité, stérilisable par la chaleur), même si comme ce dernier, il ne répond pas parfaitement au cahier des charges à satisfaire pour la confection de substituts artériels. Il est toutefois envisageable de pallier ce déficit d'adéquation sur certains points en pratiquant des traitements de surface propres à améliorer son hémocompatibilité ou en s'adressant à d'autres polymères fluorés.



Illustration : Raccordement par suture d'une prothèse vasculaire en PTFEe à un vaisseau naturel ex vivo
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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 00:12

"Biomechanics and Biomaterials in Orthopedics"

A book by Dominique Poitout, Professor at Université de la Méditerranée, Marseille (France).

"Biomechanics and Biomaterials in Orthopedics" gives a completely novel description of the problems. For the first time a comprehensive overview on all materials used for implants and their biologic compatibility is given. Furthermore, it contains interesting tissue biomechanics and histomorphometry on fractures and influences by non-biologic and biologic material and especially deals with the problems arising in cases of growing bones. Moreover, the principles of biomechanics are explained by several forms of application in the normal and pathologic skeleton. Materials and techniques are described by specialists from all over the world; this edition, therefore, offers an excellent contemporary overview of biocompatible materials and the biomechanics of the locomotive apparatus. Each author gives his own view of the matter thereby rendering the book a very individual and diverse spectrum of the problems under discussion. The truly international character of the book is reflected authentically by the cooperation with SICOT and SIROT.



"Biomechanics and Biomaterials in Orthopedics", a book by Dominique Poitout

ISBN 1-85223-481-9 Springer-Verlag London Berlin Heidelberg

Biomechanics and Biomaterials in Orthopedics



Book: Biomechanics And Biomaterials In Orthopedics
Current clinical orthopedic practice requires practitioners to have extensive knowledge of a wide range of disciplines from molecular biology to bioengineering and from the application of new methods to the evaluation of outcome. The biomechanics of and biomaterials used in orthopedics have become increasingly important as the possibilities have increased to treat patients with foreign material introduced both as optimized osteosynthesis after trauma and as arthroplasties for joint diseases, sequelae of trauma or for tumor treatment. Furthermore, biomaterial substitutes are constantly being developed to replace missing tissue. Biomechanics and Biomaterials in Orthopedics provides an important update within this highly important field. Professor Dominique Poitout has collected a series of high-quality chapters by globally renowned researchers and clinicians. Under the auspices of the International Society of Orthopaedic Surgery and Traumatology (SICOT) and International Society of Orthopaedic and Traumatology Research (SIROT), this book now provides permanent and specific access to the considerable international knowledge in the field of locomotor system trauma and disease treatment using the novel bioengineering solutions. This book covers both basic concepts concerning biomaterials and biomechanics as well as their clinical application and the experience from everyday practical use. This book will be of great value to specialists in orthopedics and traumatology, while also provide an important basis for graduate and postgraduate learning.
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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 23:35
Liberté

Actualité (Mardi 15 Décembre 2009)

Nadia, une algérienne mariée à un égyptien, raconte l’enfer vécu en Égypte
“J’ai fui Le Caire pour échapper à la mort”
Par : M. T.

Sauvagement battue par son mari égyptien de plus en plus menaçant, elle a dû regagner l’Algérie, via la Tunisie, aidée par des Libyens. Aujourd’hui, elle ne veut plus entendre parler de Oum Dounia.

Mariée à un Égyptien depuis un an et demi et de retour d’Égypte après avoir été prise en chasse par son propre mari, Nadia, une Algérienne de 40 ans originaire de Constantine, a tenu à nous raconter le cauchemar qu’elle a vécu au Caire avant et après les matchs Algérie-Égypte. Un témoignage saisissant et douloureux à la fois de cette femme qui est toujours traumatisée. Nadia, qui n’arrivait pas à retenir ses larmes, a d’emblée tenu à remercier deux Libyens qui l’ont sauvée de l’enfer. “C’est grâce à ces Libyens que je suis encore vivante ; ce sont eux qui m’ont sauvée en m’aidant à fuir du Caire et qui m’ont ramenée par route jusqu’en Tunisie”, raconte la jeune femme qui dit avoir échappé à un lynchage. “Même au niveau de la Police des frontières, je n’ai pas été épargnée ; des policiers et des douaniers égyptiens m’ont insultée et ont piétiné mon passeport”, raconte Nadia qui précise que son mari, avec qui elle vivait au Caire, est devenu “un autre homme” en montrant “une haine envers moi et envers tout ce qui est en rapport avec l’Algérie”. “Il est subitement devenu furieux à l’approche du premier match au Caire, il n’a cessé de m’insulter et de me traiter de tous les noms”. Et d’ajouter : “La situation s’est aggravée puisque, après les insultes, ce sont les gifles et les coups de poing que je ne cessais de recevoir sur le visage et sur toutes les parties de mon corps. Il savait que je ne pouvais pas sortir et que je ne pouvais pas aller me plaindre car si je sortais de la maison je serais tuée.” Elle poursuit : “Un jour, mon mari m’a ligoté les mains et a commencé à me frapper de toutes ses forces tout en m’insultant et en proférant des injures à l’endroit de mon pays et tout ce qui symbolise l’Algérie, c’était épouvantable.” Nadia dit avoir senti, ce jour-là, que sa vie était réellement en danger. “J’ai saisi l’occasion de l’absence de mon mari pour prendre mon passeport et mon sac et quitter, la peur au ventre, la maison. Heureusement, j’ai immédiatement trouvé un taxi et, par chance, c’est un Libyen qui était au volant. Il a bien voulu me conduire jusqu’à la frontière et là il m’a confiée à son ami qui s’apprêtait à transporter une famille libyenne vers la Tunisie”. Nadia affirme que ce n’était pas facile de quitter le territoire égyptien et indique que n’était-ce la présence de Libyens et de Tunisiens, elle aurait pu être refoulée et agressée par les policiers et les douaniers égyptiens. Nadia, qui n’arrive pas à réaliser qu’elle est encore vivante et qui pleure en racontant son calvaire, affirme que de nombreux Algériens, notamment des étudiants ont, eux aussi, échappé à la mort.
Elle affirme avoir vu de ses propres yeux des Algériens pris à partie par des Égyptiens excités et très menaçants. “Les intimidations ont commencé avant le match du 14 novembre et aucun Algérien n’osait sortir, ni de nuit ni de jour. C’était infernal”, dit-elle, ajoutant que ses compatriotes algériens se sont montrés dignes et courageux face à la brutalité des Égyptiens.
Nadia affirme qu’elle ne veut plus entendre parler de Oum Dounia et que tout ce qui représente ce pays ne lui rappelle que de tristes souvenirs. Elle a saisi l’occasion pour faire appel aux autorités de son pays à l’aider à réintégrer son travail au niveau de la BCR de Constantine.
Nadia, qui a passé quelques jours à Boumerdès en compagnie de sa sœur qui l’a aidée à effacer les traces de son cauchemar, a tenu à remercier l’union de wilaya UGTA de Boumerdès, à sa tête Omar Chebeb, et celle de Sétif pour les efforts qu’elles ont déployés afin de l’aider à réintégrer son travail. Mais la rescapée du Caire a tenu à lancer un appel de détresse à Sidi-Saïd, secrétaire général de l’UGTA, et au P-DG de la BCR pour l’aider à reprendre son travail comme elle souhaite être soutenue par les autorités locales de Constantine où elle vit actuellement avec son frère.

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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 22:47
TSA


Hocine Aït Ahmed critique le silence de l'Europe face aux violations des droits de l'homme en Algérie 

ait ahmed.jpg
Hocine Aït Ahmed, fondateur et président du Front des forces socialistes (FFS), veut attirer l'attention de la communauté internationale sur le sort réservé aux militants des droits de l’Homme en Algérie. Dans une lettre adressée le 9 décembre à Navanethem Pillay, Haut-Commissaire des Nations Unies aux Droits de l'Homme, et rendue publique aujourd’hui, il dénonce les violations des droits exercées par le pouvoir algérien contre ses militants. Il cite notamment le cas de Kamel Eddine Fekhar, responsable du FFS à Ghardaïa, en proie à un harcèlement policier et judiciaire permanent. Hocine Aït Ahmed évoque « le harcèlement policier, administratif et judiciaire permanent qu'inflige le pouvoir ».
 
Les problèmes pour Kamel Eddine Fekhar et le FFS découlent des émeutes qui ont secoué la ville de Beriane en juin dernier. La population protestait contre l'insuffisance de la réaction des pouvoirs publics après les inondations qui avaient frappé la région l'an dernier. Selon le parti de Hocine Aït Ahmed, le pouvoir accuse le FFS d'être à l'origine de ces manifestations et veut profiter de cette situation pour casser l'implantation locale du parti dans cette région du pays. Plusieurs militants et responsables ont été arrêtés et sont poursuivis en justice.
 
Face à cette situation Hocine Aït Ahmed dénonce dans sa lettre le double discours des autorités algériennes. « Depuis des semaines, le Pouvoir algérien mène campagne en faveur de la militante sahraoui Aminata Haidar tant sur la scène internationale que dans les médias publics et privés algériens. (…) Depuis des années c’est dans le silence complice des plus grandes démocraties du monde que le peuple algérien est empêché de s’exprimer librement ». Il cite notamment pour exemple : «médias sous contrôle, espace public monopolisé, société atomisée et mise sous pression policière permanente », accuse-t-il.
 
Le président du FFS en appelle à l'ONU et aux grandes puissances occidentales, qu'il accuse de faire la sourde oreille sur la situation en Algérie. « Alors que les ambassades européennes sont mises sous le contrôle quasi exclusif des créatures du régime, de véritables militants des Droits de l’homme souffrent, en plus du harcèlement policier, administratif et judiciaire permanent que leur inflige le Pouvoir, de l’indifférence des représentations diplomatiques de l’union européennes ! », écrit-il.
 

 « C’est avec consternation que les citoyens algériens soucieux de démocratie et de respect des droits de l’homme (...) constatent la démission des Européens en matière de défense des militants et des défenseurs des droits de l’homme par crainte des représailles d’un régime », souligne le président du FFS dont c’est la première sortie depuis plusieurs mois.


Document : le texte de lettre envoyée par Aït Ahmed au Haut-Commissaire de l’ONU pour les droits de l’homme 

Depuis des semaines le Pouvoir algérien mène campagne en faveur de la militante sahraoui Aminata Haidar tant sur la scène internationale que dans les médias publics et privés algériens. Pour ce faire il n’hésite pas à mettre dans la gène ses partenaires européens à l’instar de l’Espagne accusée de tous les maux.
 
Ceci aurait été tout à son honneur si le souci du pouvoir algérien avait été le respect des droits des peuples et particulièrement le respect de la personne humaine et la protection des défenseurs des Droits de l’Homme.
 
Or, il n’en est rien !
 
Depuis des années c’est dans le silence complice des plus grandes démocraties du monde que le peuple algérien est empêché de s’exprimer librement. Médias sous contrôle, espace public monopolisé, société atomisée et mise sous pression policière permanente.
 
Le plus scandaleux reste néanmoins le traitement réservé aux militants pour la démocratie et aux défenseurs des Droits de l’Homme. Le cas de notre militant à Ghardaïa, Kamel Eddine Fekhar, est à cet égard des plus emblématiques.
 
Alors que les ambassades européennes sont mises sous le contrôle quasi exclusif des créatures du régime, de véritables militants des Droits de l’homme souffrent, en plus du harcèlement policier, administratif et judiciaire permanent que leur inflige le Pouvoir, de l’indifférence des représentations diplomatiques de l’union européennes !
 
Pourtant des accords internationaux lient l’Algérie à ses partenaires qui l’engagent à respecter les Droits de l’Homme et à protéger les Défenseurs des Droits de l’Homme !
 
Or, il n’en est rien !
 
Et si le non respect par l’Algérie de ses engagements internationaux en matière de Droits de l’Homme n’est en rien une surprise, c’est avec consternation que les citoyens algériens soucieux de Démocratie et de respect des Droits de l’homme et en particulier les Défenseurs des Droits de l’Homme constatent la démission des européens en matière de défense des militants et des défenseurs des Droits de l’Homme par crainte des représailles d’un régime qui use de chantage et de grossières manœuvres d’intimidation dont on peut comprendre l’impact sur une population sans recours mais dont l’efficacité sur les grandes démocraties occidentales est scandaleuse !
 
Nous avons l’intime conviction que seule la convergence des efforts des peuples épris de démocratie et des Démocraties véritables que peut s’opérer le changement vers plus de Paix, de sécurité et de démocratie dans le monde.
Et c’est pour cela que nos attirons avec insistance votre attention sur le sort de nos amis de Ghardaïa et plus particulièrement sur celui du docteur Fekhar soumis à des pressions intolérables et à un traitement indigne.
 
Avec l’espoir que nous pourrons trouver auprès de vous les preuves d’une solidarité effective avec les défenseurs des Droits de l’Homme et de la démocratie.
 
 
Hocine Ait Ahmed

Lausanne, le 9 décembre 2009 


Procès de 17 militants du FFS jeudi devant le tribunal de Ghardaïa

Dix-sept militants du Front des forces socialistes (FFS), dont le Dr. Kamel Eddine Fekhar, responsable fédéral, membre du conseil national du parti et militant de la ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH), comparaitront une nouvelle fois jeudi devant le tribunal de Ghardaïa, a indiqué lundi le premier secrétaire national du parti, Karim Tabbou, lors d’un point de presse organisé au siège du parti à Alger. Ces militants, dont la plupart ont purgé une peine de prison en 2004, sont poursuivis pour les chefs d’inculpation suivants : attroupement illicite, obstruction de la voie publique, destruction de biens de l’Etat, utilisation d’armes blanches et incendie volontaire.

Les faits remontent au dimanche 10 octobre 2004. Deux jours avant le Ramadhan, des brigades composées du service des douanes, des fraudes et de la concurrence du commerce, organisent une descente inopinée dans la ville de Ghardaïa pour un contrôle de factures. Une opération qui suscite l’indignation des commerçants qui déplorent le caractère sélectif et les dessous inavoués d’une telle opération. Ils dénoncent cette descente « punitive » qui épargne les innombrables acteurs du marché parallèle qui, eux, sévissent sans la crainte d’être appréhendés et n’obéissent à aucun contrôle des services de la concurrence, selon le FFS. Le lendemain, toutes les échoppes de la ville ont baissé leur rideau répondant au mot d’ordre de grève. Des centaines de personnes ont ensuite répondu à l’appel des commerçants à un sit-in organisé sur la place centrale de la ville. C’est alors, en dépit du caractère pacifique de la protestation, que les autorités procèdent aux arrestations.

25 parmi les 36 personnes interpellées pour attroupement lors de la manifestation des commerçants ont été jugées au tribunal de Ghardaïa. Le verdict prononcé par la chambre correctionnelle est la condamnation de 11 prévenus à 4 mois de prison ferme, 10 autres à une peine de 08 mois avec sursis et 4 acquittements. Après ce verdict, les avocats décident d’introduire un pourvoi en cassation à la cour suprême. « Nos militants subissent une vraie cabale judiciaire », a commenté Tabbou. « Le fait de programmer de cette manière les procès, c’est pour faire renoncer la population à la politique. Ils veulent la soumettre par la menacer et veulent substituer aux représentations politiques des représentations archaïques », a t-il dit. « Le pouvoir veut casser Ghardaïa car il a peur de la contamination aux autres villes du sud », a t-il ajouté.

Selon lui, le FFS a pris attache avec certaines chancelleries européennes et d’autres régions du monde pour les alerter sur les condamnations qu’encourent leurs militants. « Ils ont été attentifs à nos préoccupations et nous ont assurés de transmettre à leurs gouvernements respectifs », a t-il affirmé. Le FFS, qui veut mettre de la pression sur les autorités, a décidé outre la lettre adressée par Hocine Ait Ahmed au Haut commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme et la saisine des chancelleries étrangères, de tenir son conseil national vendredi à Ghardaïa même. « Sous réserve de la tenue du procès », précise Tabbou. Fekhar risque 20 ans de prison.



Le maire FFS de Ouaguenoun (Tizi Ouzou) empêché de se rendre aux Pays-Bas 

Le maire FFS de la commune de Ouaguenoun dans la wilaya de Tizi Ouzou n'a pas été autorisé à prendre part au 7e Forum de l’Alliance mondiale des villes du 24 au 26 février prochain à Rotterdam (Pays-Bas). Sa demande de sortie a été rejetée par le wali de Tizi- Ouzou pour « des raisons injustifiées », a déploré lundi le FFS. Le maire d’Ouaguenoun a été invité par son homologue de Rotterdam.
 
Les maires et leurs adjoints doivent obtenir une autorisation préalable du ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales pour se rendre dans un cadre officiel à l’étranger pour y participer à des activités politiques, culturelles ou économiques. 
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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 22:33

L'Expression

L’EGYPTE PERSISTE DANS SES MANOEUVRES ET INSULTES CONTRE L’ALGÉRIE
Et ça repart!
15 Décembre 2009 -

 

C’est la première fois que le drapeau algérien est brûlé et qui plus est, par des «frères»

En soufflant à pleins poumons sur un brasier qui allait s’éteindre, l’Égypte risque de se brûler.

Dans tous les conflits, dans toutes les rixes, les insultes qui se radicalisent au début finissent par s’adoucir au fil des jours. Tel n’est pas le cas de l’Egypte dont le président de la Fédération de football, Samir Zaher, l’instigateur de la campagne médiatique haineuse contre l’Algérie, vient de franchir le Rubicon.
Ce responsable a annoncé hier, sa décision de maintenir l’organisation d’une conférence internationale pour dénoncer ce qu’il qualifie «d’agression contre des supporters égyptiens à Khartoum», lors du match de barrage pour la qualification au Mondial de 2010. «Pour montrer au monde entier que le match s’est joué dans un climat de terreur et de terrorisme.» Pourtant, il n’a aucune preuve matérielle compromettante contre les supporters algériens.
Cette conférence prévue, selon la presse égyptienne, dans les prochains jours, ne sera pas de nature à apaiser la situation déjà très tendue entre les deux pays. Au contraire, elle vise à rajouter de l’huile sur le feu.
Comme si les 80 heures d’insultes et de dénigrement inqualifiables contre l’Algérie n’ont pas suffi, Samir Zaher passe à un autre stade et ouvre un nouveau front. Que cherche-t-il à travers cette énième frasque destinée à souiller davantage l’image de l’Algérie à travers le monde? Ce responsable a usé et abusé d’une arme de destruction massive: l’insulte. Il a été l’instigateur de la campagne la plus haineuse que n’ait jamais connue l’Algérie depuis l’Indépendance: il a sali la mémoire des martyrs de la Révolution, brûlé l’emblème national, le tout dans une impunité la plus totale. N’est-ce pas une gageure que de vouloir adopter «une attitude responsable et diplomatique» face à ce qui, dans toutes les cultures, relève sinon de l’indicible, du moins du politiquement incorrect? «Insulte-moi, et je te dirai qui tu es!» Samir Zaher est au régime de Moubarak ce que Gobbels est au nazisme.
Plus le mensonge est gros, plus il passe. Alors que le commissaire de la sécurité de la Fifa, Walter Gagg, n’a mentionné aucune dérive dans son rapport lors du match à Khartoum, M.Zaher lui, veut démontrer le contraire.
Toutes les télévisions du monde ont vu les images des joueurs de l’Equipe nationale algérienne à leur arrivée au Caire le 14 décembre, blessés par des supporters égyptiens, M.Zaher affirme que c’est une manoeuvre montée par les Algériens. Ainsi, il aura tout fait pour faire basculer la balance de son côté, pour se refaire une virginité envers ses compatriotes, en vain: on ne démontre pas la quadrature du cercle. En soufflant à pleins poumons sur un brasier qui allait s’éteindre, Zaher risque de se brûler. Ce sont les avocats qui viennent de donner un avant-goût de ce que sera la suite de la démarche égyptienne. En effet, la délégation algérienne s’est retirée avant-hier de la séance d’ouverture de la réunion du bureau permanent de l’Union des avocats arabes qui se tenait dans la capitale syrienne, Damas. Le timing de cette action algérienne, a été bien ciblé puisque la délégation algérienne a choisi le moment où le bâtonnier de l’Ordre des avocats égyptiens et actuel président du bureau, allait intervenir, pour quitter la salle en guise de protestation. C’est avec la caution de cet «homme de droit» que le drapeau algérien a été brûlé par les avocats égyptiens au Caire sans qu’il daigne réagir face à ce crime contre l’Algérie. Dans le sillage de l’hystérie collective égyptienne, les avocats du pays de Moubarak se sont mis de la partie sans le moindre discernement ni tentative de s’élever face à des comportements de voyous.
Embarrassé, l’Egyptien n’a pas trouvé mieux alors, que de servir le plat de l’arabité et de l’unité arabe à l’assistance médusée face à ce qui se passait dans la salle. Si, durant les premiers instants de cette action de protestation, les autres congressistes n’ont pas bronché, ils ont, par la suite, jugé le retrait des Algériens légitime. Cette délégation d’avocats représentant le barreau algérien entendait, dans un premier temps, réclamer le transfert du siège social de cette association du Caire vers une autre capitale arabe. Mais face à la persistance des injures et des basses manoeuvres égyptiennes contre l’Algérie, il fallait bien réagir. Un autre signe révélateur que la situation n’est pas à l’apaisement entre les deux pays, est le départ de plusieurs ressortissants égyptiens installés en Algérie. Selon notre confrère Le Soir d’Algérie, ils sont près de 700 Egyptiens à Skikda, à avoir quitté le pays.

Brahim TAKHEROUBT

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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 22:25
El Watan 15 dec
Kabylie info

Commune d'Ammal (Boumerdès) : Désenchantement de la population
Commune d’Ammal (Boumerdès) : Désenchantement de la population

La commune enregistre un énorme déficit en infrastructures publiques Plusieurs villages sont désertés suite à un exode massif provoqué par le terrorisme.



La population d’Ammal a longuement cru à l’amélioration de sa situation depuis que la localité a été érigée au rang de commune en 1984. Les sièges de quelques institutions étatiques qui ont suivi cette « promotion » n’arrivent plus à répondre favorablement aux besoins de la population. Selon le dernier recensement, la population de cette commune, sise à une trentaine kilomètres au sud-est du chef-lieu de la wilaya, est estimée à 8556 habitants. Une liste énumérative peut être facilement élaborée quant aux défaillances flagrantes enregistrées même au chef-lieu. L’insuffisance des logements construits dans le cadre social, l’absence des gares routière et ferroviaire, la non-distribution des locaux commerciaux construits dans le cadre du programme présidentiel « 100 locaux pour chaque commune », le silence affiché par les autorités quant à la construction d’une bibliothèque communale, le personnel insuffisant à la poste (un agent et un facteur pour toute la localité), la non-homologation du stade municipal sont entre autres les lacunes qui irritent la population de Ammal. Mais l’énorme insuffisance qui suscite continuellement l’inquiétude de la population, des parents d’élèves surtout, est l’inexistence d’un lycée.

Les élèves qui réussissent dans le cycle moyen, sont contraints d’aller vers la commune voisine de Béni Amrane pour poursuivre leurs études secondaires. Même le CEM Mohamed Boudjnah sis au chef-lieu n’arrive plus à contenir tous les admis à ce palier. Mais une délégation de la wilaya est venue dernièrement à Bouaïdel, un village situé à 3 km à l’ouest de la commune, pour inspecter l’assiette choisie pour la construction d’un nouveau collège. Les parents d’élèves espèrent que ce projet englobe un réfectoire, car le collège du chef-lieu n’en est pas doté. Les promesses faites par l’actuel président d’APC, M. Amellal, de « régler le problème », tarde à se concrétiser. Il faut dire que la région a énormément souffert durant la décennie noire.

Pour la population, la détérioration de la situation sécuritaire peut expliquer l’énorme retard mis dans le développement des zones rurales de la commune. Mais pas du chef-lieu. Car la situation s’est nettement améliorée avec l’implantation d’une brigade de gendarmerie. Les villages sont presque vidés de leurs habitants suite à un exode massif provoqué par l’insécurité qui a frappé la région. Il convient de rappeler qu’Ammal est une commune frontalière de l’ex-Palestro (Lakhdaria). Les habitants de Znina ne comprennent pas les causes des multiples défaillances qui ne cessent d’empoisonner leur quotidien. La société civile a décidé de se prendre en main par le biais de l’association de la ville, Assirem. La revendication du raccordement de la ville au réseau du gaz naturel. Si le centre-ville peine à s’intégrer dans le développement, que dire alors des zones éparses qui souffrent continuellement de l’isolement.



Par H. Dahmani

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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 20:10
ddk

Bgayet : Iɣrem/ Taddart Lmecta
Abelluḍ ,lɣella tečča ifer

Ma yella lɣella n uzemmur di  lmecta asggas-a  d lxir kan,maca abellu ,yefka-d sidi di lxir –is , yurew akken ilaq .llan tsufa (jur) i d-yegren almi d 06 n yiqenaren.Dayen yesferen ifellaen n taddart ,imi d  yiwet n lɣella i ttafen, yifellaen  di lawan-agi  n ccetwa  ttelaqen-tt i wulli d ttɣeten timarawin yeqqimen deg udaynin ur zmirent ara ad ddunt d yimeksawen n ujemmaɛ.Di taddrt-agi abellu d yiwet n lɣella i d-yettasen melba adrim yerna bnin, iemmel-it lmal.Dayen  yattaǧan akk imeksawen emmlen ad qesden imukan deg ugten tsufa n ubellu aragan deg lawan–agi n tegrest,iwakken ad ksen dinna lmal nsen.’’ Di lawan-agi n n ubellu, lmal  ireggu-d berra  ,ur yesnagar ara deg uxxam mi ara  ad yawen tameddit, axaer abellu yettqenniɛ’’ i aɣ d-yenna naser yiwen n umksa n taddart.   Ur teqqim ara kan lɣella n ubellu d laɛlef yettwalaqen i lmal ,maca ttafen-tt daɣen imezdaɣ yenxessen ,abellu -ni aidan ttawint ɣer leswaq n weqbu  znuzuyentt, iwakken ad d-ɛinen  s-yes tiwaculin-nsen.

                                                B.Benhamiche

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