Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 22:10

 

Repost 0
Published by iflisen - dans Tamazight tatrart
commenter cet article
23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 21:57




1
Actualité (Jeudi 24 Décembre 2009)

 

Face à la confusion engendrée par la pandémie
La grippe A expliquée par le Pr Kamel Sanhadji

Devant les messages “brouillés” et confus concernant la grippe A/H1N1, il était temps de faire un point de synthèse destiné au questionnement du grand public.

Liberté : Quels sont les symptômes de la grippe A/H1N1 ?
Le pr Kamel Sanhadji (*) : Ce sont les mêmes que ceux de la grippe saisonnière. Chez l’adulte et l’enfant : une fièvre importante (supérieure à 38°), frissons, céphalées, écoulement nasal, toux, mal de gorge, fatigue, perte de l’appétit, courbatures, nausées, vomissements, diarrhée, parfois des douleurs abdominales. Le début des symptômes est très brutal (en quelques heures), au maximum pendant 48 heurs et la maladie évolue sur 7 jours environ. Chez le nourrisson, le tableau est moins caractéristique avec parfois une fièvre isolée ou un tableau de gastro-entérite.

 Comment  se  transmet le virus ?
Le virus est émis par la bouche des malades, particulièrement lors de la toux ou des éternuements. La contamination a donc lieu directement en étant exposé aux particules émises par le malade.
Pour parer à ce risque, il faut appliquer des mesures barrières (port de masque par le malade, mettre la main devant la bouche lors de la toux, etc.). Le virus peut survivre quelques minutes à quelques heures sur les objets contaminés ou sur la peau. C’est la raison pour laquelle il est important de se laver souvent les mains.

Quelle différence entre un masque chirurgical et un masque FFP2 ?
 Le masque chirurgical empêche le porteur  du masque de contaminer les autres. Il doit donc être porté par les malades. C’est un masque “altruiste”.
Le masque FFP2 protège le porteur du masque contre les sécrétions des autres. Il doit être porté par les personnes en contact étroit avec les malades (personnels soignants par exemple). Ces masques (chirurgicaux et FFP2) ont une durée de vie limitée qui ne dépasse pas 4 heures. Ils doivent être posés correctement pour avoir une pleine efficacité.

Comment se laver les mains efficacement ?
Se laver si possible à l’eau chaude avec du savon liquide. Sinon, on se contentera du savon en pain et de l’eau froide. Frotter pendant 30 secondes en n’oubliant pas les espaces entre les doigts et les ongles. Rincer ensuite à grande eau et sécher si possible avec une serviette jetable ou un système à air chaud.

Le ramassage des ordures ménagères effectue-t-il un tri des déchets contaminés par la grippe ?
 Non. Les objets contaminés sont traités avec les déchets ménagers à tout-venant. C’est pourquoi les mouchoirs contaminés doivent être mis, après usage, dans un sac qui se ferme avant d’être jeté dans la poubelle.

 Existe-t-il des produits pour décontaminer l’environnement immédiat ?
Oui, il existe des sprays (diffuseurs) avec différents produits actifs. On peut aussi employer de l’eau de Javel. Mais de toute façon, le virus n’est pas viable très longtemps dans le milieu extérieur.

Puis-je être contaminé par une transfusion sanguine ?
Non, car le virus pénètre directement dans les cellules de l’appareil respiratoire sans passer par la voie sanguine. Par ailleurs, l’établissement du sang ne prélève pas de sang chez des donneurs fébriles susceptibles d’héberger le virus.

Les animaux domestiques peuvent-ils être contaminés ?
 Oui, quelques rares cas ont été décrits (chien, chat, singe). Le risque pour le propriétaire de l’animal est faible, mais le meilleur moyen d’éviter tout problème est de se faire vacciner.
 
Pourquoi n’y a-t-il pas de dépistage systématique ?
 Les tests de dépistage rapide ont une fiabilité imparfaite et sont donc d’une utilité discutable. L’identification du virus sur prélèvement par la mise en œuvre de la technique d’amplification génique (PCR), qui est très performante, n’est pratiquée que par quelques laboratoires. Ces laboratoires sont totalement submergés de demandes au début de l’épidémie. Il a donc été progressivement décidé de réserver ces examens à des cas de gravité ou de risques particuliers.

La vaccination est-elle obligatoire ?
Non. Elle est proposée à tout individu libre de la faire ou non. Il s’agit d’une injection intramusculaire unique en haut du bras (chez l’adulte sans pathologie particulière). Les enfants de moins de 8 ans ainsi que certaines personnes immunodéprimées devront recevoir deux injections à trois semaines d’intervalle.

 Puis-je choisir de recevoir un vaccin sans adjuvant ?
 Non. Tous les candidats à la vaccination sont vus par un médecin du centre de vaccination. C’est lui qui détermine le vaccin qui sera employé en fonction des caractéristiques de chaque personne. Pour les indications particulières (femmes enceintes, par exemple), les centres disposent de vaccins sans adjuvant. La grossesse a nécessité une attention particulière vis-à-vis de la grippe car, lors des précédentes pandémies grippales, la mortalité était particulièrement élevée chez les femmes enceintes. On a en outre observé des avortements spontanés et des prématurités. Un sur-risque d’hospitalisation est également constaté chaque année lors des épidémies de grippe saisonnière. Les premières données de la pandémie actuelle, acquises en Amérique du Nord, font état d’un risque de forme grave 4 à 5 fois plus élevé pour les femmes enceintes par rapport à la population générale.

Quel est le rôle des adjuvants dans les vaccins ?
Ce rôle est double : en renforçant la réponse immunitaire de l’organisme, ils permettent d’élargir le spectre d’efficacité du vaccin, y compris vis-à-vis de mutations légères du virus. Ils permettent également d’obtenir une efficacité équivalente avec une dose antigénique plus faible et donc d’accélérer la production des vaccins, ce qui permet de les avoir à disposition au tout début de l’épidémie.

Les vaccins  sont-ils dangereux ?
Aucun vaccin n’est employé sans avoir obtenu une autorisation de mise sur le marché. Celle-ci est délivrée par l’agence compétente au vu d’un dossier complet sur les tests d’innocuité et d’efficacité subis par le vaccin. En outre, un programme spécial de pharmaco-vigilance a été mis en place pour observer d’éventuels effets nocifs. Compte tenu des techniques de fabrication qui sont très proches, il y a tout lieu de penser que les effets secondaires éventuels devraient être du même ordre que ceux des vaccins de la grippe saisonnière dont on sait qu’ils sont bien tolérés. Les personnes qui se font vacciner reçoivent un document les informant des caractéristiques du vaccin et de la conduite à tenir en cas d’effets secondaires (douleur ou induration au point d’injection, fièvre pendant 48 heures, etc.).

 Et si le virus mute, le vaccin sera-t-il efficace ?
Notamment grâce aux adjuvants, le vaccin conservera son efficacité en cas de mutation peu importante. Les risques de mutation importante à court terme sont faibles, car en se développant dans une population vierge, le virus ne subit pas de pression antigénique. Quant à la mutation du virus observée en Norvège, elle a permis au virus de coloniser plus facilement les cellules situées dans le système pulmonaire profond. Elle est en cours d’étude. Selon les premiers éléments, elle n’a aucune conséquence sur l’efficacité des médicaments anti-viraux ni des vaccins.

Le Tamiflu ou le Relenza dispensent-ils de la vaccination ?
Non, car il s’agit d’antiviraux qui sont administrés aux personnes déjà contaminées. Leur usage à titre préventif est limité à des cas très particuliers et ne dispense pas de la vaccination qui est le seul traitement préventif.

(*) Directeur du Laboratoire des déficits immunitaires, CHU de Lyon,  Adjoint délégué aux hôpitaux auprès  du maire de Lyon

Repost 0
Published by iflisen - dans Médecine
commenter cet article
23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 21:10
el watan 24 dec. 09

Journée mondiale de la montagne : Il faut sauver le massif du Djurdjura
Journée mondiale de la montagne : Il faut sauver le massif du Djurdjura

Cette montagne, qui alimente en eau potable des dizaines de milliers de gens et qui abrite des milliers d’espèces animales et végétales, doit être protégée.



La montagne est un lieu que l’on doit, à tout prix, non seulement préserver mais aussi développer. À l’occasion de la Journée internationale de la montagne, célébrée le 11 décembre dernier, au niveau de la station de Tikjda, plusieurs manifestations ont eu lieu, afin de rappeler la valeur, ainsi que l’urgence de promouvoir les zones de montagne. Faut-il noter aussi que cette célébration est tombée à point nommé avec la Conférence mondiale sur le climat, à Copenhague (Danemark). Le massif du Djurdjura fait face lui aussi à cette déchéance climatique qui menace tous les pays du monde. Et, pour cette raison, cette montagne qui alimente en eau potable des dizaines de milliers de gens, et qui abrite des milliers d’espèces animales et végétales, doit être protégée.

Le Comité olympique algérien (COA), la Fédération algérienne du ski et des sports de montagne (Fassm), responsables locaux de la wilaya de Bouira et les associations sportives, ainsi que des clubs de ski locaux, ont tous participé à la célébration de cette journée. Les services du Parc national de Djurdjura (PND), à cette occasion, avaient élaboré un programme de plantation d’une centaine d’arbres. La direction du PND avait ainsi cédé, symboliquement, une parcelle de terrain au profit du COA, où le Pr Rachid Hanifi, nouveau président de cette instance, eut l’honneur d’y planter le premier arbre. Comme il a planté un olivier au niveau du site de Mimouna, situé aux tréfonds du relief de Haïzer.

Une opération de nettoyage, effectuée par les jeunes sportifs, a touché tout le périmètre de la station de Tikjda. « On a voulu en faire une journée symbole de liaison entre le sport, l’environnement et le tourisme. J’ai tenu personnellement à assister à ce que cette manifestation soit l’une des activités premières du comité olympique. Parce que le COA ne devrait pas être une instance réservée uniquement à l’élite. Il y a énormément de travail qui nous attend, qui attend l’olympisme d’une façon générale », a affirmé le Pr Rachid Hanifi, président du COA. Tout en mettant l’accent sur le fait que « les valeurs de l’olympisme font que le sport puisse participer à améliorer les conditions de vie en général, de rendre agréable tout ce qui tourne autour de l’individu et de l’environnement ».

Pour la Fédération algérienne de ski et des sports de montagne (Fassm), l’important est de promouvoir la montagne par des activités à caractère économique, culturel et sportif. « À cette occasion on a fait plusieurs chantiers, notamment le nettoyage, la plantation, un autre chantier concerne également le balisage d’un sentier pédestre pour permettre aux gens de se déplacer sans se perdre. La montagne est un milieu difficile, tous les secteurs doivent s’impliquer pour œuvrer à son développement. En ce qui concerne la station climatique de Tikjda ce sont les secteurs des forêts, environnement, jeunesse et des sports, tourisme ainsi le secteur de l’hydraulique. C’est l’objectif qu’on voulait donner à cette journée », a souligné Meziane Hamdane, président de la Fassm.

La question du réchauffement climatique semble plus que jamais importante, du fait qu’au niveau des montagnes du Djurdjura, la neige a mis beaucoup de retard pour tomber. « À cette période (mi-décembre), il y a quelques années, nous ne pouvions pas faire des randonnées qu’on a faites aujourd’hui, parce qu’il y aurait eu beaucoup de neige », ajoute le responsable de la Fassm. Pour bien exploiter les différentes potentialités de la région le président de la Fassm propose de monter encore plus haut pour skier. « Avec le changement climatique, il y a moins de neige et quand elle tombe c’est au plus haut des montagnes. Ce que j’ai proposé à cet effet, c’est de créer de nouveaux équipements nous permettant d’exploiter les zones les plus hautes, dans des endroits dépourvus de végétation, et ce, pour participer à la protection de la nature », a-t-il conclu. Devant cette situation où le climat est en mauvaise santé, l’urgence est de taille afin de préserver la montagne et aussi l’environnement pour que la génération de demain trouve un milieu où il fera bon de vivre.

Repost 0
Published by iflisen - dans Écologie
commenter cet article
23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 12:54



CorailBienvenue sur le site
Corail Vivant

Association Responsable fondée en 2000.

Nos objectifs :

Encourager la protection des récifs coralliens et des écosystèmes associés de Nouvelle-Calédonie dans leur intégralité.

Dégager les moyens de son observation et de sa protection.

Améliorer la qualité de vie des habitants de la Nouvelle-Calédonie et leur environnement à travers cette action.

Favoriser la création de la fondation internationale Corail Vivant qui suivra les mêmes objectifs.

Obtenir l'inscription des récifs coralliens et des écosystèmes associés de la Nouvelle-Calédonie sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.


      http://www.corailvivant.org/index.php

Repost 0
Published by iflisen - dans Écologie
commenter cet article
22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 22:51

1
Sport (Mercredi 23 Décembre 2009)

Zidane évoque les chances des verts
“L’Algérie peut passer au second tour au Mondial”
Par : Rédaction Sportive

L’ex-capitaine de l’équipe de France de football, Zinedine Zidane, a estimé que l’Algérie “méritait amplement sa qualification” au prochain Mondial et qu’elle a été “toujours dans son cœur”. “Je suis super content.
Les Algériens méritaient amplement leur qualification. Cela faisait longtemps que je n’ai pas vu l’Algérie jouer de cette manière. Maintenant ce n’est que du bonus. Elle peut aller sans pression en Afrique du Sud”, a déclaré Zidane, dans une longue interview, publiée hier par France Football. L’ex-sociétaire du Real de Madrid a indiqué que l’EN de football a des chances de passer le premier tour “si elle gagne le premier match contre la Slovénie”. “Derrière, ça va être l’Angleterre, et ça peut se jouer contre les États-Unis. L’équipe algérienne a beaucoup de joueurs de qualité. Une Coupe du monde, ça transcende un joueur”, a-t-il ajouté. Interrogé sur une éventuelle aide à fournir aux Fennecs et au sélectionneur de l’EN, Zizou a laissé planer le mystère. “Peut-être que c’est déjà fait”, a-t-il répondu, ajoutant qu’“il y a beaucoup de choses que j’ai envie de faire mais dont je ne veux pas parler publiquement. ça reste entre moi et les intéressés, les joueurs, dont quelques-uns que je connais déjà. ça ne veut pas dire non plus que je ferai quelque chose. Tout ça ne regarde que moi”. Sur l’éventualité d’une présence de l’Algérie et de la France dans un même groupe, lors du tirage au sort, Zinedine Zidane a avoué ne pas avoir aimé cette éventualité. “Le plus tard sera le mieux. J’ai envie que ces deux pays aillent le plus loin possible”, a-t-il précisé.
Le joueur qui a fait le bonheur des Bleus et du Real Madrid est revenu sur sa carrière et sur l’intérêt qu’il porte aux Verts. “Ma carrière en équipe de France n’a pas débuté avec les A. Depuis les minimes, j’ai fait toutes les sélections possibles.Il ne m’était pas donc possible de jouer pour l’Algérie. Mais comme l’OM, l’Algérie a toujours été dans mon cœur. Ce sont deux équipes que j’ai toujours supportées et que je veux voir gagner”, a-t-il indiqué.

“En mars je serai à Alger”
Zinedine Zidane a, par ailleurs, annoncé sa participation, en mars prochain, en Algérie à un tournoi de Futsal. Zizou fait partie de la sélection France Futsal 98, qui regroupe d’anciens joueurs de l’équipe de France, championne du monde en 1998. “J’ai déjà fait un match amical Algérie-France au Stade de France. Le terrain a été envahi et j’ai été déçu pour les supporters venus spécialement d’Algérie pour cet événement. Mais j’ai envie de revoir un tel match. En mars 2010, je vais participer à un tournoi de Futsal organisé en Algérie par Henri Émile, le patron du Futsal à la Fédération française de football”, a-t-il rappelé.

Repost 0
22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 22:07

L'épine-vinette (Berberis vulgaris) est un arbuste épineux à feuillage semi-persistant de la famille des Berbéridacées. En France, l'épine-vinette est systématiquement supprimée car c'est un hôte intermédiaire dans le cycle de la Rouille noire (champignon pathogène des céréales). Elle a donc été éradiquée en Europe occidentale. Avant leur maturité leurs baies sont faiblement toxiques car contenant de la berbérine. Mûres en septembre, elles sont comestibles crues ou cuites.
En Crète, l’ Etage  Montagnard ( au dessus de 1700m ) est dépourvu d’arbres et composé essentiellement d’arbustes épineux, nains pour la plupart, dont les plus caractéristiques sont l’épine-vinette de Crète ( Berberis cretica, Berberidaceae ) à feuilles plus petites que les épines portées par les rameaux.




Berberis cretica

Repost 0
Published by iflisen - dans Écologie
commenter cet article
22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 21:31


Le caroubier est un arbre dioïque de la famille des fabacées, originaire des régions méditerranéennes (îles Canaries, Afrique du Nord, Proche-Orient, Europe méridionale). Cette essence thermophile a été largement répandue par la culture et se plaît sur des pentes arides. Elle est cultivée pour son fruit, la caroube. Le caroubier est cultivé dans les pays méditerranéens, notamment en Espagne et en Italie du sud (Sicile). Le Maroc est le deuxième pays producteur mondial de caroubes. Les Berbères zayanes l'utilisent pour ses vertus médicinales car, grâce à sa teneur élevée en fibres, elle exerce un effet régulateur sur la fonction intestinale et est utilisée dans les cas de diarrhée ou de constipation chez les enfants. Elle est alors administrée sous forme de préparation instantanée, comme un chocolat chaud.
caroubier : Ceratonia siliqua


http://mazaris.blogspot.com/2009/11/caroubier.html

 Caroubier est a-khaRuv en kabyle. Il est attesté en toponymie kabyle, shawie (amazigh en général), et en conséquence dans les patronymes kabyles d'Afrique du Nord...
Le vrai nom de l'ancien président algérien (1965-79) Boumedienne était Boukherrouba. Des patronymes issus du caroubier (xeRuv) sont attestés surtout dans le pays shawi (dans l'est algérien) comme Ben-kherroub, Bou-kherroub. 
De la même façon le toponyme a-xeRuv (El-Khroub) près de Cirta - Constantine, oû se trouve le mausolée du roi numide Massinissa, a probablement sauvegardé sa forme amazigh (shawi)...

Le caroubier (axerub) prend de la valeur
http://tassaft.blogs-de-voyage.fr/archive/2009/10/05/kabylie-les-fruits-de-la-croissance-economique.html

Tous les Kabyles connaissent la caroube (axerub) et la pâte que l'on extrait de ses gousses, sorte de Nutella nord-africain 100% artisanal. Cependant, le caroubier est de nos jours généralement délaissé et considéré comme un "arbre de pauvres", dont le fruit sert essentiellement à nourrir le bétail. Mais tandis que la Kabylie s'en détourne, la caroube fait son entrée en force dans les habitudes alimentaires mondiales.

Depuis un certain temps déjà, la caroube est un produit utilisé de manière massive par l'industrie agro-alimentaire. Sous le nom d' "agent épaissisant E410" le monde entier mange de la caroube ! On en retrouve un peu partout : dans les glaces, les sauces, les plats préparés, les charcuteries... Les plus gros producteurs de caroube se trouvent dans le bassin méditerranéen : Sicile (Italie), Maroc, Chypre, Andalousie (Espagne), Portugal. L'Algérie (et donc la Kabylie) est absente de ce palmarès.

Pourtant, la caroube a le vent en poupe : en plus de ses usages dans l'industrie alimentaire grand-public, elle est également de plus en plus utilisée par l'industrie des aliments pharmaceutiques en tant qu'aliment de substitution au chocolat pour le traitement des hypoallergies. En raison de ses qualités nutritionelles, la caroube devient en effet à la mode chez les végétariens et autres adeptes de nourritures bio : ce fruit ne contient qu'un tiers des calories du chocolat, est quasiment sans gras, riche en pectine, ne provoque pas d'allergies, ne contient pas d'acide oxalique et est riche en protéines.

En plus de ses usages industriels et pharmaceutiques, la caroube retrouve son statut d'aliment-plaisir sur de nouveaux continents : en Amérique du Nord et en Australie, des agriculteurs commercialisent des confiseries à base de caroube, lesquels séduisent les consommateurs argentés, soucieux de leurs santé et avides de produits sains. Macarob, une ferme australienne spécialisée, propose ses grains de caroube au détail à 3,20 euros (soit environ 300 dinars algériens) le kilogramme. Sachant qu'un arbre bien entretenu produit 100 kg de caroube par an, la vente au détail de la récolte d'un seul arbre se monterait aux alentours de 300 000 dinars. Pour rappel, un SMICard algérien gagne 120 000 dinars par an. Les produits transformés en diverses confiseries se négocient à des prix encore plus élevés. Il serait donc dommage que les Kabyles se désengagent d'une niche qui fait vivre de nombreux agriculteurs parmi nos voisins méditerranéens.

Repost 0
Published by iflisen - dans Écologie
commenter cet article
22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 21:18


n
Repost 0
Published by iflisen - dans photo
commenter cet article
22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 08:40



Définition : (Larousse, dictionnaire de psychanalyse d’E. Roudinesco) Mécanisme de défense qui consiste à nier une perception traumatisante de la réalité extérieure, en particulier, l’absence de pénis chez la femme. (Serge Ionescu) Action de refuser la réalité d’une perception vécue comme dangereuse ou douloureuse pour le moi.
Le déni est l'un des moyens de refuser la différence des sexes, la castration.

Signification et différenciation du déni par rapport à la dénégation.

Le terme est avancé par S. Freud en 1923 pour caractériser un mécanisme de défense par lequel un sujet nie la réalité d’un fait qu’il perçoit et qu’il ne peut cependant admettre. Plus qu’une négation, le mot « dé-ni » exprime bien un refus catégorique de reconnaître ce que les sens montrent : Le mécanisme prouve là son efficacité en tant que défense du moi, dans le sens où il empêche un conflit entre une perception réelle fortement désagréable pour le moi et la perception voulue en accord avec la réalité pré-construite de l’individu, non par une comparaison de ces deux réalités, l’une extérieure, l’autre de pensée, mais par une suspension de jugement et donc de décision vis à vis de ces contradictions.

Les deux affirmations coexistent au sein du moi sans s’influencer, rappelant un peu les croyances incohérentes avec le monde extérieur que l’on peut remarquer chez de nombreuses personnes et que l’on peut reconnaître dans les phrases semblables à : « Je sais que c’est presque impossible, mais j’y crois »(la croyance indubitable se traduit d’ailleurs par l’ajout dans la phrase du mot « presque », alors que la réalité de la situation est justement impossible).C’est sur ce principe que l’on peut différencier déni(verleugnung) et dénégation(verneinung).

Le psychanalyste français Guy Rosoloto proposera en 1967 de traduire Verleugnung par « désaveu », pour bien marquer la double-opération de reconnaissance et de refus et distinguer ainsi le déni(désaveu) de la dénégation, qui se situe dans le champ symbolique en participant au refoulement et à sa levée partielle. Le refoulement effectue un travail similaire, mais en intégrant la réalité non-tolérée à l’inconscient, l’écartant ainsi du champ de conscience. Avec le déni, le sujet conserve le savoir de la réalité tout en lui substituant une perception imaginaire, et possède alors deux visions incompatibles mais dénuées de tout lien, ce qui permet au moi(intervient alors la notion de clivage du moi) de « vivre sur deux registres différents, avec d’un côté la réalité perçue, et de l’autre côté, la réalité reconnue, contraire à la perception.

Origine du déni.

C’est bien avant 1923 que Freud entrevoit la notion de déni : Elle apparaît implicitement dès 1905, en référence au complexe de castration. C’est d’ailleurs dans ce point de vue plus spécifique qu’est considéré le déni : c’est la manifestation d’un rejet radical portant sur la réalité de la castration. Le jeune enfant, qui vit suivant le principe de plaisir, réagit en face de l’absence de pénis chez la fille en niant ce manque pour conserver la croyance en l’existence d’un phallus maternel.

D’après Mannoni, l’enfant ne doute pas de l’absence de phallus chez la femme, mais invente des subterfuges imaginaires pour recréer le membre chez celles qui en sont dépourvues, et arrive lentement à la conclusion qu’il y en a eu un qui par la suite a été enlevé. L’enfant est alors en devoir de s’affronter à la relation de castration avec sa propre personne. Le déni joue ici au moment de la perception du manque de pénis chez les femmes : l’une des théories sexuelles infantiles dont parle Freud dans l’ouvrage du même nom consiste à attribuer un pénis à tout le monde. Ce préjugé est selon lui habituel à la phase phallique, et disparaît lorsque le principe de réalité surpasse celui de plaisir. Le déni peut cependant se retrouver plus tard dans certaines pathologies.

Conséquences possibles du déni.

Chez l’enfant, le déni de l’absence de phallus est une chose ni rare, ni dangereuse. Il peut cependant constituer le départ chez l’adulte d’une psychose : le psychotique refuse les exigences de la réalité extérieure et se construit un univers hallucinatoire dans lequel il obtient la quiétude d’esprit qu’il convoite. Le mot Verwerwfung, traduit par Lacan « forclusion » est alors employé, ayant alors un sens un peu plus fort que le déni.

Pour Freud, le déni ne conduit pas nécessairement à la psychose, mais en tous les cas, spécifie le fonctionnement psychique du pervers qui, confronté à la menace de castration par la reconnaissance de l’absence de pénis chez la femme(dont il sait pourtant qu’elle n’est pas le résultat d’une castration) oppose un déni à sa perception sensorielle. Il conserve un fétiche représentatif du phallus qu’il associe aux femmes parce qu’elles n’en ont pas.

Dans un tout autre domaine, on retrouve le déni, présent notamment dans les cas de patient atteints de maladies somatiques graves. Le déni de cette réalité constitue un mécanisme opérant face aux facteurs d’agression de leur maladie, ou de leur mort possible, qui leur permet de « vivre normalement » en diminuant l’angoisse dont ils peuvent souffrir. On retrouve en outre ce déni dans les conduites de refus de deuil, ou de déni du danger des adolescents qui s’exposent à des risques importants.

Il est bien important, encore une fois, de rappeler les spécificités du déni : d’une part la relation avec la réalité extérieure (on parle de refoulement pour un danger intérieur au moi, mais s’il y a déni, c’ est qu’il y a un danger extérieur), et d’autre part, alors que la dénégation s’apparente à un « déni de parole », le déni se traduit dans les actes ; comme on l’a dit précédemment, le déni du danger entraîne des comportements à risque.

Repost 0
22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 00:27

Le syndrome de Stockholm désigne la propension des otages partageant longtemps la vie de leurs geôliers à développer une empathie, voire une sympathie, ou une contagion émotionnelle avec ces derniers.

Ce comportement paradoxal des victimes de prise d'otage, fut décrit pour la première fois en 1978 par le psychiatre américain F. Ochberg qui lui donna ce nom de syndrome de Stockholm, en relation avec un fait divers, qui eut lieu en cette même ville.


Cas de la Catalogne

L’horreur de soi et l’amour du bourreau

Parmi les complexes individuels, une expression fait l'unanimité des observateurs pour définir le passé récent et identitaire du Pays Catalan : “l'autoodi “, ou “l'horreur de soi-même”.

Supplice du garrot 

 


On peut dater la naissance de l’autoodi avec l'interdiction en 1700 de la langue catalane mais surtout au moment ou la bourgeoisie Nord catalane s'est résolument et définitivement tournée vers le pouvoir central français. Les nord-catalans des générations suivantes ont pu le vivre jusque vers la fin des années 1960 : ils ont imposé le français à leur parents car tous voulaient bénéficier de l'ascenseur social alors en pleine activité. Ils ont folklorisé les pratiques symboliques afin d'en réduire la charge identitaire (Charles Trenet chantant “Qu'elle est jolie la sardane”), requalifié le territoire historique en “petite patrie” de seconde zone. La cargolade, îlot de résistance ethnique, et le rugby, un sport de combat dans lequel s'est s'investie une sorte de rage codifiée, voilà le reliquat des formes de la catalanité à l'orée des années 1970…Faire oublier qu'on était catalan, voire se le faire pardonner , en savoir cent fois plus sur la vie des indiens d'Amérique que sur les trabucaires (bandis résistants catalans) étaient les préoccupations premières au pied du Canigou devenu le nom d'une pâtée pour chiens dans l'indifférence générale… Et la nuit franquiste n'incitait pas à regarder de l'autre côté de la frontière… L'horreur de soi avait gagné la presque totalité de la société civile…

Toute une population est passée de la honte à la fierté. Comment ?

Aujourd'hui la plupart des voix s'accordent pour constater la fin de l'autoodi. On est fier d'être catalan là où on était clairement horrifié ou sourdement honteux. Comment cela a-t-il été possible ? Pour le comprendre, il me semble indispensable de coupler l'autoodi avec le concept symétrique d'amour du bourreau, encore appelé syndrome de Stockholm, deux faces d'une même réalité en mouvement. Je décrirai ce concept par un chiasme, figure de rhétorique dotée d’un croisement de termes. Le syndrome de Stockolm est un attachement paradoxal qui lie un otage à son ravisseur, y compris dans les rapts avec violence. Certains otages arrivent à épouser la cause de leurs ravisseurs et même à les épouser tout court : ce fut le cas précisément après le hold-up du Crédit Suédois de Stockholm en août 1973. Le cas de Patty Hearst est l'un des plus célèbres.
Frédéric Elies décrit la trame du scénario comme suit : “Coupés du monde, affaiblis par le choc de la séquestration, les otages développent peu à peu un sentiment de confiance, puis de gratitude envers leurs ravisseurs, et en viennent à envisager le fait de leur avoir laissé la vie sauve comme un don d'amour. La voie est alors libre pour un véritable gavage idéologique facilité par la dilution de tout sens critique.” Par métaphore on appréhendera l'autre face de l'autoodi : oui, on nous a séquestrés dans un coin de l'hexagone sans fenêtre sur le monde ; oui, nous avons éprouvé de la gratitude en émargeant aux valeurs humanistes de la république; oui, nous sommes conscients que nos ravisseurs auraient pu éradiquer toute trace de catalanité ; oui, nous avons collectivement perdu notre sens critique jusqu'à accepter de n'exister spécifiquement qu'à travers un “accent catalan” que nos appareils phonatoires n'arrivent pas à faire disparaître. Oui , nous avons tenté de néantiser un moi “catalan” constitutif d'une communauté de destins et nous lui avons substitué un moi “républicain” plein d'amour immodéré envers la république, le meilleur et le pire, sans discernement.
Sans discernement, car tout ceci est un peu exagéré. Mais pas trop, car le gavage idéologique a consisté à nous couper les voies d'une existence ambivalente, à nous enfermer dans une alternative “être français à 100%” ou ne pas être. La première exigence du ravisseur a été d'obtenir le renoncement à l'identité héritée et il a sans arrêt distribué des profits -pas seulement symboliques- aux meilleurs élèves, chouchoutant les plus méritants. Comme Elies on posera donc la question : “Cet amour et cette soumission ne seraient-elles pas une stratégie de survie ? “. Les Nord-catalans se sont-ils précipité dans l'ascenseur social, ont-ils développé un autoodi de surface destiné à donner des gages, conservé ou créé quelques points d'ancrage (rugby, folklore, institutions culturelles de maintenance de la langue, pratiques ethniques) en attendant des jours meilleurs ? Ont-ils parié sur la permanence des repères symboliques immuables du territoire : le Canigou comme fédérateur, la plaine du Roussillon un giron ouvrant sur la mer, le réseau serré des paysages, des monuments, des lieux de mémoire ? Tous symboles générateurs en continu d'émotions spécifiques, peut être vagues mais fortes, capables d'entretenir la conscience identitaire et aussi de la faire naître chez nombre de nouveaux arrivants. Et voilà qu'aujourd'hui, l'inversion des situations économiques de part et d'autre des Pyrénées, l'émancipation continue de la Catalogne Sud, les politiques régionales de l'Europe selon le principe de subsidiarité favorisent les programmes transfrontaliers et recréent de facto des liens rompus entre des aires abusivement coupées en deux par l'histoire. De surcroît l'Europe a doté la Catalogne d'une monnaie unique ! Une revendication qui aurait nécessité une réunification préalable et qui est advenue sans même être formulée ni pensée ! Et demain le TGV dévorera les séparations dans l'espace et dans le temps !
Rien d'étonnant alors si l'on assiste aujourd'hui “au grand retour du catalan”, signalé par Laurent Joffrin dans Le Nouvel Observateur n° 2064 du 27 mai au 2 juin 2004. Il est donc peut-être temps de liquider le paradoxe de l'autoodi en remettant les mots à leur place…

Repost 0

Présentation

  • : La confédération des Iflisen Umellil
  • : Un des objectifs est de reconstituer la grande confédération qui regroupait les 14 aarchs des Iflisen Umellil avant la colonisation française. Le but est de rétablir les liens interrompus et de promouvoir la solidarité inter-arche. Nous visons également à consolider les liens entre la diaspora et leur région d'origine. Réecrire l'histoire des Iflisen et préserver leur patrimoine matériel et immatériel .
  • Contact

Recherche

Liens