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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 00:15

ref: http://www.astronoo.com/actualites/arbreDeLaVie.html

La frontière entre l'inanimé et le vivant

     
   

       
La vie est un processus chimique dont les organismes vivants sont issus. La matière du vivant est présente sur Terre et certainement ailleurs dans l'univers depuis des milliards d'années.
Dans les météorites organiques, les matériaux les plus anciens, les scientifiques y trouvent les bases de la vie qui ont alimenté la soupe primitive sur Terre, il y a 4 milliards d'années.
La vie a commencé en se protégeant à l'intérieur de membranes cellulaires, la vie sur Terre est donc cellulaire. Un mélange de composés organiques aussi simple que ceux contenus dans une météorite carbonée peut former des membranes cellulaires et cela a contribué à la formation des premières cellules sur la Terre primitive.
Les scientifiques entrevoient les premières étapes de la création des premières cellules vivantes, mais les très vieilles molécules organiques et membranes cellulaires ne dévoilent  presque rien du mystérieux passage de la matière, à la vie.
Ce qui est certain, c'est que nous sommes fait de matière mais en même temps, nous nous en distinguons. Ce qui nous distingue de la matière c'est que nous sommes vivants et non «  inertes ».
  On dit qu'un organisme est vivant s'il peut se nourrir, évoluer et se reproduire afin de traverser le temps.
Puisque la vie est chimique et trouve son origine dans la matière inerte, pourquoi ne trouve-t-on pas la frontière précise entre le vivant et l'inanimé ?
Un virus par exemple, n'est qu'un assemblage d'atomes inertes, il est inanimé et pourtant il agit comme un organisme vivant se reproduisant et mutant, lorsqu'il infecte une cellule.
L'inanimé et le vivant se ressemble étrangement dans le cristal qui croît et se multiplie tout en étant inerte.
Les archéas sont des cellules 10 fois plus petites que les bactéries et la séquence de leur ADN montre qu'elles sont plus proches du premier organisme vivant que les bactéries. On en trouve sur terre qui vivent dans les conditions les plus extrêmes, ce qui démontre leurs capacités phénoménales à s'adapter.
C'est pourquoi les chercheurs essaient de supprimer le maximum d'informations enregistrées dans leur ADN pour ne garder qu'un organisme vivant « minimal » et ainsi atteindre cette frontière entre l'inanimé et le vivant.


ref: http://penserlereel.free.fr/article1b.html

      Existe-t-il une frontière entre l’inanimé et le vivant ? Prenons l’exemple de la mosaïque du tabac, qui est une maladie occasionnée par un virus qui se développe sur les feuilles de plans de tabac créant ainsi de nombreuses taches en expansion. Si on isole une très grande quantité de ces virus, dans une ampoule de verre hermétiquement fermée, sans aucune trace d’eau, ils forment une poussière extrêmement fine que l’on pourra conserver intacte, sans aucune modification, ni nourriture, pendant des milliers d’années. Les virus resteront inactifs à l’état d’une poudre minérale. Si l’ampoule est ouverte, après un temps très long, et que la poudre soit répandue sur un plan de tabac humide, les virus reprendront aussitôt leur activité et développeront la maladie sur ce même plan, ils revivront après un temps de latence, pouvant être extrêmement long . Des questions se posent alors, qu’elle est cette mémoire qui fait que, après un temps considérable, un corps inerte, à l’état de minéral, devient un être vivant pouvant se développer et se reproduire ? Où se trouve donc la frontière entre l’inerte et le vivant dans le monde de l’infiniment petit ?
          Encore aussi surprenant, nous savons, maintenant, qu’il existe des animalcules qui peuvent vivre normalement au fond des océans, près des cratères de volcans sous-marins, où la température dépasse les plus 120 degrés Celsius, ou que certaines vivent aussi dans les glaces du Groenland à des températures extrêmement basses. On appelle ces êtres vivants des « extrémophiles ».
          Les êtres unicellulaires se reproduisent en se scindant en deux parties, chacune des parties se scindant ainsi indéfiniment, éternellement comme on le croyait encore en 2005 (des travaux de recherche récents démontreraient que la bactérie vieillirait après cent générations ?).
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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 23:50
el watan 21 janvier 2010

Ahmed publie son quatrième ouvrage : Le Vagabond de Guy de Maupassant en tamazight

La production littéraire berbère avance doucement mais sûrement. Les auteurs tentent, dans leurs efforts intellectuels, de dépasser le seuil des nouvelles et des histoires de terroirs pour faire parler, en tamazight, les grands romanciers du monde.



L’écrivain et enseignant de tamazight, Hamoum Ahmed, vient de réussir un exploit en adaptant en berbère un des ouvrages du célèbre romancier français, Guy de Maupassant, le Vagabond. L’auteur de Lekdeb Imzenneq (son avant-dernier ouvrage), transpose l’histoire de ce roman dans un environnement qui ressemble à celui d’un village de Kabylie. Ainsi, le gaillard chômeur, Jacques Randel, héros du roman le Vagabond devient Azwaw Meghlawi dans Amnetri (traduction du vagabond en tamazight) de Hamoum Ahmed. L’histoire est celle d’un jeune homme qui, souffrant du chômage et de la misère dont se débattent ses parents, décida de quitter son village pour aller chercher un boulot qui changerait sa situation. Bravant la chaleur, la pluie et la fatigue, il marcha dans tous les sens. Il s’arrêta devant chaque chantier.

Mais peine perdue. Azwaw ne trouve rien, excepté quelques petits jobs qui ne lui permettent de gagner que quelques sous. A la fin de l’histoire, il ne trouvera pas de travail et il se retrouve en prison pour viol d’une jeune femme. Outre le vagabond, Ahmed Hamoum a également traduit en tamazight quelques nouvelles du même auteur qui sont présentées au lecteur dans un seul ouvrage. L’ouvrage de 140 pages est édité en novembre 2009. Né à Takerboust, le 4 mars 1955, Ahmed Hamoum est un enseignant de tamazight au CEM Tazaghart Ahour, dans la commune d’Aghbalou (Bouira). Il a déjà publié trois ouvrages (contes kabyles).



Par Madjid Makedhi

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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 16:03
ref: http://planet-terre.ens-lyon.fr/planetterre/XML/db/planetterre/metadata/LOMviemars.xml

Dans la nuit du 27 juin 1931, les habitants de Tatahouine, base militaire française en Tunisie, sont réveillés par un fort grondement, accompagne d'une lueur intense durant une demi-minute. Après quelques recherches, les militaires français découvrent le lendemain des fragments d'une roche curieuse dont les spécialistes reconnaissent l'origine extraterrestre. Ils en expédient quelques morceaux au Muséum National d'Histoire Naturelle de Paris.

En 1994, Alain CARION, un collectionneur éclairé, retourne sur le site d'impact et récolte de nouveaux fragments de la météorite.

Nous avions donc à notre disposition deux types d'échantillon: des échantillons prélevés rapidement et mis à l'écart de l'altération terrestre et des échantillons ayant subit les effets d'un séjour de 64 ans dans un environnement désertique.




Échantillons de la météorite de Tataouine




Tataouine pourrait être un fragment d'un objet particulier de 500 km de diamètre VESTA, situé dans la ceinture d'astéroîdes entre Mars et Jupiter.

Tataouine appartient à la famille des diogénites qui ont en commun une signature isotopique en oxygène caractéristique, différente des SNC et des autres météorites. C'est une roche magmatique essentiellement formée d'orthopyroxènes .Sa signature spectrale (sa couleur) est similaire à celle bien spécifique de Vesta.

Source : Gillet et al., 2000. Bacteria in the Tatahouine meteorite: nanometric-scale life in rocks. Earth and Planetary Sciences

En examinant au microscope électronique des échantillons collectés en 1994, nous avons eu la surprise de découvrir à l'intérieur de certaines fractures des agrégats de microcristaux de calcite à la surface des grains de pyroxène.


Carbonates à la surface de Tatahouine

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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 21:28



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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 20:52

Jour d'Algérie 23 janvier 2010

Kidnapping

Un enfant de 4 ans enlevé par un groupe terroriste 

Un enfant âgé de quatre ans, inscrit en crèche, a été enlevé mercredi soir par un groupe terroriste non loin du domicile familial à Seddouk. Les kidnappeurs n’ont pas attendu longtemps pour demander une rançon à la famille. Le père de la victime est entrepreneur ; son entreprise intervient dans l’aménagement et le revêtement des routes et chaussées dans la région. Nous ignorons pour le moment le montant de la rançon, mais il est fort probable qu’elle dépasse les 500 millions de centimes, comme le cas du dernier enlèvement perpétré un jour avant à Toudja. En effet, un entrepreneur intervenant dans les  chantiers des travaux publics a été enlevé dans la matinée de mardi par un groupe terroriste, dans la commune de Toudja, une zone montagneuse connue pour être un fief des groupes armés. L’enlèvement a été précédé par le rapt de deux ouvriers employés par l’entrepreneur. Ces derniers ont été libérés 10 heures après avec un message à leur patron qu’il invitait à leur remettre 6 millions de dinars sous peine d’être enlevé. Le message n’aurait pas été transmis à temps à l’entrepreneur et les terroristes ont mis leur menace à exécution. Il faut noter que la situation sécuritaire se dégrade sérieusement à Béjaïa depuis quelques mois et plusieurs faits le démontrent. L’on se rappelle du commerçant qui a été kidnappé puis libéré sur la route reliant la localité de Seddouk à celle d’Akbou. Cagoulés et armés de kalachnikovs, ses deux ravisseurs lui ont subtilisé une importante somme d’argent et incendié son véhicule. Plusieurs actes de même nature ont été enregistrés dans cette zone. La semaine passée, un groupe de fondamentalistes a été neutralisé à Bouaziz. Deux terroristes du groupe ont pris la fuite avant d’être abattus le lendemain à Tasserguent dans la commune de Tazmalt. Il y a trois mois, une bombe artisanale a explosé à Beni Mansour au passage d’un groupe de GLD. D’autres actes plus graves avaient été enregistrés l’année dernière dans la zone couvrant l’Akfadou, Chemini, Adekkar, Toudja, Beni K’sila. Avant cela, en 2006, un important groupe avait été neutralisé à Merdj Ouamane dans la commune d’Amizour après une opération de ratissage qui avait duré plusieurs jours. Nabil Sahraoui, «émir» national du GSPC, avait été abattu avec trois de ses compères dans la région d’Adekar en 2005.   

Tarek B. S.




TSA 23 janv 2010

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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 20:35


           Combien y a t-il déjà de mosquées en Algérie ? 20 000 , 30 000 ou plus, nul ne le sait . Combien sont-elles encore salafistes ou wahhabites ? Combien d'églises ont été transormées, illégalement et contre toute liberté de culte, en mosquées depuis 1962 ?
         Qui finance la construction de ces mosquées, souvent ostentatoires eu égard des gourbis autour ?
         Quel type d'algérien préparent ces mosquées salafistes ?  De la trompe des GIA, du FIS, des gspc, ou d'el qaida ?


TSA

Des citoyens saccagent une mosquée en construction près de Tizi Ouzou 

Une mosquée en construction dans la localité des Aghribs, à une trentaine de kilomètres au nord-est de la wilaya de Tizi Ouzou, a été saccagée, vendredi 22 janvier, par des citoyens, a appris TSA de sources locales. Un groupe de villageois s’est attaqué à la bâtisse en chantier depuis plus de six mois  au chef lieu de la commune des Aghribs. En plus de la démolition partielle de la construction, les citoyens y ont également  mis le feu.
 
En fait, le conflit dure depuis plusieurs mois entre l’association religieuse initiatrice du projet  de construction de la mosquée et la mairie qui refuse de lui délivrer le permis de construire. La mairie est soutenue par des habitants de cette localité qui souhaite voir la mosquée implantée ailleurs surtout que le lieu choisi abrite un cimetière de chouhadas, selon les mêmes sources.
 

L’APC aurait même suggéré un autre site pour la construction de cette mosquée mais les membres de l’association ont décidé de lancer les travaux. L’association a porté plainte contre les auteurs de cette destruction auprès de la brigade de gendarmerie de Fréha. Une enquête devrait être ouverte pour déterminer les responsabilités.  

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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 02:03

 

D at tissas n wayrad
yissen ur nggwad
isaḥliyen s umata


Txill-k ay adrar n fad
ibedden am usfad
fellasen illi-k d ameksa


Γef umcum am uṣeggad
yesulin zznad
iḍufen (iεusen) adrar luṭa


S tmusni mačči s ṭṭrad
ara nemyelmad
amek ara nezdit tura


Tamedyazt d ddwa ubujad
tafaska d amsad
tessekar-d seg tnafa


Di Meγres ass yettnejbad
deg-s wajdim yettmad
a wi'iẓuṛen Kefrida



ddk

Elle aura lieu le mois de mars prochain à Aït Smail
Festival de poésie d’expression amazighe

L’association culturelle Adrar n’Fad (ACAF) de la commune d’Aït Smail s’apprête à renouer avec son rendez-vous annuel.

Depuis 2003, cette association carburant à plein régime, organise un festival de poésie d’expression amazighe en hommage à Mouloud-Mammeri.

Cette activité, est-il souligné dans un communiqué, s’inscrit “dans le cadre de la promotion et le développement du patrimoine culturel et la sauvegarde de la richesse orale”. Mieux que ça, note-t-on, elle constitue “une opportunité en or pour les jeunes talents dans le domaine de l’innovation dans l’activité poétique”.

Donc, le rendez-vous est fixé pour les 25, 26 et 27 mars prochains. Mais d’ici là, les jeunes poètes désirant y participer doivent, souligne l’association dans son communiqué, “envoyer leurs travaux à l’association culturelle Adrar n Fad cidex n°03 BP105 06044 poste Tergreft Aït Smail Bgayet, ou par email à l’adresse électronique acafdz@yahoo. fr ou par fax à 034 38 33 12”.

Le concours se décline en deux étapes distinctes : l’envoi des poèmes aux locaux de ladite association, ouverte depuis le 12 janvier dernier, et qui se poursuivra jusqu’au 26 février prochain, puis interviendra la deuxième phase consistant, à déclamer des poèmes devant un jury composé d’hommes de lettres, dont des enseignants au département de langue et culture amazighes de l’université de Bgayet, ainsi que de poètes.

En marge du concours, l’association organisera et animera plusieurs activités artistiques et culturelles : expositions diverses, pièces de théâtre, ateliers de formations, visites touristiques, conférences et tables rondes. Pour les organisateurs, ce festival de poésie amazighe “apporte une bouffée d’oxygène à la population locale et à toute la Kabylie en lui faisant vivre des journées riches en activités et en valorisant une région qui constitue un foyer et un haut lieu de la poésie amazighe tout en créant une dynamique qui éveillera les curiosités”. Aussi, souligne-t-on, ce rendez-vous, à la fois littéraire et poétique, constitue un espace où les jeunes talents peuvent s’exprimer à travers des journées de récital poétique et s’enrichir davantage grâce aux ateliers spécialisés dans le domaine.

Dalil S

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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 21:50
Le Courrier d'Algérie

DELLYS (BOUMERDÈS)
  Les collégiens d’Azrou en grève
Les élèves du CEM « Amar Guermiche » du village Azrou, poursuivent leur mouvement de grève déclenché depuis trois jours. Par cette action de protestation, les collégiens revendiquent la dotation de leur établissement d’une cantine scolaire et du transport scolaire. En effet, cet établissement situé dans un village enclavé dans la commune de Dellys situé à une cinquantaine de kilomètres du chef-lieu de la wilaya de Boumerdès est dépourvu de ces commodités indispensables pour les quelques 532 collégiens qui le fréquentent-. Ces derniers qui parcourent plusieurs kilomètres pour poursuivre leurs études sont confrontés quotidiennement aux aléas liés au manque du transport et surtout de la cantine scolaire. Les élèves viennent des villages de Cheka, Benamar, Boumedas et Benisaber lesquels sont connus par un froid glacial notamment durant cette période hivernale. Nombreux sont les élèves qui passent toute la journée sans manger car ne pouvant rejoindre leur maison à cause du temps du repos réduit. Devant de telles conditions, les élèves ne peuvent suivre convenablement leur scolarité. Des retards et des absences sont fréquents dans cet établissement. D’autres abandonnent les études à cause de la précarité dans laquelle vivent leurs parents indique-t-on. Les élèves grévistes menacent de ne pas rejoindre les classes si leurs revendications relatives à la cantine et au transport scolaire ne sont pas satisfaites. «On ne mange rien toute la journée, au moins qu’ils nous donnent un repas froid, comme tout le monde, s’exprima Kamel un collégien de la 3ème année.
 B. Khider 
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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 23:28





el watan 21 janvier


Les intouchables de la république
Les intouchables de la république

La lutte contre la corruption peut-elle s’accommoder de l’impunité ambiante  ? Pour les décideurs, la réponse, évidente, ne souffre aucune équivoque. L’impunité est érigée en valeur sûre de la République, en mode de gouvernance.



Le paysage politique regorge de cas flagrants d’impunité. Ils sont légion. Sous les slogans sonnant creux d’« Etat de droit », de « transparence », de « justice égale pour tous »… les « intouchables » parmi les membres du gouvernement, walis, (hauts) conseillers, députés, sénateurs, officiers supérieurs, cadres dirigeants, hommes d’affaires, englués dans des affaires de corruption, de passation illégale de marchés, de malversations, de détournements faramineux de fonds publics… profitent des largesses du système, narguent justice et opinion publique. En sera-t-il de même pour les véritables responsables dans les scandales ayant secoué ces derniers temps les secteurs des hydrocarbures, de la pêche, des travaux publics, de l’agriculture, des banques, etc. L’actualité nationale, prodigue en scandales financiers qui charrient dans leur sillage les noms de personnalités impliquées – directement ou indirectement – dans des affaires de corruption, fait craindre un remake du scénario Khalifa où, visiblement, seuls les lampistes ont eu droit au cachot. « Chasse aux sorcières » ou « opération mains propres », les Algériens n’osent plus y croire.

Totale impunité

 

L’affaire du wali de Blida est on ne peut plus édifiante sur le règne de l’impunité. Mohamed Bouricha, démis de ses fonctions en mai 2005, placé sous contrôle judiciaire un an plus tard, n’a jamais fait de prison. Pourtant, les faits qui sont reprochés à celui qui est présenté comme un proche du président de la République sont d’une extrême gravité  : dilapidation de deniers publics, usage de fonds étatiques à des fins personnelles, trafic de terres agricoles, abus de pouvoir... la liste est longue, l’impunité dont il jouit l’est tout autant. Autre esclandre qui nous vient une fois encore de l’entourage du président Bouteflika, celui que donne à admirer Amar Saïdani, l’ex-président de l’Assemblée nationale, troisième homme de l’Etat. L’ancien parlementaire, président du comité de soutien à la réélection de Bouteflika, aurait, à en croire les révélations de l’hebdomadaire El Khabar Al Ousboui, détourné plus de 3000 milliards de centimes (300 millions d’euros) du Programme de soutien à l’agriculture (PNDA). L’homme ne s’est jamais exprimé sur les faits, ne s’est jamais défendu des accusations portées contre lui. Saïd Barkat, ancien ministre de l’Agriculture, actuel ministre de la Santé, se trouve aussi dans de sales draps. Il aurait détourné, d’après la même source, plus 70% des aides agricoles destinées aux 14 wilayas du Sud au seul profit de la wilaya de Biskra. Son rôle est mis en avant dans une autre affaire relative à l’achat de matériel agricole « défectueux », d’une valeur de 1000 milliards de centimes, auprès d’une société espagnole appartenant à l’ex-Premier ministre ibérique, José Maria Aznar. Le ministre jouit d’une immunité (politique) sans faille.

Chakib Khelil, au-dessus de tout scandale

 

Le rôle – supposé ou avéré – qu’aurait joué Chakib Khelil dans l’affaire BRC et dans les affaires de corruption déballées en cascade depuis quelques jours à Sonatrach n’est toujours pas mis en relief. Ce proche parmi les proches, fidèle parmi les fidèles du président Bouteflika, à la tête du superministère de l’Energie et des Mines depuis 1999, duquel dépend organiquement Sonatrach, le mastodonte national des hydrocarbures a, depuis le début, déclaré tout « ignorer » des… affaires passées ou en cours. En février 2007, à propos de BRC, après des mois de silence, le ministre soutenait déjà que les seules informations dont il disposait provenaient de la presse. « Tout le monde semble informé, sauf moi », affirmait-il. BRC  : c’est pas moins de 27 projets d’un montant global de 63 milliards de dinars, octroyés de gré à gré à la société algéro-américaine. Des centaines de millions de dollars de préjudice. L’affaire n’a toujours pas révélé tous ses secrets. Chakib Khelil, sur le même ton, récidivait dimanche dernier en déclarant, à propos des scandales de malversations et de passation illégale de marchés publics qui éclaboussent Sonatrach : « Je ne connais du dossier que ce qu’en a donné la presse. » Dans le scandale du projet du siècle, l’autoroute Est-Ouest (coût  : 11 milliards de dollars), l’impunité exhale avant l’heure ses relents d’impunité. Le ministre des Travaux publics, Amar Ghoul, garde son poste alors que plusieurs de ses collaborateurs les plus proches, dont son chef de cabinet et le secrétaire général du ministère, sont en prison. La liste, longue et hétéroclite, des personnes impliquées dans ce scandale n’a à aucun moment incité Amar Ghoul à présenter sa démission. Bouteflika ne le congédiera pas non plus.

Mourad Medelci, un ministre « pas assez intelligent »

 

Le ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques, dirigé par Smaïl Mimoune, n’est pas épargné par les scandales sulfureux. Le secrétaire général de ce ministère a été placé sous contrôle judiciaire dans le cadre de l’affaire de la pêche au thon par des thoniers turcs à Annaba. La facture du scandale dépasserait les 20 milliards de dinars. Smaïl Mimoune restera, bon an, mal an, fidèle au poste. La somme de ces scandales ne peut toutefois éclipser celui de Khalifa. Le tribunal de Blida, qui a eu à juger des détournements opérés dans la caisse principale d’El Khalifa Bank, a vu défiler une flopée de hauts responsables de l’Etat. Mais aucun parmi ceux qui ont été entendus n’a, à ce jour, été inquiété. Beaucoup passeront à travers les mailles du filet. Aucun des hauts dirigeants et ministres impliqués et cités comme témoins lors du procès n’a osé quitter son poste, tirant ainsi les conséquences (politiques) de la gestion de leurs secteurs respectifs. Convoqué en tant que témoin dans l’affaire Khalifa, Mourad Medelci alors ministre des Finances, a déclaré n’avoir « pas été suffisamment intelligent » pour détecter la gravité de la situation. Le président du MSP, Bouguerra Soltani, ancien ministre du Travail et de la Sécurité sociale, a été également convoqué en tant que témoin. Il s’en tirera sans dommage alors que sa responsabilité est mise en avant dans les placements des fonds des caisses de la Sécurité sociale à El Khalifa Bank. Il en sera de même pour Abdelmadjid Sidi Saïd. L’opinion retiendra du secrétaire général de l’UGTA cette phrase « bravade »  : « J’assume la responsabilité de la résolution du 12 février qui a couvert le placement de janvier 2001. » Les caisses sociales avaient placé plus de 23 milliards de dinars dans la banque Khalifa. Sidi Saïd n’a pas seulement gardé son mandat, il demeure une pièce maîtresse du système Bouteflika.



Par Mohand Aziri

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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 23:24
el watan



Saïd Khelil. Pharmacien, militant de la démocratie et de la cause Amazighe : « Je continue à rêver du grand soir »
Saïd Khelil. Pharmacien, militant de la démocratie et de la cause Amazighe : « Je continue à rêver du grand soir »

« La révolution n’est pas un opium. La révolution est une purge ; une extase que seule prolonge la tyrannie. Les opiums sont pour avant ou après. » Ernest Hemingway



On l’avait connu sous un autre aspect. La barbe qui distinguait les révolutionnaires des années soixante et qui lui donnait l’air d’un barbudos romantique, résolu et enthousiaste, a été rasée et les rares cheveux ont disparu. Les traits du visage sont plus accentués, mais avec le même regard scrutateur. L’homme assure qu’il a peut-être changé de physionomie, mais il garde les mêmes convictions, le même idéal. Il a un regard qui sait fixer l’objectif d’un air spécial et qui trahit une personnalité intelligente, simple et directe qui a le bon sens chevillé au corps. Voix détonante et discordante, il a mis le même acharnement à s’engager dans les luttes qu’à travailler.

Universitaire, pharmacien, toujours prêt à aider les faibles, à l’écoute des pauvres, il a milité avec sincérité pour soulager les plus vulnérables et tenter d’améliorer la condition des humbles. A regarder Saïd Khelil, il est difficile de l’imaginer en dehors des luttes qu’il n’a cessé de mener depuis plus de quatre décades. Courtois jusqu’au bout des ongles, il utilise un langage précis et direct qu’il débite presque sans s’arrêter, jamais un mot plus haut que l’autre. Khelil Saïd est né en 1949 à Tizi Rached. Il a fait l’école primaire Jeanmaire de Tizi Ouzou et la Chabiba. A la veille de l’indépendance, il suit son cursus secondaire au lycée Amara Rachid de Ben Aknoun : « C’était un brillant élève et un bon footballeur », témoigne un ancien camarade de classe. Porté sur les lettres, il fera un bout de chemin dans cette filière tout en poursuivant ses études en pharmacie qu’il a achevées en 1974. Il effectue son service national à El Bayadh, puis à Bel Abbès. Un service qui durera trois ans dans une conjoncture marquée par l’affaire du Sahara occidental. Saïd est démobilisé en 1977 à Tizi Ouzou.

Happé par la politique

Comment est-il venu à la politique ? « Dès 1969, déjà à la faculté, aux ag de Ben Aknoun, et dans les comités de cité, ça discutait fort dans une chaude effervescence. Ça bouillonnait. les idées s’entrechoquaient et les clivages étaient profonds entre les tenants du statu quo encouragés par le pouvoir et ceux qui aspiraient au changement. C’est dans ce contexte qu’on avait commencé à poser le problème de l’amazighité dans le cadre des réunions du corps médical. Je me souviens de ma prise de bec avec le mouhafedh du fln qui était intervenu en français pour louer les mérites de la langue arabe, langue du fer et de l’acier », comme la qualifiait le président Boumediène. « J’ai répondu en arabe classique pour défendre l’amazighité, l’authenticité et les valeurs qui font les richesses de ce pays. »

En 1980, Saïd est arrêté en tant qu’animateur du mouvement avec ses amis du ffs clandestin, Sadi, Halet, Lounaouci, Achab, Ahmed Ziad. Ils sont incarcérés à Berrouaghia après un mois passé dans les sous-sols de la sécurité militaire. « On est restés 2 mois. Notre libération fin juin 1980 n’est due qu’à la grande pression populaire. » Fidèle à ses engagements, Saïd reste aux côtés des travailleurs de l’hôpital Nedir de Tizi Ouzou. « C’était pour moi une sorte de solidarité et un moyen de défendre le service public. » Saïd s’inscrit en spécialité résidanat en biochimie. Il décroche son dems en mai 1984. Ceci lui permettra d’accéder au poste de maître assistant au chu et à l’université de Tizi Ouzou.

A peine installé, il est élu président du syndicat des médecins autonomes, ce qui renforce le pôle revendicatif qui va avoir plus de poids suite à l’avènement de la Ligue des droits de l’homme de Ali Yahia Abdenour, et l’association des enfants de chouhada, regroupée autour des Benchikhoune, Ferhat, Fali, etc. Mais la récréation sera de courte durée. Les arrestations opérées déciment le mouvement. « Tous les éléments actifs, à l’instar de Ali Yahia, Naït Djoudi, Aït Hamouda, Benchikhoune, Sadi, About, les frères Aït Larbi, sont déférés devant la Cour de sûreté de l’Etat. Pendant cette période, j’avais la lourde tâche avec les rescapés de gérer la continuité du mouvement traversé par une crise grave. »

Une cassure regrettable

« Les détenus exigeaient une radicalisation alors qu’on n’avait pas les moyens de cette politique. Pour nous, l’essentiel était de pérenniser le mouvement. Ce qui explique que la mouvance se présentera en rangs dispersés à l’avènement de l’ouverture démocratique. » Après les assises du mcb et la naissance du rcd de Sadi, il y a eu une aile du mouvement qui s’est émancipée du rassemblement. « C’est ce qui fait que nous avons fini pour bon nombre d’entre nous par rejoindre le ffs. pour ma part, je considérais qu’il fallait renforcer une structure politique pour faire face au fis conquérant, et sauver ce qui pouvait l’être. De fait, on a travaillé à structurer et approfondir l’action politique avec une direction dynamique animée par les Hamdani, Lounaouci, Halet, Mahiou, Bouhadef, Debaïli, Djeddaï, sans oublier mon ami Hanifi, actuel président du coa et Djamel Bensebaâ. Dans le contexte de l’époque, il était difficile d’activer. Au cœur d’une violence terrible, nous avons pu sauvegarder un îlôo démocratique animé par des intellectuels. »

Cette dynamique se poursuivra bon an mal an malgré les dénégations et les croche-pieds du pouvoir, peu indulgent à l’égard du plus vieux parti d’opposition. Puis arriva la grande cassure due principalement à des différends idéologiques et stratégiques.

Les arouch, un épouvantail

« Le basculement s’est produit lors de la signature par le ffs du contrat de Rome. L’axe stratégique incluait les islamistes. Dans le fond, l’idée était peut-être négociable, mais la manière n’y était pas. De plus, il n’y avait aucune garantie pour notre parti. Plusieurs membres influents n’ont pas marché dans ce contrat et se sont retirés. Il ne s’agit pas seulement de ce qu’on appelait le groupe de Tizi. Il y avait aussi le groupe d’Alger qui activait à l’université d’Alger sous l’impulsion d’Arezki Aït Larbi. Pour bon nombre d’entre nous, c’était la traversée du désert. » Mais le virus de la politique reprend le dessus, qui amènera Saïd à créer le Mouvement pour la démocratie et la citoyenneté.

« Pour échapper aux récupérations diverses, avec des cadres militants du ffs et du mcb, on a tenu les assises de notre mouvement en 1996 à Béjaïa. D’entrée, celui-ci connaîtra des défections, du fait que certains amis étaient pressés d’aller aux élections. Ils rejoindront le rcd. On a connu de grosses difficultés logistiques pour organiser le congrès. De plus, nous serons surpris par l’avalanche répressive d’avril 2001. Depuis, on ne s’est plus relevés », constate-t-il, avec dans le regard, une colère mal dissimulée.

COMA politique

Puis, poussé par le goût de l’action qui est l’une de ses caractéristiques, il enchaîne : « La question qui se pose aujourd’hui : devra-t-on accepter avec fatalité cette situation de léthargie, de désertification et de coma politique ? Je pense personnellement que la flamme ne s’éteint jamais. Il est sûr que la mémoire collective est travaillée par tout ce vécu. Donc, comme l’histoire n’est pas linéaire, je m’entête dans l’optimisme et tout ce que nous avons consenti comme sacrifices n’est pas vain. Je continue à rêver du grand soir », observe-t-il, non sans stigmatiser le système qui tente de verrouiller tous les espaces de liberté. « Le processus démocratique, c’est un ancrage aux multiples facettes qui n’existe pas encore. C’est très compliqué, car le système imprime ses structures mentales à la société et les impose. C’est très dur de se défaire d’un système qui nous prend en tenailles. On est confrontés tous les jours aux nuisances, aux contraintes. La libération-émancipation demandera du temps. Cela ne m’empêche pas de saluer toutes les luttes syndicales, la presse, les personnalités comme Bouhired et d’autres qui entretiennent cet esprit de résistance. »

Et l’opposition qui est censée jouer le rôle de contre-pouvoir ? La question le fait sourire. « L’opposition est virtuelle. Elle est inexistante. Il ne faut pas arnaquer les gens. Quand les députés issus de cette opposition et qui sont censés défendre les intérêts du peuple qui les a élus donnent du crédit au système, il ne faut pas trop s’attendre à grand-chose », commente-t-il, désabusé. Les arouch ? « Autant le mouvement de 1980 était porteur de progrès et de modernité, autant ce mouvement s’est caractérisé par une violence régressive, fascisante, manipulé de surcroît par le régime qui l’a poussé à la violence pour mieux le discréditer... » Saïd voit dans les scandales économiques qui ont éclaté ces derniers temps le signe d’une gouvernance défaillante.

« Un régime autocratique, opaque, ne peut aboutir qu’à ça. Mais combien de temps cela va-t-il durer ? Ce qui me désespère, c’est que fondamentalement le régime n’a pas changé de nature depuis 1962. La preuve, l’actuel président était ministre en 1962. On est bien avancés dans le XXIe siècle ! Heureusement que le biologique et le géologique règlent des situations que l’homme maintient dans l’impasse délibérément pour ses intérêts les plus égoïstes. » Saïd fait un clin d’œil à ses amis praticiens en grève en leur demandant d’inverser la revendication. « Il faut exiger des conditions de travail dignes pour être performants. Etre utile et indispensable pour la population et ensuite demander un salaire décent. C’est dialectique. Que veut le régime, si ce n’est le statu quo ? » Khelil considère le système de santé dépassé, baignant dans un laxisme total. « Pendant 30 ans, je n’ai pas été évalué une seule fois, jusqu’à ma retraite. C’est vous dire ... » La grippe porcine et les tergiversations du ministère ? « Regardez la manière dont elle est gérée. C’est une gripette pour des Algériens confrontés à des maux autrement plus meurtriers. C’est du mimétisme. Et du mauvais en plus !... »

htahri@elwatan.com

Parcours : Khelil Saïd est né en 1949 à Tizi Rached près de Tizi Ouzou. Il est pharmacien de profession. Il a exercé à l’hôpital de Tizi Ouzou et enseigné à l’université de la même ville. En 1980, il est incarcéré et traduit devant la Cour de sûreté de l’Etat avec bon nombre de ses camarades. Militant du ffs, il est élu au 1er tour à une grande majorité, député de ce parti à Tizi Ouzou en 1991. Suite au contrat de Rome signé par le ffS (parti d’Aït Ahmed), Khelil se démarque et crée son propre mouvement en 1996 qui fera long feu. Pourtant, le mdc avait une pléiade de dirigeants valeureux comme Bouchebah, Aït Mokhtar, Kiab, Yahiaoui, H’mimi, Zouagui, Belmouloud, Oufarhat, Mira, Laïfaoui... Retiré de la politique, Khelil observe de loin et ne s’empêche pas de décocher quelques flèches en direction du « pouvoir aveuglé par ses intérêts égoïstes ». Khelil rêve de voir les choses changer dans le bon sens. Après 30 ans dans le service public, Saïd exerce dans un laboratoire médical à Tizi Ouzou. Saïd est marié et père de 3 enfants.


Par Hamid Tahri

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