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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 22:29

El Watan

Le 6e Festival international du film (FIFA) Issni N’ourgh, qu’abrite depuis mercredi dernier la ville d’Agadir, au Maroc, se veut, selon les organisateurs, un hommage aux Touareg d’ailleurs.

Agadir (Maroc).
De notre envoyé spécial


Lors de son allocution inaugurale, le directeur du FIFA, Rachid Bouksim, a souligné l’importance de cet hommage. «Notre saga continue à étinceler dans un contexte universel marqué par la problématique touarègue qui reflète non seulement un chevauchement d’intérêts; elle prédit plutôt un cataclysme politique qui risque de déloger la région. L’hommage qu’on réserve au cinéma Imouhagh, cette année, suscite plusieurs contemplations de l’histoire, la mémoire et les droits de l’homme.» A l’occasion, l’artiste peintre et poète Hawad et son épouse, Hellène Claudot, ont mis en place une exposition sur les Touareg. «Ces tableaux reflètent la situation difficile que vivent les Touareg spoliés de leurs biens.», nous a dit Hawad.

Dans le même sillage, un film intitulé Asshak a été projeté au public au niveau de la salle de la Chambre de commerce d’Agadir. Cette production cinématographique de la réalisatrice Ulrike Koch essaye d’expliquer, via l’image, le quotidien du peuple targui dans le Sahara caractérisé par la chaleur torride et le froid glacial. «Les Touareg observent l’ässhäk, une sorte de code moral qui garantit la survie de leur communauté. il signifie le respect de tout être vivant et un comportement digne», explique cette réalisatrice suisse dans le synopsis de son long métrage.

Par ailleurs, notons que le Festival international du film amazigh Issni N’ourgh d’Agadir a acueilli, cette année, des réalisateurs venus de la region de Siwa qui presenteront un documentaire sur les Amazighs de l’Égypte. «Cette histoire retrace l’itinéraire des Amazighs d’Égypte qui se sont installés depuis 3000 ans, en provenance de l’Afrique du Nord, représentant environ 24 000 personnes vivant dans l’île de Siwa», tel est le résumé de ce documentaire.

Rappelons que sept productions cinématographiques algériennes sont en compétition lors de ce festival. Ainsi, dans la catégorie long métrage, on enregistre la participation des films Le Sang et l’argent de Idir Saoudi, et de Vava Moh de Yazid Smaïl. Ce dernier a remporté, pour rappel, l’Olivier d’or du Festival national culturel du film amazigh qui s’est tenu, en mars dernier, à Tizi Ouzou.
Pour ce qui est de la section court métrage, on note la présence de Yidir de Tahar Houchi, Encre et le monde de Sofiane Bellali et Banc Public du chanteur kabyle Djamel Allam, tandis que Matoub Lounès, le combat éternel de Tahar Yami et Tiâawinine, ça coule la source de Djamel Aït Iftène, sont en lice en catégorie documentaire.

En marge des projections, un colloque est au programme.
Le jury de ce festival est présidé par Rachid Niny, journaliste marocain, assisté, entre autres, par Djamila Amzal, une actrice connue notamment par sa participation dans des films kabyles comme La Colline oubliée de Abderahmane Bouguermouh et La Montagne de Baya» de Azeddine Meddour.

Hafid Azzouzi

 

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Actualité du roman en tamazight

Quel avenir pour le roman amazigh ?

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le 29.09.12 | 10h00 Réagissez

L’inexistence d’instances de critique littéraire complique la situation du roman amazigh.

Après une rupture qui a duré près de 40 ans due à des facteurs politiques et historiques, depuis les années 1940 jusqu’aux années 1980, le roman d’expression amazighe a ressuscité avec le Mouvement culturel berbère qui a ouvert les portes à la production littéraire. Belaïd Ath Ali est considéré comme le premier romancier en tamazight, avec Lwali N wedrar (Le Saint de la montagne) datant des années 1940. Selon Ferhat Balouli, enseignant universitaire, traducteur et chercheur en sociolinguistique, le roman amazigh est en nette amélioration actuellement, «il y a une production qui se fait, on peut l’estimer entre 5 à 6 romans annuellement. Le niveau ou la qualité de cette production s’améliore au fur et à mesure comparativement aux premiers romans», dira-t-il.

Cependant, sur le plan de la thématique, rares sont les écrivains qui ont pu sortir de la coquille pour aborder de nouveaux thèmes et de nouvelles techniques de rédaction, car, comparativement aux autres langues, le roman amazigh est souvent imprégné dans la thématique du réalisme. Il n’y a pas de tendances ou d’écoles littéraires.

La langue est considérée comme un casse-tête pour le roman amazigh. Deux courants se disputent le terrain, d’un côté le courant des archaïsmes, et de l’autre celui des néologismes. Des abus sont commis de part et d’autre. D’un côté, dans l’utilisation excessive de la néologie au point de ne pouvoir lire. A l’exemple des écrivains Ahmed Nekkar, Amar Mezdad, Salem Zinia et autres. Tandis que le courant des archaïsmes utilise beaucoup plus l’emprunt d’une manière abusive aussi. «Des phrases entières en français ou en arabe sont utilisées dans les romans amazighs. C’est ce qu’on appelle en sociolinguistique le code switching». Un troisième courant essaie, tant bien que mal, de jumeler entre les deux premières tendances.

Selon M. Balouli, cela est dû essentiellement «à l’absence d’un standard pour la langue amazighe». Mais le problème crucial auquel fait face la littérature amazighe en général, et plus spécifiquement le roman est, selon toujours notre interlocuteur «l’inexistence des instances de critiques littéraires, dont le rôle est primordial dans la promotion d’une quelconque littérature. On se retrouve face à une multitude de romans qui ne sont pas triés. Les 3 départements de langue amazighe existant, (Tizi Ouzou, Bouira, Béjaïa) travaillent beaucoup plus sur la poésie berbère ancienne, dictons et proverbes,etc. La littérature contemporaine reste toujours marginalisée», déplore-t-il. Ces points de vue sont partagés par Mohamed Djellaoui professeur universitaire de la langue amazighe à l’Université de Bouira, et chargé du suivi des études de magistère et de doctorat au département de la langue amazighe de l’Université de Tizi Ouzou.

« Il y a de nombreuses tentatives dans l’écriture du roman, et c’est à partir de là qu’on constate des carences au point de ne savoir quoi lire. Il faut d’abord passer par l’acte de la lecture, pour arriver à l’écriture», insiste-t-il. Comme il déplore aussi l’inexistence des instances de critique littéraires, «cette absence a ouvert le champ à des improvisations dans l’écriture romanesque». Sur le plan langue, le professeur Djellaoui estime que «le romancier doit utiliser la langue courante, simple et compréhensible, loin des néologismes et des inventions». Se voulant optimiste, le professeur Djellaoui juge qu’«après chaque édition de romans, des écrivains évoluent sur tous les plans, style, structure, thème…»

Pour Hocine Arbaoui, écrivain, auteur de la première tragédie en tamazight en 1989, intitulée Sophonisbe, le problème se situe au niveau politique. «Le problème est plus complexe, car nous n’avons pas une politique globale qui régit le livre en Algérie», explique-t-il. Interrogé sur l’existence d’un lectorat du roman d’expression amazighe en Algérie, Hocine Arbaoui pense que «l’écrivain doit lui-même créer son lectorat en lui offrant des œuvres d’une meilleure qualité et non pas l’inverse. Je pense que le livre, et spécifiquement le roman, doivent passer par des étapes dans leur évolution pour arriver au stade de l’universalité.

Ce que j’ai constaté aussi, c’est que nos écrivains ne lisent pas».
Côté édition, Brahim Tazaghart, écrivain et propriétaire de la maison d’édition Tira, précise que le marché du livre en Algérie n’est pas structuré : «L’Etat ne s’est pas engagé pour subventionner et promouvoir le livre, il n’y a pas de volonté dans ce sens. Economiquement parlant, l’éditeur fait face à un dilemme. Ses dépenses sont supérieures à ses gains, surtout en ce qui concerne le livre en tamazight, et en bas du classement, le roman. C’est une exclusion de fait.»


Un seul roman en tamazight au Sila


Le Haut-commissariat à l’amazighité (HCA) qui est l’un des principaux promoteurs de la littérature et culture amazighes est présent à la 17e édition du SILA avec 7 nouveaux titres et un seul et unique roman. Cet organisme, notons-le, a consenti des efforts importants dans le domaine de l’édition. Depuis l’année 2003, le HCA a édité 190 titres.

Omar Arbane

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Nord - Mali : cinq adolescents amputés au nom de la chari'a

Par Le Matin DZ |                                       

Cinq jeunes Maliens accusés d'avoir braqué un bus de voyageurs ont été amputés au nom de la chari'a par des éléments du groupe terroriste le Mujao le 21 septembre dernier à l’hôpital de Gao, au nord-est du Mali.

Un djihadiste monte la garde devant une chambre de l’hôpital de Gao où ont été amputés les jeunes Maliens au nom de la chari'a le 21 septembre 2012 ( © AFP)

Une bande de coupeurs de route, composée de quatre Peuls et d’un Touareg, avait attaqué le mois dernier un autobus sur l’axe qui relie Gao à la frontière nigérienne. Les passagers avaient été dépouillés d’une forte somme d’argent.

Quelques jours plus tard, des éléments du Mujao arrêtaient à Gao des jeunes accusés du braquage. Le 21 septemble dernier, ils furent emmenés à l'hôtpial de la ville où, dans une chambre surveillée par des terroristes armés, ils furent amputés d'une main et d'un pied ; sentence prononcée au nom de la chari'a en vigueur désormais dans cette région nord-est du Mali.

Dans la foulée du coup d’Etat militaire du 22 mars à Bamako, les trois régions administratives du nord du Mali sont tombées aux mains des groupes islamistes radicaux Ansar Dine et Mujao, alliés d’Al-Qaïda au Maghreb islamique. Ils y appliquent leur interprétation de la charia qu’ils entendent imposer à tout le Mali.

La première amputation publique avait eu lieu en août à Ansongo (90 km au sud-est de Gao). L’homme mutilé avait été accusé d’avoir volé du bétail.

S'exprimant sur l'urgence de l'offensive armée contre Al Qaïda au Maghreb islamique décidée par Bamako, le premier ministre malien, Cheick Modibo Diarra a déclaré ce samedi 29 septembre, dans les colonnes du journal français Le Monde : "Chaque jour qui passe, nous avons davantage de mutilations, d’amputations, de viols, d’actes de barbarie dans le nord de notre pays. Le plus rapidement la résolution sera adoptée, le mieux ce sera. Et je suis convaincu que dès que nous aurons une résolution la plupart de ces malfrats et bandits essaieront de s’échapper avant même que les choses sérieuses commencent. Seuls les plus endurcis resteront."

Avec AFP

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Algerie-Focus

 

septembre 30, 2012 12:14

Petit bréviaire des idées algériennes les plus tragiques par Kamel Daoud

 
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Kamel Daoud, journaliste

Par : Kamel DAOUD

 1° – La débrouillardise est meilleure que l’effort. D’où la suivante : travailler ne sert à rien, ruser sert à tout. Cela donne l’idée de l’argent gratuit, du salaire comme butin, du Bien-vacant comme droit.

2° – Le pays est un bœuf tombé et nous sommes trente dix millions de couteaux. C’est l’idée du pays comme butin pas comme patrie. L’idée que la fortune est celle du plus rapide, pas du plus travailleur. L’idée que l’Algérie est une vache, une laiterie, un morceau, une propriété. L’idée que « trouver » est plus intelligent que de créer.

3° – La patrie s’arrête au seuil de la porte. Dehors, dans le pallier d’immeuble, dans la rue, dans la place publique, dans l’administration, dans la route et les champs on peut salir, détruire, prendre, voler, casser, faire ses besoins, jeter ses emballages ou déboiser.

4° – Ceux qui sont restés au pays sont des idiots. Ceux qui sont morts pour l’indépendance sont des naïfs. Ceux qui sont revenus sont des perdants. Ceux qui applaudissent sont des imbéciles. Ceux qui y croient sont des attardés.

5° – Vaut mieux connaitre quelqu’un que connaitre ses droits. Une «Relation » est plus utile qu’une institution.

6° – Les lettrés sont des traitres. Les francophones aiment la France. Les arabophones sont plus proches de Dieu.

7° – Dieu est partout. Donc il peut faire tout à notre place. Car nous ne sommes nulle part. il suffit d’attendre le jugement dernier.

8° – Conduire c’est se détester, s’écraser, se faire mal, faire mal, transgresser, pousser du coude et démontrer son rang, pas son éducation.

9°- La Loi est faite pour être contournée. C’est comme à l’époque des colons même si maintenant on est entre nous.

10° – On signale, à coup d’appel de phare les radars sur les routes mais pas les trous sur le chemin. On dénonce un couple qui s’embrasse pas un arracheur d’arbre, un casseur de vitre, un voleur de couffin du ramadan.

11° – Nous sommes plus arabes que les arabes. Plus kabyles que les algériens. Moins algériens que nos ancêtres. Plus fiers que les Tunisiens. Plus dignes que les Marocains. Moins noirs que les africains.

12° – Tout les algériens sont mauvais, sauf moi. Tous les algériens sont des violents, sauf moi. Tout les algériens sont idiots et voleurs, sauf moi. L’Algérie se porterait mieux si j’en étais le seul habitant. Je suis le seul à avoir la solution du cas algérien.

13° – Nous avons échoué. Rien ne sert à Rien. Il faut vite mourir pour mieux revivre au Paradis. Il faut partir ou faire revenir la France.

14° – Tout les riches sont des voleurs. Toutes les fortunes sont illégitimes.

15° – Il suffit de rien pour cracher sur l’Indépendance.

16° – On n’aime pas que les étrangers insultent l’Algérie mais nous sommes les premiers à insulter le pays devant le reste du monde.

17° – Pour être algérien il faut être musulman. Ceux qui ne sont pas musulmans ne sont pas algériens.

18° – Il nous faut un dictateur et une dictature car nous sommes ingouvernables par nature, par histoire.

19° – « Ce peuple est ingrat, sale et méchant » pense le régime. « Ce régime est voleur, corrompu et inculte » répond le peuple.

C’est un peu le bréviaire des idées algériennes les plus ancrées, les plus tristes, celles qui nous coutent le plus en temps et en espoir. Ces idées qu’il faut détruire pour pouvoir marcher sur terre et sur la lune et avoir des enfants sains. Il fallait les rappeler, simplement pour nous rendre aux évidences. Pour pouvoir commencer un jour à
reconstuire.

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 21:07

 

 

 

septembre 24, 2012 9:05

En quoi les musulmans sont-ils utiles à l’humanité?

 



La semaine politique de Kamel DAOUD

 

Hirsute, violent, édenté, sale, yeux exorbités, rageur, ongles courbés, intolérant, affamé, cannibale et impossible à fréquenter. C’est le portrait imposé de « l’arabe », alias le musulman de souche, de l’Océan à l’Océan. De quoi vous donner envie de préciser l’essentiel de l’avenir : je suis algérien et pas arabe. Je suis humain et j’ai le choix d’être musulman ou pas. A ma manière, discrètement, entre moi et le ciel, Dieu et le murmure.

Car pour le reste, je n’en veux plus ! Je ne veux pas le dire, le répéter, y insister ni le revendiquer, ni le proclamer. Sur la scène de la création vaut mieux se proclamer aujourd’hui extraterrestre que musulman. Car cette nationalité céleste détient désormais le monopole de la bêtise, de la capacité d’être manipulable jusqu’à l’absurde, de l’idiotie, de la détresse et du meurtre et des fatwas surréalistes. Bien sûr ceux qui ont tué l’ambassadeur US, en Libye il y a quelques jours, sont dix ou vingt et ceux qui manifestent contre les ambassades de l’Occident en les incendiant ne sont que quelques milliers sur le total du milliard mais n’empêche : les autres se taisent, reculent, ne disent rien et laisse faire ou regardent ailleurs. Du coup, les arabes/musulmans n’ont pas la nationalité du plus intelligent mais celle du plus fou de leur village. Du coup, il faut assumer la confusion puisqu’on la laisse faire. Puisqu’on préfère culpabiliser devant les islamistes. Puisqu’on choisit de s’exiler pour leur laisser les pays. Puisqu’on n’ose pas leur répondre, qu’on s’écrase, qu’on acquiesce et qu’on glisse avec eux sur leur pente folle de leur interprétation moyenâgeuse du sacré. Puisqu’aussi on n’ose même plus écrire un mot sur eux chez soi et qu’on leur concède le droit de parler en notre nom, avec l’Occident et avec Dieu et même avec nos femmes et nos corps.

Si on se laisse faire, c’est qu’on est dans la complicité et donc dans l’acceptation. C’est donc que dans l’île déserte et étroite du monde, on accepte la négritude confessionnelle comme une fatalité. Face à Robinson, on revendique presque le statut du sauvage qui mange l’arbre, l’oiseau et veut hâter la fin du monde.

Et qu’on ne vienne pas dire ensuite que tout le monde ne ressemble pas à tout le monde. Qui ne tue pas, consent. Qui ne dit rien, approuve. Qui croit que ces gens là ont raison, mais seulement pas dans les manières, les aide. Car aujourd’hui, c’est évident : l’Islam tel que vécu, vendu, parasité est une menace pour l’esprit et la raison. Et les islamistes qui montent, voleurs de printemps ou simple affidés sont une arme de destruction massive de notre humanité chancelante. Nos écoles sont donc une menace, ainsi que nos silences, interprétations, exils et démissions, livres et avis. Qu’on laisse de coté la manipulation grossière et les enjeux stratégiques et les coups de pub genre Charlie hebdo et ne retenons que la capacité incroyable de nos religieux à être idiots et violents. Le Film en question ? A peine un détail et il paraît qu’il n’existe même pas (comble de la moquerie !). On aurait pu y répondre par le silence, par un autre film, par un sourire ou par un plus grand effort à reconstruire nos pays et nos nationalités.

A quand un Luther musulman ?

L’Islam est à revoir, repenser et redéfinir et à ramener à la raison ou à l’aire de l’intimité ou à déclarer inapte. L’enjeu est notre place et notre utilité au reste de l’humanité qui avance ou qui souffre sans se proclamer le centre du monde ni le « peuple de la vérité ».

Et qu’on arrête de crier au complot, de se croire victime d’une théorie mondiale, de voir les juifs partout même dans mon nom de famille et de multiplier les analyses fumeuses : l’évidence est là. Sur vos télés et dans les rues. Il faut choisir vite : rejoindre l’humanité ou pas. Repenser l’Islam ou pas. Car pour le moment il y a de quoi pleurer et rire en regardant des hirsutes brûler un drapeau allemand pour dénoncer l’Amérique et confondre un Etat et un malfrat, un clip Youtube et une hystérie. Dieu et une barbe. Musulman/Arabe ? Non, ce qui est écrit sur mon passeport est clair : « algérien ». Cela ne tombe pas du ciel ni ne me vient de mes ancêtres. C’est quelque chose que je fabrique moi-même pour mes enfants.

Depuis presque un siècle, la bonne question est celle de « A quoi servent les musulmans au reste de l’humanité ? » En quoi faisons-nous avancer le progrès, le mieux, le Droit, la justice ? Qu’avons-nous inventé, musulmans de croyance ou musulmans par la culture, depuis le dernier Astrolabe ? Quand allons-nous enfin admettre que nous sommes devenus un poids mort pour l’humanité et un problème pour la collectivité ? Car s’il est vrai que le monde est un jeu d’adversités et de rapines, il faut admettre qu’aujourd’hui il s’agit d’un problème plus profond qu’un clip, une caricature ou une manip : si nous sommes aussi manipulables c’est parce que nous sommes les êtres d’un malaise. Les habitants d’une planète qui a un pied dans l’Iphone 5 et un autre dans les babouches ancestraux. C’est qu’il y a irrésolution, fausse naissance, inadaptation et décalage et donc douleur et donc violence.

Les deux dernières semaines, entre faux film, manifs, meurtres et manips, ont résumé presque les six siècles qui ont suivi la chute de Grenade. Rien depuis l’astrolabe. Des « Arabes » travaillent à la Nasa ? Oui mais il leur faut l’Amérique et la Nasa comme arrière-scène pour pouvoir briller. Tout les « arabes ne sont pas des musulmans et tout les musulmans ne sont pas terroristes et salafistes ? Oui, mais les uns naissent du silence des autres, des compromis, des peurs ou, au moins, des mauvaises réponses au monde présent. Il faut repenser l’Islam dans ta totalité et ses fondements très vite et savoir très vite si l’on veut rejoindre l’humanité ou l’au-delà. Tout le reste est blabla et jeu de rétrospectives sur les splendeurs d’autrefois.

C’est le long résumé d’une semaine de bêtises, de haines, d’insultes, de bigoteries. On peut y retenir le feuilleton d’une croisade assise ou d’une guerre de civilisations tordues. Mais on peut aussi aller à l’essentiel : se poser la bonne question de notre place au sein d’une humanité que nous nions et qui nous nie.

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 21:29

Liberte

Samedi, 22 Septembre 2012 09:50

Une exposition itinérante va sillonner plusieurs pays

33 siècles d’histoire amazighe

Par : Rubrique Radar

Après une année de travail acharné, et  sans aucune subvention ni aide directe ou indirecte de l’État marocain, un groupe d’Amazighs marocains, chapeautés par l’infatigable Omar Louzi, a pu monter une exposition itinérante intitulée “Amazigh 33”. Cette exposition débutera le 12 janvier 2013 et retracera les 33 siècles d’histoire amazighe. C’est une exposition itinérante qui passera par plusieurs villes marocaines, mais sera aussi présente à l’étranger où réside une très importante communauté berbère. Cette exposition est composée de quatre espaces : espace “histoire”, avec 120 panneaux explicatifs en trois langues, amazighe, arabe et française ; espace “tifinagh” pour l’apprentissage du tifinagh ; espace “livres”, avec 4 000 livres sur la culture et civilisation amazighes ; et espace “cinéma” avec 200 documentaires sur l’histoire et la culture amazighes.

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 21:07

 

L'Expression

 

MOHAND SIDI SAÏD PRÉSENTE SON LIVRE AU SILA

L'auteur de L'esprit et la molécule rencontre ses lecteurs

Par
L'auteur de L'esprit et la molécule rencontre ses lecteurs

En 160 pages, c'est toute une vie dédiée à aider les plus démunis qui est retracée dans L'esprit et la molécule.

Mohand Sidi Saïd, ancien vice-président du groupe Pfizer, a présenté, vendredi, au stand de l'Enag, son livre autobiographique L'esprit et la molécule. Le sous-titre du livre est plus explicite sur les intentions de l'auteur puisqu'il parle d'une radioscopie de l'industrie pharmaceutique. L'auteur revient sur les différentes étapes qu'il a franchies au sein de la hiérarchie de Pfizer, devenu au fil du temps un géant de l'industrie pharmaceutique produisant de nombreux types de médicaments. Sa contribution à cette aventure réside dans le fait qu'il a occupé le poste de vice-président du groupe. Il s'y est distingué par ses qualités de manager à l'écoute des acteurs de la société civile, des chercheurs et des utilisateurs. Il est présenté comme une personnalité influente au sein du groupe qu'il parviendra à ouvrir sur la diversité. C'est ce qui lui a permis d'imprimer une touche d'humanisme à l'industrie pharmaceutique.
Tout au long de ses 40 ans de carrière, il n'a pas cessé de concentrer son intérêt et son action sur la disponibilité des médicaments au profit des populations les plus pauvres de la planète. C'est lui qui a contribué à l'installation d'unités de production du groupe dans diverses parties de la planète.
La réussite de l'homme suscite l'admiration, d'autant plus que rien ne le prédisposait à assumer des tâches aussi importantes et aussi nobles au service de l'humanité. Dans sa jeunesse, il avait pris le parti de se consacrer au droit avant que des rencontres ne le détournent vers le management dans le secteur pharmaceutique. Ses compétences, il les a acquises au prix de longues et incessantes luttes dans un milieu où l'on ne se fait pas de cadeaux. Il a su néanmoins tisser autour de lui un réseau de connaissances grâce auquel il rendit sa présence incontournable au sein du groupe. Au cours de sa carrière, Mohand Sidi Saïd a parcouru le monde en se rendant notamment en Afrique, un continent miné par d'effroyables pandémies dont celle du sida.
Malgré le fait qu'il s'est retiré des affaires, son avis reste très sollicité sur les questions de la santé et du savoir en général. Il n'a eu de cesse également de propager des valeurs humanistes, essentielles selon lui, à la réussite professionnelle. Il se base sur son expérience personnelle pour faire la promotion des vertus du jugement, de la capacité à observer, à analyser et à se remettre en question. Ses préceptes dans la vie privée, il les a érigés en prérequis scientifiques, rejoignant de la sorte le chemin tracé par de grands penseurs. Il se révèle ainsi un grand cartésien avec un vif esprit scientifique ayant guidé sa méthode. Son chemin est jalonné par la constance, la persistance et le désir d'aller toujours de l'avant, comme il l'explique lui-même.

 

 

MOHAND SIDI SAÏD À L'EXPRESSION

«Tout n'est pas irrémédiablement tracé»

Il analyse dans le détail les modes de management dans le secteur pharmaceutiqueIl analyse dans le détail les modes de management dans le secteur pharmaceutique

Il a été au sommet du pouvoir dans une société pharmaceutique aux Etats-Unis mais ne répugne guère à aider les pauvres dépourvus de soins. Voici les deux facettes de Mohand Sidi Saïd qui détaille ces deux destins dans cet entretien.

L'Expression: Dans votre livre, vous avez abordé la méthode d'implantation des entreprises pharmaceutiques dans le monde. Le climat des affaires est-il plus contraignant en Afrique dans ce secteur?
Mohand Sidi Saïd: Il n'y a pas de climat des affaires particulier à l'Afrique ou à un autre continent, notamment avec la globalisation et les actions de l'OMC. Il y a un climat des affaires tout court. C'est un climat qui n'est ni simple ni extrême. Chaque Etat réagit en fonction de ses besoins et répond aux sollicitations en fonction des intérêts de ses citoyens. Il y a des règles. Ce sont celles des affaires où la lutte est quelquefois acharnée mais les Etats sont faits pour rétablir l'équilibre quand c'est nécessaire.
Toutes les années que j'ai passées aux Etats-Unis dans des rôles de pouvoir de gestion et de décision, je me suis toujours attaché à établir une balance entre l'intérêt de l'entreprisse et celui du client. C'est encore plus vrai dans le domaine de la santé qui touche à la vie, à la mort, à la maladie et à la souffrance.

Vous parlez de Manhattan mais aussi de vos débuts dans des villages de Kabylie...
J'en parle dans mon livre pour dire que mes premiers pas dans la vie n'ont pas été un succès. Une fois que le hasard de la vie m'amène dans le domaine de la santé je me suis assigné d'en tirer le maximum pour moi, ma famille mais aussi pour que ceci serve peut-être un jour d'exemple. Je n'ai pas écrit ce livre pour me faire de l'argent. Je crois qu'à mon âge, ce serait plutôt un peu tard. Je n'ai pas écrit non plus pour la gloire, ayant été au sommet du pouvoir et ayant fréquenté des chefs d'Etat, quelques rois et nombre de Premiers ministres et des ministres. Tout cela est éphémère. Donc j'ai tenu à ce que les revenus de ce livre aillent à l'ONG SOS villages d'Enfants située près de Draria et qui reçoit des orphelins. J'ai voulu que ce livre soit un témoignage pour tous ceux qui, à un moment quelconque, pensent que tout est irrémédiablement tracé. On fait de sa vie ce que l'on veut à condition d'y mettre l'effort nécessaire à cela.

Quel est votre regard sur les systèmes de santé des pays sur lesquels vous avez eu à travailler?
Dans le livre, j'ai essayé de faire un tour d'horizon des systèmes de santé à travers le monde. En fait, il n'y a pas de système de santé qui soit parfait. Celui des Etats-Unis repose sur un mythe et il laisse 40 millions d'Américains sans couverture médicale. La situation n'est guère meilleure en Europe et particulièrement en France qui a fait depuis la V République une vingtaine de réformes sur la santé et très rarement l'équilibre budgétaire a été atteint. L'Algérie n'échappe pas à la règle même si le pays dépense beaucoup d'argent et mobilise des ressources pour la santé des citoyens. Cependant, les Algériens n'ont pas du tout le sentiment d'être bien soignés et ils ont raison car ils méritent d'être bien traités. Notre système de santé est sinistré et fait face à un souci majeur de performance. Il faut souhaiter qu'à un nouveau ministre apparaissent de nouvelles stratégies, de nouvelles missions pour rendre le système de santé, qui absorbe une bonne partie du budget de l'Etat, plus performant. Il est urgent d'établir un état des lieux et de mettre au travail des équipes professionnelles pour définir les stratégies de redressement du secteur de la santé. Les moyens financiers existent et les ressources humaines également. Il faut un leadership éclairé et surtout déterminé avec des objectifs clairs.

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 21:05

El Watan

Rachid Boudjedra : Yasmina Khadra n’est pas un écrivain

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le 21.09.12 | 10h00

 Rachid Boudjedra et Yasmina Khadra.

| © D. R.
Rachid Boudjedra et Yasmina Khadra.

Le Salon international du livre d’Alger s’est ouvert hier au public sur un débat avec le romancier Rachid Boudjedra. Fidèle à son sens artistique de la provocation, il s’en est pris à tout le monde. Ou presque.

Rachid Boudjedra n’a pas changé d’avis sur Yasmina Khadra. «Yasmina Khadra n’est pas un écrivain. Et je le dis en tant que lecteur», a déclaré l’auteur des 1001 Années de la nostalgie, hier, lors d’un débat à la salle Ali Mâachi, au Palais des expositions des Pins maritimes, à l’est de la capitale, à la faveur du 17e Salon international du livre d’Alger (Sila). «Vous avez demandé son avis à Yasmina Khadra sur ce qu’il pense de moi. Je refuse de polémiquer», a-t-il ajouté. Le plus drôle est que le SILA 2012 rend hommage aux deux romanciers, Boudjedra et Khadra. A quand un face-à-face, un débat, entre les deux hommes de plume ? Plus loin, Rachid Boudjedra a confié avoir «un sens très fort» du mépris.

«Ce n’est pas négatif, mais Mohammed Dib, c’est la vie tranquille. Le peu de temps qu’a eu à écrire Kateb Yacine, il n’a pas posé de polémique politique. Mouloud Mammeri, grand écrivain, était aussi dans la tranquillité. Moi, je suis dans l’intranquillité psychologique, romanesque, métaphysique et politique. En 2012, je suis marxiste. Cela fait rire beaucoup de gens et enrager bien d’autres», a-t-il dit. Il s’est élevé contre ce qu’il a appelé les règlements de comptes personnels. «Je n’ai jamais été contre le Printemps berbère. Mais, des berbéristes fanatiques m’ont accusé d’être anti-berbère alors que je suis chaoui. Je suis debout. J’écris. Les gens me rencontrent lorsque je suis au marché avec mon couffin. J’ai une vision politique du monde que les autres écrivains n’ont pas», a appuyé l’auteur de Extinction de voix.

Il a illustré son propos par les souffrances de l’écrivain américain William Faulkner. «Parce qu’à l’époque, la société américaine était comme notre société aujourd’hui, fermée et puritaine. Faulkner était anticonformiste. Il a subi l’interdit pendant vingt-cinq ans», a-t-il noté. Il s’est attaqué à la presse mexicaine qui n’a pas été tendre avec la traduction espagnole de son roman L’escargot entêté. «C’est une presse anti-algérienne et pro-islamiste. Pourtant, dans L’escargot entêté, je critiquais d’une manière fine la bureaucratie algérienne de l’époque», a-t-il lancé. D’après ses dires, la plupart des sites littéraires sur internet lui sont hostiles. «Les trois quarts de ces sites sont erronés. Il y en quelques-uns qui sont corrects, comme celui de l’université Harvard aux Etat-Unis, deux autres en Egypte et en Algérie», a-t-il révélé.

Concernant le rapport de la littérature à l’histoire, l’auteur de La pluie a relevé avoir été le seul à aborder des questions sensibles. Et de citer l’exemple des harkis évoqués dans son roman Hôtel Saint-George. «Pourquoi la littérature algérienne n’a jamais abordé l’assassinat de Abane Ramdane ?», s’est-il demandé. Il a rappelé avoir souligné dans son roman Les figuiers de Barbarie ce qui apparaît toujours comme un tabou de la guerre de Libération nationale. «On m’a marginalisé parce que j’écrivais en arabe. Dès que je me suis mis à écrire en français, on m’a donné plus d’importance», a-t-il dit, accusant les maisons d’édition algériennes de déconsidérer le roman écrit en arabe et de refuser de le publier. Refus qui, d’après lui, a motivé son retour à l’écriture en langue française. Enfin, Rachid Boudjedra a critiqué les diplomates français en poste à Alger.

«Dans le passé, il y avait de bons Français. Aujourd’hui, ils sont mauvais, des diplomates guerriers !», a-t-il accusé. A propos de la controverse sur le film anti-islam Innocence of muslims et les caricatures haineuses du journal français Charlie Hebdo, Rachid Boudjedra a estimé qu’il ne faut pas insulter les religions. «Je refuse qu’on touche à l’islam, au christianisme ou au judaïsme. Au judaïsme, pas au sionisme. On doit respecter les convictions des gens. On doit respecter les personnes qui ne croient pas à la religion», a-t-il plaidé. D’après lui, le discours en Algérie est pro-américain et pro-européen. «Je tiens un autre discours. Je suis monté contre l’Occident fasciste qui donne des leçons de démocratie. Depuis que je suis enfant, je n’ai jamais fait confiance aux Européens, aux Occidentaux par rapport à nous, pays anciennement colonisé», a souligné le romancier minimisant les récentes révoltes populaires dans le Monde arabe.

Fayçal Métaoui
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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 21:00

L'Expression

 

BOUSSEMGHOUN EST PRESSENTIE POUR L'ACCUEILLIR

Les associations culturelles amazighes préparent leur forum national

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Boussemghoun future capitale de TamazightBoussemghoun future capitale de Tamazight

Saïd Fréha, de la Chaîne II, organisera une émission radiophonique «portrait de mon village», en direct de Boussemghoun, le vendredi 28 du mois en cours.

Boussemghoun sort de l'anonymat. Les journées d'étude des 15 et 16 du mois en cours sur le thème «Boussemghoun, un ilot amazighophone à revivifier» ont été marquées par une importante rencontre entre la société civile, les autorités locales, des citoyens venus de Timimoune, Chellala et la délégation du HCA. «J'ai visité autant de régions dans notre pays. Souvent on nous parle des sites romains, turcs mais je n'ai jamais vu ou entendu parler autant des réalisations historiques des ancêtres à l'image de Boussemghoun», reconnaît un citoyen. De son côté, le chef de cette daïra du Sud-Ouest algérien dira que «Boussemghoun est une ville d'inspiration par excellence». Boussemghoun donne une véritable leçon de citoyenneté et d'attachement aux valeurs ancestrales et de développement local. Pas de mendiants dans les rues, propre et de nombreux espaces verts caractérisent cette ville. A Boussemghoun, la délégation du HCA se souviendra de l'accueil et de l'élan de solidarité. La langue amazighe est préservée dans sa richesse et pureté malgré toutes les invasions: c'est un parler amazigh à 100% qui ne contient pas d'autres mots étrangers. Par ailleurs, le fameux animateur de l'émission «Portrait de mon village», Saïd Fréha, de la Radio nationale Chaîne II, n'a pas tardé à prendre attache avec les responsables locaux afin d'organiser une émission radiophonique en direct de Boussemghoun, le vendredi 28 septembre prochain. Parmi les recommandations du HCA, figure la réintroduction de l'enseignement de tamazight à l'école de Boussemghoun, après sa disparition depuis 1998 avec un nécessaire élargissement à d'autres localités de la wilaya d'El Bayadh, de Naâma et de l'ensemble du Sud-Ouest algérien, et ce à partir de l'année scolaire 2012-2013 conformément à la Constitution de la République et à la loi d'orientation sur l'éducation nationale n° 08-04 du 23 janvier 2008 stipulant l'ouverture de postes budgétaires là où la demande sociale se manifeste. On recommande aussi l'ouverture de canaux d'expression amazighe au niveau des radios locales, notamment à El Bayadh et à Béchar. Il est aussi recommandé la révision à la hausse du volume horaire de l'unique émission en tamazight dispensée par la radio locale de Naâma. Figure aussi la programmation d'émissions de vulgarisation du patrimoine matériel et immatériel de Boussemghoun et des autres régions amazighophones au sein de la Télévision algérienne dont sa chaîne thématique TV4 doit s'ouvrir et s'investir davantage dans la promotion de Tamazight dans toutes ses variantes et formes d'expression, loin de la tendance folklorisante qui la caractérise actuellement. Il s'agit aussi de réhabiliter la toponymie originelle de la région du Sud-Ouest (wilayas d'El Bayadh, de Naâma et de Béchar) et l'encouragement de l'inscription amazighe dans l'environnement (fronton des institutions culturelles). Il y a aussi l'urgence de procéder à la classification des sites et monuments archéologiques comme patrimoine national protégé, notamment les Ksours (Aghrem) de Boussemghoun (El Bayadh) et Asla, Tiout et Sfisifa (Naâma) et particulièrement Mougrar débaptisé arbitrairement sur décision administrative Qalaât Bouamama. Le HCA met aussi l'exergue sur l'encouragement par la mise en évidence de la diversité et la richesse culturelle et artistique de Boussemghoun et des autres régions amazighophones dans le programme des échanges culturels inter-wilayas et les festivals institutionnalisés placés sous l'égide des directions de la culture et ce conformément aux instructions et orientations du ministère de la Culture. L'encouragement de la production littéraire et artistique amazighe par la prise en charge de l'édition (livres, multimédias, films) et le soutien des initiatives locales formulées par le mouvement associatif, notamment la tenue d'un premier forum national des associations culturelles amazighes à Boussemghoun. Approuvées par Si El Hachemi Assad, directeur central au Haut Commissariat à l'amazighité, les recommandations ont été élaborées après de larges concertations. Les animateurs en retraite, Boukhalfa de la Radio Chaîne II et Lounès Aït Aoudia, président de l'Association des amis de la rampe Louni Arezki ont tenu à partager ces moments avec les Imazighen de Boussemghoun.
Les gravures rupestres inestimables de Tiout, qui remontent à plusieurs siècles, connaissent des barbouillages regrettables. «Les gens qui écrivent leurs noms dessus, ne connaissent pas la valeur et l'importance de ces gravures qui constituent des passages très importants, dans la préhistoire de l'homme amazigh dans cette région», regrettent des archéologues qui ont tenu à dénoncer ces comportements irresponsables.
La protection du patrimoine national y va de la responsabilité de l'Etat et de tous les citoyens, ne serait-ce que par la mise en place d'un grillage qui protège les dessins et les écritures de nos ancêtres amazighs.

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 20:53

L'Expression

 

LE FILM SERA RÉALISÉ PAR AHMED RACHEDI

La vie de Krim Belkacem revisitée au cinéma

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La vie de Krim Belkacem revisitée au cinéma

«Krim Belkacem est considéré comme le premier maquisard de la guerre de l'Indépendance algérienne et chef historique du Front national de libération.

Quatre ans après avoir réalisé le film Benboulaid, le réalisateur Ahmed Rachedi s'est attaqué à une autre figure importante de la Révolution: Krim Belkacem. Il a lancé le premier tour de manivelle du film dimanche dernier, au Parc d'attractions et de loisirs de Ben Aknoun, en présence du ministre des Moudjahidine, M. Mohamed Cherif Abbas. Avec ce nouveau film, Ahmed Rachedi reste le réalisateur le plus prolifique du cinéma de la révolution. Il collectionne à lui tout seul, les meilleurs films algériens sur la guerre de Libération: L'Aube des damnés en 1965, l'Opium et le Bâton en 1969, C'était la guerre coréalisé avec Maurice Failevic en 1992 et bien sûr, Benboulaïd en 2008. Avec ce nouveau film Krim Belkacem, Rachid perpétue la nouvelle vision sur le cinéma algérien qui met en valeur les héros de la Révolution. Dans le passé, le gouvernement avait interdit la mise en image des héros de l'époque, en se basant sur la devise de l'époque: un seul héros, le peuple. Aujourd'hui Rachedi connu comme un producteur et réalisateur de talent réalise un nouveau chalenge et un nouveau défi cinématographique, celui de mettre en images le parcours d'un des plus importants chefs du FLN et de l'ALN et l'un des négociateurs importants lors des accords d'Évian. Produit par le ministère des Moudjahidine en collaboration avec l'entreprise d'Ahmed Rachedi, Télécinex, dans le cadre du programme célébrant le Cinquantième anniversaire de l'Indépendance, ce film est coécrit par Ahmed Rachedi avec Boukhalfa Amazit (journaliste et chercheur spécialisé en histoire) et Azzedine Raïd. Le rôle de Krim Belkacem sera tenu par Sami Allam, (un réalisateur et comédien talentueux qui avait adapté il y a quelque temps les pièces de Mohya au théâtre). Il avait justement joué le rôle de Krim dans le film Benboulaïd.
D'ailleurs, A. Rachedi a accordé toute sa confiance au comédien Hassan Kechache, en lui reconfiant le rôle de Benvoulaïd, et lui donnant le rôle ô combien important de Ferhat Abbas. Plusieurs autres grandes figures du cinéma algérien sont également présentes dans le film à «gros budget». Hamid Ramas (Mahmoud Cherif), Kamel Rouini (Saâd Dahleb), Ahmed Razag (Amar Ouamrane), Mustapha Laribi (Abane Ramdane), Bahia Rachedi (la mère de Krim Belkacem), Razika Farhane (la deuxième épouse), Imene Nawel (la première épouse, Tassadit) ainsi que Saïd Hilmi, Amed Benaïssa, Hacène Ben Zirari, Hamid Mesbah. Côté histoire, le film reprend le parcours du grand militant Krim depuis sa jeunesse à l'Indépendance. Pour ce faire, Boukhalfa Amazit, le coscénariste, s'inspira d'une enquête journalistique appuyée sur des recherches bibliographiques et des témoignages récoltés et dont l'écriture du scénario a duré deux ans et a nécessité un grand travail de recherche.
De son côté, le cinéaste Ahmed Rachedi a déclaré: «Krim Belkacem est considéré comme le premier maquisard de la guerre de l'Indépendance algérienne et chef historique du Front national de libération, il était responsable pour la Kabylie et à la tête de 1500 hommes.» Ajoutant que le choix du site pour le tournage du film convient parfaitement au déroulement des effets de l'histoire. De son côté, le ministre des Moudjahidine M.Cherif Abbas a qualifié d'importantes les productions cinématographiques inscrites dans le programme de célébration du Cinquantenaire de l'Indépendance. Les premières séquences du film ont été tournées dans des espaces ouverts au Parc d'attractions de Ben Aknoun à Alger. La production a reconstitué entièrement le décor, avec la construction de la maison où a eu lieu le Congrès de la Soummam. Les décorateurs algériens du film ont également reconstitué une église, la gendarmerie et certains lieux importants du parcours du grand chef du FLN et de l'ALN. Le film sera tourné un peu partout en Algérie à Alger à Oran, en Kabylie et des séquences seront tournées en Tunisie.

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 20:14

 

 

Communiqué

 

Forza Mezghena appelle tous les membres de son réseau à tous faire pour discréditer et stoper ce projet indécent et ostentatoire de la grande mosquée d'Alger. Non seulement nous appuyons la pétition qui circule contre ce projet, et qui estime que cette construction dont le coût avoisine les 20 milliards de dollars n'est pas une nécessité nationale comme les autres infrastructures et investissements nécessaires, nous incitoyons les citoyens à le torpiller.

Dans un pays qui dispose de plus de 300 milliards de dollards de réserve, il est honteurx de quémander 30 millions d'euros à l'Europe pour dépolluer les plages d'Alger !

Comme il est inacceptable de laisser passer ce projet, au moment où les moustiques prolifèrent dans l'Algérois jusqu'à Rouiba, où toutes nos villes dégagent des odeurs nauséabondes, où notre jeunesse ne rêve que de la Harga, où nous ne disposons même pas d'un hôpital digne de son nom.... 

 

Forza Mezghena trouve absurde les arguments du gouvernement pour qui

''ce monument se veut durable et répond à plusieurs objectifs, culturel, religieux, touristique et scientifique.''

Il ne s'agit en vérité que d'un temple d'aliénation religieuse pour satisfaire un fantasme personnel d'un ''malade qui nous gouverne'' et qui agit comme la fameuse '' Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Boeuf ''.  Ou le fanstame cupide de quelqu'un qui pense forcer la main du ''Bon Dieu'' , sur le dos du peuple biensûr, pour qu'il lui réserve une place parmi les princes du paradis.

Qui y a t-il de scientifique dans ce projet indécent ? À  moins que le pouvoir ne confonde mosquée et rampe de lancement de fusées vers le Firdous !

 

Comme il est absurde également de justifier cet énorme gaspillage en ressassant la période coloniale française et en continuant à nier les autres colonisations qui l'avaient précédé notamment celle de l'empire Ottoman et celle des Khalifats arabes ! À vrai dire, les colons français en 1830 avaient surtout détruits des ''Kouba'' , c'esr-à-dire des mausolés (il y en avait 35 mausolés de Saints à Alger). Et si réellement le pouvoir est honnête, il devrait surtout et avant tout entretenir ces mausolés dont la mémoire collective algérienne a baigné : Sidi Abderrahman à Alger, Lala Dergana à Ain Taya, Sidi Houari à Oran, Sidi Boumedienne à Tlemcen, Sidi Rached à Constantine etc...

 

Forza Mezghena appelle tous ses membres et les Algériens aspirants à la modernité et l'émancipation de peuple à démasquer ce projet grotesque et ostentatoire qui hypothèque l'avenir.

 

Forza Mezghena, Alger 19 sept 2012

 

 

 

 

 

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 23:28

 

 

Mizrana (Kabylie) : la brigade de la gendarmerie saccagée (actualisé)

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Par Le Matin DZ |                                       

Si les citoyens protestaient ou refusaient catégoriquement la construction de brigades de gendarmerie nationale avant leur démarrage à Mizrana, ils ont attendu à ce que les travaux de construction de celle de Mizrana soient achevés pour agir.

Les manifestants ont dénoncé le mépris des autorités

Le vent de contestation n'a laissé personne indifférente. Dans l’après midi de dimanche, à 15 h, c’était la population de plusieurs villages de Mizrana qui s’est organisée et a procédé par la suite à la démolition de la brigade de gendarmerie nationale implantée à la crête, une bourgade située sur la RN 72 à quelques encablures seulement du chef-lieu communal.

En effet, des dizaines de centaines de citoyens des issus principalement des villages de la communes de Mizrana, et quelques d’autres des villages limitrophes ont saccagé et brûlé les deux brigades respectivement situées dans leur territoire. Ce célibatorium qui devait accueillir dans le proche avenir les troupes de la gendarmerie nationale a été totalement détruit et incendié. Les dégâts matériels occasionnés se chiffrent en milliards de centimes. La brigade était fin prête pour accueillir ses locataires. Elle devait ouvrir ses portes le 1er novembre prochain selon les dires des citoyens. Mais le vent de contestation en a décidé autrement. Les différentes franges de la population ont pris part à cet évènement. On compte des jeunes, moins jeunes et même des personnes âgées, selon nos sources. C'est dire le refus de la population de voir cet immeuble se réaliser.

Le chef de daïra et la protection civile refoulés

Le chef de daïra de Tigzirt qui fut escorté par les éléments de la brigade de la police judiciaire territorialement compétents a été refoulé en le menaçant par des jets de pierres. Il venait calmer les citoyens, mais sa venue n'a fait qu’attiser le feu. Par ailleurs, les éléments de la protection civile venus sur les lieux en vue d’éteindre le feu qui menaçait cet édifice, ont été aussi obligés à rebrousser le chemin par les manifestants en colère. Eu égard à la tension, les hommes de la protection civile n'ont pas insisté, ils sont repartis sans intervenir.

Des chaînes privées et de la presse écrite empêchées

Plusieurs chaînes télé privées et correspondants de la presse écrite et électronique ont été empêchés de filmer, photographier en vue des mesures de sécurité. "Nous avons interdit de filmer et de photographier pour ne pas créer de l’inquiétude, doutes et de la peur au sein des citoyens ayant pris part aux démolitions de cette bâtisse. Car, nous savons bien, si nous laissons nous filmer ou prendre des photos, beaucoup de nous, des paisibles citoyens en d'autres jours, seront exposés aux agents de sécurité", nous confie un des manifestants. Certains correspondants et cameramen des organes privées ont bien insisté de couvrir l’évènement, mais en vain.

Des dégâts matériels en milliards de centimes

Les dégâts matériels occasionnés par la destruction de la brigade de gendarmerie se chiffrent en milliards de centimes, les locaux étaient en leur phase finale. Ils devaient être livrés le premier novembre. Mais la colère populaire était passée par là : les murs totalement détruits, incendiés, des climatiseurs, des chauffe-bains, des groupes électrogènes, des seaux de peinture et bien d’autres objets de valeur sont détériorés. Le bilan est lourd. Et il est fort probable que ce celibatorium soit compromis.

Et même le siège de la daïra demeure toujours fermé et encerclé par un impressionnant cordon de sécurité depuis hier dimanche.

Comme nous l’avions rapporté dans l’édition d’hier, le siège de la daïra de Tigzirt étaient assiégé par les citoyens d’Azroubar en vue d’interpeller les autorités de daïra de respecter leurs promesses non tenues en l’installation de la téléphonie filaire au niveau de leur village, et dénoncent le "mutisme et la sourde oreille des autorités locales et celle d’Algérie Telecom". Les services de la sûreté ont vite dépêché depuis hier tôt la matinée un impressionnant cordon de sécurité pour protéger ce siège afin qu’il ne soit pas l’objet de destruction ou subisse le même sort que ce lui des brigades de gendarmeries et de garde communale. A l’heure où nous mettons en ligne, les citoyens d’Azroubar maintiennent toujours le siège de la daïra fermé et affichent leur détermination d’y aller la satisfaction totale de leur plate forme de revendication.

De notre correspondant : M. A.

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 23:22

 

Culture : HAUT-COMMISSARIAT À L’AMAZIGHITÉ
Publication de plus de 150 titres de littérature amazighe

 

Le Haut-Commissariat à l’amazighité (HCA) a publié plus de 150 titres de littérature d’expression amazighe, a appris l’APS dimanche auprès d'un responsable du HCA.
«La publication de ce nombre important d’ouvrages s'inscrit dans le cadre des efforts visant la promotion de la langue amazighe et l’encouragement des talents dans le domaine de la littérature amazighe», a indiqué M. Issam Hachemi, en marge des journées d’étude sur la promotion de la langue amazighe qui se tiennent à Boussemghoune, dans la wilaya d’El- Bayadh. «Le HCA offre des opportunités de publication à toutes les jeunes potentialités œuvrant dans le cadre de l'expression amazighe et œuvre aussi à attirer vers ce genre littéraire différents autres talents culturels dans les domaines de l’audiovisuel et l’écriture de scénarios », a-t-il ajouté. Le Haut-Commissariat à l’amazighité prépare par ailleurs la 3e édition du film amazigh ainsi que le 9e Salon national du livre amazigh et supports multimédias, prévus en mars et avril prochains respectivement, a fait savoir M. Hachemi. Ces journées d’étude sur la promotion de la langue amazighe, organisées samedi et dimanche sous le thème «Boussemghoune, un îlot amazighophone à revivifier», regroupent notamment une pléiade de chercheurs et universitaires, spécialisés en sociologie et en linguistique. Des expositions sur le livre amazigh et autres arts plastiques ayant trait au thème de la langue amazighe sont également organisées en marge de ces journées.

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  • : La confédération des Iflisen Umellil
  • : Un des objectifs est de reconstituer la grande confédération qui regroupait les 14 aarchs des Iflisen Umellil avant la colonisation française. Le but est de rétablir les liens interrompus et de promouvoir la solidarité inter-arche. Nous visons également à consolider les liens entre la diaspora et leur région d'origine. Réecrire l'histoire des Iflisen et préserver leur patrimoine matériel et immatériel .
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