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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 21:54

Le Matin

Eutelsat censure une radio libre en Algérie et en Tunisie

La société française, qui se plaint de la censure de télés en Iran, a coupé le signal de Radio Kalima sur son satellite Hotbird.

C'est l'histoire du censuré devenu censeur. Mercredi, on apprenait par le porte-parole du quai d'Orsay que l'opérateur de satellites Eutelsat  avait saisi l'Union internationale des télécommunications pour protester contre une censure dont sont victimes certaines chaînes qu'il diffuse en Iran. Ce jeudi, Eutelsat coupait la diffusion de la radio Kalima, une double antenne d'opposition en Algérie et en Tunisie.

La journaliste tunisienne Sihem Bensedrine, responsable de Kalima Tunisie en exil à Barcelone, raconte :

« Notre fournisseur chypriote d'accès satellite nous a expliqué que la société Eutelsat lui avait annoncé la fin de la diffusion de notre radio sur le satellite Hotbird. La diffusion a cessé jeudi. » Jusque là, les programmes algérien et tunisien se partageaient ce même signal.

« Des pressions gouvernementales sur Eutelsat »

Avec son son confrère algérien Yahia Bounouar, à la tête de Kalima Algérie et installé à Marseille, elle suspecte « des pressions des gouvernements algérien et tunisien sur Eutelsat ». Principal argument : la veille, leurs deux sites Web (un tunisien, un algérien) ont cessé d'être accessibles depuis les deux pays.

En début de semaine, plusieurs ministres de l'Intérieur de pays arabes étaient réunis à Tunis pour une rencontre sur la lutte antiterroriste. Selon Sihem Bensedrine (qui est aussi présidente du conseil national pour les libertés de Tunisie), les ministres algérien et tunisien ont eu à cette occasion « un aparté ».

En Algérie, l'audiovisuel est régi par un monopole d'Etat depuis l'indépendance, en 1962. Le 25 janvier, la radio Kalima est venue bouleverser cette situation, depuis l'étranger, grâce au satellite Hotbird. Deux jours auparavant, le site Internet était mis en ligne.

Selon Yahia Bounouar, « entre 15 000 et 20 000 connexions quotidiennes » parvenaient sur le site, « avec des pics à 50 000 ». Notamment quand la radio et le site ont couvert l'assassinat du directeur général de la sûreté algérienne, Ali Tounsi, fin février. Yahia Bounouar raconte :

    « Au début, les autorités ont parlé d'une crise de démence en pleine réunion. Puis nous avons révélé qu'il avait été assassiné, et nos informations ont été reprises sans nous citer par plusieurs journaux algériens, dont El Watan [principal quotidien francophone en Algérie, ndlr].

    Ensuite, même la famille de Tounsi a contesté la version officielle. Aujourd'hui, les autorités reconnaissent qu'il a été assassiné. »

A Tunis, les locaux de Kalima sont sous scellés depuis un an

Côté tunisien, Kalima existe depuis 2008. « Depuis janvier 2009, nos locaux de Tunis ont été encerclés et placés sous scellés », raconte Sihem Bensedrine. Technique, fabrication et serveurs sont depuis hébergés en Autriche, en France, en Allemagne et en Espagne.

Les deux journalistes attendent une explication d'Eutelsat. D'après ce que leur a dit leur fournisseur chypriote, la société de droit français leur reproche de ne pas avoir de licence. Ce qui laisse Bensedrine et Bounouar sceptiques : « Mais depuis quand faut-il une licence pour être diffusé sur un satellite ? Et quel type de licence ? »

Yahia Bounouar dit vouloir « trouver très vite une solution » :
    « Je considère que ce n'est pas à ces régimes de décider de ce qu'on doit dire. »

Eutelsat, que Reporters sans frontières a accusé à plusieurs reprises de censure (en Chine, en Géorgie, en Arabie saoudite), n'a pas encore répondu à notre appel.

Par Augustin Scalbert | www.rue89.com

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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 21:52
Le Matin

Reporters sans frontières : l’Algérie sur la voie d’une censure d’Internet ?

Reporters sans frontières s’inquiète du blocage du site web de la radio d’informations indépendante Radio Kalima-Algérie, ww.kalimadz.com, et de sa diffusion par satellite.

« Nous craignons que cet acte de censure n’inaugure le début d’un contrôle d’Internet dans le pays. Nous demandons aux autorités algériennes de fournir des explications et d’ordonner le déblocage immédiat du site, effectué de manière arbitraire. Il ne faudrait pas que l’Algérie fasse son entrée dans la liste des pays qui censurent la Toile, sans quoi le droit à la liberté d’expression des Algériens en pâtirait », a déclaré l’organisation. Et d’ajouter : « cette affaire soulève également le problème du monopole de l’audiovisuel dans le pays. Nous demandons aux autorités de libéraliser le secteur dans un souci de respect du pluralisme de l’information. »

Le 16 mars 2010, le site de Radio Kalima-Algérie a été rendu progressivement inaccessible dans les différentes régions du pays, avant d’être complètement bloqué le 17 mars. Tout comme sa diffusion par le satellite Hotbird d’Eutelsat, le 18 mars. Reporters sans frontières a écrit à l’entreprise européenne, basée à Paris, le 19 mars, afin de lui demander des explications.

Voir la lettre ci-jointe.

Radio Kalima-Algérie a été lancée le 25 janvier 2010, par un groupe de journalistes indépendants. Elle est la seule radio algérienne privée alors que le gouvernement contrôle tous les médias audiovisuels depuis l’indépendance du pays, en 1962. Cette radio d’informations indépendante diffuse ses programmes en arabe, en français et en amazig. Ils abordent des questions liées à la culture, aux droits de l’homme et aux libertés publiques et atteignent une audience quotidienne de 15 000 à 20 000 personnes.

Radio Kalima-Algérie a déjà traité de sujets sensibles : elle a annoncé l’assassinat du directeur de la sûreté générale, en contradiction avec la version officielle, et dénoncé des affaires de corruption dans lesquelles des membres du gouvernement algérien seraient impliqués. Des sujets ensuite repris par certains médias algériens, au grand dam du gouvernement. D’après le responsable de la radio, le journaliste Yahia Bounouar, « les autorités algériennes ne peuvent pas admettre que les médias sont au service des citoyens, et non de leur propagande. C’est un rappel à l’ordre, un signal pour tous les autres ». Il précise qu’il ne compte pas baisser les bras : « Nous allons continuer. Nous mettons à la disposition des internautes des serveurs proxies afin qu’ils puissent contourner la censure et accéder à www.kalimadz.com ».

Le site de Radio Kalima-Tunisie et le journal indépendant en ligne Kalima, dirigés par la journaliste tunisienne Sihem Bensédrine , sont bloqués en Tunisie. La Tunisie fait partie de la nouvelle liste des « Ennemis d’Internet » publiée le 12 mars dernier par Reporters sans frontières à l’occasion de la Journée mondiale contre la Cyber-censure.

En juillet 2009, une loi sur la cybercriminalité avait été adoptée en Algérie. Elle donne aux autorités les moyens légaux d’ordonner des blocages de sites. En vertu de l’article 12, « Les fournisseurs d’accès sont tenus d’intervenir, sans délais, pour retirer les contenus dont ils autorisent l’accès en cas d’infraction aux lois, les stocker ou les rendre inaccessibles dès qu’ils en ont connaissance. (…) Ils sont tenus de mettre en place des dispositifs techniques permettant de limiter l’accessibilité aux distributeurs contenant des informations contraires à l’ordre public ou aux bonnes mœurs et d’en informer les abonnés ».

Le site d’opposition www.rachad.org est également bloqué depuis le début du mois de janvier 2010.

Michel de Rosen
Directeur Général Eutelsat
70 rue Balard
F‐75502 PARIS CEDEX 15
France
Tél : +33 (0) 1 53 98 47 47

Paris, le 19 mars 2010

Monsieur le Directeur général,

Reporters sans frontières, organisation internationale de défense de la liberté de la presse, souhaite vous faire part de son incompréhension face à la décision d’Eutelsat, le 18 mars 2010, de suspendre la diffusion de Radio Kalima sur le satellite Hotbird.

Nous souhaiterions connaître les raisons qui ont motivé cette interruption subite de diffusion. Les clauses de rupture du contrat liant les deux parties semblant ne pas avoir été respectées, cette mesure constitue une violation des engagements contractuels d’Eutelsat à l’égard de Radio Kalima.

Créée le 25 janvier 2010, Radio Kalima Algérie a mis un terme au monopole de l’Etat algérien sur l’audiovisuel, instauré depuis l’indépendance de l’Algérie en 1962. Une telle décision revient à censurer la première radio privée indépendante dans le pays, nuisant fortement au pluralisme de l’information.

On ne peut que s’interroger sur les motivations de votre société alors qu’Eutelsat vient de saisir l’Union internationale des télécommunications dans le but que cette dernière prenne des mesures contre la République islamique d’Iran suite au brouillage de chaînes retransmises sur les satellites gérés par Eutelsat. Nous rappelons à cette occasion que les opérateurs de satellite se doivent de rester imperméables aux pressions des gouvernements qui cherchent à contrôler l’information.

Nous vous demandons de faire en sorte que Radio Kalima soit à nouveau diffusée, par le satellite Hotbird, dans les meilleurs délais.

Je vous remercie de l’attention que vous porterez à notre demande, et vous prie d’agréer, Monsieur le Directeur, l’expression de ma haute considération.

Jean‐François Julliard
Secrétaire Général

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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 21:41
L'Expression

10E FESTIVAL DU FILM AMAZIGH À TIZI OUZOU
Hommage appuyé à Kamal Hamadi
20 Mars 2010
- Page : 20

 


Outre la Roumanie dont les films ne cessent de surprendre le public, celui-ci découvre des visions et sensibilités différentes à l’instar de ce documentaire portant sur la vie de Kamal Hamadi.

La Maison de la culture de Tizi Ouzou n’a pas désempli depuis le 15 mars, jour de l’ouverture de la 10e édition du Festival culturel annuel du film amazigh. Les films en compétition se suivent et se ressemblent sans grande saveur. Jeudi matin pourtant, un documentaire de Abderazak Larbi Chérif intitulé Kamal Hamadi ger yenzizen a fait exception à la règle dans la grande la salle, ce jour-là.
Ce film intimiste qui a fait déplacer un bon nombre d’artistes et un grand public a su nous restituer la vie et l’oeuvre de cet immense artiste qu’est Kamal Hamadi. L’on découvre un parcours riche pour cet auteur-compositeur qui a mis son talent au service d’un nombre impressionnant d’artistes algériens, que ce soit d’expression arabophone ou amazighe. Kamal Hamadi, un être exceptionnel et d’une humilité extraordinaire évoque dans ce film son parcours, et l’on ne peut que rester admiratif devant ce monument de la musique algérienne.
A travers ce documentaire émouvant, ce sera l’histoire de la chanson de l’émigration qui est racontée, mais aussi un zoom sur la nouvelle génération d’artistes pour qui Kamal Hamadi apportera son plein talent. D’El Anka à Slimane Azem, Blaoui Houari, Mami et Khaled, en passant par la diva Nora, sa femme, qu’il initia à la chanson, Kamal Hamadi se révèle d’une «générosité artistique» extraordinaire comme l’a si bien souligné Abdelkader Bendaâmache. Le réalisateur de ce film documentaire avouera que l’idée du film est venue de Mohamed Berkani, un journaliste installé en France.
Il se félicitera de la bonne ambiance qui régnait au sein de l’équipe et dont le mérite revient dira-t-il à «Da Kamal». Pour sa part Kamal Hamadi fera remarquer à juste titre que ce film ne porte pas sur lui seulement, mais sur l’art et la musique de l’émigration, ce qui est important à dévoiler et mettre en avant. Présent dans la salle, Akli Yahiatène viendra embrasser Kamel Hamadi en le qualifiant d’«artiste inoubliable pour l’Algérie». Le grand Aït Menguellet qui ne tarit pas d’éloges sur Kamal Hamadi dans le film, dira que notre compositeur émérite vaut plus qu’un film, car ce dernier ne renvoie qu’à une infime partie de son riche patrimoine culturel et artistique.
Un répertoire très large dont il a fait bénéficier de nombreux artistes y compris de la nouvelle génération qui compte reprendre le flambeau sous les conseils éclairés de Kamel Hamadi. «Il a ouvert l’esprit à de nouveaux genres de musique comme le bédoui. Il représente notre mémoire collective. Il faut en profiter et la préserver» a dit Bendaâmache. Dans la continuité du travail d’Iftissen, sur la chanteuse H’nifa, ce film s’inscrit dans le cadre de cette promotion de la culture amazighe. Un film fort qui avait obtenu l’Olivier d’or l’an dernier pour le meilleur documentaire. Gageons qu’il en sera de même pour celui-ci portant sur Kamal Hamadi.
Pour info, ce documentaire va être itinérant dans la mesure où il ira à la rencontre du public, nous apprend-on. Fait chevalier de l’Ordre du mérite en 2008, à Paris, Kamal Hamadi mérite tous les égards et tous les honneurs car un grand artiste qui a su rester humble et à l’écoute de ses semblables, son auditoire et le peuple. Et cela, est magnifique. Les gens l’aiment aussi pour ça, car abordable et très disponible. Sa fille, la couturière Majda, présente elle aussi, a reproché à son père de ne pas raconter suffisamment son parcours. C’est avec émotion qu’elle fera connaissance de son itinéraire jonché d’embûches et son ascension au rang des grands. Le film documentaire restitue en images d’archives ses débuts, mais apporte de nombreux témoignages de ceux qui l’ont connu et pour lesquels il a composé, depuis des lustres et continue à le faire.

De notre envoyée spéciale O.HIND

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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 21:30

TSA

Kalima, une radio dans le collimateur des autorités algériennes ? 

Lancée le 25 janvier dernier, Radio Kalima est une radio algérienne indépendante qui émet depuis la France via internet et sur le satellite. Mais depuis quelques jours, elle ferait l’objet de fortes pressions de la part des autorités algériennes, selon les responsables de cette radio qui dénoncent un acte de censure.
 
Depuis mardi dernier, le site internet radio est difficilement accessible sur internet en Algérie. Et depuis jeudi, elle n’émet plus sur satellite en Algérie. Dans un communiqué, les responsables de Radio Kalima ont indiqué que l’opérateur satellitaire Eutelsat les a informés de sa décision de cesser de diffuser les programmes de la radio. Selon eux, c’est à la demande des autorités algériennes que la décision a été prise. Eutelsat aurait pris la même mesure concernant Radio Kalima Tunisie.
 
« La société Eutelsat, propriétaire du satellite Hotbird vient de nous informer qu'elle a cessé de diffuser les programmes de Radio Kalima à la demande des autorités algériennes. Après avoir bloqué notre site internet, il n'est plus accessible à partir de l'Algérie, le pouvoir vient de bloquer la diffusion des programmes par satellite », explique le communiqué. « Que craignent ils donc? Que nous ne dévoilions leurs pratiques de rapines? Que les Algériens se rendent comptent que ceux qui les gouvernent n'ont pas pour principale préoccupation les intérêts de l'Algérie mais le pillage de ses richesses? », poursuit le texte. Ni Eutelsat ni les autorités algériennes n’ont réagi aux affirmations contenues dans le communiqué de Radio Kalima.
 
Selon un journaliste de Radio Kalima qui a requis l’anonymat, les problèmes ont débuté « le 16 mars dernier». La raison ? « Je ne peux vous dire exactement les raisons, mais les autorités refusent les pensées libres », s’est-il contenté de répondre. 
 
Selon le même journaliste, il n’y a pas que Radio Kalima qui est visée. Un autre site « Rachad », qui émet depuis Londres, connaît une situation similaire. « Il y’a une volonté manifeste de ne pas tolérer des voix discordantes », a estimé notre source.
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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 21:26


RADAR (Samedi 20 Mars 2010)

Il se tiendra du 26 mars au 10 avril
2e Festival culturel nord-africain de Montréal
Par : Rubrique Radar

 Le Festival culturel nord-africain de Montréal organise, du 26 mars au 10 avril prochains, le 2e Printemps culturel nord-africain de Montréal. Au programme de ce rendez-vous, il y aura du cinéma, de la littérature et de la musique du Maghreb. L’ouverture officielle de la manifestation sera marquée, le 26 mars, par le lancement du 2e Maghreb du livre de Montréal en partenariat avec l’Espace du livre francophone et la librairie Olivieri. Côté littérature, la rencontre permettra de revisiter les classiques de la littérature maghrébine. De même qu’il est prévu des rencontres avec les écrivains de la diaspora nord-africaine au Canada. L’invité d’honneur de cette manifestation culturelle n’est autre que l’écrivain franco-algérien Anouar Benmalek. Il est aussi prévu des projections de films, notamment une avant-première nord-américaine de Tin-Hinan, sorti cette année et réalisé par Rabie Ben Mokhtar, du film marocain Casanayda, de Farida Belyazid et Abderrahim Mettour, et Libres signes (Izamulen n tlelli), un film canadien de Samuel Torello. Le 2e Printemps culturel nord-africain de Montréal sera clôturé par une soirée musicale avec les Amis de la musique andalouse de Montréal qui compte 23 musiciens et choristes, tous montréalais d’origine et de confessions diverses.

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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 23:22
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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 23:09
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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 20:51


al-khabar

Il n’a pas apprécie l’accusation « d’apostasie »
Ghlamallah critique l’offensive de Bouamrane contre Hanoune

QUI ou QU’EST-CE qui autorise Cheikh Bouamrane à avoir un avis aussi catégorique et lourd de conséquences prévisibles? Ne serait-il plus un simple et modeste musulman comme la majorité des Algériens? C’est sa position au HCI qui lui donnerait droit de vie et de mort sur ses contemporains et leurs enfants et petits-enfants? Est-ce la lettre ou l’esprit du message coranique qu’il faut prendre en compte. Cheikh Bouamrane srait-il prêt à exécuter la sentence de ses mains dans le cas qu’il évoque? Alors, je renierais à jamais la sagesse des Anciens (Grecs ou Arabes) qu’il professait dans les amphis d’Alger où j’ai été son élève il y a trois ou quatre décennies. J’en finis en rappelant qu’il n’y a pas de clergé en islam et que Cheikh Bouamrane devrait se retirer des tribunes. Il ne s’agit plus d’enseigner Gallien, Hippocrate et d’autres qoudama, mais de la rahma inhérente à la religion dont on l’a fait porte-parole. Tu ne tueras pas est le plus important, j’ai failli dire Capital, des Commandements. Le reste n’est qu’organisation préalable de la société pour que des crimes tels qu’il en imagine n’aient jamais lieu. Il sera témoin devant son Créateur de la portée de ses déclarations, et moi aussi. Nous sommes comptables chacun selon nos faits et intentions.


un internaute algérien outré comme des millions d'autres


Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, M. Bouabdellah Ghlamallah, n’a pas apprécié l’offensive du président du Conseil supérieur islamique, Cheikh Bouamrane, contre la Secrétaire général du Parti des Travailleurs, (PT), relative à la peine de mort, interprétée par les médias, en tant qu’ accusation « d’apostasie ». « Je ne suis pas des avis exprimés par les deux personnes en question ; il n’est pas admissible d’accuser autrui d’anti-islam ou bien d’apostasie », a-t-il déclaré.
Intervenant en marge d’une séance plénière, consacrée aux questions orales, dans le cadre de la session de l’Assemblée populaire nationale, Ghlamallah a indiqué « qu’il ne partage l’avis d’aucun des deux qui se sont opposés sur la peine de mort, j’ai le droit d’exprimer mon opinion en tant que citoyen algérien », a-t-il soutenu. « Je suis contre ceux qui ne respectent pas l’opinion des autres », faisant allusion au communiqué rendu publique par le Conseil supérieur islamique visant Louisa Hanoune. Celle-ci avait, pour rappel, déclaré que ceux qui sont contre l’abrogation de la peine de mort sont des réactionnaires. « Chaque algérien a le droit d’exprimer son opinion, mais quand je m’exprime sur un quelconque sujet, cela ne veut pas dire que je dois être traité d’apostat ou bien par un autre qualificatif », s’indigne-t-il.
Pour sa part, le ministre de la Justice a déclaré que la peine de mort ne fait pas partie des priorités du gouvernement, actuellement. Répondant à une question posée par le député Abdelkader Belkacem Kouadri, relative au non application de loi de Talion, « les peines sévères n’ont pas donné des résultats positifs, mais elles ont aggravé la situation », a souligné M. Belaiz. Le député a commenté que « cette opinion ne correspond pas aux préceptes de l’Islam ». Selon M. Belaiz, le nombre des crimes avec préméditation a enregistré une baisse considérable, passant de 1163 en 2006 à 159 en 2009.  

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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 01:01
L'Expression

CÉLÉBRATION DU 19 MARS 1962
LA FILLE DE KRIM BELKACEM ROMPT LE SILENCE

«Mon père a été assassiné pour ses idées»
18 Mars 2010

 

Maquisard infatigable et stratège redoutable, Krim Belkacem a le mérite d’avoir mené une guerre et signé la paix.

Intervenant hier en marge du forum du journal El Moudjahid, la fille de Krim Belkacem, l’un des six chefs de la Révolution algérienne et signataire des Accords d’Evian, a révélé que son père a été assassiné à cause de ses idées. «Mon père voulait un Etat démocratique, libéral et pluraliste. Tout son combat était pour l’instauration d’ une véritable démocratie et c’est pour cela qu’il a été assassiné pour ses idées», a déclaré Mme Karima Khoudir-Krim, hier lors de cette rencontre organisée à l’occasion de la célébration du 19 Mars, Journée nationale de la victoire et des accords d’Evian. «Mon père n’était pas un homme de compromis, il ne voulait que l’indépendance du pays», a-t-elle ajouté. Interrogée au sujet du film qui devait être réalisé sur la vie et le parcours de son père, la fille de Krim Belkacem a indiqué qu’elle n’a jamais été consultée pour cela. Elle a également ajouté que «nous ne sommes pas au courant, nous ne connaissons pas le contenu de ce film. Les réalisateurs ne nous ont pas informés». Et d’affirmer: «Si ce film a été bloqué au niveau du ministère de la Culture c’est parce qu’il apporte des vérités qui dérangent et des choses inédites.» La fille de Krim a regretté également, le fait que la commémoration de la Journée nationale de la victoire passe inaperçue depuis des années. Il est également regrettable de signaler que, plusieurs personnes, qui ont vécu avec le révolutionnaire Krim Belkacem, n’ont pas eu la possibilité de s’exprimer lors de la même occasion. Krim Belkacem est né le 14 septembre 1922 à Aït Yahia Moussa dans la daïra de Draâ El Mizan, en Grande-Kabylie. Il a été assassiné le 18 octobre 1970 dans une chambre d’hôtel à Francfort en Allemagne.
Les auteurs de l’assassinat du Lion du djebel, comme le surnomment les historiens, n’ont jamais été connus et les circonstances de l’assassinat non élucidées à ce jour.
Krim Belkacem a adhéré au PPA et commence à implanter des cellules clandestines dans douze villages autour de Draâ El Mizan.
Les autorités françaises se rendant compte de son influence sur la population, le condamnent le 23 mars 1947 pour «atteinte à la souveraineté de l’État». Après avoir pris l’avis du PPA, il prend le maquis (sous le pseudonyme de Si Rabah) avec Moh Nachid, Mohand Talah, Messaoud Ben Arab. Des menaces et des mesures de rétorsion sont exercées sur son père qui refuse de livrer son fils.
En représailles, il dresse une embuscade contre le caïd (son propre cousin) et le garde-champêtre. Ce dernier est tué. En 1947 et 1950 il est jugé pour différents meurtres et condamné à mort par contumace par les autorités coloniales.
Il devient responsable du PPA-Mtld pour toute la Kabylie. Il multiplie les contacts directs avec les militants et la population et réussit à entraîner au moins 500 éléments dans son maquis à la veille de l’insurrection de Novembre 1954. Maquisard infatigable et stratège redoutable, Krim Belkacem a le mérite d’avoir mené une guerre et signé la paix
.

Smail DADI

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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 00:55
TSA

Les commentaires d'un diplomate américain sur l'Algérie créent la polémique

L'ambassade américaine à Alger a du mal à cacher son embarras sur ce qui s'avère être une bourde diplomatique d'un de ses ex employés. L'histoire commence en 2009. Michael Mewshaw, un écrivain américain passe quelques jours à Alger dans le cadre du travail d'écriture d'un livre: Entre la terreur et le tourisme, voyage au coeur de l'Afrique du Nord. Il y rencontre le numéro deux de l'ambassade américaine, le chargé d'affaires Thomas Daughton avec qui il mène une discussion à batons rompus sur la situation politique et sécuritaire en Algérie. Au cours de cete conversation, le diplomate se lâche littéralement, en tout cas selon Michael Mewshaw.

« Le gouvernement (algérien, ndlr) est sclérosé et corrompu. Nous avons tenté de les tirer vers le 20ème siècle », aurait ainsi déclaré Daughton. « Oubliez le 21ème siècle », aurait-il ajouté, comparant le pays au Zimbabwe « le besoin d'un changement de régime et de gouvernant est le même pour ces deux pays ». Sur la violence, Daughton aurait affirmé à son interlocuteur: « Ici, il y a 50 à 100 personnes tuées chaque mois et on n'en entend jamais parler ».

Des propos qui ont secoué le Département d'Etat américain, peu habitué à voir ses diplomates s'exprimer ainsi sur un pays étranger. Immédiatement, le porte-parole du Bureau des affaires du Proche Orient au Département d'Etat, Michael Ratney, a accusé Michael Mewshaw d'avoir retranscrit des propos qui s'étaient tenus « en off », c'est-à-dire dans le langage médiatico-politique avec interdiction de les publier en citant leur auteur. De plus, il accuse Mewshaw d'avoir déformé certains propos de Daughton. Ratney a notamment évoqué la description de l'ambassade américaine faite par Mewshaw, qui parle de 30 marines présent en permanence pour assurer la sécurité et de la porte blindée du bureau de l'ambassadeur. Des « erreurs » pour le porte-parole « qui me laisse penser qu'il y a des problèmes avec la nature entière de la conversation rapportée par Mewshaw ». l'actuel ambasadeur américain en Algérie a lui aussi nié dans la presse que Thomas Daughton ait pu tenir de tels propos.

Pour l'auteur, cette défense qui se focalise sur des points de détail sert à faire diversion sur la vraie portée des propos de Thomas Daughton, aujourd'hui en poste au Liban. Surtout, il affirme qu'à aucun moment le diplomate ne lui a dit ou suggéré que ses propos devaient rester « off ».

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