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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 21:18

 


L'ANESRIF (Agence Nationale d'Etudes et de Suivi de la Réalisation des Investissements Ferroviaires) a lancé les consultations pour le recrutement d'une société afin de réaliser une étude détaillée d'une nouvelle ligne ferroviaire entre Dellys et Draâ El Mizan, sur 60 km pour une vitesse d'exploitation de 160 km/h

 

   


L'ancienne ligne de chemin de fer allait de Dellys vers Dra-El-Mizan (Tachentirt) en passant par Tadmait.

 

C’est en application d’un décret du 16 Janvier 1892 que la ligne à voie étroite a été construite entre Dellys et Boghni (67Km) et concédée à la Société des Chemins de Fer sur Routes d’Algérie pour mise en exploitation en 1900.

 

 

 

 

 


Source : Carte du réseau CFRA « d’après chemins de fer régionaux et urbains No. 210 » - Jean Arrivetz

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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 13:02

 

 

 

 

http://www.ieiop.com/pub/edna9.8_64224930.pdf

 

 

 

Le nom antique du Sebaou, fleuve de Kabylie était jusqu'ici inconnu. Des recherches permettent d'affirmer qu'il s'agit de l'"Addyma" que l'on pensait être le nom d'une ville. Ptolémée avait pris Addima pour une ville ; il s'agit en fait du fleuve Sebaou.

 

 

 

Un autre fleuve de Kabylie est l’Isser qui a donné son nom à la localité qui le traverse. à 64 kilomètres à l’est d’Alger, sur la route d’Alger à Tizi Ouzou. L’oued Yesser traverse l’oued Djemaa,  tourne au nord  pour se jeter dans la mer.

Dans l’antiquité l’oued était appelé  Usar, nom qui semble phonétiquement proche du nom actuel.  Il faut signaler que l’oued Isser, affluent de la Tafna, en Oranie, portait, dans l’antiquité un nom proche : Isaris. Usaris, Isaris et Isser proviennent  probablement  d’une racine berbère SRY, illustrée par plusieurs mots, relevés dans différents dialectes :  esri   » faire courir, laisser galoper un cheval , p. ext. pratiquer la liberté de mœurs (homme ou femme)  » sesri  » faire courir  » tasarayt, pl. tiserayîn  » fait de courir, galop , temps   » asri, pl. asriwen  » liberté de mœurs, actes de liberté de mœurs  » amesru, pl. imesra  » homme qui pratique la liberté de mœurs  » fém. tamesrayt, pl. timesra ; iseriyen,   » animaux passant loin du campement  » (Touareg) amsari  » course à cheval, équitation  » (Ouargla) srirrey  » agir vite, faire vite, être rapide et efficace  » asrirrey  » fait d’agir vite, dénouement rapide et heureux  » (Maroc Central) isrir  » être dégagé (ciel) , être libre (local)  » (Kabyle

 

 

 

 

 

 

 

Jean-Pierre Laporte

 

 

Né le 22/10/1944, Jean-Pierre Laporte, après des études classiques (latin, grec), a mené de front une carrière financière et une carrière archéologique, et maintenant uniquement la seconde. Après avoir participé à diverses fouilles en France, il devint assistant à la Direction des Antiquités de l’Algérie (1969-1971), et fut chargé d’un inventaire archéologique de la wilaya de Tizi-Ouzou. A partir de ses travaux de terrain, il a consacré de nombreuses publications à l’archéologie et l’histoire antiques de la Kabylie du Djurdjura, identifiant définitivement les villes de la côte kabyle, mettant en évidence un type peu connu d’huileries taillées dans le roc (et non construites), etc. Il a étendu peu à peu son examen à d’autres parties de l’Algérie, en réévaluant les témoignages d’archives et de publications anciennes et en les confrontant systématiquement avec ce que l’on voit encore aujourd’hui sur le terrain. Il est membre de l’Année Epigraphique, USR 710 du CNRS, qui recense les inscriptions relatives au monde romain qui sont publiées chaque année.

Il prête une attention particulière à la population autochtone aux époques dites « punique », « romaine », « vandale » et « byzantine » et à ses rapports parfois pacifiques et parfois conflictuels avec les occupants successifs. Il travaille également sur les grands mausolées numides. S’intéressant également aux géographes antiques, il a identifié un certain nombre de sites antiques d’Algérie, en s’appuyant notamment sur les récits des géographes arabes, et de sites médiévaux à partir des itinéraires antiques. L’exploration systématique des archives françaises l’a amené peu à peu à travailler également sur divers sites de Tunisie, ainsi dernièrement à Sousse la « domus » (maison de ville) de Sorothus et à ses possessions en Numidie au sud de Constantine. Il s’est intéressé à de nombreux collectionneurs d’antiquités opérant au XIXe siècle en Tunisie, les plus importants s’avérant être Mustapha Khaznadar et Khérédine. Une simple phrase de Serge Lancel mentionnant la perte de stèles puniques provenant de Carthage dans le port de Toulon l’a amené à monter plusieurs campagnes de fouille avec le GRAN (Groupement d’Archéologie Navale) de cette ville, et d’en retrouver un certain nombre, ainsi que l’admirable tête de l’impératrice Sabine aujourd’hui au Louvre. Continuant son enquête, il a éclairé la vie de leur découvreur, Evariste Pricot de Sainte-Marie, ainsi que celle de son père, auteur vingt-cinq ans plus tôt de la première carte moderne de la Tunisie.

La lecture dans les archives municipales d’Antibes du dossier constitué par le chevalier de Clairac sur son « voyage à Constantinople » de 1724 à 1727, l’a amené à le suivre sur le terrain, à Istanbul d’abord, en Alexandrie de Troade ensuite. La qualité de cette documentation en grande partie nouvelle, et d’une grande précision, l’a amené à prendre contact avec Michelle Froissard, directrice des Archives, et Eric Delaval, conservateur du Musée archéologique. Leur travail commun, avec d’autres collaborateurs, vient d’aboutir à la présente exposition.

 

 

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 22:17

Tizi Ouzou : violents affrontement autour de la mosquée d’Aghribs 

 

De violents affrontements ont éclaté, mardi 10 août, VERS 18 heures, au village Aghribs, 0 45 km au nord-est de Tizi Ouzou, entre les villageois et les membres de l’association religieuse qui a pris l’initiative de construire une nouvelle mosquée sans l’aval de l’assemblée du village, a appris TSA de sources sûres.
 
Des centaines de jeunes du village ont démoli les poteaux du nouveau chantier qui devait servir de mosquée. C’est à l’aide d’un engin pris de force dans le parc communal que les jeunes ont entrepris de démolir ce que les membres de l’association religieuse ont voulu continuer de construire, malgré le refus du village et l’avertissement du chef de daïra de surseoir aux travaux, selon les explications du maire.
 

Au moins deux blessés ont été enregistrés lors de ces affrontements, provoqués par la persistance des membres de l’association à vouloir continuer les travaux du chantier sans tenir compte de l’avis de la population. Cette dernière a inauguré, jeudi dernier, l’ancienne mosquée Sidi Djaffar que les citoyens ont restaurée en respectant son architecture à l’ancienne. Une grande waâda y a été organisée

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 22:03

Al khabar 11 août 2010

  

12 émigrés clandestins algériens interceptés par les Gardes-côtes italiens

Les Gardes-côtes italiens ont annoncé l’arrestation, hier, de 12 immigrés clandestins d’origine algérienne dont deux mineurs âgés de 16 et 17 ans, ajoutant que les « Harraga » se dirigeaient à bord d’une embarcation de fortune vers la Sardaigne, au sud de l’Italie.
Selon l’agence de presse italienne, citant une source du ministère de l’Intérieur, une unité de contrôle relevant aux gardes-côtes a détecté une embarcation transportant des émigrés clandestins et se dirigeant vers les côtes de la Sardaigne. Les 12 immigrés clandestins ont été arrêtés et puis conduits à un centre de concentration d’émigrés, en vue de les refouler vers leur pays d’origine.
Pour rappel, le ministère italien de l’intérieur a annoncé, la semaine dernière, que 39 émigrés clandestins venus d’Algérie, d’Egypte et de Tunisie ont été refoulés vers leurs pays d’origine. Pour sa part, l’Algérie a annoncé avoir reçu123 immigrés clandestins d’Espagne, en 2009

 

 

 

 elkhabar

 

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 22:14

DDK

 

image  

 

A l’occasion du mois du ramadhan 2010, BRTV a concocté un riche programme, à l’intention de ses téléspectateurs, elle nous le livre en excclusivité.


En effet, la chaîne berbère a introduit, cette année, plusieurs innovations dans sa grille, de sorte à satisfaire tout le monde. Dans les rubriques hebdomadaires, les fans du kung-fu et du karaté pourront apprécier les prouesses de Bruce Lee, Jackie Chan, Van Damme et tant d’autres acteurs du genre, tous les lundis. Pour les mardis, BRTV propose une soirée théâtre, tandis que les mercredis seront consacrés au cinéma d’expression kabyle. Une occasion unique pour les téléspectateurs de découvrir les œuvres de nos réalisateurs, qu’ils n’ont pas la chance de voir sur d’autres chaînes. Le thème Histoire n’est pas en reste, puisque des films documentaires se rapportant à la guerre d’Algérie, ainsi que des portraits de grandes figures de l’Histoire de notre pays, tels que Chikh Aheddadh, El Mokrani et autres, sont programmés pour les jeudis. Pour les deux soirées du week-end (vendredi et samedi), place à la détente, en compagnie de Kamel Tarwihth dans son émission intitulée Chna, Tadhssa D Ukassar, qui, comme son nom l’indique, promet d’être le moment de distraction par excellence pour les téléspectateurs. Durant ces soirées, Kamel aura à recevoir des artistes, hommes de culture et autres personnalités de divers horizons. Le tout, dans une atmosphère décontractée. «Je peux d’ores et déjà vous affirmer que vous serez agréablement surpris par la qualité du programme que nous proposons durant ce ramadhan. Il est varié, riche et de bonne facture qu’ils seront rares à être tentés de zapper», nous a affirmé, avec assurance, Kamel Tarwihth (voir entretien ci-dessous), jeudi dernier, lors de la cérémonie de remise des prix aux gagnants de la Tombola, organisée au complexe Les deux palmiers, par La Dépêche de Kabylie, en présence de ses sponsors.
Les dimanches en soirée, seront consacrés aux amateurs de films d’action américains, avec la projection de vieux classiques, qu’il est toujours agréable de voir ou revoir.
S’agissant des émissions quotidiennes, durant tout le mois du ramadhan, celles-ci démarrent sur BRTV, à 17 heures, par celle réservée à la cuisine, au grand bonheur de toutes les ménagères, en manque d’inspiration culinaire. Elle sera suivie, pour atténuer l’impatience des plus affamés, par de la musique chaâbi, qui sera poursuivie après l’adhane. Aussitôt après, ça sera au tour du premier feuilleton de la soirée, Yougar Ucharig Thafaouts, une production de BRTV, réalisée par Kamel Tarwihth et Moussa Kati. Il sera encore question de divertissement avec une camera cachée, avant de donner la parole, dans un décor et une ambiance traditionnels, à une vieille, entourée de jeunes et d’enfants, pour leur raconter Timouchouha, les anciens contes du terroir, qui rappelleront à nombre d’entre-nous, notre enfance passée. Ces programmes quotidiens se poursuivront ainsi, en seconde partie de soirée, par un deuxième feuilleton qui restera une surprise pour les téléspectateurs de BRTV.     

A.M.

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 18:35

Source Jeune Afrique

 

Quand la cuisine traditionnelle se laisse dépasser par le « prêt-à-manger », c’est la santé qui trinque.

Dis-moi comment tu manges et je te dirai dans quelle société tu vis… D’après les statistiques de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la Tunisie compterait 17 % d’obèses, l’Algérie 18 % et le Maroc 16 %. Des chiffres en progression constante.

 

Du fait de l’urbanisation accélérée, qui a bousculé les modes d’alimentation, le contenu de l’assiette du Maghrébin a profondément changé. On est passé de plats traditionnels composés d’huiles légères, de céréales, de légumineuses et de légumes frais à une consommation plus fréquente de pain blanc, de produits laitiers, de sucres et de graisses ajoutées. « Nos grands-parents se nourrissaient mieux que nous et mangeaient en quantité raisonnable », explique le Pr Abdelkrim Kadiri, diabétologue et nutritionniste à Rabat.....

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 18:22
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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 22:14

 

Le Quotidien d'Algérie

Lahouari ADDI : L’Algérie me donne toujours une impression d’opportunités manquées et d’occasions ratées.

Interview exclusive de Lahouari ADDI au Quotidien d’Algérie

Question : Tu as donné une conférence à l’Université Mouloud Mammeri à Tizi-Ouzou sur l’écriture de l’histoire en Algérie. Par qui cette conférence a été organisée ?

Réponse : J’ai été invité par une organisation d’étudiants à qui j’avais promis de venir à l’Université Mouloud Mammeri. Je suis parti à Alger pour une soutenance de thèse en économie à l’Institut National de Planification et de Statistique où j’ai été membre du jury. Je profite de l’occasion pour dire que, malgré l’état dans lequel est l’université algérienne, il y a encore quelques thèses de haut niveau qui sont soutenues.

Question : Quelle a été ton impression sur le pays, les gens, la société, la vie quotidienne…

Réponse : Deux éléments attirent l’attention quand on est en Algérie : la volonté de vivre des jeunes, et la cherté de la vie. Pour le reste, l’Etat est défaillant dans la gestion des espaces publics. L’Algérie me donne toujours une impression d’opportunités manquées et d’occasions ratées. Il y a un dynamisme qui ne trouve pas d’élite pour être canalisée. Il est vrai que le régime a mis en place une organisation, le DRS, héritée du MALG, dont la mission est d’empêcher l’émergence d’une élite indépendante du pouvoir exécutif. Il faut cependant garder l’espoir et une prise de conscience générale est toujours possible.

Question : Qu’as-tu dit, en résumé, aux étudiants à Tizi-Ouzou ?

Réponse : Je voudrais d’abord dire que j’ai été frappé par la chaleur de l’accueil que j’ai reçu de la part des étudiants. Beaucoup d’entre eux ont lu mes livres de sociologie, pourtant non disponibles sur le marché national, et m’ont posé des questions nombreuses sur la société algérienne et sur les sciences sociales. Ils m’ont écouté attentivement pendant la conférence et, durant le débat, ils m’ont assailli de questions. La conférence, débat compris, a duré près de cinq heures ! Le texte de la conférence a été publié par Le Soir d’Algérie du 28 juin et je n’y reviens pas. Durant le débat, j’ai essayé de faire passer deux messages. Le premier est que, si l’Algérie veut construire un ordre politique moderne, il faut impérativement que les Algériens s’entendent sur un postulat de base qui ne doit souffrir aucune exception : la valeur suprême dans la société est la vie humaine. On ne fait pas de politique en sacrifiant des vies humaines. Pour respecter ce postulat, et c’est le deuxième message, il faut trois conditions : 1. Le monopole de la violence doit appartenir à l’Etat ; 2. Ce monopole doit être exercé par les agents de l’Etat dans le cadre de la loi ; 3. La loi doit être faite par une Assemblée Nationale représentative.

Question : Est-ce qu’il a été question du MAK dans le débat ?

Réponse : D’après les interventions de la salle, j’avais compris qu’il y avait toutes les sensibilités politiques parmi les étudiants : FFS, RCD, MAK, et autres… J’ai essayé de montrer que le projet du MAK n’a pas de perspectives politiques et que son anti-arabité ne mène nulle part. La séparation de la Kabylie comme Etat-nation distinct de l’Algérie n’a pas de sens et est inconcevable parce que la Kabylie est au cœur du nationalisme algérien depuis au moins la révolte de Mokrani de 1871. Ceci dit, le MAK a le droit d’exister légalement, à condition qu’il ne verse pas dans le discours haineux et n’appelle pas à la violence. Il n’a qu’à présenter son projet aux Kabyles et c’est à ces derniers de décider sous la forme d’un référendum. Je n’ai aucun doute que la majorité des habitants de la Kabylie est attachée à l’unité nationale, souhaitant même l’abolition des frontières avec le Maroc et la Tunisie sur le modèle de l’Union Européenne.

Question : Je suppose qu’il a été question aussi de la polémique suscitée par le livre de Said Sadi.

Réponse : La conférence portait sur l’écriture de l’histoire et j’ai cherché à donner mon point de vue à Tizi-Ouzou parce que j’étais gêné par la tournure pro et anti-kabyle que prenait la polémique dans les journaux. Il fallait « dékabyliser » le débat et le centrer dans son cadre politique et théorique. Dans les journaux, la polémique glissait vers une tournure dangereuse : Boussouf l’arabe a trahi Amirouche le Kabyle. Nos grands-parents et nos parents, malgré l’ethnocentrisme de la société rurale traditionnelle, ne nous ont pas légués l’hostilité entre berbérophones et arabophones. Il est de la responsabilité de notre génération de ne pas transmettre à nos enfants la haine entre groupes sociaux. Il y a des problèmes politiques liés à l’autoritarisme, aux limites idéologiques du nationalisme algérien et à l’absence de démocratie, et il ne faut pas ethniciser les divergences et oppositions.

Pour revenir à l’ouvrage de Said Sadi, il a le droit d’écrire un essai d’histoire où il donne son interprétation du passé. Il a occupé un vide, et on ne peut lui en faire le reproche. Je ferais néanmoins une remarque car Said Sadi est un homme politique. Je pense que sa démarche n’est pas cohérente dans la mesure où, d’un côté, il critique le MALG – et en cela il a tout à fait raison – et d’un autre côté, il a soutenu le néo-malg, le pouvoir réel, quand il a annulé les élections de janvier 1992. Il a condamné le coup d’Etat de 1962 mais a soutenu celui de janvier 1992 ! S’il répond que l’armée a sauvé la République en 1992, il doit accepter l’idée que le MALG a sauvé la révolution. Un homme politique doit être cohérent pour être crédible. Il dira qu’il critique le régime, mais en fait il s’en prend surtout au pouvoir formel alors que tout le monde sait que Bouteflika n’a aucune autorité. Un ami à Oran me disait : Said Sadi critique le pouvoir formel qui est de l’Ouest et oublie le pouvoir réel qui est de l’Est. La réponse du berger à la bergère.

Question : Quel est ton point de vue sur la langue berbère ?

Réponse : Le problème de la langue berbère ne se pose que dans le cadre de la formation de l’Etat-nation jacobin unitaire et homogénéisant. Dans le Maghreb d’avant la colonisation, la pratique du berbère ne posait aucun problème. Je pense que la langue berbère doit être officialisée et enseignée dans les régions berbérophones. Elle n’est pas en concurrence avec la langue arabe, qui est celle de toute la nation. Si la langue berbère disparaît, nous aurons commis un génocide culturel contre nous-mêmes.

Question : Tu as écrit récemment dans Le Quotidien d’Oran que l’arabité en Algérie a un fondement berbère. Peux-tu expliquer ?

Réponse : L’identité est une construction sociale et historique. Nous sommes ce que l’histoire a fait de nous et nous créons notre propre identité. L’arabité en Algérie n’est pas une identité importée du Moyen-Orient. Elle est une synthèse entre la culture berbère et la langue arabe et l’islam. Les anthropologues ont parlé de l’islam maghrébin comme étant un islam berbérisé. Les peuples ont leurs propres spécificités culturelles qui s’adaptent, s’enrichissent mais ne disparaissent pas. L’identité n’est pas une substance ou une essence éternelle. C’est une construction en perpétuel devenir. L’erreur du berbérisme, et de l’arabisme aussi, est de croire que l’identité est formée définitivement et une fois pour toute.

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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 21:28

Le Soir

 

Contribution : Réponse à Lahouari Addi sur l’amazighité
 

 

Cher compatriote, Nous avons l'habitude de suivre avec intérêt vos écrits et réflexions qui sont pour nous éclairants et prémonitoires sur beaucoup d'aspects de la vie sociale et politique algérienne. Le libre penseur que nous percevons en vous et la sincérité de vos prises de position sont à nos yeux la preuve de la probité éthique dont devrait jalousement se prévaloir tout intellectuel et universitaire. Hélas, ce champ souffre d'un manque sidérant d'autonomie dans notre pays. C’est donc avec beaucoup d’intérêt que nous avons lu l’entretien que vous avez accordé au journal électronique Le Quotidien d’Algérien date du 29 juin dernier.
Celui-ci faisait notamment suite à votre importante conférence donnée quelques jours auparavant à l’Université Mouloud-Mammeri de Tizi-Ouzou sur l’écriture de l’histoire en Algérie. Partageant l’essentiel de vos courageuses positions et réflexions concernant la problématique démocratique en Algérie et sur la nature véritable du pouvoir politique qui y prévaut, nous avons été désagréablement surpris par votre réponse concernant la langue amazighe. Votre position est malheureusement bien en-deçà de ce qu’on attendait de la part d’un esprit lucide tel que vous. Nous avons du mal à croire qu’un intellectuel engagé en faveur d’une Algérie démocratique et pour l'égalité citoyenne puisse continuer de s’en tenir à la position qui est la vôtre sur cet important enjeu. Pour nous, le traitement de la question amazighe participe d’une position de principe qui ne doit souffrir aucun marchandage. Un juste traitement de cette question conditionne l'alternative démocratique et celle-ci est conditionnée par elle. Elle est en ce sens un élément de la totalité démocratique. Elle n'est nullement un élément secondaire, mais une donnée légitime et un test pour tous les démocrates. Aujourd’hui, même le pouvoir algérien a fini par reconnaître, certes sous la pression populaire, l’évidence du caractère national de tamazight, mais vous, Lahouari Addi, en êtes encore à parler de l’unique langue de la nation, l’arabe, qui ne saurait souffrir de concurrence. Nous sommes peut-être sévères dans la lecture de vos propos, mais rien, à notre avis, ne les prémunit contre une telle compréhension de notre part. C'est la triste réception qu'on en fait. Nous aimerions bien nous tromper, mais votre position semble obéir à une logique qui cherche à satisfaire tout le monde et personne, et donc nous paraît insuffisante de la part d’un intellectuel de votre trempe appelé à bousculer les préjugés et les convenances et non les conforter. Vous accordez bien le droit d’existence à tamazight dans ses espaces retranchés (que vous appelez les régions berbérophones), c’est-à-dire les régions les plus enclavées du pays. En même temps, vous semblez caresser dans le sens du poil les esprits «bien-pensants» qui n’admettent pas que cet idiome, de bouseux montagnards, s’incruste dans leur vie. Nous ne vous ferons pas l’injure de vous accuser de discrimination, mais ne pensez-vous pas que limiter la reconnaissance du tamazight aux seules régions majoritairement amazighophones serait une injustice envers les populations concernées? Ne vous semble-t-il pas que cela fonderait une citoyenneté à deux vitesses? Est-on sûrs que les citoyens algériens désireux de connaître tamazight soient obligés de se plier à l’exode en milieu amazighophone? L'idée de confiner une langue sur un territoire donné et seulement aux populations l'utilisant déjà, n'est-elle pas une façon déterministe et anhistorique de concevoir le rapport à la langue amazighe ? Sans parler des risques encourus à sa disparition dans pareils cas. Il faut plutôt voir les zones amazighophones actuelles non pas comme des espaces naturels mais davantage comme une spatialité tributaire des aléas d’une histoire tumultueuse ayant poussé des populations à s’y installer dans le passé. Ce faisant, des Algériens devraient-ils, pour vivre dans leur langue et espérer transmettre cet héritage à leur descendance, se condamner à subsister dans des enclaves linguistiques, quitte à renoncer à s'inscrire dans une dynamique sociologique, économique, culturelle et politique égale partout dans le pays? On pourrait aller plus loin et contester même la portée limitative sous-jacente à la notion de régions berbérophones. En bon sociologue et anthropologue, vous n'êtes pas sans savoir que les berbérophones ne sont pas les seuls imazighens en Afrique du Nord. Ils sont également arabophones et vivent aussi bien à Alger, Oran, Tiaret et ailleurs. Que faire pour ceux-ci ? La réponse pour nous se fonde sur un pari citoyen se voulant un projet pour l'avenir : soit la dimension berbère est admise comme un socle historique commun, comme une sorte d'identité citoyenne, soit nous ouvrons la voie aux visions ethniques et linguistiques fondées notamment sur les droits des minorités. Vous n'êtes pas sans savoir non plus qu'aujourd'hui des centaines de milliers d’amazighophones d'Algérie vivent dans les grandes villes et les régions réputées arabophones, leur dénier le droit à l'apprentissage académique de leur langue équivaut à leur ôter leur citoyenneté et les pousser soit à l'assimilation linguistique soit à une ghettoïsation par l'isolement et l'endogamie, terreaux de toutes les ségrégations, discriminations et de différentes formes de violences. Vous comprendrez aisément que pour nous la berbérité n'est pas réductible à la seule berbérophonie. Elle est plutôt perceptible dans ce que Mouloud Mammeri appelle notre culture vécue. C'est en ce sens que la langue amazighe ne souffre pas de diglossie ou de décalage avec la langue de notre common decency — pour reprendre George Orwell — comparativement à la langue arabe officielle. C'est pour cela que le linguiste Abdou Élimam a forgé la notion de Maghribi pour parler de l'arabe vernaculaire usité par les Algériens, et pour le distinguer de l'arabe officiel qui ne se laisse nullement apprivoiser par le vécu quotidien de la population. Aussi, la langue amazighe est usitée sur tous les territoires de l’Afrique du Nord, elle pourrait en être le ciment dans la construction d’une véritable union du Maghreb, pas celle de l’UMA que cogitent les régimes despotiques et impopulaires de nos pays respectifs. N’est-il pas, à vos yeux, illogique de chercher la construction d’une Algérie fraternelle en obligeant les enfants amazighphones à étudier l’arabe mais sans faire aucun effort pour inciter leurs frères arabophones à acquérir un minimum de connaissance de cette tamazight? Cette langue qui fait pourtant largement partie de leur patrimoine historique et culturel, et constitue parfois le double héritage de leurs parents biologiques. Nous pensons que pour continuer à barrer la route aux apprentis sorciers qui poussent, chacun de son côté, à la destruction de la nation algérienne, qu'il y a lieu plutôt d’enseigner l’arabe et tamazight à tous les enfants algériens. Car de quel droit allons-nous priver un enfant né d’un père amazighophone et d’une mère arabophone, ou l’inverse, de connaître et aimer les deux langues de ses parents? Et de quel mérite pouvons-nous nous en prévaloir vis-à-vis des générations montantes si l’on dispense notre bon sens de leur faciliter et la vie, et l’intégration et les raisons d’espérance parmi les leurs et dans leur propre pays ? Quant aux modalités fonctionnelles de la standardisation de la langue amazighe et de son introduction progressive et pédagogique dans les domaines académique, administratif et médiatique, cela relève d'un débat profond nécessitant la mise en commun des meilleures compétences en la matière. Il est du devoir de notre régime politique d'y veiller comme un bien commun. Ne doutant pas de votre intelligence et de votre probité patriotique, nous vous adressons cette lettre pour vous inviter à réfléchir plus profondément cette question éminemment citoyenne. Veuillez croire, cher compatriote, en notre cordiale et fraternelle considération.
Texte signé par Mhand Amarouche, Boualem Aourane,
Tahar Hamadache, Mouloud Idir, Ali Ihaddadene
(les auteurs signent ce texte à titre de citoyens algériens).

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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 01:58

 

 

Djurdjura. Pèlerinage d’Azrou n’Thor : Fête et ferveur

Mélange de rite païen, de fête religieuse et de foire de montagne. Le pèlerinage d’Azrou n’Thor est, sans doute, l’un des plus grands rassemblements de l’année du Djurdjura, en Kabylie.

 

Djurdjura. Pèlerinage d'Azrou n'Thor : Fête et ferveurDjurdjura. Pèlerinage d'Azrou n'Thor : Fête et ferveurDjurdjura. Pèlerinage d'Azrou n'Thor : Fête et ferveur

 

 

 

 



 

 

 

Chaque année, des milliers de personnes convergent vers le sommet d’Azrou n’Thor, un pic culminant à 1883 m d’altitude, pour une grande fête collective, familiale et conviviale. Pourtant, malgré la foule, nul besoin du moindre képi de gendarme pour veiller à l’ordre et à la sécurité. Les fiers montagnards de la région d’Iferhounene veillent au grain et l’organisation, impeccable de bout en bout, est entièrement prise en charge par les comités de village. Ce vendredi 30 juillet, c’était au tour du village de Takhlijeth n’Aït Atsou d’organiser la 3e et dernière édition de l’Assensu d’Azrou n’Thor. Cette année, la date a été avancée à cause du ramadhan. Chaque année, les trois éditions sont organisées séparément par les villages de Zoubga, Aït Adella et Takhlijth.

Un mois et demi avant l’événement, les villageois se réunissent pour mettre en place le cadre organisationnel qui doit lancer les préparatifs. Comme une armée qui se met en campagne, des commissions sont désignées pour s’occuper du transport, des finances, de l’affichage, de la sécurité, de la restauration et de la logistique. Un comité de coordination chapeaute tous ces services. Une dernière réunion d’évaluation se tient pour régler les derniers détails. Tajjmaâth se réunit pour procéder à l’achat d’un bœuf destiné au rite propitiatoire. Entre-temps, les dons en espèces ou en nature affluent. On peut donner de l’argent, de l’huile, un mouton, de la semoule, des légumes et tout ce qui peut servir à la préparation du couscous géant de l’assensu. La veille de la fête, tout doit être fin prêt, mais le repas doit être préparé sur les lieux mêmes du sanctuaire, à Azrou n’Thor.

Couscous à l’agneau et eau de source

Cette année, les ripailles ont nécessité le sacrifice de 25 béliers et la préparation de 3,5 quintaux de semoule. L’année passée, ce sont 43 agneaux qui avaient été immolés pour la circonstance. Aux fourneaux, c’est un cuisinier chevronné qui veille sur les énormes marmites, d’où s’échappe un fumet qui chatouille agréablement les narines. Le jour J, des bus sont mis à la disposition des villageois pour les acheminer sur le site. Les premiers véhicules arrivent dès les premières heures de la matinée. Déversant des centaines de visiteurs, la longue procession de voitures ne cessera pas de toute la journée. Longue de près de quatre kilomètres, la piste qui mène du sommet du col de Tirourda jusqu’aux pieds du pic d’Azrou n’Thor est recouverte d’une épaisse couche de poussière.

Il est 9h lorsque notre véhicule s’immobilise, enfin, au pied de l’impressionnant pic rocheux, qui porte deux sanctuaires nichés à 1883 m d’altitude. dès les premières heures du jour, les premiers pèlerins commencent à gravir l’étroit et sinueux sentier qui mène jusqu’au sommet. Prévenants, les membres du comité de village de Takhlijth se montrent disposés à nous faciliter la tâche autant que possible. Toute la nuit, ils ont veillé avec les cuisiniers et leurs aides à la préparation du repas que l’on commencera à servir aux visiteurs à partir de 10h. Tout le village s’implique dans les préparatifs. Ammi l’Hocine, l’un des vétérans coordonne tous les mouvements en cuisine. « Mon fils, il faut des trésors de patience pour diriger tout ce monde », dit-il. Sa sagesse et son expérience lui permettent de s’acquitter de sa tâche avec brio. Il tient à nous monter le travail des cuisiniers en coulisses, ainsi que les montagnes de viande et de couscous qui attendent d’être servies.

Fête et ferveur

Au pied de la montagne, une maison en tuiles rouges pourvue d’une petite cour intérieure sert de quartier général et de cuisine. Elle est située sur une grande esplanade avec un belvédère et des bancs sous forme d’escaliers, le tout à l’ombre de cèdres géants. Beaucoup de familles bivouaquent déjà à l’ombre de ces géants séculaires. Ça et là, les femmes se livrent à l’ourar, s’accompagnant d’un bendir et battant des mains la mesure. A propos de l’histoire de ce site, la légende raconte qu’à une époque très reculée de saints hommes était de passage en ces lieux. Après avoir accompli la prière du d’hor, l’un d’eux décède. Ses compagnons auraient donc décidé de l’enterrer sur ce nid d’aigle qui tutoie les nuages. Depuis, l’endroit est quasiment sacré et donne lieu à un pèlerinage annuel. A quelle époque cela s’est-il passé ? nul n’est en mesure de le dire. Le sanctuaire de ce saint, dont l’histoire n’a pas jugé utile de retenir le nom, sert également aux populations de la région à lancer des appels pour le retour de l’amjjah, cet émigré perdu qui n’a jamais su retrouver le chemin du retour. En fait, les berbères ont toujours sacralisé les montagnes, les grottes, les rochers, tous lieux assimilés à des sièges de puissances divines. A l’avènement de l’islam, certains rites païens ont été assaisonnés à la nouvelle sauce religieuse.

Au sommet du pic, c’est un défilé incessant de visiteurs, parmi lesquels on note beaucoup de femmes et de jeunes filles. Le mausolée qui coiffe le pic est pourvu d’une terrasse sur le toit. On s’y accoude pour admirer le panorama des montagnes, serties de colliers de villages pittoresques, qui se déroule à nos pieds à perte de vue. Une vue dont seuls les aigles, nombreux sur ce site, peuvent jouir. On a l’impression de flotter sur un nuage. A l’intérieur des deux mausolées du pic, des centaines de cierges sont allumés. Les visiteurs prient pour que leurs maux s’évanouissent, que leurs vœux s’exaucent et que leurs prières s’accomplissent. Tous sollicitent la bénédiction et la protection d’Azrou n’Thor. Certains déposent de l’argent sur l’autel. Une femme prie à haute voix en se tournant vers les quatre directions cardinales, les mains et le front collés aux murs. Il a certainement fallu beaucoup de courage et de foi pour que certaines vieilles personnes arrivent jusqu’ici, par un sentier aussi raide et aussi escarpé. Une vieille femme ramasse un caillou qu’elle compte emporter chez elle. Un petit azrou d’Azrou qui va veiller sur les siens dans sa lointaine France.

Sens de l’honneur et respect d’autrui

Le pèlerinage, au sommet d’Azrou n’Thor, est également l’occasion pour de nombreuses jeunes personnes qui ont un cœur à prendre de chercher l’âme sœur. Des contacts se tissent discrètement entre les familles qui ont une jeune fille ou un jeune homme à marier. Certains regards se croisent et des liens tenus se tissent quelques fois sous l’ombre fraîche d’un cèdre millénaire. En tout bien tout honneur. La source, en bas de la montagne, est un autre lieu de rencontres. Son eau douce et cristalline est d’une fraîcheur qui vous fait oublier les ardeurs du soleil. Partout, les jeunes gens affectés à la vigilance veillent discrètement à contenir tout écart de conduite. Certains sont armés de fusils, armes de dissuasion par excellence, mais en général la fête se déroule sans incident notable, dans un esprit bon enfant. Contrairement aux milieux urbains, les villages de Kabylie ont préservé une bonne part de ces valeurs, telles que le respect d’autrui et le sens de l’honneur qui ont toujours fait partie de leur culture.

La fête atteint son apogée entre 11 et 14h, lorsque le soleil est à son zénith. Les plats de couscous passent au dessus des têtes dans une esplanade où l’on se marche pratiquement sur les pieds. L’ambiance est très conviviale. Les pèlerins s’accroupissent sans façon autour d’un saladier rempli de couscous arrosé de sauce rouge et couronné de légumes. Le préposé à la viande passe pour remettre à chacun sa part. Tout le monde a droit de manger, excepté les gens du village. « Les étrangers passent en premier. Les nôtres doivent attendre, dans quelques jours, l’organisation de Thimechrat pour laquelle on va immoler un bœuf et qui va profiter à tout le village », explique Yaha Mahmoud, membre du comité de village de Takhlijth. Dans la tente ouverte des cheikhs, les bénédictions pleuvent au même rythme que les billets de banque. A force de prières, les imams semblent en transe.

Une famille de pèlerins offre un mouton sur pied. On offre également des pièces de tissu en grand nombre. Dans un geste qui confine au rituel, des femmes, des hommes et des enfants s’essuient la sueur de leurs visages, avant de se couvrir la tête avec la pièce de tissu offerte en recevant les bénédictions des cheikhs. Au moment de reprendre le chemin du retour, nous remercions nos hôtes pour leur accueil et leur sollicitude, mais ils tiennent absolument à nous faire partager le couscous de l’amitié. Un couscous, par ailleurs, absolument délicieux servi avec une viande de mouton tendre et une eau de montagne fraîchement puisée à la source. Les véhicules en stationnement se comptent à présent par centaines et il continue d’en arriver encore et encore. Sur la piste couverte d’une épaisse couche de poussière, ils sont des centaines à répondre à l’appel de la montagne, à s’éparpiller sur les parcours de pacage avant d’atteindre le pic des aigles. Demain la fête ne sera plus qu’un souvenir en fichier JPEG. Azrou n’Thor, retraite de bergers, sera rendu à la solitude des fières altitudes.



Par Djamel Alilat

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Published by iflisen - dans Kabylie
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