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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 19:40

 

RADAR (Mardi 26 Octobre 2010) 

 

Un hommage lui sera rendu à Montréal
Pour ne pas oublier Meksa Abdelkader
Par : Rubrique Radar

Un hommage sera rendu le 30 octobre prochain en soirée à l’artiste kabyle Abdelkader Meksa à l’Académie Kabylia, sise à Montréal, au Canada. Une courte biographie préparée par le comédien et animateur Hacen Messaoudène sera projetée à 20h. Un débat autour de l’œuvre de Meksa sera organisé en présence d’artistes et de musiciens.

 

 

 

 

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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 19:34

 

Culture (Mardi 26 Octobre 2010)

 

Elle a dédicacé son livre “Ma vie à contre-Coran” à Tizi Ouzou
Djemila Benhabib : “Je rends hommage à toute cette Algérie qui tient debout !”
Par : Mohamed Haouchine

Une foule nombreuse a assisté dimanche dernier, à la librairie Multi-livres des établissements Omar Cheikh de Tizi Ouzou, à la vente-dédicace du livre intitulé Ma vie à contre-Coran, de Djemila Benhabib, cette Algérienne qui vit au Québec depuis quelques années pour avoir fui les affres de l’intégrisme et le terrorisme aveugle de la terrible décennie noire. De nombreux admiratrices et admirateurs, des lectrices et des lecteurs de tout bord et de tout âge ont tenu à rencontrer Djemila Benhabib et à s’approprier son dernier ouvrage qui condamne la violence intégriste sous toutes ses formes et met en relief les vertus de l’islam de tolérance. “Mon livre intitulé Ma vie à contre-Coran a été édité il y a un an et demi au Canada, puis distribué un peu partout en Europe, et voilà qu’il vient d’être édité en Algérie par les éditions Koukou”, nous dit Djemila Benhabib avec beaucoup d’amabilité et de gentillesse. À propos de son ouvrage, Djemila Benhabib dit : “Il s’agit là d’une réflexion sur l’islam politique à travers un vécu, mais aussi d’une analyse d’une journaliste algérienne qui a parcouru le monde et qui a vécu, comme tous les Algériens, le rouleau compresseur de l’intégrisme islamiste que l’Algérie a vécu au début des années 1990. J’estime qu’il s’agissait là d’un moment critique où le basculement de l’Algérie vers un état théocratique était à l’époque une hypothèse fort probable.” Et à l’écrivaine algérienne de préciser sa pensée en affirmant que “c’est un hommage à toute cette Algérie qui est encore debout et qui résiste de toutes ses forces, et ce après avoir été meurtrie, puisque nous avons malheureusement perdu des personnes chères et extraordinaires. Je dis avec beaucoup d’émotion et de tristesse que c’est tellement facile de tuer des personnes innocentes, mais il est certainement difficile de former ou de remplacer des hommes de la stature d’Alloula, de Djaout, de Boucebci et de tous les autres génies victimes de la violence intégriste”. Enfin, Djemila Benhabib s’est déclarée enchantée par l’accueil chaleureux qui lui a été réservé, à Alger puis à Tizi Ouzou, des hommes et des femmes qui ont tenu à l’approcher pour la connaître davantage et découvrir avec plaisir son ouvrage. “Pour moi, c’est quand même un immense privilège de revenir chez moi en Algérie et surtout d’éditer mon livre dans mon pays. Vous ne doutez pas que la sortie de mon livre en Algérie a rencontré beaucoup d’obstacles, et mon éditeur algérien Arezki Aït-Larbi a connu beaucoup de soucis pour l’éditer. Il a manifesté un immense courage et a pris d’énormes risques et une grande responsabilité  pour l’éditer. C’est pourquoi je le remercie du fond du cœur”, conclut Djemila Benhabib

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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 19:10

elWatan

 

Thoursal, sur les hauteurs de Sidi Ali Bounab

Après les terroristes, les salafistes…

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le 25.10.10 |

Le salafisme et
le terrorisme font bon ménage. Les deux frontières sont très difficiles
à définir. Aujourd’hui, l’islamisme rencontre une
insoutenable passivité.

Nous n’avons pas vu comment ils sont arrivés». C’est la complainte lâchée par un septuagénaire rencontré à Thoursal,  un village perché sur les hauteurs de
Timezrith, commune située à cheval sur les wilayas de Boumerdès et Tizi Ouzou.

Même la célébration des fêtes de mariage ou de circoncision avec Idhaballen (troupes de musique traditionnelle) ou un DJ, c’est haram, illicite», lâche notre interlocuteur. Un groupe de salafistes, visiblement très actif,  tente d’islamiser tout le village. C’est réussi en partie, regrette-t-il. Les nouveaux adeptes arrivent en grappes. Kamis, barbe teinte au henné ; ils ont pu imposer aux villageois - mauvais musulmans qu’ils seraient ! - de nouvelles règles de conduite, la manière d’enterrer les morts a changé.  
Les rites concernant la lecture du Coran au moment de l’enterrement ou le dernier recueillement sur la dépouille après la toilette du mort ne sont plus autorisés. Le prosélytisme salafiste commence à prendre des allures inquisitrices, en cela qu’il s’ingère, de manière insidieuse, dans le moindre détail dans la vie des villageois. La musique illicite ! 

C’est ce que faisaient les terroristes du GIA lorsqu’ils avaient pris possession des lieux en 1994. A l’époque, ils avaient tout interdit, raconte un habitant de Thoursal : «Ils rentraient même dans les domiciles pour casser tous ce qui est magnétoscope et cassette audio.» Et c’est cela qui avait poussé les habitants à l’époque à prendre les armes et se lancer dans la résistance contre «les fous de dieux». Ils dictaient leur loi. «Je ne comprends pas ce retournement de situation», dit-il, en soulignant toute son inquiétude de voir la situation évoluer en faveur des salafistes qui n’en sont là qu’à leur début. Chaque jeudi, ils font venir un «moudarris» pour donner des fetwas aux jeunes dans la mosquée du village. «L’arrivée de ces gens chez nous laisse entendre que tous nos ancêtres sont en enfer», ironise un jeune.


Le résultat est vite connu, notent quelques habitants. Ils s’élèvent en conscience du village. Ici, le salafisme et le terrorisme font bon ménage. Les deux les frontières sont vraiment difficiles à définir. On bascule facilement vers le terrorisme. Les frontières ? Sur le fil du rasoir. On croyait qu’on avait fait face au plus grand péril, le terrorisme en 1995. Ils étaient plus de 1000 terroristes à écumer les denses forêts de Sidi Ali Bounab, Aït Yahia Moussa, Iaâllallene… Nous les avons combattus, nous avons payé au prix fort pour les déloger. La reconquête de Sidi Ali Bounab surtout n’a été réalisée qu’au bout presque de quatre années. Elle s’est faite à prix fort. «Des Algériens sont morts ici, des militaires, des GLD, des patriotes, de simples citoyens… apparemment, ce n’est pas fini», regrette notre interlocuteur. Ils ont été chassés par la fenêtre, ils reviennent par la grande porte. Comment cela s’est-il passé ? Personne ne le sait. C’est un climat suspicieux qui règne dans cette petite bourgade. Aujourd’hui, l’islamisme rompant rencontre une insoutenable passivité. Il n’y a aucune réaction. Les habitants, dans un climat d’insécurité, semblent résignés.
Lorsque nous nous sommes arrêtés au centre du village, nous rencontrâmes un ancien membre du comité. Après les présentations, il lancera : «Vous voyez ? Sa maison est derrière vous!» «De qui ?», lui avions-nous demandé. «De l’Emir», nous répondit-il. Il s’agit, en fait, du domicile du terroriste Sedik Zizid, alias Al ghoulam. Il est ainsi surnommé pour avoir rejoint les rangs du GIA très jeune, 16 ans en 1994. Il rode encore dans le coin, nous apprennent certaines indiscrétions.  
Accompagné de deux de ses acolytes, l’émir du GSPC, bien portant selon ceux qui l’auraient aperçu, aurait assisté à la fête de l’un de ses proches dans un village voisin, à Boughaoua. Il lui arrive même de revenir chez lui pour rendre visite à sa famille.


Un endroit propice pour les attentats


C’est devenu un rituel. Cela devrait être sous la haute la bienveillance des soutiens dont bénéficient les terroristes dans la région. Un villageois confie que la présence de Zizid dans le coin ne passe pas inaperçue. Dès que vous voyez deux de ses proches, l’un est debout à l’entrée du village et l’autre à l’autre extrémité pour faire certainement le guet ; l’on devine qu’il est là.  Nos sources disent qu’à plusieurs reprises, ils sont venus racketter les habitants du village Tala Oughanim. En fin connaisseur de la région, notre interlocuteur indique que les groupes armés ne peuvent pas avoir une telle mobilité sans réseaux de soutien. Les troupes de l’ANP ont ratissé plusieurs fois les alentours, sans rien trouver. «Mais dès qu’elles lèvent le camp, une heure après, ils sortent de leur terrier. Ils sont souvent là où on les attend le moins», précise notre interlocuteur, qui nous rappelle, d’ailleurs, le sanglant attentat qui avait coûté la vie à plusieurs policiers et des enseignants chargés de surveiller les examens du BEM en juin 2009. Ils étaient une quarantaine à surgir sur la chaussée en fin d’après-midi pour commettre cet attentat. Selon des sources bien informées, l’un des terroristes capturé, il y a quelques mois, dans la forêt «Verrou», a révélé la participation dans cette sanglante embuscade de l’émir de l’ex-GSPC, devenu Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), Abdelmalek Droudkel,  Alias Abou Moussaâb Adelawadoud.

Droudkel à Timezrit ? Le relief peut être un endroit propice pour commettre  des attentats, et être leur retraite. Il peut aussi servir de lieu de passage, indiquent nos sources.  Mais ce jour, précise notre interlocuteur, les terroristes s’étaient mobilisés en grand nombre pour s’approvisionner en armes. Ils avaient d’ailleurs pris 6 kalachnikovs et 6 pistolets automatiques. Les groupes terroristes se déplacent avec beaucoup de facilité, vu le relief accidenté de la région. D’ici, de Timezrit,  l’on domine d’ailleurs la forêt dense de Boumehni ;  Aït Yahia Moussa n’est qu’à un jet de pierre. On est également à 20 minutes de Oued Ksari. En somme, tout le Sud-Ouest de la wilaya de Tizi Ouzou est à portée de vue et… de main. Une région d’une complexité incroyable. Et, il suffit de se retourner pour dominer aussi de l’autre côté les Issers, Si Mustapha, Thenia, Bordj Menaïel et Tadmaït.
Bien que le recrutement du GSPC soit freiné, la lutte contre le terrorisme qui a permis  l’élimination de plusieurs terroristes et la reddition de certains émirs de l’organisation de Abdelmalek Droukdel n’a pas dissuadé des jeunes de prendre le chemin du maquis.

 

Les réseaux dormantsdu terrorisme


Les deux jeunes qui ont déposé une bombe, il y a un mois, à Bordj Menaïel - un attentat qui a coûté la vie à un policier - n’ont rejoint le maquis que dernièrement. Ce sont de nouvelles recrues, affirme notre source. Ils ont 19 ans chacun, précise-t-elle encore. Il y aurait même eu un troisième adolescent de 15 ans qui a dû rejoindre les groupes armés, mais a fini par se rendre. Les trois sont originaires du quartier Tahrir, à quelques encablures de Bordj Menaïel.
Des sources bien informées indiquent aussi qu’un autre jeune de Si Mustapha a rejoint les maquis de l’organisation terroriste dirigée par Abdelmalek Droukdel. Notre interlocuteur souligne toute la difficulté de savoir si Al Qaïda au Maghreb islamique continue à enrôler de nouveaux terroristes ou non.


Ce n’est qu’après avoir commis leur premier forfait que l’on sait qu’untel a rejoint l’organisation terroriste. En réalité, le terrorisme n’a plus le même visage, confie notre interlocuteur. Aujourd’hui, du moins dans la région, ils sont dans la société. Le plus inquiétant, ce sont ces réseaux dormants du terrorisme. D’ailleurs, c’est dans ces réseaux qu’AQMI trouve ses nouveaux adeptes. C’est vrai que la misère sociale joue souvent un rôle important dans le recrutement des jeunes par l’ex-GSPC. Mais elle n’explique pas tout. L’idéologie du djihad, guerre sainte, a ses vecteurs et ses animateurs dans la société. Les cellules djihadistes n’ont jamais arrêté d’activer. Il y a plus de 10 jours, nos sources ont indiqué que des témoins ont aperçu un important groupe de terroriste dans la région de Laâzib, versant nord de Sidi Ali Bounab. Une trentaine, lourdement armés, traversaient les bois. Cela fait bien longtemps que l’on n’a pas signalé une telle armada, indique notre source. Dans cette région très pauvre, le chômage fait des ravages.

Ce qui rend très vulnérable les jeunes. La colère qu’ils nourrissent envers les autorités, d’abord, et envers la société, ensuite, les fait se jeter inexorablement dans la gueule du loup. Cela est surtout accentué car certains repentis affichent ostentatoirement leur richesse. A quelques kilomètres du village Aït Messaoud, mitoyen à la localité de Thoursal, s’érige un immense  poulailler appartenant à un ancien terroriste de la région.  «Il roule, indique notre interlocuteur, avec une voiture luxueuse d’une valeur de 280 millions.» «Et les jeunes, quand ils voient cela, en sont malades», ajoute-t-il. C’est l’une, d’ailleurs, des rares richesses du coin. Il a accès à tout, confie notre source. Cela pousse les jeunes, surtout ceux qui sont en difficulté sociale, à penser et à dire que «pour devenir riche et sortir de la misère, il faut passer par le maquis».                                              
 

Said Rabia
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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 21:10

TSA

 

 

 

Le ministre de la justice Taib Belaiz, en visite, aujourd’hui, dans la wilaya de Bejaia a procédé à l’inauguration de la prison d’Oued-Ghir, à l'ouest de la wilaya. Il s'agit d'un centre pénitentiaire de 1.000 lits et bâti sur une superficie de 10 ha. D’un coût global de 5 milliards de dinars, selon nos sources, le projet a été réceptionné avec un retard de dix mois.

Cette nouvelle prison est la troisième a être réceptionnée au niveau national, mais le projet en question n’est pas d’une nécessité absolue pour une région qui enregistre le taux le plus faible de criminalité du pays. D’ailleurs, à son lancement , le projet a soulevé une vive protestation de la population de la région. Cette prison est le seul projet concret mené a terme. Celui de la gare routière par exemple, traine toujours en longueur alors que sa réception était prévue pour le 15 juillet dernier, avait annoncé le ministre des Transports dans la wilaya de Bejaia en mars dernier.

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 20:54

 

 

 
Chronique (Lundi 25 Octobre 2010) 

Pouvoir, islamisme et terrorisme : la fuite en avant
Par : Mustapha Hammouche

 

Depuis samedi dernier, une semaine de solidarité avec les familles de disparus

 dans le pourtour méditerranéen se déroule à Paris. La question des disparus

 en Algérie et le Collectif des familles de disparus en Algérie (CFDA) y occupent

 une place significative.
Après plus de dix ans de “concorde civile” et cinq ans de “réconciliation nationale”,

et malgré les bilans officiels sur le nombre de “règlement de cas” de disparus, la quête,

légitime, de justice et de vérité des familles de disparus semble n’avoir pas perdu de sa

 vitalité.
La détermination des parents de disparus, au-delà de la masse significative ou minime

 des familles et sympathisants engagés dans cette revendication, contraste avec le destin

 de la cause des victimes du terrorisme. Celle-là donne l’air d’être une cause entendue,

du moins dans ce qui tient lieu de vie et de débat publics.
La “paix”, conçue comme finalité qui prévaut sur tout autre idéal, en particulier sur les

 idéaux de justice et de vérité, étouffe donc les autres causes. Et la paix passerait par

“la réconciliation”, une espèce de fin de guerre sans vainqueur ni vaincu, où la

victime renoncerait à toute réparation morale et l’agresseur dispensé de rendre compte.
Même si l’esprit de renoncement, qui a fini par déteindre sur l’ensemble de la vie sociale,

 et l’autoritarisme étouffant lui ont permis de s’imposer sans peine, la démarche de

 “réconciliation nationale” reste indéfendable dans ses fondements philosophiques que

 sont l’amnésie, l’impunité et le déni de justice. Mais, pire encore, l’objectif de paix,

par lequel elle tente, à l’occasion, de se légitimer, la disqualifie à son tour. La comptabilité

 sécuritaire adaptée à la cause réconciliatrice tente parfois de faire la preuve de son

efficacité, mais les faits sont têtus : les terroristes continuent à agir, à se renforcer

 et sévir là où ils peuvent. Et il n’y a pas la bousculade au portillon de reddition.
Dans son discours-programme, le premier ministre, lui-même, déclarait que

“le terrorisme a été éradiqué” grâce à la lutte menée par l’armée, les forces de sécurité

 et les citoyens. Mais on ne sait plus si Ouyahia se pose en réconciliateur  malgré ses

 convictions éradicatrices ou à cause  d’elles : par un étrange détour discursif, il

 proclame que la réconciliation nationale reste “le socle de la reconstruction”.

Si elle ne réduit pas le terrorisme, elle prépare au développement.


Le choix de la réconciliation aura donc usé des légitimités : spirituelle, pacifiste,

 sécuritaire socio-économique… Il y a comme un malaise d’un pouvoir qui s’est

 volontairement et irrémédiablement engagé dans une démarche de confusion

indéfiniment sans que cette démarche ne finisse par régler aucune des questions

en suspens. Ni la question de l’islamisme radical, ni la question sécuritaire,

ni la question posée par le statut des acteurs et des victimes de ce qu’on a décidé

d’appeler “la tragédie nationale”.
La relance même de la légitimité de la démarche est significative de cette décennale

 fuite en avant politique. musthammouche@yahoo.fr


 

 
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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 20:29

El Watan

 

Fuites des cerveaux et échec des «stratégies» de retour

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le 24.10.10 |

 

 

L’évocation de la question de la migration renvoie nécessairement à «la fuite des cerveaux» ou à «la mobilité des compétences». Si beaucoup de pays, tels que la Chine, l’Inde et la Corée du Nord, ont su capter avec succès leurs compétences établies à l’étranger, la question reste problématique pour l’Algérie. Car «la migration des compétences n’a commencé à mobiliser l’attention des décideurs et chercheurs que bien tardivement, à partir du moment où elle a commencé à prendre des proportions importantes».



Le symposium international sur «La migration et le développement en Afrique», organisé par le Cread, a consacré un long débat sur «La mobilité des compétences et les logiques de retour».
Pour le chercheur Abdelkader Djeflat de l’université de Lille (France), la question de la diaspora est «l’une des plus ambivalentes et des plus controversées pour un certain nombre de pays. L’Afrique et l’Algérie en particulier, face à des défis analogues, restent figées dans des positions ambiguës, des a priori, des clichés et une crise généralisée de confiance entre les gouvernements et leurs diasporas et ce, malgré les déclarations de bonnes intentions et les mesures prises ici et là qui relèvent plus de la gesticulation».


Le chercheur a souligné, dans son intervention lors du colloque du Cread, qu’il est notoirement connu que la question des migrations en Algérie «n’a jamais été au sommet des préoccupations des autorités publiques et ce, bien avant la situation actuelle de l’exode des compétences». L’absence de politique et de stratégie sérieuse au niveau des instances de l’Etat a donné lieu à «des actions ponctuelles ne s’inscrivant parfois dans aucune logique. L’attitude de léthargie constatée au niveau des politiques publiques, jusqu’à une date récente, sont essentiellement des raisons qui expliqueraient l’abandon par l’Etat des compétences algériennes basées à l’étranger», a estimé M. Djeflat.  Au regard du rôle central que peuvent jouer les élites intellectuelles basées à l’étranger dans le développement économique et social, voire politique du pays, l’Algérie tout comme l’Afrique «ne sauraient continuer à temporiser pour mobiliser au maximum ce formidable potentiel et pouvoir faire face au nouveau contexte mondial de la révolution simultanée des TIC, de l’immatériel, du redéploiement du capital international et des nouveaux équilibres géostratégiques», a indiqué le chercheur.
Il est d’autant plus impérieux d’agir, sachant qu’une partie de ces compétences arrive massivement dans le dernier quart du «cycle de vie» des compétences, c’est-à-dire la phase de maturité et de déclin où des projets de retour s’estompent.


Mme Marisa Fois, de l’université de Cagliari (Italie), a abondé dans le même sens en parlant du nécessaire «changement d’attitude» dans la perspective de faire participer la diaspora au développement du pays.
Après avoir passé au crible les timides tentatives des pouvoirs publics couronnées d’échecs, elle a estimé que «la contribution des cerveaux qui ne soit pas seulement économique, mais plutôt sociale et politique, qui pourrait conduire à un retour au pays d’origine, dépendra fondamentalement de la place que le gouvernement décide de lui donner». De son côté, le sociologue Aïssa Kadri, de l’institut Maghreb-Europe (Paris), a évoqué la méfiance entre les compétences algériennes à l’étranger et le l’Etat, due essentiellement au «discours ambivalent de l’Etat vis-à-vis de cette diaspora, mais également de la logique de contrôle qui caractérise l’Etat dans son rapport à l’intelligentsia algérienne basée à l’étranger».


M. Kadri a précisé que les migrants «expriment dans le fait de partir un désir d’échapper au contrôle de l’Etat». Pour appuyer ce point de vue, M. Ghllamallah, sociologue à l’université d’Alger, parle des causes structurelles de la fuite des cerveaux : «Un pays qui fonctionne sur la rente n’a pas besoin de l’économie de la connaissance. Les autorités ne prennent pas en considération les compétences nationales, alors comment veut-on qu’elles s’intéressent à celles basées à l’étranger ?» Telle est la problématique fondamentale à résoudre si toutefois il existe une réelle volonté politique au sommet de l’Etat.                

Hacen Ouali
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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 15:45

 

source: yahoo

 

Aujourd'hui - 24 octobre 2010

Thinkstock

Le soutien-gorge le plus cher du monde

Ce soutien-gorge d'une valeur de deux millions de dollars est le fruit de 1500 heures de travail.

 

 

Adriana Lima dans le soutien-gorge le plus cher au monde. - vsal07

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 20:45

Le Matin

 

La mosquée ou la prison

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Vous ne le savez peut-être pas, mais si vous ne faites pas la prière ou si vous ne comptez pas vous rendre bientôt aux Lieux saints de l'islam pour un pélerinage, vous êtes sous la menace imminente d'une incarcération pour "atteinte à un précepte de  l’Islam", et cela ne pardonne pas. Deux ans de taule, peut-être trois...Le pauvre Farès d'Oum - El - Bouaghi n'en savait rien qui a cru pouvoir manger en cachette pendant le ramadhan : il va passer les deux prochaines années derrière les barreaux pour "atteinte à un précepte de l’Islam". Dans sa plaidoirie, maître Belaïd, avocat de la défense, a vainement tenté de convaincre le tribunal de l’inexistence de loi qui condamne les récalcitrants et qu’il relève de la liberté individuelle de ne pas pratiquer tel ou tel précepte. En vain.

«Bien sûr, on est tenu de respecter la foi des autres, mais si on s’amuse à ça, on va mettre en prison des gens qui ne font pas la prière et ne vont pas au hadj», résume Mustapha Bouchachi, président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH) pour qui ce genre de poursuite n’a aucun fondement juridique et qui rappelle que ce genre de procès à la mode est  lié à un excès de zèle et de religiosité de la part de l’institution judiciaire, en dépit du fait que la liberté de culte soit garantie par la Constitution algérienne. «Nous considérons que c’est une atteinte à la liberté de culte."

Pourtant le procès de Aïn El Hammam et celui, bien avant, des non-jeûneurs de Biskra qui tous ont fini par être relaxés a confirmé que ce  genre de poursuite n’a aucun fondement juridique. Mais nous ne sommes plus devant la loi. Nous sommes devant la stratégie d'un président de la République qui veut se présenter en défenseur de la majorité musulmane afin d'instaurer des rapports d'allégeance, de "messie" à " croyants".
"Ce genre de condamnation fait plus de mal à l’Algérie et à l’Islam lui-même. Nous donnons l’image d’un pays fermé», souligne Bouchachi. Vendredi matin, l'information faisait le gros titre du site Yahoo.

S.B.

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 20:24

 

Dans l'expression

 

LE PRÉSIDENT SERA TOUJOURS UN MOUBARAK
Les Egyptiens ont le choix entre Hosni et Djamal
23 Octobre 2010 -

 

Fermeture de médias et contre-feu caractérisent l’avant-campagne électorale en Egypte.....

 

 

Franchement, y a t-il matière à critiques quand on sait que les Algériens n'avaient même pas eu cette chance ? Boutef se succède à lui-même Ad vitam aeternam

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 20:15

Liberté

 

...Le député de Tizi Ouzou, Aït Hamouda, n’a pas manqué de brosser un tableau noir quant à la situation qui prévaut en Kabylie : l’absence de l’État, le terrorisme, la maffia, l’exploitation anarchique du sable de l’oued Sebaou, les kidnappings sont, selon lui, le lot quotidien des habitants de cette région. À cela s’ajoute “l’interdiction aux députés de l’opposition de passer à la télévision et à la radio”. D’où sa conclusion, lancée sur un ton solennel, : “personne ne peut me convaincre qu’il n’y a pas de guerre économique, politique et culturelle contre cette kabylie.” Et de citer, à l’appui de ses accusations, “le blocage du financement du Pnud pour la wilaya de Tizi Ouzou” et le fait que “pour venir de Oujda à Alger, on met 3 heures de route, alors qu’on met 4 heures de Tizi Ouzou à Alger”. “Cette politique, Monsieur le premier ministre, est une politique divisionniste et criminelle”, a lancé M. Aït Hamouda à Ahmed Ouyahia, lui-même originaire de cette même Kabylie. Enfin, pour signifier l’étendue des trafics dans cette région, il citera l’exemple de ce policier d’Iferhounène qui “a vendu 47 voitures en une année”....

 

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  • : La confédération des Iflisen Umellil
  • : Un des objectifs est de reconstituer la grande confédération qui regroupait les 14 aarchs des Iflisen Umellil avant la colonisation française. Le but est de rétablir les liens interrompus et de promouvoir la solidarité inter-arche. Nous visons également à consolider les liens entre la diaspora et leur région d'origine. Réecrire l'histoire des Iflisen et préserver leur patrimoine matériel et immatériel .
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