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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 20:09
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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 22:05

 

 

 

Le Qatar organisera la coupe du Monde 2022, "une fierté pour le monde arabe et musulman"

ZURICH- Le Comité Exécutif de la fédération internationale de football (FIFA) composé de 22 membres, a choisi jeudi a Zurich, le Qatar pour l'organisation de la Coupe du Monde 2022. Le choix du Qatar pour l'organisation de la Coupe du monde 2022 de football est une "fierté pour les pays arabes et musulmans", a affirmé le sélectionneur de l'équipe d'Algérie, Abdelhak Benchikha." C'est une fierté pour les pays arabes et musulmans que la Qatar organise la Coupe du monde 2022. Je suis certain que ce pays pourra accueillir cet événement planétaire dans les meilleures conditions eu égard aux capacités qu'il recèle", a indiqué Benchikha à l'APS. "Le Qatar a déjà démontré ses capacités d'organisation, pour avoir accueilli plusieurs compétitions internationales de haut niveau", a-t-il ajouté. "Pour avoir vécu et exercé dans ce pays, je peux affirmer qu'avec des gens aussi accueillants et aussi compétents que les Qataris, le Mondial 2022 sera une grande réussite et un honneur pour l'ensemble des pays arabes et musulmans", a conclu le coach algérien.

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 21:54

A propos de l'Algérie

 

La mise en ligne, mercredi 1er décembre, sur le site de Wikileaks du premier document consacré à l’Algérie a donné lieu à une série de dérapages. Ce document émanant de l’ambassade américaine à Alger a un intérêt informatif très limité. Et pour cause : les documents les plus importants qui contiennent de vraies révélations sur l’Algérie sont actuellement analysés par les cinq journaux partenaires de Wikileaks : Le Monde (France), El Pais (Espagne), The New York Times (USA), The Guardian (Angleterre) et Der Spiegel (Allemagne). Ils devraient sortir dans les prochains jours. Ils seront d’abord publiés par ces quotidiens avant d’être éventuellement disponibles sur le site Wikileaks.

Mais le document de Wikileaks publié hier pourrait causer des dégâts inattendus. Le texte contient en effet deux noms : celui d’une journaliste d’un quotidien national et celui d’une sénatrice du tiers présidentiel. Ces deux personnes ont été citées dans le document de l’ambassade américaine daté de janvier 2007 et consacré à l’élection du président du Conseil de la Nation. Elles se seraient exprimées lors de rencontres avec des diplomates américains. Leurs propos ne contiennent aucune information sensible ni révélation. Il s’agit de simples analyses sur la situation en Algérie et l’état de santé du président de la République à cette époque.

Pourtant tout le monde le sait : en Algérie, les représailles à l’égard de personnes citées dans ce type de documents peuvent être sévères. En plus de l’accusation classique d’intelligence avec une puissance étrangère – certains journaux n’ont d'ailleurs pas hésité à franchir le pas aujourd’hui, les "sanctions" peuvent être terribles : contrôle fiscaux pour les chefs d’entreprises, perte d’emploi pour des salariés, …

La publication des documents concernant les grands pays européens et les dossiers sensibles impliquant des Occidentaux obéit à une règle très stricte. Cette règle a été décidée d’un commun accord entre les cinq journaux partenaires et le site Wikileaks. Elle prévoit notamment la suppression de noms de personnes citées et susceptibles d’être mises en danger par la publication des documents américains. Pourquoi Wikileaks n’a-t-il pas respecté cette règle concernant l’Algérie ?

Le comportement de Wikileaks est dans ce contexte scandaleux. Tout comme celui des diplomates américains, auteurs du document. Leurs interlocuteurs les ont-ils autorisés à les citer en tant que source dans des documents aussi sensibles ? La journaliste et la sénatrice savaient-elles que leurs propos, tenus au cours d’une conversation, étaient destinés à figurer dans un document confidentiel américain ?

Comme dans beaucoup de sujets, l’affaire Wikileaks illustre le regard que portent sur nous les Occidentaux. Leur seul souci : protéger leurs ressortissants susceptibles de subir des représailles à cause des documents américains. Ils ont choisi de travailler avec cinq journaux sérieux et de mettre en place des règles très strictes pour la publication des documents. Pour l’Algérie, peu importent les conséquences.

 

 

A propos du Maroc

 

Dans leurs entretiens avec les diplomates et les responsables américains en visite à Rabat, les officiels marocains accusent les Algériens de mettre de la mauvaise volonté pour coopérer avec eux dans la lutte anti-terroriste. C'est par exemple le cas du Directeur général pour la surveillance du territoire (services de renseignements intérieurs), Abdelatif Hammouchi, Lors de la visite à Rabat de l'assistante du président américain pour la sécurité intérieure et l'antiterrorisme, Frances Fragos Townsend. « La coopération avec les Algériens est erratique  affirme Hammouchi. Parfois ils nous fournissent de très bonnes informations et parfois on dirait qu'il s'agit d'impasse. Ces sont des partenaires difficiles, ajoute Yassine Mansouri (chef de la Direction générale des études et de la documentation, le service de contre-espionnage marocain, ndlr) », rapporte une note diplomatique du 31 juillet 2007, obtenue par TSA avant sa publication sur Wikileaks.
 
Plus tôt la même année, le Directeur général des affaires bilatérales au ministère marocain des Affaires étrangères Youssef Amrani, avait ainsi « suggéré que l'émergence d'AQMI était principalement due aux échecs du gouvernement algérien », rapporte une note du 18 mai. Une position que ne partagent visiblement pas les Etats-Unis qui défendent la politique anti-terroriste de l'Algérie. A l'accusation de Amrani, un diplomate américain répond en effet que « le GSPC a été forcé de s'associer avec AQMI parce que le gouvernement algérien a réussi à le marginaliser ».
Dans la même note, le diplomate américain constate que Khalid Zerouali, en charge de la sécurité des frontières marocaines au ministère de l'Intérieur «s'est hérissé » lorsque les officiels américains ont cité l'Algérie comme « un modèle » dans la lutte anti-terroriste en Afrique du Nord. Pour Zerouali, « le Maroc est beaucoup plus stable et sûr alors que je ne peux pas voyager d'Alger à Oran sans crainte ».
 
Les documents de Wikileaks révèlent aussi que le Maroc soupçonne depuis longtemps l'Algérie de chercher à développer un programme nucléaire militaire. Une inquiétude rapportée notamment dans une note diplomatique américaine du 21 novembre 2006 transmise cinq jours après un entretien entre le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Omar Hilale et l'ambassadeur américain à Rabat au sujet du programme nucléaire de l'Iran. Hilale affirme ainsi qu' « un Iran doté de l'arme nucléaire serait un désastre pour la région et spécialement pour le Maroc. Cela provoquerait une course à l'armement dans la région et cela accélèrerait la poursuite de ce qu'il a décrit comme un programme nucléaire militaire algérien similaire même s'il n'est que naissant ». « Si l'Iran réussit, dans les dix ans, d'autres pays du Moyen-Orient auront la bombe et les Algériens suivront peu après, a-t-il dit », précise la note.
 
Enfin, selon Rabat, si les relations bilatérales avec Alger ne s'arrangent pas, la responsabilité serait entièrement algérienne. Dans le mémo du 31 juillet 2007, les diplomates américains rapportent qu'après une visite à Alger, Fouad Ali Himma, adjoint au ministre de l'Intérieur leur a affirmé que « les efforts marocains répétés pour réduire l'abîme diplomatique ont été rejetés. Il a assuré avoir dit aux Algériens que le Maroc était prêt à rouvrir sa frontière et à prendre d'autres mesures pour rétablir la confiance, mais les Algériens ne nous ont jamais dit ce qu'ils voulaient », citent-ils. Il a attribué ce qu'il décrit comme l'intransigeance algérienne à l'écart générationnel et de mentalités entre les dirigeants des deux pays », rapporte la note américaine qui précise que Himma est un proche du roi Mohammed VI souvent considéré comme plus puissant que le ministre de l'Intérieur lui-même.

 

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 23:37

These are the all the wikileaks about Algeria that have been released thanks to the cablegate.

http://ebookpedia.net/ebook/wikileaks-algeria.html

 

 

 

Human Rights

A state of emergency declared in 1992 remains in effect and has led to abuses bysecurity forces, who sometimes act independently of government authority. 4

According to the U.S. State Department  Country Report on Human Rights Practices -2007, other significant human rights problems include restrictions on political party activity, limiting the right to change the government peacefully; reports of abuse and torture; official impunity; prolonged pretrial detention; limited judicial independence; denial of fair public trials; restrictions on civil liberties, including freedom of speech, press, assembly, and association; security-based restrictions on movement; limitations on religious freedom,

including increased regulation of non-Muslim worship; corruption and lack of

government transparency; discrimination against women; and restrictions on workers’ rights. The U.S. State Department categorizes Algeria as a Tier 3 worst offender with regard to human trafficking because its government does not fully comply with the minimum standards for the elimination of trafficking in persons and is not making significant efforts to do so.5

 

Berbers, who are the natives of North Africa from before the 7 th

century Arab Muslim invasions, seek language and cultural rights and an end to government discrimination and neglect. In April 2001 (“black spring”), the death of a Berber youth in custody sparked riots in which security forces killed 126 people. The government agreed to compensate the victims and recognize Tamazight, the Berber language, as a national but not an official language (as Berber activists want but President Bouteflika opposes). The government has engaged in a dialogue with Berber representatives known as the Arouch . In January 2005, the government agreed to rehabilitate protesters and

remove security forces from Berber areas, and established a joint committee to follow up.

 

 

Terrorism

Up to 200,000 lives were lost to terrorism and related violence between 1992 and

2000. Two Algerian groups are U.S.-designated Foreign Terrorist Organizations (FTOs).

The Armed Islamic Group (GIA) was most active from 1991 to 2001 and last attacked in

2006. The Salafist Group for Preaching and Combat (GSPC) split from GIA in 1998,

declared its allegiance to Al Qaeda in 2003, and, after Abdelmalik Droukdal (aka Abu

Musab Abdulwadood) became “emir” or leader, united with it officially on September 11,

2006, taking the name Al Qaeda in the Land of the Islamic Maghreb (AQLIM or AQIM).

The practical meaning of the union is uncertain. AQLIM seeks to replace the current

Algerian regime with an Islamic state and calls for  jihad  against the United States and

France. Since 2006, it has increased attacks against the government, security forces, and

foreigner workers. In 2007, it shifted tactics to more frequent, “Iraqi style,” suicide

attacks, with simultaneous bombings of the Government Palace (the prime and interior

ministries) and a suburban police station on April 11, 2007 and of the Constitutional

Council and the U.N. headquarters on December 11, among other attacks. In addition, an

AQLIM suicide bomber unsuccessfully attempted to assassinate President Bouteflika on

September 6, 2007. All of these bombings resulted in many civilian casualties. AQLIM

raises funds by kidnaping for ransoms and by smuggling arms, vehicles, and drugs, and

communicates via internet with sophisticated videos. AQLIM operates in the Sahel and

has carried out attacks in Mauritania in line with its regional pretensions.

 

  Algeria is a major source of international terrorists and is the fourth largest supplier of anti-coalition fighters to Iraq. 3

 

 

Seventeen Algerians captured in Afghanistan are held  at the U.S. Naval Base at Guantanamo Bay, Cuba. The Bush Administration would liketo repatriate them, but first seeks assurances from Algiers that they would not pose a future danger and be treated fairly. Algerians have been arrested on suspicion of  belonging to or supporting AQLIM in France, Spain, Italy, Germany, and Britain.

Several international terrorist plots involved Algerians. In December 1999, Ahmed

Ressam, an Algerian who had trained in Afghanistan, was arrested after attempting to

enter the United States from Canada; he was convicted for the so-called Millennium Plot

to carry out bomb attacks in Los Angeles. His associates and other Algerians in Canada

were linked to the GIA and Al Qaeda. In January 2003, six Algerians were arrested in

a London apartment with traces of ricin, a deadly poison with no known antidote.

In September 1999, a national referendum approved the “Civil Concord,” an amnesty

for those who had fought the government. In September 2005, another referendum

approved the Charter for Peace and National Reconciliation, including an amnesty for all

except murderers, rapists, and bombers, exemption for security forces from prosecution

for crimes of the 1990s, and compensation for families of victims of violence and the

disappeared. Critics charge that it has resulted in the freeing of recidivist terrorists or that

it failed to provide accountability for the disappeared and for truth-telling about the role

of the security forces. A presidential commission determined that excesses of

unsupervised security forces were responsible for the disappearances of 6,146 civilians

from 1992 to 2000 and recommended compensation. Organizations representing victims’

families claim up to 20,000 disappeared. The government has extended the amnesty

period indefinitely and has controversially extended it to some former GSPC leaders.

  

 

 

 

 

 

 

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 23:23

Le Soir

 

Régions : TIZI-OUZOU
Guerre de communiqués entre le FFS et le RCD à Tizi-Gheniff

 

 

Si le P/APC de Tizi-Gheniff, une commune située à environ 60 km au sud-ouest de la wilaya de Tizi-Ouzou, n’a pas jugé utile de répondre aux accusations de «mauvaise gestion» et autre griefs lancés à son encontre dans une déclaration rendue publique le 12 du mois courant par la section locale du Front des forces socialistes (FFS), l’instance communale du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), dont son unique élu à ladite assemblée et ex-adjoint au maire, M. Ayoune, est accusé dans le même document d’avoir été «longtemps complice» avant de démissionner au mois d’août dernier, n’a pas pu s’empêcher de répliquer.
Le RCD use du même procédé, à savoir une déclaration publique, pour défendre son élu et répondre avec virulence à ses détracteurs. «Notre élu, que l’on accuse à tort, n’a en aucun cas été complice d’une quelconque malversation ou corruption et a représenté dignement les citoyens. D’ailleurs, sa démission de l’exécutif était la conséquence de l’attribution par la P/APC d’un marché (réhabilitation de la trésorerie intercommunale) d’une manière illégale et dont le coût est exorbitant que notre élu avait refusée d’approuver et s’y était même farouchement opposée», lit-on dans ce document. En outre, les rédacteurs de la déclaration qualifient d’«injurieux» les propos des militants du FFS, «en panne d’initiatives», leur déclaration de «honteuse» et leur langage de «vulgaire et indigne d’un personnel politique». «En accusant M. Ayoune, le FFS oublie que ses élus (au nombre de 2, ndlr), blottis à l’APC depuis son installation, ont toujours approuvé les délibérations et étaient toujours pressés de lever la main et dire oui pour plaire au chef, sans même discuter l’ordre du jour», peut-on lire encore. Le RCD reproche également aux élus du FFS de «ne pas se gêner à aller voir le maire en privé et lui lécher les bottes en attendant d’éventuels privilèges personnels». «Pendant ce temps, au lieu de dénoncer et défendre les deniers publics, ces soi-disant opposants, opportunistes, se gargarisent et se réjouissent de voir notre élu quitter l’exécutif et donnent des signaux forts à l’adresse du P/APC pour un éventuel remplacement», ajoute-t-on encore. Les militants du RCD n’ont pas ménagé non plus le P/APC, M. Djidda, élu sur la liste des «indépendants» à l’issue des élections locales de novembre 2007. «Contrairement à ce qu’il avance, M. Djidda a sollicité notre participation auxdites élections en se rendant lui-même à notre siège. Notre accord a été conditionné par la gestion transparente et honnête des affaires de la commune de concert avec les comités de villages», affirment-ils dans la même déclaration. En guise de conclusion, le RCD «s’engage à dénoncer toute atteinte aux deniers publics et assure la population de son entier dévouement».
Kaci Moussa

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 23:07

L'Expression

 

 


RACHID BOUDJEDRA À TIZI OUZOU
«Kateb Yacine est le plus grand écrivain algérien»
02 Décembre 2010 -

 

En dépit d’une notoriété mondiale et d’un talent indéniable, l’auteur est resté humble et va régulièrement à la rencontre de ses lecteurs.

«Kateb Yacine est le plus grand écrivain algérien», a déclaré Rachid Boudjedra lors d’une conférence-débat, animée lundi dernier à Tizi Ouzou. L’écrivain devait parler de son oeuvre et de son parcours d’homme de lettres. Mais en parlant de lui, il n’a pas manqué de replonger dans l’univers littéraire qui l’a influencé avec notamment des sommités comme James Joyce, Marcel Proust et William Faulkner. De Pour ne plus rêver à Les Figuiers de Barbarie, que de chemin parcouru par Rachid Boudjedra, qui, en dépit d’une notoriété mondiale et d’un talent indéniable, est resté humble et va régulièrement à la rencontre de ses lecteurs dans les quatre coins de l’Algérie.
Un pays qu’il n’a pas quitté, même dans les pires moments du terrorisme, a-t-il tenu à préciser lundi dernier. «La seule fois où j’ai quitté l’Algérie, c’était entre 1970 et 1975», a rappelé Rachid Boudjedra qui souligne qu’il est rentré juste après, suite à des contacts avec Lakhdar Hamina. Il a écrit le scénario du film: Chronique des années de braise.
C’est un écrivain reconnu et connu, qui revient au pays et il est désormais difficle, voire impossible de le censurer. Rachid Boudjedra a beaucoup parlé de Kateb Yacine. Il est allé jusqu’à dire ne pas avoir son talent: «J’aurais tant voulu écrire un roman comme «Nedjma» mais je ne peux pas.» Pour Rachid Boudjedra, Kateb Yacine était généreux et incorruptible: «C’était un grand maître!» Kateb Yacine, suite à la parution du premier roman de Rachid Boudjedra, La Répudiation, a écrit à ce dernier pour lui dire: «Enfin, je ne suis plus seul.» Rachid Boudjedra a rappelé que son premier livre, un recueil de poésies intitulé Pour ne plus rêver, a été censuré à 50% par la Société nationale d’édition (Sned). «Je suis toujours un poète. Un roman, c’est une écriture, un style, une structure, une façon d’installer le texte et faire des va-et-vient. C’est comme dans la vie: la personne tourne autour d’elle-même sans cesse», affirme Rachid Boudjedra.
Ce dernier revient sur l’histoire de l’évolution de la littérature, notamment depuis la rupture avec la structure narrative stable, ayant commencé dans les années quarante. «Des auteurs comme Joyce, Faulkner et Proust ont bousculé cet ordre car, en réalité, rien n’a de début ni de fin dans la vie.» Aux yeux de Rachid Boudjedra, le roman moderne est plus réaliste que le roman dit «réaliste». Rachid Boudjedra, citant Derrida, rappelle que la thématique n’est qu’un prétexte au texte. Il ajoute que dans un roman, il s’agit d’une accumulation des petits événements qui font la vie ordinaire. Ce sont en même temps des faits sans importance et importants. Rachid Boudjedra a aussi indiqué que quatre sur les vingt romans qu’il a écrits en langue française sont consacrés à la guerre d’indépendance.
L’auteur de l’Insolation a expliqué qu’il a été pendant longtemps obsédé par l’assassinat de Abane Ramdane. «Je me suis toujours interrogé sur la solitude de Abane Ramdane avant son assassinat mais aussi sur la solitude de ceux qui l’ont tué. Au départ, ils s’aimaient beaucoup mais la crise a éclaté après le Congrès de la Soummam.
La primauté de l’intérieur sur l’extérieur, du civil sur le militaire et le fait que la République algérienne devait être tolérante en acceptant toutes les autres religions sont à l’origine de la pomme de discorde», a estimé l’orateur. Après ces précisions, le conférencier est revenu à la littérature en posant une question philosophique de fond: «Qu’est ce qui est vrai et qu’est ce qui est faux dans la vie?»
En l’interrogeant sur les raisons qui le poussent à l’écriture, Rachid Boudjedra a répondu: «J’écris pour moi, pour ne pas mourir. Je vis de l’écriture. Cette dernière me libère. Un écrivain n’écrit d’abord que pour lui. Il y a des écrivains faits pour enjoliver la situation, ce n’est pas mon cas. L’autocensure a fait beaucoup de mal en Algérie. La littérature c’est un excès. Et tous les pouvoirs en ont peur. Ils ont peur de la philosophie.»
A un citoyen qui lui a demandé pourquoi son oeuvre est empreinte de psychanalyse, Rachid Boudjedra a répondu que chez lui, l’écriture a remplacé la psychanalyse: «Sans cette psychanalyse, j’aurais été moi-même un malade. Les gens ont peur de la psychanalyse car cette dernière demande beaucoup de sincérité: tout dire et ne pas cacher. J’ai écrit pour dire le non-dit. Par exemple, la sexualité est une chose tout à fait naturelle et qui fonctionne partout dans le monde mais on n’en parle pas!». Interrogé sur ce qu’il pense des écrits d’Ahlam Mostaghanemi, Rachid Boudjedra a résumé sa réponse en disant qu’il s’agit d’une vraie littérature mais pas d’une bonne littérature: «C’est bien qu’elle existe, mais il s’agit d’un phénomène passager.»

Aomar MOHELLEBI

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 22:19

DDK

 

Amur-nneɣ d asayes ! : Taggara n lexrif

 

image  

 

Tagara n lexṛif …aman d iḥemmalen, igefran, agu ,  aḍu. Tɛemmer-d tegnawt yal imi ara as-nini a teṣfu, aɣ-d-tban tafat, a nesriḥ tafsut xeṛsum d rriḥa-s ! Mi teṣfa kra n wass, nettaf abrid i lexla : Lqeḍ n uzemmur, zzit n tmurt, tinna akken ɣ-yessidiren.Rriḥa n wakal d idammen.D iwiziwen, win yugaren wayeḍ a wer t-iɛin ! Ad tuɣal daɣen a teɛmer tegnawt, ad yeɣli yiṭij, ad iwwet ugeffur alma yegla-d s webruri ara d-yemmaren am terṣaṣin yettcelqifen tiṛwiḥin, di tsusmi.Di tmurt n lxali, kulci yesserhab.Imdanen ikcem-iten lxuf, ur iban i yugaden :Ugaden ɣef wayla-nnsen, ugaden ɣef yiman-nnsen, ugaden, wissen d acu ? Lɣaci yeffeɣ-it leɛqel.Akken ara d-yeɣli ṭṭlam, tarewla ay iḥbiben.Wiṭ wiṭ, win yesɛan taxjiṭ yaweḍ-itt !!!Nɛuzzeg ur nsel : tukksiwin n sser, qebbaḍ leṛwaḥ, tukerḍa.Kulci yegguni-yaɣ, di tmurt n lxali :A nenz am lmal, a nemmet am yeqjan, ad yeɣli lwerq-nneɣ, d taggara n lexrif…

Zira

 

 

 

 

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 22:01

L'Expression

 

SELON UNE ÉTUDE RÉALISÉE PAR L’INSTITUT AMÉRICAIN GALLUP
Des millions de Maghrébins veulent quitter leur pays
29 Novembre 2010 -

 

80 chefs d’Etat et de gouvernement se réunissent à Tripoli pour esquisser des solutions aux problèmes de la jeunesse.

En quête d’un avenir meilleur sur l’autre rive de la Méditerranée, les jeunes Maghrébins sont de plus en plus nombreux à quitter le pays. Selon une étude rendue publique il y a trois jours par l’institut américain Gallup sur les pays qui risquent de perdre le plus grand pourcentage de jeunes, les chiffres révélés sur le Maghreb inquiètent. L’institut Gallup indique que 44% des jeunes Tunisiens veulent quitter le pays et 37% des jeunes Marocains expriment le même désir. Ainsi, le malaise social gagne les pays du Maghreb. Le même sondage rapporte que 32% de jeunes Algériens veulent quitter le pays. Selon le derniers sondage de l’ONS, le nombre d’Algériens âgés entre 15 et 30 ans est d’environ 12 millions. Par un simple calcul arithmétique, on peut conclure que près de 4 millions de jeunes Algériens veulent quitter le pays. Créée en 1958, la fondation Gallup, du nom de George Gallup, comprend quatre divisions dont l’institut Gallup est l’une des plus prestigieuses entreprises de sondage d’opinion aux Etats-Unis. Son siège est à Washington et elle possède plus de 40 bureaux dans 27 pays de par le monde.
L’emploi, le logement et le manque de perspectives poussent souvent cette frange de la société à réagir brutalement. En Algérie, cette réaction s’exprime par le recours aux émeutes et surtout à la harga qui marque également les autres pays maghrébins. C’est dans le but d’esquisser des solutions à ces problèmes que se déroule le sommet Afrique-Europe qui s’ouvre aujourd’hui à Tripoli (Libye). La rencontre verra la participation de 80 chefs d’Etat et de gouvernement des deux continents. Le sommet, qui se tiendra sous le thème «L’investissement, la croissance économique, le travail et la création d’emplois», peut être une aubaine pour régler bon nombre de problèmes pour peu qu’il s’achève avec du concret.
Hasard du calendrier ou confidence à dessein, au moment où se déroule le sommet de Tripoli, les Etats-Unis programment à Alger l’une des plus grandes rencontres dédiée à l’Afrique du Nord. La réunion d’Alger rassemblera des dirigeants des milieux d’affaires des communautés émigrées nord-africaines ainsi que des représentants de milieux d’affaires et des entrepreneurs des USA.
Parmi les questions centrales du sommet de Tripoli, figurent, notamment, la paix et la sécurité, le changement climatique et l’intégration régionale et le développement du secteur privé, les infrastructures, l’énergie, l’agriculture et la sécurité alimentaire et les migrations. Cette dernière question, de par sa complexité et ses dimensions, constituera un point nodal de cette rencontre. Si, officiellement, la question est reléguée au second plan, il n’en demeure pas moins qu’elle sera, selon toute vraisemblance, le point central des discussions en coulisses.
D’autant plus que des personnalités à l’instar de Hugo Brady, du Centre for European Reform estiment qu’«on a besoin d’un sommet spécialement consacré à l’immigration». Selon lui, «une politique commune, sérieuse des 27 pays de l’UE en la matière fait encore défaut». Le sommet intervient, en effet, dans un contexte particulier pour les deux continents, où des franges entières d’Africains cherchent, à tout prix, à quitter leur pays et émigrer dans les pays du Vieux Continent. Dans certains pays du continent noir, l’émigration clandestine est devenue un sport national au point d’inquiéter les capitales occidentales qui ont commencé à prendre des mesures pour la contrer. La seule Libye, peuplée de cinq millions d’habitants, abrite quelque deux millions de clandestins aspirant à rejoindre la prospère Union européenne via Malte et l’Italie.
Le dirigeant libyen, Mouamar El Gueddafi, a réclamé aux Européens cinq milliards d’euros pour juguler ce flux mais n’a obtenu le mois dernier qu’en partie, gain de cause: 50 millions sur deux ans pour un programme de lutte contre l’émigration clandestine. D’autres pays, comme l’Algérie et la Libye, qui ont refusé de jouer les «garde-côtes» de l’Europe, ont fini par adopter des lois criminalisant l’émigration clandestine.
De leur côté, les pays européens qui sont confrontés à cette problématique cherchent à endiguer ce phénomène et à se prémunir, notamment contre l’immigration clandestine. Tout récemment, le président français Sarkozy a prévenu que la France allait réguler fortement les flux migratoires et n’acceptera pas l’immigration clandestine. En Suisse, c’est une loi sur le renvoi des criminels étrangers qui a été votée hier. Pour la Grande-Bretagne, l’immigration est l’un des problèmes clés que veut résoudre le gouvernement de Cameron qui a décidé récemment de réduire de 25% le nombre de travailleurs immigrés en provenance de pays hors UE. Ainsi donc, des milliers d’Africains vivant en Europe vivent avec la hantise d’être expulsés un jour de leur pays d’accueil.

Karim AIMEUR

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 21:46

 

el watan

 

 

un vrai patriote,un garnd intellectuel, un visionnaire, un fils digne qui s'est battu pour l'indépendance de son pays et qui l'a payé cher lui et sa famille.Je me souviens de l'annonce de son decés par un quotidien que je n'aimerais même pas citer son nom, on lui a réservé un petit médaillon en bas de la page,comme" s'ils" avaient honte de lui ou peut etre le complexe d'infériorité,mais le peuple,le petit peuple reconnait ses enfants,et ce n'est pas des ben bella ou boutef qui vont eclipser Abbas

 

Parution. Demain se lèvera le jour

Extraits de l’avant-propos du livre testament de Ferhat Abbas

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le 28.11.10 | 03h00 

«Je suis au soir de ma vie. Ce livre est le dernier acte de ma vie politique. C’est un adieu à l’Algérie, à mes amis
du Maghreb et à tous ceux que j’ai aimés et servis durant ma longue carrière. Et aussi un adieu à mes amis français de France et d’Algérie, particulièrement à ceux qui ont vécu à nos côtés durant notre terrible guerre de Libération, souvent au péril de leur vie.» (Ferhat Abbas)

J’ai vécu un demi-siècle sous le régime colonial. J’en ai subi les contrecoups autant si, non plus que mes autres compatriotes. Je n’appartiens pas à la chevalerie arabe, ni à la noblesse maraboutique, pas même à la  «bourgeoisie» (…)
L’Europe a colonisé les autres continents au nom de la loi  de la jungle et de ses intérêts. Le plus fort a asservi le plus faible. Elle a détruit des civilisations dignes de ce nom et réduit à néant des peuples (…)


En Algérie, cette colonisation a été diabolique. Nous avons été piégés au nom de je ne sais quelle annexion qui ne s’est réellement jamais réalisée ni dans les faits ni dans les esprits. Contrairement à ce qui s’est passé en Tunisie et au Maroc, la bourgeoisie française nous a privés de notre personnalité et de notre âme et ainsi nous neutralisa (…) L’Algérie devint la propriété du dernier venu qui nous appliqua l’administration directe, la politique du peuplement européen et sa prépondérance  sur «l’indigène». Pour rendre la tâche plus aisée, on a fait mentir nos manuels scolaires. Des écrivains et des journalistes accréditèrent la thèse d’une Algérie, en 1830, musulmane, anarchique, pauvre, inorganisée et vacante. Pourtant, les officiers français qui ont chevauché tout le long du pays, notamment Saint-Arnaud, attestent du contraire. Le racisme des Français d’Algérie n’était pas identique à celui de l’Afrique du Sud. Ce que les colons n’ont jamais admis est le fait que nous revendiquions pour échapper aux lois d’exception et nous élever à leur niveau. Cette revendication les rendait haineux et méchants, car ils avaient conservé de l’Arabe une peur viscérale venue du Moyen -Âge, peur attisée par la crainte de nous voir bénéficier des mêmes droits qu’eux. (…) «Je ne pouvais quitter ce monde sans évoquer une fois de plus le régime colonial. Si j’ai pris en exemple ma tribu et ma famille, c’est parce que ce qui nous est arrivé a été le sort de tous. Installé pharmacien à Sétif, la population de cette région me fit confiance et fit de moi un élu de la région, conseiller général, conseiller municipal, délégué financier, député, conseiller à l’Assemblée algérienne. A ces différents titres, j’ai parcouru l’Algérie.

Partout, j’ai retrouvé la même exploitation de notre peuple, les injustices qui l’avaient frappé, la misère dans laquelle il se débattait (…) J’ai vécu des années dans cette atmosphère. Elle créa entre les paysans et moi des liens indescriptibles. Vingt ans après l’indépendance, les mêmes visites se poursuivent presque au même rythme qu’autrefois. Je ne suis plus qu’un vieillard malade, mais ils continuent à venir me voirs. «Avez-vous besoin de quelque chose ?» «Non, nous venons prendre de tes nouvelles et te voir nous aide à supporter les nouvelles injustices !» (…) En juillet 1962, l’indépendance acquise, nous nous sommes comportés comme un peuple sous-développé et primitif. Nous nous sommes disputés les places et nous avons tourné le dos aux valeurs et aux vertus qui nous ont conduits à la victoire. J’ai vu nos mœurs dégénérer en traumatisant l’Algérie musulmane comme elle ne l’avait été durant la guerre. Notre République algérienne a été affublée d’un appendice, celui de «démocratie populaire», ce qui veut dire en clair qu’elle n’est ni démocratique ni populaire. Nous subîmes deux dictatures, celle de Ben Bella, puis peu après celle de Boumediène. Ben Bella prit pour modèle de chef d’Etat Fidel Castro, son régime totalitaire, son pouvoir personnel et son idéologie communiste. L’Algérie ne s’est pas reconnue et sombra dans l’inquiétude et le désordre, les passe-droits, le système D, l’arrivisme et les fortunes mal acquises (…) Boumediène eut le temps de dépecer ce qui restait de l’Algérie musulmane. Il ruina l’agriculture en contraignant les paysans à abandonner leurs terres par une «Révolution agraire» mal initiée, les attirant en ville à la recherche de leur pain grâce au mirage d’une industrie «industrialisante». Le commerce devint la proie de quelques-uns, proches du régime.


Tout ce qui a motivé notre insurrection a été saboté : le respect des droits de l’homme, celui des libertés individuelles et de la dignité du citoyen, le retour du fellah à la terre, le respect de la propriété privée. Nous nous sommes installés dans le provisoire et la médiocrité et avons cessé de travailler. Dans leur majorité, les Algériens ont confondu l’indépendance et Etat-providence. Tout un chacun se mit à attendre les pétro-dollars. Or, voici qu’apparaît aux portes même d’Alger le terrorisme politique, qui n’hésite pas à tuer, à frapper des innocents et à engager notre pays dans une voie semblable à celle du malheureux Liban (…) Nous avons pris un retard mortel. Arriverons-nous en bonne santé à la fin de ce siècle ? Ne confondons pas démocratie, liberté avec intolérance et désordre public. Il est temps qu’un pouvoir fort et juste en même temps s’arme de bonnes lois, mobilise à nouveau le pays et nous contraigne à balayer devant nos portes.
Que nous réserve l’an 2000 ? Où va notre civilisation ? Gardons-nous d’émettre la moindre opinion. L’avenir appartient à Dieu et à ceux qui le feront. Peut-être le lecteur permettra-t-il à mon âge d’exprimer un souhait : celui de voir les générations de demain vivre de leur travail, s’entourer de bien-être et vivre en paix

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Published by iflisen - dans Histoire
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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 21:35

DDK

 

Rachid Ali-Yahya à la Dépêche de Kabylie : "Je ne reviens pas pour me croiser les bras"

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Comme premières impressions juste après sa sortie de l’aéroport, M. Rachid Ali-Yahya s’est montré très ému devant l’accueil qui lui a été réservé par les militants présents hier à Alger. Dans cet entretien qu’il nous a accordé, M Ali-Yahya évoque surtout tamazight et la question de l’Algérie algérienne.


La dépêche de Kabylie : Deux générations de militants vous accueillent aujourd’hui, quel est votre commentaire… ?

Rachid Ali-Yahya : C’est un immense plaisir et un immense honneur. Voir les anciens et les nouveaux réunis ensemble est la seule chose à souhaiter, d’ailleurs, qu’est ce que je peux souhaiter d’autre ?

Quel regard portez-vous sur l’Algérie des années 70 et celle d’aujourd’hui

Il faut, d’abord, que je prenne contact avec la réalité du pays, quoique je la suis de très près de l’extérieur. Vous savez, je suis absent, mais l’Algérie ne m’a jamais quittée et je l’ai toujours portée dans mon cœur. La différence qu’il y a entre le passé et le présent, je pense que d’un certain point de vue, il y’a un grand progrès, mais il est insuffisant, car, il faut maintenant, aller de l’avant, mais franchement de l’avant. L’action doit être poursuivie avec intelligence et détermination.

Sinon, vous revenez au pays pour activez sur la scène politique ou bien dans un cadre strictement familial ?

Vous savez que dans la situation dans laquelle je suis, est-ce qu’il m’est possible de rester les bras croisés ? Toute ma vie, je l’ai consacré à la cause de l’Algérie Algérienne et vous voulez maintenant que je me croise les bras, les quelques années qui me restent ?  

Des projets…

On verra cela, à l’unisson avec tous mes amis. On verra ce qu’il y a lieu de faire. Ce qu’il y a de sûr, c’est qu’il y a actuellement une sorte de stagnation. Je peux même me permettre de dire que c’est une sorte d’immobilisation. Il faut un coup de fouet. Il faut absolument se reprendre et relancer la lutte. Tout dépend, encore une fois, mais il faut que la lutte soit menée certes avec détermination, mais surtout avec intelligence.

Que diriez-vous de tamazight avec les avancées qu’elle a eu ?

Je pense qu’il y a des avancées qui sont  notables et sérieuses. La langue berbère a été reconnue en tant que langue nationale. Constitutionnellement, c’est une avancée incontestable mais elle est piégée. Elle l’est dans ce sens qu’elle est considérée comme langue mineure par rapport à la langue arabe classique qui n’a aucune raison d’être une langue nationale et officielle en Algérie.
Pour ce qui est de l’officialisation de tamazight, je pense que la lutte doit être entreprise en Algérie pour l’officialisation de tamazight en tant que langue officielle et aussi pour l’officialisation de l’arabe algérien pour la communauté berbère arabophone d’Algérie.
En Algérie, il n’y a pas d’Arabes ! Il n’y a aucun Arabe en Algérie ! Il n’y a que des Berbères. Une partie berbérophone et l’autre arabophone. On a cherché à diviser les Berbères berbérophones entre eux et les Berbères arabophones des Berbères berbérophones. Il faut nous unir tous pour une Algérie algérienne.

Propos recueillis par M. Mouloudj

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