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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 20:22

 

 

 

 

RADAR (Mercredi 12 Janvier 2011)

 

Prévu à Tizi Ouzou
Le 4e Salon Djurdjura du couscous reporté
Par : Rubrique Radar

Annoncé en grande pompe par le Comité des activités culturelles et artistiques de la wilaya de Tizi Ouzou, le 4e Salon Djurdjura du couscous qui devait avoir lieu du 11 au 13 janvier à la maison de la culture Mouloud-Mammeri, à l’occasion de Yennayer, a finalement été reporté.
La direction de la MCMM ne donne aucune explication sur les raisons qui ont motivé ce report.
Cette décision aurait peut-être un lien avec les émeutes qui ont secoué la région et le pays ces derniers jours.

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 20:18

Liberté

 

 

LA FETE DE YENNAR, LE NOUVEL AN BERBÈRE
La mémoire retrouvée
Par : RACHID HAMATOU

  1

 

 

 

 

 

 

La fête de Yennar semble être dans les Aurès un début ou un prélude pour entamer plein d’activités dicté par la nature et surtout l’agriculture.

S’il y a une fête qui a pris sa revanche sur l’amnésie, l’oubli et la déculturation, c’est bien Yennar. Spécialement berbère, mais pas exclusivement berbérophone, puisque le nouvel an amazigh est célébré dans les quatre coins du pays, aussi bien dans les régions où l’on s’exprime encore en tamazight (Kabylie, Aurès, M’zab…) mais aussi dans les autres régions du pays, où la mémoire populaire n’oublie point. Yennar, Yeannayer ou encore Nayer, il s’agit de la même fête, puisque c’est la même date ou presque. Pour certains, c’est le 12 janvier, pour d’autres le 13 du même mois.
Dans l’arrière-pays de l’Aurès profond, Yennar n’a jamais été mis au placard, même s’il a perdu un peu de sa verve. Les anciens maintenaient la tradition qu’ils ont héritée des aïeuls. La renaissance culturelle qu’avait connue le Grand-Aurès depuis les années 1980, grâce au mouvement associatif, et particulièrement, le Mouvement culturel amazigh (MCA), avait permis une sorte de relance, sommes-nous tentés de dire, une mise à jour de plusieurs pratiques sociales et culturelles qui allaient vers un trépas certain.
Cependant, ce fut la fête du nouvel an berbère qui semble avoir le mieux profité de cette reviviscence, pour la simple raison que cette coutume plurimillénaire était encore vivace. Ce qui a facilité ce retour de mémoire sans grand dépoussiérage. Aussi bien dans  l’Aurès géographique, où l’usage de la langue berbère avait connu un certain recul, qu’à travers l’Aurès linguistique, où la communication au quotidien fait appel à la langue  maternelle (le chaoui), s’est maintenue, voire s’est propagée. La célébration de la fête de Yennar, bien enracinée, est restée la même dans le fond avec peut-être quelques particularités d’une région à une autre, vu la géographie, le climat, la composante humaine, quelques fois aussi, dans l’appellation (nayer, yennar ou encore amenzou n’yennayer) sans plus. Amenzou n’yennayer (le début du mois), toute la famille se mobilise pour donner un coup de balai à la maison, comme pour mettre le compteur à zéro et entamer une nouvelle année. Cette tâche de nettoyage de la maison (akham) revient aux femmes, les murs de la maison sont repeints avec une terre blanche (lous) ainsi que le revêtement du sol par un nouveau tuf.
On prend soin aussi et surtout de changer le premier galet de l’âtre (ini) en attendant de placer deux nouveaux galets, en tout, il y en a trois. La fête de Yennar semble être dans les Aurès un début ou un prélude pour entamer pleins d’activités, dicté par la nature et surtout l’agriculture. En effet, dans la région de N’Gaous, aussi bien à Tifrene qu’a Boumagar, c’est le début de la presse des olives. Dans les moulins à huile on prend soin de ne dire que de bonnes paroles, n’accepter aucun blasphème, l’outrage n’est pas toléré ce jour-là, car cela peut fâcher Dame Nature et la presse sera de mauvaise qualité. Chez les Nemamcha, dans la région de Khenchela, Yennar est l’occasion d’installer le métier à tisser (hazeta) pour entamer un nouveau tapis. Une bonne récolte et des nouveau-nés en bonne santé sont les vœux les plus fréquents. Côté culinaire, le premier Yennar (12 janvier au soir), on déguste elfef,  une sauce très épaisse à base de semoule et de dattes écrasées.
Les enfants se font couper les cheveux et recevront leur première pièce de monnaie. Le meilleur est pour le soir, quand grand-mère regroupe les enfants autour de l’âtre pour leur raconter encore une fois l’histoire de ce cavalier brave comme personne l’a jamais été. Une date qui a fait face à l’oubli, mais qui cherche encore une reconnaissance parmi les siens. Jusqu’à aujourd’hui, l’an 2961, toutes les demandes pour officialiser ce jour comme fête nationale sont restées lettre morte. Bonne Année !

 
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ddk
 
Yennayer au pays du cèdre, plus qu'une culture...
 
 
image  

Les Aurès et leur attachement ancestral à la célébration de Yennayer

 

Dans les villages et dechras reculés de la wilaya de Batna, les populations, les femmes tout particulièrement, restent fermement attachées à la célébration de Yennayer, nouvel an amazigh, en signe de fidélité aux traditions héritées de leurs aïeux, depuis des temps immémoriaux. A Mérouana, Arris, Theniet El Abed, Menaâ et bien d'autres localités, les auréssiennes replongent avec plaisir, en cette période de l'année, dans les pratiques reçues de leurs mères et grand-mères, comme la préparation du traditionnel plat de "chekhchoukha" garni de viande ovine. Ce mets, succulent au demeurant, sera consommé exclusivement par les femmes, ce qui confère toute sa particularité à cette coutume chaouie. Certaines femmes préparent également, pour la circonstance, le plat de ''cherchem" (appelé, ici, "icherchem") confectionné à base de blé dur, bouilli d'abord dans de l'eau puis mélangé à du beurre de ferme et à du miel de montagne, au plus grand plaisir des papilles des amateurs de pâtisseries traditionnelle dont la qualité "bio" est avérée.
Une autre pratique attachée au cérémonial du nouvel an berbère, consiste pour les ménagères à remplacer certains ustensiles par de la vaisselle neuve en terre cuite. Les pierres du feu de la maison, appelées "m'nasab", au nombre de trois, sont également changées et de nouveaux tapis et couvertures sont tissés pour la circonstance, tandis que l'intérieur de la demeure est badigeonné pour accueillir le nouvel an dans la gaieté et souhaiter qu'il soit de bon augure.  Durant la nuit du nouvel an, les ménagères prennent aussi soin de préparer des plats copieux en quantités suffisantes pour tous les membres de la famille et même pour d'inattendus invités, en signe de "baraka" et pour que l'année que l'on s'apprête à accueillir soit une année gorgée de bonheur. Gare toutefois à la femme qui "ose" prêter un quelconque objet de ménage durant la fête de Yennayer, car ce serait-là le présage d'une année de disette et de pauvreté pour sa famille. L'esprit d'entraide est ancré dans chaque famille aurésienne, c'est-là une évidence, mais "pas touche à mes ustensiles" dans le sillage du nouvel an!. Une autre tradition encore très vivace dans la région des Aurès est la réunion des femmes de la famille chez l'une d'entre elles pour parer une petite fille de ses plus beaux atours, la couvrir de bijoux et l'emmener visiter les proches. Pour Mohamed Merdaci, chercheur spécialisé dans le patrimoine amazigh national, il s'agit de "souligner le respect" que l'on doit manifester aux liens de parenté qui font la force de la société amazighe.  Le jeu "thi achan" (ou thaâchounet) qui voit les enfants prendre le rôle des parents est également encouragé par les chefs de famille, soucieux d'inculquer le sens de la responsabilité à leur progéniture. Au premier matin de la nouvelle année, les ménagères frottent des herbes vertes sur les bouches des outres avant de les remplir d'eau, en présage d'une saison agricole féconde.
Une autre habitude veut que durant la même matinée on renverse une pierre en granit, que l'on appelle "tichakkifine", afin d'interpréter ce que l'on trouve en-dessous. Si c'est une colonie de fourmis, ce sera le signe d'une reproduction abondante du bétail, si "l'on tombe sur de plus gros insectes, c'est qu'on va devenir propriétaire d'un troupeau de bovins", si c'est un trou que cachait "tichekkifine" cela voudrait dire que l'on obtiendra une récolte si profuse qu'on aura à prévoir plusieurs "matmours" (système de stockage souterrain des céréales) pour la conserver. Des traditions pouvant paraître ingénues, qui font sans doute sourire aujourd'hui, mais qui disent toute la richesse et la diversité du patrimoine authentique de l'Algérie profonde.

 

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 22:16

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LES ALGÉRIENS SE RÉAPPROPRIENT LEUR MÉMOIRE
Demain,Yennayer...

 L'Expression

 

 


11 Janvier 2011 - Aujourd’hui c’est sans complexe qu’ils expriment toute la dimension sociale, économique et politique de cet événement enraciné depuis des siècles au plus profond de la société kabyle en particulier et amazighe en général.

Jour de l’An berbère, il coïncide avec le 12 janvier du calendrier grégorien qui correspond en 2011, à l’an 2961 du calendrier berbère. Il a la particularité d’être fêté autant par les populations berbérophones qu’arabophones. Au même titre que certaines fêtes religieuses officielles (Mouloud, Aïd, Achoura...) à la seule différence que celles-ci sont décrétées journées fériées.
Yennayer s’est taillé contre vents et marées, une place prépondérante au sein de la société algérienne moderne pour s’imposer comme élément identitaire et fédérateur incontournable sans pourtant bénéficier d’une reconnaissance officielle pour affirmer sans aucun doute son indépendance.
Une caractéristique de tout ce qui symbolise l’esprit de liberté et de tolérance. Tout ce qui ne rentre pas dans le moule de la culture institutionnelle que tendent à perpétuer les redoutables initiateurs de la pensée unique. Les détenteurs de ce pouvoir de décision fêtent, pourtant, eux aussi, cet événement.
Une contradiction qui est sans doute appelée à être rectifiée. Yennayer est tout le contraire de tout cela. Il traduit et rappelle des faits et gestes ancestraux à travers lesquels s’est forgée et a pris corps la nation algérienne dont la principale caractéristique demeure de hauts faits d’armes.
L’an zéro du calendrier berbère remonte à des événements marquants qui datent de l’époque de l’Egypte ancienne.
SheShonq 1er, prince de la tribu berbère des Mechaouech, qui a conquis le pays des Pharaons, est monté sur le trône pour y régner pendant 21 ans, de -945 à -924. Il est le fondateur de la 22e dynastie égyptienne. Il réunifia l’Égypte en l’an 950 avant J.-C puis envahit la Palestine pour s’emparer à Jérusalem, de l’or et des trésors du temple de Salomon.
Un événement parmi les plus anciens attestés par les premiers textes bibliques. Yennayer prend cependant toute sa dimension dans la relation qui l’unit au travail de la terre, le cycle des saisons...qui sont célébrés par des rites et coutumes qui témoignent d’une communion étroite entre les éléments naturels, le monde des morts et des vivants, que l’on qualifierait aujourd’hui de fusionnelle. La spécificité de Yennayer, à l’instar de «sebeiba» (fête célébrée chez les Touareg du Tassili N’Ajjers à Djanet) ou d’autres manifestations propres aux sociétés africaines traditionnelles, réside surtout dans sa manière d’investir l’espace de la vie quotidienne et de sa structuration du temps, marquée par une genèse: l’opposition nature-culture.
Le génie berbère mais aussi les contraintes liées à leur environnement (rudesse du climat, terres ingrates difficilement cultivables...) l’ont élevé à un rang de mode d’organisation sociale strict et codifié, marqué par des croyances païennes ou animistes qui réglementaient la vie des groupes ou des clans.
Aujourd’hui absorbées par la religion musulmane, elles attestent d’un Islam tolérant qui particularise la majorité de la population algérienne et la région du Maghreb.
D’Alger à Tamanrasset, de Annaba à Oran, d’est en ouest et du sud au nord, Yennayer sera célébré par l’ensemble de la population algérienne sans complexe et sans tabou.
Chaque région, sans distinction d’appartenance ethnique et dans toute sa diversité linguistique, exprimera toute la dimension sociale économique et politique de cet événement enraciné depuis des siècles au plus profond de la société kabyle en particulier et amazighe en général.

Mohamed TOUATI

 

 

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 01:37

Source : DDK

 

Tirmit deg tγamsa yuran s tmaziγt n uγmis La Dépêche de Kabylie

 

Aɣmis n Yimaziɣen

Nnig n useggas-aya tura ideg aγmis n yal ass(le quotidien)La Dépêche de Kabylie, yessufuγ-d yal ddurt rebεa n yisebtar uran s tmaziγt.Nekk yellan s timmad-iw d yiwen seg wid i yettarun deg yisebtar-a,aqlin furseγ tagnit n wussan-a ussnanen i d-iheyya Usqamu Unnig n Timmuzγa γef temsalt yerzan asemres n wawalen imaynuten (néologismes)deg tγamsa tamaziγt akkken ad sleγ i tmuγliwin n yimusnawen n tusnilest(linguistique), akken daγen ad wen-d-sekneγ tirmit-nneγ deg unnar d wamek i nxeddem akken ad nεeddi i wuguren-a icudden γer tutlayt.
Deg awal-iw  ihi ad wen-d-meslayeγ γef tarrayt–nneγ  d yiεewwiqen i mazal nettmagar .Deg tazwara bγiγ ad ken-id-smektiγ s tewzel s umezruy n tγamsa yuran s tmaziγt d tezrawin  i yemmugen fell-as.

1-Amezruy n tγamsa yuran s tmaziγt:

Di lqern wis 15 i d-tban tγamsa yuran di Lurupa,imiren d tallit n takayt(renaissance) ideg d-yeḍra  unbedel deg waṭas n taγulin n tudert:timetti,tasertit d tdamsa.I tt-yessuεden s waṭas akken ad tennerni d ttawil n l’imprimerie .Ma di tmurt n Lezzayer,amezruy n tγamsa yuran icud γer tallit n temhersa tafransist.Deg yiseggasen yakan imezwura ideg d-kecmen yifransisen tamurt-nneγ, i d-lulen yiγmisen imezwura,ama n tutlayt tafransist neγ n tutlayt taεrabt.Seg yiγmisen-a llan wid i d-tessufeγ ddula n tallit-nni,wid n tdukliwin yecban “Lεulama”,llan daγen wid i d-ssufγen yimeγnasen iγelnaẓriyen n umussu aγelnaw(ENA,PPA,MTLD,FLN) .Ma d  taγamsa yuran s tmaziγt tban-d mbeεd timunent.Deg useggas n 1967,yessufeγ-d Ugraw n Yimaziγen tasγunt umi isemma:Le bulletin de l’Académie Berbère;isedda-d deg-s imagraden uran s tifinaγ.Syin γer zdat,deg useggas n 1973,ad lalent snat n tesγunin yettwarun s tmaziγt ti d :Tiftilt i d-snulfan kra n yinelmaden n Mouloud Mammeri,deg-s ttarun imagraden s yisekkilen n tlatinit,ma d tayeḍ isem-is:Iṭij,yessufeγ-itt-id Ugraw n Yimaziγen di Fransa,ttarun deg-s s yisekkilen n tifinaγ.Deg yisegasen-a n 70,aṭas n yiγmisen d tesγunin i d-yeffγen s tuffra s ufus n yimeγnasen.Aya ahat ad yeğğ win yettnadin deg umezruy n tγamsa tamaziγt ad as-yaεer akken ad tent-id-yessekfel akk;d amedya,di Libya yeffeγ-d yiwen n uγmis isem-is:Ussan Libya s ufus  n yimeγnasen n tmaziγt deg yiseggasen n 70.

Aγmis-a yelḥa s tuffra ger yimazγawalen n tmurt-a u yerna mazal-it ar ass-a yettefeγ-d s ttawil n lantirnet. Rnu γer tesγunin i d nebder,le Belletin d’Etudes Berbères i d-sufγen yinelmaden iqbayliyen n tesdawit n Paris 8 di Fransa deg useggas n 1974 s snat n tutlayin:tafransist akked tmaziγt,tasγunt-a tbeddel isem deg useggas n 1979,tuγal sawalen-as:Tisuraf.Akk tisγunin-a i d-nebder,isallen i d-ttakent rzan s umata amennuγ γef  yidles akked tutlayt n tmaziγt.Ma d isallen yerzan tallit(actualité) ad ten-naf i tikelt tamezwarut s tmaziγt deg tesγunt Afud Ixeddamen i d-tessufeγ yiwet n terbaεt n yiminigen iqbayliyen di tmurt n Fransa deg useggas n 1977,tarbaεt-a yella γef uqerru-s urgaz n tsekla tamaziγt Muḥya .

Seg tefsut n yimaziγen n 1980 armi d aseggas n 1988,aṭas n tesγunin tidelsanin i d-ilulen,di tallit-nni daγen i d-tlul tesγunt tussnant Awal i mazal tettefeγ-d ar ass-a.Tidyanin n tuber 1988,glant-d s tlelli n leqdic asertan ladγa segmi i tettwaseggem tmendawt deg useggas n 1989,s wakka yettunefk ttesriḥ i uslali n tdukliwin d yikabaren n tsertit.Aya yegla-d s tlalit n uγmis n yisallen amezwaru yuran s tmaziγt wa d Asalu  i yebdan tuffγa seg ass n 10/12/1989,deg-s ad naf isallen n tallit uran s tmaziγt ama d wid n tsertit,idles,timetti,addal,...atg.Aseggas mbeεd ad yernu γur-s uγmis-nniḍen,wa d Amaynut maca ala sin n wuṭṭunen i d-yeffγen seg-s.Ad nesmekti daγen belli seg useggas n 1990 γer da,aṭas n tdukliwin timaziγin i d-ilulen,meḥsub yal tidukla tessufuγ-d tasγunt-is,tisγunin-a di tugti urant s tmaziγt neγ s snat n tutlayin:tamaziγt akked tefransist.Ma d iγmisen n yisallen yuran s tmaziγt,nnig n termit n Usalu  i yeddren azal n tlata n yiseggasen ar ass-a mazal ur d-ilul ara uγmis n yisallen n tmaziγt ayenutlayan(monolingue).Llan daγen yiγmisen-nniḍen ideg ttarun  s snat n tutlayin(tamaziγt d tefransist),ad nebder seg-sen:Iẓuran,i iḥebsen aseẓreg deg useggas n 2006,d l’Hebdo n Tmurt,wa daγen yedder azal n useggas (ilul-d deg useggas n 1999,yeḥbes deg  useggas n 2000).Aṭas daγen n yiγmisen i d-iseddayen isebtar n tmaziγt,tirmit taneggarut d tin n  La Dépêche de Kabylie i yebdan seg ass n 12 janvier(01 Yennayer)2009.

2-Tizrawin:
Nezmer ad naf aṭas n yimagraden usnanen ideg seqredcen wid i ten-yuran tamsalt n taywalt s tmaziγt neγ tamaziγt deg allalen n teywalt, maca ur ggitent ara tezrawin yerzan taγamsa yuran s tmaziγt.Ar yimir-a i yellan ala amagrad i tura massa Abrous Dehbia s uzwel :A propos du kabyle utilisé dans la presse écrite.Amagrad-a yeffeγ-d deg useggas n 1991 deg tesγunt tussnant :Etudes et Documents Berbères n°08.
Tella daγen tezrawt tussnant i iga mass Boudjama Aziri γef usentel :Néologismes dans les médias amazighs ;tazrawt-a teffeγ-d d adlis γer teẓrigin n HCA deg useggas n 2009.Wid yeggan tizrawin-a sbegnen-d ugur n usiget deg usemres n umawal  i d-igellun s usexreb n tseddast n tutlayt d usaẓi  n tγuri γef yimeγriyen .
Aya akk mebla ma nettu leqdic n mass Oussalem Mohand Ouamar γef wayen yerzan ugur n usexdem n warwasen (calques)seg tutlayin-nniḍen yuγalen d ansay γer tuget n yineγmasen n tmaziγt.



Mokrane Chikhi

 

Ayen nnan γef Uγmis n Yimaziγen

 

Tarik Djerroud(amyaru, aneγmas di la Dépêche de Kabylie) 
Kra kra arma newweḍ
“Qqareγ Aγmis n Yimaziγen,aγmis s tmaziγt d ayen igerzen aṭas.Mennaγ lukan ad itteffeγ snat n tikal deg ddurt ;akken kra kra arma newweḍ ad neslal aγmis n tmaziγt n yal ass”

Mohammed Lhacene Mahroche(aselmad di tesdawit n Bgayet)

D tagnit i win yettarun d yimeγri
“Aγmis n Yimaziγen d targa,d tafat,d itri d asafu…Iεawen aṭas imi ulac ayen yuran s tmaziγt.Aḥun Rebbi yella-d uγmis-a,yettak tagnit mačči kan i win yettarun maca i win yeγγaren”

Boualam Messouci(amyaru)
Ass n letnayen ur t-zeggleγ ara
“Ahat drus,yelha ma tella deg-s cwiṭṭuḥ n la spécialisation ;win ara yemmeslayen timetti,les rubriques ama d tasertit,idles d waddal.Ad yesεu daγen l’habillage yelhan ara iεeğben i yimeγriyen,ara d-ijebden daγen imeγriyen imaynuten”

Boualem Chekri(imḍebber di tdukla Itri Adelsan n Uqbu)
D leεmer-iw
“Aγmis n Yimaziγen d leεmer-iw,am akken d nekk i d-ilulen sεiγ tura εamayen”

Mehdi Samira(Michelet-Tizi Wezzu)
Ncallah ad itteffeγ yal ass
“Ncallah Aγmis n Yimaziγen ad yuγal ad itteffeγ yal ass.Mennaγ daγen ad tili deg-s ciṭṭuḥ n tfinaγ ;ad ttmeslayen deg-s ugar γef yisallen n tidet yerzan tamurt n Leqbayel.Afud igerzen,ad ken-iεiwen Rebbi”

Larbi Yahioune(Aqbu-Bgayet)
Drus rebεa n yisebtar
“Di tazwara ad iniγ yelha,acku ulac aγmis-nniḍen s tmaziγt.Yefka-yid tagnit nekk yakan uriγ-d deg-s xemsa n tikal.Γas ma yella kra n lixsas imi wid yettarun ur llin ara akk d imuzigen di tira,aya yettili-d d ugur i yimeγri.Ttmenniγ seg mesya γer zdat ad yili usileγ n wid yettarun,neγ ad ilin yiselmaden neγ wid yesnen akken ad sseγtin tira.Nnig n waya,nessaram-as teγzi n leεmer i Uγmis n Yimaziγen γas ma drus rebεa n yisebtar,xir n ulac.Ayen yelhan deg-s d isallen yemxalafen ama n yidles neγ n temnaḍin d tallit s umata”

Diri Noria(tanelmadt di tesnawit,Leqser-Bgayet)
S yes tamaziγt tetteflali-d
“Aγmis n Yimaziγen d limara i d-yeskanayen belli tamaziγt tleḥḥu γer zdat,tbeddu tettbin-d d tin daγen ara idumen.Imeẓyanen ara d-yekkren ad tt-isinen ,ad rnun ula d nutni ad tt-refden kter n wakka”

Naili Idir(Tizi Wezzu)

Yal letnayen yella umaynut
“Aγmis n Yimaziγen iwenneε akken iwata, yal letnayen yella umaynut.Yettxebbir-aγ-d s wayen yeḍran di temnaḍt n Leqbayel s umata.Tanemmirt i yineγmasen yettarun deg-s”

Arab Yassa(amedyaz)
D ayen yelhan
“Aγmis n Yimaziγen i d-tessufuγ la Dépêche de Kabylie d ayen yelhan ;bγiγ mliḥ limer ad yetteffeγ yal ass,akken ad tennerni tmaziγt.Awi yufan idles ad as-nefk azal,am netta am tfellaḥt d yiḥricen-nniḍen,akken akk i ddukulen”

Sediri Fahima(Ait Yahia-Tizi Wezzu)
Amuli ameggaz
“Aγmis n Yimaziγen d ayen igerzen nezzeh.Asγar asγar am ass-a ad negg taqucciḍt,awal awal i tmusni ad aγ-d-isaḥ cwiṭ.Tanemmirt-nwen,afud igerzen,amuli ameggaz i Uγmis n Yimaziγen”

 

D imeslayen i d-yelqeḍ,  Mokrane Chikhi

  

 

Ulac mmah ulac ! : Tafunast i yettezgen pétrole*

Ddurt-agi, awal deg wexxam-nneɣ ḥala ɣef sonatrach. Ula d izegzawen-nni yetturaren yettazalen deffir n tciret uḍar di l’Angola qrib iten-ttun.  Di tazwara, sonatrach-agi ɣileɣ-tt d albaɛḍ n yibibiḍen neɣ n tbibicin i inecfen dayen kan. Ala, sonatrach, ɣas tencef, mačči d abibiḍ am nek neɣ am Nuja-nni mlaleɣ, ddurt iɛeddan, di polyclinique,  neɣ daɣen am Lina (tagi d yiwet n bannagt qrib ad tt-mlileɣ: sneɣ-tt di tirga). Sonatrach am akken ara d-tiniḍ d tafunast i seg ɛacen    iɛeggalen n twacult. D acu, sonatrach ur tetteẓeg ara  ayefk : tetteẓeg pétrole, teznuzuy-it qrib 80 idularen i tbettit, azal n 7OOO idinaren s yidrimen-agi-nneɣ. S yidularen-agi, Bouteflika(d netta i d ameksa en chef n tfunast i yetteẓgen pétrole), yettaɣ-aɣ-d učči, ddwa, ṭṭumubilat, timellalin,  tournevis... et bien sûr  ayefki i tbibicin d yibibiḍen i d iyi-cban .  Akken i fehmeɣ, tafunast-agi i yetteẓigen pétrole nettalas akk deg-s, y compris nukni s yibibiḍen. Safik, ula d nek teṭṭḍeɣ si tfunast n pétrole!  Selon toujours baba, Chakib Khelil, win i wumi yefka Bouteflika tafunast ad tt-yeks, i sum akk timaẓẓagin-is. Baba yettmeslay-d ɣef sonatrtach, yal tikkelt  ara yi-fak uyefki d-yettaɣ ɣer ufarmasyan, neɣ daɣen mara as-tini yemma: “aɣ-d aya d waya !”.
Aḥeq tibibicin i sneɣ d tid i mazal walaɣ a les adultes-agi qqersen kumplikin !! Sbeḥ meddi d imeṭṭi, alors qu’il suffit  ad bedlen  ameksa neɣ ad ksen sonatrach s nnuba.  

 

T.Ould amar
t.ouldamar@yahoo.fr

*Teffeɣ-d yakan di yennayer 2010

 

 

 

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Published by iflisen - dans Tamazight tatrart
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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 10:36
Documents anciens à découvrir.

http://www.algerie-ancienne.com/

 

http://www.algerie-ancienne.com/livres/Revue/revue.htm

 

 

 

Un extrait de M Meyer sur l'histoire des Iflisen

 

Les Iflisen sont d'origine des plaines; les uns viennent des Isser, des Beni Tour, de la Mitidja et des Beni 'Aicha, d'autres viennent des Beni Dja'ad et des Beni Seliman ; tous se sont réfugiés dans ces montagnes,

  

Voici d'où vient la dénomination de Iflisen :

 

Le premier homme qui s'est réfugié dans ce pays se nommait Flissa;  il s'établit à un endroit nommé Timlilin,  situé dans la montagne actuellement désignée sous le nom de Flisset el-Bh'ar ( ou Flissa de la mer),  parce qu'elle regarde la mer. Flissa avait quinze enfants et de grandes richesses. Beaucoup de gens émigrèrent et vinrent le rejoindre; ils se soumirent à lui et le prièrent d'être leur cher. Il accepta, et donna son nom au pays.

 

 

Le bey Mobammed ben Osman marcha contre Flissa à la tête de son armée, et lui livra bataille. Arrivé à un endroit de la montagne nommé At Yacin, le bey fut battu par Flissa, qui lui tua beaucoup de monde et le poursuivit, l'épée dans les reins, pendant un parcours d'environ sept milles. Rentré à Alger, il écrivit à Flissa que sa tribu serait exempte de corvées et ne paierait aucun impot; c'est pour cela que les Iflisen el-Bh'ar n'avaient à  fournir aucune des choses exigées ordinairement par le gouvernement.

Quelque temps après cette expédition, le bey Mohammed Osman en fit une contre ceux qui s'étalent réfugiés dans la montagne nommée Iflisen Umellil; il se dirigea sur l'endroit nommé Adrar n Timezrit,.  Flissa ayant été informé de cette expédition, envoya contre le bey un de ses flls, à la tête de 500 hommes. Lorsque celui-ci arriva à montagne de Timezrit, les habitants du pays, qui se battaient depuis la veille contre le bey, se mirent sous ses ordres avec empressement, parce qu'il connaissait la manière de faire du bey, contre lequel il avait combattu dans la tribu de son père Flissa; ils remirent donc toutes leurs affaires entre ses mains, et promirent de lui obéir avenglément. Alors, libre d'agir comme il  l'entendait, le fils de Flissa s'élança contre le bey Mobammed, qu'il mit en pleine déroute et le poursuivit depuis le faite de la montagne jusqu'à l'Isser.   

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 01:07

 

Trois phrases de Hammouche et trois visages défaits transpirant la haine des citoyens résument l'état d'insurrection actuel en Algérie.

 

 ...''La politique de réconciliation nationale, vécue pour ce qu’elle est, une concession à la capacité de nuisance islamiste, avait entre-temps, produit son effet pédagogique. Alors que les “repentis” jouissaient du blanchiment de l’argent du terrorisme, les autorités promettaient la prison aux harragas.

N’est-ce plutôt la pratique du pouvoir qui a homologué l’émeute comme ultime et unique voie de dialogue politique et social ?...''

 

 

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 00:28

 

UN DOCUMENTAIRE DE RACHID MERABET
«Une légende de l’exil»
09 Janvier 2011 -

 

 

 

«Slimane Azem, une légende de l’exil» est le titre d’un documentaire réussi, qui a été réalisé par Rachid Merabet et qui parle du poète d’Agouni Gueghrane. Tout au long des cinquante-deux minutes que dure ce documentaire, on voyage à travers l’univers azémien que le réalisateur a su reconstituer impeccablement.
«Le portrait de Slimane Azem, fameux représentant de la chanson algérienne, envisagé comme une plongée dans l’univers poétique d’une culture plurimillénaire, celle des Berbères. Au travers de l’oeuvre de cet artiste adulé par les siens, éclairage sur cette communauté kabyle qui constitue un des fondements de l’identité nationale algérienne», c’est ainsi qu’est résumé ce 52 minutes qui a le mérite d’aborder un homme de culture auquel on ne rend que rarement hommage. Peindre le portrait de Slimane Azem, des années après sa mort, c’est rendre hommage à l’un des plus fameux représentants de la chanson algérienne du siècle dernier (1918-1983), ajoutent les promoteurs de ce projet audiovisuel. «Traiter de l’oeuvre de Slimane Azem équivaut à porter un regard sur le déchirement d’une génération d’hommes poussés par des raisons de survie à s’exiler vers un monde inconnu! C’est de ces hommes-là dont Slimane Azem s’est fait le porte-parole durant toute sa vie», conclut-on.

Aomar MOHELLEBI

 

 

ANNIVERSAIRE DE LA MORT DE SLIMANE AZEM
Un chanteur libre et exilé
09 Janvier 2011

 

Slimane Azem était, durant toute sa vie, un poète maudit par les hypocrites et les opportunistes et vénéré par le peuple, le petit peuple. Les vérités qu’il assénait dans ses textes expliquent le sort qui lui a été réservé.

C’est un poète et compositeur hors pair qui a quitté ses fans le 28 janvier 1983. Le chanteur Slimane Azem a eu un parcours exceptionnel. Un destin qui ressemble à celui de tant d’autres artistes, poètes et écrivains qui ne plaisent pas aux gouvernants, aux hypocrites et aux usurpateurs de tout acabit. Malgré une censure généralisée de toute son oeuvre, Slimane Azem fut, pendant des décennies, le n°1 de la chanson kabyle.
Aujourd’hui, il est l’un des plus importants artistes que la Kabylie ait enfanté. Ce n’est pas un hasard si de grands chanteurs se sont ressourcés à son oeuvre et ont même repris ses musiques voire des refrains qu’il avait écrits. Ceci dénote, si besoin est, que Slimane Azem, en plus d’être un grand artiste, est surtout un poète qui restera dans les annales, un maître. On apprend de lui et on ne cesse pas de s’y référer.
L’exil a certes, fait souffrir Slimane Azem qui a-toute sa vie, vécu l’éloignement de la terre natale comme un cauchemar et une épreuve impossible à surmonter. Mais en même temps, cette situation difficile lui a inspiré les plus beaux hymnes à la patrie et des vers inégalés sur la solitude de l’émigré, a fortiori quand ce dernier est un exilé.
Slimane Azem est un poète de l’exil et il est décédé le 28 janvier 1983 en tant que tel.
C’est à Moissac, en France, qu’il rendit l’âme pour être enterré le 31 janvier au cimetière de la même localité. Dans ses chansons, il souhaitait que son inhumation ait lieu dans son beau village au pied du Djurdjura. C’est en 1982 que Slimane Azem fit ses adieux à l’Olympia.
«Sa voix est déjà cassée par un cancer du larynx qui le mine depuis des années. Le coeur fatigué, il consacre la dernière décennie de sa vie à travailler avec Cheikh Nouredine à la composition de petites comédies musicales.
Tant qu’il reste assez d’énergie du moins», écrit Yousef Necib dans son livre: Slimane Azem, le poète.
Bien qu’il ne passait pas à la radio, encore moins à la télévision et qu’aucun journal ne parla de lui, Slimane Azem était le chanteur kabyle le plus écouté dans les quatre coins de la région. Ses chansons s’écoutaient presqu’à longueur de journée. Les gens les commentaient continuellement. Et dans les discussions, souvent on illustrait toute situation en citant des vers entiers chantés par Slimane Azem.
Sur le plan musical, Slimane Azem a composé des centaines de mélodies. Ces dernières continuent, vingt-sept après sa mort, à inspirer plusieurs chanteurs et à être écoutées avec le même plaisir par ses fans. Des musiques comme celles qui ont servi de support aux textes Aghrib dabarani, Amuh a Muh, Inighem, Atas Ay sebregh, Aya frukh ifirelès et tant d’autres sont considérées comme étant de vrais classiques de la chanson kabyle.
Sur le plan poétique, Slimane Azem a effectué une vraie révolution ayant même suscité de la jalousie auprès de nombreux chanteurs de sa génération qui n’arrivaient pas à comprendre le succès, sans cesse grandissant, qu’il ne cessait d’obtenir auprès du public malgré une censure dont certains chanteurs kabyles de l’époque étaient complices.
Youssef Necib en parle dans son livre de référence: «A la RTA (Radio et télévision algérienne), une liste d’artistes est reçue. On les interdit d’antenne. Le nom de Slimane Azem est ajouté au stylo. Dès lors, ses chansons ne sont plus tolérées en Algérie.»
La diversité thématique de la poésie de Slimane Azem est évidente. L’exil, l’identité, la patrie sans compter des dizaines de textes ayant une dimension philosophique ont été chantés par l’auteur de A Muh a Muh. Ce dernier s’interroge sur le sens de la vie, sur la souffrance et la condition humaine mais aussi les inquiétudes spirituelles, sur l’amitié et l’amour et des sujets inhérents à la politique.
Slimane Azem a dit un jour: «Vous croyez que c’est un honneur pour moi de porter cette carte (carte d’identité française)? J’aurais préféré vous montrer un passeport vert. Mais je suis indésirable dans mon propre pays. Mes chansons elles-mêmes ne passent pas à la radio, là-bas. Les gens qui vous ont montré leurs papiers au café, je gagne ma vie avec eux. Mais le jour où mon pays m’ouvrira les portes je dirai: merci Giscard, je rentre chez moi.»

Aomar MOHELLEBI

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 00:18

 

Conséquences de dizaines d’années de guerre

La fracture soudanaise

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le 09.01.11 | 03h00 Réagissez

zoom | © D. R.

Les Soudanais se préparent à la séparation, convaincus que c’est le prix à payer pour que le pays retrouve la paix.

Un nouvel Etat africain pourrait naître au soir du 15 janvier avec la clôture du processus électoral au Sud-Soudan et le démembrement du Soudan. Un tel scrutin est l’élément-clé de l’accord conclu entre le Nord et le Sud de ce pays, à ce jour le plus vaste du continent africain, mais aussi le plus marqué par les guerres. Un conflit n’est pas achevé qu’un autre éclate, et ce qui est à relever, c’est l’intérêt de très nombreux pays de la planète alors que l’Afrique ne manque pas de conflits et de drames. C’est donc en toute connaissance de cause que le gouvernement central soudanais et la rébellion du Sud-Soudan ont conclu en 2005 un accord devant mettre fin à une guerre qui dure depuis 1983.

Mais c’est en réalité un total de trente-huit années de guerres pour un pays indépendant depuis 1956. Il est dans ce cas plus facile de compter les années de paix, et encore, dira-t-on, quelle paix, vu l’état dans lequel se trouve ce pays qui a tous les atouts pour devenir grand. Autant de moyens gâchés, et une unité nationale qui vole en éclats, tout cela par la faute des différents gouvernants – bien peu depuis l’indépendance – qui se sont succédé. La course et la fascination pour le pouvoir sont à l’origine de tous les malheurs de ce pays. L’élément extérieur, bien réel de l’avis de nombreux spécialistes, a été un facteur aggravant, et même si ces mêmes dirigeants l’ont dénoncé, leur gestion lui a ouvert toutes grandes les portes du Soudan, au point que plus rien ne rapproche les deux régions du pays.

Aussi bien au Nord qu’au Sud, les Soudanais se préparent à la séparation, convaincus que c’est le prix à payer pour que le pays recouvre la paix. Encore que là, c’est une vision optimiste, puisque persiste la guerre dans le Darfour. Et depuis peu, ce sentiment tend à se renforcer, comme en atteste l’accélération des retours dans le sud de populations qui en sont originaires. Quatre millions de personnes ont quitté le Sud-Soudan, dont plus de la moitié ont trouvé refuge dans le nord du pays, particulièrement à Khartoum. Ce ne sont plus de simples discours, d’autant plus que la participation sera déterminante. Il faut que le seuil des 60% soit au moins atteint pour que le scrutin soit validé, et cela ne semble poser aucun problème. Pour preuve, relèvent ces mêmes analystes, des responsables politiques à Khartoum, y compris le président Omar El Béchir, ont reconnu qu’une victoire de l’option séparatiste était probable. Ou encore que le Congrès national (parti au pouvoir du président El Béchir) n’a même pas fait campagne au Sud-Soudan pour convaincre les Sudistes de choisir l’unité, certainement persuadé qu’il n’y avait plus rien à faire.

Le dernier vote ?

Lors d’une visite mardi 4 janvier à Juba, la capitale du Sud-Soudan, et qui pourrait être sa dernière à ce titre, le président El Béchir a assuré qu’il célébrerait le résultat du référendum d’aujourd’hui, même s’il débouchait sur la sécession. Pour le sénateur américain John Kerry, ces propos sont «extrêmement encourageants». Et là, on se demande si El Béchir ne cherche pas à régler non pas un, mais plusieurs problèmes, même si c’est au prix de l’unité de son pays, laquelle, il faut bien se rendre à l’évidence, a cessé d’exister. Son pays figure sur la liste noire américaine des pays liés au terrorisme et fait l’objet depuis 1997 de sanctions économiques par Washington. Khartoum a souvent plaidé pour la levée de ces sanctions, le retrait du Soudan de la liste noire et la normalisation des relations entre les deux pays, et lui-même est l’objet d’un mandat d’arrêt de la CPI (Cour pénale internationale) qui l’accuse de crimes de guerre et de génocide.   Assurance des uns, mais certitude des autres, les Sudistes bien entendu, qui sont près de quatre millions à s’être inscrits sur les listes électorales.

3 930 916 très exactement selon Chan Reec, vice-président de la commission référendaire. Signalons que le scrutin se déroulera en présence d’observateurs américains, européens, africains et arabes, mais l’on craint des problèmes aussi bien politiques que logistiques. Bien entendu, il n’échappe à personne que les conditions de déroulement d’un tel scrutin n’ont rien d’ordinaire. Un bulletin et tout change. Un nouvel Etat ? Oui, si les 60% sont atteints, ce dont plus personne ne semble douter. Et que sera ce nouvel Etat sur un continent farouchement opposé à une remise en cause des frontières héritées de la colonisation de quelque manière que ce soit, mais qui entend respecter l’accord conclu par les deux parties ? Et aussi dans une région qui regorge de conflits avec de fortes accusations d’ingérence étrangère ?

C’est cela la région qui s’étend en profondeur jusqu’à la Corne de l’Afrique. Plus qu’un soulagement cette fois, mais une véritable appréhension d’autant que l’odeur de pétrole est assez forte pour susciter toutes les convoitises. 

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 17:07

Située à environ 480 km du sud-ouest d'Oran, la wilaya de Naâma est majoritairement amazighophone. Elle ne dispose pourtant même d'une station de radio , ni de députés pour défendre ses droits!

 

 

Liste des communes de la Wilaya berbèrophone de Naâma (Algérie) par ordre alphabétique:

  1. Aïn Ben Khelil
  2. Aïn Sefra (amaighophone)
  3. Assela (amazighophone)
  4. Djeniene Bourezg
  5. El Biod
  6. Kasdir (plus 50% amazighophone)
  7. Makman Ben Amer
  8. Mecheria (plus 50% amazighophone)
  9. Moghrar (amazighophone)
  10. Naama (plus 50% amazighophone)
  11. Sfissifa (amazighophone)
  12. Tiout  (amazighophone)

  Le Kssar  Boussemghoun est également amazighophone.

 

 

 

 

Crédit : Aymen, étudiant à la Fac de Médecine Djilali Liabes- Sidi-Bel-Abbes

avant d'arriver -- palmeraie de Assla

 

Le vieux ksar de Boussemghoun est l’un des plus majestueux de la région sinon le plus beau

 


au milieu du ksar coule une source limpide et rafraichissante et qui dit on prend sa source de  Adrar Tamedda .

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 22:43

 

source : http://www.cyberpresse.ca/environnement/201101/06/01-4357575-mysterieuse-pluie-doiseaux-la-meteo-en-cause.php

Mystérieuse «pluie» d'oiseaux: la météo en cause?

 

Un carouge à épaulettes.... (Photo: AP)

Un carouge à épaulettes.

Photo: AP

 

 

Pierre Gingras
La Presse

On se perd toujours en conjectures sur les causes qui sont à l'origine de la «pluie» d'oiseaux survenue dans la nuit du Nouvel An dans la petite ville de Beebe, en Arkansas.

De 2000 à 5000 oiseaux, surtout des carouges à épaulettes mais aussi quelques étourneaux sansonnets et des quiscales bronzés, ont été trouvés à l'aube sur des pelouses, dans les rues et sur des trottoirs de la municipalité de 5000 habitants. La situation est d'autant plus curieuse que deux autres incidents semblables, mais de moindre envergure, se sont produits mardi dans deux autres États, la Louisiane, plus au sud, et le Kentucky, au nord-est de l'Arkansas.

Selon les autorités de Beebe, le bruit provoqué par des feux d'artifice au cours de la nuit aurait pu effaroucher les oiseaux qui, désorientés, se seraient heurtés mortellement aux branches ou encore aux murs des maisons. Toutefois, selon les premières constatations, il semble que les oiseaux étaient déjà morts avant leur impact sur le sol.

John Fitzpatrick, responsable du Laboratoire d'ornithologie de l'Université Cornell, institution de réputation internationale, a soutenu au cours de nombreuses entrevues hier que c'était probablement le mauvais temps qui avait été en cause.

Selon lui, au cours de la nuit, un groupe d'oiseaux séjournant dans un dortoir ont probablement été aspirés par un orage. Détrempés, ils auraient alors subi un choc thermique mortel en raison des températures très froides en altitude pour ensuite tomber sur le sol. En pareil cas, la mort peut survenir en quelques minutes.

Les conditions météorologiques étaient effectivement très mauvaises dans la région le 31 décembre. Des vents ascendants puissants, notamment lors d'une tornade, auraient pu tuer les carouges et les transporter à plusieurs kilomètres de leur dortoir.

On ignore aussi les causes des «pluies» d'oiseaux survenues en Louisiane et au Kentucky.

Plusieurs experts québécois que La Presse a consultés se sont montrés étonnés par ces incidents sur une très courte période, mais la plupart favorisent d'abord des causes météorologiques.

Un oiseau grégaire

La mort d'un si grand nombre d'oiseaux s'explique par ailleurs par les habitudes grégaires du carouge à épaulettes, habituellement considéré comme l'espèce la plus abondante en Amérique du Nord avec des effectifs qui dépasseraient les 200 millions d'individus. Le carouge niche de l'Alaska à l'Amérique centrale, mais la plupart des populations, notamment dans le Nord, sont migratrices et vont hiverner dans les États du sud des États-Unis.

Exception faite de la période de reproduction, le carouge est très grégaire et passe la nuit dans des arbres qui réunissent souvent des milliers d'oiseaux. Dans le Sud, en raison de la concentration sur les aires d'hivernage, ces dortoirs peuvent compter des dizaines sinon des centaines de milliers d'individus auxquels se joignent souvent d'autres espèces. L'impact d'une tornade, par exemple, peut être considérable.

Rappelons aussi que le carouge à épaulettes est considéré comme une vraie plaie par les producteurs de maïs et qu'on tente souvent de s'en débarrasser par tous les moyens. Dans la région de Montréal, plusieurs grands champs de maïs sont équipés de canons spéciaux en vue de les effrayer par des détonations.

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