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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 00:11

 

Immolation par le feu : une méthode de révolte qui se répand en Afrique du Nord (Jeune Afrique)

Scène de révolte dans les rues de Sidi Bouzid. Un homme s'est immolé le 17 décembre. 
Scène de révolte dans les rues de Sidi Bouzid. Un homme s'est immolé le 17 décembre. © Facebook

En Tunisie, tout est parti d’un suicide par immolation, avant que la colère populaire ne renverse en quelques semaines le régime de Ben Ali. Ce geste tragique ne cesse depuis de se répéter dans d’autres pays d’Afrique du Nord, où plusieurs personnes ont tenté de se donner la mort par le feu afin de protester contre leurs conditions de vie ou contre la politique menée dans leur pays.

Comme si la révolution en Tunisie avait renforcé la détresse des populations voisines. Actuellement le Maghreb est en proie à des manifestations publiques de désespoir : comme Mohammed Bouazizi à Sidi Bouzid (Tunisie), plusieurs personnes ont tenté de se suicider en s’immolant par le feu. En Algérie d’abord, où Mohcin Bouterfi, 37 ans, père de famille sans emploi et sans logement, s’est mis le feu samedi devant une mairie de la région de Tebessa - près de la frontière avec la Tunisie. Il a d'abord été donné pour mort, suite à ses blessures, dimanche 16 janvier, avant qu'une source hospitalière ne démente cette information lundi. L'homme serait toujours en soins intensifs dans un état critique. Par ce geste désespéré, il entendait « dénoncer l'attitude de mépris affichée à son égard par les élus de cette commune », selon des habitants de la région.

Après la Tunisie, l’Algérie

En Algérie encore, trois autres tentatives similaires ont eu lieu ces derniers jours. Un homme qui venait de s’enflammer a pu être sauvé mercredi dernier par un employé de la sous-préfecture de Bordj Menaïel, où il venait d’apprendre qu’on lui refusait un logement social. Vendredi soir, un jeune homme de 27 ans a été hospitalisé avec des brûlures au second degré, selon le quotidien algérien El Watan. Les raisons de son geste ne sont pas encore connues. Et dimanche, c’est un autre Algérien, sans emploi, qui a été sauvé par des policiers alors qu’il avait aspergé son corps d’essence devant le siège de la sûreté de wilaya (département) de Mostaganem.

 

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TSA

 

Un jeune a tenté de se poignarder à Sidi Bel Abbes

De nouvelles formes de protestation sociale prennent de l’ampleur en Algérie. Un jeune a tenté de se poignarder, mardi 18 janvier, à Sidi Bel Abbes après une altercation avec un policier qui voulait lui retirer son permis de conduire, a‑t‑on appris de source locale. Le jeune homme s’est blessé légèrement à l’abdomen après avoir retourné son poignard contre lui‑même en signe de protestation contre l’agent de l’ordre public, selon la même source.

 
Evacué à l’hôpital, le jeune homme est hors de danger. L’incident s’est produit dans la ville de Sidi Bel Abbes. Il intervient au lendemain de la tentative d’immolation par le feu d’une femme de 50 ans, dans la commune de Sidi Benyoub, pour réclamer une aide au logement rural.
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Le phénomène de tentative d'immolation par le feu touche désormais même les femmes. Une citoyenne de la commune de Sidi Ali Benyoub, dans la wilaya de Sidi Bel Abbès, a tenté lundi de s’immoler après s'être aspergée d’un produit inflammable , a appris TSA de sources locales. C’est la première fois qu’une femme tente un tel geste de désespoir. Jusqu’à présent, les sept tentatives d’immolation ont été faites par des hommes.

Agée d'une cinquantaine d'années, cette femme, de condition modeste, a fait cette tentative dans l’enceinte de l’APC de la commune, afin d’attirer, par son geste, l’attention des autorités locales. La malheureuse, qui réclame une aide pour le logement rural, mais qu'on lui refuse, a pu être sauvée par un agent communal. Transférée dans un centre de santé, ses jours ne seraient pas en danger, ont précisé ces sources.
 
 
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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 01:51

El Watan

Abdesselam Ali-Rachedi. Homme politique et professeur d’université

 

«L’émeute est parfois due à un sursaut de dignité»

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le 18.01.11 | 03h00

 

 

 

-Quelle lecture faites-vous des émeutes qui ont secoué la semaine dernière de nombreuses grandes villes du pays ? Est-ce que vous vous attendiez à une telle explosion ?

Depuis plusieurs années déjà, les émeutes sont devenues un phénomène récurrent. Généralement, il s’agit d’émeutes localisées (un quartier, un village...) et éphémères. Le pouvoir ayant fermé tous les canaux de communication avec la société, l’émeute devient le seul moyen d’expression. Personnellement, j’ai régulièrement dénoncé, dans mes interventions dans la presse, la fermeture des champs politique et médiatique et prédit l’inévitabilité des émeutes. Je m’attendais donc à l’explosion du début janvier.

-Partagez-vous l’avis de certains observateurs qui limitent ces manifestations à un problème de prix et de cherté de la vie ?

Le prix des produits de première nécessité n’est qu’un prétexte. Ce sont plutôt les parents qui sont touchés par la cherté de la vie et non les jeunes manifestants. La véritable raison de la révolte des jeunes est la mal-vie. Le sentiment que l’on a de survivre en attendant des jours meilleurs, qui ne viennent pas bien entendu. D’où le désespoir, les suicides, la harga. Rappelez-vous ce que disaient les jeunes de Kabylie au printemps 2001 : «Vous ne pouvez pas nous tuer, nous sommes déjà morts !»  Il  y a aussi le sentiment de hogra, vécu comme une humiliation permanente. L’émeute est parfois due à un sursaut de dignité, lorsqu’on manifeste par solidarité lors des procès des jeunes arrêtés lors de précédentes émeutes.

-Y a-t-il lieu, selon vous, d’établir un parallèle avec ce qui s’est produit le 5 octobre 1988?

Les émeutes de 1988 se sont produites dans un contexte  très particulier. Financièrement, l’Algérie était dans l’impasse suite à l’effondrement du prix du baril en 85-86. Politiquement, Chadli voulait un troisième mandat, alors que l’establishment était loin de soutenir cette option. Enfin, les islamistes, s’ils n’étaient pas un acteur politique reconnu, étaient malgré tout assez présents sur le terrain  pour tirer profit des événements. Remarquons également que ces événements ont concerné surtout la capitale et quelques grandes villes mais presque pas la Kabylie.

Les événements de janvier 2011 se sont produits dans un tout autre contexte. L’Algérie possède des réserves de change de 155 milliards de dollars et un fonds de régulation avec un solde positif conséquent. Il s’agit donc plus de mauvaise gouvernance et de corruption que d’insuffisance des ressources. Bouteflika a entamé son troisième mandat mais son mauvais état de santé pose prématurément le problème de sa succession. Deux éléments positifs caractérisent les émeutes de janvier 2011. Pour la première fois, la révolte a touché à la fois la Kabylie et les grandes villes en dehors de la Kabylie, surmontant ainsi les clivages identitaires. Pour rappel, lors du printemps berbère en 1980, l’Algérie profonde ne s’est pas sentie concernée.

En octobre 88, la Kabylie n’a pas bougé. Lors du printemps noir, en 2001, en dehors de quelques manifestations localisées, le reste de l’Algérie est restée indifférente. Deuxièmement, les islamistes, depuis longtemps en reflux, n’ont pas été en mesure, malgré leurs tentatives, de détourner le mouvement à leur profit. Ce phénomène était déjà perceptible en 2009, lors des manifestations ayant accompagné la qualification de l’Algérie en Coupe du monde où les jeunes, garçons et filles, se sont réapproprié l’emblème national.

-Contrairement à la Tunisie, la colère de la «rue» en Algérie aura été de courte durée. Pourquoi selon vous ?

En Algérie, il s’agissait simplement d’émeutes, expression de colère, sans objectifs politiques. En Tunisie, il y a eu un soulèvement contre le régime, voire une révolution. En Tunisie, il existe une société civile dynamique, des leaders d’opinion reconnus, une opposition qui a su se préserver en demeurant enracinée dans la société. Dès le départ, les femmes, les défenseurs des droits de l’homme, les avocats, les médecins... se sont impliqués dans le mouvement, sans compter les milliers d’internautes qui se sont servi des réseaux sociaux pour informer le monde entier.

-Aucun slogan n’a en particulier émergé des ces émeutes. Est-ce que cela vous inquiète ? Peut-on parler d’une dépolitisation de la société ?

Il n’est pas dans la nature des émeutes d’exprimer des revendications politiques. Pour parler de dépolitisation, il faudrait d’abord admettre que la société algérienne a été politisée à un moment ou à un autre. Or, chez nous, il est patent que la culture citoyenne fait défaut. Le régime algérien est fortement marqué par l’idéologie populiste, héritée du mouvement national. L’idéologie populiste ne reconnaît pas la nécessité de corps intermédiaires, entre le pouvoir et le peuple et donc l’existence des élites, vite qualifiées de traîtres à la nation. Plus fondamentalement, elle ne reconnaît pas la diversité au sein de la société et donc le conflit, essence du politique. Quand il n’y a pas de divergence d’intérêts ou que ces divergences sont occultées, il n’y a pas nécessité d’avoir des partis représentatifs des différents intérêts en conflit, du moins en théorie. L’enjeu pour l’Algérie est donc de développer la culture citoyenne en rompant radicalement avec le populisme sous toutes ses formes, y compris religieuse.

-Que pensez-vous de la «gestion» imprimée à ces événements par les autorités ? Pourquoi, d’après vous, le président de la République et le Premier ministre se sont tenus loin des feux de la rampe ? Par quoi expliquez-vous leur mutisme ?L’idéologie populiste suppose une harmonie parfaite entre le zaïm et les «masses populaires». La survenue d’émeutes brise cette supposée harmonie. D’où l’incompréhension, d’où le mutisme.

-Avez-vous un commentaire à faire concernant la réponse apportée par les autorités aux manifestants (diminution des prix de l’huile et du sucre) ?

La réponse est une injure à la jeunesse en révolte. A la demande de dignité, on répond par le mépris en considérant les protestataires comme de simples tubes digestifs. De plus, les solutions préconisées pour contrecarrer la flambée des prix des produits de première nécessité, traduit l’inculture économique des dirigeants qui croient pouvoir domestiquer le marché par des mesures administratives.

-Certains analystes de presse n’hésitent pas à mettre en cause la responsabilité des lobbies de l’informel et des barons de l’importation dans ce qui s’est produit. Cela tient-il la route?

Personnellement, je récuse la théorie du complot et de la manipulation. Pour moi, les citoyens sont des acteurs à part entière et qui agissent en toute conscience. Je refuse l’idée selon laquelle les gens ne sont que des objets passifs.Quant à l’informel, c’est une notion toute relative. Supposons que l’on soit dans un régime libéral où l’impôt est faible, voire inexistant et où les activités économiques sont libres et non soumises aux autorisations, il n’y aurait à ce moment là plus d’informel. En fait,  l’informel se développe lorsque le marché est bridé par des contraintes administratives injustifiées qui rendent l’activité économique non rentable. Il faut donc lever les contraintes administratives.
Par ailleurs, parmi ceux qui prétendent travailler dans le secteur formel, beaucoup ne doivent en réalité leur qualité d’hommes d’affaires que par leur proximité avec le pouvoir et les relations clientélistes qu’ils ont su tisser au fil des années. C’est en quelque sorte de l’informel de haut niveau ! Par ailleurs, avant de mettre en cause les barons de l’importation, demandons d’abord des comptes aux responsables politiques qui ont délibérément laissé mourir l’économie productive en faisant de notre pays un marché captif, otage des prédateurs externes et internes.

-Pourquoi à part un ou deux partis, la classe politique dans son ensemble donne l’impression d’être hors coup à chaque fois que la société bouge ? Pourquoi y a-t-il un aussi grand décalage entre les partis et la société ?

Les partis ont été piégés par l’ouverture démocratique post octobre 88. Ils ont cru, peut-être naïvement, à une réelle ouverture politique alors qu’il ne s’agissait que d’une ruse du système. Ils ont joué le jeu des institutions alors que, la normalisation faisant son œuvre,  le verrouillage politique et médiatique était devenu total. Il s’en est suivi un discrédit des partis dans leur ensemble, y compris ceux de l’opposition. De plus, dans une société, encore fortement marquée par le populisme, il y a une défiance persistante à l’égard des élites.  D’un autre côté, les pratiques politiques, y compris au sein de l’opposition, sont marquées par l’autoritarisme, le clientélisme, l’opportunisme et souvent la connivence avec le pouvoir.

-Par quoi pèche le plus actuellement la classe politique algérienne ?

Clairement, l’absence de crédibilité. Les partis ne sont pas ancrés dans la société. Plus grave encore, ils ne sont pas capables de se rassembler autour d’une plateforme commune qui puisse servir de base au combat commun pour la démocratie. Les stratégies personnelles et l’entrisme minent tout effort de rassemblement.

-Pourquoi une alternative démocratique tarde à se constituer en Algérie ?

Fondamentalement, il y a un très grand retard de la culture citoyenne. La cause en est un système éducatif archaïque qui est plus une machine à endoctriner (l’islam, la nation arabe, la glorieuse révolution...) qu’une institution destinée à forger l’esprit critique et acquérir des connaissances. La responsabilité en incombe, bien entendu, au régime en place depuis 1962. Ensuite, il y a l’appareil sécuritaire et la police politique qui empêchent toute velléité d’organisation des acteurs autonomes. Enfin, jusqu’à ces dernières années, le terrain était occupé par les islamistes, avec sans doute la bénédiction du pouvoir.

-Ce qui s’est produit en Tunisie peut-il se reproduire en Algérie ?

Pas dans le court terme. Ne serait-ce que pour une seule raison. L’armée tunisienne a refusé de tirer sur les manifestants et a fini par se mettre au service du soulèvement anti-Ben Ali. On ne peut imaginer pareille issue en Algérie où l’armée et le DRS sont au cœur du pouvoir. Les autres raisons ont été développées plus haut.

-Peut-on savoir ce que devient Abdesselam Ali-Rachedi ? Pourquoi vous intervenez de moins en moins dans les débats qui secouent la société ?

Le verrouillage politique et médiatique est total. Il n’y a plus aucune place pour le débat politique, sauf dans les salons (Débats d’El Watan, débats de la LADDH...). On ne peut parler de projets politiques dans les circonstances actuelles. Je demeure toutefois très attentif à ce qui se passe sur la scène nationale.

Zine Cherfaoui
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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 22:15

 

 Izzayriyen ččuṛen kan d zux. Wi's yennan zemren itunsiyen ad γeḍlen aferεun-nni nsen ? Nedder alarmi neḥder yekker-d ugdud atunsi. Careg-ṛiḍ gṛiḍ gṛiḍ - Benali yerwel deg iḍ - yeğğa-d Ṭṛabelsi wer yeṭṭiḍ !
Izzayriyen n tmanaγt tezri-yasen tegrawla ass n 14 juin 2001. Asmi i-d beggsen yilmeẓyen n Bgayet, Tubiret, Tizi, Bumerdes, Tipaza, ...atg ar Lezzayer. Asmi i-d xelḍen adabu ar wemnaṛ.
Asmi i-d ẓedmen di 2 imelyan yidsen aken ad sersen laεqed-nni Leqsaṛ di Muṛadiya.
Asen-nni meden akw wallen amek i-ten xedεen izzayriyen aggi n tmanaγt, iεarbuben aggi la yesmicriwen tura γef zzit akw d skweṛ ! Asen ddan akw d udabu. Ruḥen-d s ijenwiyen zdeffir nγan-aγ acḥal d ilemẓi.
Ṛuuuuuuḥ ya zman....Zrin 10 isegwasen ar ass-a mazal ur errin aḍaṛ. Leqbayel tura faqen.

 

 

Kabylie : 14 juin 2001, la grande marche des Kabyles vers Alger

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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ddk

 

 

Imaziɣen n tefriqt ugafa Yenayer n tlelliyin ?

“Mara  yebɣu wegdud telelli
Lmektub ad d-yer tiɣri...”
(Abou el Kacem Chebbi)

 

  

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Imaziɣen n tefriqt ugafa Yenayer n tlelliyin ?

“Mara  yebɣu wegdud telelli
Lmektub ad d-yer tiɣri...”
(Abou el Kacem Chebbi)

Deg waggur n dujember yezrin,  ibulisiyen n Sidi Bouzid di Tunes, iwin s zzur sselɛa (tamɛict n twacult) yeznuzuy  Mohammed Bouazizi  deg yiberdan. Yekker yilemẓi n sdi Bouzid ad yeceki ɣef lbaṭel. Qublen-t-id s uɛekkaz. Ass n 17 deg waggur imekken i yiman-is timest tama n lbiru n gouverneur. Ur iɛeṭṭel ara yewweḍ Mohammed leɛfu n Rebbi.  Lbaṭel i d as-yeḍran yesenwawel itunsiyen di yal tama n Tmurt. Dayen, tewweḍ tfidi s iɣes! Akken ma llan, rran tiɣri i Abou el Kacem Chebbi. “Benali dégage !” i ttuɣun deg yiberdan. D yiwen wawal kan, maɛna s wazal-is. Yeddigaji Benali  d tmeṭṭut-is leila trabelsi.  Tura Tunes n Cartage  tettlal-d di tezdeg .  Ulac anwa ara iḥebsen tkli-is ɣer tugdut d tlelliyin. Yeẓra wegdud d acu yebɣa. yeẓra surtout d acu i yugi : iččamraren d yiwaṭaniyen am wigi nneɣ.  Ad yessiweḍ. D tidet yenḥaf, ixus tadrimt maɛna yesɛ ayen ur nesɛi ara nekni : lakul !
Ayen yeḍran di sidi Bouzid, yeḍra-d di tmurt-nneɣ acḥal di berdan. Dɣa ass n ssebt i ɛeddan i yewweḍ leɛfu rebbi Mohsen Boutertif di sbitar n Ɛennaba. Ula d netta yesserɣ iman-is. Uqbel ad yefk iman-is d asfel, iruḥ yeẓra-d lmir n Boukherdra (d taɣiwant di Tbessa) ad as-yecceki ɣef lmizirya i deg yettidir. Ulac d acu i d as-d-yexdem lmir.
Ass n 14 deg waggur ideg nella, Samir , ilemẓi n 26 n yiseggasen, imekken timest i yiman-is, di tlemmast n temdint n Jijel.
Ass n tmeɣra n yennayer, Aouiachia Mohammed ( d ababat n setta warrac), yesserɣ iman-is akken kan d-yeffeɣ seg la daira anda i i ruḥ ad yecetki.
Attan ihi Sidi Bouzid di Lezzayer ! D acu akka yettraju udabu akken ad yesqaɛed iman-is uqbel ma terwi. U ma terwi, ad tt-yeberwi učamrar i mazal toujours en embuscade. Netta jamais a yeqḍaɛ layas yeẓra d acu ur nesɛa ara : lakul!
   
 

Salas.O.A

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 21:54

ddk

 

D zzit d sker i iceγben ilmezyen !!

 

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Ar ass-a d wussan,ugin yiqerra n tmurt ad rren tamuγli-nsen γer yiγeblan n tidet i iceγben ilmeẓyen.Di lweqt anida ilmeẓyen fγen-d γer yiberdan akken ad suγen s tukksa n lḥif d leγben ideg ttidiren,imḍebren n tmurt-nneγ fkan-d lwelha am akken εuẓẓgen zdat n wayen ssuturen yilmeẓyen-a.Wa yerra-tt γef leγla n zzit d sker,wa yenna : « arrac-a addal-nsen d cwal ! »,wa yenna : « d lγelṭa n lecyux n lğameε !! »,wa…Cwal akked lexsara yiwen ur ten-yebγi maca wid yellan di leḥkem limer llethan-d d lumur n tmurt,ad ḥsun γef zik belli zdat n ugdal n yinejmuεen d tikliwin n talwit ala timesbaniyin n cwal i izemren ad ḍrunt.Limer bγan sseḥ,mačči d temn chur n rxa n zzit d sker ara isersen afeqqiε n yilmeẓyen yebγan ad idiren tudert n lisser di tmurt n « lεizza wa lkarama ».D lawan ad as-qqimen i taluft n yilmeẓyen ma bγan s tidet ur d-ttuγalent ara tmesbaniyin am tid iεeddan i d-yeglan mebla ccek s lexsara meqqren i tdamsa n tmurt.Ma bγan ad lemden ur ttruḥun ara γef libεid ;dagi kan zdat-neγ,di Tunes,γas ma aselway yerwa aḥellel deg yimesbaniyen,kkes-d s wacu ur ten-yewεid :asirxes n yisufar n wučči,apansyu n ccumaj i wid ur nxeddem ara,astixxer n waṭas n wudmawen n udabu,…Γas akk aya,imesbaniyen ugin ad ḥebsen imi ayen akka s yewεed iεedda-t lawan.
Akken ur d-ttuγalent ara txessarin,yelzem γef yiduba n tmazγa ama d win n Lezzayer neγ win n Tunes ad magren tidet,ad llethin akked wuguren n yilmeẓyen i ten-yerran ḍaqen di tmura-nsen,wa isebbel tudert-is ad yezger lebḥer,wa yerra-tt i ttjara di lehyuf,wa…Ilaq iduba n Tmazγa ad beggsen s lεejlan akken ad llethin d tifrat n wuguren-nsen, imi d nutni i d azekka n tmurt.
Akken ur γellin ara di lbaṭel,am wid iruḥen d iseflan ad ten-yerḥem Rebbi akken ma llan :Lebza Σezdin,Σebdelfateḥ Σekric,Ṭayeb Γaymi,…d wid akk yeγlin di Sidi Buzid,Tala d temnaḍin-nniḍen n Tunes.

Mokrane

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 20:53

ddk

 

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Ass n lexmis yezrin, kkren yimceddalen am yiwen n urgaz ɣer yiwet n tmesbanit tameqrant i d-yesnejmaɛen azal n 10 000 n yimdanen. Tikli-agi iɣer d-ttekkin yimezdaɣ n Raffour, Imellaḥen, At yeɛla d wiyiḍ tella-d mbeɛd mi yettwaxfeḍ yiwen n yilemẓi n 35 n yiseggasen di lɛemr-is. Ḥmanache Toufik, imi d netta i yettwacleqfen ass n 06 deg waggur ideg i nella lewhi n 21h si sdat n uxxam-is, iruḥ ur d-iban anda yerra wala aniwi i t-yewwin. Ɣas takerrust-is ufan-tt tasebḥit-nni tama n La Crête-Rouge, ma d netta ur d-iban fell-as lexbar, ur d-ssawlen wid i t-yewwin ahat amer ad d-ssutren tadrimt akken i teḍra d wiyiḍ anda nniḍen. Ihi, d taluft ur neǧǧi ara Imceddalen deg lɣerḍ-nsen, imi ur ḥbisen ara s tikli d unadi anda ara yafen mmi-tsen. Simmal ttɛeddin wussan, simmal yettnerni ugraw n wid yeḥsan sani i tetteddu temsalt. Dɣa, d tagnit i d-yeslalen yiwet n tseqqamut n lḥers ara yettkelfen s unadi ɣef yilemẓi-agi. Ihi, d tiɣri ɣer yiwet n tikli i s-id-yeffeɣ unejmuɛ aneggaru n ugraw-agi. Deg wass n ssuq, yiwen seg yiɛeggalen n tseqqamut-a iberreḥ-d i yimdanen s rray-agi. Dɣa, mebla axemmam d uwexxer, ddan yimdanen deg wawal n tseqqamut, rran-d i teɣri, lḥan, suɣen yerna ɛegnen : Ad d-tili tuɣalin n Tufiq mebla ccerṭ !
Deg lawan i ruḥen yiɛeggalen n ugraw-agi ad mlilen iwakken ad ktazlen ayen yettwaxedmen deg wass, yennulfa-d lexbar yessefraḥen. Ssawlen-d wid yewwin Tufiq, iwakken ad t-mmagren yimawlan-is ad t-id-awin s axxam. Dɣa gguǧen yimdanen, ruḥen ad qablen win akken yettwarehnen azal n sebɛa wussan.
Yak yenna Lwennas deg wawal-is : « Ma nnan-ak d acu i d tafat, ini-asen d iɣallen yeddukklen. » Ihi, d wa i refden yimceddalen d amedya, yerna wwḍen ɣer lebɣi-nsen.
Akka i d lsas n tegmat, d wa i d abrid yessufuɣen.

Sylia. M

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 02:05

 

Espérons aux Tunisiens une vrai transition vers une démocratie, et qu'ils ne se réveilleront avec pas avec une gueule de bois !

Autant le départ de Ben Ali ravive l'espoir, autant l'arrivée au pouvoir des Ghannouchi suscite beaucoup d'inquiétude.

On se souvient que l'ex-président Bourguiba, en homme averti,  ne voulait en aucun cas l'entrée au gouvernement des Ghannouchi.

 Devenu Premier ministre le 2 octobre 1987, Ben Ali procède, moins d'un mois plus tard, à un remaniement. Cinq nouveaux ministres entrent au gouvernement. Parmi eux, Ghannouchi, qui, logiquement, hérite du ministère délégué au Plan. Bourguiba, qui a donné son aval, se ravise le lendemain et prétend avoir oublié ce qui s'est passé la veille : il ne veut à aucun prix d'un Ghannouchi au gouvernement ! Consternation dans les rangs de l'équipe dirigeante

 

 

 

 

ACCÉLÉRATION BRUTALE DES ÉVÉNEMENTS EN TUNISIE
NOMMÉ PREMIER MINISTRE EN 1999

Mohamed Ghannouchi au sommet de la pyramide
15 Janvier 2011 -

 

 

 

 

Mohamed Ghannouchi, le nouveau président de la République tunisienne par intérim, est né le 18 août 1941 à Sousse. Il est marié et père de deux enfants.
Cet homme politique tunisien est vice-président du parti, le Rassemblement constitutionnel démocratique. Il est Premier ministre du 17 novembre 1999 jusqu’à hier, suite au départ précipité du président Zine El Abidine Ben Ali, il devient président par intérim. Après des études au lycée secondaire de Sousse, il obtient une licence en sciences politiques et économiques à l’Université de Tunis. Il est ensuite admis à l’Ecole nationale d’administration de Tunis puis effectue un stage au ministère français des Finances à Paris. Il rentre ensuite en Tunisie et intègre le secrétariat d’Etat au Plan et à l’Economie nationale où il occupe plusieurs postes.
L’ascension vers des postes de responsabilité liés à l’économie et aux finances continue. En 1975, Ghannouchi est nommé directeur de la planification générale. Le 27 octobre 1987, il devient ministre délégué auprès du Premier ministre Zine El Abidine Ben Ali en charge du Plan. Après le départ de Bourguiba, le 7 novembre 1987, Ghannouchi est nommé le 26 juillet 1988 ministre du Plan, le 11 avril 1989, ministre du Plan et des Finances, le 3 mars 1990, ministre de l’Économie et des Finances et le 20 février 1991, ministre des Finances. En 1992, il devient ministre de la Coopération internationale et de l’Investissement extérieur et participe à plusieurs reprises à des négociations avec les institutions financières dont la Banque mondiale. Il occupe ce poste jusqu’à sa nomination en tant que Premier ministre, le 17 novembre 1999.
Il ne fait son entrée au bureau politique du RCD qu’en 2002. Il est troisième dans l’ordre protocolaire des cérémonies officielles derrière son prédécesseur Hamed Karoui, premier vice-président du parti au pouvoir, et le président de la République. Le 5 septembre 2008, il devient l’unique vice-président du parti.

 

 

Rached Ghannouchi, ou le retour de l'islamisme en Tunisie

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 18:22

 

 

Par Radio-Canada, www.radio-canada.ca, Mis à jour le: 15 janvier 2011 04:11

Diaspora tunisienne - Des Tunisiens en liesse dans les rues de Montréal

Diaspora tunisienne - Des Tunisiens en liesse dans les rues de Montréal

Les Canadiens d'origine tunisienne sont descendus par centaines dans les rues de Montréal pour témoigner de leur joie et de leur espoir retrouvé au lendemain du départ du pouvoir du président Zine el-Abidine Ben Ali.

Sous la houlette du Collectif solidarité Canada aux luttes sociales en Tunisie, les manifestants ont défilé dans le centre-ville jusque devant le consulat tunisien pour témoigner de leur appui au mouvement populaire qui a ébranlé le régime Ben Ali.

Ils exigent une véritable liberté d'expression dans un pays où les médias sont muselés. Nombreux sont ceux à souhaiter que le président Ben Ali, qui a fui le pays, soit extradé pour être jugé pour les sévices perpétrés lors de ses 23 années au pouvoir.

Les organisateurs de la marche, qui exigent un changement en profondeur du pouvoir politique tunisien, appellent Ottawa à faire pression sur Tunis pour une démocratisation du régime.

De nombreux Québécois étaient parmi la foule pour témoigner de leur solidarité, notamment des représentants de Québec Solidaire, dont Françoise David.

« Le peuple tunisien nous montre à voie », a-t-elle fait valoir.

Des manifestations ont aussi lieu à Québec et Ottawa.

Environ 20 000 Tunisiens vivent au Canada, dont près de la moitié dans la métropole québécoise.

La contagion gagne les Algériens de Montréal

Plus tôt, quelques dizaines de Canadiens d'origine algérienne ont manifesté à Montréal, porté par l'espoir de changement apparu chez le voisin tunisien.

Les manifestants ont exprimé leur solidarité à l'égard des revendications de la jeunesse algérienne qui s'est élevée ces dernières semaines contre le coût de la vie et le chômage élevé, à l'image du mouvement populaire en Tunisie.

Plusieurs d'entre eux ont l'impression de ne pas profiter de la richesse de leur pays, un exportateur de pétrole et de gaz.

Ils réclament aussi plus de liberté dans leur pays d'origine. « L'état de droit en Algérie : Maintenant! », pouvait-on lire sur une affiche.

Le porte-parole du Comité de soutien au mouvement populaire en Algérie, Omar Aktouf, pense qu'un changement est possible.

« On a soif de démocratie. On veut vivre dans la paix, dans la liberté, dans l'égalité [...] C'est ça les aspirations populaires », a déclaré un autre manifestant. « En fait, on est vraiment jaloux de ce qui se passe en Tunisie. On voudrait la même chose pour l'Algérie », a ajouté une manifestante d'origine algérienne.

Les manifestants ont commencé leur protestation au carré Saint-Louis, pour ensuite se rendre au consulat d'Algérie à Montréal, avant de se joindre à la manifestation des ressortissants tunisiens.

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 14:56

 

La prise de conscience amazigh suit la flèche du temps et évolue depuis plus 3000 ans. Cette évolution se poursuit dans le sens de l'optimisation et s'adapte au cours du temps. Elle n'est pas sclérosée ou figée au sixième siècle,  comme chez certains qui se complaisent dans un passé prestigieux et mythique à la fois. Tôt ou tard, comme l'avait prédit feu Bourguiba, le vieux démon berbère se réveillera et remettra cette Afrique du Nord sur son véritable socle identitaire.

Alors, l'arabo-islamisme retournera d'où il était venu, càd à l'Est de l'Egypte. N'en déplaise aux néophytes qui dénient cette réalité comme pour se consoler du traumatisme d'avoir perdu leur origine et leur identité amazigh.

C'est dans l'ordre des choses,  l'arabo-islamisme connaîtra le meme sort que celui du colonialisme français, de l'empire Ottoman, des vandales, des romains, etc...car le mouvement amazigh suit la Flèche du Temps, et il est comme tout système vivant : ouvert, complexe,  son entropie diminue et dotée de propriétés émergentes telles que l'Auto-organisation , l'Autonomie, ... 

 

Nous savons que la Tunisie, lors des invasions arabes,  avait été le théâtre d'un véritable génocide contre les autochtones. Arrivés d'Égypte via la Lybie, les tribus nomades guerrières et fanatisées  ( beni Hillal et beni-Sulayem) s'y étaient livrées à un véritable génocide des populations berbères de Tunisie. Ibn Khaldoun les avaient qualifié, dans sa Muqqadima, de nuées de sauterelle détruisant tous sur leur passage. D'autant plus, que pour ces tribus bédouines saoudiennes, la Tunisie représentait un véritable paradis verdoyant (Touness Al Khadra !). C'est ce qui explique que la Tunisie soit le pays Nord-Africain où la langue berbère a failli disparaître.  

 

 

Les berbères tunisiens ou berbérophones de Djerba et leur courant Ibadhite et ceux de Matmata et d’autres régions sont ignorés en tant que tels par le régime politique depuis 1956. Leur spécificité culturelle et linguistique loin d’être reconnue et sauvegardées à l’instar du Maroc, comme une composante culturelle de la Tunisie et facteur de diversité et de richesse, a été étouffée et entravée par les régime de Bourguiba et de Ben Ali pour des raisons politiques dites d‘ « unité nationale ».

 

À cet égard, un internaute tunisien écrit : 

''...Petit rappel historique : En tunisie on a une vision particulière, dans nos genes on a vu passer les carthaginois, les romains, les arabes ... sans parler de sang berbere ... sans parler des pirates anglais ...des juifs de Jerba, ou de ceux de livourne, des français italien et allemand .... . bref on a vu passer des choses dans ce petit pays de mediterranné. On sait vivre sous une occupation parce qu'on sait que ça ne va pas durer. On sait se révolter parce que le sang berbere et un sang insoumi (tamazigh : nom du peuple berbere et qui signifie "insoumi").

L'islamisme (et pas l'islam), on a fleurté avec en 90, on a vu ce que ça donnée en algerie. les Tunisien l'ont essayé, bavé et eradiqué et on en paye encore le prix aujourd'hui : donc aucune chance pour eux.

La democratie, l'islam et la Tunisie ... je rappelle a ceux qui l'ignore :
En 1957 : le code du statut personnel interdit la polygamie, donne le droit de vote au femme et établit le droit au divorce pour les femmes ( depuis quand en France une femme à le droit d'ouvrir un compte courant ? ).

Alors arrêter de nous rabacher les mêmes bêtises, on s'en fout de l'islam : on veut avant tout la liberté...."

 

 

Villages berberes en Tunisie

parmi les Villages berbere en Tunisie

- Village de Zeroua pres de matmata, un film francais de l'histoire ancienne du moyen orient aete passe par farnce 5 il ya quelques mois dans ce village

- Village de Tamzratt pres de Matmata aussi

- quelques villages de l'ile de Jerba
- Village de guellala, habitants de rite Kharijite (ni sunnite ni Chiite), ils s'appellent ABADHI (ou akmass en appellation locale), ce vilalge abrite une musee tres originale sur un mont pres du detroit de Bougrara
- Viallge de Ajim a jerba , la ou il y a le Bac qui mene au Jorf

-Village de takrouna (Ex Jebel el Gattouss=montagne du chat) pres d'enfidha sur la route de Zaghouan, Idriss Guiga ex ministre de Bourguiba est originaire de ce village, ce village est berbere sans aucune doute mais je ne sais pas si ses habitants parlent encore le berbere

La plupart des noms des lieux, des villages et des villes qui commencent par la lettre T (Ta) SONT d'origine berbere
'Ta' SIGNIFIE l'article LE en berbere
comme
Teboursouk
Temaghza (sud ouest)
Tataouine
Thala
Tazoghrane (village au cap bon)
Takelsa (cap bon)
etc.

La plupart des villages de Djerba sont berbéres

  • Ville de Midoun (qui veu dire "le peuple" en berbére)
  • sidwikech
  • mizraya
  • sedghiyéén
  • khazroun
  • arkou
  • taguirmes
  • bidwin
    les autres villages qui appartiennes a houmt souk et a ajim

 

  • Certains des noms appartenant au douiret!!!!!
    -bsila
    -mazigh
    -jani
    -raach
    -dbira
    -ourag
    -sifaw
    -ben yeder
    -ben zaghdan
    -bouajila
    -ben zeyed
    -sabri
    -lithim

    pour les villes il y en a certaine qui n ont pas ete cité citée tel que:

    - douiret
    - tunis
  • 

 

 

 

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 23:43
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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 23:25

 

  ddk

La mairie de Paris a célébré Yennayer 2961

 

Delanoë perpétue la tradition

image  

 

 

C'est dans la salle des spectacles de la mairie  de Paris, qu'a eu lieu la célébration du nouvel An berbère 2961, dans la soirée de mercredi dernier, à l’initiative du  maire Bertrand Delanoë en partenariat avec Berbère Télévision.

Cette  cérémonie à laquelle ont assisté plusieurs figures de marque berbères, à l’iamge des chanteurs Idir et Takfarinas a débuté à 20 heures, et a drainé des centaines d’invités qui ont eu le privilège d’assister à cette fête, devenue une tradition depuis son instauration par la mairie de Paris en 2005.
Pour cette sixième cérémonie, le premier magistrat de la ville de Paris, Bertrand  Delanoë  a indiqué dans son discours prononcé à l’occasion , qu’une  rue de Paris portera le  nom du philosophe Kabyle, Mohamed Arkoun, disparu le 14 septembre dernier, à Paris et enterré au Maroc. Une manière pour le maire de Paris de rendre hommage à « un  grand intellectuel parisien d’origine berbère » a-t-il tenu à préciser dans son discours de présentation de vœux aux côtés du Directeur de Berbère TV Mohamed Saadi, des chanteurs Idir et Takfarinas et la mère du défunt Smail Medjeber. Une annonce qui a fait plaisir à tous les présents qui ont vu par ce geste du Maire, une autre reconnaissance pour une figure de marque de la culture berbère. C’est la deuxième fois qu’une rue de la capitale française portera le nom d’un homme de culture Kabyle. En effet, après l’inauguration de la rue  Matoub Lounes le 3 juillet 2008 dans le 19e arrondissement de Paris, à l’occasion du dixième anniversaire de l’assassinat du chantre kabyle, par le maire de Paris ,Bertrand Delanoë, voilà que ce dernier annonce la baptisation d’une autre rue au nom du philosophe et islamologue Mohamed Arkoun. L’enfant de Beni Yenni, disparu il y a trois mois, sera ainsi donc le second homme de culture berbère qui aura le privilège de figurer sur une plaque d’une rue de la capitale française.
La grandiose cérémonie qui a eu lieu dans la grande salle de spectacles de la municipalité de Paris a drainé une grande foule constituée en majorité de familles venues des quatre coins de Paris. Ils étaient environ un millier d’invités qui ont eu le privilège d’assister à cette sixième célébration de Yennayer dans une ambiance de fête. En effet, les privilégiés qui ont eu  la chance d’accéder à la salle, qui semblait exiguë pour contenir une aussi grande foule, se sont défoulés toute la soirée au rythme de différents styles musicaux berbères. Du Targui au Chaoui en passant par le Kabyle, les  invités ont vibré au rythme des chants et musique du terroir. La chanteuse chaouie,  Dihya, qui a récemment repris le chemin de la scène a fait une apparition remarquée. Avec sa voix mélodieuse rythmée par la musique ancestrale des Aurès, la Diva da la chanson chaouie a fait vibrer les cœurs et les corps. Une soirée inoubliable pour les berbères de France qui semblent de plus en plus admis mais surtout reconnus dans leur identité par les plus hautes autorités de France car désormais, depuis maintenant six années, la mairie de Paris, à sa tête son premier responsable Bertrand Delanoë a institué le 12 janvier comme jour de l’An Berbère, célébré officiellement par la municipalité  à l’instar des jours de l’an des autres communautés vivant en France comme par exemple, le jour de l’An chinois. Une reconnaissance qui permettra à tous les berbères de l’hexagone de se sentir enfin reconnus dans leur identité et culture   millénaire,, eux qui ont célébré cette année, leur 2961  jour de l’An.

 

 

 

 

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  • : La confédération des Iflisen Umellil
  • : Un des objectifs est de reconstituer la grande confédération qui regroupait les 14 aarchs des Iflisen Umellil avant la colonisation française. Le but est de rétablir les liens interrompus et de promouvoir la solidarité inter-arche. Nous visons également à consolider les liens entre la diaspora et leur région d'origine. Réecrire l'histoire des Iflisen et préserver leur patrimoine matériel et immatériel .
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