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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 21:17

Liberte

 

Malgré l’interdiction de la manifestation par la wilaya d’alger
La société civile rejoint la marche du RCD
Par : Arab Chih
 

Quoi qu’il se passe aujourd’hui, l’initiative du RCD a indéniablement marqué des points : elle a brisé l’embargo qui pesait sur la vie publique, ce qui, d’ores et déjà, a revigoré les forces politiques et sociales.

à l’appel du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), une marche populaire et pacifique aura lieu aujourd’hui à Alger, après une interdiction de près de dix ans qui a frappé les manifestations publiques dans la capitale et un état d’urgence vieux de 19 ans.
Refusant que le capital mobilisation né des dernières émeutes ayant secoué plusieurs villes algériennes soit dilapidé, le RCD a donc pris sur lui de donner un prolongement politique à la colère de la jeunesse. Mieux, il a structuré son action autour de revendications consensuelles (libération des détenus, levée de l’état d’urgence, restauration des libertés individuelles et collectives et dissolution des assemblées “élues”) pour que des citoyens de différents bords politiques puissent s’y reconnaître.
Aussi, beaucoup d’acteurs ont souscrit à l’action du RCD. Outre l’ancien chef du gouvernement, Ahmed Benbitour, le Parti pour la laïcité et la démocratie (PLD), les étudiants de Tizi Ouzou, des signataires d’une pétition appelant au changement démocratique et des syndicalistes de diverses organisations autonomes ont exprimé leur soutien à l’initiative du parti de Saïd Sadi.
Pour autant, l’initiative n’a
pas que des partisans puisque le RCD a pointé du doigt le RND d’Ahmed Ouyahia et l’UGTA de Sidi-Saïd de vouloir s’aborder la marche.
Après le refus non justifié opposé par le ministère de l’Intérieur à la demande d’organiser une marche à Alger, la wilaya d’Alger a appelé dans un communiqué rendu public le jeudi 20 janvier, répercuté par l’ENTV dans son JT de 20 heures, les citoyens à ne pas participer à la manifestation du RCD. “Il est demandé aux citoyens de faire preuve de sagesse et de vigilance, et de ne pas répondre à d'éventuelles provocations destinées à porter atteinte à leur tranquillité, leur quiétude et à
leur sérénité”, affirme-t-elle. Répondant du tac au tac, le RCD assure dans un communiqué rendu public hier : “La demande d'autorisation déposée dans les temps
et selon les règles ayant été refusée
sans la moindre explication alors que des manifestations initiées par la
clientèle du pouvoir ont été autorisées, nous décidons de refuser le régime
des deux collèges, de sinistre mémoire dans notre pays, et de maintenir la marche populaire du 22 janvier”.
“C'est le droit et le devoir de tous les patriotes d'agir par tous les moyens pacifiques pour honorer les martyrs d'hier et d'aujourd'hui qui se sont sacrifiés pour une Algérie démocratique et sociale plus menacée que jamais”, ajoute-t-il avant de révéler dans un autre communiqué que c’est le chef de l’état qui “a instruit en personne les médias lourds (télévisions et radios) pour rappeler l’interdiction de la marche du 22 janvier”. “Le chef
de l’état suggère qu’après cette interdiction, il interviendrait, en tant qu’arbitre, pour “lâcher du lest” par
un remaniement gouvernemental”,
précise-t-il. “Au lieu de
suivre (…) la marche du monde, les plus hautes autorités du pays se réfugient dans la fuite en avant :  occupation policière de la capitale, propagande à la radio et à la télévision, annulation de tous les transports ferroviaires vers la capitale, investissement par la police des cités universitaires d’Alger ; ce n’est plus l’état d’urgence, c’est l’état de siège !”, s’indigne-t-il. Hier, d’importants renforts de police ont été dépêchés dans la capitale et, selon la presse, les services de sécurité “sont en état d'alerte maximum”. Le pouvoir laissera-t-il le RCD organiser pacifiquement la manifestation ou, au contraire, la réprimera-t-il au risque de voir l’action dégénérer et de se déjuger lui qui, durant les émeutes, avait déploré le fait que les jeunes n’aient pas recouru à des moyens pacifiques pour exprimer leurs doléances ? Dans les deux cas, l’initiative du RCD semble assurée du succès pour avoir brisé l’embargo qui pesait sur la vie publique, ce qui, d’ores et déjà, a revigoré les forces politiques et sociales.

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 21:10

 

TSA

 

Lorsqu’au début des années 90, le colloque international consacré à Mouloud Mammeri se termine, sur les hauteurs d'Alger, l'assistance ne se retient pas de pleurer au moment où Boualem Rabia entame un émouvant Achouiq, un chant immémorial. Poète jusqu'au bout des ongles, Boualem Rabia avait fait partie de l'extraordinaire groupe de musique moderne Yugurten.  Ce groupe avait chanté des textes engagés et ouverts sur le monde, telle cette belle chanson sur le fameux printemps de Prague.

Dans son livre, « Florilège de poésies kabyles », paru aux éditions de l’Odyssée, Boualem Rabia  invite le lecteur à un savoureux voyage, profond et salvateur.  « Ce recueil de poésies n’est que la trace rudimentaire et posthume de toute une kyrielle d’aèdes, de poètes très souvent anonymes dont la magie réveille et réfléchit l’âme et la vie de la société berbère de Kabylie en particulier, de la société humaine en général », analyse le poète.

Boualem Rabia a mis du temps pour regrouper ces textes, ces florilèges saisissants. « Toute cette kyrielle de poésie, elle a été recueillie en partie par mon aïeule maternelle, mes tantes et quelques autres femmes de mon village qui ont bien voulu nous passer le flambeau, cela n’a pas été facile, car chez nous une femme ne se confie pas facilement et foncièrement à un homme », confie le poète. Dans bien des cas, les femmes sont porteuses de la mémoire collective et des traditions. Ainsi le livre de Boualem Rabia est à conserver pour les générations futures. Boualem Rabia admire le grand aède, Si Mohand Ou Mhand. « On ne peut ciseler un verbe d’une aussi belle manière que si l’on est tributaire d’un souffle surhumain. Si Mohand Ou M’hand est un peu comme “une création céleste”, comme d’ailleurs bon nombre d’aèdes et de poètes anonymes », souligne-t-il.

« Florilège de poésies kabyles »  comprend quatre chapitres : « Poèmes sur l’amour » dans le style Izlan (à la fontaine, des complaintes) ; un dialogue d’amour entre un beau berger et Sedda, une belle jeune fille… « Poèmes sur l’amour » dans le style Isefra (toujours à la fontaine) ; « Poèmes sur la vie », une triade de sagesse (dialogue entre le père et le fils) ;  « Poèmes sur la mort », la religion, la guerre et l’insurrection de 1871 ; « Divers », poèmes attribués à Malous, dit “Si Ali Ou Smaïl” de Hendou (Azazga). Ainsi, presque toute la magie et la beauté du lyrisme kabyle est conservée dans ce livre agréable à lire. A bien des égards, le travail passionnant de Boualem Rabia est à saluer car il réussit une prouesse rare : il sauvegarde superbement des pans entiers de la mémoire artistique et philosophique d’un pays.                            

                                                            

*« Florilège de poésies kabyles », de Boualem Rabia. Editions de l'Odyssée. 

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 21:26

 

 

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 21:11

 

Actualité (Jeudi 20 Janvier 2011)

 

L’assassin de la jeune algérienne à la Mecque condamné seulement à 7 ans de prison
Quand la justice saoudienne fait dans la complaisance
Par : Rédaction de Liberte

 

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Un Yéménite a été condamné par un tribunal saoudien à sept ans de prison et 500 coups de fouet pour avoir provoqué indirectement la mort d’une jeune Algérienne à la Mecque, en septembre dernier, a rapporté hier la presse locale.
La jeune fille, âgée de 15 ans, avait trouvé la mort en sautant du toit d’un hôtel où elle logeait en compagnie de sa famille qui effectuait le pèlerinage à La Mecque, selon une source officielle. Selon le quotidien al Iqtissadia, le Yéménite “a reconnu au cours de son interrogatoire avoir eu une liaison avec la jeune fille”, et précisé qu'il était en train de dîner avec elle lorsqu’un de ses camarades a fait irruption. Une dispute entre le Yéménite et son camarade a éclaté ; l’inculpé a alors demandé à l’adolescente de “fuir avant que ses parents ne découvrent qu'elle était en sa compagnie”, a ajouté le journal. La “khoulwa”, aparté entre un homme et une femme sans lien de parenté, est considérée comme illicite selon la stricte interprétation de la charia (loi islamique) en Arabie saoudite. La jeune fille a alors sauté du toit de l'hôtel et est morte, a ajouté le journal.
L’adolescente, qui résidait en France, était venue à la mi-septembre avec des membres de sa famille à La Mecque, premier Lieu saint de l’Islam, pour effectuer la omra, pèlerinage accompli hors des dates du hadj, le grand pèlerinage annuel.
Son corps avait été retrouvé sur le toit d’un hôtel contigu à celui où elle résidait avec ses proches. Des médias saoudiens avaient alors affirmé qu'elle essayait d'échapper à une tentative de viol et se serait jetée du balcon ou de la terrasse de
son hôtel. Selon la presse algérienne, elle avait été violée puis tuée.
Cependant, l'autopsie a montré que le corps portait des traces de blessures, mais que l'adolescente n'avait pas été violée, selon le quotidien.

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 21:08

Liberté

L’Algérie profonde (Jeudi 20 Janvier 2011)

 

Chabet El-Ameur (Boumerdès)
Le village oublié d’Aït Boudoukhane
Par : M. T.

 

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La commune de Chabet El-Ameur est considérée comme la localité la plus pauvre de la wilaya. Elle compte surtout sur l’aide de la wilaya et de l’État. En fait, seul un programme spécial pourra la faire sortir de sa longue torpeur.

Coincé entre les collines de Lalla Oum Saâd et celles de Azrou, le village de Aït Boudoukhane, 10 km au sud de Chabet El-Ameur est l’une des bourgades de la wilaya de Boumerdès oubliées par les pouvoirs publics.
Routes non aménagées, pas de dispensaire, bureau de poste non opérationnel, pas d’aire de jeux, encore moins de maison de jeunes, plusieurs projets à l’arrêt...
Les 3 000 habitants que compte ce village ont souffert le martyre durant la décennie noire où de nombreux attentats ont obligé nombre de familles à choisir l’exode. Mais malgré l’amélioration de la situation sécuritaire et le retour des villageois, Aït-Boudoukhane sombre toujours dans la léthargie. Certes, des projets ont été lancés au début des années 2000 mais la plupart n’ont pas été achevés, disent les villageois.
C’est le cas  du dispensaire qui a enregistré beaucoup de retard et qui n’est pas encore opérationnel. “Pour une injection ou un simple pansement, nous sommes obligés d’aller jusqu’au dispensaire de Chabet El-Ameur”,  indique le président de l’association Lalla Oum Saâd qui s’interroge sur la manière dont a été réalisée la clôture de cette infrastructure. “C’est un travail bâclé”, dit-il. Les membres de cette association s’interrogent aussi sur le sort du bureau de poste fermé depuis plus de dix ans et qui n’a pas encore rouvert ses portes comme ils évoquent les conditions de vie des enfants au niveau de l’unique école primaire, seul projet concrétisé dans leur village. Mais l’école, qui a été réfectionnée récemment grâce au nouveau directeur de l’établissement, ne dispose pas encore de chauffage. “La mairie tarde à équiper les classes d’appareils de chauffage alors que la cantine gérée par la commune continue à distribuer souvent des repas froids aux élèves.” 
L’autre problème soulevé est celui du transport. Les  collégiens et les lycéens peinent à joindre leurs établissements scolaires à cause de l’insuffisance des bus de transport scolaire. “Un seul bus assure le transport mais il est à l’arrêt depuis plusieurs jours”, indique un citoyen qui évoque aussi le  problème de l’insuffisance de l’éclairage  public et l’absence de gaz de ville. Les habitants se plaignent également de l’insuffisance de l’eau potable.
Selon eux, l’eau coule deux heures par jour dans les robinets et en plus elle est de mauvaise qualité, précisent-ils. À cela s’ajoutent les  difficultés qu’ils endurent pour faire sortir leurs documents d’état civil à cause de l’absence d’une annexe de l’APC. “Nous attendons toujours l’ouverture d’une annexe communale pour éviter aux citoyens de longs et pénibles déplacements”, indique-t-il.  En plus des routes secondaires non aménagées, les villageois demandent l’aménagement de la route reliant leur village à la commune de Lakhdaria sur 5 kilomètres. Les jeunes souffrent de manque d’infrastructures culturelles et sportives.  “La DJS vient d’affecter quatre aires de jeux pour notre commune mais nous avons appris que notre village n’est pas concerné par ces projets”, lance, désappointé, un membre de l’association Lalla Oum Saâd. La commune de Chabet El-Ameur est considérée comme la localité la plus pauvre de la wilaya. Elle compte surtout sur l’aide de la wilaya et de l’État pour gérer les 14 villages disséminés sur son vaste territoire. Pour le moment, cette aide arrive au compte gouttes et seul un programme spécial pourra faire sortir cette localité de sa longue torpeur

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 01:08

 

 

 

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C'est dans pareil contexte que s'expliquera plus tard le judicieux choix des Almoravides en décidant lors de leur arrivée à l'emplacement du plateau surélevant Agadir en 1079, à un kilomètre à l'ouest la construction d'un édifice religieux. Il devient quelques décennies plus tard en 1136 le centre de la nouvelle ville jumelle d'Agadir, Tagrart. La période Almoravide commence en 1079 avec Youcef Ibn Tachfine son fondateur aidé plus tard de son fils Ali Ibn Youcef, suivi en 1143 de la période Almohade, fondée par Abdelmoumene Ibn Ali période pendant laquelle s'affirme l'expansion économique de Tlemcen. Mais la période la plus faste se situe entre le XIII eme et le XVI eme siècle sous la prestigieuse dynastie des Zianides. Tlemcen devient à ce moment la Capitale du Maghreb central avec Yaghmoracen Ibn Zeyane (1236-1283) le fondateur de la dynastie. Dès l'avènement de la dynastie et par suite d'un long et exceptionnel règne, Yaghmoracen (de la tribu des Zénatas), qui avait reçu en fief des Almohades la cité commerciale de Tlemcen se déclara très vite indépendant. La ville prend de nouvelles dimensions telle qu'elle a été envisagée par les Almoravides, deux siècles plus tôt. Très vite la résidence des anciens gouverneurs dite Ksar El Bali élevée à proximité de la grande mosquée est délaissée au profit d'un nouveau quartier beaucoup plus vaste et plus imposant le Méchouar (édifié en 1145, appellation venant du fait que les premiers rois de Tlemcen tenaient conseil avec leur ministres

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 01:02

Le Citoyen

Beni-Snouss (Tlemcen) fête Yennayer / Le hameau s’égaie aux couleurs du carnaval d’ «Ayrad

 
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La célébration de Yennayer, le 12 janvier de chaque année à Beni-Snouss, se distingue par l’organisation du carnaval d’Ayrad, qui a des origines lointaines dans l’histoire de cette région située au sud-ouest de la wilaya de Tlemcen.
Ce carnaval, qui constitue une fête populaire séculaire des Beni-Snouss, comporte des rituels aussi nombreux que mythiques. Ses origines sont tirées de l’histoire ancienne, du temps des guerres et des batailles que se livraient les autochtones, les Romains, les Numides et les Pharaons. L’hypothèse la plus plausible, selon l’anthropologue Saridj Mohamed, auteur du livre  La verveine fanée, est que cette fête de trois jours marquait la victoire du roi Chachnak sur le roi Juba 1 de Maurétanie.  A partir de ces guerres, naquit le carnaval d’Ayrad (lion en amazigh) qui symbolise la victoire et la paix, a-t-il expliqué. Les différents villages du canton snoussi célébraient cette date, mais chacun lui donne une appellation. Au vieux village de Tafesra, on l’appelle «cheikh Bouguernane» alors que dans les villages de Beni-Achir, Sidi-El-Arbi et Ouled-Moussa, on parle de «kraa kriaa», mais le tout, en fait, convergeait, une fois par an, selon la même source, vers «la distraction et le spectacle».         Dans tous les foyers snoussis, en plus de la biscuiterie traditionnelle à base de farine et de semoule, comme «msemmen», «sfendj», «trid», «khringo», les femmes s’attellent à préparer des galettes piquées d’amandes et de noix pour accueillir cet évènement avec un grand enthousiasme, a ajouté l’auteur. Le spectacle commence dès la tombée de la nuit où quelques personnes volontairement déguisées, dont obligatoirement une femme qui joue le rôle de «l’biya» (La lionne), font irruption, au rythme nourri du bendir, dans quelques
maisons du village choisies au hasard. La légende veut que la lionne dansant au rythme du bendir tombe brutalement et commence à crier, poussant ainsi Ayrad qui, sous le coup de la colère, commence à balayer tout sur son passage à l’exception de ses compagnons qui sont, en fait, ses lionceaux. La foule encore sous le choc du drame reste silencieuse attendant la trame de l’histoire. C’est à ce moment que Ayrad, à l’aide de son grand bâton avec lequel il frappe le sol pour dégager le terrain, prépare la piste de danse à la lionne.  Se remettant sur pied, celle-ci reprend la danse. Au moment où le choeur entonne, devant sa demeure, «Amoulay djerouane, dor ouaâkele» qui signifie, selon l’anthropologue, (patron des lionceaux, tourne et danse), la maîtresse de la maison se précipite vers la pièce où sont stockées les vivres pour en ramener une poignée qu’elle versera dans un sac. Ainsi, le rituel se poursuivra de maison en maison, jusqu’à l’aube, heure ou prendra fin le carnaval. A l’issue de ces trois jours de fête, s’effectuera alors «la distribution, dans le plus grand secret, des vivres collectées au bénéfice des nécessiteux et aux veuves sans ressources», a-t-il ajouté. Le spectacle prend fin par la lecture, sur la place centrale du village, de la Fatiha, où tous les habitants prient Dieu de guérir les malades, enrichir les pauvres et offrir une saison agraire abondante, avant que la foule se disperse. Pour sa part, le réalisateur et homme de théâtre Ali Abdoune estime que Ayrad, en plus de son aspect social (solidarité), est «un pur théâtre traditionnel, de par toutes les composantes artistiques qu’il rassemble». «Même si Ayrad est une fête agraire à but essentiellement solidaire, il demeure un patrimoine culturel très riche qui interpelle la sensibilité de l’homme et révèle ses dons artistiques, car les masques et les costumes sont conçus par des jeunes qui n’ont jamais suivi de formation académique», a-t-il expliqué. Ce carnaval est un riche patrimoine qu’il faut impérativement sauvegarder et développer, s’accorde-t-on à dire à Beni-Snouss.
Synthèse Louhal Nourreddine

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 00:59

Le Citoyen

 

Yennayer 2961dans la Vallée du M’zab / Les artisans de la culture honorés

Yennayer 2961 dans la Vallée du M’zab / Les artisans de la culture

 

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Des personnalités du monde de la culture de la région du M’zab ont été honorées mercredi dernier par le Haut commissariat à l’amazighité, en marge des festivités marquant la célébration à Ghardaïa de Yennayer 2961.

«Nous avons voulu rendre hommage aux personnalités de la région qui ont contribué à la promotion de la culture» dans la région du M’zab, a indiqué M. El Hachemi Assaci, directeur de la promotion culturelle au HCA. Ont été ainsi honorés MM. Fekhar Abdelwahab, Tirichine Salah, Daoudi Omar, Nouh Abdallah, El Hadj Marouf Mohamed, et Houache Abderrahmane.         «Je suis très ému et honoré par cette reconnaissance et distinction», a soutenu M. Fekhar Abdelwahab, qui se dit «être encouragé pour contribuer davantage à la préservation et à la promotion de notre patrimoine culturel». Il exprimait là à l’évidence un sentiment commun à tous les lauréats. Fekhar Abdelawahab, écrivain et poète, compte à son actif plusieurs ouvrages dont  Imettawen wel farh  (larmes de joie),  Imettawen izeggaghen  (larmes rouges), ce dernier ayant été traduit en arabe dans le cadre de la manifestation *«Alger, capitale de la culture», en 2007. Fekhar est également producteur d’émissions radiophoniques. Tirichine Salah, poète, a publié un recueil de poèmes en tamazight, alors que Daoudi Omar, compositeur et interprète, compte à son actif plusieurs productions dont la première remonte à 1972. Nouh Abdallah, ancien enseignant, a publié une série d’ouvrages dont un «glossaire du vocabulaire commun au kabyle et au mozabite». El Hadj Marouf Mohamed est compositeur et auteur de plusieurs chansons. Quant à Haouache Abderrahman, il est enseignant-chercheur spécialisé dans la culture locale.
L.N.

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 00:50

el watan

Adekar (Béjaïa)

La commune veut sortir du sous-développement

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le 19.01.11 | 03h00 Réagissez

La faiblesse chronique en ressources propres, les subventions dérisoires, les besoins pressants en matière d’équipements mettent la collectivité dans une situation délicate.
 

Surnommée par un poète de la région «Poumon vert de Béjaïa» et «Cœur de la Kabylie», la commune d’Adekar fait face à divers problèmes touchant presque tous les secteurs d’activité. Forte de ses 13000 habitants et de ses 25 villages éparpillés sur un territoire de 10760 hectares, Adekar est une commune rurale presque sans ressources, qui ne vit que grâce aux maigres subventions de l’État.

Et pourtant, la commune possède plusieurs atouts pouvant la transformer en pôle touristique qui compte dans le pays. Elle est située entre 600 et 1000 mètres d’altitude moyenne, culminant à plus de 1400 mètres à la limite avec la wilaya de Tizi-Ouzou et dotée d’un relief montagneux constitué de forêts denses très riches en faune et en flore. Mais laissé à son sort, depuis l’indépendance, aucun projet notable dans le domaine touristique n’y est entrepris à ce jour.


Idir Hamour, le P/APC, nous a affirmé, à ce sujet, que la station thermale, d’Acif-El-Hammam va bénéficier sous peu, d’un véritable projet de modernisation qui la transformera en un complexe thermal, mais en attendant la concrétisation de ce projet, cette station, qui attire pourtant de nombreux visiteurs, est laissée aux bons soins de Sidi-Baâziz El-Hammam, le Saint-patron des lieux. L’exploitation de cette source thermale et des deux marchés hebdomadaires (Adekar centre et Acif el Hammam) ainsi que la location de quelques locaux commerciaux n’apportent pour l’instant pour la collectivité que de maigres subsidiaires. Ainsi la faiblesse chronique en ressources propres et les subventions dérisoires accordées, ajoutées aux besoins pressants en matière d’équipements mettent la collectivité dans une situation délicate et limitent son aptitude à répondre aux besoins légitimes de la population. Et les préoccupations des citoyens sont évidemment multiples et diverses et ont pour noms : eau, assainissement, viabilisation des nouveaux lotissements, gaz de ville, emploi, transport scolaire, enlèvement des ordures ménagères…


L’équipe aux commandes croit que pour en finir avec ces urgences qui perdurent depuis l’indépendance du pays, la commune doit initier des projets d’avenir d’envergure pouvant réellement la transformer en «petit dragon» et lui procurer une certaine indépendance d’action. Il s’agit entre autres, de la réalisation d’un accès routier moderne reliant Acif-El-Hammam au plages de Bni-Ksila, d’une usine de transformation de chêne-liège, d’une station climatique, d’un centre de regroupement des équipes sportives, d’un vrai complexe thermal, d’un sanatorium, d’une piscine olympique, d’un grand parc animalier… Pour les élus, si ses projets ambitionnés verraient le jour, Adekar serait à l’abri et gagnera alors le pari de sortir de l’ornière du sous-développement.
En attendant, la commune tente tant bien que mal de gérer ces urgences dont la récurrence met un bémol aux grandes ambitions. Vu la délicatesse de la situation, l’APC privilégie la collaboration des comités de villages; elle veut impliquer la population dans la gestion de son quotidien. D’ailleurs, plusieurs projets touchant notamment à l’ouverture des pistes et à l’eau ont été réalisés grâce au concours de la population.


Concernant l’emploi, grand sujet de mécontentement national, presque 50 % de la population active de la commune est occupée dans le BTP, et le nombre de demandeurs d’emploi avec ou sans qualification ne cesse d’augmenter. L’agriculture de montagne, qui occupe quelque 1500 personnes de la population active, paye les frais des incendies ravageurs qui se
déclarent pratiquement chaque été. A quand la concrétisation des grands projets générateurs d’emploi qui pourraient
absorber le chômage et changer le visage de la région ? Telle est la question obsédante que n’arrêtent pas de poser les citoyens de la région.

 

Boualem B.
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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 00:38

El Watan

 

 

 

 Tinariwen : ambassadeur universel.

 

 

Tinariwen est le pluriel du mot Ténéré qui signifie désert en tamasheq. Ibrahim Ag Alhabib, dit «Abraybone», le très charismatique élément de ce groupe devenu légendaire, est né à Tessalit, dans l’Adrar n’Ifoghas, au nord du Mali.

En 1963, lors de la rébellion des Touaregs du Mali, le père d’Ibrahim est arrêté par l’armée malienne et exécuté pour complicité avec les rebelles touaregs.  La répression, en 1963, et les sécheresses successives ont provoqué un exode massif vers l’Algérie et la Libye. Jeunes et désoeuvrés, les membres de Tinariwen traînaient dans la brousse (Ténéré en tamasheq) à jouer de la guitare. On les appelait Ishumar, nom dérivé du français «chômeurs» ou bien Kel Tinariwen (ceux du désert). Peu à peu, ils animent les fêtes et les mariages à Tamanrasset. Le groupe s’étoffe avec l’arrivée de nouveaux membres dans les camps d’entraînement du colonel Kadhafi, en Libye.

Le groupe monte sur scène pour la première fois en 1982 à Alger lors d’un festival mais c’est en 2000 qu’il naît officiellement à l’occasion du festival de Tombouctou. Leur premier album The Radio Tisdas Sessions est sorti deux ans après. Aman Iman, Amassakoul et Imidiwan , d’autres albums viendront construire la réputation de ces bluesmen du désert. Leurs chansons évoquent la rébellion des Touaregs, l’identité des hommes bleus et les problèmes d’une jeunesse livrée à elle-même, ou bien encore l’amour du désert.
wEn une dizaine d’années le groupe est devenu mondialement célèbre.

Djamel Alilat

 

Musique targuie, legs ancestral et expression contemporaine

Le blues des hommes bleus

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le 19.01.11 | 03h00 

 Formation targuie évoluant lors du festival de la musique amazighe en décembre 2010.

zoom | © El Watan

Formation targuie évoluant lors du festival de la musique...

Qu’ils soient de Djanet, d’Illizi ou de Tamanrasset, pour ne prendre que les principales villes du Grand Sud Algérien, les groupes de musique targuie se comptent par dizaines dans chaque ville. De là à parler d’un véritable phénomène culturel, il n’y a qu’un pas que l’on est tenté de franchir gaiement.

Tamanrasset
De notre envoyé spécial


Guitares électriques et costumes targuis, rythmes traditionnels et arrangements rock, folk ou blues, ces groupes innovent et investissent la scène depuis quelques années. Mélangé au blues et aux sonorités africaines, le tindi s’est dépoussiéré pour entamer une nouvelle vie. Les gens du Nord ne se rendent pas vraiment compte de cette révolution dont l’écho n’arrive qu’étouffé. Des dizaines de groupes rêvent tous d’imiter leurs idoles qui ont pour noms Tinariwen, Tamkrest, Terakraft, Toumast, Itran Finatawa, ou bien encore Atri n’assouf.
La locomotive qui draine derrière elle tout ce beau monde est, bien entendu, le mythique Tinariwen. Plus qu’une idole, Brahim Ag Alhabib, dit Abraybone, le leader du Tinariwen, est une icône pour beaucoup de jeunes targuis.

A Tamanrasset, la musique de ce groupe dont la renommée a atteint les coins les plus reculés du globe, s’échappe de tous les cafés et de tous les commerces et leurs posters se vendent plutôt bien. Originaire d’Illizi, Messaoud Arallah, chanteur du groupe Idraren n’Tassili, a sa petite idée sur le phénomène. «Il y a le tindi moderne, le style imzad, le style tassili, et puis le style El Guitara, mais tous les groupes, sans conteste, puisent dans le répertoire musical targui avant d’introduire des arrangements modernes», dit-il.

Révolutionnaires cordes

Globalement, deux révolutions musicales se sont opérées coup sur coup dans le vaste désert des hommes bleus. Le regretté Athmane Bali a introduit le luth et Ibrahim (Abraybone) de Tinariwen, la guitare électrique. De ces deux principales influences sont nés deux courants musicaux, selon que l’on joue de l’un ou de l’autre instrument des airs qui doivent remonter à l’époque de la reine Tin Hinan, ou peut-être plus loin. Il arrive souvent que le luth côtoie la guitare électrique dans le même groupe. On dit que Nabil Bali, le fils du défunt Athmane, possède son propre style, plus guitare que oud, d’ailleurs. On lui prédit également un avenir brillant au firmament de cette chanson targuie qui commence à se faire une petite place au soleil du Nord.

Il est incontestable que cette musique séduit de plus en plus. Son secret est peut-être ce mélange de sonorités et d’influences qui se sont dissoutes dans le creuset de ce rythme targui chaloupé, calqué sur la marche du chameau ou la démarche de la gazelle. «Nous avons des gammes très proches du blues, mais les musiciens jouent à l’unisson et non en harmonie et tous les instruments jouent la même mélodie. Même la basse joue un jeu mélodique», explique Hamoudou Mohamed, animateur culturel au niveau de la maison de la culture d’Illizi. Avant de se prendre au sérieux, la plupart des groupes jouant de la guitare acoustique ou électrique ont tout d’abord commencé par accompagner des groupes de touristes dans les campements et les bivouacs afin d’apporter cette indispensable touche d’exotisme aux longues soirées sous le ciel superbement étoilé du Tassili et de l’Ahaggar.

Une musique de 5000 ans

Hamoudou nous explique le tindi : «C’est un rythme à six suites. C’est un pentatonique, c’est-à-dire la plus vieille gamme du monde.» Pour Omar Bouzid, chercheur en musicologie, la musique chez les Berbères est vieille de plus de 5000 ans. C’est dire si un vieux peuple, un peuple premier, comme les Touareg, tire ses racines musicales de très loin. «Il est dommage qu’il n’existe pas de conservatoire au Sud pour donner une plus grande culture musicale à tous ces jeunes», regrette Hamoudou. Une telle structure aurait certainement été d’une grande aide pour polir tous ces diamants bruts que recèlent le Tassili et l’Ahaggar, même si pour l’instant ils se débrouillent plutôt bien sans l’aide de personne.  Sur scène, tous les membres des groupes, garçons ou filles, sont parés de leurs plus beaux costumes traditionnels. L’attachement des Touaregs à leur culture est manifeste.

Parti des sables du Ténéré et porté par des musiciens talentueux, le blues du désert, comme on l’appelle outre-Atlantique, a fini par conquérir le monde. Blues, tindi moderne, El Guitara, musique ishumar ou assouf, ce genre musical n’a pas encore trouvé un nom qui fasse l’unanimité, même si les fondateurs du genre évoquent volontiers l’assouf, qui veut dire nostalgie, vide ou encore désert. 

L’avènement du style El Guitara

Pour Dida Badi, chercheur en anthropologie culturelle, dans la musique targuie, on désigne souvent le genre par l’instrument musical qui le véhicule. El Guitara est un nouveau style qui n’a pas dérogé à cette règle, justement, du nom de cet instrument majeur.
Notre anthropologue, qui travaille depuis longtemps sur le patrimoine musical targui, tente une explication sur le phénomène des groupes dits El Guitara : «C’est en quelque sorte la rythmisation de la culture targuie, en général, et le renouveau de la musique en particulier. Mais c’est surtout du point de vue thématique car les genres et les rythmes sont toujours traditionnels. C’est le tindi et l’imzad qui sont repris par ces groupes. Le tindi lui-même est composé de plusieurs rythmes qui sont tirés du quotidien ou inspirés de la nature, comme la marche du chameau, la démarche de la gazelle ou de l’autruche.»

Ainsi, face à la perte des repères identitaires dans un monde en constante évolution et en lançant ce mouvement musical, les artistes targuis ont apporté un début de réponse à tous ceux qui cherchent à concilier tradition et modernité, culture, identité et universalité.               

Djamel Alilat

 

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