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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 23:38

La contestation se propage

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le 10.02.11 | 03h00

Désormais, du Golfe jusqu’aux côtes atlantiques, rien ne sera plus jamais comme avant. Le vent du changement a soufflé fortement, secouant les citadelles des dictateurs et des monarques. Le monde arabe est en ébullition.

Longtemps soumis à des régimes despotiques corrompus, les peuples arabes se soulèvent en masse pour rompre le silence et briser les murs de la terreur.
Le vent de la démocratie souffle en Arabie, annonçant le crépuscule des dictateurs. Après la Tunisie et l’Egypte, le cercle de la contestation des régimes s’élargitn gagnant la Jordanie, l’Arabie Saoudite, Bahreïn, la Libye, le Maroc, la Syrie et bien évidement l’Algérie. Aucun peuple arabe ne souhaite rester en marge de cette nouvelle page d’histoire qui s’écrit dans cette région du monde. Pour le sociologue Zoubir Arous, «le monde arabe vit des moments historiques semblables à la période des années cinquante» où les peuples se sont soulevés contre l’empire colonial.


Ainsi, au bout d’un mois de lutte sans relâche, les Tunisiens ont réussi à chasser Zine El Abidine Ben Ali du pouvoir après 23 ans de règne sans partage. Longtemps redouté pour sa cruauté, le régime de Carthage s’est écroulé tel un château de cartes. Un régime qui s’est avéré finalement faible et impuissant face à la détermination d’un peuple assoiffé de liberté. Le mythe selon lequel les pouvoirs arabes sont ébranlables que par des forces étrangères a volé en éclats. Les Carthaginois ont donné ainsi le la. C’est le déclic. A peine Ben Ali a-t-il trouvé une «terre d’asile», que le peuple égyptien reprend le flambeau de la lutte contre le «pharaon» du Caire. La contagion démocratique a gagné le pays du Nil. Les Egyptiens se sont soulevés tel un tsunami contre un Moubarak au pouvoir depuis 30 ans. Ils réclament à gorge déployée le départ de celui qui régente le pays d’une main de fer. Depuis le 25 janvier, la place Tahrir cristallise le rejet d’un régime despotique.


La torture systématique, l’état d’urgence, la corruption qui sont les principaux traits du régime Moubarak ont cédé face à la soif de liberté et de démocratie. Si le raïs s’accroche encore au pouvoir d’un autre âge, le pays a basculé définitivement dans le camp de la démocratie. Il est sûr que si Hosni Moubarak et son régime – épicentre de la stratégie américaine dans la région – venaient à chuter, c’est sans doute toute la carte géopolitique du monde arabe qui changerait complètement. D’où justement «l’affolement» de l’Administration américaine et ses «manœuvres» en coulisses pour «aider» à la mise en place d’un nouveau régime non hostile à Israël et aux intérêts occidentaux. Mais c’est sans compter sur les millions d’Egyptiens qui, dans leur «révolution de dignité», rejettent en filigrane l’alignement sur la politique américano-israélienne.  Ainsi, la chute de Hosni Moubarak pourrait provoquer l’effet domino tant souhaité par les peuples arabes. Et plus la mobilisation dure en Egypte, plus cela donne de l’appétit et du courage aux autres peuples de la région.

La vague de colère a remporté déjà une première bataille en Jordanie où les manifestants ont contraint le roi Abdallah à limoger son gouvernement et à prendre des mesures urgentes pour absorber la colère de la rue de plus en plus exigeante. Au sud de l’Arabie, au Yémen, Ali Abdallah Saleh, l’éternel président depuis 1978 (Yémen du nord jusqu’en 1990 puis du Yémen unifié jusqu’à présent) voit son pouvoir largement contesté. Début février, des dizaines de milliers de manifestants défilaient dans les rues de Sanaâ pour réclamer son départ. Pressé par une semaine de protestation, il a renoncé à briguer un troisième mandat tout en faisant certaines concessions à l’opposition. Les autres régimes de la région sont du coup gagné par la panique de voir leur pouvoir s’écrouler, tandis que les peuples, eux, s’engouffrent dans cette brèche démocratique pour forcer le destin. Des foyers de lutte pour un changement démocratique se créent partout. Des groupes de jeunes et d’intellectuels investissent l’espace politique pour contraindre les régimes à les écouter.


Même les monarchies les plus riches d’Arabie ne sont pas à l’abri de ce «mistral» de la liberté. Les familles régnantes en Arabie Saoudite, au Bahreïn, au Koweït, aux Emirats arabes unis doivent dorénavant compter avec les aspirations des peuples à la démocratie et à la justice sociale. L’argument de la menace islamiste qu’agitent les régimes arabes pour se maintenir au pouvoir et s’assurer «la protection» de l’Occident est battue en brèche. Car les rues arabes rêvent de démocratie et de liberté et le font savoir de manière moderne et civilisée.   
En somme, le monde arabe que les régimes et l’Occident ont voulu enfermer dans le gouffre du sous-développement politique et économique, ses peuples lui ouvrent une autre perspective historique. L’installer sur l’orbite de la démocratie et du progrès.

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 02:05

 

 

LE GRAND ALGER a perdu son statut privilégié de gouvernorat et son
ministre-gouverneur le 1er mars 2000.

 

La promotion d’Alger au rang de gouvernorat etait devenu insupportbale pour Bouteflika.  Une aberration en Algérie où la doctrine veut apparemment la primauté de l’Etat jacobin. Le pouvoir avait une peur bleue que cette ex-Zone Autonome d'Alger puisse inspirer d'autres regions autonomes.

 

Le nouveau Pacha de Mouradia voulait, au fait, faire d'Alger sa Regence, sa propriete prive. Ainsi, apres avoir confisque l'independance aux Algeriens, ce corsaire d'un nouveau type tente par tous les moyens de priver les Algeriens de leur capitale seculaire. En vrai colon, n'a t-il pas rebaptise Mezghena en capitale de la culture arabe ! Et pour afficher ses couleurs de revanchard et son abus de pouvoir usurpe, il choisit la date du 12 janvier pour le lancement de cette mascarade  «Alger, capitale culturelle du monde arabe».

 En effet, le 12 janvier est une date repère pour le peuple amazigh qui organise chaque année des festivités afin de célébrer Yennayer qui, au premier jour de l’an du calendrier julien, jadis en usage chez les populations de l’Afrique du Nord et qui coïncide avec le 12 janvier.

N'est-il pas en train d'infliger la meme insulte pour la Capitale de l'Agellid Yaghmoracen en decretant cette annee «Tlemcen, capitale de la culture islamique». Ainsi, la boucle est bouclee.

 

En interdisant les marches pacifiques a Alger, et en erigeant des barrages militaires a chacune de ses portes, il restitue le Makhzen turque.

 

 

 

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 21:54

 

 

 

 

 

 

Notre Liberté et notre dignité n'ont pas de prix! Nous ne sommes pas des tubes digestifs.  Gardez vos milliards, nous marcherons sur Alger le 12 Février.

 

POUR CALMER LE FRONT SOCIAL EN ÉBULLITION
L’Etat débourse plus de 13 milliards de dollars
08 Février 2011 - Page : 3
Lu 347 fois 

 

La paix sociale a un coût

Le gouvernement tient absolument à conduire les affaires de l’Etat sans accroc pour les trois prochaines années.

Que vous soyez un travailleur pauvre, un demandeur de logement ou un chef de famille nombreuse, le budget de l’Etat est là pour atténuer vos souffrances. Les revenus tirés de l’exportation des hydrocarbures permettent au gouvernement de Ouyahia de dégager 1200 milliards de dinars en tant que transferts sociaux. C’est ce qu’a affirmé hier Kamel Aïssani, directeur des transferts sociaux et de la protection sociale au ministère des Finances, au cours d’une rencontre à Alger avec le patronat pour expliquer les mesures prises au titre de la loi de finances 2011.

 

 

 

 

 

 

 

 

Chronique (Mardi 08 Février 2011)

 

Interdiction de la marche à Alger : laborieuses justifications
Par : Mustapha Hammouche

Les interventions se succèdent pour délégitimer la marche de samedi, rivalisant d’indigence dans l’argumentaire justifiant son interdiction. Considérons, à titre d’exemple, les deux dernières protestations émises par Farouk Ksentini, président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’Homme, et par Mustapha Boudina, président de l’Association nationale des anciens condamnés à mort.
Le premier, détenteur désigné de la cause des droits de l’Homme en Algérie, mais plus assidûment chargé d’assurer le bon accueil social aux terroristes “repentis”, trouve simplement qu’Alger n’offre pas la garantie de sécurité à d’éventuels manifestants. Ou, plutôt, trouve-t-il, que la meilleure manière de leur assurer cette sécurité, c’est de leur interdire de manifester.
Maître Ksentini ne va pas jusqu’à renier le droit de revendiquer, mais il en redéfinit la manière : “Les gens qui projettent de faire des marches ont des revendications. Ils peuvent exprimer leurs revendications autrement : par la presse, des réunions, des conférences de presse… On peut s’exprimer pacifiquement et utilement”, précise-t-il. Parce que manifester n’est pas pacifique ni utile ! Le président de la CNCPPDH ne semble pas saisir le sens d’une action populaire. Celle-ci a pour vocation de mesurer l’audience d’une requête ; et si les démocraties les mieux établies ne l’ont pas encore bannie, c’est parce qu’on n’a pas encore trouvé meilleur moyen pour évaluer l’ampleur concrète d’une pétition. Tout le monde n’a pas droit à la conférence de presse !
“Un attentat à Alger lors d’une marche peut faire des dégâts humains considérables”, nous apprend Ksentini. Et un attentat à Batna, il ne ferait pas “des dégâts humains considérables” ? Pourtant, les marches n’y sont pas interdites et personne n’a conseillé au président de ne plus retourner à Batna?
Depuis le temps que Ksentini annonce la reddition massive des terroristes qui se bousculent au portillon de la “réconciliation nationale”, n’en resterait-il qu’à Alger ?
Le sénateur Boudina qui, en dépit de l’interdiction légale, parlait de politique à des lycéens de Médéa, mettait les jeunes en garde contre… “la manipulation de leur colère”. Le président de l’Association nationale des anciens condamnés à mort puise, lui aussi, dans le registre de la sécurité : “Aucun parti ne peut se targuer de pouvoir organiser une marche sans que des dérapages se produisent.” On peut se demander par quelle métamorphose un homme engagé dans sa jeunesse jusqu’à endurer le risque de la guillotine se retrouve à devoir appeler les jeunes à ne rien faire parce que “ce n’est pas une raison pour s’adonner à des actes de vandalisme et de destruction !”
ç’aurait été tellement plus conséquent de leur apprendre à lutter… sans “s’adonner à des actes de vandalisme et de destruction”, puisque Boudina reconnaît que “les problèmes sont légion”. Tellement “légion” d’ailleurs, qu’il en profite pour se plaindre que des   “anciens condamnés à mort n’ont, à ce jour, pas de logement !”
Gageons donc que d’anciens condamnés à mort seront à la marche ! Mais sûrement pas pour un logement.
Les manifestations populaires ont de bien plus sérieux motifs que leur interdiction.

 
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Actualité (Mardi 08 Février 2011)

ORAN : COORDINATION NATIONALE POUR LE CHANGEMENT ET LA DÉMOCRATIE
“Pour qu’il n’y ait plus d’autres Guermah Massinissa et Bouazizi”
Par : K. REGUIEG-YSSAAD
Lu : (1228 fois)

Pour les animateurs de la CNCD-Oran, “le mouvement du 12 février doit nous conduire à une

 République qui ne laisse pas de place à des forfaitures telles que l’assassinat de Guermah Massinissa

 ou encore celle ayant poussé Mohamed Bouazizi à s’immoler par le feu”.

La logique d’enlever aux Algériens le droit de se rassembler et de marcher pacifiquement a été battue en brèche,

hier, à Oran, par les animateurs de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (Cncd) lors

d’une conférence de presse tenue au siège du Snapap.
”Quelles que soient les entraves, nous comptons pacifiquement mener à bien le rassemblement du 12 février,

à Oran, à partir de la place du 1er-Novembre 1954”, ont martelé les animateurs de la Cncd-Oran.

La libération des personnes arrêtées, la levée de l’état d’urgence ainsi que l’ouverture des champs politique,

 syndical, médiatique et associatif ont été relevées avec force par les animateurs.
“Nous sommes dans le mouvement du 12 février qui doit nous conduire à République qui ne laisse pas de

à des forfaitures telles que l’assassinat de Guermah Massinissa ou encore celle ayant poussé Mohamed Bouazizi

 à s’immoler par le feu”, affirment les animateurs (partis politiques, associations, ONG, jeunes, citoyens).
Solidaires des peuples égyptien et tunisien pour leur lutte pour un État de droit, les conférenciers ont insisté sur

 la nécessité d’une nouvelle ère politique en Algérie. “Il faut changer le système car le pays va à la dérive et

à la déliquescence”, soulignant dans le même contexte la “jonction entre le Cncd, les jeunes et les citoyens de

 différents horizons”. La présence des étudiants reflète, on ne peut mieux, le prolongement du mouvement

 du 12 février à Oran qui n’a pas été autorisé bien que pacifique. “Les pouvoirs publics annoncent à cor et

 à cri que les rassemblements sont uniquement interdits à Alger alors que les autres wilayas sont également

 concernées par cette mesure coercitive”, déplore-t-on. “Pas plus tard que le 2 février, les services de la wilaya

d’Oran ont refusé de réceptionner la demande pour le rassemblement du 12 février 2011”, précisent les animateurs.
Ces derniers enfoncent le clou, affirmant, preuves à l’appui, que le “summum de l’insolence a été atteint quand le

 fonctionnaire nous déclara que seules les zaouïas ont le droit de manifester”. Mettant en évidence la violation par

 l’état d’urgence depuis dix-neuf ans, de la Constitution et du pacte international des droits civils et politiques ratifiés

 pourtant par l’Algérie, les animateurs ont tenu à préciser que le rassemblement du 12 février est le prélude

du changement et de la liberté en Algérie.  

 
 


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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 21:48

DDK

 

Amur-nneɣ d asayes !

Ad neɛfes tirgin hafi...

 

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Times d isɣaren imi ara ten-id-tzedmeḍ, times d isɣaren imi ara ḥeḍmen. Times d zzalamiṭ d lkaɣeḍ imi ara d-mlilen, Ajajiḥ n tmes d ulawen yewwan, d ulawen yekwan, d ulawen ɣ-yeččan ɣef liḥala ɣ-yenɣan. Liḥala n tmurt, d asif I  ɣ-yeččan , d asif ɣ-yewwin d asawen,asif d aman, aman iluɣen s lekdeb imzenneq, aman iluɣen s idammen imectuḥen, aman iluɣen s ifassen n  imeɛfan…times d nekni icuban isufa ireqqen yettaẓen.Times d nekni iḥemmlen azaylal imi akken ara qqnent wallen d ayenni, nḥemmel-it  yessidiraɣ s tmara xas akken ifadden kkawen, nḥemmel-it yemmalaɣ abrid s tsusmi ineqqen lebɣi n tudert, lebɣi n tilin nneɣ di tlelli; nḥemmel-it ineqq lbenna n wussan d wuḍan. Times d ayen akken I ɣ-yeggunin imi akka I d-iṣuḍ waḍu n tegrawliwin d nekni nessikid kan ɣer wayen icekklen ifassen-nneɣ, ɣer yimawen-nneɣ cebbḥent tekmamin acḥal d iseggasen-aya, nettu belli ma tessusmeḍ ad temteḍ, ma temmeslayeḍ-d ad temteḍ, meqqar ini-d temmteḍ. Times d iḍarren-nneɣ icekklen di tizi n tikliwin d tnekriwin am waken ur numin ara ad tbeddel fell-aɣ, yak ad tbeddel neɣ ad tt-nbeddel, maɛna amek ara tt-nbeddel ma nessikid di ṣṣura-nneɣ treq? Amek ara tt-nbeddel ma nɛemmed ad kfun, ṛṛuḥ-nneɣ la tt-ttɛettiben s lxuf d tugdi, ur iban wissen d acu? Times ma nessaked ɣer zdat anda akken i ɣ-d-iqubel umennuɣ, a neɛfes tirgin ḥafi, ass-n ad d-nendekwal, ad d-nedduqqes, aɣ-iban I nebɣa, aɣ-d-iban wi ɣ-yeggunin…

 

 

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Tuksa n lihala n lhers

Ur ttgalla, ur hennet !

 

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Mi akka yekker uhetwir di tmura tiǧiratin, Lezzayer yela yakan ters ɣef yirij tugad ammar ad tt-id-yenṭeḍ ujeǧǧiḍ. Ihi, imḍebbren teqqes-iten taggent, ttnadin amek ara ssifarren “tsunami” ɣef yiqerray nsen. Maca, nwulef, yal tikkelt aniwa ara d-yefɣen s yisalli d amenzu. Yerna, neẓra daɣ, ṭṭuqten yimḍebbren ɣef lbabur, d ayen i t-yeǧǧan ɣef tizi n lɣerq, ad d-yennulfuTiṭanik wis-sin. Dɣa seg tejmeɛt n lumma i d-yesṭerḍeq aɛbar ufus azelmaḍ n uneɣlaf amenzu. yenna:”d lmuḥal ad tettwikkes liḥala n lḥers, skud akka mazal rrebrab di tmurt.” Akk iɣmisen ssawḍen-d isalli-agi, izad ccekk di tmetti, tebda trekkem tasilt. Uqbel wagi, d aneɣlaf Ould  Kablia i d-yennan:”Ur zmireɣ ad d-mmeslayeɣ ɣef taluft-agi skud ur tɛeddi ara deg usqamu n yineɣlafen.” Meqqar wagi, yeǧǧa-d kra n usirem.
Deg unejmuɛ n usqamu-agi ihi, aselway n tmurt igzem-itt di rray d akken liḥala n lḥers ad tettwakkes mebla leɛḍil.
Dagi, acu i izmer uzzayri ad t-yefhem ? Mebla ccekk, Bouteflika yebɣa ad d-ibeggen belli d netta i d amḍebber, ur yezmir ḥed ad d-yemmeslay deg umkan-is. Am wakken daɣ i nezmer ad nefhem d tagnit i ifures iwakken ad yesseɣli widen akken yebɣan ad ṭṭfen imukan s yiɣil.
Ma d nekni, ad d-nini kan i wid yettheggin iwzan uqbel ifrax awal i d-yeǧǧa Lwennas:” Ur ttgalla, ur ḥennet, deg wayen akk ur tetḥeqqeḍ ara”.

Sylia. M 

Ccix Muhend U Lhusin deg uxxam n yidles

 

 

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Ass n 29 d 30 deg waggur iεeddan,  tella-d yiwet n temilit  γef tudert n Ccix Muḥend U Lḥusin deg  uxxam n yidles Lmulud At Mεemmer n temdint n Tizi Wezzu. I lmend n waya, yettwagga-d wahil i sin wassan-a : timsikent n yidlisen, tamedyazt sγur Ahmed LAHLOU, Mourad RAHMANE d Hafid CHENNANE. Ma dayen yeεnan isaragen heggan-ten-id : CHEMAKH Said, yewwi-d awal γef tmedyazt taqdimt n Ccix Muḥend anda i d-yesmekti amezruy n tmedyazt taqbaylit. I wakken ad yefk udem n tussna  i umeslay-is, yebda-d si Hérodote, Platon, Ibn Khaldoun akked wayen uran  Mouloud Mammeri d Boulifa.   GHOBRINI Mohamed yemmeslay-d si sefra γef temlilit i d-ixeyyel gar Ccix Muḥend akked Si Muḥend U Mḥend. Mohand Ouramdane LARAB netta yeḥaka-d  tudert n Ccix Muḥend U Lḥusin. Abdenour ABDESLAM yefka-d tamuγli-s γef Ccix Muḥend U Lḥusin AMUSNAW. Asarag aneggaru yewwi-t-id Brahim SALHI γef Ccix di tariqa Rreḥmaniya.
   Xas yal wa d acu n uḥric γef wacu i d-yemmeslay meεna akken ma llan beggnen-d d akken Ccix Muḥend d bab n tmussni, d Amussnaw i iferrun timsal. Γef wanect-a dγa i d-yenna Abdennour Abdeslam : iruḥ yiwen wass le juge n Larebεa γer Ccix Muḥend iwakken ad iẓer amek iferru timsalt. Mi yewweḍ yenna-as : sliγ tferruḍ akk timsal n wid i d-yettasen γur-k a Ccix, amek i txeddmeḍ ? Nekni di craε yewεer ad tent-nefru. Yerra-as-d Ccix :’’mi d-usan sin, yiwen yefhem wayeḍ ixus, ad d-nekkes ciṭ n lefhama γer winna i ifehmen ad tt-nefk i winna ur nefhim dγa ad msefhamen. Ma yella usan-d sin fehmen, dinna yeshel ad msefhamen’’. Din din, yenna-as-d le juge :’’ i ma yella usan-d sin ur fhimen ara, acu ara asen-txedmeḍ ? Yerra-as-d Ccix :’’ d wid i nettceyyiε γur-wen’’.

Hocine. M

 

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Published by iflisen - dans Tamazight tatrart
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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 21:21

Le tophet de Carthage, aussi appelé tophet de Salammbô, est une ancienne aire sacrée dédiée aux divinités phéniciennes Tanit et Baal situé dans le quartier carthaginois de Salammbô, à proximité des ports puniques.Ce tophet, « hybride de sanctuaire et de nécropole »[1], regroupe un grand nombre de tombes d’enfants qui, selon les interprétations, auraient été sacrifiés ou inhumés en ce lieu après leur mort prématurée. Le périmètre est rattaché au site archéologique de Carthage classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

El Watan

 

Un journaliste d'El Watan empêche un chomeur de s'immoler à Alger

 

 Un journaliste d'El Watan et un policier tentent d'empêcher un agent de Netcom qui voulait s'immoler par le feu devant le ministère du Travail, à Alger, où a été organisé par le collectif des chomeurs un rassemblement dimanche matin.

 

 

 

 

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TSA

Les chômeurs tentent de se mobiliser

Sit-in et tentative d’immolation devant le ministère de l’Emploi

Plusieurs dizaines de jeunes ont organisé un sit-in devant le ministère du Travail, de l’emploi et de la sécurité sociale pour dénoncer leurs conditions de vie et exiger un travail. Ils se sont rassemblés à l’appel de la coordination des chômeurs du sud du pays et d’un collectif de journalistes cachetiers licenciés de radio El Bahdja. Un député du RCD était également présent sur place pour apporter son soutien et celui de son parti aux manifestants.

Les jeunes, venus de plusieurs wilayas du pays (Ouargla, Laghouat, Chlef…) ont été durement malmenés par les forces de l’ordre venues en grand nombre encercler le bâtiment situé rue Belouizdad, à Belcourt.

Certains ont été tabassés et d’autres ont été interpellés avant d’être relâchés. Les protestataires ont délégué quatre représentants pour rencontrer des responsables du ministère. Ceux restés devant le portail du département de Tayeb Louh ont scandé plusieurs slogans comme « One, two, three où va l’Algérie ? », «Où sont les responsables du scandale Sonatrach ? » « Donnez-nous du travail ! ». Certains ont reproché à des entreprises pétrolières du Sud de ne pas recruter la main d’œuvre locale. « Nous revendiquons une allocation chômage de 50 % du SNMG », ont-ils lancé. Le Salaire national minimum garanti (SNMG) est actuellement fixé à 15.000 dinars.

Vers 13 heures, un jeune a tenté de s’immoler. Il a pris un bidon d’essence avant de lancer : « je vais m’immoler. Celui qui veut me rejoindre peut venir ! ». Mais les policiers et les autres manifestants ont réussi à l’empêcher de passer à l’acte.

Une délégation composée de quatre personnes a été reçue par un responsable du ministère. A leur sortie, vers 13 h 15, ils ont indiqué n’avoir reçu aucune promesse de la part du ministère. Il s’agissait en fait d’un premier contact.

 

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Actualité (Lundi 07 Février 2011)

 

 

TROIS TENTATIVES À ALGER, TLEMCEN ET ANNABA
Les immolations continuent
Par : N. Afroun/B. Badi/ B. Abdelmadjid

 

1

Profitant du rassemblement des chômeurs devant le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, un père de famille a tenté, hier, de mettre fin à ses jours en s’immolant par le feu.

La liste s’allonge. Un homme, âgé d'une quarantaine d'années, a essayé, hier, de s'immoler par le feu devant le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale à Alger. Son geste vient augmenter le nombre effarent (plus d’une dizaine) de suicides similaires en Algérie dont trois cas ont été enregistrés rien que pour la journée d’hier.
Profitant du brouhaha du sit-in, initié par le Comité national pour la défense des droits des chômeurs, l’homme s’est faufilé, au milieu des manifestants et devant un parterre de journalistes, pour tenter de s’immoler par le feu. Il était 12h45, lorsqu’un cri de ras-le-bol s’élève. “Plus besoin de vivre !”, hurlait-il.
En une fraction de seconde, il s’est aspergé le corps d’un liquide inflammable avant de déclencher l’étincelle du briquet qu’il avait à la main. Soudain, un journaliste présent s’est jeté sur lui en le faisant tomber par terre afin de lui arracher le briquet. Désespéré, l’homme en question a tenté de reprendre le briquet afin d’allumer le feu, mais il a été vite maîtrisé par un élément de la police.
Éloignée, la victime, qui avait du mal à ouvrir les yeux à cause du liquide avec lequel elle s’est aspergée, ne cessait de crier “laissez-moi mourir ! Je n’ai plus aucune raison de vivre !”
En faisant ce geste, ce père de famille, agent d’entretien à NetCom, a un contrat de travail en CDD depuis des années. Marié et père de trois enfants, il dit être incapable de subvenir aux besoins de sa famille avec un salaire qui n’atteint même pas le SNMG (5 000 DA). Fils de moudjahid, originaire de Khemis Miliana, wilaya de Aïn Defla, la victime travaille quatre jours par semaine à Alger et ne bénéficie même pas de logement social. “Ma famille est installée dans un taudis à Miliana et moi j’ai choisi d’être SDF dans la capitale pour ne pas dépenser mon pseudo salaire”, raconte-t-il. Entouré des éléments de la Sûreté nationale qui ont tenté de le clamer, la victime n’a cessé de dénoncer la pénurie d’emplois, la crise du logement, l’injustice et les mauvaises conditions de vie dans le pays. “Je ne sais plus quoi faire, j’ai écrit des courriers aux autorités concernées notamment la wilaya mais en vain”, s’indigne-t-il.
Quelques minutes après,  la victime s’est fait conduire à l’intérieur du ministère du Travail où une ambulance l’a conduite  à l’hôpital.
Ce geste a soufflé un vent de colère au sein des manifestants qui se sont indignés en dénonçant le silence des pouvoirs publics face à ce phénomène qui prend de l’ampleur dans le pays. “C'est la société entière qui est interpellée à travers ce geste”, ont-ils déclaré.
Par ailleurs, à Tlemcen, un agent communal âgé de 48 ans, précédemment employé à la commune de Maghnia, a tenté hier de s’immoler par le feu au siège du cabinet du wali pour attirer l’attention des autorités locales sur le refus des services de la Fonction publique de le réintégrer dans son poste après son licenciement.
Au moment où il commença à s’asperger d’essence contenue dans une bouteille dissimulée dans ses affaires, l’agent communal fut rapidement maîtrisé par les services de sécurité avant l’arrivée de la Protection civile. C’est la première fois qu’une telle tentative est enregistrée dans la région de Tlemcen jusque-là épargnée par ce genre de suicide.
À Annaba, un homme de 30 ans, employé dans une boutique de confection de clés minute à Berrahal (Annaba), a tenté de mettre fin à ses jours, hier, en face du siège de l’APC de cette localité, en s’aspergeant du diluant avant d'être empêché par des citoyens d’y mettre le feu.
Exclu de la liste des bénéficiaires de logements sociaux arrêtée pour cette commune, Sabri M., qui est fiancé depuis des années, a-t-on appris, a voulu par son geste désespéré dénoncer ce qu'il a qualifié de népotisme dans l'étude des demandes de logements par les autorités locales.
Il avait commencé par se mettre torse nu et de s’enchaîner à la grille de l’édifice public et s’est ensuite aspergé du liquide inflammable en criant sa rancœur. Des citoyens, qui étaient témoins de la scène, ont accouru et réussi à le maîtriser à temps.
Les éléments de la Protection civile ainsi que des agents de l'ordre ont ensuite pris en charge le malheureux jeune homme et l'ont raccompagné chez lui après l'avoir réconforté.

 

 

 

 

 

 

Liberté

 

Actualité (Lundi 07 Février 2011
 
1

 

zoubir arous sociologue et chercheur au cread
“Les émeutes à venir seront plus violentes et plus dangereuses”

 

Zoubir Arous nous livre son avis sur la vague  d’immolation en Algérie et ailleurs. Il pense que les mesures prises  récemment par le gouvernement sont des solutions du ventre et non pas des solutions de fond qui touchent le système politique et social. Il affirme que les citoyens se trouvent hors de ces deux systèmes à cause, justement, de la manière dont le pays est gouverné.

Liberté : Quelle interprétation faites-vous des tentatives d’immolation en Algérie ?
Zoubir Arous : L’immolation est un moyen  extrême d’exprimer le plus haut degré de frustration et de désespoir de l’Algérien. Cela  a commencé par el-harga et maintenant  c’est l’immolation. Par cet acte, le citoyen   veut transmettre un message très fort aux décideurs du système politique et aussi à la société et ses valeurs rigides qui l’empêchent de vivre normalement sa vie spirituelle et civile sur tous les plans : social, politique et l’épanouissement individuel. L’immolation est le seul moyen d’expression qui reste aux jeunes. On a tout interdit à cette jeunesse. On a interdit aux jeunes la mosquée, sous prétexte que, du point de vue politique, fréquenter les mosquées est un danger pour le système. On leur a interdit également de vivre comme des jeunes de leur âge. Les loisirs dans toutes leurs dimensions leur sont  prohibés. Cela ajouté au chômage, à la non-participation à la vie politique, au sentiment de non-appartenance à une société civile. Les jeunes n’ont le droit, ni de vivre leur vie spirituelle ni leur vie civile. Toutes les portes  leur sont fermées. Alors, ils recourent à l’incendie physique et moral. Il faut savoir que ce phénomène n’est pas nouveau, il est apparu durant certaines grandes crises, à l’instar de celle du Viêt-nam. Les moines vietnamiens recouraient à l’immolation en guise de protestation contre la guerre sauvage que leur livraient les Américains. La société algérienne, dans toutes ses dimensions, vit une situation grave. C’est la résultante de la violence aveugle qui s’est propagée dans le pays dans les années 1990. Cette violence  a brisé les valeurs de solidarité et a perturbé  la cohésion des relations sociales.
Aujourd’hui, les tentatives d’immolation s’entreprennent même en famille, comme c’était le cas d’un père de famille qui s’est aspergé d’essence avant de faire de même avec sa fille handicapée.
ll C’est un indice d’une déstructuration sociale et d’un degré d’incapacité du système politique en place à répondre aux attentes légitimes des citoyens. La société algérienne se trouve dans une impasse totale sur les plans politique, social et culturel.

Il n’y a eu aucune réaction de la part des autorités par rapport à l’augmentation de ces immolations. Comment expliquez-vous ce silence face à un message fort de la population ?
Est-ce que les décideurs ont compris le message de ces jeunes qui s’immolent ? J’en doute, parce qu’il ne suffit pas de se référer aux religieux pour décréter une fetwa sur l’immolation. Si on veut réellement stopper cette vague d’immolation, il faut revenir aux problèmes réels de ces jeunes et trouver les solutions adéquates à la situation catastrophique dans laquelle vit le peuple. Les jeunes subissent, parfois à vie, le chômage. Cette malvie conduit à une situation psychologique où tout devient dérisoire, même l’immolation. Malheureusement, jusqu'à présent,  peu d’indices prouvent que les décideurs   ont compris le message de ces jeunes. Ils n’ont déjà pas assimilé le langage particulier de la jeunesse. On n’a pas vu, jusqu’à présent, des mesures probantes pour éradiquer les causes qui ont conduit les jeunes à l’autodestruction. Le citoyen est hors système social à cause de la politique menée par les détenteurs du pouvoir. Le seul moyen d’en finir avec les tentatives d’immolation et des émeutes, c’est d’enrayer les causes qui font que les jeunes perdent confiance en eux-mêmes et ne se sentent pas utiles pour leur famille et leur société.

Pourquoi le mouvement associatif et les femmes en général, sont restés en retrait  du mouvement de contestation qui a  secoué le pays, ces derniers temps ?
 L’action du mouvement associatif féminin est  élitiste. Elle n’a pas su intégrer et répondre à toutes les aspirations des femmes. C’était une action d’élite et une démarche de rêve,  loin de la réalité culturelle et sociale des femmes algériennes.

Comment peut-on éviter un scénario à la  tunisienne ou à l’égyptienne en Algérie ?
 Il faut effectuer un changement radical du système et non pas se contenter de simples réformes. Il faut que les actions menant à ce changement soient pacifiques, car tout changement dans la violence ne conduit qu’à la destruction, à une crise sociale. En revanche, la mutation pacifique conduit à l’édification  de notre société. Il faut que la participation des jeunes dans cette dynamique de changement soit importante et effective. Cela ne  sera possible que si les dirigeants de ce pays tirent des enseignements de leur propre expérience historique. Nombreux sont les dirigeants de la guerre de Libération nationale qui avaient l’âge, à l’époque, de ces jeunes qu’on traite aujourd’hui d’immatures et d’irresponsables.

Des pays comme la Tunisie sont passés du suicide par immolation à d’autres  formes de protestation. C’est un passage logique ?
Dans ce pays, d’autres moyens de respirer, d’exprimer la colère et la frustration sont apparus. L’immolation de Bouazizi a fait comprendre à la jeunesse tunisienne qu’elle peut  être l’événement pouvant déclencher un processus en faveur d’un changement. Toute cette jeunesse a pris conscience qu’il existe des voies qui peuvent conduire à la vie et  non à la mort. Le mouvement de protestation en Tunisie a donné ses fruits et la lutte pour en finir complètement avec le système Ben Ali continue. La protestation en Égypte est  un séisme qui risque également d’aboutir à un changement réel. Seulement, il ne faut pas oublier un paramètre. En Égypte, les systèmes mondiaux ne peuvent permettre la survenue d’un changement total, mais seulement des réformes. Les Américains demandent actuellement le départ de Hosni Moubarak pour garder le système avec quelques réformes qui ne touchent pas leurs intérêts stratégiques. La stratégie mondiale  ne peut s’accommoder d’un changement radical en Égypte. Je pense qu’en guise de  deuxième étape, la colère des jeunes Égyptiens va s’orienter vers les forces étrangères qui s’opposent aux changements. En vérité,  les Américains veulent des réformes dans quelques pays comme l’Égypte et des changements radicaux dans des pays comme la Libye, le Soudan et la Syrie.

Présagez-vous une réapparition des émeutes en Algérie ?
Je pense, malheureusement, que le risque de la survenue de bien d’autres vagues de  protestation en Algérie est toujours présent. Les mesures, prises dernièrement par le gouvernement, ne sont pas à la hauteur des attentes. Ce sont des solutions du ventre,  pas des solutions de fond qui touchent le système politique et social. Les jeunes aspirent à vivre dans une société prospère,  d’avoir droit à la dignité, à une vie respectable. Qu’ils jouissent de tous leurs droits. Rien n’indique que l’on s’achemine dans ce sens. J’ai une grande crainte que les manifestations à venir soient plus violentes et dangereuses que les précédentes. Parce  qu’elles seront non organisées, non encadrées et non maîtrisables. Ces violences émaneront d’une jeunesse dont le cri de  détresse est ignoré, que l’on traite d’immature. La maturité, pour notre gouvernement, se compte par des années. C’est une erreur. On oublie que certains des dirigeants de la Révolution avaient à peine 19 ans. Il ne faut pas oublier, non plus, que nous faisons partie  d’une région arabe qui vit de larges mouvements réclamant le changement. Ces mouvements ont commencé en Algérie et se sont étendus en Tunisie, en Égypte, en Jordanie et au Yémen. Ils sont conduits par des catégories inattendues. Ce sont les jeunes adeptes du facebook et la femme yéménite qui cachait un grand esprit de changement sous son voile imposé par les rites sociaux traditionnels et les intérêts du système tribal en place. Cette vague de changement peut  s’étendre de manière violente à l’Algérie.

Pensez-vous que les initiatives en cours  émanant de partis, organisations de  droits de l’Homme, syndicats, trouveront un écho et une adhésion auprès de la  population ?
 Je le souhaite et j’espère également que les manifestions se déroulent de manière pacifique et qu’elles regroupent toutes les forces vives de la société, nonobstant l’orientation idéologique et l’appartenance partisane.

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 21:16

 

Nouvel an chinois

 

 

 

 

NOUVEL AN CHINOIS 2011
L'année chinoise du LAPIN DE METAL BLANC débute le 3 février 2011

 

 

 

 

Le Matin

 

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Ah qu’il est joli cet As de pique sorti de la manche du président Bouteflika ! Tel ce joueur de poker qui sent la fin de la partie, le président algérien sort une carte pour tenter de calmer la fronde contre lui : l’ouverture des médias publics à l’opposition. A dix jours de la marche du 12 février à Alger, Bouteflika sort cette carte de sa manche comme un magicien sortant un lapin de son chapeau. Certes, la manœuvre est quelque peu habile, mais elle intervient tard. Trop tard même.

Alors que l'Algérie est assise sur une poudrière, alors que les feux des émeutes qui ont embrasé le pays sont pas encore éteints, Bouteflika se fait violence en tentant de céder sur deux mesures : l’ouverture des médias publics à l’opposition et la levée de l’état d’urgence. Je m'en tiens au volet concernant les médias.

La belle affaire ! Prés de douze ans après son accession au pouvoir, le chef de l’Etat ordonne subitement à son gouvernement d’ouvrir les médias publics à l’opposition. Lui qui a monopolisé les médias ; lui qui s’est autoproclamé rédacteur en chef de l’agence officielle APS ; lui qui n’a jamais organisé une conférence de presse en Algérie avec des journalistes de son pays ou accordé un entretien à un journal algérien; lui qui a géré de son bureau de la présidence les nominations et les limogeages des directeurs de la télévision publique ; lui donc se transforme aujourd’hui en parangon de la liberté d’expression et du pluralisme médiatique. La belle affaire !

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 21:06

DDK

 

Aït Yahia Moussa Ils ont bloqué l’administration de l’APC mardi dernier

 

 

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Comme nous l'avions rapporté dans notre édition de jeudi dernier, les habitants de Tafoughalt, l'un des plus grands villages de la commune, ont occupé l'administration de l'APC durant toute la matinée de mardi de manière pacifique.

A l'issue de cette contestation, nous sommes allés à la rencontre des représentants de ces djemaâs. Ceux-ci ont mis entre nos mains un P.V rédigé par la CDT où ils ont demandé des solutions appropriées à leurs problèmes tout en soulignant l'indifférence des autorités et leur mépris vis-à-vis de leur village. En outre, ils nous ont remis une plateforme de revendications jugée urgente à leurs yeux, car dans un P.V détenu par de nombreuses directions de wilaya suite à l'occupation de l'APC en juillet 2009,  des promesses écrites leur ont été données en vue de régler ces problèmes.

 Tafoughalt, nous a-t-on dit, est l'un des villages qui a sacrifié plus de cent cinquante six chahids dont témoigne, aujourd'hui, son carré de martyrs et plusieurs  centaines de moudjahidine. Malheureusement, si c'est le premier village, qui au début des années 90, sa  population avait occupé l'APC pour revendiquer sa part de développement, aujourd'hui il  est toujours en marge si l'on décortiquait la plateforme en notre possession. «Malgré que le comité de village Tadukli n'Tfughalt ait déposé son dossier de renouvellement complet depuis plus d'une année et que les enquêtes des renseignements de la police aient été faites à temps, la population attend toujours ce fameux agrément qui ne veut pas arriver à cause du complot machiavélique bien orchestré. Le comité de village est le nôtre, nous demandons de lui attribuer l'agrément, à défaut de cela, une réponse écrite de refus et de rejet doit être formulée dans le même délai de quinze jours», exigent dans leur écrit. les représentants de la coordination de Djemaâs. Alors que pour les revendications, elles touchent tous les secteurs. Pour les travaux publics, c'est d'abord la liaison du village vers le chef-lieu promise par Amalou Ouzidhoudh qui est soulevée en premier lieu, puis viennent les aménagements, les revêtements, le bétonnage des routes, des chemins vicinaux. «Nous demandons à ce que la piste vers Ath Abdellah d'une distance de quatre mille cinq mètres linéaires  subisse son revêtement, son aménagement et ses caniveaux en 2011», ont-ils écrit. Dans le même sillage, ils évoquent le revêtement avec caniveaux de la piste Ikharvane- Ath Salem sur deux mille deux cents mètres linéaires et le bétonnage des pistes d'Ihmitouchène, d'Idemichène et d'Izaâbadhène.

 D'autre part, les représentants de la CDT ont donné une grande importance pour la réalisation d'une ceinture de pistes agricoles et anti feu de quinze kilomètres. Le deuxième point abordé est celui de l'hydraulique: lancement effectif du projet d'AEP de Chakour (forages, électricité, réservoir, accès), raccordement du réseau au projet de Koudiet Acerdoun du côté de Draâ El Mizan ou de M'Kira, achèvement définitif du réseau de distribution et inscrire le réseau d'assainissement dans le programme de l'année en cours car son étude a été déjà faite. Pour le secteur de la jeunesse et des sports, la demande est urgente du lancement du terrain pluri disciplinaires et le choix de terrain durant la semaine en cours pour la bibliothèque déjà accordée pour le village. «En dépit de toutes les promesses faites, le PPDRI n'a jamais été inscrit pour notre  village, bien que notre population ait besoin de plusieurs opérations qui y sont prévues", écrivent plus loin avant d'insister sur le gaz naturel suite à une promesse de la DMI. «Le lancement de ce projet capital attend toujours", mentionnent-ils dans cette plateforme. Les rédacteurs du document n'oublient pas de souligner l'importance de l'environnement et de la santé pour leur quotidien en demandant l'érection du statut de leur unité de soins en polyclinique rurale, le ramassage des ordures ménagères et l'affectation d'agents pour l'entretien des fossés. En plus de cela, il a été question de soulever le manque enregistré au niveau du bureau postal du village, l'un des premiers de la région, non encore équipé d'un terminal. Par ailleurs, ils exigent des autorités de leur commune la construction de deux abris bus pour les lycéens, l'affectation d'un autre mini bus pour le ramassage scolaire et l'affectation d'un moyen de transport pour les collégiens d'Ath Abdellah et d'Ath Salem. Et pour conclure, ils ont soulevé le problème de l'aménagement et des équipements publics: aménagement urbain pour cette agglomération secondaire au profit du village qui est le plus important, amélioration du réseau d'éclairage public, aménagement d'une placette publique devant l'antenne de mairie et extension du réseau d'électricité vers le stade d'Agouni Aïssa. En somme, une plateforme à laquelle les autorités devraient répondre car les représentants de la CDT sont décidés, selon leurs dires, à porter ces revendications au plus haut niveau dans un délai de quinze jours comme ultimatum lancé dernièrement en présence de deux représentants de la daïra.

Amar Ouramdane

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 22:03

 

La jeunesse s'engage,

Du système, elle a la rage,

Tous à l'abordage

 D'El Mouradia,  le 12 Février !

 

 

 

 

 

 

 

 

Faisant partie de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie, créée le 21 janvier passé, le RCD affirme, à l’instar du Snapap et du Cla : « Le RCD… s'en tient à la décision retenue avec ses partenaires : le maintien d'une marche populaire le 12 février à Alger »« L'ouverture politique et médiatique, revendiquée par les initiateurs, appelle une volonté politique claire qui ne saurait s'accommoder avec les ruses et les tergiversations qui ont mené notre pays au désastre actuel », ajoute‑t‑on. Le parti de Saïd Sadi appelle également dans ce communiqué à « la vigilance », insistant sur la nécessité de « maintenir le cap sur la voie d'un changement démocratique pacifique attendu par notre peuple depuis 1962 ».   

 

 

 

 

L'Expression

 

YAZID ZERHOUNI DÉCLARE
«La marche du 12 février ne sera pas autorisée»
03 Février 2011 -

 

 

 Le vice-premier ministre a estimé que les partis ne sont pas capables d’encadrer les manifestants pour éviter des dérapages.

Pas de marche à Alger! Le gouvernement refuse de céder à la pression exercée par la société civile qui appelle à une marche le 12 février prochain. Or, cette fois, c’est l’ancien ministre de l’Intérieur et vice-Premier ministre, qui revient à la charge pour faire face à l’offensive menée par la société civile. Interpellé sur le sujet, en marge de la cérémonie de clôture de la session parlementaire d’automne tenue hier, Noureddine Yazid Zerhouni indiqua que «le gouvernement ne va pas autoriser cette marche». Ce n’est guère un scoop.
Or, la déclaration de M.Zerhouni qui intervient trois jours après celle de M.Ould Kablia, donne à réfléchir. M.Zerhouni vient-il à la rescousse de son successeur à la tête de l’Intérieur? Le vice-Premier ministre, qui a refusé auparavant de s’exprimer, s’est montré très à l’aise hier en s’adonnant au jeu des questions et réponses sur les dossiers de l’heure et intéressant son collègue de l’Intérieur. En montant au créneau, M.Zerhouni a voulu, à l’évidence, donner de la visibilité à l’Etat en se montrant ferme dans un domaine aussi sensible.
Connu pour son poids et son expérience dans la gestion de ce genre de dossiers, M.Zerhouni s’est voulu pédagogue, indiquant que l’interdiction de la marche du 12 février est justifiée par la volonté de l’Etat d’éviter de nouveaux dérapages. «Nous avons tiré les leçons de la marche du 14 juin 2001», a-t-il déclaré faisant allusion à la marche du 14 juin 2001, organisée à l’époque par les arouch. M.Zerhouni ne s’est pas arrêté là. Il a estimé que les partis ne sont pas capables d’encadrer les manifestants pour éviter des dérapages. «Les partis politiques doivent assumer entièrement et pleinement leurs responsabilités», a-t-il expliqué.
Pourtant, des marches pacifiques ont eu lieu récemment à Béjaïa et à Tizi Ouzou et aucun incident n’a été signalé. La coordination nationale pour le changement et la démocratie ne compte pas faire marche arrière. «La marche du 12 février sera maintenue avec ou sans autorisation», a garanti le président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme.
La coordination et le gouvernement entrent dans une bataille dont les risques de dérapage ne sont pas exclus.
D’autre part, le gouvernement rejette la revendication de la levée de l’état d’urgence. «Nous n’allons pas lever l’état d’urgence» a, catégoriquement indiqué le vice-Premier ministre. Il a justifié le maintien de l’état d’urgence par le fait que la menace terroriste est toujours de mise.
L’ancien ministre de l’Intérieur ne voit pas du tout que cette mesure pose problème pour l’exercice des libertés individuelles et collectives. «Pourquoi lever l’état d’urgence?» se demande-t-il devant des journalistes. Avant de renchérir: «L’état d’urgence n’a jamais été utilisé pour restreindre les libertés individuelles ou collectives.» Argumentant ses propos, M.Zerhouni affirme qu’il n’y a pas de prisonniers politiques en Algérie. «Vous êtes journalises et personne ne vous interdit de vous exprimer», a-t-il encore ajouté. Ainsi, le gouvernement rejette en bloc tous les arguments avancés par la société civile en particulier les partis politiques qui appellent à l’ouverture du champ politique et médiatique. Des partis de l’opposition et même le MSP et des associations, réclament en force la levée de l’état d’urgence qu’ils jugent anticonstitutionnel.
Le gouvernement soutient que son maintien est plus que nécessaire. «C’est un mécanisme qui nous a permis de coordonner les forces de sécurité et l’armée pour lutter contre le terrorisme», a encore expliqué M.Zerhouni. Faisant allusion à ce qui se passe en Tunisie et en Egypte, l’ex-patron de l’Intérieur déclare: «Nous n’avons pas attendu cette date pour ouvrir le débat.» Il a rappelé dans ce sens la révision de la loi électorale. Comme il cite le Code communal qui fera l’objet de débat lors de la prochaine session parlementaire. Prenant la défense du gouvernement, M.Zerhouni assure que plusieurs dossiers sont en cours de traitement. Le dossier des associations va être ouvert. «Le ministre de l’Intérieur a déclaré que tous les dossiers des associations et même celles à caractère politique seront ouverts», a-t-il souligné faisant allusion aux prochaines échéances électorales de 2012.
Enfin, interrogé sur le remaniement ministériel et son éventuel reconduction, M.Zerhouni a résumé sa réponse en une phrase: «On laisse la place aux jeunes». Cette déclaration sibylline véhicule un message très fort sur ce que se mijote au niveau supérieur de la hiérarchie concernant un changement important de l’équipe Ouyahia prévu les semaines à venir

Nadia BENAKLI

 

 

Lettre publique à Bouteflika (Le Matin)

 

 

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Lettre publiée journal El Watan le 02.02.11 

Monsieur le Président,

Je vous écris publiquement pour solliciter votre départ immédiat et organisé, meilleure issue pour l’Algérie et pour votre personne. Votre obsession de vouloir entrer dans l’histoire n’est un secret pour personne. Malheureusement, vous n’avez rien fait d’autre jusque-là que de mériter d’être expulsé. Une chance se présente à vous pourtant aujourd’hui. Saisissez-la, c’est la dernière. De toute façon, si vous ne la chevauchez pas, elle vous piétinera et fera de vous un rebut de l’histoire. Vous avez tellement voulu vous faire un nom que pour répondre à la misère qui gagne la population, vous n’avez rien trouvé de mieux que de faire construire la mosquée la plus grande et la plus chère du continent, juste pour pouvoir y accoler votre nom. Il y a mieux.

Partez de vous-même. Je sais que comme tous les dictateurs de la région, vous ne pouvez que vous refuser à cette idée jusqu’à votre dernier souffle. Mais ayez la lucidité de constater que vous ne pouvez faire autrement. Votre sort est scellé. Il est fatalement le même que ceux de Ben Ali et Moubarak. Ayez le courage de le devancer. Ben Ali a fait 23 ans de pouvoir, Moubarak 30 ans, mais vous, il y a bientôt 50 ans que vous cumulez les postes sensibles au sommet de l’Etat, violant la Constitution pour rester président depuis 12 ans.

Vous avez gouverné autant qu’Obama a vécu depuis sa naissance. Cela ne vous suffit-il pas ? Comme eux, vous avez instauré une oligarchie familiale, développé la corruption à un niveau inégalé, enrichi vos proches et voulu faire de votre frère votre successeur héréditaire.  Vous avez étouffé toute expression libre, appauvri et réprimé la population, utilisé le terrorisme pour instaurer une chape de plomb, poussé les jeunes à préférer mourir noyés en mer ou plutôt vivre en Israël pendant que vous discourez sur la Palestine.

Vous nous avez fait honte jusque-là par votre mégalomanie aussi grande que vos actions étaient de petites et ridicules gesticulations, y compris vis-à-vis de l’ancienne puissance coloniale pour laquelle vous avez la fascination de celui qui n’est pas reconnu.
N’y ajoutez pas une fuite humiliante. Je sais que vous nous avez méprisés en menaçant régulièrement de vous en aller. Faites semblant de croire que vous mettez votre menace à exécution, mais ne nous infligez pas l’humiliation supplémentaire d’une fuite honteuse.
PS : Au risque d’égratigner votre ego surdimensionné, vous ne pesez pas si lourd: c’est dans des fourgons militaires que vous avez été ramené et fabriqué président; le système qui vous a fait vous prépare déjà votre (vos) remplaçant(s). C’est aux «faiseurs de roi de l’ombre» que s’adresse ce post-scriptum : vous ne nous la jouerez pas encore une fois, c’est tout le système qui doit partir.
C’est lui qui est nuisible. Bouteflika était un enfant à qui on a donné le sort de l’Algérie comme jouet.

Bensaad Ali.  Maître de conférences à l’université de Provence
Enseignant-chercheur à l’IREMAM-CNRS Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman
Chercheur en délégation CJB-CNRS (Centre Jacques Berque de recherches en sciences humaines et sociales)

 

 

 

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 21:56

 


Mémoire sur les Harragas soutenu en Novembre à l'université de Bordeaux par  Virginie Lydie

Harragas, d’une rive à l’autre de la Méditerranée

Harragas : de l’arabe maghrébin, ceux qui brûlent (les frontières, leurs papiers, leur passé, leur vie parfois…). Sous l’expression se cache un sujet d’actualité brûlant, et pourtant méconnu. Chez ces jeunes, qui ne fuient pas la guerre, et pas toujours la misère, mais dont le leitmotiv « Partir ou mourir ! » résonne comme un cri de désespoir, la harga est aussi un défi, celui d’exister contre vents et marées : « Même si j’échoue, au moins, j’aurai essayé ! » Délinquants pour les uns, aventuriers pour les autres : qui sont-ils ? Que fuient-ils ? Que cherchent-ils ? Comment vivent-ils en France ? 70 % des expulsés veulent repartir. Pourquoi ?


Il y a du mythe dans le phénomène Harraga. David contre Goliath. D’un côté des états-nations qui déploient des moyens humains et technologiques dignes du retour des barbaresques ; de l’autre, des jeunes dont les rêves d’Europe se transformeront en cauchemar dès lors qu’ils quitteront le statut de harragas pour celui de clandestins. L’incapacité dans laquelle ils sont de faire marche-arrière, associée au durcissement du code d’entrée et de séjour des étrangers, les place dans une impasse dont ils sortent rarement indemnes. Et plus le temps passe, plus leur situation se dégrade. Dans le même temps, le monde des arts, de la musique, de la littérature, du cinéma… en fait les nouveaux héros romantiques.

Le phénomène est marginal au regard des chiffres globaux de l’immigration (90 % des migrants irréguliers sont entrés en France avec un visa tourisme et les 10 % restants ne sont pas tous des brûleurs), mais il est hautement symbolique en ce sens où il défie le principe même des états-nations, au sein, qui plus est, d'une Europe en quête d'identité. Rappelons tout de même ce chiffre : 14 899 immigrés morts aux frontières de l'Europe entre 1988 et 2009, dont 6 469 sont disparus en mer. Sans compter les innombrables destins brisés, les pathologies (liées à la précarité, au stress, à l’errance, aux privations de liberté…) qui se développent inévitablement, les suicides… sur le sol européen, en prison, en rétention, après l’expulsion… ” Tout ça pourquoi ? ” s'interroge K.


Ce livre très documenté est le fruit d’un travail d’enquête mené sur le terrain, sans aucun financement extérieur, pendant plus d’un an. Le phénomène fait la Une des medias algériens, mais en France, la réalité de leur situation est rarement évoquée (en dehors de la traversée et des ses drames). Invisibles du public, ils sont les « X se disant » des tribunaux et des prisons. Nous ne pouvons pourtant pas continuer à les ignorer, à les emprisonner sans nous demander pourquoi ils « préfèrent » la prison à l’expulsion, les expulser sans ignorer que, dans la majorité des cas, ils reviendront… Quitte à tenter une énième harga !


Les délais inhérents à l'édition classique se calculant en mois, voire en trimestres, j'ai souhaité donner rapidement aux personnes intéressées, à titre privé ou professionnel, la possibilité d'en consulter gracieusement les premières pages, et même de le commander dans son intégralité (mais là, c'est payant) sur : http://www.lulu.com/product/livre-broch

Son site Web: virginielydie.hautetfort.com

 

 

Au  lieu de se méler des exilés, il ferait mieux de s'occuper des jeunes au pays !

 

 

Halim Benattalah, secrétaire d’Etat chargé de la Communauté nationale établie à l’étranger / «Notre objectif est de ramener nos cadres établis en Allemagne afin de participer au développement du pays »

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Dans le cadre de l’intérêt  fourni par l’Etat quant aux préoccupations de notre population établie à l’étranger, Halim Benattalah, le secrétaire de l’Etat, chargé la Communauté nationale  établie à l’étranger, poursuit ses visites en Europe. Après la France, l’Espagne. Cette fois-ci, c’est l’Allemagne depuis qu’il a accordé, hier, un entretien  téléphonique à la Chaîne III, dans l’émission.  « L’invité de la rédaction ».

Il a  indiqué que cette visite  rentre dans le cadre de la deuxième phase du Conseil ministériel tenu le  5 janvier dernier qui exige la continuation à entendre les inquiétudes de notre population établie à l’étranger et la consultation de leur situation dans les pays accueillants à long terme. Il a fait savoir que 23 000 Algériens recensés en Allemagne, ils vivent d’une manière régulière. Dont 1 000 seulement   sont des cadres, 13 000 sont des salariés. Il a notamment évoqué que 1 500 Algériens sont dans une situation irrégulière et sans profession, représentant une catégorie nouvellement installée et en manque de formation. Le secrétaire a fait savoir que l’objectif de l’Etat est de ramener la contribution de nos cadres établis dans  ce pays afin de participer au développement du service et de transférer les nouvelles technologies à  leur pays d’origine. Tout en avouant que « ces Algériens établis en Allemagne ont exprimé leurs envies de contribuer au développement du pays d’origine ». Tout en affirmant que la mission de l’Etat  est de conseiller ces personnes émigrées de faire un défi d’attacher leurs enfants vers le pays d’origine et de ne pas aller seulement dans les périodes saisonnières. « Nous essayons de bâtir une relation durable avec nos émigrés à l’abri de tempérées sociales ». Ce conseil est fait par notre Etat parce que, selon M. Benattalah, « notre communauté installée actuellement à l’étranger s’installe de manière durable, ce n’est plus celle qui retourne au pays, y compris leurs enfants. Cela induit des devoirs et des obligations nouvelles de l’Etat ».   Concernant sa dernière visite effectuée en Espagne, le même responsable a fait savoir que le nombre d’Algériens   rapatriés est estimé à 1 400 vers leur pays d’origine. Tout en évoquant les causes de ce rapatriement, en premier lieu les lois des pays accueillants qui durcissent de plus en plus, en second, la crise économique qui a touché ces pays européens, c’est la cause qui ne permet pas à  nos émigrés de décrocher un poste de travail et bien évidemment ils se retrouvent obligés de retourner dans le pays d’origine. Il a déploré les familles qui envoient leurs enfants adolescents comme « haraga » dans des embarcations, et a considéré que « cet acte est une aventure mortelle pour ces enfants innocents. Ces derniers sont pris en charge par des femmes algériennes, a-t-il dit. « De notre côté, on demande à  l’ambassade d’Algérie en Espagne de contacter les parents, mais malheureusement ces derniers n’acceptent pas leur enfants et ils  coupent la communication avec nous. « Nous demandons aux parents de stopper ces actes inhumains », a-t-il annoncé.   M. Benattalah a indiqué que « l’Espagne a fait une nouvelle offre à l’Algérie en matière de délivrance de visas. Cette offre, selon lui, paraît  intéressante. Nous avons convenu d’engager des discussions exploratoires pour examiner la viabilité de cette offre et si les conditions sont bonnes, ça sera matière à négociation », a-t-il ajouté. Concernant l’accord franco-algérien de 1968,  il a indiqué que  des discussions techniques ont été engagées le 24 janvier 2011 après une rupture de plusieurs mois. « On va trouver des solutions qui conviennent aux deux parties. Nous avons dit qu’aucun aspect ne sera exclu », a--il dit. Les nouvelles restrictions sur les visas de court séjour et ceux délivrés aux hommes d’affaires algériens seront, d’après lui, abordées lors de ces discussions informelles. Il a indiqué que le quatrième avenant à introduire à l’accord de 1968 concerne les visas de court et long séjours, l’établissement, l’emploi, la retraite et la kafala. « Cela va donc prendre du temps avant d’aboutir à des résultats de ces discussions », a-t-il prévenu. La coopération de l’Algérie en matière de rapatriement des Algériens clandestins doit, selon lui, trouver une contrepartie à travers une meilleure circulation des personnes vers l’Europe.

Chender Z.

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 01:10

 

 

RADAR (Mardi 01 Février 2011) 

 

Le chanteur libyen Abdullah Ashini en grève de la faim
Condamné pour avoir participé au Festival de la chanson amazighe
Par : Rubrique Radar

Abdullah Ashini, chanteur amazigh libyen, vient d’entamer une grève de la faim dans sa prison, pour protester contre sa condamnation à 5 ans d’emprisonnement par la justice de son pays. Son seul crime est d’avoir participé au Festival de la chanson amazighe de Las Palmas (îles Canaries), il y a deux ans. À son retour des îles Canaries,
 les autorités libyennes lui ont retiré son passeport et l’ont empêché, ensuite, de participer au Festival de la chanson méditerranéenne de Tanger, au Maroc. Il lui a même été interdit d’enregistrer ses albums en Libye, au motif qu’il chante dans une autre langue que l’arabe, avant qu’il soit arrêté et condamné.
Quelques semaines plus tard, les milices kadafiennes se sont illustrées par l’enlèvement par les forces de sécurité libyennes des frères Madghis et Mazigh Buzakhar, militants de la cause amazighe. C’est dire que la répression de tout ce qui touche à la culture amazighe se fait de plus en plus féroce au pays du Guide.

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